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James Gabriel

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Fonds James Gabriel

 
Pour les personnes intéressées à participer au Fonds James Gabriel, il faut faire le chèque à l'ordre de :

APNQL-JAMES GABRIEL

Nous pouvons montrer notre appui au Chef Gabriel, par un courriel, par une télécopie, par un appel téléphonique.

diane.mcgregor@apnql-afnql.com

http://membres.lycos.fr/quebecunpays/Fonds-James-Gabriel-par-Robert-Bertrand-Quebec-un-Pays.html

Téléphone :
(418) 842-5020

Télécopieur :
(418) 842-2660

250 Place Chef Michel Laveau, suite 201,
Wendake (Québec) G0A 4V0.

Merci de votre attention.

Diane McGregor

Transmis par :
Robert Bertrand

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Fonds James Gabriel
par Robert Bertrand
2004/01/16


Je viens de réaliser une entrevue avec TQS qui devrait passer au bulletin de nouvelles de 17h00.

J'y ai souligné une volonté des Québécois d'être aux côtés du Grand Chef James Gabriel, du Grand Chef Ghislain Picard et des autres Chefs ou Grands Chefs des autres Nations Autochtones dont Ghislain Picard est le représentant officiel.

Au départ, je me suis senti interpellé par monsieur Ghislain Picard par la création, avec ses confrères Grands Chefs, dans la mise en place d'un "Fonds James Gabriel".  Participer au "Fonds James Gabriel" m'apparaît comme un nécessaire besoin de solidarité à démontrer à l'égard du cheminement que lui et son équipe ont entrepris pour combattre le crime organisé.

Depuis combien d'années, nous, au Pays du Québec, avons-nous mis en marche des équipes, tant pour la recherche que sur le terrain, pour combattre le crime organisé ?  On chemine douloureusement vers les objectifs que l'on se souhaite comme société.  Et pourtant, le Québec a les moyens, a le pouvoir, a les divers équipements pour atteindre des objectifs lorsque la volonté politique est là.

Un Grand Chef, James Gabriel, aurait demandé l'aide et de la Sûreté du Québec et de la GRC et la collaboration des autres Chefs ou Grands Chefs des Autres Nations Autochtones.  Il semblait bien qu'il y avait une action concertée pour entrer en action puisque des actions ont été posées.

Voilà que les collaborations attendues ne se sont pas manifestées alors qu'il y avait un besoin de collaboration commune dans cette activité.  On a connu la collaboration intime des opposants plutôt que la collaboration intime des "partenaires-responsables".

La suite des choses elle est connue.  Il faut corriger le tir et s'organiser pour que tout le monde aille dans la même direction.

Fini le temps des amateurs.  ( http://cf.groups.yahoo.com/group/Pour-le-Pays-du-Quebec/message/2936 )

Aucun Chef ou Grand Chef ne saurait contrôler seul, les activités criminelles, sans le soutien des équipes formées du Québec et possiblement de la GRC avec la collaboration des polices autochtones sur chacun des territoires.

C'est dans cet esprit que je sollicite les Québécois et Québécoises à contribuer au "Fonds James Gabriel"  pour la reconstruction de sa maison et le recouvrement de ses biens essentiels à la vie de famille qu'il connaissait avant les événements connus.

Il s'agit de montrer le soutien des Québécois et des Québécoises à l'oeuvre qu'il accompli, lui, et les autres Grands Chefs des Nations qui le soutiennent.

Le "Fonds James Gabriel" origine de monsieur Ghislain Picard, Grand Chef des Premières Nations.  Comme Québécois, comme citoyen de mon Pays, le Québec, comme membre de mon Peuple, le Peuple Québécois, et comme membre de ma Nation, la Nation Québécoise, je souscris à ce fonds pour y apporter mon support, mon soutien, ma solidarité.

Merci à l'équipe de la Piste Amérindienne de Bernard et de Dominique Cleary avec qui nous avons établi nos premiers contacts :
 
 

Pour souscrire, bien vouloir vous mettre en relation avec Madame Diane McGregor, secrétaire de monsieur Ghislain Picard, à l'adresse courriel suivante :

diane.mcgregor@apnql-afnql.com

Tél. (418) 842-5020

Télécopieur :  (418) 842-2660

Depuis quelques jours nous avons écrits des messages.  Nous vous invitons à en prendre connaissance sur notre site de discussions, aux pages suivantes :

http://cf.groups.yahoo.com/group/Pour-le-Pays-du-Quebec/message/2933   (René-Marcel Sauvé)

http://cf.groups.yahoo.com/group/Pour-le-Pays-du-Quebec/message/2936   (Robert Bertrand)

http://cf.groups.yahoo.com/group/Pour-le-Pays-du-Quebec/message/2938   (Marie-Thérèse Miller)

http://cf.groups.yahoo.com/group/Pour-le-Pays-du-Quebec/message/2940   (Robert Bertrand)

http://cf.groups.yahoo.com/group/Pour-le-Pays-du-Quebec/message/2942  (René-Marcel Sauvé)
 

Robert Bertrand, ex-enseignant à la retraite,
rédacteur,
Québec un Pays
http://membres.lycos.fr/quebecunpays/
http://cf.groups.yahoo.com/group/Pour-le-Pays-du-Quebec/
(418) 529-2013
cc:
diane.mcgregor@apnql-afnql.com
bcleary@autochtones.com
gcleary@autochtones.com
mvaillancourt@tqs.qc.ca
redaction@ledevoir.com
veronique.bouvier@cyberpresse.ca
eric.clement@cyberpresse.ca

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Robert Bertrand
Envoyé: Vendredi, Janvier 16, 2004 9:30 PM
Fonds James Gabriel

À TQS, région de Québec, cela s'est passé vers 18h10-18h15.

Ce qu'ils ont présenté reflétait parfaitement ce que je souhaitais qu'ils fassent

Vendredi, 16 janvier, à la fin de soirée, je serai en direct des studios de Québec, vers 22h40.

Ce sera sur l'ensemble du réseau de TQS.

Robert Bertrand

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JRMSauvé jrmsauve@sympatico.ca
vendredi 16 janvier, 2004 22:10
Fonds James Gabriel

Monsieur Bertrand,

J'étais absent toute la journée. J'ai donc manqué le programme sur TQS. Sera-t-il possible de le revoir?

Je vous appuie de tout coeur dans votre initiative pour venir en aide à James Gabriel. J'appuie financièrement plusieurs organismes dans la région de Montréal et aussi à Toronto, où nous avons habité longtemps.

Dès que j'aurai quelques disponibilités, je vous le ferai savoir.

En attendant, je vous souhaite tout le succès possible.

René Marcel Sauvé

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Pierre Chouinard  chouinardpierre@hotmail.com
http://www.souverainete.info/forum/read.php?f=7&i=16520&t=16516
samedi 17 janvier, 2004 00:17
Fonds James Gabriel [7:16516:16520]

M. Bertrand vous devenez une vedette.  Être invité à donner vos commentaires aux deux (Le Grand Journal), celui du souper et celui de fin de soirée, faut le faire.

Félicitation pour vos commentaires.

Le crime organisé doit être combattu par tous les moyens.  Je crois que notre gouvernement n'a pas aidé à le combattre comme se fut le cas dans le temps où l'un de ces Ministre signait avec des bandits masqués.  Vraiment ce gouvernement Libéral semble prendre la part des criminels.  En sont-ils infestés ?

Pierre

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gilles rheaume  bienvenue62@hotmail.com
http://www.souverainete.info/forum/read.php?f=7&i=16520&t=16516
samedi 17 janvier, 2004 01:34
Fonds James Gabriel [7:16516:16522]

Quelle merveilleuse initiative que celle de notre ami Robert Bertrand.  Son attitude réflète un des côtés les plus louables de notre peuple.

Il faut soutenir James Gabriel et montrer combien nous sommes attachés aux valeurs démocratiques qu'il défend.

Ce dossier ne fait que commencer.

Que fera Ottawa ?

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pierrec03 chouinardpierre@hotmail.com
samedi 17 janvier, 2004 09:23
Félicitation

Félicitation pour vos commentaires M. Bertrand

Être invité à donner vos commentaires aux deux (Le Grand Journal), celui du souper et celui de fin de soirée, faut le faire.

Le crime organisé doit être combattu par tous les moyens. Je crois  que notre gouvernement n'a pas aidé à le combattre comme se fut le cas dans le temps où l'un de ces Ministre signait une entente avec des bandits masqués.  Vraiment ce gouvernement Libéral semble prendre la part des criminels. En sont-ils infestés ?

Pierre

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Robert Bertrand
Samedi, 17 janvier 11:29
Fonds James Gabriel

Merci à chacun et chacune : Manon, monsieur Sauvé, monsieur Chouinard, monsieur Rhéaume et les autres qui nous lisent.

En entrevue, il y a la part des animateurs, le temps dévolu connu bien souvent que du côté des animateurs et l'interviewé.  Il faut faire avec et il faut surtout avoir la foi.  Il ne faut quand même pas se faire piéger, non plus.

Je vous parle de cette première entrevue, à TQS vers 18h10-18h15

J'essaierai d'avoir une copie pour que ce soit présenté sur la toile.  Je vous ai déjà dit que je ne maîtrise pas toute cette technique encore.  Je fais les efforts voulus pour y parvenir.  Si c'est possible, ce sera fait.

Mise en situation:

Quand un journaliste vient à la maison avec le responsable de la caméra, ils prennent le temps.  On se parle, voient les lieux, ils font de la reconnaissance pour qu'il y ait détente, chaleur humaine et compréhension des objectifs de la personne interviewé.  C'est bien ce qu'ont fait messieurs Mario Vaillancourt, le journaliste, et Jobin, à la caméra.

Une fois au bureau, installés tous les trois dans leurs rôles (journaliste, caméra, interviewé) on se parle normalement, présentation du site internet de Québec un Pays et l'historique de la démarche en cours, la caméra tourne.

Il y a l'objectif principal : le Fonds James Gabriel; il y a ce qui nous amène à vouloir souscrire à ce Fonds.

"Le Québec a reconnu les diverses Nations Autochtones, cela s'est fait sous René Lévesque en 1985 et depuis ce temps ce que le Québec et les Québécois souhaitent, c'est que ces Nations se prennent en mains, administrent leurs affaires, s'assument.

Et voilà qu'actuellement James Gabriel et les autres Chefs ou Grands Chefs veulent combattre le crime organisé sur leurs propres territoires.  Nous mêmes, les Québécois ont combat le crime organisé.

On a mis en place des spécialistes de toutes sortes pour combattre le crime organisé, on a fait des lois pour bien contrôler les activités du crime organisé.

Pour une fois qu'ils se prennent en mains, veulent assumer une responsabilité importante, le Gouvernement décide de se joindre non pas du côté des Grands Chefs ni de James Gabriel, élu et de son équipe, mais ils se joignent au groupe pour défendre les droits du crime organisé.  Et la question que je pose :  De quel côté sont les responsables de notre Gouvernement dans ce cas là ?  Sont-ils à la remorque du crime organisé ? "

Il y a l'intervention de monsieur Mario Vaillancourt, journaliste, qui a bien fait ressortir ce que je viens de vous transmettre.  Ce n'est pas le verbatim intégral mais c'est l'essentiel de ce verbatim.

Vous comprendrez que j'ai aimé ce qui s'est présenté puisque, fondamentalement, c'est ce que je souhaitais faire ressortir :  la reconnaissance des Nations par René Lévesque, ils se prennent en mains, et alors qu'ils s'assument dans leurs responsabilités, le Gouvernement les laisse pantois, dans le désordre et appuierait, ipso facto, les responsables du crime organisé.

Bref : le travail du journaliste et du responsable à la caméra : très professionnel.

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Dans l'entrevue de 10h40-45, cela a été très bref.  Aucun lien entre l'animateur et l'interviewé.  On était en direct, aucune mise en situation qui a précédé.  Je ne sais pas combien de temps il consacrera pour l'entrevue, je ne sais ni la question, ni ce qu'il va me demander.  Excepté, me dis-je, que je suis là pour la question principale : le Fonds James Gabriel.

L'animateur, Denis Lévesque, lit une lettre courriel de Madame "Lyssa" Gabriel, c'était inconnu de ma part et il enchaîne :

"Un citoyen de Québec, connaissant les difficultés éprouvées par James Gabriel et sa famille, s'est senti interpellé et veut créer un Fonds James Gabriel, qu'en est-il exactement ?

C'est monsieur Ghislain Picard, le responsable des Premières Nations qui a parlé que tous les Grands Chefs avaient été sollicités pour créer un Fonds pour venir en aide à monsieur Gabriel.  En conséquence, quand j'ai entendu cela à la télévision, je me suis demandé, pourquoi, nous, les Québécois, ne pourrions-nous pas contribuer à ce même Fonds pour épauler l'action de monsieur Gabriel, puisque nous sommes d'accord avec les objectifs poursuivis ?

-Comment les Québécois peuvent-ils contribuer ?  Avez-vous les coordonnées ?

-Aujourd'hui, j'ai communiqué avec les bureaux de monsieur Ghislain Picard et ils m'ont souligné qu'ils n'avaient pas encore ouvert un compte à la Caisse Populaire pour ce Fonds qu'il me le ferait connaître plus tard.

-Avez-vous des coordonnées pour les rejoindre ?

-Je cherchais dans mes papiers. L'entrevue cesse sur ce.  L'animateur souligne qu'il donnera l'information et qu'elle sera communiquée dans les prochaines minutes.

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Commentaire :

C'est un peu l'essentiel de mes deux présentations à l'écran.

Il va de soi que j'ai préféré la première entrevue que la deuxième.  Il y avait plus de contenu.

Il faut rejoindre madame Diane McGregor à l'adresse suivante pour souscrire au Fonds James Gabriel.

diane.mcgregor@apnql-afnql.com

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samedi 17 janvier, 2004 12:20

criminalité

Le trafic d'armes passe aussi par Kanesatake

Cyberpresse et Mario Cloutier (La Presse)
Québec

http://www.cyberpresse.ca/actualites/article/1,63,0,012004,556533.shtml

En plus du lucratif trafic de stupéfiants qui s'y est implanté depuis 1990, Kanesatake accueille bien d'autres activités illicites. Véritable refuge pour certains criminels, le territoire mohawk est devenu la plaque tournante d'un trafic d'armes qui profite aux motards criminalisés.

Selon l'information recueillie hier par La Presse, les armes proviennent des États-Unis, où elles sont plus faciles d'accès. Elles entrent au Canada par la réserve mohawk d'Akwesasne, dont le territoire chevauche le Québec, l'Ontario et l'État de New York.

Cette réserve, surnommée Smuggler's Alley par les policiers, est également un point d'entrée de plus en plus important pour les immigrants illégaux qui cherchent à gagner les États-Unis en douce, révèle un rapport récent de la GRC sur le trafic de biens illicites.

Plus de détails dans La Presse de samedi.

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samedi 17 janvier, 2004 12:27

Kanesatake
L'opération sabotée par une fuite

http://www.cyberpresse.ca/actualites/article/1,63,0,012004,555530.shtml

Cyberpresse et Bruno Bisson (La Presse)

L'opération policière visant à relever le corps de police «inefficace» de la communauté mohawk de Kanesatake, qui avait été soigneusement préparée depuis plus de deux mois, a échoué en raison d'une fuite d'origine policière et d'une «embuscade» tendue par les dissidents, qui attendaient les 55 agents de l'extérieur depuis plusieurs jours.

Dans une entrevue accordée hier à La Presse, le policier Terry Isaac, originaire de la réserve micmacque de Restigouche, et son adjoint, l'agent Larry Ross, d'Akwesasne, ont affirmé que la Gendarmerie royale du Canada (GRC), de même que la Sûreté du Québec (SQ), étaient non seulement informées de cette opération policière d'envergure, mais ont même contribué à sa préparation par leur contribution aux opérations Charlemagne et Cactus.

Ces deux opérations d'envergure visent respectivement la culture de la marijuana par serres hydroponiques et la lutte contre le crime organisé, auxquelles participent activement la GRC et la SQ, de même que des corps de police municipaux et autochtones.

Elles devaient être graduellement mises en marche dans le territoire mohawk après une longue période d'implantation à Kanesatake, durant laquelle il n'était pas question d'effectuer quelque descente que ce soit. Et surtout par sur les cigarettes.

Plus de détails dans La Presse de vendredi

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Dossier du journal La Presse sur cette crise

http://www.cyberpresse.ca/dossiers_a/012004/1,63,0,012004,553091.shtml

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Robert Bertrand
Samedi, 17 janvier 2004, 15:00
Tout le monde le sait ?  Pas les ministres Charest ? / Une commission parlementaire.

Tout le monde le sait qu'il y a une véritable poudrière à Kanesatake.

Depuis deux ou trois ans, monsieur James Gabriel a été obligé d'aller en cour pour se faire reconnaître comme étant l'élu légitime.

Voilà qu'il s'attaque au crime organisé.  Il en sait quelque chose.  Il est né dans ces lieux.  Il le sait par évidence, par les conséquences qu'il doit subir jour après jour, dans toutes ses décisions.

Il aurait fait appel et à la GRC et à la Sûreté du Québec de même qu'à plusieurs autres Grands Chefs de d'autres Nations Autochtones pour que les policiers de leurs différents territoires viennent participer à Kanesatake.  Ils se sont présentés sur les lieux et se sont faits encerclés plus de 40 hres sans voir poindre ni la GRC, ni la Sûreté du Québec.  Seules les caméras de tous les médias étaient sur les lieux pour accompagner les dissidents.

Les Ministres du Québec, sourires niais, parlotent avec divers groupes sauf avec le Premier Intéressé dûment élu par ses propres concitoyens pour prendre les mesures de rendre vivables les lieux que sont les territoires de Kanesatake avec le mandat de le faire de la part de ses propres concitoyens et concitoyennes.

Comment peuvent se sentir toute cette population de Kanesatake suite à de telles aventures "irresponsables" de la part de ceux sur qui ils comptaient pour les aider à se débarrasser de certaines cliques qui font la pluie et le beau temps sur leurs propres territoires ?

On garde le sourire niais et on prend des décisions moribondes qui vont à l'encontre de toute démocratie saine, juste, équitable.

Toutes les télévisions sont là, en direct.  Nous ne pouvons pas manquer de voir ce que l'on voit et ces ministres non plus, ne peuvent manquer de voir ce qui est présenté :  grosses voitures qui bouclent les entrées, des matamores qui font "leurs lois" et repoussent tant les journalistes que les caméras puisque tous les agents de la paix, les policiers, sont embaricadés.   Qui sont ces "repoussoirs" ?  Des citoyens au service de la communauté de Kanesatake ?  "On vient d'éviter un banc de sang appréhendé" de nous faire croire les ministres du gouvernement Charest.  Donc, il nous faut garder les gens du crime organisé bien actif et bien en place ?  C'est ça le message ?

Ces ministres et le gouvernement Charest le savent qu'ils protègent les gens du crime.  Ils connaissent les trafics divers dont ils font leurs choux gras : il n'y a pas que les cigarettes, il y aurait des armes, du trafic d'immigrants et quoi d'autres comme cela est déjà arrivé :  boissons, sommes d'argent, paradis fiscaux et quoi encore.

Nous du public, nous, nous l'appréhendons, nous l'imaginons, nous y sommes plus convaincus que moins.  Eux, les ministres du gouvernement Charest... ils ne savent pas cela... ?  ils ne peuvent pas voir cela ?  Et le gouvernement Fédéral ?  Le Premier Ministre connaît bien tous les paradis fiscaux et toutes les manigances reliées avec ce "know-how".

À qui profitent tous ces crimes ?  On le sait trop bien, tous ces crimes ne se font pas sans connivences, sans agents doubles, sans profiteurs de tous côtés.  Tout cela ne peut se réaliser sans collaboration implicite ou explicite.  Cela dure, dure, dure encore.

C'est avec raison qu'il nous est permis de nous interroger sur la qualité des intervenants ministres du gouvernement Charest alors qu'ils ont tiré leurs conclusions pour aider un groupe "non-élu" plutôt que d'appuyer les représentants dûment élus de cette Nation de Kanesatake.

On envoie paître, plus ou moins, le Grand Chef dûment élu et son groupe dûment élu.

Les ministres désignés du gouvernement Charest s'acoquinent avec les opposants de Kanesatake et couchent dans le même lit que les membres du crime organisé, bien organisé pour rendre leurs décisions et accepter toutes les volontés de ces derniers.  C'est la conclusion que l'on se doit de tirer.

Il faudra une "commission parlementaire" pour tirer ces événements au clair d'ici quelques semaines ou quelques mois.

C'est inimaginable que "des ministres amateurs ou participants" se soient comportés de telle façon.

Ils devront démontrer leur intégrité ou quitter les lieux.

Nous avons connu une autre expérience, il y a quatorze ans, où les ministres impliqués s'étaient acoquiner avec le même groupe en signant des documents, devant caméras, avec des personnes masquées.

On préfère servir les "non visibles", les "non montrables", les "non-élus" que de servir les communautés qui ne demandent pas mieux qu'un vrai ménage soit fait sur leurs lieux de vie, sur leurs propres territoires.

Oui, une commission parlementaire au plus tôt.

Robert Bertrand,
ex-enseignant à la retraite,
rédacteur,
Québec un Pays
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JRMSauvé jrmsauve@sympatico.ca
samedi 17 janvier, 2004 15:56
Tout le monde le sait ?  Pas les ministres Charest ? / une commission parlementaire

Le "bain de sang appréhendé" est aussi ridicule que "l'insurrection appréhendée," exploitée en octobre 1970 pour justifier l'envoi de l'armée au Québec.

Dans plusieurs de mes textes, j'explique en détails le sens de ce qui constitue réellement une insurrection, ainsi que d'autres formes réelles de soulèvements(uprisings) contre "l'ordre établi", c'est-à-dire l'Establishment, ou l'oligarchie en place. Voir à ce sujet les textes sur la crise d'octobre 70 conservés dans Vigile(auteurs: JRM Sauvé). Il y en a trois au moins.

Comme en octobre 70, la "compétence" des gouvernements en place se mesure à leurs "appréhensions", qu'ils confondent avec le viel adage politique suivant lequel gouverner c'est prévoir, sous-entendu, prévoir longtemps d'avance par des appréciations rigoureuses et correctes des contextes et des situations présentes et à venir.

La politique est complètement dans l'action, dans l'agir, dit Aristote, non dans l'agitation, ce qui n'est pas du tout la même chose. Elle n'est pas dans la suggestion ni la manipulation,  loin de là.
Ici, il n'y a qu'à dire"bain de sang" pour créer un mouvement de panique. Ni le Québec ni le Canada ne mourront dans un "bain de sang". Ils mourront d'insignifiance.

En octobre 70, l'archi-insignifiant Marc Lalonde n'a eu qu'à dire  "Ça va bin mal" après une courte conversation téléphonique et le gouvernement Trudeau est entré en panique.

Aucune appréciation détaillée de ce qui se passait au juste. Les petits garçons à maman qui occupaient des "grosses positions" se croyaient de grands hommes par le fait de leur "position" et non par la qualité de leurs savoirs et leurs jugements. Soudainement, le fait de se faire appeler "monsieur le Ministre" les transformaient en gens de grand mérite.

J'ai connu la même chose dans l'armée chez nos "grands généraux", entropiques  à souhait, qui disaient tout ce qui leur passait par la tête et qui mystifiaient tout le monde. Malheureusement, beaucoup de gens, dans de telles circonstances,  croient  avoir affaire à des dieux, exception faite de quelques têtes "chaudes" bien entendu, que les "autorités" s'empressent de remettre à leur place.

"Ce que leur maman doit être fière de leurs rejetons devenus de grands personnages", comme dirait Jean-Paul Sartre.

Comme quoi l'imbécilité n'est pas un obstacle à l'avancement dans l'échelle sociale à l'intérieur d'une société comme la nôtre.

Je suis sûr que les momans de tous ces imbéciles qui ont fait de la merde avec la nouvelle affaire d'Oka doivent être très fières de leurs petits fistons et de leurs fifilles. Elles doivent être très émues, ces momans-là, lorsqu'elles voient leur rejeton dire  des belles paroles devant  un public qui ne comprend pas toujours la "grandeur" de ce qui est dit.

Ces fins causeurs sont de grands magiciens. Ils  ont une baguette magique au bout des doigts et tout ce qu'ils touchent vire en merde.

 En langue technique, on dirait qu'ils manquent de savoirs et de jugement et leur ignorance est comme un mur que vous ne parviendrez pas à percer. Il faudra le renverser. Ce sera mieux que de se frapper la tête dedans.

J'en ai assez dit. Je vais maintenant faire les courses avant de poursuivre la rédaction de mes nouveaux textes.

Comme Machiavel qui m'a beaucoup inspiré, non parce qu'il est moral mais parce qu'il voit juste,  je pense aux chose concrètes et simples de la vie: le déjeûner, le dîner et le souper.

René Marcel Sauvé

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Robert Bertrand
Re: Tout le monde le sait ? / analogie avec 70 !

Bonjour à vous tous qui nous lisez,

Monsieur Sauvé nous parle dans son intervention de l'expérience 1970 que nous avons subi de la part d'Ottawa et conséquemment, de la part de l'analyse des faits (la non-analyse ou une analyse biaisée, tronquée, voulue, appréhendée, organisée) tels qui auraient été faites pour soutenir la demande d'interventions de l'armée par messieurs Jean Drapeau, alors magistrat, maire de Montréal et par Robert Bourassa, premier ministre du Québec.

Je fais une analogie avec les demandes jugées légitimes, demandes faites par des Autorités (Drapeau et Bourassa) qui étaient légitimement élus.  Mais les faits ou la "situation appréhendée" à cette époque là, elle était "appréhendée dans leurs têtes à eux, gens de l'Autorité, ce n'était pas appréhendée par la population du Québec qui était plus que moins d'accord avec ce que présentaient les membres du FLQ précédent la mort de Laporte.

Donc, l'Autorité de l'époque, (Drapeau, Bourassa) réclamaient de l'aide pour une situation alambiquée.  Ils se sont créé une situation fantomatique.

De ce que je me rappelle, les Québécois, nous étions heureux de voir et d'entendre, par le long message lu sur les ondes de Radio-Canada de l'époque, qu'il y avait des gens qui faisaient une lecture de leurs conditions de vie et de leur avenir qui étaient semblables à ce qu'ils analysaient eux-mêmes.

C'est pour cette raison que les Québécois n'auront jamais accepté les façons de faire de l'armée et des policiers et de tout le système d'incarcération indue de cette époque.  Seuls, Drapeau, Bourassa, Trudeau, Marchand, Lalonde et d'autres aimaient jouer les dictateurs heureux !

Je continue cette analogie avec ce que nous vivons actuellement ( le rejet des élus de Kanesatake pour s'appuyer sur les dissidents) et avons vécu avec les décisions gouvernementales ( et ces mêmes ministres veulent nous présenter l'image qu'ils appuient le Grand Chef dans ses fonctions et voilà qu'au Fédéral, Martin qui était hors jeu, vient de reconnaître le Grand Chef comme étant l'interlocuteur).

Imaginons, un moment, sieur Trudeau, recevant une demande de Québec, de la part de Drapeau et de Bourassa, et que ce sieur Trudeau ne s'occupe pas de cette demande et va, plutôt, négocier avec ce qui apparaissait comme étant le "Gouvernement fantôme"  ( Ryan, les Chefs Syndicaux, René Lévesque et autres ).

Toute comparaison, surtout hypothétique, peut faire défaut.  Mais, cela aurait pu être le cas, si dans la présentation que j'en fais, le "Gouvernement fantôme" aurait été dans les bonnes grâces sinon amis, confrères de sieur Trudeau.

Vous imaginez-vous la situation ?

C'est exactement cela que nos ministres amateurs du gouvernement Charest ont fait avec les personnes dûment élus de Kanesatake.  Ils ne les ont pas reconnus comme possédant le pouvoir légitime sur leur propre territoire.  Qu'est-ce qui les pré-déterminait à penser cela ?  Ils auraient jouer un jeu avec les dissidents ?  Juste un petit moment ?  Ils auraient fait juste cela pour le moment de la crise ?  Parce qu'ils seraient des amis des personnes au pouvoir à Québec ?  Les matamores n'ont-ils pas le "bar ouvert" actuellement ?  Qui va fermer ce "bar ouvert" actuellement ?

Imaginez-vous être à la place des élus de Kanesatake ou de tout autre territoire et que quelqu'un vous ferait la même chose ?

Sur qui peuvent compter les élus légitimes de Kanesatake après ce coup d'État ?

Je suggère à nouveau une "commission parlementaire" pour faire toute la lumière sur ce qui se déroule et sur ce qui devrait se dérouler en gardant très légitimes les responsables du pouvoir sur le territoire de Kanesatake.

Robert Bertrand,
http://membres.lycos.fr/quebecunpays/Fonds-James-Gabriel-par-Robert-Bertrand-Quebec-un-Pays.html

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Robert Bertrand
dimanche 18 janvier, 2004 16:48
Re: Fonds James Gabriel / questionnement / dans la mire de la CIA

Dans le contexte nord-américain actuel avec la volonté de bien contrôler les douanes et frontières, -- tous les passages, tous les passagers, toutes les marchandises,-- comment analyser ce qui se dit dans des textes parus en regard des armes, en regard du passage d'immigrants et quoi d'autres ?

1-  l'éléphant et la porcelaine
http://www.ledevoir.com/2004/01/17/45108.html

http://cf.groups.yahoo.com/group/Pour-le-Pays-du-Quebec/message/2974

2-  Le trafic d'armes passe aussi par Kanesatake

http://www.cyberpresse.ca/actualites/article/1,63,0,012004,556533.shtml

http://cf.groups.yahoo.com/group/Pour-le-Pays-du-Quebec/message/2975

3- L'opération sabotée par une fuite

http://www.cyberpresse.ca/actualites/article/1,63,0,012004,555530.shtml

http://cf.groups.yahoo.com/group/Pour-le-Pays-du-Quebec/message/2976

Il peut y avoir des choses qui partent du Québec ou de l'Ontario qui pourraient arriver aux États-Unis et l'inverse pourrait-il être vrai ?

Simplement le fait de se poser cette question, c'est qu'il y a anguille sous roche et cette anguille ne-serait-elle pas aussi grosse que des éléphants ?  Nos Autorités politiques ne peuvent pas ne pas être au courant.  Les questions logiques qui peuvent suivre seraient-elles :  Qui sont les profiteurs implicites et explicites de ce trafic ?  de ces activités criminelles ?  Qui seraient les profiteurs du Québec ? de l'Ontario ?  des États-Unis ?  Qui seraient les profiteurs du territoire de Kanesatake ?  Est-ce que c'est le rôle des différents procureurs que de le savoir et de prendre les moyens pour le savoir ?

Quand ce qui se produit est connu de tous puisque la GRC et la Sûreté du Québec devaient participer aux côtés des équipes policières de plusieurs Nations autochtones, pourquoi cela ne serait pas connu, également, par les services policiers de l'État de New-York, par les services policiers de l'Ontario ? des services de contrôle, également, du territoire des États-Unis ?  des services de contrôle du territoire du Canada ?

On s'en rend compte, beaucoup, beaucoup de monde est impliqué.  Plus il y a des gens d'impliqués plus le niveau d'incompétence est grand.  "Le principe de peter" est bien connu.  Le temps de la complaisance, des petits amis, ne devraient-ils pas prendre fin autant sur ce territoire de Kanesatake avec la volonté des représentants officiels de cette Nation et de ce territoire comme c'est le cas pour le territoire du Québec ?  Suffirait-il que les Autorités politiques impliquées mettent de côté toute complaisance et agissent en conséquence ?

Je veux croire que les Autorités Américaines contrôlant l'ensemble de leur territoire, le nom du responsable m'échappe, soient sensibilisées et mis au courant pour voir que les dossiers auxquels les Autorités de Kanesatake connaissent bien, tirent à leurs fins.  À moins que là aussi, il y aurait des passe-droits qui nous seraient inconnus.  Pourquoi les frontières seraient-elles plus ouvertes pour les activités dites illicites que pour celles de toutes les entreprises faisant affaires des deux côtés des frontières ?  Depuis 2001, les contrôles ne sont-ils pas au niveau le plus élevé ?  Pourquoi, alors, certaines activités illicites continueraient-elles ?  Elles n'affecteraient pas le territoire des États-Unis d'Amérique ?

Quand des centaines sinon des milliers de policiers font, sur l'ensemble du territoire du Québec, des descentes d'envergure, n'est-ce pas qu'elles se doivent d'être planifiées et exécutées en coordination les unes avec les autres ?  Dans un texte citée ci-haut, on nous parle d'une fuite...  Est-ce déjà arrivé qu'il y aurait eu fuite ailleurs et qu'on aurait procédé quand même ?

Lorsqu'ils ont exclu les représentants dûment élus de tout processus pour revenir à la normale, les Autorités qui ont pris des décisions, laissaient-elles comprendre que les membres exclus aux discussions étaient impliqués dans ces fuites ?  Pourquoi les exclure, alors ?  L'incompétence ?

Suivant ce qui nous apparaît ou ce qui arrive à notre connaissance, je suis porté à réitérer mon appui aux élus de Kanesatake pour poursuivre leur travail avec les collaborations qui doivent être plus serrées et sécuritaires.  De la même façon la population de Kanesatake devrait continuer à accorder son appui à leurs représentants dûment élus pour faire leur travail et faire le nettoyage qui s'impose.  Cette population doit se sentir en sécurité et elle doit pouvoir vivre sa vie de façon agréable et loin de toutes les manigances des membres de groupes reliés avec le crime organisé.

Il doit nécessairement avoir une période devant permettre à la loi et l'ordre de dominer suivant les règles de la justice équitable et suivant la démocratie nord-américaine et québécoise.  Quelle sera la suite des choses pour le contrôle des activités dites illicites ?

Il faut demeurer attentifs aux activités et mouvements qui seront connus.  À nous, les citoyens et citoyennes du Québec d'en prendre acte et ne pas devenir des collaborateurs aux activités illicites.  Les acheteurs de produits illicites devraient s'auto-ajuster.

Pour contribuer aux "Fonds James Gabriel", il faut communiquer avec madame Diane McGregor à l'adresse courriel suivante.

diane.mcgregor@apnql-afnql.com

http://membres.lycos.fr/quebecunpays/Fonds-James-Gabriel-par-Robert-Bertrand-Quebec-un-Pays.html

Téléphone :
(418) 842-5020

Télécopieur :
(418) 842-2660

Robert Bertrand,
ex-enseignant à la retraite,
rédacteur,
Québec un Pays
(418) 529-2013

Nos interventions sont présentées sur deux groupes de discussion.  On les retrouve aux pages suivantes :

http://www.souverainete.info/forum/read.php?f=7&i=16516&t=16516

http://cf.groups.yahoo.com/group/Pour-le-Pays-du-Quebec/

PS:
Prenez connaissance de ce document préparé pour la CIA, on y parle du Canada.  Voyez la fin de ce document.

http://www.cia.gov/cia/publications/factbook/geos/ca.html

"illicit producer of cannabis for the domestic drug market; use of hydroponics technology permits growers to plant large quantities of high-quality marijuana indoors; transit point for heroin and cocaine entering the US market; vulnerable to narcotics money laundering because of its mature financial services sector"

"This page was last updated on 18 December, 2003"

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Robert Bertrand
dimanche 18 janvier, 2004 17:42
Re: Fonds James Gabriel / questionnement / dans la mire de la CIA

Cette page est présentée pour le service des agents de la CIA qui doivent connaître tout ce qui se passe dans un pays de la planète. Tous les pays sont présentés. Il s'agit d'aller faire une recherche et choisir le pays de votre choix.

Dans ce cas-ci, on présente le Canada sous divers aspects. Tout à fait à la fin de la présentation, ils ont ajouté ce qui suit :

http://www.cia.gov/cia/publications/factbook/geos/ca.html

"illicit producer of cannabis for the domestic drug market; use of hydroponics technology permits growers to plant large quantities of high-quality marijuana indoors; transit point for heroin and cocaine entering the US market; vulnerable to narcotics money laundering because of its mature financial services sector"

"This page was last updated on 18 December, 2003"

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Traduction faite par Robert Bertrand, sous toutes réserves (il faut se protéger)

"producteur illicite de cannabis pour le marché domestique de drogue ; utilisation de la technologie de serres hydroponics qui permettent de produire de grandes quantités de marijuana de haute qualité; point de passage pour l'héroïne et la cocaïne accédant au marché des USA ; vulnérable aux blanchiements de l'argent des narcotiques en raison des services de son réseau financier fiable (mature)."
 

"Cette page a été mise à jour le 18 décembre 2003"

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Il s'agit de bien prendre le temps de lire et de comprendre.

Via l'Ontario, c'est connu, il y a un pont international.

On y parle bien du Canada, dans ce texte. C'est le Canada qui est mis en cause.

Commentaire :

Les Américains et la CIA doivent bien le savoir que le Premier Ministre du Canada a utilisé les paradis fiscaux. Les lois du Canada le permettent. C'est donc légal, ici, sur le territoire.

Il y a d'autres gens qui s'en servent puisque c'est légal d'utiliser les paradis fiscaux.

Si on peut produire dans des serres de tels produits... il faut bien les vendre, il faut bien les écouler.

Alors, qu'est-ce qui devient légal et ce qui ne le serait pas ?

Robert Bertrand

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Robert Bertrand
dimanche 18 janvier, 2004 21:49
Fonds James Gabriel :  La question du journaliste et ma réponse

Je réponds à la question de monsieur Lévesque journaliste de TQS à l'émission des nouvelles du Grand Journal vers 22h40 vendredi le 16 janvier :

Question :

"Un citoyen de Québec, connaissant les difficultés éprouvées par James Gabriel et sa famille, s'est senti interpellé et veut créer un Fonds James Gabriel, qu'en est-il exactement ?

Ma réponse :

-C'est monsieur Ghislain Picard, le responsable des Premières Nations qui a parlé que tous les Grands Chefs avaient été sollicités pour créer un Fonds pour venir en aide à monsieur Gabriel. En conséquence, quand j'ai entendu cela à la télévision, je me suis demandé, pourquoi, nous, les Québécois, ne pourrions-nous pas contribuer à ce même Fonds pour épauler l'action de monsieur Gabriel ?

Commentaires :

C'est ce qui a été dit à la TV dans l'entrevue de 22h40 avec monsieur Lévesque de TQS.

En aucun temps, personnellement, ai-je suggéré de créer un FONDS.

Ce FONDS a été pensé et sera créé par le Grand Chef des Premières Nations monsieur Ghislain Picard et son équipe.

Puisque le FONDS est sur le point d'être créé, --il ne l'était pas encore vendredi après-midi.--

Moi, je suis simplement un citoyen du Québec qui, face à la situation vécue par la famille de monsieur Gabriel, ai cru bon que nous, les Québécois, épaulions son travail pour se débarrasser du crime organisé et des activités illicites sur son territoire.

Pour lui montrer notre appui, j'ai pensé que nous pourrions, nous, les Québécois, particper par une contribution au fonds.  Une maison, une voiture, des biens meubles et tous les biens nécessaires à la vie d'une famille, on peut en faire une évaluation rapide.  Il ne s'agit pas d'une fortune.  La contribution pourrait être une contribution d'un 5 $, d'un 10$ ou suivant la générosité de chacun.  Ce pourrait être en envoyant un courriel en appui à ses démarches, une télécopie, un appel téléphonique.

Chacun peut agir suivant sa perception et son bon vouloir.  L'important n'est-ce pas de montrer notre solidarité ?

Si les Autorités politiques n'ont pas agi correctement,  -- les Autorités ce n'est pas la population, dans ce cas-ci. --   Les Autorités politiques ne nous représentent pas correctement dans cette cause.  C'est un peu ça qu'il nous faut démontrer.

Au bureau de monsieur Picard, vendredi après midi, vous pouvez imaginer qu'ils avaient du pain sur la planche, et madame McGregor me soulignait l'importance que ce soit fait dans les règles de l'art, un compte spécial pour ce FONDS et une façon de faire pour qu'il soit utilisé pour les bonnes raisons qu'il aura été créé et ainsi de suite.  Il ne pouvait pas faire cela vendredi.  Elle m'a même dit de la rappeler lundi ou mardi. Je le comprends bien : il y a des normes à respecter et tout cela relève de leur propre compétence et de leurs propres responsabilités.

Ils se sont montrés un peu dépassés par tout ce qui se passait, vendredi dernier...  et on le serait à moins...

Pour contribuer aux "Fonds James Gabriel", il faut communiquer avec madame Diane McGregor à l'adresse courriel suivante.  Madame McGregor est la secrétaire de monsieur Ghislain Picard, Grand Chef des Premières Nations.

diane.mcgregor@apnql-afnql.com

http://membres.lycos.fr/quebecunpays/Fonds-James-Gabriel-par-Robert-Bertrand-Quebec-un-Pays.html

Téléphone :
(418) 842-5020

Télécopieur :
(418) 842-2660

Robert Bertrand,
ex-enseignant à la retraite,
rédacteur,
Québec un Pays
(418) 529-2013
 

Nos interventions sont présentées sur deux groupes de discussion.  On les retrouve aux pages suivantes :

http://www.souverainete.info/forum/read.php?f=7&i=16516&t=16516

http://cf.groups.yahoo.com/group/Pour-le-Pays-du-Quebec/

et sur mon site internet à la page suivante :

http://membres.lycos.fr/quebecunpays/Fonds-James-Gabriel-par-Robert-Bertrand-Quebec-un-Pays.html

L'entrevue la plus importante a été présentée à TQS vers 18h15-18h20, vendredi le 16 janvier 2004.

Voir le compte rendu de cette intervention à la page ci-haut mentionnée sous le titre :

Fonds James Gabriel
par Robert Bertrand
2004/01/16

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Etienne Boulay etienne.boulay@tr.cgocable.ca
dimanche 18 janvier, 2004 21:56
Re: Fonds James Gabriel [7:16516:16570]
http://www.souverainete.info/forum/read.php?f=7&i=16570&t=16516

...et si nos amis centralisateurs fesaient aux peuples autochtones ce qu'ils font avec le Québec depuis 95?

Pourquoi se limiter quand on veut dominer?

Avis à tous...

N'est-il pas souhaitable de s'entendre avec nos voisins?

Pour le Québec et pour nous tous je réponds oui.  Alors dans un tel contexte, je crois sincèrement que le geste de M. Bertrand va dans ce sens.

Arrêtons de les traiter de tous les noms et les rendent responsables de leurs difficultés (que certains appèleraient leur grosse vie sale avec les milions des gourvernements... on l'a tous entendu un jour ou l'autre) et réalisons des gestes de rapprochement.  S'ils ont des visées autonomistes comme nous, pourquoi ne pas travailler ensemble?

Quand avez-vous parlé avec un autochtone pour la dernière fois?

et

Quand avez-vous écouté ce qu'il ou elle avait à dire?

Est-ce normal que la majorité d'entre-nous n'ait jamais mis les pieds dans une réserve?

Au secondaire, j'ai connu deux "indiens", frère et soeur, pour qui j'avais le plus grand respect.  Lorsque que je les ai revu 10 ans plus tard, elle travaillait comme travailleuse sociale sur une réserve... sa manière d'aider ses proches.  Lui avait eu plus de difficultés à trouver son chemin, mais avait fini par se trouver une place.

Exceptions?

Non, je ne pense pas.  Gens comme vous et moi avec divers degrés de bonne volonté... comme vous et moi, avec divers degrés de corruptibilité, de paresse, dévouement, etc.

Etienne Boulay

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Le gouvernement du Québec se déshonore
Pierre Valois
Montréal, le 14 janvier 2004

Édition du mardi 20 janvier 2004

La désolante position du ministre Chagnon, qui a «réglé» la crise de Kanesatake en pactisant avec les putschistes et les factions qui n'hésitent pas à utiliser la violence pour faire régner leur loi du silence, fait honte aux citoyens québécois. Quel message notre gouvernement vient-il d'envoyer aux Premières Nations? Il revient à dire «ne tentez pas de lutter contre le crime organisé et les forces occultes qui étouffent vos réserves, car nous vous laisserons tomber et achèterons la «paix» avec les fauteurs de troubles». Au secours!

J'ai mal au coeur en pensant au grand chef James Gabriel. Non seulement doit-il cacher les membres de sa famille pour éviter que la petite pègre ne les mette à mal, mais alors même que ces forces occultes ont mis le feu à sa demeure, le responsable de la Sécurité publique du Québec (sic !) ajoute aux exactions dont il est victime par la trahison de l'État, en remettant le pouvoir à ceux-là mêmes qui violent les principes démocratiques et cherchent à prendre le contrôle en renversant ceux qui ont été légitimement élus pour diriger la réserve.

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Réaction étonnante
Michel Bédard
Clarence-Rockland, 18 janvier 2004

Édition du mardi 20 janvier 2004

Je suis vraiment étonné de la réaction du gouvernement du Québec à la suite des actions entreprises par les Mohawks dissidents. Ces actes criminels qui, à mon avis, s'apparentent à du terrorisme, sont hautement condamnables. Le gouvernement a justifié son inaction en prétextant vouloir éviter un bain de sang.

Une question me tourmente sans cesse à la suite de cette prise de position surprenante pour un gouvernement qui disait «être prêt», à la dernière élection. Pourquoi le gouvernement québécois n'a-t-il pas le même sens moral envers les gens malades qui chaque jour meurent sur les listes d'attente des hôpitaux, et souvent en éprouvant de grandes souffrances physiques et psychologiques ?

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La solution est pourtant simple
Yves Hamel
Le 14 janvier 2004

Édition du mardi 20 janvier 2004

À chaque fois que les Warriors de Kanasatake montent aux barricades et bloquent la route à Oka, j'entends toujours des centaines de Québécois à la radio et à la télévision crier et se demander: «Qu'est-ce qu'attend le gouvernement pour mettre fin à ces histoires-là?»

Or ce que font les Amérindiens, à savoir la vente de cigarettes sans taxes sur leur territoire, est parfaitement légal. Et, les Warriors, bourrés de fric avec la vente de leurs cigarettes peuvent ainsi se payer plein de «bonnes drogues» et tenir tête à leur chef et ses policiers, malgré toute leur bonne volonté à faire le ménage.

Je vous entends me dire : «Comment résoudre le problème alors ?» C'est bien simple. Qui sont les principaux clients qui achètent ces cigarettes ? Ce ne sont pas des Amérindiens, bien sûr. Ce sont des Québécois «pures laine au coton», comme disait l'autre de Shawinigan.

Ainsi, si vous voulez tant voir arrêter ces barrages de route inutiles, coupez-leur tout simplement les vivres en n'allant plus acheter de cigarettes dans leur territoire. Simple non ? Et puis, en prime, vous allez améliorer votre santé. C'est pas beau tout ça ?

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Le gouvernement du Québec se déshonore
Pierre Valois
Montréal, le 14 janvier 2004

Édition du mardi 20 janvier 2004

La désolante position du ministre Chagnon, qui a «réglé» la crise de Kanesatake en pactisant avec les putschistes et les factions qui n'hésitent pas à utiliser la violence pour faire régner leur loi du silence, fait honte aux citoyens québécois. Quel message notre gouvernement vient-il d'envoyer aux Premières Nations? Il revient à dire «ne tentez pas de lutter contre le crime organisé et les forces occultes qui étouffent vos réserves, car nous vous laisserons tomber et achèterons la «paix» avec les fauteurs de troubles». Au secours!

J'ai mal au coeur en pensant au grand chef James Gabriel. Non seulement doit-il cacher les membres de sa famille pour éviter que la petite pègre ne les mette à mal, mais alors même que ces forces occultes ont mis le feu à sa demeure, le responsable de la Sécurité publique du Québec (sic !) ajoute aux exactions dont il est victime par la trahison de l'État, en remettant le pouvoir à ceux-là mêmes qui violent les principes démocratiques et cherchent à prendre le contrôle en renversant ceux qui ont été légitimement élus pour diriger la réserve.

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Un gâchis
Jocelyne Massé
Dunham, 16 janvier 2004

Édition du mardi 20 janvier 2004

Félicitations à Jean-Robert Sansfaçon pour son éditorial du jeudi 15 janvier. Il correspond exactement à ce que je pense, de même qu'à ce que pensent les personnes à qui j'en ai parlé. Le gouvernement a lâchement laissé tomber le chef légitime pour tout accorder aux «dissidents». Victoire des contrebandiers et trafiquants de drogue.

Si la majorité de la population de la réserve ne peut afficher son appui au chef réformateur par peur de représailles, les autochtones qui habitent en dehors de la réserve ne pourraient-ils pas exprimer leur solidarité, par manifestation, pétition ou autrement ?

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Crise de Kanesatake - Nationalisme mafieux et lâcheté
Il n'est pas surprenant qu'à une politique de misère réponde une forte opposition nationaliste

Marc Bonhomme
Gatineau

Édition du mardi 20 janvier 2004

Le bricolage pour régler la crise de 1990 aura accouché... d'une autre crise. Tant bien que mal, en regroupant les terres achetées pour remplir plus ou moins les trous du damier terres privées autochtones et terres privées «blanches», on a fait de Kanesatake une quasi-réserve avec son Conseil de bande sous tutelle fédérale et encadré d'ententes Ottawa-Québec.

Coincé, le Conseil de bande sait qu'il sera appuyé en termes de financement minimum pour les services de base et en termes d'autonomie restreinte et conditionnelle que s'il respecte la politique des gouvernements blancs. Ainsi, ce Conseil, par rapport à la communauté qui l'a élu selon les règles imposées du colonisateur, devient-il un conseil de «pommes» : rouge au dehors et blanc au dedans ! Il doit collaborer avec la Gendarmerie royale du Canada et la Sûreté du Québec, que ce soit avec zèle ou réticence, pour faire respecter la loi blanche.

Cependant, il n'est nullement question de lui donner les moyens légaux (c'est-à-dire l'autodétermination sur un territoire suffisamment grand) et financiers (c'est-à-dire compenser les immenses torts historiques de la conquête et de l'occupation) pour au moins mettre à niveau son développement socio-économique avec celui de la société blanche qui l'entoure de toute part.

Rien de surprenant qu'à cette politique de misère, de répression et de servilité réponde une forte opposition nationaliste, d'autant plus que la nation Kanienke'haka (Mohawk) est l'une des héritières de la puissante Confédération des cinq puis six nations (Hodenausaunee) qui pendant longtemps à traité d'égal à égal avec les puissances française, britannique et étasunienne.

Le vent néolibéral

Qui dit opposition nationaliste, cependant, ne dit pas opposition de gauche ni même progressiste, bien que de tels courants existent au sein de la nation Mohawk. Le vent néolibéral qui souffle fort depuis 25 ans a fait en sorte que le courant nationaliste qui s'est imposé est le nationalisme néolibéral, exactement comme au Québec avec le «Québec Inc.» soutenu par le Parti québécois.

Par contre, la nation Kanienke'haka n'a ni la taille démographique (moins de 10 000 habitants), ni territoriale (trois réserves exsangues et souvent polluées), ni économique (pas de base industrielle ou commerciale ou de services) que le Québec a. Et surtout, elle est handicapée par une histoire de forte oppression à laquelle participe le Québec tout comme le Canada.

Dans ces conditions, sauf rare exception, aucune institution financière ou transnationale ne va lui consentir du financement pour se construire des entreprises nationales capables d'être performante dans la société «blanche».

Cependant, le capitalisme néolibéral comporte un large secteur illégal, si ce n'est mafieux, dont font partie, en tout ou en partie, le trafic de la drogue, des armes, des jeunes femmes pour la prostitution et la contrebande de toute sorte. C'est la brèche dans laquelle s'insère «Mohawk Inc.». Ainsi, se construit un embryon de bourgeoisie Kanienke'haka protégé par ses propres forces armées, légales et illégales, et qui apporte à la communauté un développement économique selon ses intérêts, c'est-à-dire inégal et tronqué, dans le cadre contraignant du colonialisme «blanc».

Pour faire face à la récente crise politique, émanation d'une crise socio-économique permanente, le PLQ a opté pour la realpolitik la plus crue. Pourtant allié stratégique du Conseil de bande, il a plutôt opté pour régler la crise en négociant avec le camp le plus fort et donc à son bénéfice. Tout ce qui l'intéresse, c'est d'empêcher un nouvel Oka, non pas pour sauver des vies, mais pour ne pas devoir régler les problèmes de fond que sont les droits territoriaux et le self-government, avec des moyens financiers à l'avenant. Quant au gouvernement fédéral, trop heureux de pouvoir compte sur un gouvernement servile au Québec, il se réfugie lâchement dans le silence même s'il est constitutionnellement le premier responsable.

La crise de Kanesatake ne se règle pas par l'ingérence et encore moins par le recours à la force. Il faut négocier avec toutes les associations représentatives de la communauté -- sans oublier les femmes terriblement absentes, et sans doute apeurées, lors de ce drame -- sur la base d'une reconnaissance du droit à l'autodétermination de la nation Kanienke'haka et de la réparation des immenses torts historiques.

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Dumont demande la démission de Chagnon
PC
Le Soleil mercredi 21 janvier 2004

Montréal - Le chef de l'Action démocratique du Québec, Mario Dumont, a demandé hier soir que le ministre de la Sécurité publique, Jacques Chagnon, soit démis de ses fonctions en raison de sa gestion du conflit à Kanesatake.

M. Dumont, qui rencontrait James Gabriel, le grand chef de la communauté autochtone en fin de journée hier, a estimé que la crise de la semaine dernière avait confirmé que le ministre Chagnon n'était pas à la hauteur de la situation.

"Ma rencontre avec James Gabriel a confirmé que le ministre Chagnon doit être écarté du dossier, pour la suite des choses", a dit M. Dumont lors d'un entretien avec la Presse canadienne.

Selon le chef de l'ADQ, le premier ministre Jean Charest devra lui-même en arriver rapidement à cette conclusion. "C'est une condition essentielle pour redonner de la crédibilité au processus. M. Chagnon a indirectement négocié avec des gens qui mouillent avec la criminalité", a affirmé le dirigeant de l'Action démocratique, qui faisait référence au dénouement de la crise, la semaine passée. "Le ministre s'est placé dans une situation d'extrême vulnérabilité. Cela a miné l'autorité du grand chef Gabriel."

Une fois le ministre écarté, le gouvernement du Québec devra selon lui donner les appuis nécessaires au chef Gabriel pour lutter contre la criminalité, tout en assurant sa sécurité personnelle.

Une baisse des taxes sur le tabac est également incontournable, selon M. Dumont, étant donné que le trafic qui se fait à Kanesatake est le résultat de taxes élevées. "Il faut tuer la contrebande à la racine."

Mandat illégal

De son côté, le grand chef de Kanesatake, James Gabriel, est d'avis que le mandat que se sont donnés les dissidents, lors d'une réunion tenue lundi soir, est carrément illégal.

Les dissidents ont reçu le mandat des quelque 200 personnes présentes d'amender le code électoral local afin de devancer les élections du conseil de bande, prévues en juillet.

Dans une lettre rendue publique hier, M. Gabriel demande aux dissidents de revoir leurs positions, jugeant que celles-ci sont discriminatoires, divisent la communauté et privent des membres de la communauté de leur droit de vote. Les dissidents veulent limiter le droit de vote seulement aux membres résidants de Kanesatake.

"Ces résolutions n'ont pas été communiquées au Conseil du quorum des chefs, ne lient pas le Conseil et ne seront pas mises de l'avant car elles sont illégales", a affirmé James Gabriel dans sa lettre.

Présentement, les membres de la communauté habitant à l'extérieur du territoire ont tous droit de vote.

Le grand chef a souligné aux trois chefs dissidents que leurs actions dirigent la communauté encore une fois vers des batailles juridiques coûteuses, alors qu'il y a un an, la Cour suprême du Canada leur avait donné tort sur cette question du droit de vote des autoctones résidant hors de la réserve. "Les trois chefs essaient encore de contraindre notre processus démocratique afin d'influencer les résultats des élections."

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Kanesatake
LCN
Élections anticipées pour remplacer le Grand chef?

À Kanesatake, les membres dissidents du Conseil de bande ont commencé à mettre en oeuvre les décisions de l'assemblée spéciale de lundi soir.

Les trois chefs ont travaillé, mardi en après-midi, à la modification du code électoral en vue de tenir des élections anticipées pour remplacer le Grand chef James Gabriel.

Un des dissidents, Steven Bonspille, a d'ailleurs indiqué son intention de se présenter pour remplacer M. Gabriel lors du scrutin.

Le Grand chef de Kanesatake, dont la résidence a été incendiée la semaine dernière, prépare son retour en territoire Mohawk dans quelques jours.

Mario Dumont demande la démission du ministre de la Sécurité publique

Par ailleurs, le chef de l'Action démocratique du Québec, Mario Dumont, demande à ce que Jacques Chagnon soit démis de ses fonctions en raison de sa gestion du conflit à Kanesatake.

M. Dumont a rencontré James Gabriel, mardi. Faisant référence au dénouement de la crise la semaine dernière, M. Dumont estime que le ministre Chagnon s'est placé dans une situation d'extrême vulnérabilité en négociant indirectement avec des gens reliés au monde criminel.

Le chef de l'ADQ croit que le gouvernement du Québec devrait donner les appuis nécessaires au chef Gabriel pour lutter contre la criminalité.

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Crise de Kanesatake - Landry demande la démission de Chagnon
PC
Édition du samedi 24 et du dimanche 25 janvier 2004

Québec - Le ministre de la Sécurité publique Jacques Chagnon doit démissionner ou à tout le moins être sévèrement sanctionné pour sa «conduite aberrante» lors de la crise de Kanesatake, a dit hier le chef du Parti québécois, Bernard Landry.

«J'ai été atterré de voir que le Parti libéral et son gouvernement sont retombés dans les mêmes ornières que la fameuse crise d'Oka, où ils ont négocié avec des gens masqués», a fait valoir M. Landry, lors d'un point de presse à Québec.

«Certains ont demandé la démission de M. Chagnon, je pense que c'est une hypothèse que M. Charest doit envisager», a-t-il poursuivi. Plus tôt cette semaine, le chef de l'Action démocratique du Québec, Mario Dumont, a demandé que le ministre Chagnon soit démis de ses fonctions.

Mais s'il refuse d'exiger la démission de son ministre, Jean Charest doit imposer à M. Chagnon «une forme de sanction quelconque pour un des gestes de gouvernement les plus absurdes à être posés par un gouvernement du Québec depuis longtemps.»

Le grand précédent, a-t-il rappelé, remonte à la crise de 1990 alors que des ministres libéraux s'étaient rendus parlementer avec des individus masqués à Kanesatake.

Le chef du PQ reproche à M. Chagnon d'avoir fait fi des autorités légitimement élues en acceptant la proposition des dissidents de la communauté qui exigeaient le départ des policiers venus de l'extérieur de Kanesatake.

«Au lieu de soutenir courageusement les autorités légitimes, je parle du chef, mais je parle aussi des chefs membres du Conseil de bande, on a une conduite aberrante qui révulse aussi bien les Blancs que les autochtones», a dit M. Landry.

Le gouvernement libéral ne sort pas grandi de cette crise, loin de là, estime le chef du PQ. Sa gestion désinvolte des événements a plutôt révélé un manque de vision, selon lui.
 
«Quand on a une vision et un sens de l'État, on s'appuie sur les institutions, on s'appuie sur le plus solide, non pas sur des minoritaires qui ont tenté un coup de force en séquestrant des flics.»

À maintes reprises, le ministre Chagnon a justifié sa décision de traiter avec les dissidents par la nécessité d'éviter «un bain de sang».

Mais son absence de considération pour le chef James Gabriel, laissé complètement en plan, a été dénoncée vigoureusement tant par les Premières Nations que par l'immense majorité des commentateurs.

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Affaires autochtones - Kanesatake: points de vue mohawks
Le défi du chef Gabriel est de représenter un plus grand consensus

Pierre Trudel
Professeur d'anthropologie au cégep du Vieux-Montréal

Édition du samedi 24 et du dimanche 25 janvier 2004

Une chose est claire à Kanesatake: la confusion règne! On ne sait même pas si l'intervention de plus de 60 policiers autochtones visait des lieux et des personnes. Visait-elle plutôt à prendre le contrôle du poste de police et à patrouiller la communauté avec une forte présence policière? Par ailleurs, qui est dans la légalité? James Gabriel, la commission de police de Kanesatake? Peut-on déclencher de nouvelles élections?

Enlever le droit de vote aux non-résidants ? Bannir le chef de sa communauté ?

Cette semaine, le fameux «code coutumier» de Kanesatake, adopté après la crise d'Oka, était fort recherché par les journalistes. Il faudrait aussi examiner comment l'intervention de la GRC dans le dossier, les 900 000 $ donnés à James Gabriel et l'instauration d'escouades mixtes contre le crime organisé par le ministre Chagnon se concilient avec les ententes tripartites sur la police dans les collectivités mohawks. La présence du crime organisé ou de la terreur justifie-t-elle des interventions extraordinaires ?

Une autre chose qui est claire : on ne peut pas réduire la crise à une lutte contre le crime organisé. Les Québécois ont tout intérêt à s'intéresser à la politique mohawk. Leur choc serait nettement plus grand si James Gabriel était battu aux prochaines élections ! Dans la dernière édition du Eastern Door de Kahnawake, l'éditorialiste en chef, Kenneth Deer, écrit que les agissements de la «foule» qui est allée incendier la maison de James Gabriel lui rappelle les gestes du Ku Klux Klan, commis entre autres contre des Amérindiens.

La couverture médiatique de la crise par cet hebdomadaire nous donne un point de vue tout à fait différent de celui qui a tendance à se retrouver dans les médias de langue française. Ainsi, selon les journalistes du Eastern Door, une «force d'invasion» composée de policiers autochtones s'est présentée à Kanesatake et a provoqué une crise. Qui l'a résolue ? C'est le conseil mohawk de Kahnawake; les remerciements du premier ministre du Québec au chef Joe Norton le démontrent.

Le ministre de la Sécurité publique, Jacques Chagnon, n'a fait qu'approuver l'intervention de membres du conseil mohawk de Kahnawake après que ce conseil eut évalué la situation comme étant dangereuse. L'intervention de membres du conseil mohawk de Kahnawake a mené à la ratification d'une entente de «désengagement» entre les parties au conflit.

À Kahnawake, on n'apprécie pas tellement le rôle que s'est donné le ministre Chagnon. C'est le conseil mohawk de Kahnawake qui a amorcé la démarche; il n'a pas répondu à une demande du ministre Chagnon pour régler «son» problème. On n'apprécie pas non plus l'instauration d'escouades mixtes sans consultation avec les autorités autochtones.

Une autorité pour la nation mohawk

Si la «solution mohawk» allait plus loin, on pourrait voir se développer plus formellement une autorité politique à l'échelle de la nation mohawk. Outre la Confédération iroquoise, qui regroupe les traditionalistes, la Mohawk Round Table réunit les conseils mohawks reconnus par les gouvernements. L'entente qui instaure la Mohawk Round Table contient des dispositions sur les services de police.

Devrait-on aller plus loin et instaurer une force de police nationale mohawk qui faciliterait la distance souhaitable entre l'administration de la justice et les politiciens ? Par son geste, James Gabriel a-t-il favorisé le développement d'une force de police nationale «autochtone» plutôt que strictement mohawk ? Il semble qu'il se soit davantage appuyé sur la résolution adoptée par l'Assemblée des Premières Nations contre le crime organisé que ce que prévoit la Mohawk Round Table. Comment concilier ces deux tendances ?

À ma connaissance, c'est la première fois qu'autant de policiers autochtones se coordonnent pour une intervention policière. C'est un fait significatif. La Sûreté du Québec approuve-t-elle cela ? La situation fait en sorte que nous devons clairement dépasser la formule d'entente tripartite annuelle et à la pièce, qui ne favorise ni la crédibilité des forces policières autochtones ni la lutte contre le crime organisé.

Par ailleurs, devant la division interne à Kanesatake, l'idée circule à propos de l'instauration d'une «tutelle politique mohawk» afin de sortir de la crise perpétuelle de légitimité à Kanesatake. Ellen Gabriel déclarait cette semaine que la paix n'existe pas dans sa communauté et qu'il faut l'intervention d'une autorité externe; selon elle, la tradition mohawk devrait contribuer à pacifier la communauté. L'éditorialiste du Eastern Door est allé dans le même sens en ce qui a trait au recours à la tradition.

Récemment, sous l'autorité de James Gabriel, une entente avec le gouvernement fédéral sur la gouverne de la communauté n'a été approuvée que par deux votes de majorité. Environ 500 personnes ont voté. Il n'y a qu'à parcourir les jugements de la cour pour comprendre que le conflit politique porte sur tout : légitimité du chef, code électoral, commission de police, etc. Manifestement, le défi du chef Gabriel dépasse le fait de retourner dans la communauté et d'affronter des éléments terroristes. Il se doit de représenter un plus grand consensus qui, justement, lui permettra d'isoler ces terroristes.

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