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À hauteur d'homme

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À Hauteur d'Homme
de Jean-Claude Labrecque

Pour lire les messages présents sur le forum Pour-le-Pays-du-Québec
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mardi 2 septembre, 2003 10:17

Le film que Jean-Claude Labrecque a tourné tout au long de la dernière campagne électorale, sera diffusé à l'Excentrix du 5 au 12 septembre prochain. Il sera aussi sur les ondes de la SRC dans le cadre des Beaux Dimanches le 14 septembre prochain. C'est un < must > pour tous les indépendantistes.

Ce film est le résultat des 33 jours de tournage de l'équipe de monsieur Labrecque qui a suivi monsieur Landry pendant 33 jours de 7 hrs le matin à 22 hrs à tous les jours. Nous aurons la version de 1h40 celle de 3 heures sera peut-être présentée un jour... C'est à souhaiter.

Entreprise risquée et surtout dérangeante pour l'ex premier ministre, il semble selon une source qui a assisté à l'avant-première, que les 3 journalistes du Globe & Mail, TVA et SRC qui ont couvert la campagne électorale, devront faire un sérieux examen de conscience après ce film. Pour nous, ce ne sera pas une découverte puisque ça fait des lunes qu'on le dit et répète, mais j'ose espérer que la population ne sera pas dupe. Manque de professionnalisme, reportage biaisé à la Michel Morin pour ne mentionner que celui-là, ne font que contribuer au cynisme de la majorité des Québécois face à la politique.

J'interpelle ici Pascal Mailhot qui cherchait des collaborateurs sur un des forums de la Souveraineté.

J'y serai à ce film d'archives qui promet de nous informer de l'intérieur.

Marie-Thérèse Miller

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jeudi 4 septembre, 2003 09:39

Il y a eu couverture de la dernière campagne électorale.

Jusqu'à présent, on n'y voit que les sautes d'humeur de Bernard Landry.

A-t-on fait le suivi de la campagne de Jean Charest ?  Ce n'est pas important, ce n'était pas lui le Premier Ministre.

Qui n'a pas de sautes d'humeur ?

C'est là dessus que l'on a vu, jusqu'à présent, l'esquisse qui prépare le film qui sera présenté le 14 septembre.

Remarquez-vous, comme moi, qu'à chaque fois qu'il y a une monstruosité dans le champ fédéral, on trouve une peccadille dans le champ du Québec, mettant en cause particulièrement le Parti Québécois, les hommes d'action ?

L'AéroPET, dans les médias parlés et écrits, se trouve diminué sinon éclipsé par un film qui va être présenté.  La raison d'être de Radio Canada n'est-ce pas de faire la propagande du Canada ?

On a commenté, discuté, échangé sur le film à paraître.  Ces mêmes médias qu'ont ils fait entendre sur l'AéroPET ?

Il faut du suivi, de la fidélité, de la persévérance, de l'endurance, de la ténacité.

Je trouvais important de le signaler et de mettre une certaine perspective dans le cheminement des nouvelles.  Les journalistes sont au service de qui ?  de quel organisme ?  Combien sont-ils payés pour faire entendre leur son de cloche ?

Robert Bertrand

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jeudi 4 septembre, 2003 15:12

[Alain] Selon un journaliste entendu hier, seuls Jacques Parizeau et Jean Charest n'ont jamais juré devant les journalistes, peu importe l'occasion...

Alain LaBonté

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vendredi 5 septembre, 2003 18:10

Bonjour Alain,

C'est certain qu'occupé un poste en politique, il faut demeurer hautement impeccable, encore plus lorsqu'on est Premier Ministre.

Il faut se rappeler les "pirouettes" de Trudeau qui ont fait le tour du monde et certains mots qu'il a employé, même à la Chambre des Communes.

Il était le modèle téflon de son temps.

Avons-nous déjà eu un modèle téflon comme Premier Ministre du Québec ?

On critique sévèrement nos Premiers Ministres du Québec.  Même après leur mort, on reste cependant attaché à leurs personnes.

On ne peut en dire autant des P.M. de l'autre Pays !

Robert Bertrand

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samedi 6 septembre, 2003 23:26

Bonjour,

Le RPS vous offre désormais l'opportunité de signer une pétition contre l'aéroport Pierre-Elliott Trudeau.

Une pétition circulait mais elle était en anglais et plusieurs d'entre vous nous ont manifesté un intérêt pour une pétition en français.

Vous pouvez donc utiliser cette nouvelle pétition et faire circuler le lien afin que d'obtenir un très grand nombre de signataires.

Cette pétition se trouve au www.rpsquebec.qc.ca

Merci de votre participation!

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mardi 9 septembre, 2003 07:55

Excellent le film de Labrecque. Il est à espérer, comme le souhaite Michel Venne, que le film suscite une réflexion sur le rôle du journalisme politique parce que, le film le montre très clairement, la situation actuelle laisse grandement à désirer.

C'est tellement incroyable ce qui s'est passé durant la dernière campagne électorale que j'ai du mal à croire que ce soit vrai.

Lapointe
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Le pouvoir des journalistes
Michel Venne
Édition du lundi 8 septembre 2003

Lorsque j'étais correspondant parlementaire à Québec pour ce vénérable journal, un collègue concurrent me dit un jour, pour décrire l'étendue du pouvoir des journalistes politiques: «tout ce qu'il nous reste, au fond, c'est de "fucker le game plan"». En d'autres termes, l'une des fonctions essentielles des journalistes, la seule par laquelle ils exerceraient un pouvoir, serait de déjouer
les stratégies de communication du gouvernement.

J'ai connu aussi un autre journaliste qui, pour illustrer l'une des attributions essentielles des reporters de la presse parlementaire, avait allongé sa jambe au travers du couloir de l'Assemblée nationale, me faisant comprendre que l'une de mes tâches était de faire trébucher, au sens figuré du terme, les politiciens qui s'y aventurent.

Je n'ai pas encore vu le documentaire À hauteur d'homme dans lequel Jean-Claude Labrecque saisit, en privé, les états d'âme et les sautes d'humeur de Bernard Landry durant les semaines qui ont précédé les élections du 14 avril. Je ne porte donc aucun jugement sur ce film qui, par contre, devrait être de nature à soulever une réflexion sur le rôle du journalisme politique et ce même si les
politiciens ont aussi leurs torts.

La profession journalistique n'est pas réglementée. Ainsi, la définition que les journalistes donnent eux-mêmes de leur activité professionnelle et de leur rôle social est déterminante sur la manière dont ils s'acquittent de leur responsabilité. Dans son dernier livre (Éthique de l'information, PUM), la professeure de
journalisme Armande Saint-Jean retrace l'histoire sociale du journalisme au Québec. La perception qu'ils ont de leur rôle a considérablement évolué depuis 50 ans.

L'année 1980 et la couverture de la première campagne référendaire serait un moment charnière et «marque, pour la presse québécoise une rupture avec une tradition antérieure, celle d'un journalisme engagé du côté du changement social et politique. La rupture est d'autant plus marquante que cette tradition, qui s'est affirmée tout au long de la Révolution tranquille, remonte aussi loin qu'à la conscription de 1942, à laquelle les médias d'information s'étaient clairement
opposés malgré la censure officielle», écrit-elle.

Les journalistes francophones adoptent dès lors une «neutralité aseptisée» dans le débat national. Certains y ont vu l'effet de l'intimidation orchestrée par les ténors fédéralistes dont un et non le moindre, Claude Ryan, ancien directeur du Devoir et alors président du comité du NON, avait demandé et obtenu du Conseil de presse la création d'un comité de vigilance pour surveiller l'impartialité des reporters.

D'autres voient dans ce virage l'une des conséquences de la concentration de la propriété de la presse, appartenant majoritairement à de fervents fédéralistes qui entraient en conflit avec leurs journalistes, plus jeunes, sur l'avenir du pays.

Dès lors, «les journalistes semblent avoir abandonné tout désir de jouer un rôle dans le processus de transformation sociale pour se contenter d'agir comme des témoins neutres».

Mais la période est aussi dominée par un autre phénomène : «l'embourgeoisement des journalistes» qui, en raison de leurs conditions de travail paradoxalement obtenues à la suite d'âpres combats syndicaux, «appartiennent désormais à une classe privilégiée», écrit-elle. Ils deviennent de «bons employés» épousant les objectifs des entreprises qui les emploient et pour qui l'information est une marchandise, le public une masse de consommateurs, et les journalistes des vedettes de l'information.

Cette tendance avait déjà été observée en 1980 par Michel Roy. Celui-ci percevait la montée du «journalisme subjectif», importé des États-Unis, selon lequel «le monde, les hommes et leurs activités constituent en définitive un spectacle permanent devant lequel le journaliste réagit comme le critique au concert de musique rock».

En 1995, l'éditeur de la revue américaine Atlantic Monthly, James Fallow, dénonçait cette approche, accusant les médias de «miner la démocratie américaine».

La commercialisation de l'information n'est pas seule en cause. Le comportement des journalistes dépend de la conception qu'ils se font de la démocratie et du rôle des médias. Ceux-ci, se réfugiant dans une définition strictement libérale, voient généralement leur rôle comme celui du «chien de garde» du pouvoir politique et rien d'autre.

En 1989, le professeur Jean Charron, de l'Université Laval, avait suivi pendant trois mois les journalistes de la Tribune de la presse du Parlement de Québec. Il en avait interrogé 26 ainsi qu'une dizaine d'attachés de presse et autant de députés. Ses observations, consignées dans son ouvrage La Production de l'actualité (Boréal), confirment que les reporters valorisent la fonction critique de leur métier plutôt que la fonction d'information qu'ils assimilent au rôle de «courroie de transmission».

À leurs yeux, le discours politique est nécessairement mensonger parce qu'il est toujours intéressé. C'est pourquoi, au lieu d'en rapporter le contenu tel quel, un correspondant parlementaire développe sa propre interprétation du discours, le décode et le reconstruit. Ce qui explique que des politiciens ne reconnaissent
pas toujours leurs paroles.

A contrario, et ce parce que le journalisme d'enquête est peu développé à la Tribune de la presse, les journalistes acceptent plus volontiers de collaborer avec une source qui lui fournit une primeur. Or, souligne Jean Charron, le scoop tire généralement son origine d'une source qui a un intérêt. Le journaliste est alors
l'instrument d'une stratégie ou d'un ballon.

La production de l'actualité politique est ainsi devenue le résultat d'un combat entre deux puissances. Les journalistes pensent que le jeu est à l'avantage des élus (qui contrôlent l'information) et les élus pensent que le jeu est à l'avantage des journalistes (qui contrôlent la publicité). Est-ce que quelqu'un pense que le jeu est à l'avantage du public ?

Michel Venne est directeur de L'annuaire du Québec, chez Fides.

vennem@fides.qc.ca

http://www.ledevoir.com/cgi-bin/imprimer?path=/2003/09/08/35606.html

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jeudi 11 septembre, 2003 23:29

Cet après midi, je suis allé au Ex Centris voir le documentaire À hauteur d'homme. J'y suis allé seul afin que personne ne m'influence sur ma manière de percevoir ce reportage filmé, afin de l'observer avec autant de distance que possible.
Voici ce que j'en pense:

À mesure que l'on pouvait suivre Bernard Landry dans ses pérégrinations à travers le Québec et son argumentation avec Jean Charest et les journalistes, j'ai senti certains rapprochements avec un autre incident que je classe dans la même catégorie et que nous connaissons tous : l'affaire Michaud.

Il s'agit de ce qu'on appelle en rhétorique latine une argumentation ad hominem. Les Romains en connaissaient bien le processus, qui consiste à éviter de discuter d'une manière statutaire et technique des questions d'État en attaquant l'intégrité des individus qui argumentent. Par exemple, dans un procès, un témoin qui dirait la vérité se verrait interrompre par l'avocat de la partie adverse qui s'en prendrait à son apparence ou autre chose du genre : "Voyez ce voyou monsieur le juge. Il n'est rien du tout et prétend venir ici raconter au tribunal des faits dont il ne possède la moindre connaissance".

En s'attaquant à la personne du témoin ou de l'accusé, on détruit d'avance son argumentation sur des questions plus sérieuses et plus compromettantes.

Le procédé a réussi bien des fois et demeure couramment utilisé dans les tribunaux d'Amérique du nord, notamment aux États Unis et au Québec.

Il est aussi largement utilisé en politique et peut piéger plus d'un politicien non averti.

Pour réussir, il faut se servir d'une amorce, comme le ver qu'on accroche à l'hameçon.

Dans le premier cas, Jean Charest et Robert Liebman se sont servis d'Yves Michaud et ont provoqué une crise qui n'est pas terminée. Dans le second cas, Jean Charest et les journalistes se sont servis de Jacques Parizeau et Bernard Landry est tombé encore une fois dans leur piège.

Cette fois-ci, dès que Jean Charest eût commencé à invoquer les remarques de Jacques Parizeau le soir du référendum 1995, Landry s'est lancé à la défense de son ancien collègue et ami. Or, Jacques Parizeau n'avait rien à voir avec cette campagne, même s'il a voulu y contribuer avec sa touche personnelle.

Il y a pire: Jean Charest a cité de travers les derniers propos que Jacques Parizeau venait de tenir pour tenter de se justifier (il n'avait pas à le faire) et faire oublier une "erreur passée" et Landry a mordu sans se demander une fois de plus si Charest disait vrai.

Pourquoi Landry tient-il tellement à se défendre et à se justifier alors qu'il n'y a pas lieu de le faire?

La première fois, devant l'Assemblée Nationale, Landry n'avait qu'à demander aux deux lascars : "En quoi est ce que le présumé incident que vous apportez ici peut concerner l'Assemblée Nationale"? Et sur leur réponse, ajouter : "Nous allons faire enquête afin de savoir exactement si ce que vous rapportez est exact".

Et après enquête, dire : "Vous avez rapporté cet incident de travers alors nous n'avons pas à nous en mêler".  Fin de la discussion et point final. ET NE PLUS RÉPONDRE ET PASSER À AUTRE CHOSE, SANS SE LAISSER INFLUENCER D'AUCUNE MANIÈRE.

De même, pendant cette dernière campagne électorale, Il est évident que Charest, qui n'a aucun scrupule, a trouvé le point faible de Landry : sa propension à vouloir se défendre et se justifier même lorsqu'il n'y a pas lieu de le faire.

À cause de cette faiblesse, Landry manque de sang froid. Il n'est pas un tueur et il devra en être un pour gagner une élection et un référendum. Il a trop besoin de se justifier même pour ce qui ne le concerne pas réellement. Je sens chez lui une peur inconsciente de se confronter à l'adversaire et de l'abattre à froid.

Lorsque Charest a tendu l'amorce Parizeau pour piéger Landry, il ne fallait pas mordre mais poursuivre sur des questions statutaires autrement plus importantes que l'argumentation ad hominem qui fait beaucoup de tort et ne mêne nulle part.

Pour gagner en politique, il faut se limiter à quelques arguments et taper sur le même clou jusqu'à ce qu'il s'enfonce. (principes stratégiques de concentration et d'économie de l'effort, aussi de simplicité).

Arguments staturaires?
1. Le Québec est une province inféodée et c'est à son désavantage. La soumission servile nous fait beaucoup de tort.

2. Le Québec est un État, un vrai, qui existe de fait, et qui peut et doit exister de plein droit.

3. Ottawa nous empêche de concentrer nos efforts vers nos objectifs.

4. Il y a deux États au Québec: l'État centralisateur et impérial d'Ottawa et l'État naturel du Québec.

Il faut se défaire d'Ottawa, qui est de trop.

À quelqu'un qui pose la question: Est-ce qu'ils (sic) vont vouloir à Ottawa? Il faut répondre: C'est à nous de vouloir.

5. Ottawa n'est pas le Canada.

6. Québec a existé comme capitale naturelle bien longtemps avant Ottawa, capitale artificielle et post-impériale.

7. Si Charest attaque en disant : "Vous êtes souverainiste". Il faut répondre par une question : "Qu'est-ce que c'est qu'un souverainiste ?"

Il faut piéger l'adversaire avec des questions pointues et ne pas craindre de le démolir.

Mais Landry n'est pas un tueur et c'est un défaut grave en politique.

Duplessis et Trudeau étaient des  tueurs qui ne craignaient pas d'abattre d'un geste ou d'une parole tout adversaire qui se présentait devant eux. Trudeau s'est moqué des premiers ministres des provinces à maintes reprises.  Jean Chrétien est un tueur qui élimine rapidement toute personne capable de lui nuire.  Charest aussi est un tueur qui ne craint pas de mentir ou de dire des demi-vérités pour désarconner l'adversaire.  Pour l'abattre, il faut être plus froid, plus déterminé et plus dur que lui.

Mais Landry, qui a une propension pour se mettre en colère, cherche à montrer le visage de l'homme civilisé, alors que dans son cas, il vaut mieux assumer sa colère et la laisser sortir à coups de pic, sans manifester la moindre émotion.

Dans ce genre de choses, il ne faut pas avoir peur d'être "méchant".

Devant un journaliste, il faut s'en tenir à quelques thèmes et ne jamais se laisser entraîner en dehors de son sujet. Si le journaliste tend des pièges, il faut les contourner et revenir à son sujet.

C'est ce que j'ai fait l'année passée avec Paul Arcand alors qu'il m'avait appelé tôt le matin pour me questionner au sujet de l'affaire Neat Pitch dans l'armée. J'avais préparé quelques réponses et j'y suis revenu et revenu sans m'en détourner. Paul Arcand ne m'a pas interrompu.

Dans cette dernière campagne, ressasser l'affaire du référendum 95 au sujet de l'argent et des ethnies était un piège mortel pour Landry et le Parti Québécois.
La seule réponse à soumettre devait être froide et cinglante : "On est pas en 95 mais en 2003 maintenant". Point final et rien de plus. Ne plus répondre lorsque la même question revient sur le tapis.

Au sujet de Parizeau, répondre: "on est pas en 95".

C'est absolument tout ce qu'il y a à faire. Puis, revenir à charge avec ses arguments statutaires et aussi des arguments de principes. Taper et taper et taper sur le même clou et il finira par s'enfoncer.

Ensuite, il faut servir à l'adversaire la même médecine qu'il nous sert, mais en plus froid, au point d'en être glacial. Il ne faut pas oublier que les extrêmes de froid produisent les mêmes effets que les extrêmes de chaleur.

Bon, je vous laisse y aller à votre tour et j'attends vos commentaires.  Je suppose que, puisque la majorité d'entre vous ne vivez pas dans la région de Montréal, vous regarderez ce documentaire sur les Beaux Dimanches. À la semaine prochaine donc.

René Marcel Sauvé

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samedi 13 septembre, 2003 15:17

Depuis la mise en ligne de la pétition contre l'aéroport PET, plusieurs ont manifesté un intérêt pour dialoguer des conséquences et des actions à apporter contre ce projet.

C'est pourquoi sur notre site Internet, vous avez désormais accès à un forum de discussions simple d'utilisation et accessible à tous. Nous vous demandons de respecter cet usage :

- soyez respectueux envers les autres, chacun a le droit à son opinion.

- répondez aux autres dans le but d'apporter quelque chose au message, pas seulement pour dire que vous êtes d'accord !

- utilisez le forum pour traiter de dossiers reliés à l'indépendance du Québec...

Si ces règles ne sont pas appliquées, nous devrons obliger les gens à s'inscrire pour participer à ce forum.

Vous avez le droit de répondre à des messages déjà existants ou de créer un nouveau sujet de discussions sur lequel vous aimeriez que les gens participent.

Notez que nous lirons souvent le forum et que nous pouvons retirer les messages qui nous apparaissent non pertinents ou déplacés.

Prenez également note que notre site a subit plusieurs modifications : plusieurs textes ajoutés dans "Le coin des lecteurs" qui pourraient être utilisés à des fins de discussions dans le forum...

En cas de problèmes, de suggestions ou de questions sur le fonctionnement du forum, n'hésitez pas à me contacter directement : roysuzanne@yahoo.fr

Votre édimestre,

Suzanne Roy

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dimanche 14 septembre, 2003 13:22

À voir à la télévision le dimanche 14 septembre - Landry, tel qu'en lui même
Kathleen Lévesque
Édition du samedi 13 et du dimanche 14 septembre 2003

Rarement un débat des chefs en pleine campagne électorale aura eu un impact politique aussi important que celui qui a entraîné la chute de Bernard Landry et du Parti québécois le 14 avril dernier.

La préparation pour cet événement, qui allait devenir un tournant dans la campagne péquiste, la tension de l'équipe de stratégie pendant la joute oratoire et la tentative de contrôler les dommages après coup sont autant d'aspects que le cinéaste Jean-Claude Labrecque dévoile dans son documentaire À hauteur d'homme, présenté à 19h30 dimanche à Radio-Canada.

Le cinéaste a suivi Bernard Landry pendant toute la campagne électorale et même avant, alors qu'au PQ on croyait encore possible d'obtenir un troisième mandat.

Depuis deux semaines que le film de M. Labrecque fait jaser, c'est surtout la partie de bras de fer entre M. Landry et les journalistes qui a retenu l'attention. Il faut dire qu'on y voit un Bernard Landry «angoissé», comme le souligne le cinéaste lui-même, par les médias.

Mais le documentaire, percutant, présenté sans commentaires mais avec un point de vue, va au delà des relations tumultueuses entre M. Landry et les journalistes politiques. À hauteur d'homme, c'est aussi le regard sur une machine qui entourait le chef où l'on sent des relents d'improvisation.

Ainsi, malgré un service de recherche et une vaste équipe de communication, personne parmi l'entourage du chef ne savait ce que Jacques Parizeau avait déclaré dans les heures précédentes concernant son discours référendaire de 1995 sur l'argent et le vote éthique. Et cela prendra beaucoup de temps avant que les conseillers se secouent et cherchent à savoir où est le problème. Mais il était trop tard. On voit alors Bernard Landry sortir du studio l'air défait sans qu'aucun de ses proches n'ose lui dire que sa performance n'a pas été à la hauteur.

Les Beaux Dimanches / À hauteur d'homme

Radio-Canada, 19h30

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dimanche 14 septembre, 2003 15:44

"Robert Bertrand" a écrit
À voir à la télévision le dimanche 14 septembre - Landry, tel qu'en lui même
Kathleen Lévesque
Édition du samedi 13 et du dimanche 14 septembre 2003

Mais le documentaire, percutant, présenté sans commentaires mais avec un point de vue, va au delà des relations tumultueuses entre M. Landry et les journalistes politiques. À hauteur d'homme, c'est aussi le regard sur une machine qui entourait le chef où l'on sent des relents d'improvisation.

Ainsi, malgré un service de recherche et une vaste équipe de communication, personne parmi l'entourage du chef ne savait ce que Jacques Parizeau avait déclaré dans les heures précédentes concernant son discours référendaire de 1995 sur l'argent et le vote éthique. Et cela prendra beaucoup de temps avant que les conseillers se secouent et cherchent à savoir où est le problème. Mais il était
trop tard. On voit alors Bernard Landry sortir du studio l'air défait sans qu'aucun de ses proches n'ose lui dire que sa performance n'a pas été à la hauteur.

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Comme à son habitude Mme Lévesque se sent obligée de trouver quelque chose à reprocher au Parti québécois. Comment se fait-il, écrit-elle, que l'entourage du chef ne savait pas ce que Jacques Parizeau avait déclaré. Question stupide je trouve. Ils avaient la tête ailleurs forcément. Comment peut-on le leur reprocher?

C'est comme si elle s'était donné une mission Mme Lévesque: chercher les punaises susceptibles d'ennuyer les gens du Parti québécois. Est-ce bien cela du bon journalisme ? Elle ne dit rien sur le contenu, elle ne fait que se demander ce qu'elle pourrait bien leur reprocher. Je ne peux pas m'empêcher de penser qu'elle fait cela dans l'espoir de leur nuire.

Dire que la performance de Bernard Landry n'a pas été à la hauteur et reprocher aux gens de son entourage de ne pas lui en avoir fait la remarque est aussi  un jugement totalement subjectif et c'est y aller un peu fort.

Et malheureusement, comme le film nous le montre, Mme Lévesque n'est pas la seule journaliste à se comporter de cette façon-là.

Pourquoi et pour qui se comportent-ils de cette façon-là? Je vous le demande.

Désolant !

Lapointe

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dimanche 14 septembre, 2003 16:55

Madame Lévesque est une des journalistes qui attaquent sans relâche BLandry. Elle fait donc du < dammage control <. La question à se poser de savoir qu'est-ce qui a bien pu lui arriver à celle-là pour être aussi agressive envenrs l'ex PM et le PQ ?  Elle veut démontrer au fédéraliste qu'elle peut elle aussi avoir des contrats intéressants ?

Que dire de Josée Legault qui est encore pire et règle son dossier de rejet sur la place publique ? Elle a travaillé au cabinet du PM jusqu'à ce qu'elle soit démissionnée quelques mois avant l'élection. Je trouve très inélégant ce comportement de madame Legault, pour ne pas dire plus.

Marie-Thérèse Miller

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dimanche 14 septembre, 2003 17:37

Kathleen Lévesque est une fédéraliste à l'emploi du Devoir.

Elle cherche toujours à trouver le point faible chez les autres.

Josée Legault a été mise à la porte du bureau de Landry par Brigitte Pelletier, que vous allez voir dans le film ce soir à la télévision. J'ai l'impression d'une querelle de femmes.

En tout cas, Josée Legault se venge et j'imagine que Kathleen Lévesque doit aussi faire de la politique une tribune pour traduire ses propres introjects en actes.

Pour ma part, ces gens trop jeunes font plus de tort à la politique et au Parti qu'ils ne l'aident et Landry ne semble pas avoir la poigne nécessaire pour les mettre tous à la porte, sinon leur dicter une ligne de conduite et les obliger à un peu plus de discipline.  Il ne veut pas faire mal à personne et c'est son problème.

 Voyez dans Guy Corneau, L'amour en guerre, le chapitre sur le bon garçon. (chapitre 7).

Comme j'ai dit hier, il ne faut pas avoir peur d'être méchant en politique. Autrement, on risque de se faire manipuler par ses aides autant que par l'adversaire qui exploitera cette faiblesse à son profit.

Qu'on se mette surtout en tête qu'on ne peut pas plaire à tout le monde et que personne n'est tenu à l'impossible.

Rappelez-vous les principes stratégiques de la concentration et de l'économie de l'effort.

Landry aurait mieux fait de s'adresser à une firme conseil au sujet de son image publique. Ça coûte cher mais ça rapporte.

Merci à François Perrier au sujet de ses commentaires sur mon défunt cousin Paul Sauvé, dont il est question dans Le Devoir de samedi.

René Marcel Sauvé

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dimanche 14 septembre, 2003 22:06

À chaud et c'est vrai: 21h30

2 choses sautent aux yeux: trop entouré, les loups qui attaquent.

Trop entouré

M. Landry, s'il est intelligent comme je le crois, pouvait se permettre d'être moins entouré par ses conseillers.  J'aurais aimé le conseiller.  Je lui aurais demandé d'être authantique.  D'être lui même comme les milions de Québécois qui se regardent dans le miroir.  J'aurais aimé le voir attaquer les médias, les remettre à leur place.  J'aurais aimé bien d'autres choses que ce que j'ai vu comme façon de "runner" une campagne.  Tu ne choisis pas une manière d'être parce que c'est ce que tes conseillers te disent de faire.  Tu choisis de défendre une cause, un peuple qui est le tient et que tu désires amener jusqu'au pays.

La question des textes pour le débat, ils ont oublié l'essentiel, ce n'est pas la quantité mais la qualité qui compte.  La qualité des mots, la qualité qui transpire dans ces mots.  Si M. Landry désire refaire campagne je serai d'accord à une condition, qu'il soit celui qu'il est et non celui qu'on lui prescrit d'être.

Les loups

Ouf, ils avaient raisons les loups de hurler depuis qu'ils ont vu le film!  Les vla pris sur le fait.  Bravo à M. Labrecque et Mme Simard d'enfin nous donner raison à ceux qui dénoncent la propagande journalistique.

Je suis bien sûr influencé.  Mon père en a fait une quasi-obsession (la propagande).  Un livre pour le dénoncer et des articles de journaux d'accumulés dans son bureau pour un peut-être autre livre.

Pour moi l'implication et le fait d'ouvrir les yeux est assez récent.  J'étais tout jeune et j'étais souverainiste, mais sans trop savoir pourquoi.  Je dirais que depuis deux ans, j'ai étudié la question plus en profondeur et fait un résumé des raisons qui me motivent à militer pour la souveraineté.  Le premier son de cloche c'est lorsque j'ai fais le pas de... l'idée qu'on jouait aux martyrs par rapport aux médias et que oui il y avait de la propagande, mais pas tant que ça... et l'idée qu'il y a affectivement propagande et que oui elle est bien orchestrée bien ficelée.

Ca sautait aux yeux pour Langlois et Morin pendant la campagne et voilà que j'y trouve écho dans ce film.  J'y vois la confimation que mes yeux et ma conscience ne se sont pas trompés.

Imaginez si on se payait TVA et Le Journal de Montréal / Québec ou la Presse.  Chaque Québécois cotise pour créer un fond devant servir à l'achat de ces médias.  Ensuite on impose la diffusion de la réalité.  Une guerre ouverte avec R-C et Gesca.  On place notre monde pour débusquer les propagandistes du fédéral.

Personnellement j'opterais pour la ligne dure avec les médias.  Entrevues en direct seulement et pas avec Gesca n'y R-C à moins d'avoir l'assurance d'un traitement équitable.  Une sortie à la Morin ou à la Langlois et c'est fini, plus d'entrevues plus de réponses à leurs questions durant les points de presse.  La ligne dure quoi.

C'est tout pour l'instant.

Etienne Boulay

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mardi 16 septembre, 2003 09:30

Peut-être le savez-vous déjà mais, au cas où ce ne serait pas le cas, je vous informe que les lecteurs du journal VOIR sont invités à faire part de leurs commentaires sur le film de Labrecque.

Ça vaut la peine de lire ce qui y a déjà été publié.  C'est drôlement intéressant.

L'adresse est la suivante:

http://www.voir.ca/cinema/fichefilm.aspx?iIDFilm=6056

Lapointe

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mardi 16 septembre, 2003 12:24

À hauteur d'homme est d'un grand intérêt en nous montrant à quel point les journalistes savent se faire inintéressant.

Daniel Couture

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mardi 16 septembre, 2003 13:13

Jean-Claude Labrecque ne pouvait pas titrer son film actuel de la vraie facture dont il le faudrait, par exemple :  Le vrai visage des "journaleux".

Le travail de ces "journaleux" avec un autre visionnement qui nous est promis sur RDI pour dimanche prochain, c'est de s'imaginer que c'est le public qui demande ça !

Habituellement, on nous présente un topo de 15 ou 20 secondes alors que le journaliste lui-même en a un pour le restant de la minute.  Donc, le commentaire, la présentation est d'une durée plus importante que la nouvelle qu'ils présentent.  L'auteur de la nouvelle est au service du journaleux.  Le vrai journaliste ferait tout le contraire.

Combien de fois par jour et/ou par semaines voyons-nous Bush à la TV, sur tous les réseaux.  Accepteraient-ils de se faire servir à la sauce TVA, RC, TQS ou autres...

En conséquence, le journaleux  ne couvre pas la nouvelle, il se met en vedette, parce que c'est lui qui amène la nouvelle.

Quand le journaleux ne fait pas son travail de rapporteurs de nouvelles mais plus l'animateur de la nouvelle et l'autre... la brebis, le galleux, c'est juste la nouvelle, la moins intéressante possible parce que la vedette, il doit l'être ou le devenir.

Du journalisme de fond de poubelles, de fond de tiroirs.

Ce qui serait souhaitable, c'est de voir d'autres séquences des 150 heures enregistrées.

Ils sont bien payés pour se "bidonner" entre eux et se servir des autres pour leur piédestal.  Ces journaleux bien payés seraient appelés à changer de carrière ou de média.

Monsieur Labrecque, vous nous le devez de produire quelques heures supplémentaires de ce que vous avez sur vos pellicules.  Leur vrai visage, de ces journaleux, doit être mis à l'évidence autant que l'un et l'autre des Chefs de Partis politiques que vous avez pu filmés.

Bien sûr, ils vont vous faire des pressions pour ne pas en diffuser davantage.  Voilà le critère qui devrait vous inspirer pour justement produire.  Si cela est tellement évident que cela va leur faire mal, c'est justement la raison de devoir le produire : c'est qu'ils n'ont pas agir à hauteur de journaliste, mais bien à hauteur de journaleux.

Robert Bertrand

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mardi 16 septembre, 2003 13:24

Peut-être que Labrecque, en tant "qu'allié" de Landry peut garder ses pellicules comme moyen de chantage?

Faites votre travail comme du monde et arrêter d'influencer la population par votre parti pris et la mise au point s'arrête ici.  Si vous ne comprenez pas le message on y va d'une deuxième dose d'antidote.

En fait ce n'est pas avec les journalistes que doit se jouer la partie, mais bien entre les dirigeants des médias.  Robert Bourassa avait à une époque convenu avec Desmarais de ne pas se mêler de la course au leadership au PLQ et cette trêve lui avait valu le leadership.  Peut-être qu'elle se joue maintenant cette partie.

C'est comme si on avait des photos compromettantes et qu'on ferait du chantage.  On a pas à être plus catholique que le pape.  Comme nous le rappelle si bien M. Sauvé:

 "La politique est affaire d'intérêts, de rapports de forces et d'effectivité"
Etienne Boulay

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mardi 16 septembre, 2003 14:20

Les «journaleux» savent fort bien ce que nous leur reprochons : entre autres le parti-pris et le vedettariat qui ressemblent drôlement à des combats de petits coqs de village. C'est à savoir qui sera le« p'tit kid» le plus populaire du quartier. Quant à Mme Langlois de la SRC, elle est à la bonne avec Jean Charest..

En effet, pour ne parler que de la SRC télé, deux émissions sont assez significatives et je vous épargnerai les p'tites fêtes entre amis à la radio de la SRC, particulièrement l'émission de Le Bigot où la congratulation, le grattage de dos et alouette sont de plus en plus à la mode. En quoi la carrière d'animateurs vendus à la SRC depuis des dizaines d'années et leur vie privée peuvent-elles nous intéresser? Ce genre n'a aucun intérêt pour moi. Leur rôle est de nous informer et non de nous inonder de blablabla. Ils ont l'air de croire que la SRC leur appartient.

Pour en revenir à la télé, à tous les jours à l'émission Place publique (Place d'eux-mêmes), on repasse les émissions des jours précédents, sous prétexte d'informer le public davantage. De lui permettre de parler aux animateurs de ces émissions (Lépine, etc...).  Quel honneur! Je me suis attardée à écouter attentivement cette émission et ce que j'y ai vu n'était que du vedettariat; de l'auto-encensement, de l'auto-congratulation, mais bien faite à la sauce radio-canadienne.

Mine de rien.

L'autre émission est le Point du vendredi soir où encore là, on nous fait le coup des reporters qui nous montrent leur bureau à Paris, à Washington, leur vie difficile à Mexico, à Bagdad, à Kaboul, etc...Les hauts et les bas de la vie à l'étranger, de ses difficultés. À les entendre, on croirait qu'ils sont des martyrs de leur profession; qu'ils se sacrifient au nom de l'information. Mais pour qui nous prennent-ils?

Ces trois faits démontrent bien l'état de l'information au Québec et la nouvelle orientation de la SRC.

Qu'ils se taisent sur leur vie privée; qu'ils écrasent leur gros égo et qu'ils nous informent correctement puisqu'ils sont nos employés, vu que c'est nous qui les payons.

MMV

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mardi 16 septembre, 2003 16:54

Monsieur Bertrand,

N'avons-nous pas appris ici que le pouvoir est dans l'information. Les  gros noms de l'information sont très recherchés par le deuxième pouvoir; les journaux, les magnats de la presse, qui eux, à leur guise, et selon leurs intérêts personnels, engagent ces gros noms selon certaines conditions pré-établies, ce qui fait que, cette formidable équipe qui constitue le vrai pouvoir, dirige, gouverne à la place de ceux que le peuple a véritablement élu, selon leur idéologie et leurs intérêts financiers.

Et que le petit peuple aille paître dans la broussaille, alors que c'est au pâturage vert qu'ils aspirent !

Nous vivons dans une soi-disant démocratie, trouée de crénaux susceptibles de satisfaire les riches, avec le leurre de la lutte à la pauvreté.

Pourvu que notre attention soit portée sur l'esprit de parti divise, eux en sollidarité, vont de l'avant en discutant entre-eux dans des forums nationaux et internationaux.

Valérien L

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mardi 16 septembre, 2003 17:49

Comme j’ai organisé une conférence de presse hier et que cela m’a demandé un énorme travail, j’ai encore eu l’occasion de parler du Québec et de sa presse qui est beaucoup plus vivante qu’en Wallonie et à Bruxelles. IL y a eu jusqu’à 20 quotidiens sur cet espace, peut-être encore jusqu’à l’année 1970 et maintenant il en reste 5 ou 6 dont seulement deux de qualité (au sens anglais du terme). La Suisse romande (1,7 million d’habitants, Wallonie et Bruxelles, 4, 4), a aussi une presse très riche, avec au moins deux journaux de qualité.

Aussi détestables soient les journaux que vous citez souvent, je me demande s’ils ne participent pas de loin à un réflexe de défense typique du Québec face à l’océan anglo-saxon.

Nous, nous sommes tranquilles. Nous lisons beaucoup les journaux français qui nous ignorent presque complètement mais nous les lisons. Voyez comme ce n’est pas toujours si bon d’être (du point de vue de la langue), dans une situation confortable. Évidemment, la situation de la Wallonie est difficile sur bien d’autres plans, ce qui rend peut-être les choses difficiles à expliquer car la menace sur une langue est en même temps terrible mais aussi tangible.

Mais j’oserais dire que c’est bien d’avoir une presse.

À la conférence de presse, je disais justement qu’il vous arrive de commenter longuement tel ou tel article par exemple du journal “Le Devoir” . Peut-être que nous n’y songeons pas et qu’il n’y a pas occasion de le faire.

En tout cas, vu de loin, j’admire votre presse tout en sachant à quelles propagandes elle se livre...

José Fontaine

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mardi 16 septembre, 2003 21:56

Trouvez l'erreur dans ceci...  c'est paru dans la rubrique "opinions" sur le site de notre délicieuse Cyberpresse fénadétionarale...

Manon
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Le mardi 16 septembre 2003

Bernard Landry un bavard
Michel Duplin
Weedon

Il faut maintenant admettre que les informations transmises au public sont très souvent le fruit d'une manipulation dérivant parfois la base même de la réalité.

Le film dévoilant au grand public le comportement parfois étrange de ces cueilleurs d'information n'est selon moi qu'une partie du problème de déviation de la réalité. Nous pouvons admettre que la perception de chacun diffère ! Mais ce n'est pas là que s'arrête la manipulation de l'information.

Je doute fortement que la possibilité de voir dévoilé au grand jour le mécanisme puissant derrière ces gens sur le terrain, permette aux citoyens de connaître la vérité. Qui oserait affronter directement les détenteurs du portefeuille qui contrôle les destinées des médias ? Mission impossible pour quiconque aura un jour ou l'autre besoin de transmettre un message public.

Les détenteurs du droit d'engager, congédier, donner les promotions, accepter les reportages, déterminer les assignations et autoriser les publications, sont là soumis eux aussi aux pressions de riches et puissants personnages. Rien ne manque pour que ce que reçoit le public n'est en fait le fruit modifié par un mécanisme complexe manipulé par de puissantes machines.

Je me permets ici une comparaison avec les menaces de nettoyage du système par le premier ministre Jean Charest. Ce serait merveilleux de voir l'argent, dégageant l'odeur de la sueur de ceux qui ont trimé pour se la mériter, devenir une ressource pour améliorer les conditions de vie des Québécois, sans que plus de 75 à 80 % serve pour enrichir les fonctionnaires d'une structure administrative monstrueuse.

Un p'tit lien avec le cas de l'amiante... Qui pourrait avoir le désir de détruire la réputation de cette richesse naturelle québécoise, qui a donné source de revenus pour des centaines de milliers de Québécois ?

Un indice. Si leurs produits, fabriqués dans leurs usines, parviennent à remplacer l'amiante sur le marché international, ils empochent des milliards de dollars en profits. Leur participation aux caisses électorales en font une puissance cachée du pouvoir de décision. Sans leur participation généreuse l'armée du sud ne pourrait travailler à détruire les «Ben Laden» et «Sadam Hussein». En passant, ils sont très présents dans notre environnement immédiat en détenant des parts de plusieurs industries dites québécoises.

L'argent des puissants riches manipule l'information, l'argent des payeurs de taxes engraisse les fonctionnaires intouchables, les riches compagnies parviennent à détruire l'économie de toute une région pour leurs profits personnels, c'est là une triste réalité à laquelle les p'tits Québécois ne doivent pas connaître l'existence.

Bravo M. Bernard Landry d'avoir mis à jour une partie de la réalité... Cependant nos manipulateurs sont d'habiles patineurs...

Bravo M. Jean Charest de rêver audacieusement... Cependant les puissants ronds de cuir dispendieux vont s'agripper habilement à cette toile d'araignée bien tissée autour d'eux...

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mardi 16 septembre, 2003 22:07

Permettez que je vous corrige, monsieur Lachance:

Le pouvoir est complètement dans ses communications, toutes ses communications, toutes, toutes, toutes. C'est un axiome central en géopolitique et en études de pouvoirs.

1. Les communications Je et Tu. (elles ne réussissent pas toujours loin de là).

2. Les moyens et techniques de communications, ce qui ne veut pas dire le succès des communications Je et Tu (Cf Martin Buber: Je et Tu: Aubier universitaire. Ouvrage recommandé par le Pape actuel, alors ne craignez pas de le lire même s'il est écrit par un petit juif).

3. Les facilités offertes par la géographie, surtout les communications maritimes, les plus importantes pour les pouvoirs économiques.

Il est évident qu'au Canada et au Québec, les média sont contrôlés par l'oligarchie loyaliste et ses valets québécois. Dans ce cas, nous avons beaucoup de difficultés à faire passer notre message du moment.

Par contre, nous pouvons nous rattraper à long terme par l'enseignement et les prises de conscience.

René Marcel Sauvé

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mardi 16 septembre, 2003 22:40

Mais M. Sauvé, la donne peut peut-être changé.

Le piège Labrecque/Landry tendu aux journalistes intentionnellement ou non force la main des médias.  Et j'irais jusqu'à proposer que Labrecque suive Landry à quelques occasions et particulièrement aux prochaines élections.

Comme je disais dans un autre message, c'est comme trimballer une enveloppe avec des photos compromettantes pour faire du chantage.  Le hic c'est que les prochaines élections ne sont pas pour demain et que les gens auront tôt fait d'accepter les bonnes excuses des médias pour qu'ils les laissent en paix.  C'est là qu'on laisse tomber une autre petite bombe incendiaire.  Boum, on rappelle aux gens ce que sont les médias juste avant les élections.  Cette deuxième vague devrait faire la job le temps des élections et une victoire péquiste.

Moi j'pense qu'il savait très bien ce qu'il faisait ces p'tits joueurs de tours Labrecque et Landry!

Qui sait si ce n'est pas le PQ qui a engager Labrecque et non Labrecque qui a proposé au parti.  Quand tu passe ta vie devant une telle aberration et que la population ne s'en rend pas compte, il suffit de leur faire vivre quelques heures avec ces journalistes qui ont perdu la raison pour qu'eux aussi comprennent.

Vous voyez, c'est le genre de chose qu'on ne sait plus si c'est du "X-File" ou de la réel.  Quatrième dimension quoi...

Bonne nuit chers amis.

Etienne Boulay

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mercredi 17 septembre, 2003 08:19

Bonjour monsieur Sauvé,

En  effet, il y a communications et information, cependant, les journalistes ne  font-ils pas parvenir l'information par voie de communiqués de presse  -30- !

Je comprends aussi, que le mot communication est plus englobant si on pense  aux voies de communications par eau, par air et par terre ! Le chemin de fer et le feuve Saint-Laurent et la voie maritime où  le gouvernement américain dispose de $30 milliards pour fins de réaménagement !  Dans quel but pensez-vous ? Quel est leur intérêt d'inversitir  pareil montant dans un pays "étranger" ?

Valérien.

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mercredi 17 septembre, 2003 09:51

Monsieur Lachance et tous les membres du réseau:

Les gouvernements américain et canadian investissent dans les communications.
Il faut voir dans ces actes les dimensions suivantes:

1. Ils investissent, donc ils veulent préserver leur statut de gouvernement d'État. Le  statut est indissociable de l'investissement mais beaucoup de Québécois n'arrivent pas à le comprendre tant leur esprit est perdu dans des logiques discursives et ignorent la logique des faits et des principes.

2. Ils investissent dans les communications afin de garder leurs pouvoirs. L'investissement dans les communications est le plus important de tous pour garder le pouvoir.

3. Ils font un battage publicitaire pour annoncer qu'ils investissent dans les communications afin que tout le monde sache que c'est eux qui sont au pouvoir et personne d'autre.

4. La publicité qui entoure ces investissements a aussi pour objet d'ignorer nos investissements à nous, Québécois, dans les communications, nos communications, alors que nous avons investi davantage pour nos routes, nos écoles, collèges et universités, nos institutions publiques, (pensez au Je et Tu de Martin Buber), pensez aux communications interpersonnelles.

5. Ottawa contrôle les communications et la fiscalité qui lui permet d'investir à la fois pour maintenir son statut et en contrôler la publicité. Le statut se maintient par fait accompli et non par des logiques idéologiques.

6. Les communications sont une nécessité qui n'a pas de loi. Or, tout État, ou pouvoir organisé, est fondé sur les nécessités qui n'ont pas de loi. Un État n'est pas un modèle, ni une idée, ni une utopie, ni le produit d'une logique discursive. Voilà ce qu'une majorité de Québécois et de Québécoises n'arrivent pas à comprendre. Pourquoi? Parce qu'on nous a éduqués à penser que l'idée et les mots sont plus réels que la réalité elle-même : "Ousséksétécrit ça?  Montres-moé ousséksétécrit".

7. L'investissement dans ces communications obéit au principe de concentration de l'effort dans le temps et dans l'espace, au principe d'économie de l'effort, au principe de simplicité, etc etc (trouvez les autres principes). Nous ne sommes toujours pas conscients du fait que notre position nous permet d'y mettre mot et même de bloquer le projet.

Raisonnez à froid et sur la base des faits, vous tous qui me lisez. Qui a intérêt à voir des investissements dans la Voie maritime du Saint Laurent?

Le Canada et les États-Unis?

Faux et archi-faux.

Réponse: Ottawa et Washington et ce n'est pas du tout la même chose.

Ottawa a intérêt à investir de grosses sommes dans la Voie maritime pour avantager l'Ontario, non le Québec, les régions de l'Atlantique et l'Ouest, surtout pas la Colombie Britannique.

Washington a intérêt à investir de grosses sommes dans la Voie maritime du Saint Laurent pour avantager la Pennsylvanie, l'Ohio, le Michigan et l'Ilinois et non New York (qui est contre et qui a besoin qu'on investisse dans le canal Érié et la vallée de la Mowhak. Certainement pas les États (je prends la majuscule) de la Nouvelle Angleterre, ni du golfe du Mexique, ni de la côte du Pacifique.

Le malheur, c'est que nous n'avons pas de diplomatie québécoise pour agir à partir de tous les États qui ont intérêt à ne pas investir dans la Voie maritime du Saint Laurent et faire reculer Washington et Ottawa. Néanmoins, il faut suivre cet épisode de très près.

Est-ce que vous commencez à comprendre le sens de la géopolitique qui est un outil de travail fondé sur la réalité et non un modèle ou une utopie? L'ignorance de la géopolitique et de ses principes provoque le fatalisme alors que la connaissance des grands principes est opérative.

René Marcel Sauvé

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mercredi 17 septembre, 2003 16:49

Je propose une autre vision pas nécessairement en contradiction avec ce qui a été dit.

Il y a deux communications, la communication avec un petit c et la communication avec un grand C.

La communication avec un petit c, c’est celle de la télé bien souvent. C’est la communication qui ne peut pas rater, celle des pubs, des feux rouges ou verts. C’est une communication qui ne met pas en jeu des personnes. Mais des icônes.

La communication c'est efficace mais pauvre.

La communication avec un grand C est une communication riche mais qui se heurte à la possibilité de l’échec. Elle est riche mais plus complexe. Elle est celle d’un Forum par exemple, mais moins d’un journal télévisé, d’un journal de qualité comme “Le Devoir” mais pas de “France-Soir”. La communication avec un grand C suppose une difficulté de communiquer, est lié à la difficulté de communiquer.

La communication c va bien avec le pouvoir en place (il est là, c’est une évidence). Elle va moins bien avec celui qui veut changer car changer c’est vouloir autre chose que ce qui est, quelque chose que l’on ne voit pas, qu’il fait prouver par des raisons, ce qui demande qu’on les développe et ce qui expose au risque de l’échec.

Il est plus facile de se dire par exemple français que wallon ou québécois parce que les deux dernières identités ne sont pas consacrées par le pouvoir.

Nous devons nous battre. Wallons et Québécois, nous en savons quelque chose. Mais en même temps la victoire aura plus de goût lorsque nous l’aurons remportée, de la même manière qu’il est plus facile de pousser sur le bouton d’un distributeur automatique que de devenir de vrais amis.

José Fontaine

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jeudi 18 septembre, 2003 00:11

Il y a aussi des hic dans le système des médias et il arrive que des circonstances soient réunies pour que nous puissions en profiter.

L'affaire Jean-Louis Roux est un bel exemple et je puis en parler en parfaite connaissance de cause puisque j'ai été, avec le MSQ, à l'origine de sa démission.

Eh bien nous avons réussi, et cela fut reconnu par la SRC elle-même, à imposer
une logique de laquelle il était impossible de se sortir...   Piégés qu'ils sont (les médias et les biens pensants) par la rectitude politique, nous pouvons les coïncer.

Il y a l'enseignement et la recherche qui demeurent les colonnes du savoir.  Mais il y a aussi les points noirs, les trous du système dont il faut user et abuser.

Ce qui se passe actuellement à Québec avec André Arthur est une autre
occurence de ce type.

L'animateur vedette de Portneuf et de CJMS (AM 1040) à Montréal est pris dans
une bisbille majeure avec le maire L'Allier, Alain Dubuc et Le Soleil et la SRC (Enjeux).

Or Arthur est un ennemi des aspirations naturelles du peuple québécois.

Et bien y a moyen de l'aider a quitter la scène médiatique...  Ce sera cela de fait. Ceux que cela intéresse peuvent m'écrire personnellement...

Galganov est parti en même temps que son poste de radio et CKVL aussi avec
Arthur...  Nous avons étée, au MSQ, à la source des plaintes au CRTC
desquelles originent ces départs et ces fermetures...  Y a moyen de réussir.

On l'a fait aussi avec Don Cherry, et Galgannov à New York...

Tout cela pour dire qu'il est possible de faire des gains qui favorisent notre cause.

Stratégie et tactique, ordre et méthode, consistance et régularité valent bien mieux que soupirs et pleurnichements.

GR

Recevez nos meilleures salutations

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À hauteur d'homme : un spectacle triste à pleurer
Paul-Émile Roy
Lorraine, le 16 septembre 2003
Édition du vendredi 19 septembre 2003
On nous avait annoncé un chef-d'oeuvre. Un document important! Tout le monde était devant le petit écran.

Je passe sur la relation du premier ministre avec les journalistes. Rien de bien transcendant là ! J'en viens au clou du spectacle : l'affaire Parizeau. Mais alors, c'est une ânerie invraisemblable. On nous ressert cette histoire grotesque. Et le premier ministre est décontenancé, ébranlé, déstabilisé. Il n'avait donc pas d'opinion sur ce sujet ? Il ne se doutait pas qu'on pouvait ramener cette ineptie sur le tapis ? Ses conseillers n'ont pas pensé à le prévenir, à le préparer, à lui donner des arguments, à lui fournir les rudiments d'un discours sur le sujet ?

Bernard Landry avait l'occasion idéale de se présenter comme chef du Québec, comme l'homme capable de formuler sur le Québec le discours que les circonstances appelaient, d'affirmer l'indépendance non dans des paroles creuses mais dans une attitude fière, courageuse, agressive, en dénonçant l'opportunisme de Jean Charest, en le démasquant, en lui reprochant de tabler sur le complexe de culpabilité des Québécois. C'était l'occasion par excellence de faire le point sur cette affaire ignoble de «l'argent et [du] vote ethnique». Cette affaire empoisonne le Québec depuis le référendum.

C'était le temps de la régler une fois pour toutes. Bernard Landry s'est incliné, il s'est excusé, il a rampé. J'imagine la réaction d'un homme lucide, «indépendant», dans ces circonstances.

J'essaie d'imaginer le discours d'un Pierre Bourgault : «Quand donc, M. Charest, allez-vous cesser de tabler sur le complexe de culpabilité de vos compatriotes ? Quand allez-vous arrêter de mépriser les vôtres, de les humilier, d'exploiter leur timidité ? Quand allez-vous cesser d'ajuster votre discours sur la rectitude politique, sur les tabous qui tuent la liberté d'expression ?» C'était l'occasion de rappeler que Parizeau n'avait qu'évoqué des faits, comme on le fait ailleurs sans qu'on parle de racisme et d'antisémitisme. Mais au lieu de faire face, de corriger une ignoble mystification, il s'est incliné, il a rampé.

Le débat était fini. Toutes les discussions qui suivirent, les réactions des conseillers, des journalistes, de Landry lui-même, étaient de la futilité, du bavardage insipide. C'était le point tournant de la campagne électorale. Une nouvelle occasion manquée dans l'histoire du Québec. Jean Charest est devenu premier ministre du Québec, porté par l'esprit colonisé des Québécois, des journalistes, de nos hommes politiques. Tout cela est triste à pleurer !

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Où va le Québec ? - Tuer la mort pour construire nos repères
Claude Bariteau
Anthropologue, Université Laval

Édition du mercredi 17 septembre 2003
Premier de deux textes

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Où va le Québec ? - Chasser l'insupportable et fonder un pays
Claude Bariteau
Anthropologue à l'Université Laval

Édition du jeudi 18 septembre 2003
Dernier de deux textes

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Le documentaire À hauteur d'homme - Les loups de l'information
Les journalistes parlementaires doivent se distancier des sources officielles et pratiquer davantage l'enquête

Lilie Desjardins
Auteure d'une recherche de maîtrise sur le journalisme d'enquête

Édition du mardi 16 septembre 2003
(...)
Par la recherche d'informations d'intérêt public cachées, le journalisme d'enquête crée la nouvelle. De ce fait, il se distancie de l'information officielle, traite de sujets et d'aspects de certains sujets qui ne le seraient pas autrement. En raison de son exclusivité et de son importance en matière d'intérêt public, la nouvelle issue de l'enquête influe sur l'agenda social et rehausse la crédibilité des entreprises de presse. Ainsi, cette nouvelle favorise l'augmentation du lectorat et de l'auditoire. La reprise de cette nouvelle par les compétiteurs, qui relancent la recherche ayant conduit aux révélations initiales, contribue au rayonnement des entreprises de presse tout en stimulant la concurrence. À l'opposé, le mimétisme (suivisme) se contente de répéter les révélations en citant la source.
(...)

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Le documentaire À hauteur d'homme - De bien curieuses critiques
Katia Gagnon
Éditorialiste à La Presse et ex-correspondante parlementaire

Édition du mardi 16 septembre 2003

(...)
Mais Michel Venne, en se joignant, dans Le Devoir du lundi 8 septembre, au choeur des détracteurs, y est allé de bien curieuses critiques. Il reproche d'abord aux journalistes politiques de s'employer à déjouer les stratégies de communication des gouvernements. À mon avis, c'est pourtant là le rôle premier de la presse. Les partis politiques et les gouvernements sont devenus des experts dans l'art de présenter les choses de la façon qui leur est le plus avantageuse. C'est le travail des journalistes que de défaire cet emballage pour montrer la vraie nature du cadeau qui, souvent, est ainsi beaucoup moins engageant pour la population.
(...)

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Lettres: Les politiciens et les médias
J.-F. Couture
Le 5 septembre 2003

Édition du mercredi 10 septembre 2003

(...)
«Dans tous les cas de figure, le duel est inégal entre l'homme public et le journaliste parce que les conséquences demeurent pour l'un et pour l'autre incomparables.

Pour le second prévaut une quasi-impunité : il faut de bien grands écarts de conduite pour qu'il soit sanctionné, c'est-à-dire pour qu'il perde du crédit. Combien de jugements erronés, de prophéties hâtives, de propos diffamatoires disparaissent chaque jour par la grâce de l'amnésie collective ? Pour le premier, en revanche, la sanction psychologique est instantanée, le faux pas immédiatement pénalisé, l'erreur systématiquement débusquée : comment ne se sentirait-il pas sur la défensive face à un jury insaisissable, mouvant et irresponsable ?
(...)
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