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LA GUERRE DU CANADA CONTRE LE QUÉBEC

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Charles «Chuck» Guité
l'homme de service
du Conseil privé du Canada
en guerre contre le Québec


Faire déborder les urnes...
Auteur: Robert Bertrand (---.sympatico.ca)
Date:   05/03/2004 18:46

http://www.voxlatina.com/forum/read.php?f=1&i=5512&t=5492&v=f
 

Commentaires :
 

Leurs magouilles existent depuis 93-94. Je pourrais dire qu'elles existent depuis 1968. La préparation des lois en regard des mesures de guerre et la crise d'Octobre 70. Les vrais coupables, était-ce ceux qui savaient très bien ce qui s'en venait et qui auraient tout laisser se produire en tirant les ficelles ? Et le grand magouilleur qui a suivi désigne un aéroport en l'honneur de son Grand Maître ?

En 93-94, les magouilleurs d'Ottawa se sont dresser contre le référendum prévu pour le début du mandat de Jacques Parizeau. Ils ont fait des discours à la Chambre des Communes qui ont duré combien de jours pour vendre leur Canada ?

Voyant que tous leurs discours n'avaient pas un grand effet au Québec, ils ont pensé y mettre de l'argent. L'argent dans toutes les activités qui se déroulaient au Québec : sports, loisirs, bazars, fêtes foraines, défilés, hockey, banderoles sur les bandes des patinoires, banderoles partout où ils ont pu imaginer. Ça ne marchait pas plus.

Ils ont improvisé, organisé un Woodstock d'Amour avec leur grand "flag" pour montrer leur démesure. Mais ils ont surtout pensé qu'ils aillaient perdre et comment contrecarrer l'organisation hautement démocratique du référendum 1995 ? Des annonces publicitaires au point tel que tous les médias ont été infestés de messages que les organisations du OUI et du NON ne pouvaient plus acheter des espaces publicitaires. Journaux, radios, télévisions, documents dans toutes les résidences, et ils perdaient encore.

Que restait-il à faire ? Je vous le donne en mille !

Faire déborder les urnes.

Combien de personnes venues de l'extérieur pour mettre leurs bulletins de vote "démocratiquement" dans nos urnes québécoises ? Les autobus, les avions, les trains étaient disponibles pour qui voulaient se vendre ! De l'EST et de l'OUEST, ils devenaient les soldats au service de leur cause. Leur "amour" devait venir sauver les Québécois qui allaient majoritairement voter pour se donner un Pays et quitter définitivement ce beau et grand Can Can !

Frank McKenna (Premier Ministre du Nouveau Brunswick, un Libéral) n'est il pas venu à cette rencontre d'amour ? Le lendemain, ne pouvait-il pas dire quelque chose comme : "Le Nouveau Brunswick pourra accueillir toutes les Compagnies qui voudront quitter le Québec ?"

Leur amour est un amour financier. La vache à lait du Québec les favorise royalement. Et ils sont venus "nous aider" à rester dans le Canada en très grand nombre. Les urnes, les unes après les autres, le démontreraient-elles ?

Il y avait un grand maître, le maître d'oeuvre et il a eu ses collabos. Les collabos veulent encore se présenter au Québec pour se faire élire.

Faut-il avoir bien servi la cause de ce Canada là ? de ce Canada puant ? nauséabond ? Le Canada d'une supposé élite qui se fait élire ! Et tous les autres qui sont derrière. Les vrais manipulateurs, les magouilleurs.

J'avais un trop plein. Il fallait le dire, le répéter.

Robert Bertrand

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La vérificatrice générale Sheila Fraser

SCANDALE DES COMMANDITES

Ottawa savait dès 1996

Cyberpresse et Gilles Toupin (La Presse)
Ottawa

http://www.cyberpresse.ca/politique/article/1,153,1924,022004,597287.shtml

Déjà en 1996, le gouvernement Chrétien savait, grâce à une vérification interne, que ses activités de commandites et de publicité violaient les règles de gestion et d'éthique gouvernementales. Cela n'a pas empêché la poursuite de ces activités et la création, en 1997, d'un programme qui a mené aux abus dénoncés le 10 février dernier par la vérificatrice générale, Sheila Fraser.

C'est la conclusion qu'ont tirée hier plusieurs membres du comité des comptes publics de la Chambre des communes, qui entendaient les témoignages du sous-ministre des Travaux publics, David Marshall, et du secrétaire du Conseil privé, Jim Judd.

M. Marshall a en effet révélé qu'une vérification interne en 1996 a été commandée à la suite de plaintes d'une personne qui travaillait dans le groupe de Charles Guité, le responsable des commandites au ministère des Travaux publics. Ce dénonciateur affirmait que des agences de communication proches des libéraux facturaient pour du travail qui n'avait pas été fait et qu'elles avaient reçu d'importants contrats du gouvernement sans appel d'offres. Le dénonciateur soulignait également que des documents avaient été pré-datés pour camoufler certaines fraudes.

La vérification interne de 1996 a été suivie par une vérification externe, a-t-on appris hier, commandée par le gouvernement à la firme Ernst & Young en 1997. Cette vérification constatait également une série de manquements à la procédure habituelle des contrats de commandite. Encore là, le programme a suivi son cours sans que des correctifs soient apportés jusqu'à ce que la vérificatrice générale révèle, ce mois-ci, que des 250 millions consacrés aux commandites, 100 millions furent versés en commissions à une poignée d'agences de publicité proches des libéraux.
 
 

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L'affaire des certificats de citoyenneté / comme une usine / Jean Chartier
Auteur: Robert Bertrand (---.sympatico.ca)
Date:   05/03/2004 18:09

La mémoire peut oublier. Un rappel de la réalité vécue qui doit s'enregistrer à nouveau.

La "propagande" sous le nom de commandites a permis au Parti libéral du Canada de recevoir ce qu'ils appellent de l'"argent souillé".

Ici, pour ceux et celles qui ne savent pas. Il faut découvrir la qualité de la réception et de l'orientation qu'il fallait donner aux nouveaux arrivants.

Les immigrants ont connu cette façon de faire. Voyant les fraudes étalées quotidiennement, ils saurent jusqu'à quel point ils et elles ont été manipulées à leur arriver.

Robert Bertrand

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L'affaire des certificats de citoyenneté

Comme une usine

Pendant la campagne référendaire, des agents d'Immigration Canada indiquaient aux candidats allophones la réponse à cocher

JEAN CHARTIER

23 mai 1996
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http://www.vigile.net/democratie/chartiercertificat.html

Le 28 septembre, nous étions 200 immigrants dans la même salle pour un examen sous forme de questionnaire à choix multiples. C'était complètement ridicule. J'étais au premier rang. L'agent d'Immigration Canada indiquait aux gens la bonne réponse à cocher sur le questionnaire quand ils ne savaient pas quoi répondre. Il y avait un Turc qui ne parlait que sa langue, des Hindous qui ne comprenaient rien. D'ailleurs, 20 à 30 % des gens ne comprenaient rien, mais chacun est reparti avec son certificat de citoyenneté.»

Tel est le témoignage de Véronique Drolez, photographe de mode, au sujet de sa comparution devant un juge fédéral d'immigration quatre semaines avant 1e référendum. Elle estime que c'était un examen du genre «Quelle était la couleur du cheval blanc d'Henri IV?» Il y avait plein de gens incapables de saisir quoi que ce soit en anglais ou en français, et on leur a rends un certificat de citoyenneté canadienne plastifié à l'avance, à leur nom, contrairement selon elle, aux normes de la Loi de l'immigration.

«C'était d'un niveau humiliant, dit-elle. C'est sûr que c'est un non-sens. Normalement il faut revenir pour prêter serment à la reine et chanter l'O Canada. Pas dans ce cas-là.»

L'attaché de presse du ministre fédéral de l'Immigration, Benoît Chiquette, dit qu'un test de connaissance est exigé d'un immigrant et qu'il «doit être capable de maîtriser le français ou l'anglais, sinon il n'obtient pas sa citoyenneté». Il cite la loi qui exige expressément «une connaissance suffisante de l'une des deux langues officielles du Canada».

Véronique Drolez, Bruno Ricca, Virginie Berthonneau, Christine Dumazet, Valérie Lehmann, Philippe Curien, Caroline Benetto, Fabrice Simon et Isabelle Lemarchand-Simon ont tous vécu des expériences qui les ont estomaqués lors de leur comparution devant un juge d'immigration, dans le sprint qui a précédé le référendum. Bruno Ricca, infographiste, témoigne: «La remise des certificats de citoyenneté avant le référendum, c'était l'usine. Le matin du 29 septembre, nous étions 152 de 47 nationalités différentes dans la même salle au Complexe Guy-Favreau à passer un examen ensemble, alors que, normalement c'est un juge d'immigration qui fait des entrevues individuelles. C'était affolant.»

Bruno Ricca et Virginie Berthonneau étaient immigrants reçus depuis le 13 juin 1992. Normalement, à compter du 13 juin 1995, il leur fallait attendre neuf mois avant d'être convoqués. Mais en septembre 1995, les règles normales n'étaient plus suivies au Centre d'immigration de Montréal.

Ils étaient convoqués tous les deux à 15h. Ils faisaient la queue tandis que leur copine, Caroline Benetto, est sortie avec le groupe précédent et les a prévenus qu'ils obtiendraient leur certificat le jour même. Bruno n'en revenait pas. Normalement il faut attendre. de deux à trois mois après l'examen.

Dans la salle, on a soumis un examen écrit. Ils avaient plusieurs choix de réponse pour chaque question. «Si tu ne réussissais pas, dit Bruno, c'est que tu ne savais pas où tu habitais. Par exemple, on te demandait qui est le premier ministre du Québec. C'était très simple. Il ne te fallait que 12 points sur 20. Personne n'a échoué.»

Bruno n'en revenait pas. «Il y avait des gens qui ne parlaient ni le français, ni l'anglais.» Dans la salle, des Africains, des Asiatiques, des Arabes. Bruno a vu à côté de lui un Chinois d'une quarantaine d'années qui ne comprenait ni l'anglais, ni le français. «il a forcément copié sur son voisin. C'était assez outrageant.»

Il y avait un juge d'immigration, un greffier et trois personnes pour les aider. «Après l'examen bidon, ils nous ont donné le certificat et une petite carte d'identité plastifiée. Puis, le juge allait d'une langue à l'autre pour son discours, en anglais et français, moitié moitié, et il nous a invités à chanter le O Canada. Comme personne ne le connaissait, en riant, il nous a suggéré de l'apprendre.»

Christine Dumazet, relectrice au Devoir, a été convoquée quelques jours plus tard, le 4 octobre, au Complexe Guy-Favreau: «Nous étions une centaine.» Un agent lui a précisé: «Au nombre de personnes qu'on fait passer, on ne peut pas se permettre de faire des entrevues. Si vous réussissez, vous aurez la surprise d'avoir votre certificat avant de partir. Si vous échouez, ne vous inquiétez pas, vous aurez une entrevue de rattrapage avec le juge.» Quatre ou cinq personnes sont allées dans une salle à part avec le juge. «J'ai l'impression que personne n'a été refusé.» Les deux tiers ont prêté serment à la reine en anglais, les autres en français. «J'étais la seule à trouver que ç'avait l'air d'une mascarade. La plupart des gens étaient heureux, fiers.» Et encore: «Les personnes âgées sont entrées les premières; je ne sais pas si elles ont vraiment dû répondre au questionnaire.»

On lui a demandé quelle était la capitale du Québec, le nom de l'hymne national. «Pour échouer, dit-elle, il fallait avoir du mal à lire en français ou en anglais.»

Elle raconte: «Lorsque l'on fait notre demande, on nous remet un document à étudier. Mais l'agent du gouvernement au guichet d'information du Complexe Guy-Favreau, en donnait un corrigé pour que les gens préparent leur examen plus facilement.»

Elle compare sa situation à celle de son mari qui a attendu neuf mois en 1993 avant d'être convoqué par un juge d'immigration. Il a passé un examen oral avec des questions ouvertes. On lui a demandé d'énumérer les ressources des provinces maritimes, ce qui est plus difficile, on en conviendra. Six semaines plus tard, il était convoqué pour le serment à la reine.

«Cela faisait trois ans en juin 1995 que j'étais immigrante reçue; je n'ai attendu que trois mois. Pour mon mari, l'examen a duré 30 minutes avec un juge de la Cour de la citoyenneté, alors que, dans mon cas, il y avait trois tables avec à chacune un juge d'immigration et deux agents. On passait l'un après l'autre pour le corrigé; puis, il y a eu le serment tous ensemble», dit-elle.

«Je pensais au moins y retourner pour la prestation de serment. J'ai trouvé ça louche qu'ils me convoquent au début du mois de septembre. Je n'étais pas citoyenne au moment du recensement électoral. Alors, je suis allée à la révision une semaine ou deux avant le référendum et j'ai voté. C'était un rythme d'usine.»

Elle a été étonnée de la procédure: «Après l'examen, on nous a demandé de remplir un formulaire pour autoriser ou non la Cour à transmettre notre nom à notre député pour qu'il nous envoie une lettre de félicitations.»

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Les ex-Premiers Ministres dans les bureaux d'avocats !
Auteur: Robert Bertrand (---.sympatico.ca)
Date:   05/03/2004 16:47

Admettons, normalement, qu'il faudrait avoir un minimum de qualités pour devenir et/ou être Premier Ministre que ce soit au Québec, que ce soit au Canada. Est-ce le cas, en Europe ?

Comment évaluer une personne qui a vécu le rôle de Premier Ministre au Canada et qui est au courant (je parle des personnes normalement constituées) de tous les raffinements du pouvoir, comment cette personne peut elle aller travailler, par la suite, dans un bureau d'avocats au service des grandes compagnies, des grands entrepreneurs, des puissances de l'argent ?

Moralement, il me semble que c'est totalement inconcevable. Cependant, on le voit, on le sait, cela se produit sous nos yeux et nous en avons tous connaissance et/ou on en prend conscience.

Ces personnes là, (ex-Premier Ministre) donc ayant connu un poste privilégié, s'il en est un, deviennent par la suite des collaborateurs pour faciliter, collaborer pour contrecarrer le plus possible et au maximum possible, sciemment, contrevenir, malicieusement, à toutes les lois existantes. Ils savent très bien comment le système de lois qui provient du milieu politique et conçu par les fonctionnaires est retardé de dix ans minimum sur l'actualité. Ils veulent en faire bénéficier une classe déjà sur-protégé au grand détriment des gens de classes moyennes et de faibles revenus.

Aussi, les dérives des paradis fiscaux qui sont permis avec des lois totalement anachroniques ne servent que les intérêts des plus grands fraudeurs et les Anciens Premiers Ministres travaillant dans un paradis de collaborateurs aux fraudes, aux malversations, aux tricheries, aux manipulations, aux magouilles, sont, pourrait-on le dire, dans une situation de conflits d'initiés hors pairs pour tous ces tripoteurs.

Qu'est-ce que l'éthique, encore là, pour toute personne normalement constituée, pourrait-elle leur suggérer? Faudrait-il interdire aux anciens Premiers Ministres toutes collaborations, pendant cinq ans, pendant dix ans, avec les grands bureaux d'avocats ? Il me semble qu'ils vivent en flagrants délits d'inconduite.

Le Pays, la Nation, le Peuple qu'est-ce que cela veut dire pour de tels individus ? On est toutes des choses qui vont à l'encontre de leurs objectifs lorsqu'ils sont des avocats travaillant avec des groupes qui aident les "contrôleurs" de la planète pour l'arranger à leurs goûts. Peut-on déduire qu'ils sont des tricheurs, qu'ils ont su nous manipuler pour leurs propres objectifs et les objectifs qu'ils continueraient à poursuivre dans de tels bureaux ?

Il me semble, encore là, pour toutes personne normalement constituée, que comme Premier Ministre, on devrait travailler pour aider les gens de la société générale. Comme collaborateurs dans des firmes d'avocat, on travaille aussi pour des grandes entreprises qui se servent de toutes les gens de la société pour les faire devenir plus esclaves à leurs services et à leurs profits.

On le constate de plus en plus, ce sont les grandes entreprises et leurs avocats et ceux qui travaillent avec de tels avocats qui soumettent les gouvernements de la planète aux volontés et aux diktats des grandes entreprises.

Vous l'avez constaté, ce sont les entreprises qui poursuivent, maintenant, les gouvernements. Ce n'est pas l'inverse. Les lois des gouvernements doivent favoriser les entreprises sans quoi, ces mêmes entreprises vont vous dire : "on s'en va ailleurs" parce que les salaires, les services, et tout le reste c'est meilleur marché aux Indes, en Chine et parce que vous avez de tgelles lois vous protégeant et protégeant vos sociétés, on va vous poursuivre !

Nos ex-premiers ministres travaillent dans les bureaux d'avocats aux services des grandes entreprises. Ce qui nous laisse croire que le rôle d'un Premier Ministre c'est juste une marche pour franchir un autre échelon : le service des entreprises privées, le service de la haute finance.

Je vous laisse à vos réflexions et vos commentaires pour analyser ce que l'on voit se produire sous nos yeux. Ce que je vois, c'est loin du service à la population. Les partis politiques se servent de la population pour franchir des étapes pour servir une cause plus grande : celle des entreprises privées, celle des finances internationales, des multinationales.

Ils se sont bien servis de tous les postes qu'ils ont occupés pour se servir, se bien servir, et servir, sans aucun doute, ceux et celles pour qui ils ont toujours travaillés: les entreprises financières qui veulent dicter des lois à tous les Gouvernements dits "libres".

Où sont-ils nos ex-Premiers Ministres tant du Québec que ceux de l'autre Pays ?

Brian Mulroney, Jean Chrétien, Daniel Johnson, Lucien Bouchard. Y en a-t-il d'autres ? Où travaillait P.E.Trudeau ?

Il y a cette classe d'individus qui travaillent pour leurs propres fins et il y a les autres, je pense à Jacques Parizeau, voilà toute la différence. Vous pouvez enrichir la liste des uns et des autres.

Quand tous les médias appartiennent à une classe donnée, c'est facile de démolir ceux qui agissent et qui sont différents des autres.

Voilà ! J'avais besoin de le dire.

Robert Bertrand

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«Le Parti libéral n'est pas corrompu» Paul Martin, Premier Ministre de leur Canada
Auteur: Robert Bertrand (---.sympatico.ca)
Date:   05/03/2004 16:35

"Je ne suis pas un voleur, un tricheur, un manipulateur, un fraudeur, je mets juste mon argent dans les paradis fiscaux" Ce qui revient au même que de dire que le Parti Libéral n'est pas corrompu !

"I'm not a crook" disait Nixon avant de devoir quitter la Maison Blanche vs «Le Parti libéral n'est pas corrompu» de Paul Martin.

N'y a t il pas un parallèle à faire entre les deux affirmations ?

Non, Non, ce ne sont pas des voleurs, ce ne sont pas des tricheurs, ce ne sont pas des menteurs, ils sont tous là, ensemble, là pour leurs biens, pour se protéger mutuellement.

"Faut pas que tu me dénonces, faut pas parler des paradis fiscaux, faut juste continuer à faire comme si tout était parfaitement correct. Les Québécois vont tout gober ce que l'on va leur dire !"

Leurs magouilles, leurs tricheries, leurs usurpations, ... ils sont partenaires dans leurs réalisations, ils sont conjointement responsables de leurs décisions.

Et Martin qui joue les "vierges offensées"; "je suis aussi dégoûté que vous !"

Les gros, les très gros ne paient pas d'impôts au Canada ! Pourquoi ? Parce qu'il y a des lois qui le permettent et ces lois sont votées par le Parlement du Canada, le parlement du Pays qui nous est étranger. C'est Ottawa qui est corrompu jusqu'à la moelle.

S'ils ne s'en aperçoivent pas, serait-ce parce qu'ils ne sont que des marionnettes entre les mains des entreprises privées? des plus gros magouilleurs ?

Les profiteurs de paradis fiscaux, vous en connaissez dans vos milieux que vous fréquentez ? Seraient-ce ceux qui possèdent les journaux ? ceux qui possèdent les médias d'information ? Pétro-Canada ? Tous les Présidents des Banques à charte du Canada ? Nommez-les donc toutes ses "grosses poches" qui vous ont graissé pour vous permettre, à vous, monsieur Martin, de prélever des fonds pour votre propre campagne électorale !

Non, non, le parti libéral n'est pas corrompu.

Répétez après moi : "non, non, non, le parti libéral n'est pas corrompu !"

Les Américains de l'époque Nixon, dans les tavernes, dans les pubs en faisaient leurs choux gras !

À notre tour, de vous apprécier comme vous le méritez : vous nous avez donné vos propres mots :

"Non, non, le parti libéral n'est pas corrompu", rien que jusqu'à la moelle !

Robert Bertrand
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Selon Paul Martin

«Le Parti libéral n'est pas corrompu»

http://www.cyberpresse.ca/politique/article/1,153,1924,022004,586929.shtml

Cyberpresse

Lors d'une conférence de presse à Québec, ce matin, le premier ministre Paul Martin a réitéré son engagement à démissionner s'il est démontré qu'il était au courant des irrégularités dans le dossier des commandites.

Il s'est, par contre, défendu en affirmant que «le ministre des Finances n'est pas le contrôleur du gouvernement. Le gouvernement [Chrétien] a fait ses devoirs. Le Parti libéral n'est pas corrompu.»

Au sujet de la date de tenue des élections, Paul Martin a affirmé rechercher l'équilibre entre le droit des citoyens de connaître la vérité sur le dossier des commandites et leur droit de mettre en place un nouveau gouvernement. «Je comprends la colère des Canadiens, moi-même je suis en colère. Les responsables vont payer le prix», a-t-il dit.

Il a par ailleurs défendu ses choix pour les candidatures aux investitures pour le Parti libéral, expliquant sa décision d'augmenter le nombre de candidates dans les circonscriptions.

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Robert Bertrand

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Re: «Le Parti libéral n'est pas corrompu» Paul Martin, Premier Ministre de leur Canada
Auteur: Robert Bertrand (---.sympatico.ca)
Date:   06/03/2004 02:52

L'un des rares instruments qui nous restent entre les mains, c'est la toile qui fait connaître la réalité sur tous les continents, sur toutes les scènes du monde.

Parmi ceux et celles qui nous lisent, ils sont de tous les horizons, de toutes formations. Ils sont de culture française.

Le vrai malaise, ce qui a toujours mené le monde, n'est-ce pas un peu l'argent ?

Bien sûr, certains ajouteraient le sexe également. Je vais m'en tenir à l'argent puisque les scandales sexuels, au Québec, cela fait les manchettes mais ce sont quelques hommes d'affaires, un journaliste, et un groupe de jeunes qui ont pris sur le bras un groupe de jeunes filles qui auraient été abusés par ces adultes. Les procès sont en cours. Il faut attendre les jugements.

Quand la vérificatrice générale nous dit explicitement qu'elle aurait mis en évidence que la pointe de l'iceberg, ou ce dont on parle ne serait que la pointe de l'iceberg, alors, ne faut-il pas aller chercher plus loin ?

Ne faut-il pas connaître l'iceberg ?

Je fais un copier/coller du "Petit Robert" qui nous dit ceci :

"Masse de glace flottante, détachée d'un glacier polaire. Des icebergs. « La partie d'un iceberg qui émerge de l'eau n'atteint qu'environ 1/8 de la hauteur totale » (É. Haug).

— Loc. La partie cachée de l'iceberg : la partie cachée est souvent la plus importante d'une affaire. Ce que vous savez n'est que la partie visible de l'iceberg."

D'où l'importance de toucher à la vraie affaire.

Jusqu'à un certain point, les magouilles visibles et qui font les manchettes actuellement, les 250 millions de dollars en propagande, ne seraient que peu de choses.

On se bat pour quelques millions de dollars et les profiteurs peuvent se gargariser dans les Bermudes, et les 65 paradis fiscaux.

Un extrait de la page suivante :

http://membres.lycos.fr/quebecunpays/LES-MILLIARDS-DE-DOLLARS.html

"Après une recherche sur le comportement des banques canadiennes, ATTAC-Québec a découvert que les cinq plus grandes - Banque de Nouvelle-Écosse, Banque de Montréal, Toronto Dominion, CIBC et Banque royale - sont très présentes dans l’un ou l’autre des 65 paradis fiscaux de la planète. Comme tous les autres pays occidentaux, le Canada perd des revenus considérables à cause des pratiques fiscales douteuses de certaines entreprises et des plus riches contribuables. Cette situation est rendue possible grâce aux banques qui agissent en tant que courroies de transmission vers les paradis fiscaux."

Je vous souhaite d'avoir le goût d'approfondir cette question. On se bat contre des mastodontes.

Il faut bien se le dire : les Premiers Ministres travaillent pour qui, après avoir perdu leur job de Premier Ministre ?

Robert Bertrand

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Re: «Le Parti libéral n'est pas corrompu» Paul Martin, Premier Ministre de leur Canada
Auteur: Robert Bertrand (---.sympatico.ca)
Date:   06/03/2004 22:35

Pour être plus clair, les cabinets d'avocats travaillent pour qui ?

Certains propriétaires, disons mieux, certains membres des conseils d'administration de multinationales, sont d'anciens Premiers Ministres du Canada.

D'autres Premiers Ministres du Canada Jean Chrétien, et du Québec, pour ne pas le nommer, Lucien Bouchard, travaillent dans un des plus importants bureaux d'avocats de Montréal. Sont-ils dans le même bureau ? Je ne saurais le dire.

Les multinationales sont celles, maintenant, qui dictent aux Gouvernements du Canada, du Québec et possiblement d'autres Gouvernements de par le monde, que certaines lois ne doivent pas interférer dans le "bon agir" des multinationales.

Il y a relations intimes entre les multinationales et les Premiers Ministres et les Présidents de différents Pays.

Cherchez le mot "BILDENBERG" et voyez quelques pages. Cela peut donner une bonne idée.

Robert Bertrand

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Le samedi 20 mars 2004 /Giles Duceppe

Commandites / Duceppe répète que Martin savait / Presse Canadienne / Montréal

http://www.cyberpresse.ca/politique/article/1,153,0,032004,619073.shtml

Le chef du Bloc Québécois, Gilles Duceppe, répète que le premier ministre Paul Martin était au courant des problèmes qui existaient dans le programme de commandites.

À l'occasion du rallye national de formation du Bloc, aujourd'hui, à Montréal, M. Duceppe a déclaré que c'est parce que Paul Martin était lui-même impliqué en tant que pourvoyeur de fonds qu'il n'a rien fait.

Le chef bloquiste rappelle que M. Martin était le numéro deux du Parti libéral au moment des faits. Selon Gilles Duceppe, en tant que ministre des Finances et vice-président du Conseil du trésor, M. Martin a eu l'occasion d'agir mais n'a pas dénoncé les abus dont il a été témoin.

Vantant la rigueur de ses députés, Gilles Duceppe souligne que la formation souverainiste a posé plus de 450 questions sur le programme, aux Communes, sans que personne au gouvernement ne bronche. Cela prouve, d'après le représentant de Laurier-Sainte-Marie, que les joueurs du Bloc Québécois n'hésitent pas à passer à l'attaque et font beaucoup plus que rester assis sur le banc, comme le prétend Paul Martin.

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Observons-le / Bernard Descôteaux / Édition du samedi 14 et du dimanche 15 février 2004

http://www.ledevoir.com/2004/02/14/47466.html

Le scandale des commandites est sans nul doute la plus grosse bombe politique qui ait jamais frappé un gouvernement au Canada. L'explosion a fait beaucoup de blessés, parmi lesquels on dénombre au premier chef Jean Chrétien et Paul Martin. Tous deux n'ont pas fini de rendre des comptes.

On ne peut manquer de rappeler, lorsqu'on traite de ce scandale, que le Parti libéral du Canada avait été porté au pouvoir en 1993 en promettant une moralité exemplaire.

Les faits révélés cette semaine par la vérificatrice générale Sheila Fraser permettent de porter un jugement d'ensemble sur la question.

On doit -- le mot ne sera pas trop fort -- qualifier l'attitude du premier ministre Chrétien et de l'ensemble de son gouvernement de faillite morale.

Jamais, dans l'histoire contemporaine du Canada, l'abus de biens sociaux aura-t-il été porté à un tel degré et toléré aussi longtemps.

La responsabilité de Jean Chrétien est en cause à un double titre, à la fois comme premier ministre et comme chef du Parti libéral du Canada.

L'ex-premier ministre a voulu ce programme spécial de commandites pour «sauver» le Canada au lendemain de la quasi-défaite référendaire en 1995.

Il l'a par la suite cautionné et défendu, invoquant l'urgence nationale. Sa première faute aura été de permettre la transgression des normes administratives du gouvernement. La prudence aurait à tout le moins exigé que soient mis en place des contrôles pour éviter tout dérapage. Le mauvais exemple est venu de haut.

Jean Chrétien n'aura pas bénéficié personnellement du scandale des commandites. Son intégrité personnelle ne saurait être en cause sur ce plan, mais il aura permis que d'autres en profitent. Il ne le savait peut-être pas, mais il aurait dû le savoir, être prévenu. Lorsqu'il a su, il a poursuivi sur sa lancée et cherché à enterrer l'affaire. Il a fait en sorte que la bombe explose dans les mains de Paul Martin. Néanmoins, il devra s'expliquer devant la commission d'enquête qui vient d'être créée.

Le nouveau premier ministre se défend âprement.

Il ne veut pas porter la responsabilité de ce scandale, mais il ne pourra pas y échapper totalement.

Il a été membre du gouvernement Chrétien et en a été solidaire.

Quelles que soient les explications qu'il donnera, il ne pourra pas écarter tous les soupçons. Devant une situation aussi grave, le moins aurait été qu'il pose des questions et que, à titre de ministre des Finances, il s'interroge sur l'allocation des ressources. Il ne semble pas l'avoir fait. Les élections venues, il doit s'attendre à ce que, à travers lui, on juge le gouvernement Chrétien, dont il a été le numéro deux pendant neuf ans.

La seule façon pour Paul Martin de minimiser les dommages est de se distancer du gouvernement précédent et d'éloigner du sien tous ceux qui ont été associés directement ou indirectement au programme de commandites.

S'ils occupent des fonctions au gouvernement ou dans ses sociétés d'État, il doit, sans préjuger de leur responsabilité criminelle, leur demander de démissionner. Il doit faire le même ménage au Parti libéral.

Le premier ministre a promis d'être impitoyable. Il doit l'être et cesser d'hésiter, comme il en a l'habitude lorsqu'il se trouve dans des situations délicates.

«Just watch me», a-t-il dit en reprenant les mots de Pierre Elliott Trudeau.

De fait, tous les Canadiens l'observeront et le jugeront sur sa capacité à agir. Il aura peut-être besoin de quelques mois de plus avant de déclencher des élections, mais s'il compte sur le temps pour faire oublier ce scandale, il se trompe.

Il ne pourra pas échapper au jugement des électeurs, qui savent être sévères. À défaut de pouvoir renvoyer les libéraux dans l'opposition, comme ils l'ont fait avec les conservateurs en 1993, les électeurs pourraient bien leur imposer un gouvernement minoritaire. Ce serait bien mérité.

bdescoteaux@ledevoir.ca

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Si l'enquête révèle qu'il savait / Paul Martin promet de démissionner / Presse Canadienne /Ottawa

http://www.cyberpresse.ca/politique/article/1,153,1924,022004,586055.shtml

Commentaires :

Vous voyez les limites que ce Paul Martin impose à tous ceux qui vont venir témoigner ? Ils sont contraints à ne rien dire par solidarité ministérielle et/ou membre du Parti libéral du Canada.

Robert Bertrand

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Paul Martin a mis son avenir politique en jeu, dimanche, en s'engageant à démissionner si une enquête publique révèle qu'il avait eu connaissance des irrégularités du programme des commandites, par lequel des millions de dollars de fonds publics ont été versés à des agences de publicité et de relations publiques proches du Parti libéral.

«Quiconque est reconnu avoir su que des gens faisaient des chèques de complaisance, que des gens falsifiaient des factures — moi ou qui que ce soit d'autre — devrait démissionner», a-t-il affirmé.

Le premier ministre a fait cette déclaration à l'occasion d'une tribune téléphonique diffusée sur les ondes de CBC, alors qu'une série d'auditeurs lui faisaient part de leur indignation au sujet du scandale qui secoue le Parti libéral et le gouvernement.

Un auditeur torontois a lancé à M. Martin que voter pour les libéraux aux prochaines élections reviendrait à dire: «Vous pouvez nous voler, c'est correct». «Assez, M. Martin, c'est assez. Cela me donne mal au coeur», a-t-il laissé tomber.

Le premier ministre a gardé son sang-froid tout au long de l'émission, répétant qu'il était aussi furieux que tout le monde et qu'il voulait tirer toute cette affaire au clair.

Mais il a évité de répondre à une question qui est revenue encore et encore, c'est-à-dire s'il était prêt à retarder les élections, qu'on prévoyait pour le printemps, jusqu'à ce que tous les faits soient connus dans l'affaire des commandites. «Je ne peux vraiment pas dire quand nous irons aux urnes», a-t-il répondu à un interlocuteur.

Le premier ministre a répété à maintes reprises qu'il avait été tenu à l'écart par son prédécesseur, Jean Chrétien, tandis qu'un petit groupe de fonctionnaires et de membres du personnel politique manipulaient le programme controversé.

«Est-ce que j'ai entendu des rumeurs, ai-je lu des articles dans les journaux à ce sujet? C'est clair que oui. J'ai entendu des rumeurs. J'ai lu des articles. Mais si la question est: est-ce que je savais que des gens signaient des chèques de complaisance, faisaient des paiements inappropriés, est-ce que je savais tout cela, la réponse est: absolument pas. Je ne le savais pas.»

Un auditeur montréalais a accusé M. Martin d'avoir fermé les yeux sur le scandale lorsqu'il était ministre des Finances de M. Chrétien, laissant entendre que son ignorance était, au moins en partie, un choix délibéré.

M. Martin et son gouvernement se sont retrouvés sur la sellette depuis que la vérificatrice générale Sheila Fraser a révélé que plus de 100 des 250 millions $ en fonds de commandite ont été octroyés à des entreprises qui n'ont guère contribué à promouvoir les objectifs officiels du programme, soit accroître la visibilité fédérale au Québec et promouvoir l'unité canadienne.

Plus tôt, en entrevue à CTV, le premier ministre avait maintenu que ce scandale le rendait furieux, et qu'il était déterminé à aller jusqu'au fond de l'affaire.

Une des tactiques qu'a adoptées M. Martin dans la foulée du rapport Fraser a été de prendre ses distances de M. Chrétien, en disant que l'ex-premier ministre sollicitait rarement son avis sur les affaires politiques québécoises. Un adjoint de M. Martin, qui s'exprimait sous le couvert de l'anonymat, a même laissé entendre que le gouvernement Chrétien avait délibérément camouflé des preuves d'agissements criminels.

Absolution de Jean Chrétien

Dimanche, M. Martin s'est montré plus charitable. «L'ex-premier ministre, M. Chrétien, est un homme d'une intégrité incontestée, et je ne crois pas qu'il était impliqué là-dedans», a-t-il dit.

Des fidèles de M. Chrétien ont avancé que M. Martin commet une erreur et sème la division dans le parti en tentant de faire porter le blâme à l'administration précédente. Mais le premier ministre, qui a commandé une enquête publique et a promis de coopérer avec le comité parlementaire qui se penche sur cette affaire, a nié toute rumeur de dissension au sein de la formation. Selon lui, tous les libéraux veulent résoudre cette affaire et identifier les responsables de ce fiasco.

M. Martin s'est dit persuadé que le gouvernement se relèvera de la crise actuelle et que les libéraux remporteront les prochaines élections.

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----- Original Message -----
From: Patrick Lévesque
To: Pour-le-Pays-du-Quebec@groupesyahoo.ca
Sent: Sunday, March 21, 2004 9:51 PM
Subject: [Pour-le-Pays-du-Quebec] Un autre militaire Canadiens...

Commandites  /  L'ancien fonctionnaire Guité n'était pas un «simple soldat»  / Louise Elliott et Jim Bronskill  / Presse Canadienne /  Ottawa

Charles «Chuck» Guité, cet ancien fonctionnaire fédéral dont le nom est dorénavant associé au scandale des commandites, avait été arrimeur dans les Forces aériennes, gérant des opérations aussi inusitées que le parachutage d'un bulldozer à des milliers de mètres
dans les airs. Il a plus tard réussi à utiliser son aptitude à superviser des missions difficiles au profit d'une carrière de premier plan en tant que bonze de la publicité du gouvernement fédéral, un travail qui allait le précipiter au centre du scandale qui secoue les libéraux
fédéraux.

«Il n'était pas un simple soldat», a dit de lui un de ses proches.

La valeur de Charles Guité est donc encore une fois mise à l'épreuve alors qu'il fait l'objet de nombreuses spéculations et accusations au sujet du rôle qu'il a pu jouer dans les malversations à l'origine du scandale.

M. Guité, qui a quitté la fonction publique en 1999 pour devenir lobbyiste, est actuellement en vacances en Arizona. Par l'entremise d'un ami, il a refusé d'être interviewé directement. Quelques-uns de ses proches ont, de leur côté, accepté de parler à la condition que leur nom ne soit pas publié. Charles Guité a été convoqué devant le comité des Comptes publics des Communes pour expliquer son rôle dans le scandale des commandites qui a fait l'objet d'un récent rapport de la vérificatrice générale, Sheila Fraser. Dans son rapport, Mme Fraser
révèle que 100 millions $ du programme fédéral des commandites ont été mal dépensés ou n'ont pu être justifiés — entre 1997 et 2002.

«Je pense que M. Guité était conscient du jeu qu'il jouait», a soutenu Alain Richard, un dirigeant d'entreprise du secteur du multimédia.

«Il savait qu'il avait le pouvoir. Il savait qu'il était M. Gouvernement.»

D'autres, le premier ministre Paul Martin, notamment, ont dit que des fonctionnaires du ministère des Travaux publics — responsable du programme des commandites —, comme M. Guité, recevaient des ordres de politiciens en vue.

«Chuck et tout le monde ne faisaient que ce qu'on leur demandait de faire — ce qui est sans doute vrai jusqu'à un certain point», a indiqué un proche de M. Guité.

Si le rôle de M. Guité n'est pas clair, l'homme lui-même est moins mystérieux.

Gaspésien d'origine, Charles Guité, qui aura 60 ans le mois prochain, est décrit comme un franc tireur et un dur interlocuteur — jusqu'à devenir arrogant, disent certains. Boire de la bière, s'adonner à la pêche, conduire son camion, figurent parmi les plaisirs qu'il s'offre durant ses loisirs.

L'ancien ministre des Travaux publics Alfonso Gagliano, qui a été démis de son poste d'ambassadeur du Canada au Danemark, dans la foulée du scandale, a admis s'être réuni régulièrement avec M. Guité pour discuter de certains dossiers de commandite.

Cette admission suggère l'existence d'une relation inhabituelle entre un ministre et un fonctionnaire hiérarchiquement de niveau intermédiaire. M. Gagliano a dit au comité des Communes que les rencontres étaient organisées par Charles Guité.

Mais, est-ce que M. Guité relayait les ordres d'autres personnes ou avait-il ses propres plans?

Longtemps avant que ne soit créé le programme des commandites, Charles Guité était vu comme une personne qui connaissait toutes les règles.

Au fil des ans, il a occupé une série de postes au sein du ministère des Approvisionnements et Services, qui est devenu plus tard le ministère des Travaux publics. C'est là qu'il a participé à la transformation des relations publiques gouvernementales et de l'approche en matière de publicité en un appareil centralisé chargé de véhiculer le message fédéral.
 

----- Original Message -----
From: Robert Bertrand
To: Pour-le-Pays-du-Quebec@groupesyahoo.ca
Sent: Sunday, March 21, 2004 10:22 PM
Subject: Re: [Pour-le-Pays-du-Quebec] Un autre militaire Canadiens...
 

Si on comprend bien ce message, devrait-on imaginer que c'est ce monsieur Guité qui aurait dû recevoir le salaire de Ministre ?

Gagliano n'aurait été que l'estampille ?

Il fallait qu'il sache quelque chose.  Il a dit qu'il ne pouvait pas répondre autrement "il s'incriminait" !

Aux États-Unis ils invoquent le règlement numéro 5 de la Constitution pour ne pas s'incriminer.  Les Lois, seraient moins bonnes ici ?  Les Lois de Trudeau ?

Deux cents fois je l'ai dit en Chambre, dans la Chambre "commune"  de dire monsieur Chrétien.  Mais qu'est-ce donc qu'il a dit ?

Il voulait contrôler les Québécois pour qu'ils ne deviennent pas Indépendants.  Ce Chrétien va aussi loin que de ne pas nous reconnaître comme Nation, comme Peuple.  On n'est rien.

Pourquoi donc qu'on s'intéresse à eux alors qu'ils n'ont aucune considération pour nous, notre "nous" collectif.

Et Harper n'a juste besoin que des votes.  Il emploie les mots Québec, Québécois et Québécoises.  Mais on vaut juste de l'argent pour eux autres, juste des votes.

Ce monsieur Guitté doit bien venir témoigner bientôt.

On verra bien ce qu'il a à dire.

Les Ministres ne peuvent pas parler, ne peuvent dévoiler ce qui se passe au Conseil Privé ni au Conseil des Ministres.

"Maudite bonne loi"  pour qu'ils se protègent.

Robert Bertrand

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----- Original Message -----
From: Robert Bertrand
To: Pour-le-Pays-du-Quebec
Cc: redaction@ledevoir.com ; redaction@lapresse.ca ; nouvelles@tele-4.tva.ca ; nouvelles@info690.com ; mvastel@lesoleil.com ; Maisonneuve a l'ecoute ; lettres@cyberpresse.ca ; lcn@tva.ca ; L'aut'courriel ; lapartdeschoses@radio-canada.ca ; j.fabi@ckac.com ; lequebecois.org ; g.lachance@ckac.com ; eric.clement@cyberpresse.ca ; endirect@radio-canada.ca ; Bernard Frappier
Sent: Sunday, April 11, 2004 12:59 AM
Subject: [Pour-le-Pays-du-Quebec] Ils étaient en guerre et nous vivions un moment de démocratie

L'argent et les Libéraux Québécois d'Ottawa

Une erreur d'analyse rigoureuse de la situation a fait dévier tout le débat depuis le 30 octobre 1995.  Il faut se ressaisir et porter haut le flambeau de la victoire du référendum de 1995.  Oui, le Pays du Québec existe depuis le 30 octobre 1995 de par la volonté des Québécois et des Québécoises qui se sont exprimés démocratiquement.

Ils étaient en guerre et nous vivions un moment de démocratie.  L'analyse de la situation vécue est à se finaliser.  C'est une question d'encore un peu de temps.  Ils le savent.  Voyez les s'agiter.  Ils ont cru avoir tout gagner et pourtant leur empressement à aller à la Cour Suprême, à créer de nouvelles Lois auraient dû davantage nous éveiller.  La vérité éclatera et ils voudront n'avoir commis autant d'erreurs, autant de mépris pour leur propre peuple Français d'Amérique.

Les démonstrations sont maintenant claires.  On en veut toujours plus.  Faudra-t-il solliciter l'analyse internationale telles les Cours Internationales, tel l'enceinte des Nations Unies pour notre dossier à l'étude ?  Faudrait-il d'abord un consensus, chez nous, au Pays du Québec, sur les constats présentés ?  Les manipulations, les achats de conscience, les fraudes sont dignes d'un machiavélisme propre à des moments de dictatures entre les mains du Conseil Privé du Haut-Canada.  Il faut le répéter :  "Ils étaient en guerre" et nous vivions un moment de démocratie québécoise.

Oui, il y a l'argent, les cinq cents millions, le milliard plus que probable, pour les commandites, la propagande.  Les grands journaux, les radios, les télévisions, tous les programmes devaient servir pour "sauver" le Canada à tout prix.  Il fallait ajouter les petits journaux locaux, en plusieurs langues pour garantir un esclavagisme digne des renégats pour leurs propres commettants.  Ils se sont servis des plus petits, des plus pauvres comme des plus riches d'entre nous pour atteindre leurs objectifs !  Il n'y avait pas de prix, "tous les moyens étaient bons" pour gagner leur cause !

À cela il faut ajouter les lois au Parlement du Canada pour permettre les paradis fiscaux aux grandes fortunes qui ont "légalement, légitimement" sortis des capitaux du Canada,  (299 milliards de dollars juste en 1999, et combien depuis ?) donc, des milliards de dollars sortis du Canada, sortis également du Québec.  Les Lois du Parlement du Canada, disons mieux, les Lois du Parti Libéral du Canada devaient récompenser les efforts de leurs valeureux collaborateurs.  Par centaines de milliards de dollars, ces riches, ces fortunés ont priver le Québec et les autres États du Continent Canadian et leurs ministres des Revenus d'impôts justifiés.

On voulait appauvrir le Québec, volontairement, sciemment, injustement.  Les Lois du Fédéral venaient légitimer les agirs des puissants financiers qui ont bien servis les intérêts du Canada.  Il ne faut pas se leurrer, c'est le Canada des Canadians qui a perdu comme les Québécois du Pays du Québec qui ont perdu.  C'est sous le couvert de vouloir sauver le Canada que les Lois sont venus servir les grands financiers, les grandes multinationales, les grandes fortunes.  Tout le monde y a perdu.

Le Conseil Privé a-t-il servi le Continent Canadian ?  A-t-il servi le Pays du Québec ?  Ni l'un ni l'autre ne s'en sortira gagnant.  Comprenons le par un exemple que tout le monde devrait comprendre ?  Qui du Canada et/ou du Québec profite du paradis fiscal de la Canada Steamship Lines ?  Vous avez tous compris que seul le propriétaire et/ou les propriétaires sont gagnants.

Les lois, on le sait, sont fédérales.  Les Lois existent de par la volonté du gouvernement Libéral du Canada, du Premier ministre actuel et alors ministre des Finances au moment des décisions de faire adopter de telles lois, pour le service du Canada en se servant du prétexte qu'il fallait sauver Ottawa des méchants "séparatisssses".  Le Canada "en guerre" contre le Québec et son système démocratique.

Il est bon de le dire.  Pensez-vous, vous des autres États du Canada, vous les Canadians, que vous n'en subissez pas des contrecoups de cette disparition dans les paradis fiscaux ?  Ces centaines de milliards en paradis fiscaux ne servent pas plus les États du Canada que l'État du Québec.  Cette "guerre" contre le Québec n'aura servi que les intérêts des fortunes.  Il fallait diminuer le Québec, bien sûr, mais en même temps, ils travaillaient pour les grandes multinationales, pour la protection de leurs capitaux.  Tous les États du Canada de même que l'État du Québec ont subi des pertes importantes.  Faites l'évaluation chez vous.  Il est plus que temps que vous voyiez à vos affaires !

La propagande que tous les mandarins, les ministres, les membres du Conseil Privé, le Premier Ministre d'alors et le Premier Ministre d'aujourd'hui, tout ce beau monde semble vouloir tirer la même conclusion :  on aurait bien agit pour le Canada.  Une "guerre" contre le Québec !   Les Québécois, les Québécoises n'ont jamais été en "guerre" contre le Canada.  Le Québec veut sa patrie, veut son pays, veut s'affirmer comme Peuple, comme Nation.  N'y a-t-il pas "guerre" quand l'un veut démolir l'autre ?  Le Canada est en "guerre" contre le Québec de nous dire un homme de l'armée : Charles Chuck Guité.

Cet homme là, n'est pas un élu du Canada comme il n'est pas un élu du Québec.  Et il fait la "guerre"!  Qui lui a ordonné de faire la guerre ?  N'est-ce pas le Parlement d'Ottawa qui doit approuver les "guerres" dans votre pays Canadian ?

Ce Canada qui est en "guerre" contre le système démocratique du Québec et de la volonté démocratique des Québécois et des Québécoises, par leur Assemblée nationale légitimement élue qui avait édictée une loi toute aussi démocratique pour la réalisation d'un référendum unique dans l'histoire des Pays démocratiques pour réaliser en toute sérénité le Pays du Québec.  La faute majeure des Québécois serait-elle leur seule volonté d'établir leur Pays sur les bases démocratiques non voulues et non acceptées par le Canada des Canadians "en guerre" ?

Toutes les Sociétés d'états et autres organismes et multinationales arborant le "flag" étaient en guerre.  Ils ont été choisis, désignés, recherchés, enrégimentés et sont entrés en action sous la volonté dûment et sciemment manipulée par le Conseil Privé du Canada.  Ils auraient été individuellement et collectivement les collaborateurs tantôt lucides, tantôt discrets, tantôt explicites dans l'exécution des diktats des Guité, des Sheila Copps, des Stéphane Dion, des Pierre Petitgrew, des Alfonso Gagliano et combien d'autres, membres du Conseil Privé et des diverses compagnies de la Couronne Canadian avec des collaborateurs de premières mains nommés par le monarque Canadian "Jean dit le Chrétien".

Vous avez foi dans un Pays qui peut agir de la sorte ?  Vous êtes fiers de leurs réalisations ?  Vous aimez allez vous afficher de par le monde avec votre drapeau pour montrer comment ce Canada qui est le vôtre a agi alors qu'il a été "en guerre" contre la volonté et les lois démocratiques du Québec ?  On nous affirme avoir été "en guerre" alors qu'on s'exprimait démocratiquement selon toutes les lois les plus légitimes et connues sur l'ensemble du territoire du Québec.

Que pensent, maintenant, les gens des autres Pays qui ont suivi le déroulement du référendum québécois ?  Ils devront connaître les tenants et aboutissants de vos agirs individuels et collectifs "canadians" !

C'est une clique, une grosse clique :  celle du Conseil Privé du Canada contre les lois démocratiques de l'Assemblée nationale et contre le Peuple et la Nation du Québec.

Il faudrait nommer tous les noms des Québécois au Conseil Privé de sa Majesté Chrétien et consorts, tels les Paul Martin, les Cauchon, les Robillard, les Coderre, les Petitgrew, les Dion, les Alfonso Gagliano et les autres dont il faut ajouter les noms et qui sont individuellement et collectivement tout aussi responsables les uns que les autres de par le concept de la solidarité ministérielle.

À tout cela, nous nous devons d'ajouter les nouveaux Ministres Québécois d'Ottawa qui se sont ajoutés au cours des récentes années qui savent que l'argent sert en publicité-propagande pour ce beau et grand Canada qui veut démolir la réalité Québécoise par tous les moyens légitimes et autres au besoin, en foulant aux pieds nos caractéristiques propres et les lois constitutionnelles qui nous régissent telles les lois de la santé, de l'éducation, de la culture, des municipalités, des référendums, des élections et de toutes les consultations légitimes qui sont de la responsabilité et de la juridiction du Pays du Québec.

Et que dire du Premier Ministre actuel du Québec ?  Il aura été spécialement mandaté sous un couvert non officiel, il ne le dira jamais, mais qui va les croire maintenant, sous la responsabilité du Conseil privé du Canada par la volonté expresse de "Jean dit le Chrétien" pour placer le Québec, tromper directement et/ou indirectement les Québécois et les Québécoises pour les soumettre à la réalité artificielle dite "Canadian".

Ces Québécois d'Ottawa, seraient-ils grassement payés ? n'acceptent pas que les Québécois du territoire du Québec ne se sentent pas "Canadian",  ne se disent pas "Canadian" et ne se veulent pas "Canadian".  La propagande orchestré voudrait nous entrer leur Canada dans la tête et dans le corps comme au temps de la "faucille" que d'autres Autorités ont voulu entrer dans la tête et le corps de d'autres Peuples.  On le constate: ces Peuples sous la faucille se sont libérés et sont des Pays indépendants et maintenant partie intégrante de l'Union Européenne.

Le Continent Canadian vivra-t-il cette libération de la faucille de l'ère de "Jean dit le Chrétien" et de l'ère de "Paul dit l'Innocent" et de tous les Ministres dits les "collabos qui ne savent rien" de leur "canadianité" devenue pourrissante et puante de par leur "solidarité ministérielle" ?

Que les "Canadians" comprennent que les représentants Québécois à Ottawa se sont servis de leurs circonscriptions captives pour utiliser tous les moyens à leurs dispositions pour les fins de la propagande d'un Pays qui ne mérite aucun de ces québécois à Ottawa et souhaitons que le Continent Canadian vive des générations futures dans l'harmonie des Peuples qui se reconnaîtront pour ce qu'ils sont dans leurs entités individuelles et collectives.

Le Continent Canadian peut avoir de l'avenir.  Le Canada a duré.  Trop duré.

Vous avez laissé "votre" Canada entre les mains d'un groupe de québécois qui se sont bien servis au détriment de votre propre Pays à vous.  Vous avez cru en ces Québécois.  Il est temps de faire l'autocritique et d'évaluer votre situation.  Ces Québécois vous ont triché de la même façon qu'ils ont voulu nous acheter individuellement et collectivement.  Ils ont cru que leur "guerre" pouvait nous acheter, pouvait nous contrôler.  Ils ont cru que leurs Lois étaient légitimes.

Pour nous, il est bien clair et vous devez le comprendre: nous ne faisons pas partie de ce Canada là, de ce Canada des Québécois contrôleurs, qui se sont bien servis et ont bien servis leurs "p'tits zamis", ce Canada de la dictature usant de propagande et de tous moyens pour atteindre leurs fins.

Nous ne sommes pas des vôtres et nous ne voulons pas vous voir imaginer qu'on est de votre réalité.

Montrez-vous au Québec, faites la tournée du Pays du Québec et vous découvrirez que le Peuple du Québec n'est pas partie prenante de toutes vos fraudes, de toutes vos magouilles, de l'usurpation de leur Pays par une clique qui n'a eu que le pouvoir de l'argent, le pouvoir de la propagande, le pouvoir factice d'un moment de l'Histoire du Pays du Québec.

La "faucille" canadian a durée depuis trop longtemps.

Honte soit sur tous ces québécois-canadians qui nous ont fait la guerre.  Qu'ils déposent les armes : ils ont bien perdu cette guerre !

Il reste à "notre" Assemblée nationale d'assumer ses responsabilités pour proclamer l'État du Québec et sa place dans le monde.  Qu'il en soit ainsi et le plus tôt sera le mieux !
 

Robert Bertrand,
305, rue Dorchester,
Québec (Québec)
G1K 5Z9
Tél. : (418) 529-2013

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----- Original Message -----
From: Robert Bertrand
To: Pour-le-Pays-du-Quebec
Sent: Thursday, March 11, 2004 10:02 PM
Subject: [Pour-le-Pays-du-Quebec] Des abus de commandites dès 1995 / de la propagande
 

Le jeudi 11 mars 2004 / Selon un haut fonctionnaire / Des abus de commandites dès 1995  /
Presse Canadienne  /  Ottawa

http://www.cyberpresse.ca/politique/article/1,153,1924,032004,609104.shtml

Trois mois après l'élection du Parti québécois, en 1994, le gouvernement fédéral a changé ses pratiques publicitaires en préparation du référendum de 1995, a soutenu jeudi le Bloc québécois, en s'appuyant sur le témoignage d'un haut fonctionnaire du ministère des Travaux publics.

Mais une chose est sûre: les propos tenus jeudi par Allan Cutler confirment que les irrégularités dans les contrats de publicité du gouvernement ont débuté moins de deux ans après l'arrivée des libéraux au pouvoir, en 1993.

Avant 1995, l'équipe de fonctionnaires qui attribuait les contrats de publicité du gouvernement était distincte de celle qui en négociait les modalités avec les firmes. Or, à la fin de 1994, Ottawa a décidé de fusionner les deux équipes et d'en confier la direction à une seule personne: Chuck Guité, qui devait plus tard devenir le grand responsable du controversé programme de commandites fédérales.

Odina Desrochers, membre du Bloc québécois sur le comité des Communes sur les Comptes publics, qui enquête sur le scandale des commandites, avance que ce changement de structure découle d'une stratégie du gouvernement de Jean Chrétien à la suite de l'élection du Parti québécois, en septembre 1994, et en prévision du référendum sur l'avenir du Québec, qui devait avoir lieu un an plus tard.

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----- Original Message -----
From: Manon B.
To: Pour-le-Pays-du-Quebec@groupesyahoo.ca
Sent: Friday, March 12, 2004 9:21 AM
Subject: [Pour-le-Pays-du-Quebec] Mais Martin savait pas!
 

SCANDALE DES COMMANDITES / Des payés sans être livrés / Presse Canadienne  /  Vancouver

À Vancouver, Doreen Braverman, la propriétaire d'une chaîne de fabrication et de vente de drapeaux, admet avoir été payée pour la production de drapeaux du Canada qu'elle n'a pas livrée.

Mme Braverman, une ancienne présidente du Parti libéral fédéral en Colombie-Britannique, a admis au réseau anglais de Radio-Canada qu'elle avait touché 250 $ d'une fausse facture de 2500 $ pour des drapeaux qu'elle n'a jamais fabriqués.

En 1996, la ministre du Patrimoine de l'époque, Sheila Copps, décidait de distribuer gratuitement un million de drapeaux dans le cadre d'une vaste campagne de visibilité fédérale. Or, aucune entreprise de drapeaux n'était en mesure de répondre rapidement à cette commande.

Selon Mme Braverman, le gouvernement fédéral a alors produit de fausses factures à plusieurs petits fournisseurs de drapeaux du pays. La valeur de chacune de ces facturations était inférieure à la limite à partir de laquelle un appel d'offre est nécessaire.

Ce contrat de plus de trois millions $ a été administré par Communications Lafleur et Charles Guité, responsable du programme des commandites. C'est dans ce contexte que Doreen Braverman a touché de l'argent pour des drapeaux non livrés. De plus, Doreen Barverman dit avoir parlé au téléphone de cette affaire à Paul Martin, alors ministre des Finances, qui lui aurait répondu qu'il ne pouvait rien faire parce que le dossier relevait de Sheila Copps.

Transmis par Manon
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----- Original Message -----
From: Robert Bertrand
To: Pour-le-Pays-du-Quebec@groupesyahoo.ca
Sent: Friday, March 12, 2004 10:09 AM
Subject: Re: [Pour-le-Pays-du-Quebec] Mais Martin savait pas!
 

Ils disposent de surplus de plusieurs milliards de dollars par année.

Le Ministre des Finances ne sait pas où va l'argent et comment il est dépensé.

Alors, tout le monde se retrouve dans l'assiette au beurre, ils ont les mains pleines et les poches et ils profitent des paradis fiscaux.

Ce n'est pas grave... il ne savait pas !

Qu'est-ce que se disent les bandits entre eux ?  "Tu ne sais pas, tu n'as rien vu, tu n'as rien touché, tu ne sais pas!"

Font-ils partie d'un groupe de criminels organisés : le Parti Libéral du Canada ?  Est-ce à ce titre qu'ils devraient être poursuivis ?  Personne sait quelque chose... donc, ils doivent tous savoir mais ne doivent pas parler !

Robert Bertrand

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----- Original Message -----
From: Marie-Mance Vallée
To: Pour-le-Pays-du-Quebec
Sent: Thursday, March 11, 2004 3:23 PM
Subject: [Pour-le-Pays-du-Quebec] Point de vue de Michel Vastel. Extrait de vigile.net MMV

»» Scandale des commandites  / C'est une affaire entre Québécois...  / Michel Vastel / Le Soleil mercredi 10 mars 2004

L'ancien sous-ministre des Travaux publics, Ran Quail, ne parle pas français. Cela enrageait d'ailleurs son ministre, Alfonso Gagliano, qui s'en était plaint à Jean Chrétien. Mais de là à prétendre, comme il l'a fait devant les membres du Comité des comptes publics, qu'il ne savait rien du Programme de commandites parce qu'on l'en tenait à l'écart : il a menti !

Un sous-ministre ne relève pas de son ministre mais du premier ministre lui-même, qui le choisit sans même consulter ses ministres ou, par délégation, du greffier du Conseil privé. Ran Quail a donc certainement informé ses vrais patrons de ce qui se passait au ministère des Travaux publics et Services gouvernementaux. Il est cependant probable qu'il s'est fait répondre : "Ne te mêle pas de ça, c'est une affaire entre Québécois..."

Souvenons-nous du contexte : Lucien Bouchard vient de devenir premier ministre à Québec et on le croit "capable de vendre n'importe quoi aux Québécois..." Et l'on est convaincu, dans la capitale fédérale, que "des médias très péquicisants" filtrent la bonne nouvelle canadienne. En clair, il faut monter une véritable opération de propagande.

Qui a donc conçu et dirigé - entre le 9 juillet 1996 et le 31 août 2001 - toute cette opération au sein de l'administration fédérale ? En fouillant dans ma mémoire et en retournant à mes notes de l'époque, j'ai fait une constatation renversante : ils étaient TOUS Québécois...

Marcel Massé - L'idée de la mise sur pied d'un Bureau d'information du Canada - une "Agence à drapeaux" comme je l'avais aussitôt surnommé - vient de lui. Ministre des Affaires intergouvernementales, il présidait le Comité du cabinet chargé de préparer la contre-attaque au quasi-désastre référendaire du 30 octobre 1995. "Cela nous prend un quick response team", m'avait-il expliqué à l'époque. Le BIC est donc créé le 9 juillet 1996. Le Conseil du Trésor lui alloue un premier budget de 19,6 millions $, mais il n'en dépensera que 17 !

Suzanne Hurtubise - Sous-ministre du Patrimoine, elle hérite du BIC. Mais c'est une fonctionnaire de carrière et son approche est rapidement jugée trop technocratique. Les premières réalisations du BIC ne sont en effet guère spectaculaires : une centrale d'information téléphonique -

1-800-973-INFO - , et un site Internet - InfoCan - , qui ne sont pas assez ciblés sur la clientèle réelle du programme, les citoyens du Québec. Cela ne coûte pas cher, mais ne satisfait pas non plus les responsables de la stratégie fédérale. Et la ministre responsable de l'agence à drapeaux, Sheila Copps, est rapidement la risée générale au Québec.

Alfonso Gagliano - Il devient ministre des Travaux publics et Services gouvernementaux le 11 juin 1997. Il est aussi nommé président du Comité spécial du cabinet sur les communications gouvernementales.

Très vite, il me fait part de ses critiques à l'égard du BIC : il trouve le contenu du site Internet mal foutu, le service téléphonique inutile, et il pousse surtout une vaste opération debranding, c'est-à-dire le positionnement d'une nouvelle image de marque du gouvernement fédéral basé sur le fameux logo "Canada". Il crée aussi une nouvelle Direction des services de coordination des communications (DGSCC) où germe d'idée d'un programme "Action partenariat" devant associer divers groupes de la société - les Chambres de commerce, les municipalités, des associations de sport amateur, à l'opération de visibilité du gouvernement du Canada. Cela deviendra bientôt le fameux Programme de commandites. Son premier budget, de 19,8 millions $, est signé de la main même de Jean Chrétien. C'est le même que celui de l'année précédente pour le BIC, sauf qu'il sera rapidement dépassé !

Et ce qui devait arriver arriva : en avril 1998, le BIC est transféré au ministère des Travaux publics, absorbé dans les faits par le DGSCC.

Jocelyne Bourgon - Jean Chrétien l'a nommée greffière du Conseil privé le 24 février 1994. Avec Suzanne Hurtubise, elle a été mêlée de près aux négociations constitutionnelles devant mener à l'Accord de Charlottetown et au référendum de 1992. C'est donc elle qui, jusqu'en 1999, fut la grande patronne de la fonction publique fédérale. Et si ce n'est pas Ran Quail, sous-ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux, qui a nommé Chuck Guité à la tête de la DGSCC, c'est forcément elle qui a entériné la décision.

Jean Chrétien - Le premier ministre est en rapport direct avec le Greffier du Conseil privé qui agit en quelque sorte comme son sous-ministre.

Madame Bourgon et monsieur Chrétien n'ont donc aucun secret l'un pour l'autre et, dans une opération d'aussi grande importance stratégique que celle des commandites, il est certain qu'ils se tiennent respectivement au courant des progrès réalisés par le DGSCC au Québec. D'ailleurs, Alfonso Gagliano n'arrêtait pas de signaler à ses amis et à ses connaissances les bons coups qu'il faisait comme le placement de cet immense logo du Canada au sommet d'un édifice fédéral à Vaudreuil, non loin de la frontière entre l'Ontario et le Québec donc, "illuminé la nuit !", précisait-il avec fierté.

Jean Pelletier - Le directeur de cabinet du premier ministre participe lui aussi aux réunions quotidiennes entre le greffier et le premier ministre.  Son rôle de chef des opérations "politiques" du gouvernement fédéral l'amène évidemment à s'intéresser de près à l'opération visibilité qui est, avant tout, elle aussi politique. Chrétien, Bourgon, Pelletier, Gagliano : Chuck Guité n'a que des Québécois au-dessus de lui dans la hiérarchie fédérale. Pas étonnant que Ran Quail se soit pincé le nez et ait regardé ailleurs !

Je suis personnellement convaincu qu'aucune de ces personnes n'a bénéficié financièrement de ce qui est devenu une gigantesque fraude.

Il est plus probable que les spécialistes en communications, engagés par le DGSCC et ne se sentant pas surveillés, ont décidé de s'échanger de fausses factures pour faire encore plus d'argent. Seul Chuck Guité aura les réponses à cette question, mais personne, pas même la Commission d'enquête du juge Gomery, n'aura le pouvoir de le faire extrader des États-Unis où il s'est retiré.

Le seul Québécois qui avait un intérêt particulier dans cette opération au Québec, Stéphane Dion, s'y opposait ouvertement. Véritable intellectuel, il croyait au pouvoir des idées, lui, ce qui est tout à son honneur. On devait bien rire de lui dans les officines de Groupaction...

MVastel@lesoleil.com

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From: Robert Bertrand
To: Pour-le-Pays-du-Quebec
Sent: Friday, February 27, 2004 12:32 PM
Subject: [Pour-le-Pays-du-Quebec] Une partie de la magouille apparaît au grand jour

Commentaires :

Leurs magouilles existent depuis 93-94.  Je pourrais dire qu'elle existe depuis 1968.  La préparation des lois en regard des mesures de guerre et la crise d'Octobre 70. Les vrais coupables, était-ce ceux qui savaient très bien ce qui s'en venait et qui auraient tout laisser se produire en tirant les ficelles ?  Et le grand magouilleur qui a suivi désigne un aéroport en l'honneur de son Grand Maître ?

En 93-94, on voulait aller à l'encontre du référendum.  Ils ont fait des discours à la Chambre des Communes qui ont duré combien de jours pour vendre leur Canada ?

Voyant que tous leurs discours n'avaient pas un grand effet au Québec, ils ont pensé y mettre de l'argent.  L'argent dans toutes les activités qui se déroulaient au Québec :  sports, loisirs, bazars, fêtes foraines, défilés, hockey, banderoles sur les bandes des patinoires, banderoles partout où ils ont pu imaginer.  Ça ne marchait pas plus.

Ils ont improvisé, organisé un Woodstock d'Amour avec leur grand "flag" pour montrer leur démesure.  Mais ils ont surtout pensé qu'ils aillaient perdre et comment contrecarrer l'organisation hautement démocratique du référendum 1995 ?  Des annonces publicitaires au point tel que tous les médias ont été infestés de messages que les organisations du OUI et du NON ne pouvaient plus acheter des espaces publicitaires. Journaux, radios, télévisions, documents dans toutes les résidences, et ils perdaient encore.

Que restait-il à faire ?  Je vous le donne en mille !

Faire déborder les urnes.  Combien de personnes venues de l'extérieur pour mettre leurs bulletins de vote "démocratiquement" dans nos urnes québécoises ?  Les autobus, les avions, les trains étaient disponibles pour qui voulaient se vendre !  De l'EST et de l'OUEST, ils devenaient les soldats au service de leur cause.  Leur "amour" devait venir sauver les Québécois qui allaient majoritairement voter pour se donner un Pays et quitter définitivement ce beau et grand Can Can !

Frank McKenna n'est il pas venu à cette rencontre d'amour ?  Le lendemain, ne pouvait-il pas dire quelque chose comme :  Le Nouveau Brunswick pourra accueillir toutes les Compagnies qui voudront quitter le Québec ?

Leur amour est un amour financier.  La vache à lait du Québec les favorise royalement. Et ils sont venus "nous aider" à rester dans le Canada en très grand nombre.  Les urnes, les unes après les autres, le démontreraient-elles ?

Il y avait un grand maître, le maître d'oeuvre et il a eu ses collabos.  Les collabos veulent encore se présenter au Québec pour se faire élire.  Faut-il avoir bien servi la cause de ce Canada là ?  de ce Canada puant ?  nauséabond ?  Le Canada d'une supposé élite qui se fait élire !  Et tous les autres qui sont derrière.  Les vrais manipulateurs, les magouilleurs.

J'avais un trop plein.  Il fallait le dire, le répéter.

Robert Bertrand

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La vérificatrice générale Sheila Fraser  / SCANDALE DES COMMANDITES  /  Ottawa savait dès 1996  / Cyberpresse et Gilles Toupin (La Presse) / Ottawa

http://www.cyberpresse.ca/politique/article/1,153,1924,022004,597287.shtml

Déjà en 1996, le gouvernement Chrétien savait, grâce à une vérification interne, que ses activités de commandites et de publicité violaient les règles de gestion et d'éthique gouvernementales. Cela n'a pas empêché la poursuite de ces activités et la création, en 1997, d'un programme qui a mené aux abus dénoncés le 10 février dernier par la vérificatrice générale, Sheila Fraser.

C'est la conclusion qu'ont tirée hier plusieurs membres du comité des comptes publics de la Chambre des communes, qui entendaient les témoignages du sous-ministre des Travaux publics, David Marshall, et du secrétaire du Conseil privé, Jim Judd.

M. Marshall a en effet révélé qu'une vérification interne en 1996 a été commandée à la suite de plaintes d'une personne qui travaillait dans le groupe de Charles Guité, le responsable des commandites au ministère des Travaux publics. Ce dénonciateur affirmait que des agences de communication proches des libéraux facturaient pour du travail qui n'avait pas été fait et qu'elles avaient reçu d'importants contrats du gouvernement sans appel d'offres. Le dénonciateur soulignait également que des documents avaient été pré-datés pour camoufler certaines fraudes.

La vérification interne de 1996 a été suivie par une vérification externe, a-t-on appris hier, commandée par le gouvernement à la firme Ernst & Young en 1997. Cette vérification constatait également une série de manquements à la procédure habituelle des contrats de commandite. Encore là, le programme a suivi son cours sans que des correctifs soient apportés jusqu'à ce que la vérificatrice générale révèle, ce mois-ci, que des 250 millions consacrés aux commandites, 100 millions furent versés en commissions à une poignée d'agences de publicité proches des libéraux.

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From: Le québécois
To: Le québécois
Sent: Wednesday, March 03, 2004 8:43 AM
Subject: La valse des incompétents-bandits

Le mercredi 03 mars 2004 /  SCANDALE DES COMMANDITES / «Incompétent» en 1996, promu en 1997  / Cyberpresse et Gilles Toupin (La Presse) / Ottawa

La nomination de Charles Chuck Guité, bras droit de l'ancien ministre des Travaux publics Alfonso Gagliano, à la direction du nouveau programme de commandites en novembre 1997, alors qu'il avait été jugé incompétent dans un rapport de vérification de 1996, préoccupe au plus haut point le comité des comptes publics de la Chambre des communes qui enquête sur le scandale des commandites.

La vice-présidente du comité, la libérale Marlene Jennings, a d'ailleurs interrogé avec insistance hier l'ancien secrétaire général du Conseil du Trésor, Peter Harder, en poste au plus fort du programme, afin de comprendre de quelle façon M. Guité a été promu au sein du ministère des Travaux publics de la direction du secteur de la publicité et de la recherche sur l'opinion publique (SPROP) à la direction générale des services de coordination des communications (DGSCC), ce petit groupe qui oeuvrait en marge des structures habituelles du ministère, sous la supervision directe du ministre Gagliano.

Dans le contexte du scandale des commandites, cette question est primordiale puisque M. Guité avait l'entière responsabilité de la DGSCC alors que quelque 100 millions de dollars de commissions douteuses ont été versés à des agences de communication montréalaises proches du Parti libéral du Canada, une situation dénoncée par la vérificatrice générale. Selon un document déposé lundi au comité, M. Guité a même octroyé, sur un simple coup de téléphone, un contrat de 1,5 million à Lafleur Communication Marketing.

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----- Original Message -----
From: Robert Bertrand
To: Pour-le-Pays-du-Quebec
Sent: Thursday, March 11, 2004 11:02 PM
Subject: [Pour-le-Pays-du-Quebec] Des abus de commandites dès 1995 / de la propagande

Le jeudi 11 mars 2004 /  Selon un haut fonctionnaire / Des abus de commandites dès 1995 /
Presse Canadienne / Ottawa

http://www.cyberpresse.ca/politique/article/1,153,1924,032004,609104.shtml

Trois mois après l'élection du Parti québécois, en 1994, le gouvernement fédéral a changé ses pratiques publicitaires en préparation du référendum de 1995, a soutenu jeudi le Bloc québécois, en s'appuyant sur le témoignage d'un haut fonctionnaire du ministère des Travaux publics.

Mais une chose est sûre: les propos tenus jeudi par Allan Cutler confirment que les irrégularités dans les contrats de publicité du gouvernement ont débuté moins de deux ans après l'arrivée des libéraux au pouvoir, en 1993.

Avant 1995, l'équipe de fonctionnaires qui attribuait les contrats de publicité du gouvernement était distincte de celle qui en négociait les modalités avec les firmes. Or, à la fin de 1994, Ottawa a décidé de fusionner les deux équipes et d'en confier la direction à une seule personne: Chuck Guité, qui devait plus tard devenir le grand responsable du controversé programme de commandites fédérales.

Odina Desrochers, membre du Bloc québécois sur le comité des Communes sur les Comptes publics, qui enquête sur le scandale des commandites, avance que ce changement de structure découle d'une stratégie du gouvernement de Jean Chrétien à la suite de l'élection du Parti québécois, en septembre 1994, et en prévision du référendum sur l'avenir du Québec, qui devait avoir lieu un an plus tard.

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----- Original Message -----
From: Robert Bertrand
To: Pour-le-Pays-du-Quebec@groupesyahoo.ca
Sent: Monday, April 12, 2004 6:47 PM
Subject: Re: [Pour-le-Pays-du-Quebec] imposer un sentiment d'appartenance au Canada et financer des amis
 

Le texte qui suit est tiré du site du Bloc Québécois sur la toile.

C'est un rapport sur les audiences tenues par le Comité des Comptes publics.

Je vois cela comme une présentation factuelle de données. Monsieur Guité, le responsable de la guerre contre le Québec doit venir témoigner.

Nous en connaissons des éléments de sa présentation puisqu'il a témoigné à huis-clos il y aurait deux ans.

Le Canada ne pouvait pas revenir avec sa Loi des Mesures de Guerre, ne pouvait pas revenir avec l'Armée. Alors, il a pensé que l'argent, l'achat des gens, des commerces, des associations, des groupes locaux, des publicités, des journalistes, des hommes de réflexions et qui d'autres, pouvaient donner des résultats.

C'était un peu bâtir sur du sable. Tout fini par se savoir. Lorsque cela devient connu, on voit la qualité des personnes et des idées en présence.

Il y a eu un "holp up" sur la démocratie et les valeurs démocratiques du Québec.

On avait intérêt à tirer sur Jacques Parizeau, sur tous les petits problèmes qui se déroulent dans le seul parti essentiellement créé en fonction de la réalisation du Pays du Québec.

Certains nous démontrent par leurs écrits les tiraillements qu'ils se font pour chercher à ne pas reconnaître et à travailler pour la réalisation du Pays.

C'est avec tous ces gens "imparfaits" qui sont d'abord Québécois et Québécoises et qui veulent travailler pour le Pays du Québec que nous allons finalement proclamer le Pays que nous voulons.

Robert Bertrand

----- Original Message -----
From: Robert Bertrand
To: Pour-le-Pays-du-Quebec
Sent: Monday, April 12, 2004 6:25 PM
Subject: [Pour-le-Pays-du-Quebec] imposer un sentiment d'appartenance au Canada et financer des amis

Comité des Comptes publics : un premier bilan sombre pour la démocratie

http://www.bloc.org/2004/fr/manchette_detail.asp?id=9924797

Ottawa, le lundi 12 avril - À mi-parcours des travaux du comité des Comptes publics, le porte-parole du Bloc Québécois, monsieur Odina Desrochers, député de Lotbinière-L’Érable, croit que toute la vérité sur le scandale des commandites n’a toujours pas été révélée mais reste convaincu que les Québécoises et les Québécois auront perdu toute confiance en un gouvernement libéral qui encourage la propagande au détriment de l’éthique. « Je ne sais pas si nous ferons complètement le jour sur l’étendue de ce scandale mais ce que nous savons aujourd’hui sur cette magouille révèle l’absence complète de morale de ce gouvernement », a déclaré Monsieur Desrochers.

Le rapport de la Vérificatrice générale, Sheila Fraser, déposé en février 2004, sur le scandale des commandite a confirmé ce que le Bloc Québécois affirmait depuis juin 2000. D’une part, le programme des commandites était administré par des sociétés d’État politisées (telles que Via Rail, Postes Canada et la Banque de développement du Canada) et, d’autre part, sur les 250 millions $ alloués au programme, 100 millions $ ont été versés à des agences de publicité clairement identifiées aux Libéraux, sans appel d’offre, contrevenant aux règles élémentaires de gestion gouvernementale.

À la suite du dépôt du rapport de Sheila Fraser, le comité des Comptes publics a reçu les témoignages de nombreux acteurs qui ont trempé dans le scandale. Monsieur Odina Desrochers relate que, bien que tous s’entendent sur la nature scandaleuse du programme des commandites, « personne ne veut en prendre la responsabilité. Cependant, le Bloc Québécois croit qu’il n’y a qu’un seul et véritable responsable et c’est le gouvernement libéral, peu importe qui est le chef, Jean Chrétien ou encore Paul Martin ».
Le Bloc Québécois croit que le programme des commandites servait deux objectifs : soit, imposer, par une campagne de visibilité continue, un sentiment d’appartenance au Canada, et financer des amis du pouvoir qui eux-mêmes contribuaient en retour à la caisse du Parti Libéral du Canada.

Les différents témoignages déposés au comité des Comptes publics révèlent qu’Alfonso Gagliano, alors ministre fédéral des Travaux publics et lieutenant du Parti libéral du Canada au Québec,négociait directement avec les responsables du programme, ce qu’il a par la suite nié avant d’être à son tour démenti par une fonctionnaire, entre autres par madame Huguette Tremblay, et que le bureau du Premier ministre était directement impliqué par l’entremise de Jean Pelletier, le chef de cabinet de Jean Chrétien, que le responsable du programme des commandites, monsieur Chuck Guité n’agissait pas de son propre chef mais obéissait à des directives politiques.

Le nombre de ministres vraisemblablement impliqués dans le scandale, l’ardeur des démentis des Libéraux, les nombreuse contradictions entre les fonctionnaires et le personnel politique qui ont témoigné devant le comité des Comptes publics portent à croire, selon monsieur Odina Desrochers,que « tout ce scandale a été orchestré par quelqu’un de très haut, possiblement au bureau du Premier ministre avec des sociétés d’État et des hommes de main, pour que l’argent circule et pour imposer aux Québécois l’image du Canada. »

Les travaux du comité des Comptes publics reprendront en avril avec, entre autres, le témoignage très attendu de monsieur Chuck Guité, responsable du programme des commandites.

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----- Original Message -----
From: Robert Bertrand
To: Pour-le-Pays-du-Quebec
Sent: Sunday, April 11, 2004 1:02 PM
Subject: [Pour-le-Pays-du-Quebec] TOUS LES PANNEAUX PUBLICITAIRES disponibles au Québec au profit du fédéral
 

Quand tous les panneaux publicitaires sont achetés pour le NON, où est la démocratie ? La démocratie guerrière CANADIAN.

Malgré tout ce qu'ils ont fait, ils n'ont pas atteint l'âme des Québécois et des Québécoises.

Maintenant, on découvre le vrai visage de ceux qui étaient supposés nous servir à OTTAWA, la moribonde !

Pas un Québécois à Ottawa n'exprime un quelconque remord, un quelconque sentiment de culpabilité ! Ils auraient atteint leurs objectifs guerriers !

Madame Boileau de nous dire :

" Le décalage est tel qu'on ne parle plus de manquements à la démocratie mais de son mépris le plus total. "

Il fallait «miner les efforts du parti séparatiste québécois».

Ce parti séparatiste avait été démocratiquement élu pour assumer la responsabilité démocratique d'un référendum et établir des normes justes, raisonnables pour les camps du OUI et du NON.

À nos lecteurs, n'oubliez pas que nous avons vécu ces atrocités, ces énormités. Et nous avons accepté le verdict du référendum sans brocher.

On en est qu'au début de toutes les présentations possibles.

La mafia organisée était au Conseil Privé du Canada, au bureau du Premier Ministre du Canada.

Robert Bertrand

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La guerre ? No sir !
Josée Boileau
Le Devoir jeudi 8 avril 2004

http://www.vigile.net/ds-actu/docs4/4-8.html#ldjb
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ÉDITORIAL - À Ottawa, les réserves secrètes, les entorses réglementaires et l'immoralité politique ont dorénavant trouvé leur justificatif: il fallait préserver l'unité nationale. Ce que Chuck Guité a traduit plus crûment par la nécessité, quel délire!, de tuer le séparatisme québécois.

La disparition de 100 millions en fonds publics dans le programme de commandites, l'irresponsabilité et l'arrogance des élus libéraux ainsi que la filière des coquins qui s'emplissent les poches ont été largement commentées. Au point d'y perdre le coeur de l'affaire: le sabotage démocratique auquel se sont livrées les troupes de M. Chrétien.

Encore aujourd'hui, on ne trouve pas un député fédéraliste, pas un ministre libéral, pas même Paul Martin, pour redire sur le sujet. Personne n'a eu de frémissement en apprenant la semaine dernière que pendant la campagne référendaire, M. Guité, haut fonctionnaire qui avait carte blanche, avait acheté tous les panneaux publicitaires disponibles au Québec au profit du fédéral.

Ce seul geste a coûté huit millions de dollars, probablement tirés du budget secret sur l'unité canadienne, contrôlé par Jean Chrétien et qui, en 1995, s'était élevé à 85 millions. Le comité du NON n'avait pourtant droit qu'à des dépenses de cinq millions, selon les lois québécoises! Le décalage est tel qu'on ne parle plus de manquements à la démocratie mais de son mépris le plus total.

Mais qui s'en soucie à Ottawa? La stratégie de M. Chrétien avait l'aval de ses ministres, comme l'a dit lundi l'ex-ministre des Travaux publics, David Dingwall, devant le comité des Comptes publics. Évidemment qu'il fallait augmenter la publicité fédérale «pendant une période très difficile de l'histoire de la fédération». Ennuyeux, toutefois, que M. Guité n'ait pas respecté la procédure d'appels d'offres...

M. Guité, lui, affirmait dans son témoignage à huis clos d'il y a deux ans que ses «légères entorses aux règles» s'expliquaient par l'urgence de «miner les efforts du parti séparatiste québécois». Bref, de l'intérêt public bien compris. Un refrain que vient d'entonner à son tour Jean Pelletier, l'ex-conseiller de M. Chrétien, prêt à «rencontrer le concierge si ç'avait aidé la cause de l'unité nationale». C'est dire son abnégation...

Les familles qui se sont déchirées sur la question référendaire savaient bien, elles, que convaincre l'autre, ce n'est ni le terrasser, ni le soudoyer. Une guerre? Dieu merci, non; plutôt une dure décision à prendre en sachant qu'il faudrait vivre ensemble le lendemain.

Ce pari démocratique était insupportable pour M. Chrétien, et il l'est resté jusqu'à son départ, en décembre. Pourtant, dès le printemps 1996, ce n'était plus la souveraineté qui animait la vie politique québécoise mais le déficit zéro de Lucien Bouchard. Aveuglé par sa paranoïa, le gouvernement Chrétien a préféré continuer, pendant des années, de gaspiller l'argent public et d'engraisser les amis du régime.

Tout un pan de notre histoire est donc à revoir, et sans attendre Ottawa. Le Parti québécois et l'Action démocratique du Québec suggèrent que le directeur général des élections enquête sur les dépenses faites en 1995 par le camp du NON. Tout le justifie, mais le gouvernement libéral a refusé la motion.

Peut-être Jean Charest se voit-il encore vice-président du comité du NON, celui qui saluait la foule lors du grand love-in référendaire. Sauf qu'il est maintenant premier ministre: à lui de rappeler que le Québec n'est pas un fief du fédéral et que les Québécois ont droit au respect de leurs lois et de leurs choix.

jboileau@ledevoir.ca

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----- Original Message -----
From: Robert Bertrand
To: Pour-le-Pays-du-Quebec
Sent: Tuesday, March 23, 2004 12:31 PM
Subject: [Pour-le-Pays-du-Quebec] Gagliano avait eu des discussions sur une base hebdomadaire / Huguette Tremblay

Monsieur Gagliano ne s'en rappelle plus.  Il avait juste le temps pour s'occuper de ses maisons et de ses zamis.  Son ministère, les organismes d'État, c'était juste son passe-temps.  Il s'occupait des contrats "over 10 millions".  Est-ce pour cela qu'il s'occupait de ses maisons ?

Il a été remercié pour ses "loyaux" services par Jean Chrétien.

Depuis 1992 que le tout a commencé, trois ans avant le référendum.

Et l'on ne fait que parler des événements après le référendum.

Un moment donné, il faudra bien que les Ministres concernés parlent.

Il faudrait faire parler Madame Copps, aussi.  Elle agissait avant le référendum.  Elle avait une mission spéciale.  Les comptes publics doivent en témoigner.  Sous quelle responsabilité agissait "Option Canada" ?  D'où venait les sommes d'argent ?  Pour aider les communautés culturelles :  combien de millions ?  C'était avant le référendum.  Combien à Alliance Québec ?

On ne voit que la pointe de l'iceberg nous a déjà dit Madame Sheila Fraser, la vérificatrice.

Il faudrait bien qu'elle vienne dire explicitement ce qu'était l'iceberg, n'est-ce pas ?

Robert Bertrand

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Le mardi 23 mars 2004 / Témoignage d'Alfonso Gagliano  / Divergences entre les dépositions / Presse Canadienne / Ottawa

http://www.cyberpresse.ca/politique/article/1,153,1924,032004,621569.shtml

Le Globe and Mail rapporte ce matin qu'il y aurait des divergences majeures entre le témoignage d'Alfonso Gagliano et celui d'une fonctionnaire de son ministère.

» Notre dossier sur le scandale des commandites

http://www.cyberpresse.ca/dossiers_a/022004/1,153,1924,022004,584345.shtml

La fonctionnaire en question, Huguette Tremblay, a révélé lors d'un témoignage à huis clos au Comité des comptes publics, mandaté pour étudier le scandale des commandites, que l'ancien ministre Gagliano avait eu des discussions sur une base hebdomadaire avec le fonctionnaire responsable du programme des commandites, Charles Guité.

Or, M. Gagliano a affirmé devant le Comité, la semaine dernière, qu'il s'entretenait 3 ou 4 fois par année seulement avec M.Guité. Il a aussi maintenu qu'il était très peu au courant du programme.

Mme Tremblay comparaîtra à nouveau devant le Comité jeudi, mais cette fois, son témoignage sera public.

Le Comité est chargé de faire la lumière sur les quelque 100 millions $ fédéraux qui ont été distribués à des firmes de publicité qui géraient le programme des commandites.

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----- Original Message -----
From: Robert Bertrand
To: Pour-le-Pays-du-Quebec
Sent: Friday, March 19, 2004 4:00 PM
Subject: [Pour-le-Pays-du-Quebec] accepter la responsabilité pour tout reviendrait à s'incriminer lui-même / Gagliano
 

Si tous les ministres sont comme lui, pourquoi avoir un Cabinet de ministres ?

Robert Bertrand
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Le vendredi 19 mars 2004 / Par le Bloc / Gagliano presque traité de menteur / Presse Canadienne / Ottawa

http://www.cyberpresse.ca/politique/article/1,153,1924,032004,617579.shtml

Le ton est devenu plus incisif ce matin, à Ottawa, aux audiences du Comité des comptes publics: le leader parlementaire du Bloc Québécois, Michel Gauthier, a pratiquement traité de menteur l'ex-ministre des Travaux publics, Alfonso Gagliano.

M. Gauthier refusait alors de croire la version des faits de M. Gagliano, dont l'ancien chef de cabinet, Pierre Tremblay, dirigeait, avec Charles Guité, le programme des commandites lors de la période trouble évoquée dans le rapport de la vérificatrice générale.

Ce matin, l'ex-ministre Gagliano a expliqué les limites de sa responsabilité. Il a indiqué qu'il avait délégué ses pouvoirs pour tous les contrats de moins de 10 millions $. Ainsi, il a expliqué qu'il n'était absolument pas au courant des trois contrats identiques de 500 000 $ accordés à la firme de publicité Groupaction.

Plus tôt, le président du Comité parlementaire, John Williams, avait tenté, à plusieurs reprises, de faire admettre à Alfonso Gagliano qu'il était responsable de tout ce qui s'est passé sous sa surveillance lorsqu'il dirigeait le ministère des Travaux publics.

Alfonso Gagliano avait alors rétorqué qu'accepter la responsabilité pour tout reviendrait à s'incriminer lui-même. Il a déclaré qu'il répondait de ses actes, mais pas des actes des autres.

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----- Original Message -----
From: Robert Bertrand
To: Pour-le-Pays-du-Quebec
Sent: Friday, March 19, 2004 12:48 AM
Subject: [Pour-le-Pays-du-Quebec] Il n'a pas créé le programme : il était en charge dit-il
 

Pour les fins d'archives, je transmets ce document du Globe

http://www.theglobeandmail.com/servlet/story/RTGAM.20040318.w5gagliano0318/BNStory/National/

Il n'avait pas le temps de diriger son ministère.  Et il affirme cela publiquement !  Toute une joie pour tous les parlementaires.  Ministre, mais il n'avait pas le temps de contrôler son ministère.  Et il a été payé !  Avec une telle affirmation, on devrait être en droit de faire un recours collectif pour lui retirer tout le salaire qu'il aurait pu gagner comme Ministre non responsable !

Ce que l'on découvre dans tout le processus, jusqu'à présent, c'est que ce sont tous des Québécois pour le NON qui tiraient les ficelles.  Et comme déjà signalé, c'est la solidarité ministérielle qui fait que le château de cartes ne tombe pas encore.  Les Dion, Coderre, Boudria, Cauchon, Petitgrew, Rémillard, Martin, Chrétien et les autres seront marqués au fer rouge de l'Histoire de leur Canada qu'ils ont voulu défendre au détriment de leur propre Nation, de leur propre Peuple.

Robert Bertrand
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Gagliano denies blame for sponsorship 'fiasco'

Auditor General Sheila Fraser watches as former Public Works minister Alfonso Gagliano appears before the public accounts committee in Ottawa Thursday.

By DARREN YOURK
Globe and Mail Update

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Testifying about the sponsorship scandal that has rocked the Liberal Party Thursday, Alfonso Gagliano rejected blame and said that cabinet ministers have "neither the time nor the freedom" to run their own ministries.

In his opening statement to the Commons committee investigating the mess, the defiant former public works minister painted himself as the victim and said that the public accusations and innuendo has all but ended his long political career.

"I feel that I am the one who has paid the greatest price for this scandal so far," he said. "I have lived up to my part of the bargain. In return, I now learn that I should be considered responsible for a fiasco that was not of my doing."

Mr. Gagliano said he did not create the scandal-plagued sponsorship program, but was put in charge shortly after its inception in 1997.

He said Thursday that his various responsibilities and long working hours while in cabinet prevented him from having direct control over his department. He said he held a number of portfolios at the time.

"A minister does not run his department — he has neither the time nor the freedom to do so," Mr. Gagliano said. "...I acted as a spokesman for my department and unless I had some serious reason to disagree with him I accepted my deputy minister's recommendation as the position I should take."

In various interviews since his firing Mr. Gagliano has blamed civil servants and the agencies that directly managed the program for the scandal. He has said he did not sign contracts or invoices and that he was not responsible for supervising the work of the ad firms that allegedly received millions for little or no work.

Mr. Gagliano lost his position as Canada's ambassador to Denmark in February after Auditor-General Sheila Fraser said in he report that as a minister, he was directly involved in the management of the sponsorship program.

"When told there was a problem, I tried to fix it," Mr. Gagliano said of his involvement with the program. "When not told, I was powerless."

Conservative MP Diane Ablonczy began a fiery round of questioning from the committee by asking Mr. Gagliano if he accepts the specific allegations the Auditor-General made about his department in her report on the sponsorship scandal.

Ms. Fraser charged that more than 40 per cent of the program's $250-million fund ended up in the pockets of middlemen for doing little or nothing of value to taxpayers.

"Yes, I read the report. Yes, I took notice of what is said in the report, but if your question is 'Do you take responsibility for what she says in the report,' my answer is no," Mr. Gagliano said. "I'm not disputing the findings, but I cannot say I accept them because I don't know all the facts."

Bloc MP Odina Desrochers asked Mr. Gagliano how he could have possibly known so little about the scandal.

"The Canada Post Corporation, the Canada Mortgage and Housing Corporation, the Old Port of Montreal, these are all mentioned in the Auditor-General's report and you were responsible for these entities," Mr. Desrochers said. "Don't try to hide ... I want to know if you knew what was going on within these corporations."

Mr. Gagliano replied that he never discussed sponsorship with officials from the crown corporations he was being asked about. He said that Chuck Guité, the civil servant in charge of advertising and sponsorship between 1997 and 1999, and Pierre Tremblay, former executive director of the sponsorship program, handled those matters.

"I met with both Mr. Guité and Mr. Tremblay. ...We discussed budgetary matters when they drew up a list of sponsorship events," he said. "They told me that they were setting up sponsorship programs with some of these crown corporations...but we never discussed the budgets of the heads of these corporations."

When Mr. Desrochers continued to question how Mr. Gagliano could have seen not a single irregularity in the sponsorship program, the former public works minister said he was made aware of the problems only after an audit uncovered irregularities in the program's administration in 2000.

Closed-door hearings with bureaucrats Wednesday heard testimony that Mr. Gagliano had spoken regularly with Mr. Guité.

During Thursday's testimony, Mr. Gagliano told NDP MP Judy Wasylycia-Leis that no bureaucrats ever came forward to let him know there were problems with the program. He also said he knew nothing of Allan Cutler, the public servant who blew the whistle in 1996 on major irregularities in advertising deals, until he appeared before the committee last week.

"I learned about Allan Cutler the same time you learned here," Mr. Gagliano said. "Nobody ever informed me or briefed me when I arrived to the department that those problems existed."

Conservative MP Peter MacKay accused Mr. Gagliano of trying to portray himself as a "finger puppet" of his own department, prompting Mr. Gagliano to demand an apology that never came.

"I don't expect to be insulted by you or anyone else," he said.

During the same heated exchange, Mr. Gagliano defended the sponsorship program, saying it played an important role in uniting Canada following the 1995 referendum in Quebec.

"The objectives of the program were very good," Mr. Gagliano said. "The unity of this country is very important. Unfortunately, there were management problems."

In a second round of questioning Ms. Wasylycia-Leis accused Mr. Gagliano on “playing” with the committee by giving contradictory answers to the member's questions.

“You're making us play a game of Clue,” she said. “...If you're so determined for us to get to the bottom of this will you yell us who you think we should talk to so that we can actually find out where the money went and what game was being played.”

Mr. Gagliano said he had no recommendations and bristled at suggestions he was being less than honest.

“I'm not playing games,” he said. “If we don't want to play games let's use the right words. When we presume and throw innuendos in the air and so on it is very hard for a witness for myself not to react. It takes two to tango.”

Speaking to CBC Newsworld following the morning session, Committee chair John Williams characterized Mr. Gagliano's explanations as “not good enough.”

He also admitted the committee is struggling to make progress on finding out what happened with the program.

“We certainly have people pointing the finger anywhere but to themselves,” he said. “At one point in time the wall will break and things will come collapsing down and we will really find out who was calling the shots.”

“I know the Prime Minister would like us to get to the bottom of this as quickly as we can, but with this kind of testimony it is going to take a while.
Mr. Gagliano will speak before the parliamentary inquiry again on Friday.

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----- Original Message -----
From: Robert Bertrand
To: Pour-le-Pays-du-Quebec
Sent: Friday, March 12, 2004 8:30 PM
Subject: [Pour-le-Pays-du-Quebec] «Ç'a été planifié longtemps d'avance de façon à ce que le Québec perde son référendum.»
 

Commandites: la thèse de Chrétien a du plomb dans l'aile
Hélène Buzzetti
Édition du vendredi 12 mars 2004

http://www.ledevoir.com/2004/03/12/49609.html

Un fonctionnaire témoigne des libertés que prenaient les libéraux avec l'argent des contribuables dès 1994, bien avant le référendum. Était-ce vraiment pour sauver le Canada que des libertés administratives ont été prises avec le programme de commandites et que des millions de dollars ont été dilapidés? Le témoignage d'un dénonciateur est venu jeter un peu plus de doute sur cette thèse que l'ex-premier ministre Jean Chrétien lui-même défendait.

Ottawa -- Allan Cutler, un fonctionnaire aujourd'hui près de la retraite, a fait un témoignage percutant sur les irrégularités auxquelles il a été obligé de participer alors qu'il travaillait au sein de la petite équipe de publicité de Chuck Guité, irrégularités qui remontent à 1994. C'est cette équipe dont les responsabilités ont été élargies en 1997 pour comprendre les commandites.

«Je suis d'avis que plusieurs des problèmes relevés dans le programme de commandites ont pris naissance bien avant», a témoigné M. Cutler hier devant le comité des Comptes publics. «Ma préoccupation, c'est que des commissions [aux agences de communication] étaient versées sans que du travail soit fait en contrepartie.»

Par exemple, en 1995, le gouvernement avait accordé un contrat de publicité postale à la firme Pinnacle Advertising. Par la suite, Chuck Guité a toutefois demandé que l'argent transite par le Groupe Everest, qui a touché une commission d'environ 160 000 $... pour rien.

M. Cutler a sonné l'alarme à propos de ces pratiques en 1996. La firme Ernst & Young a été appelée pour enquêter. Mais lui-même en a pâti : il a été muté ailleurs et sa carrière a plafonné.

Selon M. Cutler, tout a commencé le 17 novembre 1994. Ce jour-là, lui et Chuck Guité participent à une rencontre au cours de laquelle ce dernier se plaint du fait que le processus d'attribution de contrats de publicité est fastidieux. À ce moment, M. Guité n'a pas tous les pouvoirs et doit s'en remettre à l'équipe de M. Cutler.

«Aux yeux de M. Guité, cela ne devrait pas prendre plus de deux jours à [l'équipe] pour boucler un contrat. Les règles normales ne devraient pas s'appliquer à la publicité. Il en parlera avec le ministre pour faire changer cela», écrit alors M. Cutler dans des notes qu'il a soigneusement conservées jusqu'à aujourd'hui. M. Guité aura convaincu le ministre des Travaux publics, soit David Dingwall à ce moment-là : en effet, une semaine plus tard, Allan Cutler est transféré dans son équipe. M. Guité concentre donc tous les pouvoirs entre ses mains : il peut à la fois autoriser les dépenses, choisir les agences de communication, approuver les contrats, vérifier si le travail a bel et bien été fait et autoriser le paiement par la suite.

«On ne m'a jamais dit que c'était un changement fait en réponse au référendum. On m'a dit que c'était un changement avec lequel je devais vivre ! Je n'étais pas à un niveau où on explique pourquoi les changements sont faites», a raconté M. Cutler.

L'opposition, elle, n'a pas manqué de souligner l'incohérence entre cette chronologie et celle qu'avait défendue Jean Chrétien. «Il n'y avait pas de crise en 1994. Si le gouvernement voulait vendre le Canada au Québec, il n'avait aucune raison de contrevenir à toutes les règles, comme dans une situation de crise», a conclu le président du comité, le conservateur John Williams. «Tout a commencé dès qu'ils [les libéraux] sont arrivés au pouvoir. Ils savaient ce qu'ils voulaient faire, et ils l'ont fait !»

La néo-démocrate Judy Wasylycia-Leis est du même avis. «Il est absolument clair que le gouvernement conspirait bien avant le référendum afin de prendre le contrôle de la machine gouvernementale pour des motifs politiques.» Quelles raisons ? La députée ne peut pas le dire avec certitude mais croit qu'il s'agissait entre autres «de rembourser certains amis dans le monde des affaires».

On se rappellera qu'en 2002, quelque temps après le dépôt du rapport de la vérificatrice générale sur trois contrats de commandite accordés à Groupaction, Jean Chrétien avait expliqué que l'argent avait été perdu pour une bonne cause : l'unité nationale. «Peut-être que quelques millions de dollars ont été volés dans le processus. C'est possible. Mais combien de millions et de millions avons-nous sauvés parce que nous avons rétabli la stabilité du Canada en tant que pays uni ?», avait-il demandé à une foule de militants à Winnipeg.

Du côté du Bloc québécois, on croit au contraire que le témoignage d'Allan Cutler hier vient étayer davantage la thèse de la contre-attaque fédéraliste. «Chuck Guité l'a dit lui-même lorsqu'il a comparu, en juillet 2002. "Nous étions en guerre, il fallait battre les séparatistes !"», a raconté Odina Desrochers. «Ç'a été planifié longtemps d'avance de façon à ce que le Québec perde son référendum.»

L'opposition ne fait pas beaucoup de différence entre le programme de publicité et celui des commandites. Le témoignage d'Allan Cutler a confirmé qu'elle a raison de ne pas le faire. M. Cutler prétend que dès mai 1996, soit un an et demi avant la création officielle du programme de commandites, Chuck Guité avait donné le feu vert à sept projets de commandite d'une valeur de 645 000 $. Ceux-ci ont été gérés par le programme de publicité.

Des dossiers purgés

M. Cutler n'est pas d'accord avec la façon de procéder de Chuck Guité, son nouveau patron. Ainsi, il refuse systématiquement de signer les contrats qu'on lui demande de préparer lorsqu'il est obligé, par exemple, de trafiquer les dates. On lui dit alors qu'il «payera» pour ce refus. De plus, M. Cutler décide de toujours écrire une petite note indiquant toutes les irrégularités commises, et ce, pour chaque dossier.

Il s'étonne aujourd'hui que les enquêteurs d'Ernst & Young n'aient pas vu ces notes. «Je serais porté à croire qu'on a procédé à une purge des dossiers avant l'arrivée des enquêteurs... »

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La mise en évidence dans ce texte est de ma responsabilité.

Robert Bertrand

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----- Original Message -----
From: Robert Bertrand
To: Pour-le-Pays-du-Quebec@groupesyahoo.ca
Sent: Friday, March 12, 2004 10:20 PM
Subject: [Pour-le-Pays-du-Quebec] Re: «Ç'a été planifié longtemps d'avance de façon à ce que le Québec perde son référendum.»

Tiré du texte précédent :

"... tout a commencé le 17 novembre 1994"

"«On ne m'a jamais dit que c'était un changement fait en réponse au référendum. On m'a dit que c'était un changement avec lequel je devais vivre ! Je n'étais pas à un niveau où on explique pourquoi les changements sont faites», a raconté M. Cutler. "

"L'opposition, elle, n'a pas manqué de souligner l'incohérence entre cette chronologie et celle qu'avait défendue Jean Chrétien. «Il n'y avait pas de crise en 1994. Si le gouvernement voulait vendre le Canada au Québec, il n'avait aucune raison de contrevenir à toutes les règles, comme dans une situation de crise», a conclu le président du comité, le conservateur John Williams. «Tout a commencé dès qu'ils [les libéraux] sont arrivés au pouvoir. Ils savaient ce qu'ils voulaient faire, et ils l'ont fait !» "

"La néo-démocrate Judy Wasylycia-Leis est du même avis. «Il est absolument clair que le gouvernement conspirait bien avant le référendum afin de prendre le contrôle de la machine gouvernementale pour des motifs politiques.» Quelles raisons ? La députée ne peut pas le dire avec certitude mais croit qu'il s'agissait entre autres «de rembourser certains amis dans le monde des affaires». "

"On se rappellera qu'en 2002, quelque temps après le dépôt du rapport de la vérificatrice générale sur trois contrats de commandite accordés à Groupaction, Jean Chrétien avait expliqué que l'argent avait été perdu pour une bonne cause : l'unité nationale. «Peut-être que quelques millions de dollars ont été volés dans le processus. C'est possible. Mais combien de millions et de millions avons-nous sauvés parce que nous avons rétabli la stabilité du Canada en tant que pays uni ?», avait-il demandé à une foule de militants à Winnipeg."

"Du côté du Bloc québécois, on croit au contraire que le témoignage d'Allan Cutler hier vient étayer davantage la thèse de la contre-attaque fédéraliste. «Chuck Guité l'a dit lui-même lorsqu'il a comparu, en juillet 2002. "Nous étions en guerre, il fallait battre les séparatistes !"», a raconté Odina Desrochers. «Ç'a été planifié longtemps d'avance de façon à ce que le Québec perde son référendum.» "

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Commentaires :

Devant une cour impartiale, -- qui pourrait être internationale -- je ne sais jusqu'à quel point tous les éléments qui sont présentés, non seulement dans ce document-ci mais dans tous les autres que j'ai placé depuis quelques jours, ne pourraient permettre de tirer la conclusion que le référendum démocratique dûment mis en place sur le territoire du Québec avec deux camps déterminés du OUI et du NON a été "manipulé, et sousdoyé" par des représentants de l'autre Pays, du Pays qui nous est foncièrement étranger à notre réalité.

Sur le territoire du Québec, les deux camps devaient s'astreindre à des sommes de dépenses dûment contrôlées et égales.

Le Canada et ses suppôts ont fait déferler une kyrielle de subventions aux entreprises, une kyrielle de documents vantant le Canada, une kyrielle de pancartes publicitaires sur les autoroutes et principales avenues, en plus de toutes les interventions publicitaires tant à la radio, dans les journaux, à la télévision et à chacune des portes des résidents du Québec.

Un déferlement orgiaque. Il n'y avait pas de prix pour garder le Québec dans le giron du Canada.

Ce que nous avons vécu et que l'on sait avec plus de documents à l'appui et plus de preuves, ne faut-il pas conclure que nous avons vécu des actions totalement antidémocratiques ?

Comme il est dit : «Ç'a été planifié longtemps d'avance de façon à ce que le Québec perde son référendum.»

Que les cours de justice se prononcent !

C'est ce que le Canada nous a fait subir.

C'est ça le Canada qui ne nous reconnaît pas et qui abuse de son prestige et de tous ses pouvoirs.

Robert Bertrand

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----- Original Message -----
From: Valérien Lachance
To: Robert (pays) Bertrand
Sent: Friday, February 27, 2004 4:40 AM
Subject: [Pour-le-Pays-du-Quebec] commandites
 

Gagliano a «très» hâte

"Par ailleurs, une représentante de l'avocat de l'ex-ministre des Travaux publics, Alfonso Gagliano, s'est présentée devant le comité des Comptes publics hier. Lorsque les journalistes lui ont demandé si M. Gagliano avait hâte de comparaître, elle a répondu : «Oui, très.» "

"Dans une lettre envoyée au comité des Comptes publics, l'avocat de M. Gagliano, Pierre Fournier, écrit que son client désire collaborer à l'enquête. «Il est d'ailleurs de son intérêt qu'il fasse au plus tôt la lumière sur le rôle qu'il a joué et, surtout, qu'il n'a pas joué dans l'affaire des commandites.»"

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Le Devoir
Alerte aux commandites dès 1996
Un rapport d'Ernst et Young avait déjà énuméré toutes les anomalies décrites par Sheila Fraser

http://www.ledevoir.com/2004/02/27/48516.html

Hélène Buzzetti
Édition du vendredi 27 février 2004

Mots clés : Canada (Pays), Gouvernement, commandites, vérificatrice générale

Ottawa -- Depuis quand, au juste, le gouvernement fédéral est-il au courant que quelque chose ne tournait pas rond dans le programme de commandites? La question est revenue hanter les troupes libérales hier alors qu'un haut fonctionnaire a révélé qu'une enquête avait dû être ouverte dès 1996 à la suite de la dénonciation de pratiques douteuses par un employé.

Cet employé, qui n'a pas été identifié, travaillait aux Travaux publics dans la petite équipe placée sous la direction générale de Chuck Guité, cette équipe montrée du doigt dans le rapport de la vérificatrice générale déposé il y a deux semaines. Cet employé dénonçait les activités de son unité, appelée «Secteur de la publicité et de la recherche sur l'opinion publique». En 1997, c'est cette même équipe qui, toujours sous la responsabilité de M. Guité, a été rebaptisée et a accouché en catimini du programme de commandites. «Nous avons découvert que la vérification avait été enclenchée à la suite d'une plainte d'un employé à l'intérieur du groupe de M. Guité, soulevant des préoccupations quant à la gestion des questions de publicité», a déclaré le sous-ministre des Travaux publics, David Marshall, devant le comité des Comptes publics hier. «Les vérificateurs internes ont révisé cette plainte et ont par la suite demandé à la firme Ernst & Young de faire une vérification plus complète.»

La vérification de la firme privée, datée de novembre 1996, concluait que le service des approvisionnements devrait être retiré de la responsabilité de l'équipe de M. Guité, qui fonctionnait en vase clos, pour être intégré aux services réguliers du ministère des Travaux publics. La firme appuyait sa conclusion sur le fait que l'équipe de M. Guité n'avait pas l'«expertise» nécessaire pour accomplir cette tâche et que, à preuve, plusieurs règles de base avaient été bafouées dans le processus d'attribution de contrats à des agences de publicité. Là encore, les écarts de conduite reprochés ressemblent à tout ce que la vérificatrice générale Sheila Fraser a dénoncé depuis qu'elle s'est penchée sur le programme de commandites.

Aucun document rendu public jusqu'à présent ne démontre que des correctifs ont été apportés ou que M. Guité et son équipe ont été rappelés à l'ordre. Au contraire, leur mandat a été élargi de façon informelle pour comporter des commandites. L'opposition à la Chambre des communes se demande comment le gouvernement peut aujourd'hui prétendre qu'il ne savait pas que les choses n'allaient pas bien dans ce secteur.

«Le gouvernement doit expliquer pourquoi il n'a rien fait en six ou sept ans», a lancé le député conservateur John Williams, qui préside le comité des Comptes publics. «Nous nous sommes fait dire que ce n'est qu'en 2000, avec la vérification interne, qu'ils se sont rendu compte qu'il y avait un problème. Je crois qu'ils savaient quatre ans avant cela qu'il y avait des problèmes d'envergure !»

Tant M. Williams que le bloquiste Odina Desrochers se sont dits surpris d'apprendre l'existence de cette enquête de 1996. «C'est une information qui est tout à fait nouvelle ce matin», a dit M. Desrochers.

Le président du Conseil du trésor, Reg Alcock, était bien en mal de fournir une explication hier. Il s'est réfugié derrière la chronologie en rappelant que «le programme de commandites a été approuvé le 20 novembre 1997». M. Alcock ne mentionne toutefois pas que le secteur de la publicité mis en cause dans le rapport de 1996 a été le germe du programme de commandites. Les liens entre les deux sont d'autant plus difficiles à démêler que même Sheila Fraser a écrit dans son rapport qu'elle n'arrivait pas à «établir clairement comment la décision de créer le programme a été prise, ni par qui».

D'ailleurs, les procès-verbaux des rencontres du cabinet dévoilés cette semaine laissent croire qu'il n'y a jamais eu de discussion sur la création de ce programme. Devant un sous-comité du cabinet, Jean Chrétien et ses ministres des Travaux publics ont simplement déposé des demandes de crédits supplémentaires vaguement justifiées par le besoin «d'appuyer les priorités du gouvernement du Canada en matière de communication». La première demande remonte au 21 novembre 1996, soit à la même époque que le rapport d'Ernst & Young.

Le rapport de 1996 d'Ernst & Young consulté par Le Devoir met en lumière l'arbitraire qui présidait à la sélection d'une agence de publicité pour un contrat. Ainsi, écrit-on dans le rapport, il n'y a aucune preuve que toutes les soumissions reçues avaient été évaluées. Il n'y avait d'ailleurs aucune grille d'évaluation des soumissions. De plus, certaines agences qui avaient manifesté de l'intérêt pour un contrat n'avaient pas reçu la documentation nécessaire pour déposer une soumission. «Il est important que toutes les agences soient traitées également et qu'il n'y ait pas d'apparence de favoritisme», écrivent les vérificateurs.

Gagliano a «très» hâte

Par ailleurs, une représentante de l'avocat de l'ex-ministre des Travaux publics, Alfonso Gagliano, s'est présentée devant le comité des Comptes publics hier. Lorsque les journalistes lui ont demandé si M. Gagliano avait hâte de comparaître, elle a répondu : «Oui, très.»

Dans une lettre envoyée au comité des Comptes publics, l'avocat de M. Gagliano, Pierre Fournier, écrit que son client désire collaborer à l'enquête. «Il est d'ailleurs de son intérêt qu'il fasse au plus tôt la lumière sur le rôle qu'il a joué et, surtout, qu'il n'a pas joué dans l'affaire des commandites.»

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----- Original Message -----
From: Valérien Lachance
To: Robert (pays) Bertrand
Sent: Wednesday, February 18, 2004 4:21 AM
Subject: [Pour-le-Pays-du-Quebec] dérapage politique

Bonjour
"Les libéraux ne sont pas des voleurs !"  (suite)
VL

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La vérificatrice générale a sonné l'alarme - Les commandites: un scandale essentiellement politique
Yves Boisvert
Professeur à l'École nationale d'administration publique et directeur du laboratoire d'éthique publique

Édition du mercredi 18 février 2004

http://www.ledevoir.com/2004/02/18/47683.html

Il y a maintenant une semaine que la vérificatrice générale du Canada, Sheila Fraser, a déposé son rapport sur les activités de commandite, de publicité et de recherche sur l'opinion publique. Si ce rapport n'a pas surpris les analystes politiques qui suivent l'évolution de ce dossier depuis plus de deux ans, il nous a cependant donné beaucoup de munitions pour confirmer qu'il s'agit là d'un scandale politique plutôt qu'un simple dérapage administratif.

Une analyse minutieuse du rapport de la vérificatrice nous a vite fait comprendre que la stratégie initiale des libéraux ne pouvait pas tenir la route très longtemps. En effet, l'équipe de Paul Martin a tenté, dans un premier temps, d'orienter tout le débat sur les suites à donner au rapport de Mme Fraser vers la thèse d'un scandale administratif, fruit d'une petite clique de 14 fonctionnaires véreux qui ont violé toutes les règles administratives qui servent de rempart à la mauvaise utilisation des deniers publics en violant de façon systématique toutes les règles de passation des contrats, de sélection des partenaires et de gestion des contrats (qui s'est faite dans une logique d'absence de contrôle et de justifications des allocations des ressources par des preuves écrites).

Mme Fraser a cependant rappelé à l'ordre les libéraux et tous ceux qui avaient fait une lecture un peu trop rapide de son rapport en disant ouvertement, dès le lendemain de sa divulgation, qu'elle doutait fortement qu'un scandale d'une telle ampleur aurait pu se produire dans les seules limites de l'administration publique.

Devant la marée de critiques venues de l'opposition et face au sentiment de consternation qui traversait l'opinion publique canadienne, le premier ministre Paul Martin a dû réviser sa position dès jeudi, le 12 février dernier, et reconnaître qu'il y avait probablement des commandes politiques à l'origine de ce dérapage systématique.

Détournements

Le scandale des commandites doit en effet être classé dans le registre des détournements de fonds publics à des fins purement partisanes, soit le financement et la préparation des campagnes du PLC Québec afin de prendre une revanche importante sur le mouvement souverainiste. Si on savait déjà depuis 2002 que les firmes de publicité qui ont eu droit au «trésor» de 100 millions avaient été de généreux donateurs au Parti libéral, nous avons appris depuis ce temps qu'ils étaient de «grands bénévoles» dans la préparation et l'organisation des campagnes électorales. [...]

Quand on dresse la liste des noms de tous ceux qui sont impliqués dans ce scandale, qu'ils soient politiciens, administrateurs publics (y compris les responsables des sociétés d'État) ou propriétaires de firmes de publicité, il y a un lien qui les rassemble tous : ce sont tous des partisans de l'aile québécoise du Parti libéral du Canada. Cette proximité des acteurs est telle qu'on a constaté qu'ils sont souvent des amis personnels qui se fréquentent lors de rencontres dans des chalets ou lors de parties de pêche, voire qui s'hébergent entre eux. Bref, la frontière est bien mince entre ce qui relève ici du public et ce qui est de l'ordre du privé.

Ainsi, le scandale des commandites nous fait découvrir que les moeurs de financement des partis politiques fédéraux sont aussi problématiques que celles des Allemands et des Français. Rappelons en effet que l'ancien chancelier allemand Helmut Kohl a perdu toute son aura politique lorsque ses concitoyens ont découvert qu'il avait organisé un système de financement douteux pour son parti et que l'ancien premier ministre français Alain Juppé vient d'être condamné pour avoir utilisé de l'argent public (embauche de pseudo-fonctionnaires à la mairie de Paris afin de travailler pour le parti du président Chirac) à des fins purement partisanes.

Analyse du rapport Fraser

Le mandat de Mme Fraser se limitait exclusivement à «vérifier les pratiques de gestion et certaines actions» des fonctionnaires. Si elle ne pouvait pas montrer directement du doigt les responsables politiques, son insistance sur la portée limitée de son mandat nous oblige à comprendre que ce n'est pas parce qu'elle ne peut explicitement critiquer que le comportement des fonctionnaires que ceux-ci sont nécessairement les seuls coupables, voire les vrais coupables.

Dès le point 3.21 de son document, elle nous apprend que les fonctionnaires du programme n'avaient pas de contrôle sur le processus décisionnel. Ils devaient se limiter à faire un travail d'exécution. Le processus décisionnel était centralisé entre les mains du directeur exécutif de la Direction générale des services de coordination des communications (DGSCC), du ministère des Travaux publics dirigé par Alfonso Gagliano. Le directeur exécutif relevait directement du sous-ministre et «avait directement accès au ministre et à son personnel, ce qui réduisait encore plus le jeu des mécanismes habituels de contrôle et de surveillance».

Il est intéressant ici de pousser un peu plus loin notre compréhension de la proximité inhabituelle qu'il y avait entre le directeur exécutif du programme et le bureau du ministre. Ceux qui connaissent les bureaucraties modernes savent très bien que cette logique est atypique car elle brise le lien hiérarchique entre le directeur et le sous-ministre ou même le sous-ministre adjoint et parce qu'elle brouille la chaîne d'imputabilité.

On ne peut s'empêcher de se demander pourquoi le ministre a autorisé les deux directeurs exécutifs de ce programme, MM. Guité et Tremblay, à contourner la logique hiérarchique du ministère afin de faire directement affaire avec son bureau. Les choses s'éclaircissent lorsqu'on apprend que les deux directeurs en question étaient reconnus pour leurs allégeances libérales. Ainsi, M. Tremblay est passé directement d'un poste de chef de cabinet du ministre Gagliano à celui de responsable administratif du programme de commandites. Quand on connaît le profil des exigences qu'il faut pour être chef de cabinet de ministre, on sait que la loyauté à ce dernier et au parti est un critère d'embauche non négociable. La dimension politique de ce programme et de son utilisation nébuleuse ne fait alors pas de doute.

Le rapport de la vérificatrice nous démontre également que le ministre était lui-même un acteur clé de la gestion arbitraire de ce programme. Il ne s'est jamais empêché de prendre directement part à des décisions sur la sélection de certaines des activités à financer. Il ne s'est pas non plus gêné pour renverser à certaines reprises les décisions prises auparavant par les administrateurs du programme.

Complicité et secret

Le rapport Fraser ne se limite pas à mettre M. Gagliano dans l'embarras, il éclabousse également le bureau de l'ex-premier ministre Chrétien. En effet, le point 3.19 du rapport doit être considéré comme une critique sévère adressée aux plus hautes instances du gouvernement car il met en question la complicité silencieuse de ces dernières à maintenir une opacité malsaine autour de ce programme. Si on interprète ce passage du rapport, on peut se permettre de dire qu'il accuse le gouvernement d'avoir fait une entorse grave au principe de la démocratie parlementaire. Le rapport indique en effet qu'étant «donné l'importance des objectifs» et «l'importance des dépenses», «nous nous serions attendus à ce que le gouvernement fournisse au Parlement au moins une description du programme, ses objectifs, ses dépenses et les résultats obtenus».

Face à une telle critique, M. Chrétien et ses lieutenants devront un jour répondre devant l'une de ces nombreuses instances mises en place pour faire la lumière sur ce scandale. Pourquoi n'ont-ils pas donné des renseignements sur ce programme aux élus ? Pourquoi ont-ils géré ce programme dans une logique de secret ? Qu'avaient-ils tant à cacher ? Si les objectifs politiques étaient si nobles, s'il s'agissait vraiment de sauver le pays d'une sécession, aucun fédéraliste n'aurait dû être gêné d'en aviser la population. Ce manque de transparence est-il une reconnaissance implicite que les vrais objectifs du programme n'étaient pas une visibilité plus grande à accorder au gouvernement fédéral ?

En éthique gouvernementale, le manque de transparence et la complexification volontaire des transactions nous mènent toujours à douter de la légitimité et de la légalité de ces transactions. Comme le dit si bien Alain Etchegoyen, «si être responsable, c'est bien vouloir répondre de ses actes, il est clair qu'aucun corrupteur ne peut répondre de son acte de corruption. C'est pourquoi, d'ailleurs, la corruption [et on pourrait dire la même chose des conflits d'intérêts et de toutes les formes de détournement de fonds publics] est toujours cachée, dissimulée et, en cas d'investigation, toujours niée».

Le rôle de Paul Martin

La connaissance maintenant acquise de la nébulosité de ce programme, de l'absence de règles, de normes, de critères de sélection et d'évaluation, de plan stratégique et de toutes les autres formes de renseignements habituellement nécessaires pour aller chercher des fonds auprès du Conseil du trésor nous obligent à nous poser des questions fondamentales sur le rôle qu'a joué M. Martin dans ce dossier.

Le nouveau premier ministre ne peut plus se cantonner dans le silence et nous dire qu'il ne savait rien. Sheila Copps a raison de dire qu'en tant que vice-président du Conseil du trésor, M. Martin a obligatoirement été informé de ce dossier problématique. L'ancien ministre Yves Duhaime a d'ailleurs fait une précision remarquable à ce sujet la semaine dernière lorsqu'il a affirmé que toutes les personnes qui ont un jour siégé à un poste clé du Conseil du trésor savent qu'on ne donne jamais d'argent dans ce haut lieu de la gestion publique sans connaître les détails précis de son utilisation.

Le rapport de Mme Fraser met d'ailleurs les responsables du Conseil du trésor dans une posture trouble. En effet, après avoir exposé au point 3.14 toutes les carences de ce dossier au chapitre de la présentation des renseignements nécessaires à l'obtention de l'argent public (analyse formelle, plan stratégique, etc.), le rapport précise au point 3.15 que «le Conseil du trésor a toutefois approuvé l'octroi de fonds supplémentaires pour les activités de communications de TPSGC [Travaux publics et Services gouvernementaux Canada] afin de promouvoir les programmes et les services du gouvernement à la suite du référendum».

Avec l'aide de sa ministre Lucienne Robillard, ex-présidente du Conseil du trésor, le premier ministre Martin devra rapidement expliquer aux Canadiens depuis quand le Conseil du trésor se permet de dépenser plus de 200 millions sans exiger un canevas de normalisation (normes, critères, seuil des dépenses autorisées et analyses des résultats antérieurs). Les responsables du Conseil du trésor devront nous dire s'il s'agissait là d'une façon courante d'attribuer les deniers publics aux ministères et organismes publics lorsqu'ils étaient à la tête de cet organisme.

Si M. Martin maintient son discours qui plaide son ignorance de l'existence de ce gâchis, il devra nous expliquer pourquoi il a abdiqué ses responsabilités de gardien de la bonne gestion des deniers publics. Il devra nous dire combien d'autres millions ont été donnés à gauche et à droite sans que les demandes soient justifiées et argumentées avec toute la rationalité comptable nécessaire. Il devra ensuite expliquer aux Canadiens pourquoi ils devraient, lors des prochaines élections, faire confiance à quelqu'un qui a failli à sa tâche de vice-président du Conseil du trésor.

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From: Robert Bertrand
To: Pour-le-Pays-du-Quebec@groupesyahoo.ca
Sent: Wednesday, March 17, 2004 10:17 PM
Subject: Re: [Pour-le-Pays-du-Quebec] il ne pouvait pas ne pas le savoir

Commandites / Duceppe freine les ardeurs de Martin / Rollande Parent / Presse Canadienne

http://www.cyberpresse.ca/politique/article/1,153,1924,032004,615627.shtml

Montréal

Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, considère qu'il est prématuré pour le premier ministre Paul Martin de faire comme s'il n'avait joué aucun rôle dans le scandale des commandites.

Il estime qu'il est trop tôt pour lui de tenter d'entraîner les électeurs à sa suite en prônant diverses réformes et en clamant «plus jamais».

«On veut savoir plus jamais quoi, plus jamais qui et plus jamais pourquoi», a lancé M. Duceppe, mercredi, lors d'une conférence de presse à Montréal, quelques heures après le discours de Paul Martin à Québec.

M. Duceppe tient à ce que le premier ministre répondre de ses actes devant le Parlement en commençant par répondre aux questions qui lui sont posées au sujet des commandites.

«Paul Martin a été ministre des Finances pendant 10 ans. Il a accordé de l'argent au fonds de l'unité nationale. Où est caché cet argent? À quoi a-t-il servi? Comment l'a-t-on utilisé?», a soulevé M. Duceppe.

«On ne le sait pas. Comme ministre des Finances il ne pouvait pas ne pas le savoir. D'autant plus qu'il était vice-président du Conseil du Trésor qui vérifie les dépenses du gouvernement. Il était ministre senior du Québec, il ne pouvait pas ne pas le savoir», a-t-il renchéri.
 

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From: Robert Bertrand
To: Pour-le-Pays-du-Quebec
Sent: Wednesday, March 17, 2004 5:37 PM
Subject: [Pour-le-Pays-du-Quebec] Il a dit : "je vais démissionné si on me prouve que j'étais impliqué"

Scandale des commandites : Paul Martin savait et n'a rien fait car il était impliqué

http://www.bloc.org/2004/fr/manchette_detail.asp?id=9924769

1993 - Paul Martin occupe des postes clés au gouvernement

Paul Martin a été vice-président du Conseil du Trésor et ministre des Finances de 1993 à 2002. À ces titres, il avait la possibilité de détecter et de résoudre les problèmes soulevés par les médias, l’opposition et diverses enquêtes internes.
Sheila Copps a d’ailleurs affirmé, le 11 février 2004, que Paul Martin aurait dû savoir :
o « Il a certainement été question [du programme de commandites] au Conseil du Trésor »

o « On ne peut pas se protéger contre la malhonnêteté des gens(...) mais des procédures existent au ministère des Finances et au Conseil du Trésor ».

1994 - La liste des « amis » de Paul Martin

Dès 1994, Paul Martin dresse sa propre liste de « petits amis ».
Dans un mémo, daté du 3 mai 1994, Terrie O’Leary, la chef de cabinet de Martin, demande à des fonctionnaires du ministère des Finances de considérer diverses firmes de communication pour une campagne publicitaire, dont le consortium Gingko/Everest. Notons que le président d’Everest, Claude Boulay, a travaillé à la course à la chefferie de Paul Martin en 1990.
1994 - Fonds « unité nationale »

Paul Martin a joué un rôle clé dans l’opération visibilité du gouvernement libéral.
En tant que ministre des Finances de 1992 à 2002, il a été le pourvoyeur de fonds.
Alfonso Gagliano a lui-même déclaré le 7 mars 2004 que « l’argent [des commandites] venait du Fonds « unité nationale », un fonds caché dans le budget du premier ministre.
Paul Martin, qui budget après budget, accordait l’enveloppe du fonds « unité nationale », refuse toujours de dévoiler la taille de cette enveloppe budgétaire ainsi que les projets qu’elle a servi à financer.
1995 - Contrats alloués à Earnscliffe

Dès 1995, l’ex-fonctionnaire de Travaux publics et dénonciateur, Allan Cutler critique l’octroi de contrats par le ministère des Finances faisant en sorte qu’Earnscliffe Research, une firme liée à Paul Martin, empoche 15 000 $ par mois et ce, peu importe le travail effectué.

Earnscliffe a reçu près de 6 millions $ de contrats fédéraux depuis 1993 dont plusieurs ont été octroyés par le ministère des Finances. Plusieurs de ces contrats ont été octroyés sans qu’un rapport ne soit produit par Earnscliffe.
1996 - Opération drapeaux

En 1996, la présidente des libéraux fédéraux de Colombie-Britannique, Doreen Braveman, a informé Paul Martin que le gouvernement a contourné les règles d’attribution de contrats et produit de fausses factures dans le cadre de l’Opération drapeaux.
Paul Martin, lui a répondu qu'il ne pouvait rien faire parce que le dossier relevait de Sheila Copps.
Mai 2000 - Le Bloc Québécois porte le dossier aux Communes

Le Bloc Québécois commence à poser des questions liées à l’administration du programme des commandites.

Le Bloc Québécois a posé plus de 450 questions sur cette affaire depuis mai 2000.
Du côté du gouvernement, personne n’a bronché, pas même Paul Martin.
Février 2002 - Lettre d’Akaash Maharaj

Le président de la commission politique du Parti libéral du Canada, Akaash Maharaj, a écrit une lettre à Paul Martin et l’a prévenu de rumeurs selon lesquelles les fonds versés aux agences de communication ont servi à financer le Parti libéral du Canada.

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From: Robert Bertrand
To: Pour-le-Pays-du-Quebec
Sent: Monday, March 08, 2004 6:22 PM
Subject: [Pour-le-Pays-du-Quebec] ils ont plutôt choisi de confronter les Québécois
 

QUEBEC, le 8 mars /CNW Telbec/

- Le député de Rousseau et porte-parole de l'opposition officielle en matière d'économie et de finances, M. François Legault, estime que le gouvernement Charest agit trop peu trop tard dans le dossier du déséquilibre fiscal. "Alors que les libéraux s'étaient engagés à livrer bataille à Ottawa dès les premiers jours de leur mandat, ils ont plutôt choisi de confronter les Québécois en leur imposant des coupures et des hausses de tarifs. Jusqu'à maintenant, les compressions dans les services publics sont passées bien avant la lutte au déséquilibre fiscal", a déclaré M. Legault.

L'annonce faite aujourd'hui confirme que le déséquilibre fiscal ne fait que s'aggraver progressivement avec le statu quo. D'après les prévisions de revenus et de dépenses des gouvernements provinciaux et territoriaux du Conference Board, le Québec se dirige vers un déficit de 1,1 MM $ pour le prochain exercice financier.

Selon M. Legault, le ministre des Finances connaissait très bien cette réalité et n'avait pas à attendre de se la faire confirmer une fois de plus avant d'agir. "Il y a bientôt un an que ce gouvernement est en place et aucun sou n'a pu être récupéré malgré les promesses qui avaient été faites en ce sens, bien au contraire : le prochain budget québécois sera à nouveau marqué par une diminution de 2 MM $ des transferts fédéraux par rapport à l'année 2002-2003. Le gouvernement Charest n'a même pas fait de cas du dépôt d'un projet de loi fédéral visant la prolongation de la formule de péréquation actuelle qui pénalise le Québec", a indiqué le député.

Les revendications du ministre des Finances à l'effet que le supplément de 2 MM $ accordé pour la santé devienne permanent et que le gouvernement fédéral augmente ses transferts afin de porter à 25 % d'ici 2009-2010 sa part du financement des dépenses provinciales et territoriales pour la santé et les programmes sociaux représentent une somme de 1,4 MM $ pour le Québec. "Les demandes du ministre des Finances sont loin de compenser le manque à gagner annuel de 2,5 MM $ généré par le déséquilibre fiscal", a ajouté M. Legault.

Le député de Rousseau se questionne sur les objectifs du ministre des Finances qui signait pourtant, en 2002, un rapport sans équivoque sur le déséquilibre fiscal. "M. Séguin doit cesser d'esquiver les questions et dire clairement combien il exige du gouvernement fédéral pour éviter d'avoir à compenser en coupant dans les services publics. Si je me souviens bien, il avait déjà donné une partie de la réponse alors qu'il venait de démissionner comme ministre libéral du Revenu, en disant : "Si les gens savaient combien leur coûte Ottawa, l'indépendance serait chose faite depuis longtemps", a conclu M. Legault.

-30-
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----- Original Message -----
From: Robert Bertrand
To: Pour-le-Pays-du-Quebec
Sent: Tuesday, March 02, 2004 8:55 AM
Subject: [Pour-le-Pays-du-Quebec] Je n'avais pas besoin qu'on me fasse un dessin !»

Commentaires:
Le questionnement du comité qui fait enquête est en regard des "commandites" qui ont pris place après le référendum.

Le même sous-ministre, en fonction depuis 93, qu'est-ce qu'il aurait vu ?  aurait su?  pourrait nous dire ?  sur la période précédent le référendum?

Cet article n'en parle pas.  Ce n'est pas l'objet de ce comité d'enquête.  Il faudra voir autrement.

Galiano et le premier ministre Chrétien travaillaient d'un commun accord.

«Ce n'est pas tous les jours que vous recevez une soumission du Conseil du trésor pour améliorer les communications, accompagnée d'argent sonnant, qui est signée à la fois par le ministre et le premier ministre. Je n'avais pas besoin qu'on me fasse un dessin !»

Robert Bertrand

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Gagliano: les soupçons se vérifient
Son sous-ministre confirme l'ingérence politique dans les commandites

Hélène Buzzetti
Édition du mardi 2 mars 2004

http://www.ledevoir.com/2004/03/02/48850.html

Ottawa -- Le tristement célèbre programme des commandites subissait l'influence politique constante du ministre des Travaux publics de l'époque, Alfonso Gagliano, ce dernier étant en contact direct et régulier avec la petite équipe qui en était responsable. Cette fois, c'est le sous-ministre de M. Gagliano lui-même qui le reconnaît, accréditant les hypothèses véhiculées depuis longtemps par l'opposition. L'étau se resserre maintenant sur l'ambassadeur déchu...

Ran Quail, fonctionnaire aujourd'hui à la retraite, a été le sous-ministre de Travaux publics de 1993 à 2001, soit pendant toute l'existence du programme de commandites dans sa version initiale (la version qui s'est attiré les foudres de la vérificatrice générale). Comparaissant hier devant le comité des Comptes publics qui mène son enquête sur le programme,

M. Quail a vidé son sac : il a expliqué que le programme, et particulièrement sa structure distincte (il était géré en vase clos par une petite équipe indépendante, la Direction générale des services de coordination des communications ou DGSCC), était d'abord et avant tout le fruit d'une volonté politique. «Au niveau politique du gouvernement, ils voulaient aller de l'avant.

Le gouvernement voulait des résultats en matière de commandites, de communication et de visibilité du gouvernement du Canada. [...] Évidemment, afin de pouvoir procéder rapidement, il fallait une capacité au sein de la bureaucratie et la décision a été prise qu'on utiliserait la DGSCC», a relaté M. Quail au comité en ajoutant : «C'est ce qui explique la relation très directe entre le ministre et la DGSCC, en particulier son directeur [Chuck Guité].»

L'ex-haut fonctionnaire venait de se faire demander quel genre de pression politique il subissait en tant que grand patron du ministère des Travaux publics. Il s'est lancé dans une longue réponse de quelques minutes en insistant sur la volonté du ministre d'alors, Alfonso Gagliano, d'être impliqué de très près dans ce programme, ce qui ne constitue pas une pratique normale dans la fonction publique.

«J'aurais pu dire : "Monsieur le ministre, vous ne pouvez pas parler directement à ce groupe, vous devez passer par moi chaque fois que vous voulez leur parler." Je n'ai pas fait cela. Le ministre voulait avoir ces discussions, il voulait être impliqué. Il avait une responsabilité : c'était lui qui avait signé la soumission au Conseil du trésor ! Il avait obtenu l'approbation directe d'aller de l'avant et de faire cela. Il voulait aller de l'avant et c'est ce qu'il a fait en travaillant directement avec la DGSCC.»

«Évidemment, c'est une situation très difficile pour un sous-ministre», a ajouté M. Quail. Le fonctionnaire ne va pas jusqu'à dire qu'il avait reçu un ordre formel de ne pas se mêler du programme des commandites. «Je ne suis pas certain que quiconque m'ait dit de ne pas m'impliquer.»

Le député bloquiste Odina Desrochers n'en est pas si sûr. «Comment expliquer que M. Quail ne savait pas ce qui se passait dans cette [direction]-là à part qu'il se soit fait dire : "Tu t'occupes de l'ensemble du ministère sauf de cette petite boîte-là".»

Alfonso Gagliano devrait comparaître devant le comité le 18 mars prochain, toute la journée. L'épisode pourrait être éprouvant pour l'ex-ambassadeur rappelé du Danemark puisque l'opposition le considère désormais comme le cerveau de toute cette opération qui, soutient-elle, a permis de récompenser les agences de publicité amies du Parti libéral du Canada.

Malgré sa version des faits, M. Quail ne s'est pas attiré les sympathies du président du comité des Comptes publics, John Williams. «Un sous-ministre ne peut pas se disculper en disant qu'il était contourné, a fait valoir le président du comité des Comptes publics. Il savait ce qui se passait. Il avait la responsabilité de savoir ce qui se passait. Il avait la responsabilité des décisions prises au sein de son ministère.» L'écho n'est pas le même du côté de la libérale Marlene Jennings, qui dit éprouver «une certaine pitié pour M. Quail». «S'il avait des préoccupations, où pouvait-il les soulever ?» Après tout, un sous-ministre relève de... son ministre.

Intérêt national

Ran Quail est formel : il s'agissait d'un programme hautement prioritaire pour le gouvernement. «Ce n'est pas tous les jours que vous recevez une soumission du Conseil du trésor pour améliorer les communications, accompagnée d'argent sonnant, qui est signée à la fois par le ministre et le premier ministre. Je n'avais pas besoin qu'on me fasse un dessin !»

Comme le rapportait Le Devoir la semaine dernière, la seule trace de la création du programme des commandites semble être une soumission déposée au Conseil du trésor en novembre 1996 demandant l'octroi de 17 millions de dollars par année pendant deux ans signée par la ministre des Travaux publics, Diane Marleau, et, fait exceptionnel, par le premier ministre Jean Chrétien. L'année suivante, une autre demande de 18,8 millions était déposée sous les signatures de MM. Gagliano et Chrétien.

La vérificatrice générale Sheila Fraser a dénoncé dans son rapport la façon dont le programme des commandites était géré : des 250 millions dépensés entre 1997 et 2001, 100 millions sont allés à des agences de publicité sous forme de commissions et honoraires sans que le gouvernement canadien n'en ait eu pour son argent. Mme Fraser a entre autres dénoncé le caractère arbitraire des décisions prises quant aux événements recevant une commandite et la détermination du montant de cette commandite. Le choix des agences de publicité pour acheminer les commandites semblait tout aussi obscur.

Or, le témoignage de M. Quail hier est éloquent également sur ce point. C'est aussi le ministre Alfonso Gagliano qui a insisté pour que la petite équipe de Chuck Guité (la DGSCC) soit responsable à la fois du programme comme tel et de l'octroi des contrats aux agences de publicité. Et ce, bien qu'un an plus tôt, en 1996, un rapport accablant d'Ernst & Young ait démontré que cette équipe n'avait pas «l'expertise» pour mener à bien cette seconde tâche et que des apparences de «favoritisme» planaient.

«Cela fonctionnait comme cela principalement parce que le ministre voulait que la DGSCC soit responsable du programme des commandites dans sa totalité», a déclaré M. Quail. L'ex-sous-ministre a ajouté qu'il se serait attendu qu'à l'intérieur de l'équipe, les deux tâches soient confiées à des personnes différentes, ce qui n'était pas le cas. Dans les faits, Chuck Guité assumait toutes les fonctions.

Selon M. Quail, c'est d'ailleurs à la demande d'Alfonso Gagliano que ce même Chuck Guité est devenu plus influent dans la fonction publique. En langage bureaucratique, il est passé de la cote EX-3 à EX-4 en avril 1998, ce qui lui permettait de relever directement du sous-ministre de Travaux publics plutôt que d'un des multiples sous-ministres adjoints. «M. Guité m'en a parlé et il en a aussi parlé avec le ministre. Le ministre a soulevé la question avec moi. Il a dit qu'il voudrait que je regarde s'il était possible de reclasser M. Guité comme un EX-4.» Ce qu'il a accepté de faire.

M. Quail insiste par ailleurs sur un point : il ne s'est jamais fait demander de contrevenir aux règles du ministère. Il rappelle que, dans la soumission du Conseil du trésor, il était dit que les règles devraient être respectées. «Il [Alfonso Gagliano] ne m'a jamais dit : "Allons de l'avant, faisons cela et contrevenons à toutes les règles".»

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From: Robert Bertrand
To: Pour-le-Pays-du-Quebec
Sent: Thursday, February 26, 2004 2:20 AM
Subject: [Pour-le-Pays-du-Quebec] à Via Rail et à plusieurs projets québécois / Chrétien

Le mercredi 25 février 2004  /  Commandites  /  Des projets approuvés par Chrétien  / Louise Elliott  / Presse Canadienne  / Ottawa

http://www.cyberpresse.ca/politique/article/1,153,0,022004,596001.shtml

L'ex-premier ministre Jean Chrétien a personnellement approuvé le versement de fonds de commandite à Via Rail et à plusieurs projets québécois, selon des documents du cabinet qui jusqu'à cette semaine étaient demeurés secrets.

M. Chrétien a signé une demande au Conseil du trésor, en 1997, pour l'allocation de près de 19 millions $ à des fins de commandite, assortie d'une liste de projets incluant une proposition controversée de magazine de Via Rail.

Le magazine a été durement critiqué par la vérificatrice générale Sheila Fraser dans son rapport cinglant rendu public, plus tôt au cours du mois, sur le programme des commandites, qui était censé prévenir une résurgence du sentiment souverainiste au Québec en manifestant la présence du gouvernement fédéral dans la province.

La signature de M. Chrétien ne signifie pas qu'il était au courant de quelconques irrégularités dans l'utilisation de ces fonds.

Mais le président du Conseil du trésor, Reg Alcock, a jugé l'intervention de M. Chrétien inhabituelle. Il n'avait encore jamais vu un premier ministre signer une requête au Conseil du trésor, a-t-il dit.

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Commentaires :

Fallait bien remercier VIA RAIL pour les billets offerts à vils prix pour que les gens de l'Ontario puissent venir nous dire "leur grand amour"!

Toute cette gang dans leur woodstock en feuille d'érable ont profité de la manne pour se payer un joyeux gueuleton à nos frais !  Dans leur comptabilité aussi malsaine que les gens qui ont gouverné et gouverne cette galère, c'est 250 millions qu'ils ont donné aux Québécois !  Oui pour en cacher combien dans les paradis fiscaux ?  Une gang de pourri !

Et les baveux sur scène qui discouraient !   O Can can; O Can can,  O Can can !  mettez-en des Can can.  Can can... Can can!  "On vous aime!"

Robert Bertrand

« On a un Pays depuis le 30 octobre 1995" »

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----- Original Message -----
From: Valérien Lachance
To: Pour-le-Pays-du-Quebec@groupesyahoo.ca
Sent: Wednesday, February 25, 2004 5:39 PM
Subject: [Pour-le-Pays-du-Quebec] Re: RACISME - souveraineté et québécophobie / Luc Chartrand
 

Bonjour M Bertrand.

Débranché depuis hier, j'ai de la peine à lire tous les messages que vous affichez aujourd'hui tant ils sont nombreux et intéressants.

Les paroles de Mme Dane Francis sont plus graves que la déclaration de M Yves Michaud. Que voulez-vous, elle a la protection de la majorité pour s'en tirer à meilleur compte !Est-ce possible d'imaginer que le parlement  fédéral  aurait pu lui adresser un vote blâme unanime ?

Merci de nous rafraîchir la mémoire de textes qui dorment dans les tiroirs enrobés de boules à mites.

Valérien L
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  extrait
...une clique de quelques centaines de séparatistes qu’il suffirait d’éliminer pour rétablir la paix et l’harmonie au Canada.» -

----- Original Message -----
From: Robert Bertrand
To: Pour-le-Pays-du-Quebec
Sent: Wednesday, February 25, 2004 3:38 PM
Subject: [Pour-le-Pays-du-Quebec] RACISME - souveraineté et québécophobie / Luc Chartrand

RACISME - souveraineté et québécophobie  la Conquête inachevée...

http://www.vigile.net/00-3/sanger-chartrand.html
http://www.vigile.net/ds-societe/index-racisme-souv.html

Les «Rhodésiens» masqués
LUC CHARTRAND, L'actualité 15.4.00 - «Les cercles de droite du Canada anglais sont en train d'inventer un racisme subtil, politiquement correct!» «Il est devenu acceptable en ce pays de mépriser les Canadiens français en les taxant d'être foncièrement (génétiquement, peut-être ?) xénophobes, butés et racistes. La manoeuvre est à la fois tellement transparente et intellectuellement piètre qu'on ne s'y attarderait pas si elle n'était en train de devenir un véritable modèle de dénigrement. »

«Les Québécois sont une masse d’ignorants et d’imbéciles qui se laissent manipuler par une clique de quelques centaines de séparatistes qu’il suffirait d’éliminer pour rétablir la paix et l’harmonie au Canada.» - Diane Francis, éditorialiste du Financial Post - journal très "sérieux" de Toronto, la perle de ce Canada au-dessus de tout soupçon... (cité par Normand Lester)

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----- Original Message -----
From: Robert Bertrand
To: Pour-le-Pays-du-Quebec
Sent: Wednesday, February 25, 2004 4:28 PM
Subject: [Pour-le-Pays-du-Quebec] 1- L'action historique d'Ottawa contre les Chefs politiques québécois / Gilles Rhéaume

La division est notre pire ennemi

Touchez pas à Landry (1)
Bernard Landry sera sali, insulté, noirci et vilipendé par toutes les officines serviles du pouvoir canadien...

par : Gilles Rhéaume
6.3.01

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http://www.vigile.net/01-3/rheaume-division-1.html#lessive
 

1- L’action historique d’Ottawa contre les Chefs politiques québécois et ce qu’elle permet de prévoir de ce qui se fera contre Bernard Landry

Il y a des siècles déjà que le Canada anglais s’en prend aux dirigeants du Canada-Français et du Québec. Aucun de nos héros politiques ou linguistiques n’a pu échapper à cette forme de destinée universelle qui fait des leaders des peuples colonisés les têtes de turc du Conquérant. Il en fut ainsi aussi en Afrique, partout dans les Amériques et aussi dans les Asies. Partout où le colonialisme a fait des ravages, les Chefs des peuples conquis ont été attaqués de la sorte. Du Marquis de Montcalm au docteur Camille Laurin, de Louis-Joseph Papineau à Jacques Parizeau, d’Honoré Mercier à Lucien Bouchard, de Camillien Houde à Yves Michaud, d’Olivar Asselin à Norman Lester, de Louis Riel à René Lévesque, de Ludger Duvernay à David Levine, pour n’en évoquer qu’une poignée parmi les plus illustres des nôtres, toujours la même règle : Les héros du Québec sont des bandits au Canada.

Tout cela grâce à la complicité active de quelques satellites bien engraissés à même les fonds publics pour répandre la propagande ce l’ultranationalisme du Non au Québec.

Dans les prochaines semaines et les prochains mois, Bernard Landry sera l’objet de toutes les attaques canadiennes. Les pires insanités, les plus gros mensonges seront diffusés partout. Tout sera mis en oeuvre afin que la magie ne puisse s’accomplir entre le peuple québécois et son nouveau Premier ministre. Landry sera présenté comme le Diable et sans doute comme plus étant répugnant que Lucifer lui-même. Le Conseil pour l’unité canadienne fera faire des études et des sondages afin de bien identifier tout ce pourrait prêter flanc à leurs assauts réactionnaires. Ce genre de campagne de dénigrement se déploie généralement pendant au moins deux ans. Une course contre la montre est déjà engagée. Les Québécois seront invités à participer à cette campagne. Ils seront conscrits afin que Landry ne passe pas...

Ce que nous avons pu voir avec René Lévesque, Lucien Bouchard et Jacques Parizeau n’est que de la petite bière à comparer à ce qu’aura à subir le Patriote de Verchères. Dieu sait pourtant combien et comment le Canada s’en est pris brutalement et sauvagement à ces anciens Premiers ministres québécois...

Comment oublier les calomnies les plus perverses, les plus gratuites et les plus blessantes qui ont circulé au sujet de ces leaders souverainistes ?

Les Québécois n’ont pas le droit d’oublier ces flétrissures. Les souverainistes n’en ont pas les moyens...

Monsieur Lévesque a connu les affres du discrédit et de la calomnie. Rappelons, parmi mille exemples, les exactions de l’armée canadienne qui prenait la photo de Lévesque comme cible lors des pratiques de tir de ses soldats... Des photographes l’épiaient jour et nuit. Les revues de presse de cette époque rappellent encore combien ce qu’on a fait à René Lévesque n’a été rien de moins qu’écoeurant... Cet homme a été démoli. L’oeuvre de Monsieur Lévesque est toutefois immortelle. Il aura fait sortir le projet indépendantiste du cercle de ses concepteurs pour le faire pénétrer dans les couches populaires qui l’ont conduit au pouvoir le 15 novembre 1976.

Que dire aussi des ignominies sans nombre dont Lucien Bouchard a été la victime, comme celle qui a consisté à en faire un portrait psychiatrique des plus déshonorant? Monsieur Bouchard a ressenti singulièrement de quoi le Canada anglais est capable lorsqu’il est en guerre contre ces Bastards qui veulent faire du Québec un pays. Lucien Bouchard les a rendus malades de peur. Les Québécois ignorent cet aspect des choses dont les médias prennent bien soin de ne rien dévoiler.

Quant à Jacques Parizeau, rien ne lui a été épargné non plus par la clique des salauds ultranationalistes du NON. Ce qu’ils le détestent, celui-là. Même après sa mort, il les fera encore trembler par son génie, son audace et sa constance...

Nous pourrions facilement consacrer une trentaine de thèses de doctorat et une bonne centaine de mémoires de maîtrise en philosophie, en sociologie, en psychologie de la communication, en sciences politiques, juridiques et autres sciences humaines et sociales à ce qu’a dû subir de scélératesses le regretté Docteur Camille Laurin, l’autre gloire de Charlemagne, pays de Céline Dion...

Le Père de la Loi 101 a été littéralement martyrisé par le Canada anglais. Le jour de sa mort, il a été maudit publiquement sur les ondes de la radio de langue anglaise. Maudit fut-il et dans des termes marqués au coin de la barbarie la plus veule qu’il soit possible non seulement d’imaginer mais aussi de concevoir. Pendant des dizaines d’années, Camille Laurin a été pourchassé publiquement et affublé des épithètes les plus durs du dictionnaire de l’histoire universelle. La Ville de Montréal devra rendre hommage à ce grand Patriote en désignant de son nom un lieu marquant de la deuxième plus grande ville française du monde (sic) ... Si Montréal ne le fait, Québec doit le faire et ce, dans la métropole, sur un des nombreux lieux qui lui appartiennent encore.

Pourtant, nous n’avons encore rien vu

Bernard Landry sera sali, insulté, noirci et vilipendé par toutes les officines serviles au pouvoir canadien et cela, sous les applaudissements nourris de leurs alliés au Québec, qui se gavent comme des rapaces et qui carburent à la haine de tout ce qui est souverainiste...

Toute la machine fédérale sera à l’oeuvre pour dénigrer le nouveau Premier ministre du Québec. Il y aura d’abord le Gouvernement du Canada et toute la députation fédéraliste. Il y aura aussi la phalange du NON au Québec avec La Presse, Power et Gesca, sans oublier la SRC, le RDI, la CBC et CTV, sans oublier le National Post et le Globe & Mail et la chère Gazette... Rien ne sera ménagé afin de ternir la réputation et la personne de Bernard Landry.

L’histoire est formelle. Tout est mis en oeuvre pour discréditer les Chefs québécois. Tous les moyens sont permis. Toutes les magouilles sont autorisées et cautionnées par Ottawa.

Il faut résister à ces attaques. Il faut que les Québécois soient conscients que se cache, derrière ces injures à nos Chefs, un racisme systémique dont les manifestations inondent notre passé, ennuagent le présent et embrouillent l’avenir...

Un peuple averti en vaut deux...

Nous poursuivrons notre réflexion sur les sources historiques, sociolinguistiques et politiques de cette division des Québécois qui est le moyen privilégié par le régime fédéral afin de garder le Québec sous sa tutelle de plus en plus insupportable...

Gilles Rhéaume

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From: Robert Bertrand
To: Pour-le-Pays-du-Quebec
Sent: Wednesday, February 25, 2004 4:31 PM
Subject: [Pour-le-Pays-du-Quebec] La propagande fédérale lessive le cerveau des Québécois / Gilles Rhéaume

2 - La propagande fédérale lessive le cerveau des Québécois  par : Gilles Rhéaume

http://www.vigile.net/01-3/rheaume-division-1.html#lessive

Les efforts d’Ottawa pour diviser le Québec, censurer son peuple, bafouer sa langue et anéantir ses institutions sont incommensurablement dénués de tout sens de la justice la plus naturelle.

Le plus troublant, c’est que ce qui tient lieu d’élite au Québec fait comme si de rien n’était... Les Québécois sont l’objet d’une vaste campagne de propagande constituée de messages saisissants de surréalisme... Personne ne monte aux barricades pour dénoncer cette entreprise insidieuse dans ses objectifs et perverse dans ses moyens. Curieux tout de même ce Québec qui semble trop souvent se complaire dans l’humiliation...

Ottawa peut dépenser des millions de dollars chaque semaine pour lessiver le cerveau des Québécois sans qu’aucun média ne s’en étonne. Qui n’a pas encore vu et revu ces annonces publicitaires au sujet de tout et de rien et qui n’ont qu’une seule finalité : rentrer le Canada dans le cerveau des Québécois. Qui ne s’est pas offusqué devant autant d’impudence ? L’argent des taxes sert à tromper les Québécois en leur vantant les mérites de l’ultranationalisme canadien et les analystes ne trouvent rien à redire ? Nous avons déjà attiré l’attention de la communauté sur la dérive du nationalisme canadien, en déposant un mémoire à l’automne 2000, aux bureaux de l’ONU à Genève.

Incroyable, les sommes d’argent ainsi dilapidées par Ottawa.

Depuis Trudeau, cela dépasse largement le milliard de dollars dépensés dans la propagande... Tous les domaines de l’activité humaine sont visés par les propagandistes du Canada. Comment est-il possible qu’aucun analyste patenté n’ait encore trouvé le temps de dénoncer ces campagnes qui polluent tous les médias du Québec, le jour comme la nuit, la semaine comme le dimanche ? Tous les postes sont atteints de cette gangrène et tout cela sans que personne ne l‘aurait remarqué ? Impossible à concevoir et à justifier, mais bel et bien vrai ! Il est vrai que les entreprises de presse profitent beaucoup de la manne fédérale destinée à neutraliser tout un peuple... C’est des millions de dollars que reçoit chacune de ces compagnies du monde des communications. Une petite mine d’or que les sourires de la Gouverneure générale, beaucoup d’argent aussi que celui investi dans la bave du chien de Douanes Canada qui défile à télé, jour et nuit, etc.

Ottawa peut tout faire. Telle est la consigne des millionnaires de la propagande fédérale. Le Canada a de l’argent pour contrer le Québec. Tant mieux se disent Gesca, Power Desmarais-Chrétien et autres semblables assistés sociaux de luxe du régime canadien...

Si Québec toutefois entend répliquer à la désinformation canadienne qui inonde la presse écrite, parlée, télévisuelle et électronique, les ténors de la vertu civique entrent dans la danse pour fustiger l’État québécois. Comment expliquer ce paradoxe ? Comment prendre au sérieux Le Soleil de Québec et The Gazettte dans leur campagne hypocrite ? Ottawa est présent 24 heures par jour à tous les postes de radio et de télévision avec des publicités qui déshonorent les maisons de production qui se prêtent, en fait qui se vendent le plus souvent, à une entreprise qui est carrément de la propagande.

Le mot Canada prononcé une vingtaine de fois en moins d’une minute alors que le gouvernement signale, avec d’innombrables feuilles d’érables en filigrane, qu’il est important d’appeler le médecin lors d’un accident ou d’une maladie.

Jamais nous n’insisterons assez sur l‘acharnement du pouvoir canadien à dénigrer celles et ceux qui militent pour la libération de la nation québécoise. Il est permis de croire que ces attaques s’intensifieront au fur et à mesure que le Gouvernement du Québec s’engagera dans la voie qui nous conduira à la victoire des forces du OUI à la souveraineté.

Voilà pourquoi il est essentiel que les Québécois fassent preuve de plus en plus de solidarité et reviennent à l’essentiel qui est leur situation de peuple soumis à une majorité hostile et réfractaire. C’est dans l’union que nous vaincrons l’arrogance et l’outrecuidance fédérales qui n’en finissent plus de s’avilir dans leur entreprise d’abrutissement de tout un peuple.

Gilles Rhéaume

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From: Robert Bertrand
To: Pour-le-Pays-du-Quebec
Sent: Wednesday, February 25, 2004 3:53 PM
Subject: [Pour-le-Pays-du-Quebec] Le MSQ dépose un mémoire à Paris / Pierre O'Neill

Les droits linguistiques des francophones

Le MSQ dépose un mémoire à Paris

Pierre O'Neill

LeDevoir 20 décembre 1998

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Alléguant que les francophones du Canada et du Québec sont victimes de racisme et que la liberté d'expression des souverainistes est violée, le Mouvement souverainiste du Québec demande à la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme de faire enquête.

Dans un mémoire qui sera déposé lundi à Paris, le vice-président du MSQ, Gilles Rhéaume, s'efforce d'abord de démontrer que l'histoire des francophones du Canada est celle de leur résistance à l'assimilation programmée par les provinces anglaises, ce qu'il décrit comme un «génocide linguistico-culturel».

Dans un deuxième temps, M. Rhéaume s'applique à mettre en lumière le fait que les souverainistes sont pourchassés à cause de leurs convictions philosophiques et politiques. «La pression sociale atteint des sommets dans l'intolérance et l'exclusion. Et cela est contraire aux droits de l'homme que nous désignons, au Québec: droits et libertés de la personne. Au Canada, cette liberté est non seulement menacée, elle est violée systématiquement par les éléments les plus réactionnaires du Canada anglais.»

C'est un membre du conseil général du MSQ, François Gosselin, qui se présentera lundi au siège social de la fédération internationale avec mission de soumettre officiellement le texte de ce réquisitoire, qui s'articule autour de deux questions: 1- au Canada, est-il normal que les souverainistes québécois soient constamment méprisés publiquement à cause de leurs opinions politiques? 2 - les droits de l'homme protègent-ils les partisans de l'indépendance de leur peuple et les défenseurs de la langue française en Amérique?

Dans ce mémoire, Gilles Rhéaume appuie sa théorie sur l'articulation d'une série de cas, d'événements, de déclarations et d'exemples qui ont marqué la vie politique canadienne des dernières années et dont voici les plus significatifs.

Au Canada, les francophones ne peuvent complètement l'être qu'au Québec seulement. Le français au travail dans les provinces anglaises appartient au monde onirique. L'éducation en langue française n'a de sens qu'au Québec. Au Canada anglais, la situation des minorités françaises est d'une tristesse infinie tellement l'assimilation a fait des ravages irrémédiables.

Les droits des anglophones du Québec dépassent largement toutes les exigences internationales adoptées par les instances concernées.

Dans les mois qui ont précédé le référendum de 1995, l'attribution de la citoyenneté canadienne ressemblait au baptême de Clovis, où tous les derniers arrivés en terre québécoise recevaient sans vérification avec la loi, le droit de voter et le devoir de défendre le Canada. Des milliers de faux certificats de citoyenneté ont ainsi été distribués.

Lors des dernières élections fédérales, le chef de l'opposition officielle à Ottawa, Preston Manning, a fait campagne en faveur de l'exclusion des Québécois du gouvernement canadien.

Il faudrait plusieurs volumes pour regrouper les textes anti-Québec et antisouverainistes publiés dans les journaux du Canada anglais, sans compter tout ce qui a été dit à la radio et à la télévision canadienne.

Sur Internet, la réalité dépasse la fiction tellement les immondices antifrançaises et antisouverainistes en sont la trame constante et hideuse.

Au cours d'une séance de la Chambre des communes, le ministre fédéral Doug Young a reproché au député souverainiste bloquiste Osvaldo Nunez son origine étrangère parce que, victime de la répression de Pinochet, il avait choisi le Québec et sa cause. «C'est un mauvais immigrant.»

Le premier ministre de l'Ontario, Mike Harris, a publiquement appuyé la campagne raciste des anglophones de sa province contre la nomination de David Levine, un présumé souverainiste, à la direction d'un grand hôpital d'Ottawa.

L'écrivain Mordecai Richler a comparé les mères des francophones à des «truies».

A la présidence d'Alliance Québec, un groupe de pression anglophone, Bill Johnson a pris des positions tellement extrémistes que, pendant la dernière campagne électorale québécoise, les libéraux fédéraux, qui lui versent pourtant un million de dollars par année, ont dû le cacher pour ne pas nuire à leur campagne.

Howard Galganov, un activiste anglophone devenu animateur à la radio anglaise de Montréal, a qualifié les souverainistes de «bâtards».

Don Cherry, un commentateur des joutes de hockey au réseau anglais de Radio-Canada, tient constamment des propos diffamants contre les francophones ainsi qu'à l'endroit des joueurs de hockey européens.

En guise de conclusion, Gilles Rhéaume écrit: «La liberté d'opinion est une colonne de la démocratie moderne. [...] Au Canada, cette liberté est non seulement menacée, elle est violée systématiquement par les éléments les plus réactionnaires du Canada anglais lorsqu'il s'agit du droit naturel des souverainistes d'être ce qu'ils sont.»

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From: Robert Bertrand
To: Pour-le-Pays-du-Quebec
Sent: Wednesday, February 25, 2004 3:49 PM
Subject: [Pour-le-Pays-du-Quebec] l'impasse, l'inaction du gouvernement / Paule Baillargeon / M-D.
 

M.-D. St-Pierre, 29.4.2002

Bonjour à toute l'équipe de Vigile,

Vous trouverez, ci-joint, paru dans l'édition du week-end du quotidien Le Devoir, un texte, fort émouvant, de la comédienne et cinéaste Paule Baillargeon. Un cri du coeur enfin mis en mots qui rejoint, j'en suis convaincue, l'état d'âme, le désarroi de centaines sinon de milliers de souverainistes qui n'en finissent plus de chercher un sens à l'impasse, à l'inaction du gouvernement actuel et des citoyens suite aux résultats des référendums de '80 et '95.

Pour faire suite aux propos de Madame Baillargeon, j'ajoute ma colère et ma très grande tristesse face au laisser-aller des souverainistes qui semblent avoir plié l'échine surtout après le résultat - à la limite du supportable - du dernier référendum de 1995. Souvenez-vous de cet article de Murray Maltais où il est écrit que « plus de 217 000 inscrits sur la liste électorale n'ont pu être recoupés par les listes des détenteurs de cartes d'assurance-maladie. » (M. Maltais, Le Droit, 27 mars 1998). Or, moins de 35 000 votes ( corrigez-moi si je fais erreur ) nous séparaient de ce pays que nous attendions, espérions passionnément depuis si longtemps ! Vous savez autant que moi qu'il y a eu fraudes : vols de votes, listes électorales « gonflées »; le comté d'Anjou en est l'exemple officiellement criant ! Combien d'autres comtés ont-ils reçu le même traitement qu'Anjou et qui, hélas, n'ont pas eu droit à une enquête en bonne et due forme par manque de cran ?! Certes, il y a eu un « rendez-vous manqué avec l'Histoire » en 1980 mais comment peut-on affirmer qu'il en est de même avec le référendum de 1995 ? Comment dormir tranquille lorsque l'on sait qu'il ne s'agit pas d'un « rendez-vous manqué » lors du référendum de 1995 mais bien d'un aplat-ventrisme évident devant les "grandes peurs" concoctées par Ottawa; un immense "à-quoi-bon" généralisé... Et dire que le projet de la carte d'électeur est tombé à l'eau... Tout ça est à vomir !

Cordiales salutations quand même,

M.-D. St-Pierre, 29.4.2002
http://www.vigile.net/ds-souv/docs2/02-4-29-baillargeon-point.html

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Ce n'est pas de gaieté de coeur que nous appuyons l'identification des électeurs

Où sont-ils donc?

Les résultats du dernier référendum auraient pu basculer dans l'autre sens si les autorités politiques avaient manifesté plus de rigueur dans l'exercice du droit de vote
Murray Maltais
LeDroit 27 mars 1998

http://www.vigile.net/democratie/maltaisvote.html

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Ce n'est pas de gaieté de coeur que nous appuyons l'identification des électeurs

Où sont-ils donc?

Les résultats du dernier référendum auraient pu basculer dans l'autre sens si les autorités politiques avaient manifesté plus de rigueur dans l'exercice du droit de vote

Murray Maltais

http://www.vigile.net/auteurs/m/maltaism.html

LeDroit 27 mars 1998

http://www.vigile.net/democratie/maltaisvote.html

Des milliers de personnes n'ayant pas qualité d'électeur votent. Selon le directeur général des élections (DGE) du Québec, plus de 217 000 inscrits sur la liste électorale n'ont pu être recoupés par les listes des détenteurs de cartes d'assurance-maladie. Au départ, on en dénombrait 322 000; des vérifications ultérieures ont permis d'en identifier 115 000.
Qui sont donc ceux qui restent? Ni le DGE ni le gouvernement ne peuvent le dire. Des trépassés ou des absents votent; combien d'autres se retrouvent derrière l'isoloir en enfreignant la loi?

Cette semaine, le ministre Guy Chevrette (Réforme électorale) évoquait de pareils cas dans son comté. Il entend modifier la loi pour que chaque électeur soit tenu de présenter un document attestant qu'il est bien la personne apparaissant sur la photo, lorsqu'il se présente au bureau de scrutin, le jour du vote. Seraient acceptés la carte-soleil, le permis de conduire et un passeport valide, trois documents où l'on peut voir la photo de son détenteur.

Que 217 000 personnes aient pu exercer leur droit de vote sans qu'on puisse les retracer demeure fort troublant. Il se peut que certains n'aient rien à se reprocher. Affirmer que tous ont voté légalement ne relève pas de la naïveté, mais de la bêtise. Ou de la mauvaise foi.

On songe, bien entendu, que les résultats du dernier référendum auraient pu basculer dans l'autre sens si les autorités politiques avaient manifesté plus de rigueur dans l'exercice du droit de vote. Ce n'est pas tout. Notre système électoral ne comporte qu'un seul tour de scrutin, aucun de nos deux partis n'ayant le courage politique d'instaurer la représentation proportionnelle au Québec. Dans ces conditions, quelques dizaines, un seul vote même peut faire toute la différence: les gens de l'Outaouais se souviennent encore de la victoire de Jocelyne Ouellette contre Oswald Parent en 1976, cause célèbre entendue par la Cour suprême du Canada.

D'aucuns tentent de décourager le gouvernement d'aller dans cette direction. Comme le député libéral Christos Sirros, ils s'opposent à la présentation de la carte à cause des risques qu'elle comporte pour la protection de la vie privée. Le Protecteur du citoyen, le président de la Commission des droits de la personne ainsi que celui de la Commission d'accès à l'information abondent dans le même sens. Tous craignent l'interconnexion avec des banques de données qui doivent, on en convient, rester rigoureusement étanches.

L'ancien DGE Pierre-F. Côté rétorque que les scrutateurs, le jour du vote, n'auraient pas accès aux données de la carte-soleil. C'est un argument qui pèse de tout son poids.

Notre démocratie repose essentiellement sur l'honnêteté de son système électoral. Faut-il le laisser vulnérable aux manipulations de toutes sortes, à la fraude, risquer que la volonté populaire soit faussée par les calculs et agissements de gens malhonnêtes et de bandits, pour se protéger d'éventuels abus de fonctionnaires chargés d'appliquer les lois?

C'est le dilemme. Les admirateurs de nos chartes n'hésitent pas à trancher, s'insurgent contre l'obligation de présenter la carte d'identité, le jour du vote. Mais que pensent-ils des lois, voire des modifications à ces mêmes chartes qui seraient votées par des législateurs élus de façon malhonnête?

Si le nombre d'électeurs non recoupés avec la liste de la Régie de l'assurance-maladie n'était pas si important, on pourrait croire que les suppositions de personnes ne sont pas un phénomène important. Mais dans la mesure où on ne peut retracer 217 000 personnes qui ont effectivement voté, il y a bel et bien péril en la demeure.

Ce n'est pas de gaieté de coeur que nous appuyons l'identification des électeurs. Il faut plutôt s'y résigner pour s'éviter de plus grands maux, tout en s'assurant que l'usage qu'en feront les scrutateurs serve strictement à prévenir les fraudes électorales.

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From: Robert Bertrand
To: Pour-le-Pays-du-Quebec
Sent: Monday, February 23, 2004 7:20 PM
Subject: [Pour-le-Pays-du-Quebec] Tous les coups sont permis! / des crimes contre la démocratie.

RÉFÉRENDUM 1995    Tous les coups sont permis!

http://www.republiquelibre.org/cousture/UNITE.HTM

Comme dans tous les pays véritablement démocratiques, les élections et les consultations populaires au Canada sont régies par des lois qui visent à assurer la transparence du processus et l'équité des adversaires politiques. Par exemple, une loi québécoise oblige les forces en présence à rendre publiques les sommes dépensées afin de promouvoir leur option politique et établit, dans le cas d'un référendum, un plafond qui ne doit pas être dépassé. L'objectif de cette mesure est de s'assurer que ce ne soit pas les plus riches qui l'emportent par défaut en dépendant des sommes considérables, souvent tirées directement des poches des contribuables.

Pourtant, lors du référendum sur l'indépendance du Québec en 1995, toutes ces belles lois et ces codes d'éthique furent piétinés afin d'assurer la victoire de l'option fédéraliste du NON.

Voici la liste des magouilles qui furent découvertes après le référendum, bien sûr, alors qu'il était trop tard pour y changer quoi que ce soit.

LE CONSEIL DE L'UNITÉ CANADIENNE

Derrière sa façade d'organisme privé de bienfaisance, il fut révélé que le Conseil pour l'unité canadienne est un organe de propagande du gouvernement fédéral, financé par ce gouvernement et par les dons de grandes entreprises canadiennes. Le Conseil participa à plusieurs combines lors du référendum de 95.

Un rapport interne du Conseil fut rendu publique après le référendum, rapport dans lequel les responsables avouaient ouvertement que le statut d'organisme «de bienfaisance» du Conseil n'était qu'une tromperie et qu'il s'adonnait plutôt à des activités partisanes depuis 1993.

On évalue à environ CINQ MILLIONS de dollars la somme distribuée secrètement et illicitement pour promouvoir l'option fédéraliste, en plus des sommes avouées. Ce budget colossal fut attribué en un temps record par le gouvernement fédéral, sans que personne ne sache au juste à quoi l'argent servirait. Plus tard, lorsque le directeur général des élections du Québec débuta une enquête sur l'organisme, un jugement de la Cour suprême du Canada vint y mettre brutalement fin. En six mois, il avait tout de même eu le temps de découvrir qu'on avait illégalement dépensé 4,8 millions de dollars pendant la campagne référendaire. Cette somme colossale fut attribuée par le ministre du Patrimoine Michel Dupuy à même les fonds votés pour «venir en aide aux minorités linguistiques du Canada». Un détournement de fonds gigantesque.

Pour mieux dissimuler ses activités de propagande et s'assurer que personne ne découvre la scandaleuse affaire avant le référendum, le Conseil multiplia ses raisons sociales: Conseil Québec, Coalition des partenaires, Impact 95, etc. Ces organismes partagent tous le même personnel et les mêmes locaux que le Conseil pour l'unité canadienne.

OPTION CANADA

L'une de ces façades, baptisée Option Canada, fut créée afin d'émettre des reçus pour fins d'impôts aux grandes entreprises canadiennes qui souhaitaient contribuer de larges sommes à cette «oeuvre de bienfaisance». Oui, vous avez bien lu, ces sommes dépensées illégalement par des organismes fantômes du gouvernement fédéral étaient en plus DÉDUCTIBLES D'IMPÔT! Par la fenêtre la belle démocratie et la transparence!

À ce jour, le gouvernement fédéral a toujours refusé de révéler quoi que ce soit sur toute cette opération. Lorsque des journalistes demandèrent à l'ancien ministre du Patrimoine, Michel Dupuy, où était passé tout cet argent, il répondit qu'il avait oublié. Sheila Copps, vice-première ministre du Canada et qui succéda à Dupuy au ministère, se refuse encore de répondre aux questions et se contente de dire que les fonds ont servi à défendre l'unité du pays. Le député fédéral Claude Dauphin, également impliqué dans l'affaire, devient par la suite conseiller spécial sur les questions québécoises du ministre des Finances, Paul Martin.

Et ça ne s'arrête pas là! Entre 1996 et 2000, Ottawa a transféré la somme de 30 millions de dollars au Conseil: 23 millions du ministère du Patrimoine et 7 millions de Développement et Ressources humaines Canada. Extraordinaire, n'est-ce pas?

COMMITTEE TO REGISTER VOTERS OUTSIDE QUEBEC

Ces détournements massifs de fonds publics ne sont même pas la pire des manoeuvres dont s'est rendu coupable de Conseil.

Le Committee to register voters outside Quebec fut mis sur pied afin de contourner les lois électorales québécoises. Celles-ci permettent à tout ex-résident du Québec parti depuis moins de deux ans, qui manifeste son intention de s'y établir de nouveau, de voter au référendum. Le Committee mis donc sur pied un site web et se chargea de recruter des électeurs hors Québec en leur faisant parvenir les documents nécessaires par la poste. Ces non-résidents n'avaient qu'à faire semblant qu'ils prévoyaient revenir au Québec sous peu afin d'avoir droit à un bulletin de vote. L'immense majorité de ces voteurs anglophones hostiles à la souveraineté du Québec (plusieurs avaient quitté le Québec après l'élection du PQ) ont bien sûr voté NON et l'ont fait sous le couvert de fausses déclarations.

L'opération a-t-elle vraiment eu un impact sur le résultat final? La réponse à cette question fait frissonner d'horreur. Le webmestre du site web du Committee, P. Paul Fitzgerald, affirmera par la suite que l'opération recruta pas moins de 50 000 voteurs non-résidents du Québec. Quand on sait que le référendum de 1995 fut finalement perdu par environ 40 000 votes, on ne peut que constater que l'opération eut des résultats dévastateurs. Sans celle-ci, on peut supposer que le OUI aurait très probablement remporté la victoire et que le Québec serait aujourd'hui un état indépendant.

Le directeur général des élections du Québec confirme la portée de l'opération. Alors qu'en 1992, seulement 3086 résidents hors-Québec avaient souhaité voter, pour le référendum de 1995 on reçoit jusqu'à 500 demandes par jour! Deux semaines avant le référendum, le gouvernement du Québec a obtenu une injonction pour mettre un terme à l'opération, mais le mal était déjà fait.

Les fraudeurs vont plus loin. Le directeur général des élections du Québec découvrit que près du tiers des gens qui avaient demandé qu'on leur envoie un bulletin de vote à l'extérieur se retrouvaient en même temps sur les listes québécoises! Plus de 4000 fraudeurs espéraient ainsi obtenir deux votes plutôt qu'un seul.

La manoeuvre du Committee est si odieuse et répréhensible que même la très fédéraliste Montreal Gazette la dénonce dans un article publié le 22 août 1995.

OPÉRATION CITOYENNETÉ

Une autre magouille indéfendable fut mise en oeuvre par le gouvernement fédéral afin de faire échec à la souveraineté du Québec en 1995: l'Opération Citoyenneté. Pour lire un article de journal qui expose cette scandaleuse affaire, cliquez ici.

RADIO-CANADA

Comme nous le savons tous, l'un des éléments fondamentaux d'une société démocratique est la liberté de presse. Les gouvernements démocratiques se doivent de respecter l'indépendance de la presse et les journalistes se doivent de rapporter les faits avec la plus grande objectivité possible. Il semblerait que même ces règles élémentaires aient été suspendues lors du référendum de 1995.

En effet, lors du référendum de 95, la SRC (Société Radio-Canada) et la CBC (Canadian Broadcasting Corporation) firent preuve d'une partialité flagrante pour favoriser les fédéralistes du camp du NON. Cette constatation ne vient pas des partis souverainistes, mais bien d'un organisme indépendant, l'institut Fraser de Vancouver.

Pour se défendre, le président de la société d'état affirme que ses journalistes se devaient de refléter le consensus populaire dans leurs reportages! Quelle sottise! Faudrait-il donc que, lors des prochaines élections, les journalistes favorisent quiconque est en avance dans les sondages au détriment des autres? Les journalistes ont le droit de manquer d'objectivité, pourvu que leur parti pris aille dans le sens du consensus populaire? Est-ce là une approche objective et neutre?

Il s'agit plutôt d'une entorse sérieuse et grave au code d'éthique journalistique qui bafoue les principes les plus fondamentaux du journalisme. Il fut depuis prouvé statistiquement que les émissions d'informations anglophones de la CBC avaient nettement avantagé le camp du NON au profit du camp du OUI. L'ombudsman de Radio-Canada, Mario Cardinal, constate dans son rapport que ce ne sont pas seulement les journalistes anglophones de la société d'état qui ont transgressé les règles d'éthique de la profession, mais que le phénomène était généralisé dans les médias du Canada anglais. L'institut Fraser de Vancouver a confirmé cela dans un rapport qui déclare que: "la télévision anglophone a réellement favorisé les arguments du NON. (...) la couverture des arguments en faveur et contre la question référendaire plaçait clairement les réseaux de télévision (comme CTV) en faveur de la campagne fédéraliste." Le rapport ajoute que certaines émissions dites "d'information" offraient une telle propagande fédéraliste qu'elles auraient dû être payées par le camp du NON. Qu'on ne se surprenne plus que les Anglo-Québécois aient voté si massivement NON au référendum de 1995!

Pour ce qui est du réseau francophone de Radio-Canada, le journaliste Norman Lester rend publique un document qui en dit long sur l'impartialité de la SRC. Dans son "Livre Noir du Canada anglais 2", Lester cite une lettre écrite en 1998 par le directeur des nouvelles de Radio-Canada, Jean Pelletier, à une téléspectatrice qui se plaignait que la couverture de la campagne électorale québécoise favorisait trop le PQ à son goût. Dans sa réponse, Pelletier rétablit les faits et écrit: "Au moment d'écrire ces lignes, cela fait trois jours que l'élection a eu lieu, que les sondeurs se sont trompés, que M. Charest a été élu (comme député de Sherbrooke) et que M. Bouchard a repoussé à je ne sais quand la tenue d'un référendum. D'aucuns estiment que la sagesse a prévalu. Nous croyons y être pour quelque chose."

C'est le directeur des nouvelles de Radio-Canada lui-même qui le dit: la SRC se vante d'avoir eu un effet néfaste sur la campagne du Parti québécois en 1998. Il en est fier! Le dossier est donc clos: la Société Radio-Canada est un organe de propagande fédéraliste dont le mandat n'est pas de couvrir la nouvelle de façon objective et neutre, mais bien de faire la promotion de l'unité canadienne et de la thèse fédéraliste. Un misérable organe de propagande. Pensez-y à deux fois avant de choisir cette station pour vos nouvelles de ce soir.
 

Tous les Québécois et tous les Canadiens, peu importe leurs croyances politiques, devraient s'indigner de ces pratiques frauduleuses qui ridiculisent la démocratie et méprisent le verdict du peuple. Un gouvernement qui encourage ce genre de pratiques anti-démocratiques mérite d'être dénoncé haut et fort. Ces magouilles doivent être reconnues pour ce qu'elles sont: des crimes contre la démocratie.

 Chronologie de la province de Québec (1960 à aujourd'hui)

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----- Original Message -----
From: Robert Bertrand
To: Pour-le-Pays-du-Quebec@groupesyahoo.ca
Sent: Saturday, February 21, 2004 1:10 PM
Subject: Re: [Pour-le-Pays-du-Quebec] d'Ottawa à Québec !

Bonjour Etienne,

C'est vraiment un très bon dossier que tu nous transmets.

Tu devrais l'adresser à plusieurs journalistes.

Ce que je te conseille, c'est de l'envoyer, individuellement à chacun.  Ne marques pas cc à 10, 15, 30 ou plus.  Envoies ton intervention à chacun.  C'est plus long mais c'est personnel.

Les journalistes qui écrivent dans les journaux, (belle redondance) il peut y en avoir, par souci d'une certaine objectivité, qui pourraient être intéressés à approfondir cette question particulière.

D'où l'importance de leur adresser ton message, ton intervention.

J'ai l'impression qu'ils sont à l'écoute actuellement; qu'ils passent nos articles, nos interventions.

Vous le savez comme moi, c'est avant les élections; est-ce qu'on essaie de nous "acheter" à leur façon ?  pour vraiment pas cher ?  Je n'ai aucune confiance en eux.  Tant mieux si on nous publie.  C'est une exception, j'en suis convaincu, avant les élections.

Les Libéraux, ils avaient 100/101 comtés en Ontario, quelque 35 au Québec.  C'est certain qu'ils connaîtront des pertes importantes en Ontario.  Ils connaîtront des pertes au Québec alors qu'avec notre "p'tit Jean Lévesque" la vierge folle, ils perdront des plumes.

Gouvernement minoritaire, possible, très probable.  Dirigé par les Conservateurs ou les Libéraux ?  Ils devront composés avec les partis d'Opposition, les tiers partis.  On voudrait nous faire croire du peu d'importance du Bloc, c'est tout le contraire.  C'est notre assurance, c'est notre garantie.  Ils n'attaquent pas comme ça pour rien.  C'est qu'il a une valeur certaine pour les Québécois, pour la Nation Québécoise, pour le Peuple Québécois, pour l'État Québécois.

Le temps des fanfaronnades et des "zamis", des paradis fiscaux et de la propagande peuvent jouer encore quelque temps.  Tout ça va connaître une fin.  Dans l'ordre ou le désordre, comme on dit, lorsque l'on joue avec le feu !

À Ottawa comme à Québec, les Libéraux n'ont pas une cote élevée.  C'est dû à leurs propres actions, leurs propres erreurs, leurs propres magouilles, leurs propres fraudes.  C'était écrit dans le ciel des Libéraux qu'ils devaient donner de la misère aux Québécois.  Qu'ont-ils imaginé ?  Que nous n'y verrions moins que rien ?  L'heure a sonné et les fruits sont murs pour qu'ils assument les conséquences de leurs actions, de leurs activités frauduleuses, de leurs manipulations, de leur apparence de supériorité parce que nous leur avons toujours fait plus confiance qu'en nous-mêmes.

Les preuves sont faites et les profiteurs autour veulent encore avoir leurs cennes.  Les cennes en milliers de dollars !  "La manne est passée" devront-ils dire.  Il est trop tard mon ami !  Tu les vois se débattre comme des diables.  Et voilà, que pour une fois, c'est à notre avantage !

Il nous faut leur servir la leçon de leur vie !

Félicitations encore pour ce magnifique exposé.  À publier.

Salutations amicales à toi et à ton père,

Robert Bertrand
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----- Original Message -----
From: Etienne Boulay
To: Pour-le-Pays-du-Quebec@groupesyahoo.ca
Sent: Saturday, February 21, 2004 10:14 AM
Subject: Re: [Pour-le-Pays-du-Quebec] d'Ottawa à Québec !
 

Avant que les scandales éclatent, ce monsieur Claude Boulay avait demandé à la Presse d'ajouter une rectification suite à une lettre parue sous la plume de mon père... Claude Boulay. Vu les points de vue exprimés par mon père, ce M. Boulay s'était senti obligé de dire que l'auteur n'était pas le Claude Boulay de Everest.

Ça commençait déjà à avoir un parfum de scandale!

J'en profite pour ressortir une lettre écrite il y a quelque temps déjà par le paternel. C'est une analyse comparative entre l'affaire Gagliano et Baril et le traitement qu'avait réservé à l'époque la Presse et leurs amis. Maintenant que Charest et la Presse menacent de ressortir l'histoire Oxygène 9, je trouve que c'est pertinent.

Etienne Boulay

***

La poutre et la paille
Claude Boulay
VIGILE 19.2.2002
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Lettre adressée aujourd'hui à La Presse:

Les allégations
Affaire Gagliano
·  Le ministre Gagliano aurait facilité l'immigration au Canada d'un homme d'affaires italien accusé de fraude dans son pays. Cet homme d'affaires aurait obtenu des contrats d'agences gouvernementales relevant de M. Gagliano.

·  M. Gagliano aurait demandé au président de la Société immobilière du Canada (la SIC) d'embaucher un de ses organisateurs, M. Tony Mignacca, au salaire de $70 000.

·  M. Jean-Marc Bard, chef de cabinet de M. Gagliano, aurait exigé d'être directement impliqué dans la SIC. Il aurait dit aux dirigeants de cette agence: "Le reste du Canada est à vous, le Québec est à nous".

·  M. Gagliano aurait demandé à la SIC d'embaucher une amie, Mme Michèle Tremblay, à $5 000 par mois. La firme de communications de Mme Tremblay aurait obtenu des contrats totalisant 10 millions de dollars de diverses agences gouvernementales depuis 1995. De plus, elle aurait obtenu un contrat d'un million de dollars de sociétés de la couronne sous la responsabilité de M. Gagliano.

·  M. Robert Charest aurait obtenu des honoraires de $3 000 par mois, plus des frais de dépenses, un total de $187 000, entre 1996 et 1998, apparemment sans avoir travaillé pour cet argent. En 1998, MM. Gagliano et Bard auraient fortement insisté pour que le contrat de M. Charest avec la SIC soit prolongé, étant donné que son frère allait oeuvrer sur la scène provinciale et que les libéraux fédéraux voulaient l'aider.

·  Le ministère de M. Gagliano aurait accordé un contrat de 150 millions de dollars à Media IDA Vision, une firme ayant des liens étroits avec le Parti libéral.

·  Une entreprise contribuant au Parti libéral aurait acheté de la SIC l'ancien quartier général de l'armée au Québec à un prix équivalent à la moitié de son évaluation.

·  M. Gagliano aurait recommandé à la SIC l'embauche de M. Clément Joly, un des responsables du financement du Parti libéral.

·  Pour la construction du projet Benny Farms, sous la supervision de la SIC, M.Gagliano aurait demandé que le processus d'appel d'offres soit contourné, pour que l'entreprise de M. Manuel Triassi obtienne le contrat. La SIC ayant refusé, M. Triassi a été nommé président du conseil d'administration de la Monnaie royale du Canada. Sur ce même projet, on aurait demandé que les travaux mécaniques et électriques soient confiés à la firme d'ingénierie Pageau Morel. Le gendre de M. Gagliano travaille pour cette firme.

·  M Gagliano aurait demandé que les dossiers juridiques confiés à la firme Martineau Walker soient transférés à celle de M. Tomasso Nanci.

·  Autres personnes ou firmes que M. Gagliano aurait fortement suggérées: la firme d'ingénierie Soprin ADS, la société de démolition Fortini, M. Michel Hébert.

(Je me limite ici aux allégations récentes contre M. Gagliano.)

Affaire Baril
·  Le ministre Baril aurait pris des vacances avec un lobbyiste qui obtient des subventions du ministère de M. Baril pour ses clients.

·  Un militant péquiste aurait obtenu une subvention du ministère de M. Baril pour un organisme sans but lucratif. Ce militant louerait, pour $880 par mois, des locaux à cet organisme. (La valeur normale de ce loyer pourrait aller jusqu'à $1 200, mais il y a plusieurs bureaux vacants dans cette ville.)

·  Le directeur général actuel du PQ, après avoir quitté ce même poste il y a quelques années, aurait dirigé la même firme de lobbying. Quittant cette firme, il aurait obtenu une somme de $210 000.

·  Le ministre de l'Éducation, M. Sylvain Simard, aurait recommandé cette firme de lobbyistes à une personne à la recherche d'une subvention.

Les conséquences
Affaire Gagliano

·  M. Gagliano a été nommé ambassadeur au Danemark.
 Affaire Baril

·  Le ministre Baril a démissionné.

·  Le directeur général du PQ a démissionné.

·  Le militant péquiste qui avait perçu un loyer payé à même une subvention s'est engagé à rembourser ce loyer.

·  Le gouvernement du PQ s'est engagé à nommer un conseiller à l'éthique nommé par l'Assemblée nationale et à présenter un projet de loi d'encadrement du lobbying.
 

Les manchettes à La Presse
Affaire Gagliano
·  "Alfonso Gagliano se défend d'allégations de conflit d'intérêts"

·  "Chrétien maintient sa confiance en Gagliano"

·  Au sujet du remaniement ministériel par lequel M. Gagliano a été nommé ambassadeur: "Recentrage stratégique - Un habile coup de balai"

·  "Missive embarrassante pour Gagliano"
 Affaire Baril
·  "Un lobbyiste monnaie grassement ses accès auprès du ministre Baril"

·  "Le ministre des régions de nouveau dans le pétrin"

·  "Pagaille au PQ"

Constatation
Les titres sont beaucoup plus négatifs dans le cas de l'affaire Baril. Ils constituent toujours la manchette principale du journal. Dans le cas Gagliano, aucun des titres (sauf celui, plein d'admiration, relié au remaniement) ne constitue la première manchette du journal. Certains articles ne sont même pas en première page.

Traitement éditorial par M. André Pratte
Affaire Gagliano
M. Pratte demande une enquête indépendante, exige la démission de M. Gagliano le temps de cette enquête. Cependant, il prend beaucoup de précautions pour atténuer l'affaire:

·  "Mais les nominations partisanes de ce genre sont chose fréquente en politique."

·  "On ne parle pas ici d'actes illégaux. On parle de manquements possibles à l'éthique."

·  "L'enquête publique réclamée par les partis de l'opposition est un outil démesuré."

·  Au sujet du remaniement ministériel, même pointe d'admiration que dans la manchette de la première page: "M. Chrétien vient de nous servir une fracassante leçon de "vraie vie" politique... le chef libéral a rappelé que, quoiqu'on dise dans son dos, c'est lui le patron."

·  "Les Canadiens ne demandent qu'à être rassurés."

·  Dans son mini-éditorial où il réitère sa demande pour une enquête indépendante: "Ces accusations sont graves. Rien ne prouve qu'elles soient vraies."
 Affaire Baril
·  "Une de ces limites, c'est que le démarchage ne doit pas donner lieu à des comportements criminels." (L'expression "comportements criminels" est-elle utilisée à dessein?)

·  "En matière d'éthique, les apparences sont déterminantes." (Tiens, tiens, il ne dit rien de si catégorique dans le cas de Gagliano!)

·  Citation complaisante de M. Mario Dumont: "L'allocation de l'aide gouvernementale sera dorénavant dépendante des amitiés et des montants d'argent accordés au PQ". (Dans les allégations, il n'a pas été question de montants d'argent accordés au PQ.)

·  "Bernard Landry doit dire publiquement, clairement, fermement, que le comportement de certains de ses collaborateurs n'étaient pas acceptables". (Voilà une exigence que M. Pratte ne formule pas à l'endroit de M. Chrétien.)

·  "On frémit à entendre le président du PQ s'en remettre en matière d'éthique gouvernementale à l'Union nationale". (M. Landry avait fait référence, non seulement à l'Union nationale, mais aussi au PLQ et au PQ, c'est-à-dire à tous les partis qui ont formé le gouvernement. Cette utilisation tronquée d'une citation, pour faire de l'effet, M. Pratte l'a répétée sur les ondes de Radio-Canada le lendemain.)

Constatation

Même si M. Pratte demande une enquête indépendante dans les deux cas, les mots, les commentaires sont beaucoup plus durs envers le Parti québécois.

Traitement éditorial par Mme Lysiane Gagnon
Affaire Gagliano
·  "On ne congédie pas un ministre pour avoir donné quelques coups de pouce à des amis politiques. Si c'était le cas, la fonction publique et les agences gouvernementales se videraient du jour au lendemain."

·  "Rien ne prouve que M. Mignacca était incapable d'effectuer le travail... Mme Tremblay était parfaitement qualifiée".

·  Au sujet de l'homme d'affaires accusé de fraude: "On ignore si M. Gagliano était au courant... À supposer qu'il l'ait été, ce n'est pas bien grave."

·  "En fait, c'est plutôt M. Grant qu'il faudrait questionner." (M. Grant est l'ex-fonctionnaire qui a fait les premières révélations sur la récente affaire Gagliano.)
 Affaire Baril
Les titres des chroniques:

·  "Une odeur de fin de régime"

·  "Problème de leadership"

·  "La république des copains"
 

Certains des commentaires:
·  "À l'instar de Duplessis..."

·  "Le pire, dans cette affaire, est le doute qu'elle fait planer sur le jugement et les capacités de leadership du premier ministre Landry."

·  "Tous les chemins, dans cette lamentable histoire de lobbying, mènent effectivement à Bernard Landry."

·  "Ce projet de loi fabriquée en catastrophe ne répond aucunement aux inquiétudes suscitées par les magouilles subventionnaires du gouvernement Landry." Mme Gagnon cite une inquiétude du vérificateur général, qui n'a rien à voir avec l'affaire Baril, au sujet des organismes sans but lucratif par lesquels transitent les subventions. (Au fédéral, le vérificateur général a révélé qu'il y avait des sommes totalisant 20 milliards de dollars qui étaient dépensées à la discrétion du parti au pouvoir.)

·  "Oxygène 9, la désormais fameuse firme péquiste dont la principale utilité semble avoir été d'enrichir les copains du régime... (Commentaire gratuit: il n'a pas été démontré, ni même suggéré, que cette firme de lobbyistes fonctionnait dans ce but.)

·  La nouvelle loi serait comme "un aspirateur fou".

Constatation
Alors que Mme Gagnon fait tout pour atténuer l'affaire Gagliano, elle s'évertue, dans le cas de l'affaire Baril, à l'étendre le plus possible. Bien sûr elle pourrait alléguer qu'elle ne ménage pas M. Chrétien et son implication dans l'affaire du Club de golf de Grand-Mère, disant que c'était pire que l'affaire Gagliano. Mais c'est là une réaction tardive, alors que M. Chrétien a réussi depuis longtemps à étouffer l'affaire. Quand c'était encore d'actualité, Mme Gagnon ne s'est pas montrée d'une bien grande sévérité envers M. Chrétien.

Lettres de lecteurs dans La Presse
Il y a eu 14 lettres de lecteurs blâmant le gouvernement Landry dans l'affaire Baril, cinq cherchant à rétablir l'équilibre. (Mais la dernière a eu droit à une réplique de M. Pratte.)

Sur l'affaire Gagliano, il n'y a pas eu une seule lettre publiée dans le courrier des lecteurs de La Presse.

Les lettres de lecteurs sont utilisées pour renforcer les politiques éditoriales d'un journal:

Les lecteurs réagissent aux manchettes et ces dernières, comme on l'a vu, sont un reflet des politiques éditoriales.

Les lettres à être publiées sont sélectionnées par les éditeurs, qui favorisent en majorité celles qui vont dans le même sens qu'eux.

Les lecteurs qui n'appuient pas les politiques éditoriales hésitent à écrire, sachant que leurs lettres ont peu de chances d'être publiées.

Conclusion
Il me semble que l'analyse qui précède montre bien, qu'à La Presse, les scandales sont traités différemment selon qu'ils ont leur origine à Ottawa ou à Québec. Je pourrais être dans l'erreur. M. Pratte, dans sa réplique à un lecteur ce matin (02-02-18), jure sur ses grands dieux que son journal ne fait pas de partisanerie. Il acceptera sans doute que la question soit soumise à un jury impartial. N'y a-t-il pas justement un groupe de journalistes étrangers en visite au Québec ces jours-ci? Posons-leur la question. Compte tenu des allégations, des montants d'argent en cause, des actions qui ont été prises de part et d'autre, le traitement de l'information dans ces deux cas à La Presse a-t-il été équitable, ou le titre qui coiffe cet article est-il justifié?

Claude Boulay

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----- Original Message -----
From: Valérien Lachance
To: Robert (pays) Bertrand
Sent: Saturday, February 21, 2004 9:58 AM
Subject: [Pour-le-Pays-du-Quebec] d'Ottawa à Québec !
 

Bonjour.

Extrait
"Mais les liens entre la firme Everest (vendue à une agence américaine l'année dernière) et Jean Charest ne s'arrêtent pas là puisque, pour l'un et l'autre, les premiers pas en politique se sont faits à Sherbrooke"

VL

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Le Devoir
Le scandale des commandites - Des liens qui traversent l'Outaouais
Kathleen Lévesque
Édition du samedi 21 et du dimanche 22 février 2004

Mots clés : Canada (Pays), Commandite, outaouais

Dans les officines du gouvernement libéral à Québec, les prières doivent être nombreuses depuis la semaine dernière pour que les effluves du scandale des commandites ne traversent pas la rivière des Outaouais. Et pour cause: les copains du Parti libéral du Canada sont aussi ceux du Parti libéral du Québec.

Jeudi, le premier ministre Jean Charest a d'ailleurs senti le besoin de souligner qu'aucun membre de son entourage n'a été impliqué dans la magouille fédérale. Il demeure toutefois que Michel Guitard, aujourd'hui conseiller en communications au bureau de M. Charest, était vice-président aux relations publiques chez le Groupe Everest lorsque le scandale a éclaté en 2002. Dans l'état-major du premier ministre, on retrouve également Claude Lemieux qui, après avoir travaillé avec Daniel Johnson, a fait le saut au fédéral dans le cabinet de l'ex-ministre Alfonso Gagliano, celui qui avait la responsabilité politique du controversé programme de commandites.

Mais les liens entre la firme Everest (vendue à une agence américaine l'année dernière) et Jean Charest ne s'arrêtent pas là puisque, pour l'un et l'autre, les premiers pas en politique se sont faits à Sherbrooke. Un des cofondateurs de l'agence, Jean-Pierre Bélisle, est d'ailleurs un ami d'enfance de M. Charest. C'est par l'entremise de ce dernier que Claude Lacroix, vice-président au développement chez Everest, est devenu, avec sa conjointe Suzanne Poulin, un des piliers de l'équipe Charest.

Entre 1984 et 1998, Suzanne Poulin a été la collaboratrice de Jean Charest, alors au Parti progressiste-conservateur. Le couple Lacroix-Poulin a été très actif lors du difficile passage de Jean Charest à la tête du Parti libéral du Québec. Mais après la défaite électorale de 1998, Everest est disparu du paysage du PLQ et certaines amitiés se seraient effritées.

Chez les libéraux provinciaux, que la Loi sur le financement populaire a forcés à avoir des structures militantes, on se plaît à prendre ses distances des partis fédéraux. Ces derniers n'ont aucune véritable machine électorale, dit-on, et doivent donc s'appuyer sur les amis qui ont des entreprises de relations publiques et de publicité quand un scrutin est déclenché. «Ce sont des champignons qui poussent tous les quatre ans. Ils n'ont pas d'huile à bras. Leur message politique et tout le contenu de leur programme sont décidés par des professionnels», explique un libéral qui souhaite ne pas être identifié.

Publicitaire et bénévole

Plus tôt cette semaine, le directeur général de l'Association des agences de publicité du Québec, Yves St-Amand, a d'ailleurs déploré que trop de publicitaires fassent du bénévolat durant les élections, une situation qui entraîne les retours d'ascenseur des politiciens une fois au pouvoir.

«Je suis persuadé que le PLQ a eu beaucoup de bénévoles au cours de la dernière campagne électorale. La machine libérale a sûrement généré certains coûts. Sans les accuser, on est en droit de s'inquiéter car il y a un contexte qui vient de changer avec le rapport de la vérificatrice générale : il y a une suspicion très grande chez les citoyens du Québec et du Canada tout entier», souligne Yves Boisvert, professeur d'éthique à l'École nationale d'administration publique (ENAP).

Aux élections d'avril dernier au Québec, Michel Guitard faisait partie de l'équipe d'organisation autour de Jean Charest. Au scrutin municipal de 2001, M. Guitard était un des principaux dirigeants de la campagne de Jacques Olivier à Longueuil. Quelques mois plus tard, Everest décrochait un important contrat de relations publiques de 1,3 million de dollars avec cette municipalité.

Longtemps, Diane Deslauriers, vice-présidente responsable des commandites chez Everest et conjointe du président d'Everest, Claude Boulay, a été une organisatrice libérale et une collectrice de fonds réputée. Interviewée par Le Devoir au printemps 2002, elle s'en disait fière. «Je ne m'en cache pas. Je suis libérale. Moi, je n'ai pas de contrats des péquistes. [...] Je n'en attends pas non plus. Je suis rouge libéral. C'est moi qui décide d'aider le Parti libéral à faire des levées de fonds. J'ai aidé Liza Frulla [aujourd'hui ministre au sein du cabinet de Paul Martin], j'aide des gens à Ottawa et je l'ai fait longtemps pour Paul Gobeil [président du Conseil du trésor sous Robert Bourassa]», avait-elle déclaré alors.

Un investissement

Un vieux routier des relations publiques et des élections qui a requis l'anonymat confirme que le bénévolat est une forme d'investissement. «C'est vu comme du développement d'affaires. Chacun fait progresser son entreprise selon son réseau, qui peut être en politique fédérale, provinciale ou municipale. Ça se fait beaucoup en offrant un traitement VIP à nos clients : soirée de hockey dans une loge d'entreprise, billets pour les spectacles, expéditions de pêche», raconte-t-il.

Il y a deux ans, les révélations sur le copinage entre le monde politique et le secteur privé se sont multipliées. Cela a entraîné la démission du ministre Don Boudria, dont la famille avait profité de la résidence en Estrie du dirigeant d'Everest, Claude Boulay. Dans la même foulée, on apprenait que le ministre Denis Coderre avait été hébergé dans le condo de M. Boulay après les élections de 1997 parce qu'il avait des problèmes matrimoniaux. L'ex-ministre Martin Cauchon prenait même les devants et affirmait que Jean Lafleur, de Lafleur Communications (une des neuf agences impliquées dans le scandale), était un ami personnel avec qui il allait en expédition de pêche tout en précisant qu'il assumait ses propres dépenses. Et son ancienne chef de cabinet, Luce Asselin, était elle aussi issue du giron d'Everest.

Accusé de complaisance envers le gouvernement fédéral dans le dossier des commandites, Jean Charest a martelé que son équipe «suit déjà des règles très strictes, transparentes».

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----- Original Message -----
From: Robert Bertrand
To: Pour-le-Pays-du-Quebec
Sent: Friday, February 20, 2004 5:34 PM
Subject: [Pour-le-Pays-du-Quebec] '' nous avons été battus par l'argent... '' / Nic Payne / Vigile

Lettre à monsieur Jacques Parizeau
Nic Payne Montréal
nic@aei.ca
nicocourrier@hotmail.com
TRIBUNE LIBRE 13 février 2004

http://www.vigile.net/ds-actu/docs4/2-12.html#tlnp
Montréal, le 12 février 2004

Monsieur Parizeau,

Le scandale du programme fédéral de commandites éveille en moi le souvenir d'une phrase célèbre que vous avez prononcée en 1995. Oui, ces quelques mots qui avaient provoqué moins un débat qu'une levée de boucliers, dont les historiens du futur concluront probablement qu'elle ne peut être interprétée adéquatement qu'à travers les enseignements freudiens...

Vous aviez dit, d'abord : '' nous avons été battus par l'argent... '', et aussi que nous allions dorénavant '' en manger toute une ''. La seule existence de cette extravagante campagne de visibilité canadienne au Québec -- 250 millions de dollars ! -- vous donne raison sur toute la ligne, et me fait penser qu'en 95, il fut possiblement pour certains bien commode qu'on s'attarde surtout à une autre portion de phrase de votre discours, qui, elle, aurait sûrement mérité un accueil plus constructif, et moins exclusif.

En effet, presque dix ans plus tard, il est bien difficile, à mon avis, de déceler quelque impact négatif que ce soit, dans la société québécoise, de votre déclaration sur le vote ethnique; Pendant ce temps, par contre, Ottawa et ses amis continuent de dépenser des sommes monstrueuses pour promouvoir le nationalisme canadien au Québec. Et ce n'est que lorsque cette valse frénétique des millions, déjà odieuse, accède finalement au statut de l'un des plus grands scandales politiques de l'histoire du Canada, et que la Vérificatrice Générale dépose un rapport accablant, que d'aucuns, parfois les mêmes qui vous condamnaient en 95, élèvent finalement la voix, mais seulement pour dénoncer les irrégularités du processus !

Nous sommes quelques-uns, dans le débat sur le statut de notre nation et tout ce qui s'y rapporte, à confondre sagesse et mollesse, modération et manque de courage, extrémisme et conviction. S'il-vous-plaît, continuez de dire ce que vous pensez. Merci.

===========================

Et ça continue...


 
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