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Lettre de Gilles Rhéaume
au ministre Stéphane Dion
au sujet de l'internationalisation
du Débat sur la loi C-20


 
 
 
 
Monsieur Stéphane Dion
Ministre des affaires intergouvernementales canadiennes
Gouvernement du Canada
Ottawa  ONTARIO

Le 8 avril 2000

Monsieur le ministre,

Vous manifestez votre étonnement devant le fait que les Québécois portent la ténébreuse affaire du projet de loi C-20 au niveau international.  Je crois que vous devrez toutefois vous y habituer car cela regarde désormais la communauté internationale.  Je ne tenterai pas de vous en convaincre.  Je me contenterai de signaler pourquoi une campagne internationale est toute indiquée.

Si le débat sur ce projet de loi pouvait être domestique, étant donné les règles et les procédures strictement parlementaire, il en est tout autrement depuis que la loi a été adoptée.  Il reste, il est vrai, le Sénat et la sanction royale mais ces deux instances échappent au peuple.  Quoique du côté du Sénat, dont tous les membres sont nommés à vie (vie parlementaire limitée à 75 ans) par le Premier ministre du Canada, il est encore permis d’espérer qu’il n’endossera pas facilement cette forfaiture démocratique…  De toutes les façons, cette affaire déborde maintenant les frontières canadiennes car il s’agit des libertés fondamentales, de ces droits politiques et démocratiques naturels, inhérents à la nature humaine qu’aucun pays ne peut enfreindre impunément.

Le Canada n’a pas le droit de violer les droits fondamentaux de ses citoyens.  L’égalité démocratique est une des colonnes du droit naturel et de toutes les déclarations, pactes, protocoles ou conventions que la communauté internationale a voulu protéger et garantir.  Ce sont précisément ces droits qui sont annihilés par le C-20.  Voilà pourquoi l’opinion internationale est concernée par vos intentions dévastatrices de mes droits, des droits de tous les Québécois.  Ce n’est qu’un début, plusieurs instances internationales auront à se pencher sur le texte de loi et les déclarations officielles du gouvernement canadien.

Vous aurez beau  tenter de justifier votre infamie, votre point de vue est biaisé.  Vous êtes en conflit d’intérêts pour en juger…  Nous préférons les règles de l’ONU aux diktats soviétiques de votre gouvernement.

Recevez, l’expression de mes sentiments les plus québécois,

Gr
Gilles RHÉAUME
Directeur de l’Institut d’études des politiques linguistiques
Président de la Conférence internationale
des peuples de langue française (1982-1985)
Président du Mouvement souverainiste du Québec
59006-6595, rue Saint-Hubert, Montréal
État du Québec  H2S  3P5
 
 

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