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Un bilan souverainiste du XXième siècle,
un regard québécois vers le XXI ième
Gilles Rhéaume
1999/12/28


Mouvement souverainiste du Québec
Bureau de la présidence
Courriel :  gilles_rheaume@moncourrier.com
Téléavertisseur :   (514)  599-4604
Montréal, le 29 décembre 1999

Notes pour la conférence de presse

Un bilan souverainiste du XXième siècle, un regard québécois vers le XXI ième
 
 

1- Le vingtième siècle du Québec

Tout  compte fait le siècle qui s’achève aura été celui du Québec et non pas celui du Canada comme l’avait pourtant cru Wilfrid Laurier.  Le Québec en tant que patrie du peuple québécois est la principale réalisation politique du vingtième siècle.  Il aura fallu même en attendre le dernier quart avant que cette identification nouvelle ne s’achève culturellement et socialement.  Le concept même du Québec est le fruit de ce siècle. Le Québec y a atteint politiquement sa majorité et les Québécois sont devenus une majorité politique.

Durant ces  années marquées par la Guerre des Boers, la Première et la Deuxième Guerre mondiale, le Québec moderne s’est façonné.  La rénovation du nationalisme traditionnel du Canada-Français est sans doute la rupture épistémologique la plus déterminante de notre époque.  Le virage québécois a modernisé le vieux nationalisme. Le Québec contemporain est porté par une soif nouvelle de justice.  La relance du projet souverainiste, vers 1960, par une petite poignée d’hommes et de femmes, puis la consécration populaire de la souveraineté du Québec  que nous devons à René Lévesque, demeurera incontestablement le phénomène social le plus important du siècle.  La prise du pouvoir par le Parti québécois, le 25 novembre 1976  est le point culminant du réveil québécois.

Deux référendums sur la souveraineté ont aussi marqué ce siècle.  Il est même permis de douter de la victoire du Non en 1995. La puissance politique de l’idée du Québec souverain et français est devenue incontournable.  Les difficultés électorales des forces fédéralistes au Québec, que ce soit à Ottawa ou à Québec, s’explique en grande partie par l’article UN du credo politique québécois selon lequel il faut que se sente en tout temps   LE QUÉBEC D’ABORD.  L’ADQ de Mario Dumont a très bien compris la nature nouvelle de l’enjeu québécois.  La place cardinale qu’occupe désormais cette formation politique a grandement modifié le centre de gravité de nos affaires politiques en plaçant les intérêts du Québec bien avant ceux du Canada.  Cette victoire québécoise est un autre acquis de ce siècle.

C’est pendant ce siècle que le peuple du Québec prit aussi conscience de ses droits linguistiques.  En 1900, le français au Québec était une langue de deuxième classe.  L’anglais était partout.  Partout !  Le français, nulle part.  Nulle part !  Le vingtième siècle aura été celui du réveil français du Québec.  La loi 101 est la loi la plus populaire de tout le siècle et ses objectifs unanimement salués au Québec français.  La volonté générale de défendre le fait français au Québec est sans aucun doute le fait sociolinguistique  qui aura le plus bouleversé le paysage québécois.  Le peuple québécois sait de plus en plus que sans la souveraineté, il n’y a pas de loi 101 possible.  Les tribunaux canadiens sont unanimes.  Au mieux le Québec sera bilingue tant et aussi longtemps qu’il restera dans le Canada.  La réaction d’éléments extrémistes du Canada anglais qui aura marqué la toute fin du siècle dans le domaine linguistique est tellement déconnectée de la réalité qu’elle génère sans cesse de nouvelles adhésions aux idées québécoises.  Le discours sur la langue est au cœur de l’avenir du Québec.  Un autre acquis du siècle.

2- Le coup de force d’Ottawa sur les libertés fondamentales ou la passerelle entre deux millénaires




Stéphane Dion et Jean Chrétien, par leur obstination à vouloir frapper le Québec, illustrent avec une clarté lumineuse l’intolérance dont le Canada anglais est capable à l’égard du Québec français.  La loi du mépris de la démocratie et de la haine politique et juridique est devant le parlement canadien. Elle est accueillie unanimement par un Canada anglais tout aveuglé par sa chasse systématique aux souverainistes, aux Québécois et aux francophones. Le Canada entre dans le XXIe siècle avec des idées du Moyen-Âge. Au niveau de la démocratie, le Canada régresse.  Il se distancie du monde démocratique.  En l’an 2000 le monde entier saura ce que le Canada veut faire à sa minorité nationale…

D’abord à l’ONU.  Toutes les instances de l’ONU qui s’intéressent aux droits politiques et aux libertés fondamentales seront régulièrement informées du débat sur le projet de loi C-20 visant à dénaturer la démocratie universelle.  Les pays de la Francophonie seront aussi saisis des intentions canadiennes à l’égard du Québec  ainsi que les pays de l’Union européenne, notamment tous les parlementaires européens.  Nous déposerons donc des mémoires, des rapports et des études partout où la démocratie le permettra afin que l’assaut Chrétien-Dion soit connu puis décrié par la communauté internationale.  Quand des visiteurs étrangers viendront au Canada et au Québec nous leur ferons savoir ce que nous subissons dans ce pays.  Et quand les officiels canadiens iront en visite à l’étranger, nous nous adresserons alors de diverses façons à l’opinion publique de ces pays…  Avec le BULLETIN ÉLECTRONIQUE DES DROITS POLITIQUES DES QUÉBÉCOIS AU CANADA, que nous expédions déjà aux quatre coins du monde, nous ferons davantage connaître la nature antidémocratique du dernier coup de force d’Ottawa.

Ottawa a provoqué le Québec.  Le XXIe siècle sera celui de la souveraineté du Québec qui se réalisera très certainement si le Canada ne brime pas nos droits politiques.

Gilles Rhéaume
 
 

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