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Québec un Pays

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Les Grandes conférences  2004
de l’Institut d’études des politiques linguistiques

1er cycle de conférences sur les idées au Québec :

«Le XXe siècle, le siècle de la prise de conscience québécoise»

«Du nationalisme canadien, puis canadien-français à l’indépendantisme québécois; les hommes et les femmes du Québec s’affirment en tant que tels (1900-1976)»

Le Directeur de l’Institut, Gilles Rhéaume, donnera une série de conférences publiques à la Maison Ludger-Duvernay, au 82 Sherbrooke Ouest à Montréal (deux rues à l’Ouest du boulevard Saint-Laurent).  Ces entretiens ont pour objet de mieux examiner certaines des grandes idées qui ont marqué le cheminement du Canada-Français et du Québec et ce, notamment en puisant dans la documentation archivistique et la tradition orale d’organisations nationalistes telles  la SSJB-M et le MNQ, la Ligue d’Action nationale et l’Ordre de Jacques-Cartier (La Patente).  Le conférencier présentera des ouvrages  qui concernent les sujets des rencontres.

Les conférences auront lieu les troisièmes  mardis du mois, de février à juin inclusivement, de 19 :00 à 21 :30 et comporteront une période d’échanges avec les participants.

Participation : 8$.

Réservations au (514) 843-8851 ou via Internet en écrivant à bienvenue62 hotmail.com  ou encore en faisant parvenir un chèque libellé à l’ordre de IEPL au 59006-6595, rue Saint-Hubert, État du Québec, H2S  3P5.

N.B. : Une attestation officielle sera remise aux personnes qui auront assistées à tout ce cycle de conférences et qui auront choisies d’évaluer formellement leur compréhension de la démarche.
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1ère conférence (17 février, 19h.):

(1900-1920) : « L’ironique paradoxe  d’une époque où, d’une part, le Québec a donné naissance  au nationalisme canadien et où, d’autre part, l’idée même du Québec  prend racine sur son territoire »

Remarques générales - L’état des lieux - Origines du nationalisme et sa transcendance des partis et des écoles  - Du  patriotisme canadien au nationalisme du même nom– Le Canada est une idée québécoise – La Province de Québec en 1867 ou les prémisses d’un État français en Amérique du Nord - L’Affaire Riel, fin de la récréation des promoteurs  de la Confédération- La Province se vide : Un million de personnes quittent le Québec pour la Nouvelle-Angleterre - La Guerre des Boers, la renaissance du rêve canadien - Wilfrid Laurier, d’opposant à chef suprême du Canada  - Henri Bourassa,  son discours à Notre-Dame - Olivar Asselin ou l’éternel retour sur le front de la langue- L’Église et son influence, Mgr Bruchési, l’évêque invisible – - La Ligue nationaliste - Le Devoir, une presse indépendante – L’École sociale populaire - Tempête à la SSJB  - La Ligue des droits du français -  Le Père Papin-Archambault s.j. et le docteur Joseph Gauvreau - La Première Guerre mondiale et le Québec – La Première Conscription – Pâques sanglantes à Québec - Une certaine conscience québécoise - L’urbanisation des Canadiens-Français - La langue devient un enjeu sociopolitique de premier plan - Apparition d’une culture urbaine de langue française en Amérique - Le sens de la justice - La valeur des droits – La lutte franco-ontarienne – Fondation du Droit par les Oblats d’Ottawa- Une génération de militants gardiens des droits -Le monde ouvrier s’organise et prend sa place - La culture, la création, les Lettres et les Illustrations puis les Images et le Sonore s’institutionnalisent - Médéric Martin – Lomer Gouin  – Ce qui se passe à Ottawa et à Québec – Le nationalisme canadien est né – Les femmes de la SSJB – Les cours publics du Monument national, premiers en leur genre  -

2ièmeconférence (16 mars 19h.):

(1920-1940) : «Les Canadiens-Français du Québec subissent un autoritarisme qui marque lourdement le social ; Mussolini signe un traité avec le Pape,  le Souverain pontife de la capitale spirituelle du Canada-Français. Le corporatisme est généralement perçu comme une solution catholique et  plus  respectueuse des travailleurs. L’immigration fait peur. La tentation totalitaire.»

L’état des lieux – Les Canadiens-Français, Rome, Paris et Londres - L’Action française de Lionel Groulx  - La langue mais pas que la langue - Les anciens dirigeants de l’ACJC assure la relève dans les institutions nationales et s’y installent- La bataille pour le français - L’Action canadienne-française, après que Rome eût excommunié L’Action française de Charles Maurras - L’Ordre de Jacques Cartier  - La dépression économique - Guy et Anatole Vanier - Le Monument national du boulevard Saint-Laurent, la place de la culture - Rapports avec les gouvernements de Québec et d’Ottawa  - Le Corporatisme - L’Action nationale - Les idées de droite - L’attitude face aux Juifs - Les Jeune Canada - Le monde ouvrier - Les Jeunesses patriotes - Faisceaux séparatistes - «Le séparatisme, doctrine constructive»  - La SSJB au carrefour des idées et de l’action nationales - Apparition d’un nationalisme revendicateur pour les Canadiens-Français du Québec - La question sociale – Les 24 juin – La Nation de Paul Bouchard – Le Mouvement sentinelliste en Nouvelle-Angleterre  - L’omniprésence de l’Église  – Le monde de l’éducation – Ottawa et Québec – Maurice Duplessis – Les autres Francophones du Canada -
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3ième conférence (20 avril, 19h.):

(1939-1945 : «L’ère des remises en question ou la  2e Guerre mondiale comme tournant majeur de la conscience nationale)»

La Deuxième Guerre mondiale -Le plébiscite de 1942 -La Ligue pour la défense du Canada - L’effort de guerre - Les droits du français - Le Bloc populaire - André Laurendeau - Jean Drapeau - Le fascisme et le nazisme - La SSJB et la guerre - La censure – Attitude devant la France : Pétain vs De Gaulle – Liens entre Ottawa et Vichy - Auguste Viatte, professeur à Laval - La France libre au Québec – De Gaulle et le Québec - Les 24 juin – Pierre Trudeau – Michel Chartrand – Difficultés linguistiques dans l’armée canadienne – La guerre comme ouverture au monde -  L’Église et la guerre – Les femmes et leurs griefs  – L’édition québécoise prend le relais de l’édition française – Adélard Godbout – Les idées séparatistes au Québec – Le rôle des soldats québécois dans la libération de la France, de la Belgique et de la Hollande – Les Jeunes Laurentiens  - Retour de Maurice Duplessis – Grandes manifestations publiques – Adrien Arcand, le Parti de l’unité nationale canadienne – L’antisémitisme – Hitler et le Canada-Français -  L’état des lieux à la fin du conflit – Une tempête est passée sur le Québec – Les Canadiens-Français se sentent de plus en plus Québécois -

4ième conférence (18 mai, 19h.) :

(1946-1960)) :«Le Québec étouffe, ses institutions apparaissent de plus en plus désuètes ou prélude aux grands changements»

Une ère nouvelle – Ouverture à la modernité – Le retour des soldats – Duplessis face à Ottawa – La Commission Tremblay – Le drapeau du Québec – L’École historique de Montréal - L’autonomie québécoise – François-Albert Angers – Esdras Minville – La SSJB aux lendemains de la guerre – Le Québec et le besoin d’air frais – L’Action catholique : Gérard Pelletier, Simone Chartrand, Jeanne Sauvé et Camille Laurin – La littérature et les arts – Idées neuves – Place à une nouvelle génération de militants plus exigeante et plus aguerrie – La Fête nationale – L’épuration en France et ses conséquences au Québec et au Canada  – Les Québécois dans le Canada de l’après-guerre – Ottawa s’ingère de plus en plus dans les compétences québécoises – Dynamisme du débat sur les droits du Québec – Installation du Cardinal Paul-Émile Léger – La revue «Cité libre»  – Raymond Barbeau et l’Alliance Laurentienne – Mort de Maurice Duplessis – «Désormais» – Le Québec se montre à lui-même – Le débat sur l’avenir national est lancé -

5ième conférence (15 juin, 19h.) :

(1957-1976) : «La renaissance indépendantiste, moteur de la Révolution tranquille; rupture  avec le nationalisme traditionnel puis vinrent Charles  De Gaulle, René Lévesque et son parti »

Le RIN, Marcel Chaput, André D’Allemagne et Pierre Bourgault – Raoul Roy et l’Action socialiste pour l’indépendance du Québec – L’équipe du tonnerre et Jean Lesage - Liens officiels entre Paris et Québec – La nationalisation de l’hydroélectricité – La Commission Parent - Mort de Lionel Groulx et ses conséquences -  Les États-Généraux du Canada-Français - L’Exposition universelle de Montréal – 100 ans de la Confédération - Charles De Gaulle - Le Québec revendique – Les femmes s’impatientent –– René Lévesque de la télévision aux affaires -– Éclatement de la Patente (OCJC) – Le FLQ – L’action militante des indépendantistes- Les États-Généraux du Canada-Français - La SSJB devient indépendantiste – La Commission Laurendeau-Dunton – La ségrégation linguistique et l’appauvrissement des Québécois  - Les jeunes et le projet indépendantiste – Le Parti québécois – Robert Bourassa- La politique linguistique -  Le Québec français – Mobilisation du monde ouvrier – Le 15 novembre 1976 -  Les Québécois se nomment – Un projet québécois –
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Notes sur le conférencier
 
Détenteur d’une maîtrise en philosophie qu’il a enseigné à l’UQÀM (Le discours moral) et aux CEGEPS de Drummondville et de Sorel-Tracy, Gilles Rhéaume, après des études doctorales dans cette discipline, se tourna vers la sociologie et les sciences politiques pour enrichir ses travaux de troisième cycle en sciences humaines et sociales.  Ses recherches l’ont conduit en Europe où il séjourna plusieurs années, notamment en France, en Belgique, aux Pays-Bas et en Suisse où il s’est penché sur les pratiques sociolinguistiques des États.  De plus, il a dirigé de nombreuses associations, tant au plan national qu’international, vouées à la défense du français et des droits du Québec.  Il a longuement fréquenté et dépouillé les archives de la SSJB-M. Il a prononcé d’innombrables conférences sur ces questions tant en Amérique du Nord qu’en Europe.
 

bienvenue62@hotmail.com
 
 


 
 
 

Soirée-débat du Conseil de la souveraineté du Québec
LUNDI 19 JANVIER 2004
à 19 h

Thème chaud et d’actualité :

Les «ethniques» québécois et les indépendantistes :
qui a peur de qui?
 

Animation
Gérald Larose, président du Conseil de la souveraineté du Québec
et Hélène Pedneault, écrivaine

Invités

Joseph Facal, ex-député-ministre du PQ, professeur aux HEC
François Parenteau, chroniqueur radio et
membre du Groupe Les Zapartistes
Vivian Barbot, ex-président de la Fédération des femmes du Québec
Akos Verboczy, commissaire scolaire du Mémo
et membre de Forum jeunesse
Gisèle Tremblay, ex-journaliste
Maria Mourani, sociologue et ex-candidate du PQ-comté L’Acadie

Interprétation musicale
Groupe Dobacaracol
 

Au Lion d’Or
1676, rue Ontario Est
Montréal
(angle des rues Papineau et Ontario)
(métro Papineau)

Prix d’entrée : 5 $
Possibilité de souper sur place à compter de 17 h 30 (à prix modique)

Bienvenue à toutes et tous!
 
 
 



 
 

UN THÈME CHAUD ET D’ACTUALITÉ

Les « ethniques » québécois et les indépendantistes : qui a peur de qui ?

Vous devez être surpris qu’on ose employer le mot « ethnique » dans un débat du Conseil de la souveraineté du Québec, mot honni, qui provoque une psychose à chaque fois qu’il est employé depuis le fameux soir du référendum du 30 octobre 1995.

Justement : c’est pour ça qu’on l’emploie. Pour qu’on arrête de s’évanouir, de retenir son souffle ou d’avoir honte à chaque fois qu’on l’entend, en regardant à gauche et à droite pour voir ce que les « autres » vont dire.

Si on veut faire un pays, il ne faut pas avoir peur des mots.
Il faut prendre les mots à bras le corps et les regarder froidement, en refusant qu’on en fasse glisser le sens.
Il ne faut pas qu’un simple mot comme « ethnique » réussisse à nous faire sentir racistes ou exclusifs.

Les Québécois ne sont pas racistes et exclusifs.

Si le mot « ethnique » provoque encore un tel émoi dans les médias et dans la population, c’est que nous ne sommes pas certains nous-mêmes de ne pas être racistes ou exclusifs, soit tels que nos adversaires aiment nous définir pour nous mettre des bâtons dans les roues, pour discréditer notre originalité, nos rêves et nos projets. Et comme vous pouvez le constater, leur stratégie marche fort !

Retournons donc à la définition du dictionnaire Robert :

Ethnie : 1896. Du grec ethnos, « peuple, nation ». Ensemble d’individus que rapprochent un certain nombre de caractères de civilisation, notamment la communauté de langue et de culture (alors que la race dépend de caractères anatomiques). L’ethnie française englobe notamment la Belgique wallonne, la Suisse romande et le Canada français.

Ethnique : 1752. Qui sert à désigner une population. Exemple : « Français » est un nom ethnique. « Berbères n’est pas un ethnique datant d’une époque lointaine ». Relatif à l’ethnie. Caractères ethniques, propres à une ethnie. Groupes ethniques.

Qu’y a-t-il donc de si effroyable dans cette définition, qui fait aussi de nous, Québécois francophones, une des ethnies de la planète ?

François Parenteau, chroniqueur à Radio-Canada et membre des Zapartistes, conférencier invité à cette soirée-débat, m’a aussi fait connaître une phrase troublante de l’écrivain Mark Twain : « Je vais continuer d’utiliser le mot « nègre » jusqu’à ce qu’il ne soit plus une insulte pour personne ».

L’écrivain français Ernest Renan a aussi écrit : « La différence du noble et du vilain…n’est en rien une différence ethnique ».

Même dans Harry Potter, j’ai trouvé cette phrase très juste, lancée à quelqu’un qui avait peur de  dire le nom du terrible Voldemort :  Nomme toujours les choses par leur nom. La peur d’un nom ne fait qu’accroître la peur de la chose elle-même.

De la même façon, pour vider certains mots ou certaines expressions de leur triste connotation, la Coalition Eau Secours a repris l’expression « porteurs d’eau », que les conquérants ont utilisée pendant des décennies pour mépriser les Québécois, et l’a employée de façon positive pour désigner les personnes qui ont accepté de mettre leur notoriété au service de la cause de l’eau.

Cela ne veut pas dire que nous nous mettrons à utiliser le mot « ethnique » à tort et à travers, à toutes les sauces. Peut-être allons-nous décider, d’un commun accord, de le mettre de côté au profit d’autres mots. Mais cette décision ne se prendra pas dans la peur et nous refuserons dorénavant qu’on nous prive de certains mots du vocabulaire.

Comme disait mon amie Loriane : Pourquoi ne pas dire « Québécois iranien, Québécois haïtien, Québécois italien, etc, et même « Québécois québécois » pour nous désigner, nous, les Québécois francophones ? »

En effet, pourquoi pas ? Pourvu que personne ne se sente insulté ou exclu, pourvu que personne ne soit dupe et serve d’otage à des gens qui ont intérêt à nous nuire en manipulant les mots et leur symbolique à notre détriment.

À propos, il faudrait de toute urgence rapatrier le mot « colonisé ». Nous l’avons peut-être jeté trop tôt… Nous en aurions bien besoin, en ce moment, pour nommer certaines réactions et certaines attitudes…

Hélène Pedneault
Écrivaine
Co-animatrice de la soirée
 



 

Les trois mousquetaires
partent en tournée du Québec.

En effet, du 19 janvier au 19 mars 2004, Alexandre Bourdeau, député de Berthier, Stéphan Tremblay, député de Lac St-Jean, et Jonathan Valois, député de Joliette, se cotiseront pour payer l’essence et aller aux quatre coins de notre pays.

Le but de notre tournée du Québec est de rencontrer les jeunes de toutes les régions du Québec. Les écouter pour bien saisir ce qui les fait vibrer. Nous voulons, à terme, répondre à la question : Comment notre projet de souveraineté demeure la meilleure solution aux enjeux comme l’environnement, la mondialisation, la démocratie, la démographie, l’éducation ou la famille ?

Que ce soit des jeunes étudiants des collèges ou des universités, des jeunes participants au programme « Carrefour jeunesse emploi », des jeunes parents utilisateurs de CPE ou des jeunes travailleurs, notre désir est de profiter à plein de notre passage dans votre coin de pays pour rencontrer le plus de gens possible. Il serait aussi opportun de médiatiser notre passage. En la présence du député, du président de circonscription ou de militants, nous pourrions rencontrer quelques journalistes de vos hebdos locaux.

Si vous voulez que votre ville, circonscription ou région soit sur notre liste, contactez-nous rapidement. Vous n’avez qu’à réserver une date et nous proposer un ordre du jour. Idéalement, cette journée de rencontre devrait se terminer avec un souper et une soirée avec des militants de notre Parti. Nous sommes jeunes et nous ne dirons jamais non à une belle soirée en bonne compagnie.

Contactez Marie Doyon, adjointe de Jonathan Valois,
pour réserver votre date. (418) 644-1598.
 


 
 
 



 
 

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