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Élection référendaire ?

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Je propose que nous travaillons
sur une élection référendaire
René Marcel Sauvé
Re: [Pour-le-Pays-du-Quebec]
vendredi 30 mai, 2003 00:21

 
... Pour l'avenir, je propose que nous travaillons sur une élection référendaire dans trois ou quatre ans. Il y a longtemps que j'y pense et je crois que nous devons le faire. Qui vote pour le Parti Québécois vote pour la souveraineté et l'indépendance du Québec. POINT FINAL.

Chaque vote accordé au PQ est de facto un OUI au référendum, sur la souveraineté. Il ne sera pas nécessaire de faire d'autres référendum à ce sujet, seulement lorque viendra le temps de donner une constitution au Québec. À ce moment, la souveraineté sera acquise et reconnue.

Nous devons en faire notre leitmotiv et l'enjeu électoral de la prochaine élection. Il n'y a plus à hésiter ni a tataouiner comme par le passé. Cette fois, ce sera tout ou rien du tout. Il n'y aura plus de ces funestes projections post-électorales sur le statut du Québec. D'un coup, tous les indépendantistes auront enfin l'occasion de se prononcer sans équivoque sur la question, en votant simplement pour le Parti Québécois à la prochaine élection. Il n'y aura aucune demi-mesure.

Personne à Ottawa ni dans le Québec, ne pourra dire: Les Québécois ont voté pour un maudit bon parti provincial, le Parti Québécois, mais ils n'ont pas voté pour la souveraineté et l'indépendance. J'ai entendu cette remarque ad nauseam et je ne veux plus l'entendre.

Il est temps de tout risquer et c'est maintenant que nous devons nous préparer à cet effet. Plus aucun chef hésitant ne sera toléré au Parti Québécois, qui est et demeure notre seul chemin politique vers l'indépendance.

Autremenet,ce sera la guerre civile.

Il n'y aura plus de Pierre Elliot Trudeau pour dire le soir de la prochaine élection, comme le soir du 15 novembre 1976, alors que j'étais actif dans Taillon où j'habitais, le comté de René Lévesque et maintenant de Pauline Marois:"Monsieur Lévesque n'a pas reçu un mandat pour faire la souveraineté du Québec". Trudeau s'exprimait avec son petit air frais et pointu. Je l'ai vu et entendu et je lui aurais cassé la gueule, le baveux à Trudeau. Il aurait pu dire aux Canadians: Nous entrons dans une période de transition et nous devrons composer avec les événements. Nous allons nous adapter. S'il l'avait fait, j'en aurais conclu que PE Trudeau est un grand homme.

Il n'a été qu'un petit homme jusqu'à la fin.

Cette fois, sans hésitation, quiconque deviendra premier ministre du Québec le soir de la prochaine élection, sur un ticket souverainiste, recevra par le fait même le mandat de faire la souveraineté immédiatement, ipso facto.

Le temps sera venu de jouer le tout pour le tout.

Assez palabré inutilement. Nous passons aux actes maintenant et préparons cette élection tout de suite. Elle pourrait survenir plus vite que nous pensons. De toutes manières, si le PQ avait été élu, il aurait tenu (probablement) un référendum sur la souveraineté dans les trois ou quatre années suivantes. Avec le parti libéral du Québec au pouvoir, le temps de la souveraineté n'a pas changé.

Donc, à nous de poursuivre la tâche dans les conditions actuelles, plus favorables encore que sous le Parti Québécois, trop hésitant et qui avait perdu de sa crédibilité. À nous d'exploiter toutes les circonstances pour élaborer notre stratégie, car quatre années viennent vite.

Donc, nous allons préparer le terrain pour qu'à la prochaine élection, un vote pour le PQ sera à la fois un vote pour élire le gouvernement à Québec et un OUI référendaire. Et que chaque électeur le sache et qu'il n'y ait aucune équivoque à ce sujet. De cette manière, notre progression vers la souveraineté n'aura pas perdu de temps.

Je vous laisse tous sur cette réflexion.

Notre pays, nous l'avons déjà.

Notre statut national de facto est déjà acquis.

Nous avons déjà les assises de notre propre État, voilà ce que nous devons démontrer et ce dont nous devons nous convaincre. Il ne reste qu'à nous reconnaître nous-mêmes et nous faire reconnaître ensuite.

Dès le lendemain de cette élection, le premier ministre élu réclamera d'Ottawa pleins pouvoirs en matière de fiscalité et abolira le pouvoir d'Ottawa en matière de communications.

Allez qu'on fonce.

Je me charge de la défense et de la dissuasion pendant que nous forcerons Ottawa à céder et le placerons devant le fait accompli.

René Marcel Sauvé

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 La France n'y était pas
José Fontaine
[Pour-le-Pays-du-Quebec]
vendredi 30 mai, 2003 07:46

La France n’était pas au Congrès du fils d’Andrée Ferretti. C’est cela qui me fait penser que la Francophonie a intérêt à être de plus en plus diverse. Il arrive que pour mille raisons, dans certaines réunions il n’y a comme francophones  que des Wallons, des Africains francophones etc.

Les Français ne comprennent pas toujours l’avantage à être diversifiés. Ce n’est pas un mystère que dans les Français s’intéressant à la Wallonie, la majorité d’entre eux  soutiennent l’idée d’une sorte d’annexion (certes consentie! il ne maquerait plus que cela!), de la Wallonie à la France sans même se rendre compte que, indépendamment de l’État belge et des réticences européennes, cette réunion supposerait un démantèlement du chantier en cours en Wallonie, soit la construction d’un État wallon autonome gérant 15 à 20 milliards d’EURO de compétences, développant un droit, une manière d’administrer, une image de la Wallonie, des plans à long terme, une façon d’organiser le commerce extérieur, les forêts ou l’agriculture (etc.) qu’il faudrait à nouveau revoir du tout au tout en cas de réunion à la France.

Souvent, je me dis que les Français devraient quand même comprendre qu’ils ne sont pas les seuls à gérer le patrimoine français (de la langue française) ni même pas les plus nombreux.

Et que s’ils sont le plus grand État de la Francophonie, ils auraient intérêt à assurer le leadership à l’intérieur de celle-ci de façon plus fédérative ou pluraliste...

Parfois, les dictionnaires et encyclopédies françaises sont lacunaires à en pleurer sur les autres pays francophones que la France... Dans les encyclopédies de langue néerlandaise (certes monde plus petit), la Wallonie est mieux traitée (certes nous sommes voisins).

Les Québécois sont tout de même ceux qu’ils admettent le plus facilement comme différents et... existants.

Mais enfin, je ne perds pas espoir,

José Fontaine

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Re: La France n'y était pas
René Marcel Sauvé
[Pour-le-Pays-du-Quebec]
vendredi 30 mai, 2003 09:36

La France craint la montée du régionalisme dans l'Hexagone.

Ce régionalisme est présent en Bretagne, laquelle tend à se rapprocher de l'Angleterre, sa voisine d'en face, afin d'acquérir davantage de poids politique et de crédibilité. Les Bretons sont descendants des Celtes qui occupaient l'Angleterre avant d'en être chassés par les Saxons et considèrent encore les îles Britanniques comme leur fief.

Les Normands aussi considèrent l'Angleterre comme leur fief, sauf que leurs ancêtres s'étaient auparavant soumis au roi de France, lors du traité de Saint Clair sur Epte, en 911, je crois, entre Hrolfe et Charles Trois dit le Simple. Par la suite, les Normands ont conquis l'Angleterre, avec leur victoire à Hastings en 1066 et sont allés chercher les Bordelais pour leur aider à gérer le nouveau royaume.

Ces événements se sont produits hier et qu'on se le dise. Car ce qui est arrivé dans le passé est actuel par rapport au présent, puisque le passé, le présent et l'avenir ne font qu'une seule et même existence.

Les contextes et les situations changent, afin d'imposer à chaque génération des défis de taille à relever, mais les principes sont toujours les mêmes. Ce sont des certitudes opératives et des universaux.

Dans les conditions actuelles, avec la prise de conscience des Aquitains de la nécessité d'acquérir le statut reconnu d'État, le gouvernement de Paris a été obligé, de bonne ou de mauvaise grâce, à reconnaître à l'Aquitaine une quasi souveraineté, du moins, un gouvernement régional doté de pouvoirs économiques suffisants pour gérer les affaires de l'ancien duché, dont personne n'a oublié l'histoire.

Encore une fois, l'Angleterre est présente en Aquitaine.

Après tout, plus de mille ans de relations commerciales, et d'échanges de vins et produits de la terre contre les tweeds (tissus de Calédonie en français) importés d'Angleterre, ont profondément influencé les habitants de la région, en particulier Bordeaux, où vivent plus de 22,000 Anglais à l'heure actuelle, comme me l'affirmait ma fille Pauline, qui vit en France depuis plusieurs années. Elle est spécialiste en logiciels et travaille partout où on lui donne des contrats. Elle passe beaucoup de temps dans le Sud-Ouest, où elle a donné des cours de logiciels à des Écossais venus pour apprendre ce qui se fait ailleurs que chez eux. Elle habite près de Granville en Normandie et ses voisins sont des Anglais qui ont acheté des propriétés normandes et qui
vont chaque jour travailler en Angleterre. Ils parlent tous français. Comme quoi la réalité n'est pas aussi idéale qu'on est porté à le penser.

Il ne faut pas oublier que la dynastie des Plantagenets, originaires de Bordeaux, a donné une série de rois à l'Angleterre, en commençant par Henri de Plantagenet, qui devint Henry The Second, King of England, avec sa femme, Éléonore d'Aquitaine, en 1122 si ma mémoire est bonne.

Je pense aussi à la Corse dont je ne sais trop à quelles conclusions je dois en arriver.

Tous ces indices me semblent suffisants pour expliquer pourquoi le gouvernement de Paris ne se risquerait pas à reconnaître même implicitement, une souveraineté nationale comme celle du Québec, par un geste dont la dimension politique est indéniable.  D'autre part, il ne peut nier ni renier le Québec non plus. Il est pris entre plusieurs feux, si j'ose le dire. Celà explique, mais ne justifie pas, le comportement ambigu de la France envers le fils de madame Ferretti.

Je vois que le jour où nous aurons gagné notre élection référendaire, dans quatre ans ou moins, la France aura à se prononcer. Et il est possible qu'elle le fasse avec des mots réservés et mesurés. La politique est affaire d'intérêts, de rapports de forces et d'effectivité, en tout temps et en tous lieux. Cet axiome géopolitique a été prouvé à de multiples reprises.

À cet égard, je vais vous raconter une petite histoire que je cite de mémoire, non vérifiée, mais que j'ai lue quelque part au sujet de Camillien Houde, sans doute dans le livre biographique écrit il y a plus de 40 ans par Hertel LaRocque, son organisateur politique, huguenot de surcroît.

L'incident serait arrivé dans les années trente. Camillien Houde s'est rendu en Angleterre pour se plaindre des abus et mauvais traitements infligés aux Canadiens français par les Anglais du Canada et a trouvé moyen de rencontrer Winston Churchill. Après l'avoir écouté un certain temps, Churchill a ouvert un petit cabinet, en a sorti deux verres et une bouteille de Vermouth et a dit à Camillien Houde: "Do you like vermouth?"  Camillien Houde en est sorti vexé et pourtant, il n'avait nulle raison de l'être. Le geste de Churchill était politique et voulait dire: "Vous n'êtes absolument pas en position de force et en conséquence, je ne puis rien faire pour vous. Veuillez donc accepter cette courtoisie de ma part."

La position du Québec n'était pas même suffisante pour permettre une représentation de poids auprès d'un organisme tel que le gouvernement impérial britannique.

Rien ne sert de s'émouvoir. Il faut connaître le jeu impitoyable de la politique et savoir en jouer, autrement, on va rester dans notre coin et pleurer comme des enfants.

À la prochaine élection générale au Québec, il faut que cette élection soit référendaire et qu'elle place le gouvernenent élu du Québec en position de force, sans équivoque, dans le Québec d'abord, en face des autres provinces ensuite, et dans la communauté internationale par après. Partant, le Québec doit inciter  les autres provinces à reconnaître le Québec comme un État, quittes pour nous  à en faire autant ensuite, non seulement avec les provinces anglaises mais aussi avec les états américains en passe de devenir États avec la majuscule et qui vont demander d'être reconnus.  C'est celà le grand jeu politique de Machiavel. C'est un jeu impitoyable. Ce n'est pas un jeu d'enfant ni d'adolescents.

La leçon de cette expérience est claire: nous devons travailler de toutes nos forces sur l'argumentaire de l'État du Québec, cesser nos revendications et parler pouvoirs, seulement pouvoirs et pas autre chose que pouvoirs et principes d'effectivité liés à la conduite des États.

C'est celà et rien d'autre, où ce sera encore des échecs qui vont nous faire bien plus mal que les menaces des sbires d'Ottawa,  qui ont cessé de me faire peur depuis longtemps.

Je recommande à toutes celles et tous ceux qui ont accès à l'Internet et l'instrument de recherches Google de taper simplement: Aquitaine et de constater sommairement qu'il existe bel et bien un gouvernement régional sous la direction de Bordeaux dans ce coin de l'Hexagone. Nous avons tous de précieuses leçons de choses à en tirer.

Les Aquitains ont l'expérience de l'État, avec majuscule, puisqu'ils ont été impliqués à fond de train dans l'État français et dans l'État anglais en même temps. Comme nous l'avons été nous-mêmes.  Leurs ancêtres Wisigoths ont fondé le premier État espagnol. Sans doute, les Aquitains se sont instruits chez les Romains.

Ce genre de grand jeu est taillé à notre mesure, Québécois(es) et qu'on s'y embarque à notre tour.

René Marcel Sauvé

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Électionn référendaire
Valérien Lachance
[Pour-le-Pays-du-Quebec]
vendredi 30 mai, 2003 09:45

Bonjour Monsieur Sauvé,
Vous écrivez :
 

"Pour l'avenir, je propose que nous travaillons sur une élection référendaire dans trois ou quatre ans. Il y a longtemps que j'y pense et je crois que nous devons le faire. Qui vote pour le Parti Québécois vote pour la souveraineté et l'indépendance du Québec. POINT FINAL.Chaque vote accordé au PQ est de facto un OUI au référendum, sur la souveraineté. Il ne sera pas nécessaire de faire d'autres référendum à ce sujet, seulement lorque viendra le temps de donner une constitution au Québec. À ce moment, la souveraineté sera acquise et reconnue."


Je partage ce point de vue depuis longtemps, et voilà que vous le proposez ce  matin !

En effet, fini les pertes de temps, les tataouinages dont vous  faites allusion. Allons aux faits directement.

Or  donc, nous aurions un plan d'action sur lequel nous pourrions  travailler immédiatement ( de facto )

Les incertitudes de l'économie mondiale pourrait nous y précipiter plus tôt que prévu ?

Merci de la suggestion

Bien vôtre
Valérien L

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Re:Électionn référendaire
René Marcel Sauvé
[Pour-le-Pays-du-Quebec]
vendredi 30 mai, 2003 10:25

Bonjour Monsieur Lachance,

Aujourd'hui, 30 mai, est la fête de Sainte Jeanne d'Arc.

Elle a été l'ennemie mortelle des Plantagenets, qui avaient établi leur centre de gravité à Londres et qui cherchaient à inféoder la France à l'Angleterre et n'en faire qu'un seul fief gouverné par eux. Par son intervention, Jeanne a brisé la domination des Plantagenets et séparé la France de l'Angleterre, qui sont devenues deux royaumes distincts.

Certes, elle tout perdu sur le plan personnel, Jeanne, mais elle a tout gagné précisément parce qu'elle a tout perdu.

Voilà une leçon pour nous. C'est à nous maintenant de poursuivre une oeuvre de différenciation conforme à la nature et aussi à la volonté de Dieu, qui exige que tous soient un, non pas fusionnés en une pâte indifférenciée mais distincts au point de devenir UN selon l'Esprit, alors que le monde organique demeure multiple.

Bonne journée

René Marcel Sauvé
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Jean-Marc Rioux
[Pour-le-Pays-du-Quebec]
jeudi 29 mai, 2003 23:19

> Bravo pour le MIQ. Tout de même, 658,000 Québécois(es) sur la liste courriel n'est pas négligeable du tout. C'est plus qu'encourageant.

Bonjour M. Sauvé,

Il m'est toujours très agréable de vous lire. L'an dernier, je vous avais rencontré lors de notre première réunion de la foramation du RPS-Capitale dirigé par Jean-François Arsenault. Plusieurs délégués de MIQ y étaient présents et la délégation du RPS Montréal dirigé par M. Roy était très dynamique. Nous avions échangé alors de 'géopolitique' ensemble.. Vous m'avez donné alors la piqure ...:)

Vous vous rappelez sans doute que lors de cette importante réunion, il fut décidé de mettre ensemble le Cap sur L'Indépendance avec tous les mouvements et partis natioanlistes *sans exception* et d'améliorer nos stratégies, nos tactiques et notre logistique en ce sens. Le responsable, Charles Roy, de la Maison d'édition MIQ y était présent aussi et même en avait profité pour y vendre son premier livre: L'INDÉPENDANCE AU BOUT D'UNE SOURIS.

Une grande recommandation fut aussi mise en application dans les mois suivants dans la région de la capitale: se servir de toutes les potentialités informatives et mobilisatrices d'Internet. Un centre de coordination fut spécifiquement créé à cet effet dans la Capitale. Pour répondre en même temps à la question de Manon dans son récent message, nous avons découvert dans nos recherches exploratoires, que nous faisons piètre figure pour rejoindre, via Internet, une masse critique de nos citoyens (ennes) *sur une base quotidienne*.  C'est alors que le comité ad hoc inter-mouvements a découvert que nous pouvions acheter des listes courriels au Québec et aux USA. ainsi que des instruments d'envoi massif de courriels informatifs et mobilisateurs quotidiens. D'ailleurs avec Google, il est très facile d'acheter de telles listes. L'une était accessible alors: celle de Branchez-vous les familles, un projet du gouvernement du Québec. En outre, le travail était déjà commencé au niveau de MIQ depuis 2001, et certaines listes reliées au Sommet des Peuples et aux intervants sur Vigile et sur bien des sites et Forums nationalistes québécois nous permettaient enfin de créer un premier catalogue de listes massifiées-courriels.

Durant la dernière campagne électorale, nous étions enfin prêts. Et plusieurs courriels massifs furent envoyés incitant de voter Parti Québécois. Même chose, pour soutenir la position 'allianciste coalisatrice' de M. Frappier, sur Vigile.net, en date du 29 avril 2003.

On peut aussi segmnetarisé de telles listes qui sont vendues aussi par bien des fournisseurs Internet québécois en passant, en regroupant les usagers internet par localités, et même quartiers domiciliaires. Comme vous le savez, personne au Québec, ne donnait de chances de réélection à Agnés Maltais, ministre sortante, et candidate du PQ dans le comté de Taschereau. le comté du siège de l'organisation MIQ, suite, à sa soit-disante mini -gaffe durant la campagne en cours. Même son organisation électrorale était un peu déprimée au cours des 5 derniers jours. Cela prenait un miracle ou tout tenter.

Nous avons utlisé la liste massive centrée sur ce comté uniquement.  Résultat: les observateurs furent renversés sur leurs chaises. Le seul comté qui a échappé à la tornade ennemie fut celui de Taschereau. Naturellement, d'autres facteurs ont facilité cette réélection, mais chose certaine cela n'a pas nui.

Dernièremnt, je lisais aussi sur ce Forum, qu'il fallait organiser une véritable opération 'marketing' afin de propager notre cause commune. et que cela prendrait une organisation très struturée afin de coordonner et de concrétiser tout cela. Cette organisation existe maintenant: c'est le Conseil de la Souveraineté du Québec.  MIQ fut un grand agent propagateur de ce projet proposé initialement par M. Jacques Parizeau. Un grand Forum a été créé alors: Souverainete.Info.

Plusieurs comités de travail vont s'ébranler d'ici les prochains mois.

Comme MIQ fait partie des liens référés de ce Conseil, et c'est à ce Conseil-coordinateur, que nous enverrons le fruit de nos recherches et nos listes massives. Fait intéressant, les bureaux du Conseil sont aussi dans le comté de Taschereau.  Coincidence sans doute..:)))))))))

Les instruments sont maintenant à notre portée. Pourquoi pas ne pas les utiliser? Même chose pour une radio et une télévion indépendantistes sur la Toile.
 

Pour l'avenir, je propose que nous travaillons sur une élection référendaire dans trois ou quatre ans. Il y a longtemps que j'y pense et je crois que nous devons le faire.

Qui vote pour le Parti Québécois vote pour la souveraineté et l'indépendance du Québec. POINT FINAL.  Chaque vote accordé au PQ est de facto un OUI au référendum, sur la souveraineté. Il ne sera pas nécessaire de faire d'autres référendum à ce sujet, seulement lorque viendra le temps de donner une constitution au Québec. À ce moment, la souveraineté sera acquise et reconnue.

C'est ce que tous les pays ont fait pour accéder à leur Indépendance au cours des 20 dernière années. Le Québec n'est pas un petit village gaulois replié sur lui-même. Nous avons beaucoup à apprendre des autres nations et surtout des règles d'accession à l'Indépendance, formulées en diplomatique internatioanle, et dans la Charte et règles inteprétatives de l'ONU.

Sur plan logistique et mobilisateur des forces vives de notre peuple, c'est un gros plus: il faut relire les propositions de M. Frappier (Commentaires de fin avril 2003 sur son site) qui à 100 %, M. Sauvé, vont dans le sens de votre analyse et que MIQ a immédiatement soutenues et propagées.

Nous devons en faire notre leitmotiv et l'enjeu électoral de la prochaine élection. Il n'y a plus à hésiter ni a tataouiner comme par le passé. Cette fois, ce sera tout ou rien du tout. Il n'y aura plus de ces funestes projections post-électorales sur le statut du Québec.

D'un coup, tous les indépendantistes auront enfin l'occasion de se prononcer sans équivoque sur la question, en votant simplement pour le Parti Québécois à la prochaine élection. Il n'y aura aucune demi-mesure.

Personne à Ottawa ni dans le Québec, ne pourra dire: Les Québécois ont voté pour un maudit bon parti provincial, le Parti Québécois, mais ils n'ont pas voté pour la souveraineté et l'indépendance. J'ai entendu cette remarque ad nauseam et je ne veux plus l'entendre.

Il est temps de tout risquer et c'est maintenant que nous devons nous préparer à cet effet. Plus aucun chef hésitant ne sera toléré au Parti Québécois, qui est et demeure notre seul chemin politique vers l'indépendance.

Petit bémol: il faut travailler très fort lors de la prochaine investiture afin qu'un important candidat rassembleur défende avec force et efficacité cette appoche analylique cohérente.
>  Autremenet,ce sera la guerre civile.
Guerre qui serait un désatre pour le mouvement indépendantiste, et qui apporterait une répression telle et même désirée par l'enenmi pour casser ce mouvement définitivement!  Il y a bien d'autres alternatives, pacifiques et démocratiques, en évitant de faire le jeu ennemi et de tomber dans ses pièges. Par exemple, les méthodes de Gandhi, adaptées à note situation, seraient à envisager aussi dans un contexte uniquement électoraliste sans issue alors.
(...)

Merci M. Sauvé.

Jean-Marc Rioux
MIQ
Québec, notre capitale nationale

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S'instruire, instruire, convaincre.
Faut-il imposer ?
Robert Bertrand
[Pour-le-Pays-du-Quebec]
vendredi 30 mai, 2003 08:29

Re: "CE QUELQUE CHOSE LÀ" existe-t-il ?

http://cf.groups.yahoo.com/group/Pour-le-Pays-du-Quebec/message/1052

Il me semble qu'on chemine correctement.

Il y a une obligation possible :  celle de devoir travailler ensemble vers notre objectif.

Les Québécois sont ce qu'ils sont.

Une démarche pour leur Pays se fait démocratiquement par le moyen d'un référendum majoritaire et une décision à l'Assemblée Nationale par la suite.

À moins qu'il y ait consensus tant dans la population que dans l'Assemblée Nationale du Québec, le référendum pourrait venir après la décision pour entériner le Pays du Québec.

Pour réaliser un consensus, il faut instruire, il faut former, il faut donner donner de l'information, un suivi constant.

Une démarche qui "imposerait" un cheminement serait, dans ma perception, voué à l'échec retentissant des promoteurs.  Dès qu'on "oblige" les Québécois à passer par là...  ils n'y vont pas.

Ils veulent un Pays pacifique avec des actions pacifiques avec un consensus de l'ensemble de la population.

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Une liste de 600,000 à 700,000 courriels ?

Tant mieux si elle existe.

À partir de là, ne pourrions-nous pas adresser un message à tous nos concitoyens et concitoyennes ?

Un message d'information devant chercher à instruire, à convaincre, et voyons-voir combien de réponses nous aurions.

Un site pour créer un journal ?

Si c'est sur internet, pourquoi ne pas transmettre l'url pour qu'on puisse y voir quelque chose ?

Se seraient des atouts importants pour cheminer correctement.

Robert Bertrand

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Re: Électionn référendaire
Etienne Boulay
[Pour-le-Pays-du-Quebec]
vendredi 30 mai, 2003 12:43

Ouf, la pause est terminée!

Depuis hier, il y a eu mon intervention sur l'urgence d'établir un plan cohérant, M. Sauvé qui nous propose l'élection référendaire, M. Rioux qui nous explique où en est son mouvement dans les préparatifs et peut-être d'autres que j'ai manqué.

En passant, je m'y attendais M. Bertrand a cette comparaison avec Me Bertrand.  Elle est juste, mais étant donné le peu d'estime que j'ai pour cet avocat un jour défenseur du Québec et l'autre du Canada, je ne m'en venterai pas!  À moins que ma perception et celle de plusieurs souverainistes pour ce personnage soit erronée.

Quoi qu'il en soit, il y a quelques questions qui me viennent à l'esprit concernant l'intervention de M. Sauvé:

Une élection référendaire est-elle souhaitée des souverainistes?

Y a-t-il des barrières légales à une élection référendaire?

Est-ce la voie à suivre?  En effet, quelle est la différence entre une élection référendaire et une élection où il est clairement exprimé que nos représentants souverainistes tiendront un référendum sur la souveraineté (indépendance si vous préférez)?

Je crois qu'il est important de bien connaître toutes les facettes de ce dossier avant de plonger corps et âmes.

Note au sujet de la liste de 600 000 courriels...

Je désire préciser qu'il est primordial d'utiliser cet outil de manière juste et raisonnable.  Des messages courts et précis.  Pas trop souvent.  Il doit être clairement affiché qui envoit et comment se désister de cette liste.  Bref il ne faut pas que ce soit amateur et l'utilisation d'une telle liste doit se faire à l'intérieur d'une stratégie marketing établie, possiblement avec d'autres outils.

S.V.P. ne pas en faire usage sinon vous brûlerez un outil intéressant.  D'ailleurs si le conseil de la souveraineté est moindrement vivant, il est présentement l'interlocuteur le plus connu de la population (malgré qu'il ne fait rien).  La couverture médiatique à son lancement fut suffisante pour nous permettre une approche reconnue et acceptée par les gens.  Bien sûr seulement si le conseil existe toujours.  Avec le courriel, il ne faut pas oublier de cogner avant d'entrer, sinon c'est mal vu!

Etienne Boulay

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Re: La France n'y était pas / la Corse !
Robert Bertrand
[Pour-le-Pays-du-Quebec]
vendredi 30 mai, 2003 13:11

Nicolas Sarkozy, en héraut du "oui" au référendum corse

LE MONDE | 30.05.03 | 12h59

http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3224--322087-,00.html

Septième visite en Corse pour le ministre de l'intérieur, qui doit convaincre les électeurs de voter pour la mise en place d'une collectivité unique lors de la consultation locale prévue le 6 juillet dans l'île. Mais, sur le terrain, les élus de la majorité semblent peu mobilisés.

(...)

(Robert:  Voyez l'intérêt général et les intérêts particuliers dans la suite du texte ci-dessous)

Les autres partisans du "oui" sont encore sur la réserve. Le président (PRG) du conseil général de Haute-Corse, Paul Giacobbi, attend que soit connu, vers le 10 juin, le mode de scrutin de l'élection de la collectivité unique, pour entrer en campagne. Mais des élus UMP, officiellement pour le "oui", sont soupçonnés d'agir en sous-main pour le "non". La raison en est simple. Comme l'a dit un membre de l'Assemblée de Corse à ses collègues, la suppression des départements et la parité entre les hommes et les femmes va provoquer la mise à l'écart de plus de 60 % des élus actuels. Récemment, une note des Renseignements généraux d'Ajaccio pointait ce faible engagement des partisans du "oui" au point d'en faire un sujet d'inquiétude.

(...)

Nicolas Sarkozy poursuit donc. Il est déjà question d'une nouvelle visite en juin avec le premier ministre, Jean-Pierre Raffarin. Il n'écarte pas non plus l'hypothèse d'un engagement présidentiel. Jacques Chirac n'a cessé, rappelle-t-il, de lui manifester ses encouragements pour mener à bien la réforme institutionnelle de la Corse.

Pascal Ceaux

(Robert :  Dans le cas de la Corse, on se rend compte que la France joue toutes ses cartes.  Elle est présente, trop ?  Que faut-il y voir ? )

Robert Bertrand

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France/Corse
José Fontaine
[Pour-le-Pays-du-Quebec]
vendredi 30 mai, 2003 14:22

Je comprends les Français qui sont attachés à l’unité de la France et je suis plus que réservé à l’égard de l’Europe des régions du moins si c’est une solution intégralement appliquée à tous les États, toutes les régions. En fait, il y a (j’en compte 11 en Europe occidentale), des régions qui aspirent à l’autonomie/indépendance depuis longtemps ce qui n’est pas le cas de toutes les autres et qui l’ont montré sur le long terme

1 - Flandre, Wallonie, Écosse, Catalogne, Pays Basque (États-régions)

2 - Irlande, Finlande, Norvège, Chypre, Malte et en un sens Luxembourg et Autriche (devenus des États souverains). (le cas de l’Autriche est un peu étrange).

Et cela de 1891 à 1980. C’est quand même 50 millions d’babitants de l’extrême nord de l’Europe à l’extrême sud, une très grande variété de situations...

La Corse restera autonome en France. Les Länders allemands sont allemands. En point 1) et 2) je désigne au fond des entités qui sont en réalité des nations et pas des régions même si parfois on le conteste pour la Wallonie mais à tort à mon sens.

Chypre, Malte et le Luxembourg sont petits certes, d’où mon interrogation sur la Chine car le Luxembourg et la Chine peuvent-ils être considérés comme appartenant à la même catégories des “nations”, la Chine étant trop grande, le Luxembourg trop petit?

De toute façon, par rapport à la Chine tout le monde est petit. Même la France qui est un peu la nation par excellence.

José Fontaine

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Re: Élection référendaire
Valérien Lachance
[Pour-le-Pays-du-Quebec]
vendredi 30 mai, 2003 14:45

La prophétie de Merlin
"Une vierge viendra dont le cheval foulera le dos des archers"
(peinture de M. Raymond Balze, à Paris )

Textes tirés de:  Les deux missions de Jeanne d'Arc
par le Colonel Antoine Argoud ( résiac)
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Extraits seulement

Introduction"
" Ce sont les hommes qui font l'histoire, avec la part de liberté qui leur est octroyée, contrairement à ce que prétendent les marxistes, pour lesquels « c'est l'histoire qui fait l'homme» .

L'Histoire ressuscite alors à son profit les sombres idolâtries des âges barbares: « Pourvu que les char divin poursuive sa course lumineuse, qu'importent les êtres obscurs, broyés par les roues!» "p.VII

" Mais, si les poutres qui maintiennent fermement l'organisation de l'Occident chrétien s'effondrent les unes après les autres, il faut chercher l'origine dans l'homme lui-même." p.4

« Il  faut que j'aille trouver la Dauphin. Ne connaissez-vous pas la prophétie qui annonce que la France perdue par une femme sera sauvée par une vierge des marches de Lorraine.?» p42

«Faut-il que le roi soit chassé du royaume et que nous soyons tous anglais ! s'était-elle exclamée.» p.43

«Personne au monde, ni rois, ni ducs, ni fille de roi d'Écosse, ni aucun autre ne peuvent recouvrer le royaume de France. Il n'y a de secours à attendre que de moi. Et pourtant, j'aimerais mieux filer auprès de ma mère, car ce n'est pas un état pour lequel je sois faite. Mais il le faut, il faut que j'y aille, il faut que je le fasse, parce que c'est la volonté du Seigneur.» p.44

« Elle  adopte non  seulement les habits d'un  homme en armes mais une coiffure. C'est le seul moyen pour cacher son sexe  à ses ennemis et la protéger contre leurs tentations» p.47

« Gentil Dauphin, j'ai nom la Pucelle. Je viens et je suis envoyée de la part de Dieu pour porter secours à vous et au royaume. Et vous mande par moi le roi des cieux que vous serez sacrés et couronnée en la ville de Reims et serez lieutenant du roi des cieux qui est roi de France.» p. 54

Voilà donc ce que fit une jeune fille de 14 ans en mai 1428.

Impensable aujourd'hui

Pour Dieu, tout est possible.

Bonne fête Jeanne d'Arc en ce 30 de mai 2003

VL
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Re: Électionn référendaire
René Marcel Sauvé
[Pour-le-Pays-du-Quebec]
vendredi 30 mai, 2003 15:53

Je réponds sommairement à Monsieur Étienne Boulay aux questions qu'il pose au sujet d'une élection référendaire.

1. La majorité des souverainistes veulent la souveraineté et l'indépendance du Québec mais demeurent très indécis quant aux stratégies à adopter et aux tactiques à suivre.

J'ai l'impression d'un hiatus entre les souhaits et l'acte par lequel nous accomplissons ce qui doit être accompli.

Il est vrai d'autre part, que, n'ayant pas l'habitude de nous gouverner nous-mêmes et de vivre des décisions prises par les autres, nous sommes peu enclins à décider d'une manière articulée et hardie, par peur des résultats que nous ne connaissons pas d'avance.

Or, la souveraineté est une très grande décision, une décision majeure, une décision de peuple adulte et déjà habitué à agir. C'est pourquoi tant de souverainistes sont encore craintifs et voudraient que tout se fasse dans l'ordre (sic) et sans risque (resic).

C'est une erreur stratégique. Pourquoi parler d'ordre alors que la souveraineté détruit un ordre de choses pour le remplacer par un autre que nous ne connaissons pas? Lorsqu'une décision hardie doit être prise, il faut avoir la foi pour foncer sans se soucier de ce qui va arriver, tout en prenant les précautions nécessaires pour éviter de tomber dans l'anarchie.

Pour les souverainistes, il ne s'agit pas de "souhaiter" mais de DÉCIDER et ce n'est pas la même chose.

Décider, c'est déjà passer aux actes. Souhaiter, c'est attendre tout ou presque tout de l'autre. La nuance est de taille.

2. Barrières légales? Il doit y en avoir des tas et des tas. Et après? Qu'est-ce que ça change? Ce qui compte pour nous maintenant, c'est le passage à l'acte. Or, l'acte fait loi. NOUS, Québécois(es) existons bel et bien en acte, comme en puissance, par faits accomplis pendant les quatre derniers siècles. Nous existons peu importe ce qu'en disent ceux et celles qui veulent nous fossiliser depuis longtemps. Nous existons contre leur volonté. Donc, nous avons notre volonté à nous et les moyens de l'imposer. Alors passons aux actes. Voilà ce qui est légitime et deviendra "légal" au sens obtus du terme, puisque le "légal" est l'à posteriori et non l' à priori d'un statut reconnu.

En pratique, il suffira de déclarer ouvertement qu'un vote pour le PQ est un OUI référendaire et c'est tout ce qu'il y a faire(principe stratégique de simplicité).

Vous votez pour le PQ, vous avez déjà voté OUI au référendum sur la souveraineté.

De toutes manières, nos adversaires vont le dire pour nous mettre des bois dans les roues si nous ne le disons pas nous-mêmes.  Ils n'ont jamais hésité à dire: Vous votez pour le PQ, vous votez pour la souveraineté et partant, à braire comme des ânes:"Han Han Han Han".

Alors, pourquoi se défendre  contre eux alors que nous pouvons attaquer et gagner? À nous de prendre les devants. Notre franchise nous vaudra bien plus d'appuis que nous ne le pensons.

Il faut que le soir du vote,le nouveau chef de l'État du Québec puisse dire:"Le vote souverainiste s'élève à 66% du vote, et j'y crois, la souveraineté existe par le fait même. Nous allons maintenant l'entériner". Et passer aux actes sans demander son reste.

Nous devrons massivement aller chercher tout le monde, y compris les votes accordés aux Libéraux du Québec. Avec la disparition d'une génération de fédéralistes du genre cocus contents, et l'arrivée d'une nouvelle génération que nous devons instruire et convaincre, la victoire de ce vote référendaire est possible.

En fait, nous n'avons pas d'autre alternative, car si nous passons d'une élection provinciale à une autre et donnons à nos adversaires les moyens de nous battre grâce à leur monopole sur les communications, nous continuerons de tourer en rond comme les Écossais, dont le SNP(Scottish National Party) existe depuis 40 ans de plus que le PQ et qui n'a pas encore gagné parce qu'il a été trop hésitant, trop conservateur avec un petit "c" et trop "légal", par peur des représailles.

Il faut surprendre et nous allons surprendre. C'est un principe en stratégie et en tactique.

René Marcel Sauvé

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Re: Le Québec un Pays en marche....
René Marcel Sauvé
[Pour-le-Pays-du-Quebec]
vendredi 30 mai, 2003 18:46

Bonjour Monsieur Rioux,

Merci de votre message.

Je vois que vous avez beaucoup travaillé pour la cause et vous semblez conscient du chemin qu'il reste à parcourir et des démarches conscientes que nous devons entreprendre pour arriver au but.

La géopolitique a pour objet l'État comme tel, non pas les régimes mais les assises des pouvoirs collectifs.

J'en fournis une explication assez détaillée dans mon livre: Géopolitique et avenir du Québec. Mon but est de développer une doctrine stratégique, sans laquelle nous allons continuer de parler, parlotter et palabrer sans arriver nulle part. Bien entendu, tout le monde aura raison.

Il ne s'agit pas d'avoir raison mais d'avoir le sens de L'action et de sa finalité, l'ACTE. D'où l'importance des leçons de choses, des faits et des contextes, de même que les principes permanents et universels de l'action.

L'idée de l'opération marketing est très bonne, à la condition de ne plus vendre les plaintes et les misérabilismes des discours précédents.

Nous sommes effectivement un État naturel et nous possédons déjà les moyens d'agir par nous-mêmes et voilà où nous en sommes.  Il ne s'agit plus de revendiquer des droits comme une minorité inféodée mais d'exercer des pouvoirs et d'agir parce que nous en avons l'aptitude et la capacité.

Par contre, nous n'avons pas le monopole des communications de masse. Et après? Nous avons d'autres moyens à notre disposition et vous l'avez constaté par vous-mêmes, monsieur Rioux, puisque vous trouvez des moyens de communiquer et de transmettre notre message.  L'Indépendance au bout d'une souris est un ouvrage qui arrive à point dans les circonstances.

Nous sommes sur la bonne voie. Poursuivons notre travail.

Si vous êtes d'accord pour une élection référendaire dans trois ou quatre ans, alors il est important pour nous de spécifier et faire comprendre à tout le monde que l'enjeu, ce n'est pas la "sépârâtion" comme disent nos adversaires, mais le pouvoir, notre pouvoir à nous, tout le pouvoir pour nous. Ce pouvoir est déjà à portée de main et nous n'avons qu'à le prendre.

La méthode géopolitique qui nous apprend ce que nous devons savoir au sujet de nous-mêmes comme État, Nation et peuple, nous devons l'enseigner à tout le monde sans exception. Il n'y aura alors plus de "fédéralisses" ni de "séparatisses" seulement des Québécois et Québécoises conscients(es) de notre véritable statut.

Quant au Canada, qui est une entité continentale, il sera pour nous comme la Scandinavie pour les Suédois, les Norvégiens, les Danois, les Finlandais et les Islandais, c'est-à-dire une entité géographique sans pouvoir central et unitaire.

René Marcel Sauvé

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Re: Le Québec un Pays en marche...
Jean-Marc Rioux
[Pour-le-Pays-du-Quebec]
vendredi 30 mai, 2003 20:07

Bonsoir M. Sauvé,

Je soutiens toalement votre approche.

Je me préparais à  développer votre argumentation sur la prochaine élection référendaire.  Mais vous m'avez précédé.  Et tout ce je voulais écrire, vous l'avez fait. MERCI.

Et je vous donne totalement raison, de sortir des discours misérabilistes précédents et de dépasser le stade de la rectitude politique ambiante. J'ai bien apprécié aussi votre 'Acte, finalité de l'action'.  C'est très cohérent et cela implique le même niveau de cohérence dans l'instrumentalisation de la communication et de la mobilisation citoyennes.

Ce sont les contextes spécifiques qui dictent aussi l'instrumentalisation. Il faut en convenir. Tout militaire sait que l'on ne peut répondre à l'ennemi par un tire-pois, car factuellement ce serait bêtement reconnaitre sa propre défaite et sacrifier ses propres armées.

Je fut extrêmement surpris, lors des premières expérences sur les listes
collectives-courriels de découvrir que des centaines de milliers de Québécois (es) ne percevaient pas cela comme du 'pourriel' (Spam). Seulement 4 % d'entre eux ont demandé d'être retirés de ces listes de diffusion massive. Je n'ai reçu que 1 % d'insultes, et quelques envois de virus et de pourriels suite à ce vaste chantier innovateur.

En l'espace d'un mois, cela a généré aussi plus de 200 000 visites sur mon site MIQ. En marketing, on dit souvent qu'il faut innover pour
rejoidre un marché potentiel et surtout, le rejoindre d'une manière
segmentarisée et efficace. Dans bien des réponses favorables, j'ai remarqué que les Québécois (es) surtout parmi les nationalistes désirent être mieux informés, mieux connaitre les véritables enjeux et sutout que l'on ne craigne pas de lui dire la vérité, au lieu de démontrer que nous avons peur d'aller directement au but,*sans fignolage* ou en restant assis *entre  deux chaises*.

Dans leurs commentaires exprimés, il en découle aussi que le Québécois moyen n'aime pas sur le plan formel: *la langue de bois* et le *ton pontifiant et élitiste*.

Si le Conseil de la Souveraineté utilise cet instrument et devient le promoteur de l'ACTE, alors je crois fermemenet en la vcitoire de notre cause en 2007.

Entre-temps, il n'est pas interdit de se créer une mryade de petits journaux internautiques  indépendantistes, comme banc d'essai, que chaque militant pourrait imprimer aussi et distribuer dans son milieu sur une base mensuelle et même tenter de trouver un peu de fincancement et de bénévoles pour concrétiser tout cela. Cela démontrerait que notre cause n'est pas morte, aux dires de ses
détracteurs, et qu'elle est présente plus que jamais.

Dans un message prédédent, notre ami Robert m'a demandé de fournir l'url, afin de fabriquer ce petit journal, la voici:

http://www.webzinemaker.com/

Et comme ce petit journal internautique peut aussi être diffusé dans le cadre des listes massives de diffusion internautiques, alors il est évident que même les médias officiels, nationaux. locaux et régionaux en seraient rapidement alertés. Tous ces petits journaux pourraient être synthétisés et regroupés dans une Revue mensuelle aussi. Une revue comme celle de RND est très lue au Québec ainsi que le VOIR. Une telle revue pourrait se retrouver aussi sur le site de Souverainete.info pour y donner plus  de poids encore.

Enfin la parole serait donnée massivement aux militants (es) de la base indépendantiste et les moyens enfin de se faire entendre, grâce à une instrumentalisation moderne et efficace.

Jean-Marc Rioux

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Re: Élection référendaire
Etienne Boulay
[Pour-le-Pays-du-Quebec]
vendredi 30 mai, 2003 20:53

Une fois que la décision est prise entre nous de suivre la voie de l'élection référendaire, l'étape suivante me semble être sa promotion auprès des autres groupes souverainistes (associations, forums et autres).

Dès que la question sera claire entre nous tous, nous "attaquerons" les instances du PQ.

Est-ce un début logique?

ou

Est-ce de rêver en couleur de penser que le PQ embarquera?

Etienne Boulay

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Re: Élection référendaire
René Marcel Sauvé
[Pour-le-Pays-du-Quebec]
vendredi 30 mai, 2003 21:47

Nous ne rêvons plus monsieur Boulay.

Nous allons nous embarquer à fond de train et le PQ va embarquer avec nous. Nous ne pensons absolument rien.

Nous agissons et ce n'est pas la même chose.

Agir, c'est mettre en pratique les principes millénaires de la stratégie d'État, qui est une stratégie d'ÊTRE, ontologique et architectonique (excusez mes grandes thèses mais nous devrons tous passer par là, afin de comprendre le sens profond de notre action, qui n'est pas de l'agitation. Contrairement à Descartes qui a fondé sa philosophie sur le Je pense donc je suis, la nôtre est fondée sur le J'existe, donc j'agis et parce que j'agis, j'existerai davantage. C'est ainsi que s'exprime Shakespeare dans To be or not to be. Ce qui veut dire, agir ou ne pas agir, donc, exister ou ne pas exister.

Nous avons fini de penser pour penser. Nous pensons maintenant en termes d'agir, ce qui nous conduira beaucoup plus loin.

NOUS EXISTONS, DONC, NOUS AGISSONS ET EN AGISSANT, NOUS ALLONS EXISTER DAVANTAGE.

Je rappelle sommairement ces principes pour tout le monde:

1. Appréciation rigoureuse et correcte du contexte et de la situation.

2. Détermination et maintien d'objectifs praticables et réalisables en termes de temps et d'espace.

3. Maintien du moral.

4. Concentration de l'effort dans l'espace et dans le temps.

5  Économie de l'effort.

6. Simplicité.

7. Souplesse.

8.  Sécurité.

9.  Surprise.

10. Coordination.

11. Coopération.

12. Administration et logistique.

C'est sur la base de ces principes que nous rejetterons la domination et l'inféodation au pouvoir centralisateur et arbitraire d'Ottawa et que nous construirons l'État naturel et libre du Québec.

La tâche est immense mais le défi en vaut la peine.

Et ensuite, que valons-nous si nous sommes incapables de relever un tel défi qui nous fera honneur devant toutes les nations du monde?

Il n'y a plus de si ni de mais, il n'y a plus d'inquiétudes, il faut réussir. Point final.

Nous allons démontrer que notre inféodation est contraire aux principes de la stratégie d'État.

Nous ne pouvons, dans le système actuel, correctement et rigoureusement apprécier contextes et situations par nous-mêmes et pour nous-mêmes, ce qui est tout à fait légitime.

Nous ne pouvons déterminer des objectifs simples, précis, praticables et réalisables en termes de temps et d'espace.

Nous ne pouvons maintenir le moral de notre peuple puisque la division des pouvoirs le démoralise.

Nous ne pouvons concentrer l'effort dans le temps et l'espace, afin d'atteindre nos objectifs avec une économie maximale de moyens.

Nous ne pouvons agir suivant le principe de simplicité, puisque la juxtaposition des pouvoirs nous l'en empêche.

Nous ne pouvons agir avec souplesse non plus, cause de trop de bureaucraties superposées que nous allons éliminer et simplifier avec la souveraineté.

Nous ne pouvons assurer nous-même la sécurité de nos intérêts propres, parce que nous sommes inféodés à un pouvoir étranger à nos préoccupations. Ce même pouvoir nous compromet en applicant le principe de surprise  pour son avantage. Le principe de surprise veut dire placer convenablement l'adversaire devant le fait accompli.

Nous pouvons très difficilement coordonner nos efforts.

La coopération est difficile également.

Quant à l'administration et la logistique, comment est-il possible de mettre convenablement en pratique toutes ces mathématiques nouvelles inventées par Leibniz, Newton et Descartes pour servir les États actuels?

Nous sommes meilleurs que les autres en mathématiques et nous devons nous subordonner aux calculs des autres.

Voilà pour commencer notre argumentaire stratégique.

Pendant les semaines à venir, je reprendrai ces principes un à un, en détails, afin de nous en pénétrer tous, en profondeur, afin qu'ils deviennent nos régulateurs et nos guides permanents de l'action.

Rappelons-nous en passant que le principe n'est pas une théorie abstraite, même si pour être compris et mis en pratique, il exige un effort important de réflexion et de discernement de la part des facultés supérieures de l'esprit.

Un principe est l'élément de la forme d'un acte. Or, la forme est principe du mouvement.

Je m'explique sommairement.

Une roue, qui est une forme en soi, est faite pour tourner en un mouvement circulaire autour d'un axe. Sa forme est donc principe de son mouvement. Transposez ce premier exemple en une foule d'autres.

Voyez les plantes et les animaux. Ils ont des formes multiples et chaque espèce se meut en fonction de sa forme particulière. Voyez seulement les chiens. Ils sont tous formés différemment selon les espèces et chaque espèce se meut en fonction de sa forme.

Voyez la multiplicité des milieux géographiques. Même si on leur découvre certaines analogies, chaque milieu comporte des caractéristiques singulières qui se prêtent à la formation (mise en forme) de différentes sociétés, nations et États.

De même pour le temps.

Les temps changent continuellement et chaque temps exige des formes particulières d'agir et de comportements adaptés aux circonstances telles qu'elles se présentent dans l'espace.

On voit par là que le principe est permanent, universel et constant, alors que son application varie selon les temps, les lieux et les circonstances.

Ces temps changent, les espaces changent d'un lieu à un autre, mais les continuités demeurent et les principes demeurent également les mêmes.

Relisez vos douze principes maintenant et vous comprendrez mieux.

Notre argumentaire stratégique sera entièrement fondé sur ces principes et c'est sur la base de ces concepts universaux que nous construirons notre consensus et défendront nos statuts.

Nous y reviendrons bientôt.

Bonne soirée

René Marcel Sauvé

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Re: Élection référendaire
Robert Bertrand
[Pour-le-Pays-du-Quebec]
vendredi 30 mai, 2003 21:54

Bien que je sois réticent à imaginer une élection référendaire, si, et c'est un si important, la base, le peuple, la volonté populaire est là, rien ne pourra contrecarrer cette volonté populaire majoritaire.

C'est le concept même des "conditions gagnantes".

Le PQ et tous les autres partis politiques seront intéressés à prendre position.

À tel point qu'on pourra alors se demander :  Quel parti politique va nous conduire au Pays du Québec ?

Robert Bertrand

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Re: Élection référendaire
Jean-Marc Rioux
[Pour-le-Pays-du-Quebec]
samedi 31 mai, 2003 00:53

Votre argumentation est irréprochable M. Sauvé, et elle rejoint celle d'un grand penseur scientifique québébécois aussi: M. Armel Larochelle.

Pour passer à l'Acte maintenant, il sera nécessaire que le futur chef des forces patriotique québécoiss en soit imbu de la tête aux pieds et que la pression de la base militante soit suffisamment forte pour qu'il s'impose et la mette en application.

(...)

Jean-Marc Rioux
MIQ

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Élection référendaire
Daniel Couture
[Pour-le-Pays-du-Quebec]
samedi 31 mai, 2003 08:37

Monsieur Sauvé, en retard sur votre assiduité prolifique, je réponds sur le point de l'élection référendaire.

Vous en êtes, avec la plupart des membres de ce groupe, à réfléchir, exposer, déterminer, les moyens concrets de parvenir au pays-du-Québec.

Après avoir réfléchi je me rends compte que je situe ma réfléxion assez esclusivement sur l'ordre des fins.

Pour moi, la réflexion sur le Québec indépendant en tant que fin à réaliser n'est pas terminée.

Je vois bien dans les exposés d'opinion de ce groupe, particulièrement dans les vôtres M. Sauvé, que ce groupe de discussion est composé de personnes ayant de la trempe et qui ne sont pas du genre à prendre inconsciemment leurs désirs pour des réalités.

Je vois donc que le pays-à-faire ou déjà-fait dont on parle ici repose sur une conscience éclairée par la prise en charge intelligente de certains principes de philosophie politique.

Je suis de tout coeur avec tous ceux qui se "réclament" de cette volonté d'acquérrir une indépendance politique pour le Québec.

Cependant, dans l'ordre des fins, toute réflexion n'est pas achevée
tant qu'on a pas identifié la fin ultime des raisons qui motivent nos
volontés et nos idées. En d'autres mots, on ne peut pas vraiment savoir si notre fin est bonne tant qu'on n'a pas déterminé si cette fin est un bien réel, c'est à dire, selon la définition classique, une "perfection dans l'être selon les tendances de sa nature".

Je dirais ici que, nouveau dans ce groupe, je ne sais rien de ce qui s'est dit à ce propos, mais la manière dont on parle des moyens me font croire qu'on a brûlé certaines étapes essentielles dans l'élucidation de la vraie fin d'un Québec souverain en tant que bien.

C'est toujours un manque de réflexion sur la "nature des choses" qui nous fait pencher sur des moyens indignes de notre fin, quand cela ne nous fait pas adopter le principe barbare que la fin justifie pas les moyens. Un Karl Marx a grandement contribué à nous donner le réflexe de brûler des étapes: entrez dans un mode dialectique de penser la réalité sociale, et vous aurez tout ce qu'il faut pour satisfaire la raison sans jamais référer au bien réel dans l'élaboration de vos fins.

Je ne sais pas jusqu'à quel point on sait que ce dialecticien redoutable, qui est un penseur médiocre sans envergure, a confisqué la réflexion sur l'ordre social. En tout cas, sachez que je sais reconnaître les racines-souches des aberrations de la go-gauche. Un intellectuel ne peut jamais faire l'économie de la science des premiers principes, quand je parle de "sophisme" dans ma critique des Invasions Barbares, (sur la page, chercher "invasions") j'entends "les pseudo-raisonnements qui nous rendent imperméables aux principes fondamentaux d'une pensée véritable".

Quand on dit qu'une action violente est adaptée à la fin que j'adopte, je m'inquiète. Quand on a à y gagner, le recours à la force montre la faiblesse et l'immaturité de notre position. Je ne dis pas que j'exclue absolument tout recours à la force, je dis, je m'inquiète. Car le recours à la force n'a aucune justification sinon pour préserver un "bien souverain". Mais le bien n'est pas une idée, c'est à dire qu'aucune idéologie ne parvient à un discours adéquat sur le bien... Le bien est une idée vraie lorsqu'il est un transcendant de l'être, cela, ce n'est pas une idéologie qui le dit, mais c'est la science métaphysique de la vraie philosophie qui en démontre l'évidence.

Ici, en l'occurence, j'ai comme l'impression que le "sinon ce sera la guerre civile" de M. Sauvé, fait qu'on veut être "démocratique" à la façon dont l'Union soviétique était le pays le plus "démocratique" du monde!

Premièrement, il faut absolument voir que l'état actuel très peu évolué de l'exercice de la démocratie, qui n'est rien que le plus grossier des "bug-words" soi dit en passant, fait en sorte que notre système est une "guerre civile permanente institutionnalisée". On ne se tue pas ouvertement, voilà toute l'évolution de notre système démocratique. "Il faudra se tuer ouvertement, puisque notre position antagoniste n'arrive pas à tuer institutionnellement la faction politique adverse" est le sens réel de "ce sera la guerre civile".

Je me réserve le droit de dire que mon argumentation doit être peaufinée et complétée sur le sujet (j'ai de jeunes enfants à la
maison, je suis dans le traffic, mais je tiens à dire certaines choses, fussent-elles inadéquatement argumentées).

La fin est un Québec indépendant, oui, mais pas n'importe lequel Québec. Le Québec indépendant que je réclame, c'est le Québec du sens de l'histoire. Le sens de l'histoire est que nous parvenions tous au bonheur, tous autant que nous sommes. Signe des temps, au point où nous en sommes, plus que jamais auparavant, le bonheur de chacun ne peut être réel et plein s'il est exclusif à une faction... ou à une Nation.

Je partage vos convictions sur bien des choses, M. Sauvé, mais je ne sais pas si vous êtes convaincu comme moi que le droit naturel a une primauté absolue sur le droit positif. Le droit positif, c'est bon pour notre conditionnalité, pour nos conditionnements égocentrés impliqués dans des affaires qui nous divisent. Selon moi, le meilleur plaidoyer sur l'indépendance du Québec est une éducation authentique sur la réelle nature des choses.

La croisade absurde de Me Guy Bertrand contre le fameux "coup de force constitutionnel" avait ceci d'éclairant qu'elle démontrait, a contrario, que le pays ou le drapeau qu'on a dans le coeur transcende, le pays dont la fabrication formaliste et sans coeur nous est imposée par l'histoire. Le Québec que j'ai dans le coeur n'est pas une souillure narcissisque, je l'ai au coeur parce qu'il est beau, il est bon, il est vrai, et c'est pour cela qu'il doit être. Ce n'est évidemment pas dans la courte lumière formaliste de la constitution canadienne qu'il est écrit qu'il doit être, c'est dans la "constitution" de ce que nous sommes.

Cela n'a pas suffisamment été bien démontré, mais les conditions sont bien meilleures actuellement pour le faire qu'elle ne l'étaient au temps du chanoine Groulx qui ne savait pas toujours sur quel pied danser au niveau de la fin parce que, étant donné que l'histoire n'était pas encore au rendez-vous, il ne pouvait avoir une vue réaliste de la correspondance de la fin du Pays du Québec au bien.

Merci de lire un peu entre les lignes...

Daniel Couture

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Re: Élection référendaire
Valérien Lachance
[Pour-le-Pays-du-Quebec]
samedi 31 mai, 2003 10:12

Monsieur Rioux

Je vous connais peu mais, je suis en mesure d'apprécier à leur juste valeur le sens profond des mots que vous utilisez et leurs conséquences à court et long terme.

Cela sème chez moi la panique et une inquiétude navrante qui annule mon enthousiasme pour le projet en titre. Vos propos n'inspirent nullement une attitude démocratique.

La démocratie ne s'impose pas, elle ne passe pas à l'acte, elle se vend sans pression par l'éducation, par la patience et respect et encore moins avec des commandos.

Dommage mais, je ne suis pas en mesure de vous suivre en dépit de vos bonnes intentions.

Je suis en désaccorde sur les moyens que vous suggérez mais  non les objectifs proposés par Monsieur Sauvé.

VL
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Re: Élection référendaire
Jean-Marc Rioux
[Pour-le-Pays-du-Quebec]
samedi 31 mai, 2003 11:14

Je respecte votre opinion.

Il y a plusieurs définitions du mot 'démocratie' qui signifie en grec: le pouvoir du peuple.

Évidemment. la démocratie est aussi un processus éducatif. Je vous l'accorde, mais c'est surtout un sytème d'exercice du pouvoir par toutes les catégories citoyennes dans la recherche constante de l'équilibre des pouvoirs dans la société.

C'est dans ce cadre de pensée que j'ai répondu à M. Sauvé.

Or une démocratie normale suscite bien des débats, et c'est normal et sain. Des groupes de pression surgissent selon les conjonctures aussi. Sans cela, la démocratie participative quotidienne serait inexistante et les possibilités de changements évolutifs seraient accaparées par des élites auto-proclamées seulement, ce qui en dénature totalement ses fondements... Les exemples 'canadian' et 'american' qui dénaturent la démocratie vivante sont suffisants pour expliciter ma perception de tout cela.

Les mots même évoluent pour décrire la mouvance démocratique.

Le sens des mots peut être relié aussi à des perceptions subjectives. Chaque personne possède ses propres grilles d'analyse du réel ( souvent influencés par les apprpoches dominantes) et c'est pourquoi, il faut dépasser ce stade, si nous désirons que la démocratie ne soit pas un vain mot seulement. Un grand penseur international, M. Claude Rifat, écrivait l'an dernier: ''Les mots sont souvent les ombres de tous nos maux!''  Les mots ne sont pas 'objectifs en soi': ils reflètent l'évolution du réel  (interne (endoréel)  et externe (exoréel)) qui en même temps leur donne de nouveau sens ou des approfondissements selon les contextes évolutifs et nos propres expériences personnelles, micro et macro-collectives.

Loin de moi de vouloir imposer quoique ce soit à qui que ce soit, mais loin de moi aussi de désirer empêcher les rapports de force pacifiques et dynamiques nécessaires à l'évolution d'un société normale évolutive dont le moteur est justement la démocratie active quotidenne *tolérante* et braseuse des idées convergentes et divergentes.

Jean-Marc Rioux

PS: J'apprécie beaucoup vos écrits, Valérien

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Rien de nouveau sous le soleil.
Andrée Ferretti
[Pour-le-Pays-du-Quebec]
samedi 31 mai, 2003 11:14

Bonjour chers internautes.

Je crains que nous perdions beaucoup de temps à palabrer sur internet qui m'apparaît, ici, comme risquant de demeurer une plante sans fleurs ni fruits, à en juger par les appels ardents à l'action, sans qu'aucune, concrète, ne soit proposée, si ce ne fut ma proposition d'appeler la SSJM (de toutes les organisations indépendantistes existantes, c'est celle qui actuellement a les moyens d'une telle mobilisation) à engager les indépendantistes dans des actions d'appuis aux dirigeants et personnels des garderies à 5,00$ pour lutter contre l'éventuel projet de loi du gouvernement Charest qui vise à détruire cette importante institution sociale qui favorise notre jeunesse, non seulement les jeunes parents, mais surtout les enfants qui y trouvent un lieu d'apprentissage, de créativité et de socialisation.

Évidemment, ma suggestion est restée lettre morte. Peut-être d'ailleurs n'était-elle pas un objectif réalisable en ce moment? Ni même, peut-être, à poursuivre?

Une chose demeure néanmoins certaine, c'est sur le terrain, en épousant leur lutte ou en les suscitant, que nous rejoindrons les Québécoises et les Québécois qui nous restent à instruire de l'absolue nécessité de l'indépendance, seul fondement véritable d'un engagement irréversible.

Tout le reste n'est que volontarisme, expression par excellence, en politique, de l'impuissance. C'est, contrairement au but poursuivi, le meilleur moyen de déposséder le citoyen de sa puissance d'agir, en ne lui demandant pas de s'engager de lui-même dans un combat dont il aura compris par lui-même la nécessité et le sens, grâce au travail de politisation que les militants indépendantistes auront effectués à leur côté et sur leur terrain.

Je soutiens depuis 1963, la nécessité de l'élaboration d'une pensée et d'une stratégie qui nous permettraient de lutter directement pour l'avènement de l'indépendance, ce qui m'a fait m'opposer en 1968 à la dissolution du RIN, afin de ne pas faire dévier notre combat de cet objectif, en le diluant dans une projet de souveraineté-association, projet qui ne pouvait que nous conduire tout droit à l'échec.

J'explique dans le texte ci-joint, publié à l'automne 1980, pourquoi il était inévitable que nous perdions le référendum de mai 1980.

Par conséquent, je suis plus que jamais d'accord pour que nos mouvements ne visent désormais que l'objectif de l'indépendance, de manière concrète. C'est-à dire, en articulant notre objectif politique de doter le Québec d'un État indépendant sur une connaissance réelle des conditions objectives (économiques, sociales et culturelles) qui actuellement exigent et, tout à la fois, favorisent sa réalisation, pour pouvoir en instruire nos compatriotes qui s'y opposent encore, en trop grand nombre.

Seule une démarche profondément démocratique (à ne pas confondre avec l'action électoraliste d'un Parti) peut mener à la réalisation pacifique de l'indépendance, dans une société qui bien que très imparfaitement, accorde le droit de parole et de constestation, de rassemblement et de vote à ses citoyens. C'est plus exigeant qu'un coup d'État, mais c'est plus solide, plus irréversible.

Peut-être, ne sommes-nous, en ce moment, qu'en état de laisser retomber la poussière soulevée par la défaite du Parti québécois? Peut-être ne sommes-nous, en ce moment, que capables d'échanger sur internet nos analyses de la situation, qu'à discuter de nos différents points de vue, qu'à soumettre nos projets? C'est bien.

Pour ma part, j'ai décidé de militer là où je peux être la plus efficace, en ce moment de dispersion des troupes, soit dans le cadre du comité politique de L'UNEQ, qui jouit de l'entier appui de l'organisme qui met à notre disposition de nombreux moyens, dont un budget adéquat, pour rejoindre les divers milieux culturels dans lesquels, quoiqu'on en dise, sont encore très nombreux les Québécois et les Québécoises qui ne sont pas indépendantistes.

Comme chacun sait, les mois de juin et de juillet, au Québec,  ne sont pas les plus propices à l'action politique militante. Nous entreprendrons donc la réalisation de notre programme vers le milieu du mois d'août.

Je profiterai donc de ce temps de relâche pour me consacrer entièrement à l'écriture de mon ouvrage littéraire actuellement en chantier.

Je vous quitte donc pour plusieurs semaines.

Bien cordialement,

Andrée Ferretti.
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Aliénation et dépolitisation
L’impasse, Montréal,
Les éditions Nouvelle Optique, 1980,
pp. 145-162.
Andrée Ferretti

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Re : Rien de nouveau sous le soleil.
Yves Sabourin
[Pour-le-Pays-du-Quebec]
dimanche 1, juin 2003  11:44

Bonjour Madame Ferretti,

La note que vous m'avez fait parvenir la semaine dernier et celle-ci seront toutes deux transmises au président de la SSJB-M, Monsieur Jean Dorion dans les plus brefs délais. J'ai d'ailleurs fait mention de votre note de la semaine dernière lors de notre conseil général du 29 mai dernier.

Nous donneros suite dès que possible

Yves Sabourin,
Conseiller général

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Attac-Québec
mai 2003
[Pour-le-Pays-du-Quebec]
samedi 31 mai, 2003 13:55

« Manifester ? C'est un état d'esprit qui se construit et des actes qui sont en accords avec cet état d'esprit. Manifester c'est ne pas accepter l'idéologie dominante sans pour autant devenir des irresponsables, des casseurs. Manifester c'est également lutter pour des droits qu'il a fallu obtenir au prix de nombreux combats et qui maintenant risquent de disparaître par des accords internationaux signés sans l'approbation des citoyens ». Anti-G8.org

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Des mots et leurs significations
Robert Bertrand
[Pour-le-Pays-du-Quebec]
samedi 31 mai, 2003 13:50

L'usage de certains mots peut faire ombrage à toute une démarche.

On peut parler de la force de l'argumentation, la force argumentaire.

On peut parler d'une équipe de travail.

On peut suggérer de mettre en oeuvre des activités, de réaliser des journaux, des publications.

Notre force de frappe :  c'est l'instruction, c'est la formation des personnes pour que ces personnes se donnent et propagent un argumentaire sur tous les sites de discussions, à tous les internautes qu'il sera possible de joindre via leurs courriels ou par la mise en place de sites internet.

Donner un sens à nos mots qui sont utilisés.

Oui, on est en guerre.  Une guerre de vocabulaire pour faire comprendre; une guerre psychologique, une guerre nous permettant d'utiliser la force des mots, la force de compréhension, la force d'analyse, la force qui est tout autre que physique.

En conséquence, si on ne veut pas éloigner les gens de nos propos, de notre démarche, de notre cheminement, il faut donc user d'un peu plus de sémantique et éviter les égarements.

Les expériences passées doivent servir.

Je retiens le passage suivant que Madame Ferretti vient de nous transmettre sous le titre de "Rien de nouveau sous le soleil".

http://cf.groups.yahoo.com/group/Pour-le-Pays-du-Quebec/message/1107

"Seule une démarche profondément démocratique (à ne pas confondre avec l'action électoraliste d'un Parti) peut mener à la réalisation pacifique de l'indépendance, dans une société qui bien que très imparfaitement, accorde le droit de parole et de contestation, de rassemblement et de vote à ses citoyens. C'est plus exigeant qu'un coup d'État, mais c'est plus solide, plus irréversible."

Je crois en la force de l'argumentation, de l'argumentaire, de l'imagination inventive et créatrice.

Toutes formes de devoir soumettre quiconque à nos volontés devient une quasi agression, une forme de violence.

Notre démarche vers le Pays du Québec se veut inclusive, volontaire, démocratique.

S'instruire pour instruire les autres.

Revenons à des mots et au besoin, donnons-en la signification pour éviter des égarements et des rejets de la majorité de nos participants.  Je suis convaincu que personne ne veut soumettre les autres.  On veut instruire pour convaincre, pour faire comprendre le nécessaire cheminement qui nous conduira à notre propre libération.

Le message que nous livrons est intéressant, est mobilisateur.  Ne nous en éloignons pas.

S'instruire pour instruire, pour mobiliser, pour poursuivre notre marche vers le Pays du Québec, vers l'État du Québec.  Démocratiquement, c'est-à-dire, majoritairement, nous marchons vers notre Pays.

Robert Bertrand

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Élection référendaire
René Marcel Sauvé
Re: [Pour-le-Pays-du-Quebec]
samedi 31 mai, 2003 14:57

Quand j'écris: sinon ce sera la guerre, ce n'est ni une promesse ni un engagement à cet effet.

Dans mon métier, prévoir la guerre est comme en médecine prévoir la maladie et la mort. Le médecin n'invente ni la maladie
ni la mort et le géographe spécialisé dans le devenir des États et en polémologie n'invente pas davantage la guerre.

Il la voit venir et ce n'est pas la même chose.

La guerre n'est pas une image de télévision. Elle n'a rien à voir avec les illustrations hors contexte, qui pourraient servir à illustrer n'importe quelle morbidité. Ma position m'interdit toute forme de sensationnalisme concernant les guerres.

Dans les définitions rigoureuses de la guerre, dont celles de Jomini, Klauzewitz, Sun Tsu et autres classiques, la guerre a son point d'origine dans la volonté, exclusivement. Lorsqu'on constate qu'une volonté cherche à s'imposer implacablement alors que d'autres volontés, et par conséquent d'autres États surgissent, alors l'état de guerre (il n'y a pas encore d'armes ni armées dans l'état de guerre) existe par le fait même, ipso facto.

Le reste viendra ensuite.

Les hostilités demeurent longtemps cryptiques en matière de guerre et ceci est extrêmement dangereux puisque les profanes en viennent toujours, mais toujours à conclure que, puisqu'il n'existe aucune manifestation ostensiblement hostile, alors il n'y a pas de guerre et dormons tranquilles.

C'est ce que je constate au Québec, alors qu'une volonté croissante de posséder un pouvoir d'État existe et se manifeste, et que cette volonté se heurte à la volonté obstinée d'Ottawa et de Toronto, qui dressent devant le Québec un mur implacable.

Alors l'état de guerre existe, sauf que la guerre n'a pas atteint son point d'éclatement.

Au Québec, il est presqu'impossible d'en parler, tant l'infantilisme en cette matière est répandu.

Je n'hésite pas à le dire car je ne recherche ni popularité ni votes ou quoi que ce soit en matière d'approbation.

Je ne suis qu'un spécialiste en cette matière et je m'exprime et faites-en ce que vous voulez.

Quand je parle d'infantilisme, je pense à cette foule de gens qui
disent: "Nous autres, tsébin lâlâ, la guaire, on n'aime pas ça pis on en veut pas". Point final et fin de la discussion. On n'aime pas la guerre et on en veut pas, donc il n'y en aura jamais ici.

C'est comme la neutralité. On veut la neutralité politique en cas
d'indépendance. Beaucoup de gens la veulent. Donc cette neutralité est accordée et reconnue par le fait même. Non mais, c'est l'âge mental de cinq ans.

Parlons d'abord de guerre. Aucun peuple au monde n'a jamais voulu la guerre.

AUCUN, en 6000 ans d'histoire

ABSOLUMENT AUCUN, JE VOUS ASSURE.

Foi de géographe, de polémologue et de spécialiste en étude des États, de faits et de droit. Et pourtant, même si aucun peuple n'a jamais voulu la guerre, il y a eu plus de 10,000 guerres jusqu'à maintenant, oui, plus de dix-milles.

En partant, si ont déclare ne pas vouloir la guerre, c'est que nous-entendu, les autres en ont voulu et aiment la guerre, ce qui est faux et archi-faux.

Je n'ai jamais rencontré personne parmi les gens ordinaires et peu ambitieux qui aime la guerre. PERSONNE.

Qui veut la guerre?

Réponse:

Les VOLONTÉS IMPLACABLES DE DOMINER ET POSSÉDER, et sachez que ces volontés se cachent derrière des hommes et des femmes de service, ou hommes et femmes de paille si vous préférez. On en a plein chez nous au Québec.

Les Boucs qui conduisent, on ne les voit pas. Ils demeurent anonyme, comme les sociétés anonymes qui composent les grosses compagnies à milliards.

Non mais, vous qui êtes "bons" et qui voulez le bien, rien que le bien, seulement le bien et pas autre chose que le bien, qui ne voulez absolument pas le mal, qui croyez fermement connaître le bien et le mal, savez-vous ce qu'est une une volonté qui brise toutes les autres volontés et impose à chacun de commettre le mal qu'il ne veut pas commettre et ne pas commettre le bien qu'il veut commettre.

Étudiez Oedipe-roi de Sophocle, que diable.

L'auteur dit en partant: Mes actes, je les ai subis, je ne les ai pas
commis. J'ai connu des épreuves qui ne se disent pas. Mais vous qui connaissez le bien et le mal, vous commettez le bien et ne commettez pas le mal?

Naïfs.

Bien sûr que vous ne connaissez ni le bien ni le mal, qui sont des
mystères. À ce point de vue, rabbins juifs, moines catholiques et moines orthodoxes sont d'accord. Seuls les anglo-protestants se croient dépositaires de cette connaissance et se croient compétents pour juger et décider qui est le bien et qui est le mal.

Chez nous au Québec, beaucoup de Québécois(est) sont trop bons pour ce monde pervers.

Pour moi qui est réaliste dur, Dieu seul est bon.

Et IL LAISSE LA LIBERTÉ ABSOLUE DE MAL FAIRE À QUI VEUT MAL FAIRE ET SOUMET À DE DURES ÉPREUVES QUI VEUT BIEN FAIRE.

QUANT À SES AMIS, IL LEUR FAIT TELLEMENT DE MISÈRE QU'IL FINIT PAR EN AVOIR TRÈS PEU. C'est ce qu'affirme Sainte Thérèse d'Avila dans le Chemin de la Perfection. Dieu ne veut que des "toffes" et des archi-toffes qui vont lui obéir et insister pour l'adorer et lui rester fidèle envers et contre toutes les misères imaginables, en échange d'une récompense que personne ne pourra jamais leur enlever. Mais cette récompense se paie au prix le plus fort.

En attendant, ne nous faisons aucune illusion sur la guerre et la paix et si on vous avertit qu'il est nécessaire de prendre une décision hardie pour éviter la guerre, c'est que cette guerre est déjà là et qu'une décision hardie peut la tuer dans l'oeuf.

Au Québec, cette décision, il faudra la prendre dans trois ou quatre ans, alors que les conditions auront radicalement changé et que le danger de guerre sera réel au Québec comme ailleurs au Canada et en Amérique du Nord.

Celà se voit maintenant. Ti-Jean Charest à môman lâlâ ne pourra pas faire marche arrière pour restaurer le "fédéralisme" asymétrique, ou tout ce qu'on voudra en "métrique" ou en fédéralisme "sympathique" ou autre.

Le mouvement vers la souveraineté, celui du Québec et maintenant des autres provinces, progresse en vitesse et une décision s'impose. Benoît Pelletier, que je connais pour l'avoir rencontré à Québec à la Commission des Institutions, sait pertinemment que rien ne peut plus aller comme avant dans les "relations fédérales-provinciales" et que le point d'éclatement approche, non pas à cause des gros méchants séparatisses, mais parce que des États nouveaux ont surgi et vont continuer de surgir et il est dangereux d'y opposer cette folle volonté têtue des fédés,  jusqu'à provoquer une guerre civile. Et n'allez pas me dire que je l'invente.

Parlons un instant de neutralité.

Le sujet est à l'ordre du jour depuis les premiers temps de l'Alliance Laurentienne et dès les débuts, je me suis chargé d'en étudier les composantes, sans trop savoir où j'allais car je n'avais que 24 ans.

N'est pas neutre qui veut. La Suisse est neutre, d'abord pour interdire son territoire au traffic, qui de tous temps, empruntait l'espace helvétique pour passer de France en Italie ou d'Allemagne vers l'Italie ou la France ou inversement, comme autant de  raccourcis offerts par les cols des Alpes.

Même les armées de ces pays traversaient le territoire suisse pour aller attaquer l'autre. Alors les Suisses ont décidé d'y mettre le frein.

Comment, pensez-vous? Rien qu'en disant: Ne traversez plus notre cour sans notre permission, autrement on va vous donner un coup de mouchoir et le tour sera joué? Fini, bonjour et on va prendre sa soupe.

Les Suisses ont pris les grands moyens. Ils se sont armés, archi-armés et ils le sont encore.  Ils n'ont pas d'armée mais ILS SONT UNE ARMÉE et ce n'est pas la même chose. Tout le monde en Suisse doit participer à la défense du pays d'une manière et de l'autre. Tous: défense civile, économique, défense armée. Tous

La défense est fondée sur le citoyen-soldat, le citoyen ordinaire, formé et entraîné à temps partiel, mais bien formé et bien entraîné et surtout bien équippé. La formation du citoyen-soldat suisse est à temps partiel, mais elle est exigeante et personne ou presque ne peut y déroger.

Je vous en parlerai en détails dans mon prochain livre et pour le moment, j'arrive de voyage et je suis fatigué.

René Marcel Sauvé

Donc, en toutes choses, on n'a pas le droit de se faire la moindre illusion y compris pour tout ce qui concerne la paix (souvent illusoire) et la guerre, (tout autant illusoire) parce que ce n'est pas ce qu'on pense.

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Élection référendaire
Daniel Couture
Re: [Pour-le-Pays-du-Quebec]
dimanche 1 juin, 2003 18:32

M. Sauvé, par soucis de clarté et parce que c'est trop important pour moi de vous répondre, j'insère ma réponse...

(NDR : Il faut lire cette intervention sur le lien indiqué.  M. Couture termine son texte comme suit :)

Je le lirai.

Monsieur Sauvé, en fait, je présente ma discussion sur les fins parce que, selon moi, le monde ne restera pas ce qu'il est très longtemps.

Pour moi le temps est venu des Grands bouleversements.

Tous les Signes sont là, la géopolitique dont vous vous occupez si bien le dit, mais tous les ordres de réalité le disent également.

Le "renouveau" du Québec s'inscrira dans le renouvellement du monde et je suis parfaitement convaincu qu'il a un rôle de tout premier rang à y jouer.

Pour moi, le pays du Québec n'a aucun sens en dehors de sa vocation de source d'inspiration pour l'établissement d'un véritable progrès pour l'humanité entière. Ce ne sont pas des banalités que vous dites ici, ce sont des vérités qui illumine toute la réalité concrète de la vie des nations. C'est l'heure que de "l'idée-nation" nous passions à l'idée de la "communauté de tous les peuples".

Je suis québécois dans toutes les fibres de mon être, si vous entendiez mon accent du Saguenay, vous le constateriez. Or, "l'étoffe québécoise" est tissée de très grandes vérités oubliées. Des grandes vérités sur l'homme, sur l'histoire, sur le Christ, son Église, qui agonise.

C'est cet oubli catastrophique qui suicide la jeunesse (et là, rìen à voir avec ce que généralement on pense de la religion). Pour lors, ma crainte, c'est que ceux qui pense ne puisse pas le voir.

Daniel Couture

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Élection référendaire
René Marcel Sauvé
Re: [Pour-le-Pays-du-Quebec]
dimanche 1 juin, 2003 23:40

Monsieur Couture,

Vous vous défendez bien, je vous assure et je vous en sais gré.

J'ai écrit le message que vous venez de critiquer alors que j'arrivais d'un voyage assez long que j'avais passé une journée exténuante, à faire de l'entraînement avec des jeunes hommes, alors que j'en ai 72, mais je refuse de le reconnaître de temps à autre, pas tout le temps.

J'aurais dû attendre, pour ne pas dépasser ma pensée. Mais le sujet de la guerre, que je connais de métier, par profession et par vécu dans des pays en guerre, provoque chez moi des réflexes de défense dès que je reviens au Québec, où on ne veut pas de guerre et par conséquent, on refuse d'en discuter, ne serait-ce que pour prendre d'avance les précautions nécessaires pour la prévenir, alors que nous marchons vers la souveraineté.

Après tout, le Québec est une tête de pont naturelle stratégique entre les Grands lacs et l'océan Atlantique et à cause de cette position exceptionnellement avantageuse pour nous, la souveraineté et l'indépendance ne pourront se réaliser sans risque de conflits qui peuvent se dégrader en confrontations armées.

La bourse de Bay Street et son brandon politique à Ottawa ne sont pas prêts à reconnaître la souveraineté du Québec, qui chevauche naturellement la tête de pont constituée par les basses terres du Saint Laurent. Notre position sera alors beaucoup trop forte pour ce que les United Empire Loyalists peuvent accepter de notre part.

De dominés, nous allons devenir dominants.

Sommes-nous prêts à remplir ce rôle?

Non, il n'y aura pas d'égalité, au sens mathématique du terme. La politique est affaire d'intérêts, de rapports de forces, de nécessités et d'effectivité. Or, la nécessité, les jeux d'intérêts et de rapports de forces  n'ont  pas de loi et peuvent  nous réduire instantanément de gens civilisés au niveau le plus primitif et le plus barbare. Quant à l'effectivité, elle est affaire de principes qui ont fait leurs preuves, non de bons sentiments. Nous aurions grand tort de nous faire la moindre illusion à ce sujet.

D'autre part, les Orangistes et United Empire Loyalists ne sont plus en position de dominer le public anglo-canadien comme ils l'étaient autrefois, même s'ils contrôlent les média de masse. C'est ce que je constate à partir de Montréal. Je ne suis pas né et je n'ai pas été élevé dans les paysages grandioses du fjord du Saguenay, mais parmi les manufactures, les chemins de fer, les tramways, les autobus, les taxis, les tavernes, les bordels et les églises de Saint Henri à Montréal, au coin des rues Atwater et Delisle, à proximité  du canal Lachine et du port de Montréal, dans cette tête de pont naturelle qu'est la basse plateforme de Montréal, située entre la terrasse de la rue Sherbrooke, la falaise Saint Jacques, le fleuve et le lac Saint Louis. table tournante entre les Grands lacs, l'Ouest et l'océan Atlantique.

Voilà l'espace géopolitique central pour nos préoccupations, celui que nous dominerons avec l'indépendance, mais que nous risquons de perdre si le Fédéral s'avise de créer la "province Maisonneuve", entièrement séparée du Québec, comme le proposent messieurs Stéphane Dion et Marc Lalonde, ce qui aura pour conséquence d'arracher le coeur du Québec pour le donner à Ottawa et à Toronto.

Ce sera la guerre pour 50 ans à venir mais Ottawa s'en fiche, puisque son pouvoir politique augmentera.

Comme militaire, j'ai évolué dans d'autres têtes de pont, en Europe, en Afrique et au Moyen Orient, centres de gravité de l'action d'envergure en matière de commerce international et aussi de guerres, car l'un et l'autre sont très intimement reliés.

Le reste n'est que prétexte et je crois que les Québécois s'en rendent compte encore une fois avec la guerre en Iraq, sous le prétexte de "sécurité mondiale", de "destruction du terrorisme international", de "paix mondiale", de "liberté",  de "démocratie"(sic et resic).

Comme officier de l'armée, j'ai été obligé de passer une partie de mon service à l'étude des guerres et dans chaque cas étudié, les mots de la propagande avaient été solidement piégés pour fausser les perspectives.

Pour les dominateurs qui tiennent les ficelles du pouvoir et de l'argent mentir n'est pas un péché mais un acte de vertu.

Il faut avoir étudié le langage de la propagande pour se rendre compte jusqu'à quel point l'intelligence peut faire passer pour vice ce qui est vertu et pour vertu ce qui est vice. C'est absolument incroyable.

Mais les euphémismes ont bonne presse et on les croit facilement. Les réductions du discours officiel au niveau manichéen se répètent de génération en génération et il semble que personne n'ait appris de l'expérience des autres, préférant apprendre par leur propre expérience.

Ai-je tellement tort d'insister sur le fait que, pour assurer la bonne marche de notre progression vers l'indépendance, nous devons à tout prix nous instruire de l'expérience des autres, en détails et en profondeurs, dans les analogies et les différences?

Si je crains tellement la guerre, monsieur Couture, bien qu'étant militaire de carrière, ne connaissant pas la peur, (par pathologie et non par bravoure), c'est parce que je sais que la guerre signifie le chaos et les désordres indescriptibles, dont je pourrais vous parler pendant des semaines. Le chaos se manifeste chez  les populations civiles, massivement réduites à la mendicité et obligées de voler pour vivre, sans oublier les règlements de comptes attendus depuis longtemps, les vengeances familiales et le dépouillement des institutions. Il est déjà difficile de prévenir ces comportements chez les militaires et encore bien davantage chez les civils qui ont tout perdu et qui se retrouvent sans foyer, affamés et amputés de plusieurs membres de leur famille parfois.

Voyez ce qui s'est passé en Irak après la chute du régime de Saddam Hussein et ce n'est pas fini.

La misère augmente la criminalité et en Iraq comme ailleurs la criminalité et la corruption augmentent exponentiellement à cause des guerres.

Certes. nous sommes civilisés et démocratiques. Mais c'est aussi parce que, comme l'affirme Saint Thomas d'Aquin, une certaine aisance matérielle permet l'éclosion des vertus individuelles, civiques et morales et de plus, incite à dépasser les biens matériels pour mieux accéder à la spiritualité évangélique.

 Supprimez ces avantages et ces acquis et vous verrez la barbarie refaire rapidement surface. Ventre affamé n'a pas d'oreilles, dit le proverbe.

C'est ce qui se produit dans un pays en guerre, surtout lorsque la guerre a surgi inopinément, sans que personne ne s'y attende et surtout ne l'ait voulu.

Enlevez à une population ses moyens de vivre et elle se dégrade aussitôt vers le niveau de l'animal. De même l'individu qui perd ses moyens. Un homme n'est plus un homme et une femme n'est plus une femme, l'un et l'autre perdant rapidement toute dignité, finissent par se conduire comme des bêtes.

À l'ouest de Montréal, (le West Island), et dans l'ouest du Québec, il existe suffisamment de haines et de mépris entre les communautés anglophones et les Québécois de souche pour éclater en massacres et en vengeances, que personne ne pourra contrôler monsieur Couture.

Qui d'autre qu'Ottawa et Toronto vont user de tous les moyens à leur disposition pour exacerber ces haines et provoquer les violences explosives qui se traduisent en massacres et destructions et justifieront l'envoi permanent de l'armée pour "contrôler" la situation et "rétablir l'ordre".

Je n'invente rien quand je vous dis que des préparatifs de cette sorte étaient en marche dans l'armée pendant que j'y servais. Les documents secrets à cet effet ont été exposés au grand public entre 1971 et 1972 mais peu de gens en ont compris l'importance et la signification.

C'est par peur de représailles que beaucoup de familles anglophones ont quitté précipitamment le Québec au lendemain de la victoire électorale du PQ en novembre 1976. abandonnant emplois et propriétés.

Ce potentiel explosif, on ne le voit pas dans les autres régions du Québec, ou du moins presque pas.

Voilà pourquoi j'insiste sur le développement d'une pensée stratégique et d'une discipline collective dont nous avons tous besoin pour que la souveraineté se réalise en sécurité et en paix.

Avant tout, nous devrons paralyser Ottawa et Toronto par une efficace politique de dissuasion.

Or, une telle politique est plus exigeante qu'une simple politique de défense territoriale.

Autre danger: les  nouvelles générations sont en colère contre leurs aînés, trop veules à leurs yeux, contre les Anglais, dont ils prennent conscience des injustices qui nous ont été faites, et contre les faux indépendantistes. En cas de crise, cette colère peut devenir explosive.

Autant de raisons pour agir dans le sens de la prévention et de la dissuasion qui donnera confiance à tout le monde.

Je  reviens d'un autre voyage et cette fois, je me donne 48  heures au moins de réflexion avant de reprendre le sujet. En attendant, je me repose.

Bonne soirée

René Marcel Sauvé

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Élection référendaire
Daniel Couture
Re: [Pour-le-Pays-du-Quebec]
dimanche 1 juin, 2003 18:32

Merci pour cette généreuse réponse monsieur Sauvé. Je vous reçois 5 sur 5, et j'ajusterai le tir...

Il est possible que les choses se passent comme vous dites, il est possible que cela se passe autrement. Je ne vois pas bien ce que Washington aurait à gagner à laisser Ottawa et Toronto (qui sont peuplés de gens qui ont toujours voulu la Paix, faut-il le rappeler) ne pas reconnaître un exercice démocratique. Le loyalisme british n'est qu'une étiquette qui ne pèse pas la poids d'une fleur à la boutonnière dans le contexte nord-américain actuel.

Dans le contexte géo-politique actuel, n'est-ce pas l'Angleterre qui se soumet loyalement à Washington? Aussi puissant qu'il puissent être, les boucs multimilliardaires (qui ont leur centre de gravité à New York) dont vous parliez n'ont pas de réelle intelligence, parce qu'ils n'ont pas l'âme pacifiée, justement... Je pense qu'ils ne nous verront pas venir et qu'il n'y aura aucun "bug-word" à la rescousse d'Ottawa et de Toronto pour justifier un renforcissement obstiné du Canada anglais qui irait à l'encontre du bug-word par excellence que les boucs utilisent pour nous faire avaler toutes les crudités vides qui sont le plat principal de nos existences aliénées: la démocratie. Notre Jeanne-d'Arc, c'est maintenant la "Femme revêtue du Soleil" elle-même, foulant de son pied le croissant de l'empire du Mensonge.

La Femme est terrible comme une armée rangée en bataille, son arme n'est que le Rosaire, personne ne voit ce paramètre de la force réelle de la prière, qui, pourtant, est la force positive la plus puissante qui "renverse les puissants de leur trône, qui comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides... La Vierge du Magnificat n'employait pas de bug-words!

Je ne veux pas faire du prêchis-prêchas catholique, je ne parlerai ici, dans ce groupe, de religion qu'en de rares occasions. Mais je ne pouvais absolument m'en dispenser parce qu'il s'agit d'un paramètre dont je tiens compte dans ce qu'il m'est donné de comprendre. Pour moi, cela n'a aucune espèce d'importance, pour l'instant, qu'une Lise Payette ou une Andrée Ferretti ne voient que l'ombre, réfractée par des principes vrais mais écourtés, de la lumière qu'elles portent, mais je tiens à souligner à monsieur Sauvé que son Combat effectif a l'appui le plus solide qui soit, l'éternelle vérité qui changera le monde, la Providence a des desseins sur le Québec et le Monde. Dieu a le premier et le dernier mot, toujours. Le parcours éliptique des ténèbres de l'histoire n'est là que pour nous comprenions parfaitement sa Parole par laquelle tout fut fait, et qui, on le sait, lumière du monde, est venu dans le monde qui ne l'a pas reçue.

Ma façon de voir les choses ne me fait pas m'entraîner pour défendre mon "territoire". Mais monsieur Sauvé, une fois pour toutes, je vous dis que si le présent du futur que vous voyez parfaitement suit le cours que vous prévoyez, je pries et je prierai beaucoup, pour que les troupes que vous entraînez soient l'humiliation définitive de ceux qui se sont opposés à la vocation eschatologique du Royaume de France.

Daniel Couture
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 ... forcer les gens à se prononcer
quant à notre avenir collectif
Pierre Bouchard
transmis par Robert Bertrand
[Pour-le-Pays-du-Quebec]
vendredi 6 juin, 2003 19:29

Je reproduis, ici, une intervention de M. Pierre Bouchard, Esc. qu'il a fait paraître sur le site de la souveraineté-info à la page suivante :

http://www.souverainete.info/forum/read.php?f=7&i=9389&t=9389

M. Bouchard fait suite à deux messages que j'ai transmis, sur ce même fil de discussions.  Le premier message de M. Sauvé présentait les douze principes de la stratégie

http://cf.groups.yahoo.com/group/Pour-le-Pays-du-Quebec/message/1088

Et le deuxième message sous le titre de Éducation/action qui a paru sur

http://cf.groups.yahoo.com/group/Pour-le-Pays-du-Quebec/message/1141

Comme il entre au vif de la discussion, il m'apparaît important de faire suivre ici, ce message de M. Bouchard.

J'ai également invité M. Pierre Bouchard à faire partie de notre groupe de discussions de même que Madame Béatrice Nadeau qui vient certainement lire, à l'occasion, les messages qui sont présentés ici.

La parole à M. Bouchard.

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Bonjour, j'interviens ici à l'invitation de Mme Béatrice Nadeau, qui a découvert mon site et qui m'a fait découvrir ce forum. Elle me demande mon avis sur ce qu'est l'Agir, à la suite des propos de M. René-Marcel Sauvé. Bien que je n'aie aucun titre m'autorisant officiellement ces quelques libertés d'opinion, je m'exécute. Pardonnez-moi, c'est un peu long.

L'Agir.

Penser l'utile seulement, c'est-à-dire arriver à un point où on cesse d'examiner les alternatives pour enfin procéder. La Pensée sans l'Agir ne vaut pas grand chose, c'est pelleter des nuages, mais le contraire est aussi vrai, Agir sans Penser, c'est faire des niaiseries. Bon, on peut faire beaucoup de rhétorique là-dessus. J'ajoute qu'un Acte peut aussi être une idée exprimée seulement, au bon moment et au bon endroit. Un texte, un discours, une entrevue qui contribue à ce que les choses changent quelque peu, évoluent, participe de l'Agir.

Je connais un petit peu M. Sauvé pour avoir brièvement visité son site et surtout pour l'avoir lu de temps en temps dans le journal Le Devoir et le site Vigile. J'apprécie toujours son point de vue pragmatique et souvent original. Dans le texte présenté par M. Robert Bertrand le 2 juin dernier, il nous dit "Un principe est l'élément de la forme d'un acte. Or, la forme est principe du mouvement". Je comprend en lisant les exemples qui suivent. Il veut dire que nous vivons, pensons et agissons selon ce que nous sommes, c'est-à-dire d'une manière qui nous est propre, personnellement ou collectivement, à cause de notre conditionnement (nous avons tous un conditionnement, différent selon les lieux et les époques) qui nous a façonné toute notre vie. En tout cas c'est ce que je crois, moi. "Nous sommes ce que nous furent, et nous serons ce que nous sommes" ai-je déjà dit quelque part dans mon site. Cela me parait évident. L'Agir n'est pas autrement, nous agissons comme nous pouvons le faire. Notre indifférence à ce qui nous arrive favorise notre propre extinction, c'est-à-dire que si nous ne combattons pas, ça n'empêche pas que sommes tout de même combattus; alors mathématiquement, nous courrons à notre perte.

Cela est évident aux souverainistes mais les autres n'ont pas le même angle de vue. Ils n'ont pas tort ni raison et nous non plus. Il nous faut admettre qu'à cause de leur poids, jamais nos pédagogies ne prendront racines, les pédagogies adverses ont la faveur des médias. Non, notre seule chance est d'agir justement. Poser des gestes concrets, des actes qui font qu'après, ce n'est plus comme avant, jamais plus. C'est ce que je reproche, moi, au PQ. Qu'après eux il ne reste plus rien, (constitutionnellement parlant). Les institutions parlementaires anachroniques sont les mêmes qu'à l'origine, il n'y a pas de Constitution québécoise, la nation n'a jamais eu l'occasion de dire au monde entier qu'elle existe : 2 fois elle a été obligée de dire qu'elle voulait demeurer au Canada, mais cela ne voulait pas dire qu'elle ne se reconnaissait pas comme nation distincte sur cette planète. On me dira que Bernard Landry a au moins le mérite d'avoir mis le mot sur toutes les lèvres et qu'apparemment, "le Québec une nation" est un consensus. Tant mieux mais ça ne vaut plus grand chose maintenant. Les anti-nationalistes sont généralement hargneux et ils s'acharnent. Leurs tribunes qui occupent toute la place ont maintenant comme chef de l'État un homme qui pense comme eux, ces gens des empires médiatiques. Dans le pire des scénarios, avant longtemps, nous serons devenus une "région francophone" du Canada. Nous le sommes depuis toujours dans la tête des gens du ROC, mais cela deviendra un consensus parmi nous aussi. D'ailleurs il y a bien 25-30% des francophones au Québec qui pensent comme ça, qui détestent l'idée que nous puissions être d'abord des gens du Québec avant de se considérer Canadien. Ça les heurte, ça les insulte. Il faut comprendre à quel point ces gens sont sourds à nos prêches indépendantistes, que l'effet recherché est tout à fait contraire chez eux. Et cela, ce n'est pas parce qu'ils sont moins intelligents que nous bien sûr, ni eux ni nous n'avons tort ou raison comme je disais. Seulement comprendre cela devrait aider, c'est important stratégiquement.

Les gens, il faut le voir, sont plutôt des consommateurs, des producteurs et des bénéficiaires, et pas des citoyens de l'État. Les gens vous diront le contraire mais regardez-les aller, prenez des photos de tous ces petits principes qui prennent le bord dès que l'argent et la sécurité financière sont en jeu. Vraiment, c'est un peu carré mais c'est un fait : quand on parle de la population, quand on dit qu'il faut les convaincre, voire les éduquer, en tout cas quand on dit qu'il faut leur faire confiance, et qu'on suggère un référendum demandant s'il faut quitter le Canada, il faut considérer les québécois tels que nous sommes. Dans leurs oreilles, nos oreilles à nous les petits qui n'osons jamais, c'est la révolution, le grand chambardement. Pourtant, à nos yeux hypnotisés, rien ne justifie de tout foutre en l'air, "ça ne va pas si mal que ça", surtout si c'est pour continuer à vivre de la même façon après (vivre en consommateurs/producteurs/bénéficiaires). Les gens du Québec, en général, étant donné leur maigre connaissance de l'histoire et leur faible conscience citoyenne, ne veulent même pas donner priorité à leur avenir collectif. C'est majeur : la collectivité québécoise n'est pas assez solidaire encore pour avoir, naturellement, l'instinct de survie, d'elle-même.

Posez la question "Voulez-vous que le Québec devienne un pays ?" à tous ces "consommateurs/producteurs/bénéficiaires - et non pas citoyens" que nous sommes, et vous aurez un pointage catastrophique. Pensons à ce que diraient les québécois rapetissés, les québécois qui ne savent pas encore qu'ils ont le droit d'exister véritablement, normalement. Qui attendent encore et toujours l'autorisation. Ils continueront à se défiler comme ils l'ont toujours fait, et on brisera toutes les chances.

Les québécois sont des nord-américains, individualistes bien sûr mais trivialement capitalistes; ils baignent dans le néolibéralisme, ils sont même des acteurs non négligeables. C'est ainsi que nous vivons. Nous sommes soumis à de fortes contraintes, nous sommes sujets à l'arnaque, nous sommes fragiles. Nous sommes influençables, pas par l'idéologie mais par l'argent. Les politiciens, eux, connaissent bien les gens, c'est pourquoi ils les traitent en clients. On nous achète ouvertement, le PLC nous le montre bien, et nous restons impassibles, sans aucune dignité collective (songeons à la loi C-20).

Malgré la forte volonté (et tous les moyens mis en oeuvre) pour nous rentrer dans la tête que nous ne sommes pas différents des anglophones du Canada, nous sommes bel et bien différents, quoiqu'en disent les opposants et tous ceux auxquels la chicane répugne. Je parle et je pense en français, mes réflexes intellectuels sont différents des réflexes intellectuels anglophones. Par la force des choses, nos cultures sont différentes. Personne n'est mieux que l'autre, personne n'a tort ou raison. Mais ce genre de propos n'est pas autorisé dans nos médias.

Lorsque je dis que personne n'a tort, j'en viens à dire qu'en fait, c'est le plus fort qui gagne. C'est la jungle. Personne ne souhaite cela et il faut se battre pour enrayer cette situation, mais pour l'instant nous en sommes là. Il faudrait faire comprendre aux gens que nous sommes assez forts, justement, pour gagner ce combat, que nous avons ce qu'il faut pour y arriver. Il suffit d'un peu de bonne volonté, d'un minimum de sagesse et d'un iota de courage. Nous sommes des adultes qui habitent encore chez leurs parents. Nous avons passé la trentaine. Il est vraiment, vraiment temps de se prendre en main maintenant. Nous commençons à faire pitié, nos horizons commencent à se refermer.

Quand on déclenche les élections, quand on y va d'une campagne électorale de 30 jours, on force les gens à se décider entre l'un et l'autre des partis, des candidats. Les gens sont forcés de se prononcer. Dans le même ordre d'idées, il faudrait forcer les gens à se prononcer quant à notre avenir collectif, à prendre position et non juste se défiler dans le statu quo. Faire qu'après cette prise de position, les choses soient différentes, peu importe le résultat de la consultation. Je développe là-dessus dans mon site, je propose une question référendaire structurée.

Les Québécois ne veulent pas dire oui à l'indépendance, ils rejettent la rupture. Moi je crois qu'il n'y a pas eu beaucoup d'évolution quant à la ferveur des Québécois pour la souveraineté, entre le premier et le deuxième référendum, malgré l'avis général. Même si cela n'est pas viable, même s'il faut d'abord faire l'indépendance pour pouvoir ensuite, éventuellement, négocier d'égal à égal avec le ROC, les gens ne veulent rien savoir : ils veulent affirmer l'existence de la nation québécoise, mais ils veulent l'affirmer sans pour autant "quitter le pays", s'exiler. Ils essuieront toutes les rebuffades des fédéraux, le mépris unanime des médias anglophones, ils encaisseront tous les reculs de leurs droits et de leur culture, ils s'amenuiseront s'il le faut "pour rester à bord". C'est bizarre tout de même cette mentalité. M. Sauvé dit qu'ils ne savent pas qui ils sont. Moi je pense qu'ils sont quelques peu intoxiqués par la propagande canadienne qui dure depuis toujours. Ils ont grandi "canadien français", et maintenant leurs enfants grandissent "citoyens du monde", veulent-ils croire, mais tout à fait "nord américains" en fait. Nous sommes et devenons comme nous avons grandi, avec tout notre bagage culturel.

Cette propagande prend diverses formes et elle n'est pas nécessairement toujours un acte anti-québécois dans la mesure où elle émane naturellement d'une nation qui s'affirme dans le monde. La nation canadian en l'occurrence. Il faudrait revoir plusieurs choses, nos cours d'histoire à l'école par exemple. Pourquoi n'enseigne-t-on pas clairement (et obligatoirement) que ce que nous sommes aujourd'hui provient des combats incessants entre anglophones et francophones depuis 300 ans?

Pierre Bouchard

Questions de société
http://www.fjord-best.com/pierrebouch/societe.html
Escoumins, Québec

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mercredi 27 août, 2003 20:13

Élection référendaire

Bonsoir,

Je viens d'entedre Monsieur Jacques Parizeau parler d'élection référendaire suite à une consultation avec l'aile jeunesse !

Ça vous plait  monsieur Sauvé ?

Valérien L  (Lachance)

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mercredi 27 août, 2003 21:45

Pauline Marois et la souveraineté...

Site Internet de Radio-Cadenas:

L'ancienne ministre des Finances Pauline Marois souhaite que le Parti Québécois raye de son programme la notion d'«union confédérale à l'européenne» avec le gouvernement fédéral que l'actuel chef du parti, Bernard landry, y a fait ajouter. Mme Marois fait cette suggestion dans une lettre publiée mercredi dans le quotidien Le Devoir.

Dans son texte intitulé «Pour en finir avec l'attentisme: la souveraineté continue», la députée de Taillon avance que la souveraineté du Québec «ne peut être ni conditionnée, ni subordonnée à quelque partenariat que ce soit» et qu'une union confédérale à deux plutôt qu'à plusieurs pays lui apparaît inapplicable.

Les conditions gagnantes au rancart

Mme Marois porte un jugement sévère sur la stratégie des «conditions gagnantes», qui doit être abandonnée, selon elle. Au lieu de l'attentisme des conditions gagnantes, l'ancienne ministre propose ce qu'elle appelle la «souveraineté continue», qui consisterait à occuper les «zones grises» de la Constitution canadienne. Elle propose aussi que le Québec se dote d'une Constitution et la fasse adopter par la population. Si elle devient première ministre, elle n'hésiterait pas à utiliser les fonds publics pour faire la promotion de la souveraineté. Elle croit possible de créer une vaste coalition en se servant du Conseil de la souveraineté. Quant au Bloc Québécois, elle juge sa présence à Ottawa essentielle.

En conclusion, Mme Marois reconnaît que ce qu'elle propose est audacieux, mais elle assure ne faire que répondre au brassage d'idées auquel Bernard Landry a convié le Parti Québécois au lendemain de la défaite électorale du 14 avril.

M. Landry a d'ailleurs ouvert la porte à une redéfinition de l'article 1 du programme du parti sur la souveraineté. À l'issue de la réunion du caucus mercredi à l'Île d'Orléans, le chef du PQ a réagi favorablement aux propositions de Mme Marois. L'ancien premier ministre croit qu'il y a lieu de revoir certains éléments du projet souverainiste, dont le concept d'«union confédérale à l'européenne», si les objectifs restent les mêmes.

***
Aurions-nous été entendu?  Et Parizeau qui est prêt à revenir se battre au fédéral!  Voilà pour les bonnes nouvelles.

Maintenant, nous avons beaucoup de travail et ce que je n'aime pas c'est d'être gardé dans l'ignorance.

Qui fait quoi?

Sujets de l'heure:

- Vigile... qui fait quoi pour brasser la cage?  Lâchez vos abonnements avec Gesca et contribuez!

- 9 septembre et PET... on attend le 8 septembre à 21h00 pour nous en dire plus long?  M. Rhéaume et sa coalition pourraient peut-être nous en dire un peu plus.

Vaut-il la peine d'organiser du transport de l'extérieur où 50 manifestants c'est suffisant?

Ce pourrait-il que lorsque l'action se présente on s'enfuit?  J'ai l'impression qu'on est pas encore capable de s'organiser.  Prouvons le contraire!

Mes excuses, j'avais besoin de faire sortir le méchant.

Etienne Boulay

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mercredi 27 août, 2003 21:47

Un réveil

Pauline Marois qui veut que le Parti Québécois parle du Pays du Québec, de son indépendance, de sa souveraineté.

Jacques Parizeau qui veut une élection référendaire.

Et le Bloc Québécois qui se prépare en fonction d'une élection prochaine avec la volonté de Parizeau de parcourir le Québec.

Ce sont des éléments, pour le moins, bien positifs.

Pauline Marois qui veut devenir Chef de Parti, une femme comme Présidente du Pays du Québec en devenir !

Une dynamique s'installe.  Il faudra voir comment soutenir cet élan.

Robert Bertrand

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mercredi 27 août, 2003 22:45

Élection référendaire

Enfin, Jacques Parizeau et moi sommes d'accord.

L'élection référendaire doit porter sur un thème: l'ÉTAT DU QUÉBEC ET RIEN D'AUTRE.

Cette élection doit contenir trois rubriques:

1. Vous votez Parti Québécois, vous votez OUI aux propositions suivantes:
 

a. OUI vous reconnaissez le Québec comme votre État national et votre seul État.

b. OUI, vous donnez au gouvernement du Québec le mandat de sortir Ottawa du Québec, toutes ses agences, ses ministères et ses offices, sans exception, y compris l'armée, la GRC et autres.

c. OUI, vous voulez tous les pouvoirs du Québec rapatriés au Québec et nulle part ailleurs.

d. OUI, vous appuyez une déclaration unilatérale d'indépendance du Québec.

 Et maintenant, qu'on fonce. Avec le vote des indépendantistes qui ne font pas partie du Parti Québécois et des autres qui n'ont pas voté la dernière fois et qui en voient les conséquences, il est possible que cette élection référendaire soit gagnée à 50% plus un et même davantage si nous réussissons à convaincre les nationalistes du Parti Libéral du Québec et de l'ADQ. Avec plus de 50% des votes, ce que nous pourrons obtenir avec Madame Marois, nous obtenons une majorité absolue de sièges dans l'Assemblée nationale et pourrons convaincre les députés libéraux nationalistes d'appuyer complètement la motion proposée par le vote référendaire. "À ce moment-là", qui n'est pas ce "moment-ci", Jean Chrétien sera parti, Stéphane Dion ne sera plus là non plus car il n'est pas dans les bonnes grâces de Paul Martin. Les exigences du Québec seront reprises par l'Ontario, l'Alberta, Terre-Neuve, la Nouvelle Écosse et les autres vont suivre.

Notre but: saborder Ottawa. Nous y arriverons.

J'appuie la candidature de Madame Pauline Marois comme future présidente du Parti Québécois, future premier ministre du Québec et future Présidente de l'État Libre du Québec, qui deviendra une république. Nous allons y travailler sans relâche, comme jamais auparavant.

Madame Marois me fait penser à Madame la Docteur Gro Harlem Bruntland, l'ancienne présidente de Norvège devenue directrice de l'Organisation Mondiale de la Santé. Les deux femmes ont plusieurs ressemblances. Rappelez-vous que le concept de développement durable a été introduit en Norvège sous la gouverne de Gro Harlem Bruntland.

Je me sens soudainement revivre.

René Marcel Sauvé

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jeudi 28 août, 2003 10:05

«Autres temps, autres moeurs»

Pas très très rassurant tout ça. Vous ne trouvez pas?

Lapointe

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Perspectives: Autres temps...
Gérard Bérubé
Édition du jeudi 28 août 2003

Mots clés : Québec (province), Économie

Les nouvelles économiques se succèdent sur la scène québécoise. Il y a cette moitié de ce qui constitue l'origine de Bombardier qui passe entre les mains d'intérêts américains. Ou encore la Caisse de dépôt, qui confie la gestion de son volet «petites entreprises» à la BDC plutôt qu'au Fonds de solidarité. Et que dire de cette non-intervention gouvernementale directe dans l'opération de sauvetage
des laboratoires de l'ex-BioChem? C'est vraiment «autres temps, autres moeurs» à Québec.

Il n'y a pas si longtemps, la SGF aurait été invitée à tendre l'oreille à ce Tout-Montréal biopharmaceutique se mobilisant pour sauver de la fermeture les activités de recherche thérapeutique de l'ex-BioChem Pharma. Quant à la Caisse de dépôt et placement du Québec, malgré ses affirmations répétées de non-ingérence du gouvernement dans ses affaires internes, l'institution aurait senti la pression l'exhortant à regarder de plus près la proposition du Fonds de solidarité FTQ avant de confier la gestion de son volet «petites entreprises» à la Banque fédérale de développement. Au même titre qu'elle aurait senti le besoin de concocter une convention d'actionnaires lui accordant un droit de veto advenant la revente de Bombardier Produits récréatifs à des intérêts non
québécois. Mais tout cela, c'était jadis.

On le sent. Avec un changement de gouvernement à Québec, avec, aussi, un changement de nationalisme économique, les choses se font différemment. De l'interventionnisme ciblé au laisser-faire, il n'y a qu'un pas, qui a été franchi rapidement. Pour le meilleur et pour le pire.

Pour le meilleur dans le cas de la Caisse de dépôt, qui peut ainsi se concentrer uniquement sur son rôle de fiduciaire et de générateur de rendement pour ses déposants. En dissipant ainsi toute ambiguïté, on peut présumer qu'elle a été chercher le meilleur dans un partenariat impliquant la BDC plutôt que le Fonds de solidarité FTQ. Non pas qu'une association avec le Fonds aurait été désavantageuse. Mais à expertise égale en matière de capital de risque dédié aux
PME, en retenant la proposition de l'institution fédérale, la Caisse étend sa recherche d'occasions d'affaires à l'échelle canadienne tout en retirant la pression sur le marché québécois. Ce à quoi, d'ailleurs, a applaudi le Fonds.

Dans l'annonce d'hier impliquant la vente de Bombardier Produits récréatifs, la Caisse est dans l'actionnariat à titre d'investisseur. Avec 15 % des actions, contre 35 % pour la famille Bombardier et 50 % pour la firme d'investissement américaine Bain Capital. Elle est là pour faire du rendement. Un placement privé, conforme à son rôle de gestionnaire de fonds détenant des participations minoritaires, a résumé le président du conseil et directeur général, Henri-Paul Rousseau. Donc, pas de convention d'actionnaires alambiquée venant cimenter la participation de la famille Bombardier à celle de la Caisse, doit-on comprendre. Pas de droit de veto ou de préemption en cas de transaction pouvant éventuellement impliquer la nationalité de la propriété de cet emblème, de ce qui est l'origine de Bombardier. Donc, rien qui ne ressemble de près ou de loin à cette relation ayant lié les mains de la famille Chagnon à la Caisse lorsque Vidéotron fut mise en vente. Le principe ou l'intention initiale était pourtant valable, celui de protéger la propriété québécoise de TVA. Mais on connaît la suite, et son dérapage.

Une transaction purement d'affaires, disait-on hier, impliquant deux actionnaires institutionnels patients mais désireux de sortir le moment venu -- en toute logique dans le cadre d'une éventuelle émission publique -- avec un gain en capital digne de ce nom. C'est la façon de faire de Bain Capital, qui se spécialise dans le rachat d'entités ou de filiales devenues non stratégiques pour la société mère. C'est ce qu'entend imiter la Caisse de dépôt qui, par ailleurs, connaît passablement de succès dans les placements privés avec un rendement de 15 % en sept ans. C'est d'ailleurs ce que vient de reconnaître le président de Teachers, Claude Lamoureux (non impliqué dans la transaction avec Bombardier), en déclarant
récemment qu'il y avait plus d'argent à faire dans le placement privé qu'en Bourse.

Voilà pour le meilleur. Quant au pire dans ce changement de culture à Québec... Il y a cette vaste mobilisation du Tout-Montréal biopharmaceutique visant à offrir à la britannique Shire une solution de rechange à la fermeture pure et simple de ses activités en recherche thérapeutique. Ce qui fut jadis le coeur de BioChem
Pharma, ex-fleuron de la pharmaceutique au Québec, est ainsi menacé de disparition. Avec ses installations ultramodernes et son équipe de 120 professionnels. Une masse critique viable commercialement croit-on. Ici, on manque d'une structure d'intervention qui, telle la SGF, aurait pu faire la différence.

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jeudi 28 août, 2003 10:05

«Autres temps, autres moeurs»

Il est évident que Jean Charest est au service du dieu Mammon. Raison de
plus pour foncer vers notre élection référendaire.

René Marcel Sauvé

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samedi 30 août, 2003 04:11

Élection référendaire

Une élection référendaire – sauf erreur de ma part- c’est une élection où le PQ annonce que s’il est élu il fera procéder par voie parlementaire à l’indépendance de l’État du Québec?

Dans ce cas-là, ne devrait-il pas avoir la majorité absolue soit seul soit en s’alliant avec, par exemple, l’ADQ?

Un gouvernement de coalition avec la majorité des sièges mais aussi des voix (cas classique dans les démocraties continentales: France, État belge, Italie etc.), aurait plus de chances de remporter un référendum d’entérinement de l’indépendance parce que voter OUI ne signifierait pas qu’on vote OUI pour un parti mais pour une idée.

Il y a eu beaucoup de référendums en Europe sur l’adhésion à l’Union européenne ou certaines des réformes de celle-ci. Il faut voir si ce ne sont pas des gouvernements de coalitions assez larges qui ont gagné.

Évidemment quand on est dans un système on peut avoir la tentation de dire à d’autres “Mais faites comme nous, c’est si simple!”.

Ce n’est pas mon état d’esprit (je ne crois pas que c’est simple). Mais je sais que c’est une solution étudiée par le Québec.

(José Fontaine)

======================
samedi 30 août, 2003 08:28

Élection référendaire

José Fontaine,

D'autres plus experts que moi en loi électorale et référendaire applicables au Québec vont te répondre.

En effet, une élection référendaire comporte deux volets:

Le premier:

Le parti qui gagne le plus grand nombre de sièges forme le gouvernement, peu importe le pourcentage du vote.

Le deuxième:

Le parti gagnant, dans ce cas, le Parti Québécois, s'il remporte 50% plus un des suffrages, aura par le fait même un mandat pour réaliser la souveraineté, sans autre référendum. Dans ce cas, le Parti Québécois procédera à la préparation d'une Constitution, ce que je recommande de faire dès maintenant, de même que prévoir tous les transferts de compétences, et, un référendum non électoral demandera aux électeurs un mandat pour adopter cette constitution.

Nous devons tenir compte du fait  que l'électeur québécois d'aujourd'hui est plus instruit et plus exigeant que celui des décades passées.

Nous devrons y mettre le paquet et déployer toutes nos énergies et nos connaissances pour tout prévoir, tout, tout et tout, autrement le Parti Québécois peut gagner le nombre de sièges requis pour former le prochain gouvernement mais non le pourcentage requis pour réaliser la souveraineté, ce qui signifie: reconnaître et faire reconnaître le Québec comme État et non comme province inféodée.

J'espère que ces quelques renseignements vont répondre à vos questions monsieur Fontaine et je vous souhaite une bonne soirée, car il est six heures plus tard que chez nous en Belgique.

René Marcel Sauvé

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dimanche 14 septembre, 2003 08:09

La commission parlementaire sur les défusions

La sauce serait-elle en train de se gâter ?

Est-ce qu' à long terme ( je veux dire: lors des prochaines
élections )tout cela ne pourrait-pas favoriser le Parti québécois?

Personnellement je l'espère, sans pour autant me réjouir de ce qui
est en train de se passer parce que j'aurais préféré de beaucoup que
les choses se passent autrement.

C'est l'avenir du Québec qui compte avant tout. Il s' agira donc de
tenter de tirer avantage de la situation le mieux possible.

Conséquemment, des propositions comme celle de Claude Morin sont à
mon avis à prendre en considération très sérieusement.

Risquer le tout pour le tout, comme le préconise M. Sauvé, ce n'est
pas souhaitable d' après moi.

Je ne pense pas qu'il soit bon de se laisser trop influencer par son
impatience. Ça risque d'être contre-productif.

Lapointe (Jean Lapointe)

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Le prix politique des défusions
Par Yves Chartrand - Journal de Québec 13/09/2003 12h51
 
Le premier ministre Jean Charest
©PC
 
Dans quel état sortira le Parti libéral de Jean Charest après son odyssée pour le moins téméraire sur la pente très visqueuse du démantèlement des villes? Il y a fort à parier que le prix politique sera salé.

Il y a quelque chose de franchement surréaliste à voir défiler ces maires de petites et grandes villes à la commission parlementaire sur le projet de loi 9 pour protester avec la dernière énergie contre les défusions.

Le ministre des Affaires municipales Jean-Marc Fournier, désigné par son chef pour gérer cette très controversée promesse électorale du PLQ, ressemble franchement à un éléphant déambulant dans un magasin de porcelaine.

Avec sa fuite en avant dans le dossier des défusions, le Parti libéral du Québec est en train de s'aliéner une partie considérable de sa base politique qui, historiquement, l'a toujours appuyé.

Sourde oreille

Quand on voit Jean Charest et Jean-Marc Fournier faire la sourde oreille à des maires tels Roger Carette de Saint-Georges de Beauce pour qui le projet de loi 9 «n'a pas d'allure» ou Jean Perreault de Sherbrooke - le fief de Jean Charest - qui monte aux barricades et répète ad nauseam que les fusions ne sont pas antidémocratiques mais la solution à 30 ans de stériles chicanes de clocher, on se dit que le PLQ a bien changé.

Défusions: une boîte de Pandore?: exprimez-vous dans notre forum
sur le sujet.

Ironiquement, tous ces vieux rouges comprennent très bien dans quel
guêpier s'est fourré Jean Charest et lui vouent une certaine dose de
compassion.

Lorsqu'en octobre 2000, il a ouvert la porte aux défusionnistes,
c'était pour gonfler sa cote de popularité qui traînait dans les bas-
fonds des sondages. Et, de fait, c'est à compter de ce moment que le
chef du PLQ a commencé à remonter la pente.

Mais ce que ne comprend pas le monde municipal, c'est pourquoi le
gouvernement persiste et signe.

Dans les coulisses de la commission parlementaire à Québec, les
dirigeants municipaux ne se gênent pas pour énumérer toutes les
portes de sortie que Jean Charest a manquées pour se sortir du
pétrin.

Une soupe qui goûte l'eau

Il y a aussi les défusionnistes qui regardent de travers le ministre
Jean-Marc Fournier.

Les purs et durs de la défusion, qui ont mis tous leurs espoirs dans
le gouvernement libéral, commencent à trouver que la soupe que veut
leur servir le ministre goûte de plus en plus l'eau.

Pas question de revenir au statu quo ante, les a prévenus Jean-Marc
Fournier. Les futures villes défusionnées ne seront pas les
municipalités d'avant la loi 170 du Parti québécois. Elles seront
liées plus étroitement aux villes-centre autant en termes de
services que de fiscalité.

Ce n'est pourtant pas ce que veulent les représentants de Westmount,
de Baie-d'Urfé et autres résidents de l'ouest de l'île de Montréal,
notamment, qui désirent retrouver intégralement leur petit paradis
perdu.

On a même entendu jeudi le représentant d'un groupe de
défusionnistes de l'ouest de l'île de Montréal qualifier le projet
de loi 9 d'«exercice en hypocrisie», sommant le gouvernement
de «préserver l'esprit de sa promesse électorale».

Caucus divisé

Un troisième front s'ouvrira bientôt pour Jean Charest s'il ne
manouvre pas habilement sur cette mer de récifs: la dissension au
sein de sa députation.

Pour l'instant, rien n'a transpiré, mais des voix commencent à se
faire entendre à l'intérieur de son caucus ministériel contre le
projet de loi 9.

Des dizaines de maires mécontents dans la province exercent des
pressions de plus en plus senties sur la députation libérale de leur
coin de pays pour ramener le gouvernement à leur raison.

Pour l'instant, Jean Charest, fort d'une expérience politique
considérable, a la main haute sur ses troupes. Mais il y a fort à
parier que ce contrôle ne résistera pas dans le temps, au fur et à
mesure que son gouvernement se dirigera vers des référendums sur les
défusions dont le nombre se multipliera et dont la charge émotive
augmentera.

Comme l'a dit cette semaine l'ex-maire Pierre Bourque au ministre
des Affaires municipales Jean-Marc Fournier: «Je ne voudrais pas
être à votre place.»

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dimanche 14 septembre, 2003 09:20

 La commission parlementaire sur les défusions

Je risque le tout pour le tout mais il existe quand même une marge de
manoeuvre considérable pour le Parti en supposant qu'il adopte la stratégie
de l'élection référendaire.

Il pourra rattraper les "purs et durs" qui n'ont pas voté aux dernières
élections, ce qui peut représenter 30% de l'électorat dans les conditions
actuelles et davantage au cours des trois prochaines années.

Même s'il ne remporte pas la majorité référendaire, il pourra quand même
gagner l'élection avec une majorité de sièges, ce qui lui permettra de
poursuivre la tâche en définissant un seul objectif à la fois: fiscalité
d'abord, les communications, les relations internationales, bref, tout ce
qui fait la différence entre une province et un État.

Les propositions de Claude Morin me semblent trop proche des demi-mesures qui ne valent rien, surtout dans les circonstances, alors que le Parti Québécois a perdu précisément parce qu'il manque d'audace et se contente de demi-mesures.

Risquer le tout pour le tout, si on veut employer cette expression qui ne doit pas se comparer à un jeu de gambling, mais une stratégie politique de grande envergure, donc, ce risque est un risque calculé.

Voilà où je veux en venir.

René Marcel Sauvé

===========================
 

à suivre...
 

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