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Dans les estrades d'observateurs
(même texte dans AGQ 4610)

L'indépendance, la souveraineté du Québec, le Pays du Québec c'est un programme politique à réaliser avec tous les québécois et québécoises.

Au pouvoir, avec un ensemble de réformes à réaliser, des objectifs de déficit zéro atteints, avec un mandat où la majorité de notre population a donné plus aux adversaires qu'à ses propres troupes en dépit du fait que 75 députés sur 125 sont élus pour le Parti Québécois, cela laisse des traces au niveau de la responsabilité et de la représentativité.

Facile, dans les estrades d'observateurs et de saine critique de voir les choses se présenter avec un léger retard sur nos propres volontés, sur nos propres assises qui, pour la majorité d'entre nous, ne reposent certainement pas sur un vote de nos propres compatriotes.

Comment solliciter les troupes souverainistes sinon de leur donner un mandat de créer les conditions vers le Pays à finaliser ?

Ce mandat là, il nous appartient à chacun d'entre nous, par la force de nos écrits, par la force de nos convictions, par la force de la qualité de notre propre argumentation pour convaincre un nouvel arrivé sur notre territoire québécois, ou simplement un voisin, un collègue travaileur, un parent, un ami ou un confrère.

Cette responsabilité là, elle nous appartient à chacun et chacune d'entre nous.

Facile, il me semble, de prêter des sentiments, des convictions aux autres.

Prenons le temps d'analyser ce qui s'est passé avec chacun de nos Premiers Ministres depuis près de quarante ans ?

Duplessis était autonomiste mais pas assez pour créer l'Indépendance.  Pourtant il a su contrôler les dépenses de notre État et retirer des points d'impôts d'Ottawa.

Jean Lesage, avec son "Maître chez nous" et la nationalisation de l'électricité nous a fait avancer collectivement en plus d'aller chercher également des points d'impôts.  Il a créer, il faut le reconnaître, d'immenses déficits qu'il nous faut, collectivement assumer.

Daniel Johnson, père, avec l'Égalité et l'Indépendance a, à sa façon créer un état de fait avec la visite du célèbre Général De Gaulle.  Il aurait pu aller plus loin.  Il avait un voyage de préparer pour aller en France mais son décès inopiné a tout retardé dans notre évolution collective.

Et Robert Bourassa, n'a-t-on pas dit qu'il était trop nationaliste, pas assez fédéraliste.  À Ottawa, c'est certain qu'on n'est jamais content d'un Premier Ministre du Québec.  Il a fait des efforts pour joindre le Canada et le Canada n'a rien accepter de ce que l'on trouvait de minimallement obligatoire.

René Lévesque, on l'a accusé de s'être fourvoyé avec des rencontres fédérales-provinciales où tous les adversaises sont justement des adversaires.  Ils ne veulent rien accorder qui ferait du Québec une entité différente, distincte.  Ils ont préparé un moule canadien dans lequel ils veulent nous voir fondu dans leurs réalités dans lesquelles nous ne nous reconnaissons pas.

Peu importe le Premier Ministre du Québec, il sera toujours accusé par nos adversaires pour ne pas être à la hauteur de ce qu'eux voudraient le voir atteindre.  Pourtant, c'est nous les québécois et les québécoises qui élisons nos propres députés à l'Assemblée Nationale.

D'un côté on leur dit qu'il y aura un référendum et nous réalisons le référendum.  À chacun des référendums ne nous a-t-on pas promis des changements fondamentaux ?  Et ces promesses furent-elles tenues ?

C'est nous, les gens du peuple du Québec qui ne nous assumons pas dans ce que nous sommes et dans ce que nous voulons être :  un État Québécolis aussi souverain que le Pays qui nous est étranger parce qu'il se définit, dorénavant comme étant une seule entité, une seule nation, un seul Pays.  Le Québec n'a pas sa place dans la réalité canadienne qu'ils sont à créer et finaliser.  À nous de le dire, de le répéter et le faire comprendre à tous ceux qui nous entourent.

Et Jacques Parizeau et Lucien Bouchard ont dûment été élus Premier Ministre du Québec.  L'un promettant la tenue d'un référendum, l'autre parlant des conditions gagnantes à atteindre avant la tenue d'un nouveau référendum.

Qui donc doit voir pour que ces conditions vers le Pays du Québec se réalisent dans le concret sinon, chacun d'entre nous, citoyens et citoyennes du Québec ?

Facile de faire porter aux autres le fardeau de toutes les responsabilités ?  Il me semble qu'il y va de la responsabilité de chacun et chacune d'entre nous de poser un geste, d'argumenter de façon claire, de faire valoir la réalité québécoise dans chacune de nos actions et de nos écrits.

Prenons le temps d'analyser les centaines de textes qui nous parviennent, et voyons voir la qualité et la teneur de nos écrits.

Des milliards de dollars sont disponibles à Ottawa.  Qu'est-ce qu'ils font avec ces milliards disponibles ?  On offre de l'argent à des millionnaires du hockey, on offre de l'argent aux diverses banques qui font des milliards de profits parce qu'ils auraient perdu quelques dollars avec les prêts aux étudiants ?  On offre des milliards pour créer un nouveau projet fédéral-provincial sur la santé et dans quelques années, Ottawa saura bien se retirer de ces nouveaux projets pour nous dire qu'il est de la responsabilité des Provinces de faire ce travail.  Ils volent des milliards de dollars aux travaileurs de toutes les Provinces et on entend à peine quelques remontrances.
 

C'est fondamental.  Quelque chose ne tourne pas rond et on ne réussit pas à mettre ces points en exergue pour faire reculer ces voleurs que l'on devrait chasser du Temple.  Ottawa est une chasse-gardée qui devient à l'épreuve de toutes les malversations que normalement les journalistes devraient mettre en évidence de façon majeure.  Pourquoi ne le font-ils pas ?  Sont-ils à ce point vendus à la cause fédéraliste qu'ils ne voient plus la poutre qu'ils ont dans l'oeil ?

Les députés et ministres du Parlement Canadien savent endetter les Provinces et ils savent se retirer des projets qu'ils ont mis en place pour effacer leurs propres déficits et les reconduire aux Provinces.

Les voleurs, les tricheurs, les menteurs sont à l'oeuvre à Ottawa et nous nous questionnons sur nos propres élus qui ont dû effacer plus de quinze milliards de déficits au cours des récentes années en dépit d'Ottawa.

Pourtant, n'est-ce pas de notre responsabilité de chercher à créer les conditions qui nous seront favorables pour le Pays que nous voulons ?

N'est-ce pas à nous tous, chacun à notre façon, de se demander individuellement et collectivement ce que nous faisons pour le Pays que nous voulons ?  Si notre agir devient imposant, ceux qui sont en place n'auront qu'à assumer leurs responsabilités qui deviendront évidentes. N'en convenez-vous pas ?

Robert Bertrand, rédacteur,
QUÉBEC un Pays,
2000/01/29
 
 

Diverses adresses pour mieux vous servir

http://membres.lycos.fr/quebecunpays/
http://www.geocities.com/CapitolHill/Parliament/3488/index.html
http://www.iquebec.com/quebecunpays
http://www3.sympatico.ca/robert.bertrand.qc./couette-cafe.html
 

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