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Antisémitisme

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L'antisémitisme --Toute l'Histoire
Toute une boîte de pandore !  Dans le contexte actuel au Québec, je crois que nous sommes très peu de gens qui avons ce niveau de connaissance de toute la question relative à l'antisémitisme.

On a eu des bribes de connaissance, ici et là.  Mais, qu'en savons-nous vraiment ?

Il m'a semblé important de découvrir une source, que je considère -- neutre -- pour en apprendre davantage.

Vous sera-t-elle utile ?

Le débat actuel ne nous oblige-t-il pas à connaître les fondements dans lequel semble se partager une certaine élite de notre société.

L'Histoire ne peut-elle pas nous en apprendre un peu ?

Est-ce que le Peuple du Québec s'inscrit dans tout cet ensemble alors qu'il me semble avoir été gardé ignorant de toute cette situation ?  Faudra t il faire étudier toute l'Histoire pour tirer les conclusions que nous voulons tirer : la réalisation du Pays du Québec ?

Faut-il laisser ce débat aux seuls initiés ?

Je vous laisse lire ce document préparé par Webencyclopédie.

Certes, nous en avons à apprendre.

Robert Bertrand, rédacteur,
Québec un Pays

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WebEncyclopédie :

Les racines du mal

L'antisémitisme,    terme inventé en 1879 par un journaliste allemand, Wilhem Marr, est un racisme   appliqué, en fait, aux seuls Juifs, et non aux sémites (une communauté de peuples parlant des langues proches : l'hébreu, l'arabe, l'araméen, l'éthiopien). Si le mot est récent, le mal, lui, est ancien.

Depuis l'Antiquité, le peuple juif a, tout au long des siècles, supporté hostilités et répressions, jusqu'à la pire de toutes, le génocide.

Les racines du mal

L'après-Shoah

Rôle de l'Église catholique

Comment lutter ?

Ph. (c) Explorer - P. Thomas
Au Moyen Âge, la synagogue était considérée comme « la maison de Satan ».   (Ici, l'intérieur de la synagogue de Carpentras, XVIIIe siècle).

La haine religieuse

Dès l'Antiquité, s'ils supportent, au même titre que d'autres peuples, le joug des puissances guerrières qui conquièrent leur territoire, les Juifs   subissent en outre des humiliations qu'ils doivent à l'hostilité des païens pour leur monothéisme. Ainsi, en 597 av. J.-C., le roi de Babylone, Nabuchodonosor II,  s'empare de Jérusalem, détruit le Temple et oblige les Hébreux à la dispersion. Ce n'est qu'en 539 av. J.-C. que Cyrus, roi de Perse,  qui s'est emparé de Babylone, les autorise à revenir en Judée.  Au IIIe siècle av. J.-C., l'historien grec Appien d'Alexandrie parle des Juifs comme d'une « race de lépreux ». Sous les Grecs  puis les Romains,
il est reproché aux Juifs (plutôt prospères) d'être des anti-patriotes et de ne pas honorer les dieux. Le mythe de la « double allégeance et de la trahison » est déjà là. L'affaire Dreyfus  au XIXe siècle s'inspire des mêmes phantasmes.

L'anti-judaïsme   chrétien est, quant à lui, aussi ancien que l'Église catholique  elle-même. Au IIe et IIIe siècles de notre ère, les chrétiens veulent attirer les païens (sur lesquels les juifs conservent une forte influence) vers le christianisme.

Dans cette bataille pour imposer leurs croyances, les Pères de l'Église vont alors accuser les juifs de tous les maux et multiplier les batailles d'interprétation autour des textes bibliques. Religion officielle de l'Empire romain à partir de 394, le christianisme s'emploie à exclure le judaïsme. Peuple élu selon l'Ancien Testament, les juifs, qui ont rejeté Jésus,  sont déchus au profit des chrétiens, qui se présentent comme « le vrai Israël » .

De là découle la diabolisation des Juifs. Au IVe siècle, la synagogue est d'ailleurs considérée comme « la maison de Satan, celle des meurtriers de Dieu ». La création des mythes

Jusqu'à la fin du Moyen Âge,   les Juifs sont traités en parias, ils sont considérés comme les membres du peuple déicide, responsable de la mort du Christ. Si c'est le représentant de l'Empire romain qui a ordonné cette mort, le peuple de Jérusalem a préféré accorder la grâce offerte par Ponce Pilate au bandit Barabbas plutôt qu'à Jésus. Les Juifs sont accusés de toutes les turpitudes :  ils profanent les hosties, organisent des meurtres rituels d'enfants chrétiens, dont ils utilisent le sang pour « la fabrication des pains azymes » pour la Pâque juive.

Lors de l'épidémie de peste qui, entre 1347 et 1350, fait périr le tiers de la population européenne, ils sont montrés du doigt et persécutés. Une bulle papale expliquant que les Juifs eux aussi sont victimes de la peste ne convaincra pas les foules déchaînées. Le peuple juif est démon et conspirateur : on assiste aux prémices de la création du fameux mythe du
complot juif mondial, qui aurait pour but l'instauration du royaume d'Israël.

Inquisition,  pogroms : aux flambées de violence qui jalonnent ces siècles s'ajoutent des exclusions de fait. En 1215, le concile de Latran impose le port de la rouelle (une étoffe jaune).  En Allemagne, les juifs doivent porter un chapeau conique. Il leur est interdit d'entrer dans une église, de sortir le jour des fêtes chrétiennes, ils sont contraints de vivre dans un ghetto   fermé la nuit (le premier est créé à Francfort en 1349) mais surtout, ils n'ont pas le droit de posséder de terres, ni de faire de la politique.

Il ne leur reste, pour survivre, que les activités de commerce et de finance. Les chrétiens, n'ayant pas le droit de pratiquer l'usure,  recourent aux services des juifs, dont certains jouent alors un rôle prépondérant de fournisseurs de fonds dans les cours royales et princières.  L'un des principaux clichés antisémites se forge ainsi au Moyen Âge. Après le mythe du juif errant, (qui, après avoir refusé son aide à Jésus sur le chemin du Calvaire,  a été condamné à errer jusqu'au retour du Christ sur Terre), naît le mythe du juif âpre au gain.

Exclus, les juifs n'acquièrent des droits qu'au siècle des Lumières.
 

La déclaration des droits de l'homme    (1789) leur accorde l'égalité civique, la liberté de culte, de pensée, de circulation. Une émancipation qui n'empêche pas la consolidation des mythes.  Ainsi, les partisans du marxisme  considèrent-ils le Juif comme l'incarnation du capitalisme ?

Les Juifs serviraient le pouvoir bourgeois, agissant comme un chiffon rouge qui détournerait les ouvriers de leurs véritables ennemis. À l'opposé de l'échiquier politique et social, la révolution russe de 1917 est perçue comme un complot juif ourdi, entre autres, par le Juif Trotski.
 

La représentation du Juif dans le Marchand de Venise

Shylock, l'usurier juif du Marchand de Venise de William Shakespeare,  résume les principaux traits de caractère que l'on prête alors au juif :  avare, sanguinaire et adepte de la loi du Talion (« il pour il, dent pour dent »). Dans cette pièce de théâtre, un marchand se voit dans l'impossibilité de rembourser un usurier juif comme il s'y était engagé.
Inflexible, le Juif Shylock fait appliquer le contrat : il exige froidement qu'on prélève une livre de chair sur le corps du marchand. Une fable douteuse fondée sur l'incompréhension.

Comme le rappelle Raphaël Draï dans le Mythe de la loi du Talion (Éditions Anthropos, 1996), le verset de l'Ancien Testament dit : « tu donneras vie selon vie, il selon il, dent selon dent » (Exode XXI). En fait, seule une partie du texte est retenue et utilisée par les païens, puis par les chrétiens, pour prouver que le dieu des juifs est un dieu vengeur, alors que Jésus est amour. Conséquence de ce mythe fabriqué de toutes pièces, la loi du Talion est attribuée depuis des siècles aux juifs « sanguinaires, vengeurs, partisans de représailles », alors qu'elle est une création du droit romain, qui justifie ainsi le droit à la rétorsion.

De l'antisémitisme raciste au génocide

Au XIXe siècle, le développement des sciences inspire nombre de « penseurs » qui veulent justifier leur haine du Juif non seulement par la religion mais par la « hiérarchisation des races ».

Dans la France juive, Édouard Drumont (1886) décrit ainsi le Juif : « un nez recourbé, les yeux clignotants, les dents serrés, les ongles carrés », etc. Cette anthropologie raciste soit disant légitimée par la science, est largement reprise par la littérature et les journaux. En Allemagne, Houston Stewart Chamberlain, gendre de Richard Wagner,    s'inspire de l'uvre de l'écrivain et diplomate français Joseph de Gobineau,  auteur de l'Essai sur l'inégalité des races, et parle de restaurer la race supérieure. Sa thèse est reprise par le parti d'Hitler.

Ph. (c) AKG Photo

Déportés juifs polonais photographiés à l'entrée du ghetto de Lódz en 1942 (Pologne).

Pour Hitler, le but n'est plus seulement l'exclusion mais l'élimination de la présence juive dans le Reich pour favoriser la « rédemption des aryens ».  On assiste bientôt à l'application de la « solution finale », et à la mort de six millions de Juifs dans les camps de concentration.
 

Comment expliquer que l'antisémitisme ordinaire en Allemagne puisse mener à la Shoah ?

Les querelles d'historiens sont encore vives sur ce point. La folie nazie s'est appuyée, dès les années 1930, sur un contexte favorable : crise politique et économique, faiblesse des démocraties voisines qui laissent faire, mais aussi rencontre d'un homme et d'un parti qui savent jouer des frustrations et des pulsions des masses. Dans la Psychologie de masse du fascisme (1933), Wilhelm Reich présente Hitler comme l'incarnation du père autoritaire d'une nation. Le Führer comble le besoin infantile d'individus prêts à être conduits par un « génie » et fiers d'appartenir à la race des maîtres, alors qu'ils ne sont que des rouages, parfois très volontaires, d'une machine de mort.

Le protocole des sages de Sion

À la base du mythe antisémite du « complot juif mondial », il y a une falsification : le fameux Protocole des sages de Sion a été écrit en fait par un Russe, Mathieu Golovinski, pour le représentant en France de la police politique du tsar. Le faussaire est devenu par la suite un notable bolchevique. Édité en 1903, puis publié dans le Times de Londres en 1920, le protocole se présente comme le compte rendu de réunions judéo-maçonniques visant à mettre au point un plan de domination de l'humanité par la guerre, les révolutions, le capitalisme et la destruction des monarchies et de la chrétienté.

En 1921, il est prouvé que ce protocole n'est qu'un plagiat d'un pamphlet français contre Napoléon III.

Pour les nazis, qu'importe : le texte est largement diffusé. Il est interdit après-guerre, puis diffusé de nouveau après la création de l'État d'Israël.  Il est publié au Caire en 1951, puis dans le reste des pays musulmans pour dénoncer un complot sioniste.

Selon le philosophe Pierre André Taguieff, le protocole offre une explication simplifiée du monde avec un ennemi unique, mais à multiples facettes. S'en prendre à lui est considéré comme un acte d'autodéfense.

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À la fin de la quatrième page on nous présente ce qui suit :

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Sites d'associations luttant contre le racisme et l'antisémitisme

LICRA, Ligue contre le racisme et l'antisémitisme www.licra.com

Centre de recherche et d'action contre le racisme et l'antisémitisme
www.vol.fr/cera.index.html

Commission européenne contre le racisme et l'intolérance
www.ecri.ce.fr

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L'antisémitisme du Moyen-Age à nos jours

Catholiques et Juifs en Pologne (fresque historique)
 

Histoire des Juifs en Pologne du XVIe siècle à nos jours
 

Juifs et Polonais (1918-1939)

Les juifs de Pologne et de Lithuanie

Timide renouveau du judaïsme en Pologne

Précis d'histoire juive des origines à 1934, par Simon Doubnov

Mémoire juive et éducation

La controverse Delisle-Richler
Le discours sur l'antisémitisme au Québec et l'orthodoxie néo-libérale au Canada par Gary Caldwell

Crise Québécoise au sujet de L' "antisémitisme"

 

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