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Émeutes 1918 au Québec

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ÉMEUTES 1918
dans les
VILLES DU QUÉBEC


Un exemple, bien clair, où la Nation Québécoise,
Le Peuple du Québec et le Pays du Québec
doit se soumettre aux ordres du
Gouvernement Fédéral
contre sa propre volonté clairement exprimée

Archives 1896-1927

CHRONOLOGIE DU QUÉBEC
1896-1927
 Extraits du livre de
Monsieur Jean Provencher
"Québec sous la loi
des mesures de guerre 1918"
1896          Élections fédérales.
                  Le parti Libéral, dirigé par Wilfrid Laurier, est porté au pouvoir.
                  Henri Bourassa est élu député fédéral du comté de Labelle.
 

1899          Laurier décide d'une participation canadienne à la guerre que livre la
                  Grande-Bretagne aux Boers, en Afrique du Sud.

                 Bourassa, en désaccord complet avec le Premier Ministre Canadien,
                démissionne comme député libéral de Labelle.  Il rejette l'impérialisme de la
                Grande-Bretagne et s'oppose, par principe, à une participation canadienne
                à toute guerre de l'Empire.

                A compter de ce moment, Bourassa devient l'adversaire acharné de Laurier
                au Québec et  l'orateur le plus écouté des francophones.
 

1903       Le journaliste Olivar Asselin fonde la Ligue Nationaliste, mouvement  qui
               préconise un nationalisme bourassien et qui canalise le mécontentement
              de la jeunesse québecoise contre les vieux partis.
 

1904      Réélection d'Henri Bourassa à Ottawa et élection d'Armand Lavergne,
              jeune avocat, à titre de député libéral fédéral de Montmagny.
 

1908     Élection d'Henri Bourassa et d'Armand Lavergne à la législature québécoise
             sous l'étiquette de nationalistes.
 

1910    Fondation du journal Le Devoir par Henri Bourassa.
 

1910    Fondation de l'Association canadienne-française d'éducation d'Ontario pour
            veiller au bon fonctionnement du système scolaire des Franco-Ontariens.
 

1910        Wilfrid Laurier, le Premier Ministre du Canada, présente à la Chambre des
               Communes un projet de loi visant à créer une marine canadienne qui
               apporterait sa contribution au renforcement de la flotte impériale britannique.

               Les anglophones du Canada auraient préféré une contribution financière à la
               flotte anglaise, alors que les nationalistes québécois s'opposent totalement à
               toute participation canadienne aux guerres européennes.
 

1911        Élection fédérale.  Le parti Libéral de Wilfrid Laurier est défait ; les Conservateurs
                de Robert Borden, alliés aux nationalistes du Québec, l'emportent avec une forte
                majorité.
 

1912        Après un voyage en Angleterre, le Premier Ministre Borden propose le don d'une
                somme de 35 millions de dollars qui serviraient à la construction de trois  vaisseaux
               de guerre devant s'ajouter à la flotte anglaise.

                Le Sénat, d'allégeance libérale, l'empêche de mener à terme cette politique.  On ne
                parlera plus, dès lors, d'une contribution directe du Canada à la flotte impériale.
 

1914          Assassinat du Prince François-Ferdinand archiduc héritier d'Autriche-Hongrie.
28 juin
 

1914         Invasion de la Belgique par l'Allemagne et déclaration de la guerre de la
4 août      Grande-Bretagne aux pays envahisseurs.

                Henri Bourassa déclare que l'Empire ne peut imposer au Canada l'obligation
                constitutionnelle d'aller combattre sur les champs de bataille européens.

1914        Le Parlement canadien décide de soutenir la cause de l'Empire  et vote un
6 août     crédit de 50 millions de dollars pour l'organisation de l'armée canadienne.

1914         Sanction de la Loi conférant certains pouvoirs au Gouverneur en conseil
22 août    et amendant la Loi de l'immigration, citée sous le nom de
 
 

Loi des mesures de guerre, 1914




1914        Le ministre de la Milice, Sam Hugues est chargé de veiller au bon
Sept.       fonctionnement de l'armée canadienne.

1914        Le premier bataillon de soldats canadiens traverse  l'Atlantique.
3 oct
 
 

22ième Régiment




1914         Création à Saint-Jean dans le Québec, du 22ième Bataillon qui
20 oct      deviendra le 22ième Régiment.

1915        Le Parlement Ontarien adopte un règlement connu sous le nom de
                Règlement XVII, visant à restreindre l'usage du français dans les écoles bilingues.

                À compter de ce moment les catholiques francophones de l'Ontario et du Québec
                livrent une dure lutte en vue de l'abrogation de cette loi qu'ils jugent inique.

1917        Départ du Premier Ministre Canadien, Robert Borden pour la Grande-Bretagne
Fév          où il assistera à la Conférence Impériale.

1917       Les Etats-Unis déclarent la guerre à l'Allemagne.
Avril

1917         424,000 hommes se sont enrôlés dans l'armée  canadienne depuis le
Avril        début de la guerre.  Le Canada compte alors une population de 8 millions
                d'habitants.

1917         Retour au Canada du Premier Ministre Borden avec  l'idée d'augmenter
Mai          les effectifs militaires.  Il songe à décréter la conscription.
 
 

La Loi de la conscription




1917           Le Parlement Canadien adopte la Loi de la conscription,appelant sous
24 juil         les armes tous les hommes célibataires ou veufs sans enfant, de 20 à 35 ans.

1917          Des manifestations hostiles à la conscription se succèdent à un  rythme
Été            inimaginable dans tout le Québec, pendant que les autres provinces
                 demandent au Gouvrenement Canadien de mettre le Québec au pas.

1917         Le Premier Ministre Canadien, Robert Borden,  annonce la tenue d'élections
Oct          générales, après avoir formé un Gouvernement d'Union des conservaeurs  et des
                libéraux partisans de la conscription.

1917          Appel des premiers conscrits et création des tribunaux d'exemption.
13 oct

1917          Le Gouvernement d'Union obtient  une majorité de 71 sièges  au Canada ,
17 déc       mais le Québec, vote en bloc contre ce Gouvernement à l'exception de trois
                  circonscriptions anglophones de Montréal.
 
 

 Une motion souverainiste




1917           Joseph-Napoléon Francoeur, député libéral à  l'Assemblée Législative de
Fin déc       Québec, dépose une motion souverainiste:

         Que cette Chambre est d'avis que la Province de Québec
         serait disposée à accepter la rupture du pacte fédératif,
         si dans les autres provinces, on croit qu'elle est un obstacle
         à l'union, au progrès et au développement du Canada.
1918            La motion Francoeur a fait l'objet de longs  débats.  Sous les conseils
 23 janv      du Premier Ministre Libéral du Québec, Lomer Gouin, le député de
                   Lotbinière retire sa motion, en disant qu'il avait atteint son but, soit
                   établir que le Québec détient des droits que les autres Provinces doivent
                   respecter.
 
 

Les émeutes de Québec

1918            Les émeutes de Québec.
Mars-avril

1918            Un amendement à la Loi du service militaire rejette à toutes fins pratiques,
19 avril       les demandes futures d'exemption et permet au Gouvernement Fédéral
                   d'ordonner l'enrôlement obligatoire d'un plus grand nombre de citoyens.

1918          L'armistice
11 nov

1919            Ratification du Traité de Versailles.
28 juin

1927             Abrogation par le Parlement Ontarien du Règlement XVII.

Émeutes de Québec
Mars-Avril 1918
PROTAGONISTES
BERGERON, Honoré
Né en 1869 dans la paroisse Saint-Sauveur de Québec.  Marié à Séraphine Brien et père de six enfants.  Menuisier.  Membre de l'Union des charpentiers - menuisiers.  Tué dans les rues de Québec par les troupes fédérales,  le 1er avril 1918.
Habitait le 529 ouest, rue Saint-François, à Québec,  au moment de sa mort.  (49 ans)
BORDEN, Robert
Né en 1854.  Avocat.  Député conservateur fédéral de la circonscription d'Halifax de 1896 à 1904.  Défait en 1904.
Député conservateur de Carleton de 1905 à 1920.  Premier ministre du Canada de 1911 à 1920.  Quitte la politique en juillet 1920.  Mort en 1937.

BUSSIERE, Alexandre.

Né en 1893 dans la paroisse Saint-Malo de Québec.  Marié à Régina Ferland.  Mécanicien à l'emploi des Canadian National Railways.  Tué dans les rues de Québec par les troupes fédérales le 1er avril 1918.
Habitait le 1118 ouest, rue Saint-Vallier, à Québec, au moment de sa mort.
(25 ans)


DEMEULE, Georges.

Né en 1903.  Fils de Léandre Demeule et Lumina Bérubé.  Cordonnier-machiniste dans une manufacture de chaussures en 1913.  Tué dans les rues de Québec par les troupes fédérales, le 1er avril 1918.
Habitait le 149, rue Saint-Sauveur, à Québec, au moment de sa mort.
(15 ans)
JOLICOEUR, Georges William Lachaine dit
Né en 1859 dans la paroisse Saint-Roch de Québec.  Médecin.
Échevin de la ville de Québec pour le quartier Saint-Vallier de 1890 à 1894.
Coroner pour le district de Québec à compter de 1904. Préside l'enquête du coroner sur les deux chutes du pont de Québec et sur les émeutes de Québec.
LANDRY, Joseph-Philippe.
Né en 1870 à Saint-Pierre de Montmagny.  Fils de Philippe Landry.
Cours de droit à l'université McGill.  Reçu avocat en 1896.
Aide-de-camp du Duc de Connaught, gouverneur général du Canada.
En 1915, nommé colonel dans l'armée canadienne.  En septembre 1915, alors qu'il s'apprête à quitter le pays pour la France à titre de commandant de la cinquième brigade de la seconde section, Sam Hugues, le ministre de la Milice, le relève de ses fonctions au profit d'un colonel anglophone,
David Watson.

Landry est relégué au poste d'inspecteur général des camps  d'Angleterre.  Ce remplacement mécontente une partie de l'opinion québecoise qui finit par croire qu'Hugues réserve les plus haut commandement aux anglophones.  Par la suite, nommé brigadier général et commandant du cinquième district militaire, soit celui de Québec.

A ce titre, il sera le chef des Forces armés à Québec au début des émeutes.
 

LAVERGNE, Armand Renaud
Né en 1880 à Arthabaskaville. Cours de droit à l'université Laval de Québec.  Député libéral fédéral de Montmagny de 1904 à 1908.
Député nationaliste, à Québec, du même comté de 1908 à 1916.
Puis exerce la profession d'avocat à Québec.  À l'enquête du coroner sur les émeutes de Québec, il représente les intérets de la famille Demeule.
Député conservateur fédéral de Montmagny de 1930 à 1935.
Mort en 1935.
LAVIGUEUR, Henri-Edgar
Né en 1867 à Québec.
Fonde en 1892  la maison Lavigueur & Hutchison, spécialisée dans les instruments de musique.  Échevin du quartier Saint-Jean de 1904 à 1916.  En 1916, élu par acclamation Maire de la ville de Québec.

Député libéral de Québec-Montmorency de 1917 à 1930.  En 1920, délaisse la politique municipale pour la politique fédérale.  A nouveau Maire de Québec de 1930 à 1934.  Père de 23 enfants.  Mort en 1943.
 

LESSARD, François-Louis **
Né en 1860 à Québec.  Cours à l'Académie commerciale de Québec.
En 1878, soldat dans le Queen's Own Canadian Hussars.

À ce titre, il fait partie des militaires qui interviennent en juin 1878, contre les ouvriers grévistes, chargés de la construction du parlement de Québec.

En 1879, lieutenant dans la Quebec Garrison Artilery.  En 1885, décoré pour services rendus lors de la rébellion des Métis dans l'Ouest canadien.

En 1887, nommé capitaine dans les Royal Canadian Dragoons.  En 1894, accède au rang de major.  De 1900 à 1901, commande les Dragoons en Afrique du Sud.  En 1912, nommé major-général dans l'armée canadienne.  En 1914, nommé inspecteur général des troupes de l'Est.

En mars 1918, envoyé d'urgence à Québec par le gouvernement fédéral.
Mort en 1927 à Meadowvale (Ontario).

**  Promu capitaine dans le Royal Canadian Mounted Rifles 11 juin 1888 et major le 25 août 1894, commandant de la troupe A  à Toronto et devient également inspecteur de la Cavalerie du Dominion du Canada en mai 1896.

 Il est a noter ici que le nom de DRAGOONS fut donné par le même Lessard et accepté en août 1900 alors que le régiment était en Afrique du Sud combattant les BOERS.

Le crest du régiment un springbok sur un velte fut également suggéré par le Lt. Col. F.L. Lessard.
Guy Lessard
Archiviste généalogiste Association des Familles Lessard inc.
lessardg@total.net

MACHIN, Harold Arthur Clement
Né en 1875 à Rochester dans l'Etat de New York.  Son père, un pasteur anglican d'origine britannique.  Encore jeune, il déménagea à Saint-Jean (Terre Neuve), puis à Port-Arthur (Ontario).  Cours secondaire en Angleterre de 1885 à 1893.  Puis retour à Kenora (Ontario) où il pratique la profession d'avocat.

Part à titre de simple soldat pour l'Afrique du Sud en 1899.  Prospecteur dans la région de Chibougamau et Mistassini, au Québec, de 1904 à 1907.

Député conservateur à la législature ontarienne de 1908 à 1916.  Part pour l'Angleterre en 1916 où il est nommé lieutenant colonel.  A son retour, en 1917, nommé directeur du Conseil du Service militaire.

En mars 1918, envoyé à Québec à titre d'enquêteur du Gouvernement Fédéral.
 
 

TREMBLAY, Joseph-Edouard
Né en 1895 à La Malbaie.  Etudiant à l'école technique de Québec.  Tué dans les rues de Québec par les troupes fédérales le 1er avril 1918.
Habitait le 42, rue Durocher, à Québec, au moment de sa mort.
(23 ans)
 
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AVIS  PUBLIC

Les autorités militaire désirent porter à la connaissance du public que les attroupements illégaux sont absolument défendus et que ceux qui y participent mêmes par leur seuls présence sont coupables, d'un acte criminel et passible d'emprisonnement.

Un ATTROUPEMENT ILLÉGAL est la réunion de trois personnes ou plus qui, dans l'intention d'atteindre un but commun, se réunissent ou se conduisent, une fois réunies, de manière à faire craindre aux personnes qui se trouvent dans le voisinage de cet attroupement pour des motifs   plausibles, que les personnes ainsi réunies vont troubler la paix publique tumultueusement, ou provoquer inutilement et sans motifs raisonnables, par le fait même de cet attroupement, d'autres personnes à troubler la paix publique.

Dans les circonstances que Québec traverse, il est du devoir de tous les citoyens de ne pas laisser leur domicile spécialement le soir et de ne pas se mêler aux agitateurs qui ont inroduit le désordre dans la ville.  Cet avis est donné dans le but de prévenir tout accident à ceux qui ne prennent aucune part à l'émeute.

Si un attroupement illégal a lieu et que quelqu'une de ces personnes ainsi attroupées est tuée ou blessée lors de leur arrestation ou de tentative faite pour les arrêter ou disperser par suite de leur résistance, tous ceux qui ont donné l'ordre de les arrêter ou disperser et tous ceux qui exécutent cet ordre sont à l'abri de toute poursuite ou procédures d'aucune sorte à ce sujet.

Tous ceux qui étant appelés à prêter main forte aux autorités pour maintenir l'ordre et qui refusent de le faire sont coupables d'un acte criminel et passibles d'emprisonnement.

Sont aussi coupables d'un acte criminel et passibles de cinq ans  d'emprisonnement, tous ceux qui ont dans leur possession ou sur leur garde ou portent sur eux quelque arme offensive pour des objets de nature à compromettre la paix publique.

Les autorités espèrent que la conduite des citoyens de Québec, qui, jusqu'ici ont toujours donné l'exemple de la soumission aux lois, ne les forcera pas à recourir à des mesures rigoureuses, mais elles considèrent qu'il est de leur devoir d'avertir le public que, si les circonsatances l'exigent, elles devront prendre tous les moyens à leur disposition pour maintenir l'ordre et la paix.

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(Apparemment aucune date ou signature n'est signalée.
Cet Avis Public aurait placardé la Ville de Québec avant l'émeute en question.)
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Adrien-Bertrand-1919.html

EMEUTES1918.htm

La-guerre-des-BOERS.html

22REGIMENT.htm
 

 

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