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Ils ne peuvent comprendre

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Ils ne peuvent comprendre
ce qui se passe chez nous !
par Robert Bertrand, rédacteur,
Québec un Pays, 2000/06/11

Je cite un autre passage de:

MAÎTRES CHANTEURS CHEZ NOUS ! par Diane Francis

Conclusion:

Preston Manning déclarait, en mai 1996 :

" Nous croyons que la question du Québec doit être réglée. Ottawa traite ce problème comme s’il s’agissait de quelque maladie constitutionnelle, et que la seule option est d’en soulager les symptômes. Nous prétendons que le Canada doit être un pays ou deux pays, mais pas une nation malade qui se détruit de l’intérieur. Ce qui a été révélateur pour nous, au Parti réformiste, a été de découvrir à quel point le Canada anglais est peu impliqué dans tout ça. Il s’agit de québécois se battant contre des québécois dans l’arène canadienne.  C’est une dispute de famille, et le reste du pays pourrait très bien ne pas y assister. Nous sommes assis les bras croisés et nous les observons à la Chambre des Communes en train de s’insulter les uns les autres. Les interventions polémiques entre les bloquistes et les libéraux québécois comportent plein de sous-entendus qui ne peuvent être traduits en anglais. Ils s’accusent réciproquement d’avoir
été absents et de n’avoir pas voté à telle ou telle date pour tel ou tel projet. C’est incroyable. "

Robert :
La vision du Québec d'après le référendum de 1995 et la vision actuelle du Québec n'est pas connue par l'ensemble de l'élite et encore moins, de la population du reste du Canada.

Les "deux solitudes" sont toujours présentes.

La Ministre du Patrimoine peut bien ajouter 5 millions de "deniers" pour nous acheter par la fête du Pays qui nous reste étranger. Tant mieux, elle injecte de l'argent.  Cela va continuer à alimenter les querelles comme quoi le Québec reçoit plus que sa part.

C'est l'art de la manipulation des milliards qui nous appartiennent et sur lesquels nous n'avons pas de contrôle.  On nous donne des miettes, avec une saveur qui nous répugne, et il faudrait s'en contenter.  "Mon Dieu que nous sommes des ingrats !"

Le reste du Canada ne comprend moins que rien :

Diane Francis nous le dit, à sa façon dès l'introduction de son livre :

"le 30 octobre 1995, après trois décennies et trois Premiers ministres francophones, nous avons failli perdre le Canada tel que nous le connaissons. Et cela, sans raison qui tienne."  (...)

Elle ajoute :
"Et, plus important encore, j’en suis venue à croire qu’au cours des trente dernières années, les trois Premiers ministres d’origine québécoise et leurs partis politiques ont laissé se développer ce qui m’apparaît être le plus grand scandale de l’histoire canadienne.

Les Canadiens ont été victimes d’une dangereuse querelle entre les membres de l’élite politique québécoise. Ils ont transformé Ottawa en une foire à l’empoigne entre francophones, et ils ont fait gaspiller temps et argent au gouvernement canadien. Mais la perte de la fierté nationale est encore plus condamnable que les montants excessifs, pris dans la poche des contribuables, dépensés par les politiciens québécois pour alimenter leurs luttes fratricides. Partout au monde, les gens ont entendu parler du séparatisme québécois et, depuis le 30 octobre 1995, plusieurs pensent qu’un divorce est inévitable. "

Robert :

Que faut-il comprendre ?  Les Québécois à Ottawa agissent différemment de la volonté de l'ensemble du Peuple Québécois.  Ils agissent, pensent, croient, font des lois comme s'ils n'étaient plus Québécois.  Ils doivent satisfaire à la majorité.  Et pour cela, ils doivent nier leurs propres origines, leurs propres valeurs, leurs propres droits d'être différents et de le proclamer.

Faudrait-il encore un psychologue, ou un psychiâtre pour analyser les comportements de ces représentants du Québec qui ne représentent pas le Québec ?

Pourquoi agissent-ils de la sorte ?

Je ne suis d'aucune sorte de "psy".  Mon analyse me fait croire qu'une fois élus à Ottawa, pour les gens des grands partis politiques CANADIANS, ils ne servent plus les intérêts de ceux qui les élisent.  Ils doivent servir les intérêts du Parti politique qui a l'argent pour les faire élire.

Même Madame Francis devrait comprendre cela !

La lecture de son livre
"MAÎTRES CHANTEURS CHEZ NOUS !"
nous démontre bien qu'il n'y a pas beaucoup d'élus à Ottawa, provenant du Québec, et même ceux au Parlement de Québec, tant du Parti Québécois que du Parti Libéral du Québec qui font son affaire.

Comprendre l'idée de Nation, de Peuple, de l'importance que nous soyons des francophones et qu'il nous faut sauvegarder notre langue par des Lois, c'est hors de sa portée intellectuelle.

On ne peut pas être égal au Peuple du reste du Canada.  Leur formation de financiers les empêche de croire qu'il y a autre chose que l'argent.   Notre formation -- humaniste -- nous fait voir qu'il y a autre chose dans la vie que l'argent.

Des conseillers québécois qui approuvent sa démarche ?  Oui, Il y a Guy Bertrand.

Ce qu'il dit à Diane Francis au chapitre 6 :

"- la séparation ne nous donnerait pas plus de souveraineté. Pourquoi ? Parce que nous sommes souverains dans le cadre même d’une constitution, de facto en ce qui concerne la langue et la culture, avec notre Code civil, avec nos institutions distinctes, et parce que personne ne menace la langue française. "


Faut-il être avocat pour tirer de telles conclusions ? C'est de l'incroyable, de l'invraisemblable.  Et il a parcouru le reste du Canada pour affirmer et y présenter notre réalité québécoise.

Quel degré de considération faut-il avoir pour un individu de sa formation qui affirme que notre langue n'est pas en danger sur ce continent ?

Il est important de s'interroger.  Comment croire qu'il peut y avoir réconciliation entre les deux Peuples?  Comment croire qu'il peut y avoir reconnaissance de la Nation Québécoise par les élus ou la population du reste du Canada ?

Les uns parlent le langage de l'argent, les autres vivent comme en dehors de ces préoccupations.  Ils sont trompés même parmi un certain nombre des nôtres qui ne se privent pas pour "altérer" la vérité.  Que servent-ils ?  Qui servent-ils ?

Globalement, ce qu'il faut constater, c'est que nous faisons face à deux cultures. Nous avons deux entités foncièrement différentes. On ne parle pas et on ne comprend pas le même langage.  Le peuple du Canada et le peuple du Québec vivent côte à côte.  Ils ne connaissent pas leurs différences fondamentales qui les font agir de façon différente.

Est-ce que Jean Chrétien pourrait faire de telles nuances ?  Depuis 25 ans qu'il est au pouvoir.  Et il ne comprend pas encore.  Il ne comprend même pas qu'il est temps de se retirer.

Le Canada, c'est deux mondes de cultures différentes.

Vous croyez que les 5 millons de $ (deniers) peuvent nous acheter ?  peuvent faire une différence ?

Robert Bertrand, rédacteur,
Québec un Pays

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