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Entre deux cent et
trois cent milliards de dollars !
Ils sont morts de rire ces gens d'affaires
de la haute finance de Toronto !


J'ai pris connaissance des dossiers sur l'épargne des Québécois tels que présentés sur le site de l'Action Nationale dont Monsieur Rosaire Morin est le directeur et l'auteur de nombreux textes.

Voici quelques commentaires suite à ces lectures.

A)  Quand les Québécois donnent, ils donnent !

Lorsque nous regardons, mensuellement, les statistiques qui sont publiés et qui sont largement diffusées par nos médias d'information, nous constatons, bon an, mal an, que le Québec connaît depuis des dizaines d'années une place de choix en regard du nombre de chômeurs sur notre territoire.  Et dans les discussions sur des forums de nos amis Canadiens, nous nous faisons toujours pointer du doigt le fait que nous sommes, nous, les Québécois, générallement les champions dans le domaine du chômage.

Vous qui me lisez, prenez le temps de lire quelques textes de Monsieur Rosaire Morin, économiste.  Vous comprendrez mieux les raisons qui font que nous nous devons obligatoirement de faire des choix en profondeur.

C'est toute une question de $.  Nous, les Québécois et les Québécoises, devons prendre conscience de ce qui se passe avec notre propre argent.

Individuellement, qui ne place pas de l'argent dans les fonds mutuels, dans les REER, dans nos diverses banques ?

Il y a assez de publicité nous sollicitant à investir pour nos vieux jours qu'on agit individuellement pour ce qui semble être notre mieux-être personnel.  Analysons bien la situation de notre agir dans ce domaine de nos placements particuliers.  Au bout de la ligne, il faut s'en rendre mutuellement compte, cela fait des sommes astronomiques.

B)  Qui sont les bénéficiaires de nos sommes d'argent bien placées?

Toutes ces sommes d'argent judicieusement placées profitent à qui?  Où vont-elles ces sommes d'argent ?  Il faut se le dire et il faut le comprendre.

Ces sommes d'argent équivalent à quelque chose comme deux cent à trois cent milliards de dollars.  Ce n'est pas rien!  Deux cent à trois cent milliards de dollars qui proviennent des régions du Québec, de tous les Québécois, de toutes les Québécoises.  L'argent que l'on investit pour nos vieux jours, comme on dit.

Cet argent là, nous le plaçons, au départ, dans nos diverses banques locales, de nos paroisses, de nos villages québécois.  Et ces sommes là se retrouvent en Ontario.  Gérées par des financiers de l'Ontario.  Ils sont situés à Toronto.  "Tant mieux, si notre argent est bien investi, s'il rapporte bien!" dirons-nous ?

Allons-y voir de plus près!  Ces hommes d'affaires, avec l'argent des Québécois et des Québécoises, entre deux cent et trois cent milliards de dollars, ils investissent en notre nom.  Ils investissent où?

Monsieur Jules Bélanger de Gaspé, dans son texte
La déportation des épargnes, une tragédie nationale

Présentant "L'étude de Rosaire Morin, économiste à la revue L'Action nationale" monsieur Bélanger nous dit ceci:

"En gros, Morin démontre - et il défie quiconque de contredire ses chiffres - que plus de 200 milliards de dollars de l'épargne québécoise sont déportés vers l'extérieur du Québec et financent le développement d'entreprises albertaines, américaines, européennes ou asiatiques pendant que le chômage et la misère sévissent de plus en plus gravement au Québec.

Il démontre que les 26 caisses de retraite du secteur public québécois dont il a réussi à obtenir le rapport annuel
placent 77,51% de leurs actifs en dehors du Québec, créant ainsi, avec l'argent des travailleurs et travailleuses du Québec, des emplois ailleurs et du chômage ici. "

Suivant Matinternet, citant le Journal de Montréal, nous affirme:

On place son argent ailleurs qu’au Québec

21.12.98 - Ce n'est pas en plaçant leur argent dans les
fonds mutuels des grandes banques canadiennes que les Québécois aideront l'économie de la province, s'il faut croire des données compilées par le Journal de Montréal. L'enquête révèle que la banque de Montréal, la Royale, la Scotia, la CIBC et la Toronto Dominion n'ont investi que 5,5% de leur 67 milliards de dollars au Québec en 1997, alors qu'elles récoltent 20% de leur argent ici. En comparaison, l'Ontario reçoit 39% des placements de ces banques. En terme d'espèces sonnantes et trébuchantes, c'est 3,6 milliards de dollars qui ont été investis au Québec contre 26 milliards de dollars en Ontario. En termes clairs, cela veut dire que 75% de l'épargne des Québécois sert à créer des entreprises et des emplois ailleurs au pays.           (Matinternet)
C) Le Québec reçoit les miettes.
Est-ce assez fort ?

Notre réussite collective à ce jour, on le voit bien, elle se réalise en dépit du fait que les plus importants contrôles financiers soient ailleurs servant d'abord et avant tout les intérêts de ceux qui nous sont étrangers, et qui, plus est, renient notre propre identité collective.

Ne faut-il pas être plus que masochiste pour poursuivre un tel cheminement? N'est-il pas temps de se réveiller, collectivement, et de nous assumer, économiquement, comme nous savons le faire culturellement, socialement, politiquement?

Duplessis ne disait-il pas, dans bien des campagnes électorales, "Duplessis donne à sa Province et les Libéraux donnent aux étrangers?" Près de 300 milliards de dollars, de notre argent, provenant du Québec, sont entre les mains de Toronto et nous n'avons rien à dire! Trois cent milliards de dollars et nous laissons notre argent entre les mains des étrangers pour servir les intérêts des étrangers. Est-ce assez fort?

Que feriez-vous avec trois cent milliards de dollars ? Je vous le demande ?

Et les gens de l'Ontario, que font-ils avec notre propre argent ? Ils font fructifier notre propre argent, pour se servir d'abord, pour pratiquement nous laisser que des miettes. Il faut le reconnaître: Toronto se développe avec NOTRE argent! Le reste du Canada se développe, avec notre argent!

D)Seul un Pays peut avoir un certain contrôle !
(Des fédéralistes nous disent qu'il en est ainsi, parce que nous ne sommes pas un pays. Voilà une raison de plus pour venir au monde.)

J'ai "faim" de croire que nous verrons bientôt un autre slogan prendre place:
" Notre argent, il est à nous, et nous le faisons fructifier, pour nous!"

Est-ce vrai que seul un Pays peut dire qu'il fera fructifier notre argent pour son propre service?

Est-ce vrai que seul un Pays peut avoir un certain contrôle?

Si, tel est le cas, qu'attendons-nous, alors, pour le réaliser, notre Pays ?

Il ne faut plus parler d’une nécessité d’agir, ne faut-il pas parler plutôt de l'urgence de créer notre propre Pays?

Présentons-nous, sur toutes les scènes internationales, et démontrons cette absurdité. Les gens d’ailleurs ne se demanderont-ils pas, avec raison, la question fondamentale suivante?: pourquoi laissez-vous les autres avoir la maîtrise de votre propre argent?  pourquoi laissez-vous les autres avoir la maîtrise des placements à faire?

Les trois cent milliards sont à nous. Que faisons-nous de notre propre "butin"? C’est de la vraie dilapidation de nos biens collectifs que nous laissons à des étrangers pour les gérer! Une incroyable absurdité!

Constatons-le: à nous les Québécois, les deux pour cent de plus de chômeurs que le reste du Canada? Et ils ont l'audace de dire que c'est de notre faute! Ils utilisent, que dis-je, ils contrôlent notre propre argent pour se développer dans le reste du Canada, et nous, ils nous laissent les chômeurs. Jusqu'à quand faut-il que l'on demeure les dindons de la farce ? N'est-ce pas le cas de le dire: ils sont morts de rire ces gens d'affaires de la haute finance!

E) Que font nos élus?
un budget de 50 milliards.

Et l'on paie 125 de nos députés à l'Assemblée Législative du Québec et personne n'élève la voix?   On paie, comme Québécois, 75 députés à Ottawa, et personne n'élève la voix?

Où sont-ils donc ceux qui prennent soin de notre bien? de nos trois cent milliards de dollars dans les poches du voisin? et cette somme de trois cent milliards provient du Québec! C'est quoi l'affaire? On se donne un Gouvernement du Québec pour s'occuper de nos affaires. Et qu'est-ce qui arrive?

Oui, on s'occupe d'un budget du Québec de moins de cinquante milliards de dollars annuellement et on laisse aux autres le soin d’administrer pour eux et par eux trois cent milliards de dollars!

"On tire le diable par la queue", comme on dit, et on laisse de côté une somme de trois cent milliards de dollars
--  sans dire un traître mot?
--  sans s'en offenser?
--  sans passer une résolution à l'Assemblée Nationale dénonçant la façon de gérer cette somme d'argent par les étrangers?
Quelle administration! Quelles personnes responsables? Ne vit-on pas dans l'absurdité la plus totale?

Et l'on apprend tout cela, non pas de la part d'un ou d'une député(e) duement élu(e) pour nous représenter;  on apprend tout cela de la part d'un économiste à la retraite!

Il faut le faire!

Merci, monsieur Rosaire Morin

F) Un recours collectif ?

S'il nous faut un Pays pour contrôler ces trois cent milliards de dollars, n'est-il pas temps de le dire? de transmettre cette information de façon on ne peut plus claire à l'ensemble de notre population? De le proclamer notre Pays et au plus vite?

Oui, je le veux bien : qu’on utilise, et au plus tôt, deux, trois, quatre et cinq millions et même plus si besoin il y a, de notre argent pour en faire de la publicité pour que tous nos concitoyens et nos concitoyennes soient bien conscients que nous faisons face à des limites qui frisent l’irresponsabilité collective et sociale.

Les adversaires pourront bien nous dénoncer!  Ils profitent de notre propre argent et ils se font les fossoyeurs de notre propre identité collective ?  Qui donc parlait de "baveux" ?

Vous pouvez me le dire: qui, dans le monde, pourrait nous tenir rigueur de vouloir administrer par nous-mêmes et pour nous-mêmes notre propre " butin " ?

Faudrait-il un recours collectif qui nous permettrait d’obliger nos élus pour devoir assumer leurs responsabilités de créer ce PAYS qui nous manque?

Y a-t-il un avocat dans la salle qui nous aiderait à analyser ce recours collectif possible?  Qu'il me fasse signe!
 

Robert Bertrand, rédacteur,
QUÉBEC un Pays
1999-03-20

 
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