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Quand l'autre
ne veut pas comprendre
par Robert Bertrand, rédacteur,
QUÉBEC, Un Pays
1999-03-27




Suite à l'intervention de Monsieur Richard Gervais
dans le forum, sous le titre  LA  COMPLAISANCE
27 mars, 1999 12:14
 
 

Je souscris volontiers à la présentation de Monsieur Richard Gervais qui nous soumet son texte sur la COMPLAISANCE :
 
« c’est se complaire dans l’idée moelleuse que l’indépendance du Québec n’a pas vraiment d’ennemis ; qu’elle peut se réaliser sans trop déplaire à personne. »


Tout à fait réaliste. On ne peut servir deux maîtres quelle que soit la situation. C'est nous tous, individuellement et collectivement qui devons savoir ce que l'on veut et faire ce que l'on veut.

Mesdames Louis Beaudoin et Agnès Maltais ne nous l'ont-elles pas démontrées justement cette semaine en affirmant solennellement que le Québec participeraient aux forums internationaux traitant d'éducation, de langue, de culture et d'identité?

Malgré les petites imperfections, comme l'ont souligné certains intervenants dans ce forum cette dernière semaine, il faut reconnaître que nous avons plusieurs éléments positifs d'affirmation nationale dans ce texte.

Ne faut-il pas continuer à miser sur nos points forts?

Et, comme le dit encore Monsieur Gervais, certains veulent toujours croire que le Canada

" va comprendre, pour peu qu’on sache posément exposer notre cas ; "
Ne faut-il pas comprendre que NOTRE CAS, il a été exposé à maintes reprises et que pour eux, le ROC, ils ne veulent rien savoir de NOTRE CAS.
Le Canada, c'est LEUR Pays qu'ils organisent aux goûts des neuf autres Provinces. Ils nous en ont fait la démonstration avec leur Union Sociale. Ou bien, on le comprend. Ou bien on se fait accroire comme le souligne encore Monsieur Gervais.

Même si nos mots peuvent changer, j'appuie sans détour la façon de voir de Monsieur Gervais quand il nous dit:

«  Si l’on veut vraiment mettre le rest of Canada au pied du mur, promouvons l’indépendance du Québec, pas le renouvellement du fédéralisme. »
À force de tergiverser, on ne défend plus nos positions; on participe dans les façons de faire et les façons de voir de nos adversaires.  C'est avec raison que j'abonde, encore ici, dans le même sens que Monsieur Gervais:
«  Il faudrait savoir ce que l’on veut à la fin. » et « ça s’arrête où le niaisage? » « Mais va-t-on finir par en finir avec la complaisance?! »
Bref, ne serait-ce pas la base d’un manifeste qu’on pourrait se donner pour unifier davantage notre démarche collective pour mieux travailler ensemble pour fabriquer, pour ainsi dire, notre argumentaire pour réaliser cette indépendance, pour réaliser cette souveraineté, pour réaliser ce Pays dont voulons qui soit nôtre ?

Trouvons ensemble, le vocabulaire approprié; trouvons les formules qui sont les vraies formules correspondantes aux exigences de nos objectifs communs.

Pour avancer, ne faut-il pas travailler ensemble ?

Robert Bertrand, rédacteur,
Québec, Un Pays
http://www.multimania.com/quebecunpays/
http://www.total.net/~qcunpays/
http://www.geocities.com/CapitolHill/Parliament/3488/index.html
1999-03-27


 
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