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Est-ce à dire…?

Robert Bertrand, rédacteur
QUÉBEC, Un Pays
1998-12-22

Texte publié dans le forum
avant garde Québec  AGQ 278
le 22 décembre 1998
 

Est-ce à dire qu’on est satisfait de la situation?  Qu’il n’y a plus rien à faire? Plus rien à dire? Qu’on s’en lave les mains ?  Qu’on passe à autre chose ?

Peut-on admettre que les membres de ces diverses communautés culturelles se sentent québécois, chez nous ?  Pourquoi en est-il autrement ?  On a rien à changer dans nos attitudes?  dans nos comportements? dans nos relations avec ces communautés?

Qu’est-ce que vous proposez en retour ?  Quelles sont vos suggestions ?  Se satisfaire béatement de cette situation ?  Jouer à l’autruche ?  Lorsque je vois qu’il y a une situation à corriger, je me permets de soumettre des propositions, des suggestions, parfois des recommandations.  Pourtant, dans mon texte original, n'y a-t-il pas des suggestions.  Pourquoi faut-il que vous passiez totalement à côté ?

Il me semble qu’il y a assez de gens qui parlent des deux côtés de la bouche en même temps.  Quant à moi, je ne veux pas jouer à ce jeu.  J’y reviens à nouveau, un groupe dit d’avant-garde et qui ne s’ouvrirait qu’aux seules avenues du passé?  qu’aux seuls thèmes exploités dans le passé ?  Je comprendrais assez bien les anglais, ou quiconque d’autres faisant partie de telles communautés culturelles de ne pas s’intéresser et de ne pas participer dans nos échanges.  Un peu d’ouverture d’esprit et une vision d’avenir, pourrait faire changer bien des choses, ne trouvez-vous pas?

Vous reprenez (Richard Gervais) cette phrase avec à-propos:

« Robert Bertrand, de "Québec un pays", insiste pour dire que les Québécois doivent user d'imagination quant aux moyens de s'ouvrir aux communautés culturelles. »
En effet, si, pour des raisons qui vous sont personnelles, vous êtes satisfaits que ces dites communautés s’excluent d’une fois à l’autre, pour prendre position pour ce que l’on pourrait appeler, les positions du Pays étranger, grand bien vous fasse !  Je crois, de mon côté, que nous nous devons de bien comprendre les ressentiments, les craintes, les difficultés que ces communautés vivent, pour qu’elles puissent finalement se sentir aussi Québécois que chacun d’entre nous.

D’une part, on veut augmenter la portion des adhérents pour un oui à notre Pays et on resterait totalement cloisonné dans nos modèles de réflexions qui ne font avancer personne?  S’ouvrir à l’autre, n’est-ce pas chercher à les comprendre?  On peut jouer à l’idée de la poule et de l’oeuf, à quoi cela nous avancerait-il ?  Est-ce à elles, (les communautés culturelles) seulement, de devoir  nous comprendre ou est-ce à nous, également, de mieux comprendre leur vécu?  leurs aspirations? leurs besoins fondamentaux? et que sais-je encore?

Et à l’idée soumise pour devoir mieux comprendre, mieux saisir les situations vécues par les diverses communautés qui semblent loin d’être acquises au Pays du Québec, comme un Pontife, vous nous soumettez :

« Personnellement, je n'en verrais nullement l'utilité. Les Québécois SONT ouverts auxdites communautés. Selon moi, il y a de la culpabilisation mal placée dans ce discours de l'ouverture aux communautés. »
Permettez-moi de vous signaler que je ne me sens coupable de quoi que ce soit!  J’ai la lucidité de constater que, factuellement, il y a un problème chez nos communautés culturelles.  Et, ce n’est pas en ignorant la situation, vous me le permettrez,  ou de parler du haut d’un piédestal, que l’on pourra faire avancer la compréhension entre tous les québécois de toutes origines.
« Il est vrai que les adversaires de la cause indépendantiste reprochent au peuple québécois sa soi-disant fermeture, son côté "parochial". Mais il ne faut quand même pas reprendre à son compte cette calomnie. »
Sans doute, ces adversaires, comme vous dites, doivent avoir parfaitement tord?  Qui donc, sommes-nous, pour porter de tels jugements ?  Pourquoi donc, la communauté anglophone s’intéresse-t-elle à ces communautés culturelles autres?  Pourquoi, dans les médias anglophones, journaux et télévisions, en font-ils état?  Et pourquoi, nos médias francophones les ignorent-elles ou presque ?

Et après avoir tout dit cela,  vous me le permettrez encore, vous venez de comprendre qu'

« Il est bien évident que les Québécois ne doivent pas se fermer aux communautés. On est d'accord.  »
Remarquez, que l’idée de fermeture aux communautés provient de votre propre écriture et non de la mienne.  Parce que l’on souhaite s’ouvrir à quelque chose, faut-il comprendre qu’on était hermétiquement fermé auparavant ?  Est-ce là votre raisonnement ?

À vous lire, il semble bien que oui :

« Mais supposer qu'ils le sont (fermer aux communautés) est une fausseté. Et on cède à cette fausseté quand on appelle à l'ouverture. »
Faudra-t-il vous demander, à l’avenir, en quels termes il nous faudra parler, proposer des choses?  Vous avez droit de vous attacher à un mot dans une phrase qui ne vous convient pas pour en faire toute une présentation.  Et, vous aurez compris que je prends le temps de répondre cette fois-ci.

Finalement, vous admettez :

« S'il y a un problème de ce côté d'ailleurs, c'est bien plutôt l'inverse : la fermeture des communautés culturelles au fait québécois (et leur grande ouverture au fait canadien-anglais). »
Si ces communautés culturelles sont ouvertes au fait canadien-anglais, vous en connaissez les raisons ?  N’est-ce pas, entre autre raison, parce que nos anglophones québécois se cherchent des appuis pour défendre leur propre cause et cherchent à assimiler les personnes des diverses communautés culturelles ?

Si, tel est le cas, pourquoi que nous, les francophones, n’en faisons-nous pas autant?  Avez-vous le sentiment que l’on en fait autant que les anglophones?  Pourquoi les rejetteriez-vous du revers de la main?

Et vous terminez, en nous disant :

« En d'autres termes, s'il y a un problème, c'est celui de l'intégration des arrivants.  Malgré la volonté des Québécois en ce sens, les pleins moyens leur manquent à cet égard. Le Québec n'est pas encore un État... »
L’immigration n’est-elle pas devenue sous la responsabilité Québécoise ?   Agir en État avant de l’être!  Agir en homme avant de l'être, comme je disais dans une intervention antérieure.  Devenir responsable.  Pourquoi pas des sessions de « bienvenue » au Québec avec tous les nouveaux arrivants ?  Dans le Salon Rouge, par exemple?

Je viens de jeter un coup d’oeil à cette page provenant du Gouvernement du Québec :  http://www.mrci.gouv.qc.ca/52_2.asp?pid=206  (page qui n'existe plus en 2002)  Entre autres choses, on peut y lire ceci :

« Le ministère a notamment pour mandat de favoriser le
rapprochement interculturel de sorte que tous et chacun participent pleinement, avec tout leur potentiel, leur apport et leur personnalité propres, au développement de la société québécoise.

Dans cette partie, nous présentons différents outils dont s’est doté le ministère pour encourager le pluralisme et l’ouverture à  l’égard de la diversité au sein de la société québécoise. »

Ai-je besoin d’y ajouter quelque chose ?
 

Robert Bertrand, rédacteur,
QUÉBEC, Un Pays.
22 décembre 1998

 
 
 
 
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