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Le Parlement brûle
à Montréal en 1849

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LE PARLEMENT BRÛLE
à Montréal en 1849
Claude G. Charron

et

Lettre ouverte à John Ralston Saul
suite à son article à la une de
The Gazette du mercredi
Guy Bouthillier
Président
Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal
5 juillet 2000


Une capitale éphémère Montréal et les événements tragiques de 1849 Textes réunis et présentés par Gaston Deschênes Les cahiers du Septentrion Sillery, 1999

«We blew it.» phrase à l’emporte-pièce débutant la chronique de Don Macpherson dans la Gazette du 4 septembre dernier.  Pourquoi une telle emphase ?  À première vue, la chronique du journaliste de ce jour là semblait souligner l’arrivée en librairie d’un petit livre de cent soixante pages : Une capitale éphémère - Montréal et les événements tragiques de 1849.

Il est rarissime  qu’un journaliste de la Gazette s’intéresse à la littérature franco-québécoise, romans et essais confondus.  Mais cette collection de textes colligés et présentés par Gaston Deschênes relatent rien de moins que l’incendie du parlement du Canada-Uni et de sa bibliothèque, un gouverneur général pris deux fois en souricière, de multiples tentatives d’avoir la peau du premier ministre, deux incendies contre  sa maison, une foule en délire qui manifeste haut et fort pour que les auteurs de ce grand dérangement ne soient ni jugés ni punis.  Et qui réussi à faire plier les autorités!

Le «We blew it» de Macpherson, c’est l’expression d’un journaliste gêné.  Gêné, parce que ses patrons sont habituellement maniaques des commémorations.  Mais cette fois, la consigne est «bouche cousue» et l’explication de cette exhortation au silence se trouve en page 101 du livre de Deschênes:  «La poupée du spectacle (le représentant de la reine) doit être rappelée et repoussée par le mépris universel du peuple.  Dans le langage de Guillaume IV, « LE CANADA EST PERDU ET LIVRÉ».  LA FOULE DOIT S’ASSEMBLER SUR LA PLACE D’ARMES CE SOIR À HUIT HEURES.  AU COMBAT, C’EST LE MOMENT!» (The Montreal Gazette, 25 avril 1849)

Maintenant que la direction de la Gazette nous rabâche les oreilles sur la primauté du droit, il lui devient gênant de commémorer l’anniversaire d’un tel appel à la sédition. Le 25 avril 1999, rapporte Deschênes, la Gazette commémorait une émeute survenue…le 10 mai 1849 à New-York!»  Mais pourquoi donc alors Macpherson ose aller contre la consigne à l’occasion de la sortie de Une capitale éphémère?  C’est qu’il cherche avant tout à démontrer que les Johnson, Henderson et autres Galganov d’aujourd’hui sont des agneaux à côté des real angryphones qu’ont été les gens de la trempe de John Ferres, celui qui a fait que la Gazette de 1849 a publié son célèbre brûlot, en édition spéciale s’il vous plaît, et contre une loi sanctionnée l’après-midi même par le représentant de Victoria, sa gracieuse majesté.

Dans sa présentation, Deschênes ne comprend pas que les médias francophones ressentent également de la gêne à commémorer 1849.  Le 25 avril,  La Presse ne trouve rien de mieux que de parler du cinquantième anniversaire de l’Institut de réhabilitation de Montréal…fondé en novembre 1949.  Le Devoir est le seul à y consacrer un article, mais déplore Deschênes, le texte de Jean Chartier est publié le mercredi 21 avril plutôt qu’en fin de semaine.

C’est envers les confrères universitaires que Deschênes est le plus lapidaire: «Les événements de 1849 attendent leurs historiens».  Il a raison.  Si les historiens du ROC ont intérêt à faire du survol au-dessus 1849, si les Minutes du Patrimoine ne tiennent pas à faire revivre sur les écrans de Famous Players un lord Elgin recevant des oeufs pourris, comment se fait-il que l’année 1999 soit passée sans qu’aucun colloque ne soit organisé sous le thème de l’année de la terreur, comment se fait-il que le Bulletin d’histoire politique n’ait fait aucun numéro spécial ou qu’un spécialiste du XIXe siècle n’ait abordé ce thème dans le numéro consacré à l’instauration du gouvernement responsable (Printemps-été 1998)?  Les événements de 1849 sont pourtant intimement reliés à l’arrivée du gouvernement représentatif.

Dans ce numéro spécial du Bulletin d’histoire politique, Steven Watt tente de défaire la thèse de ceux qui, comme Lionel Groulx et John Saul, considèrent l’avènement du gouvernement responsable comme une victoire tardive des patriotes. Watt signale l’importance du Montreal Constitutional Association dans l’organisation des milices anglo-protestantes en 1835 et l’élaboration de la constitution de 1841.  George Moffatt, un influent membre du MCA, a été conseiller de Durham et un de ceux qui s’assurèrent que l’arrivée du gouvernement représentatif se fasse de façon à ce que l’influence des électeurs canadiens-français soit à son plus bas niveau.  Or, que nous apprend Deschênes dans son livre ?  Que le 25 avril, l’un des principaux orateurs sur la tribune du Champs de Mars s’appelle…George Moffatt (page 108).

Et le grand avantage du livre est de nous faire découvrir cette continuité dans la résistance à la French supremacy surtout à travers le texte d’un certain Alfred Perry écrit en 1887.  Lors des événements, Perry était «captain of the Hook and Ladder and Hose».  Un chef pompier qui est un grand vantard.  Il n’est pas du tout gêné à avouer comment, dans sa seconde tentative pour fracasser à l’aide d’un caillou l’horloge au-dessus du fauteuil de l’orateur, il a atteint un lustre et a ainsi mis le feu au Parlement (page 112).  Et fier de dire que c’est lui qui est sorti de l’édifice en flamme avec sous le bras la masse, symbole du pouvoir royal:  «Je croyais tenir entre les mains un objet aussi puissant que César et ses richesses», ajoute-t-il au soir de sa vie (page 113).

Dans le livre de Deschênes, le témoignage de cet illuminé s’ajoutant aux lettres du marchand W.R. Seaver, aide à mieux saisir les motivations profondes des acteurs d’un drame que l’on pourrait placer à la hauteur des tragédies grecques.  Car, c’est bien de cela qu’il s’agit ici :  la tragédie du peuple canadien français. Si, trente-huit ans après les événements, Perry est encore aussi fier de sa performance, c’est qu’il a l’impression d’avoir contribué à une grande victoire.  Et si le Montreal Star de 1887 accorde autant d’importance à Perry, c’est qu’il croit que la résistance de 1849 a bien servi la Cause.  Après tout, 1887 est une année de haut risque.  Avec cette Conférence de Québec qui se profile…

Comment alors croire Lionel Groulx quand il écrit que 1849 a sonné le glas de l’oligarchie (page 80).  Comment peut-il affirmer cela en conclusion quand, dans le coeur de son récit, les questions se multipliaient?  Ainsi, en page 71: « Par quel hasard, Montréal a-t-il pu rester aux mains de la canaille? (..)  Un jour, elles (les autorités) décident de sévir.  Quelques chefs de l’émeute sont jetés en prison.  Quelques jours plus tard, les prisonniers sont relâchés sous caution, comme pour leur fournir l’occasion d’un nouveau triomphe.»  L’impunité pour les auteurs de ce grand tumulte, la mise sur pied d’un régiment de volontaires canadiens français, mais ordre est par la suite donné de le démanteler, qui a gagné en 1849 ?  George Moffatt ou Lafontaine?

Gaston Deschênes aurait eu intérêt à insérer dans sa collection de textes, la lettre confidentielle datée du 1er mars de lord Elgin à son patron du Colonial Office.  Le gouverneur général sent le besoin de saisir Grey de la foire d’empoigne qu’est devenue la Chambre à l’occasion du débat sur le Bill des indemnités. Il conclut: «…seule une union des quatre provinces (Bas et Haut-Canada, Nouvelle-Écosse et Nouveau-Brunswick) pourrait placer les intérêts britanniques en Amérique du Nord sur un pied de sécurité.»

Le livre de Deschênes aurait dû avoir comme titre: Un éphémère Canada à deux.  Car, plus qu’une capitale, plus qu’une bibliothèque, c’est le Canada idéalisé par les Lafontaine et Baldwin qui se consume dans les cendres du marché Saint-Anne.  Il allait de la crédibilité de la monarchie que la loi des indemnités ne soit pas révoquée.  Mais l’impunité accordée aux auteurs de cette sédition, avec la complicité de l’armée et de la police, avec des pompiers qui se réjouissaient du «grand feu de joie», tout cela a suffi pour convaincre les politiciens post 1849 de ne pas se précipiter avant de faire des «cadeaux» aux «conquis».

En 1849, une égale représentation d’un Haut-Canada moins peuplé que le Bas faisait qu’un vote québécois valait moins qu’un vote orangiste.  Dix ans plus tard, la situation démographique étant inversée, on change les règles du jeu avec le REP by POP.  Mais, cela n’était pas assez.  Londres a fini par suivre le conseil du gendre de Durham.  On a provincialisé et paupérisé les Canadiens français dans une Confédération qui n’en était pas une.

Avec 1849, le Canada anglais a pris le relais de Londres en rejetant le grand rêve des Lafontaine et Balwin.  Le livre de Deschênes est une grande contribution.  Si plus d’historiens, de sociologues et de psychologues se penchaient un tant soi peu sur le témoignage de ce boutefeu de Perry, on pourrait enfin briser le mythe qui nous fait croire que les Canadiens français forment un des deux peuples fondateurs d’un BNA Act qui avait comme but ultime d’éteindre leur nationalité.  D’autres aujourd’hui se sont chargés de prendre le relais des Ferres, Moffat et Perry.  Ils ont comme nom, Chrétien et Dion.
Claude G. Charron
 

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Lettre ouverte à John Ralston Saul suite à son article à la une de The Gazette du mercredi
Guy Bouthillier
Président
Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal
5 juillet 2000



Il y aurait tant de choses à dire de votre article de ce matin dans The Gazette (...). Je me bornerai à ce qui suit.

C'est une chose pour un gouvernement de ne pas tirer sur une foule en transes. C'en est une autre, pour ce même gouvernement, de ne pas traduire devant les tribunaux ceux qui ont joué les boutefeux pour amener la foule à ce point de délire. Je pense ici - vous les aurez reconnus - aux beaux esprits de l'époque qui, dans leurs journaux, appelaient à manifester « au nom de leur sang et de leur race d'Anglo-Saxons». Mais je pense surtout aux incendiaires qui ont délibérément mis le feu aux bâtiments.   Certes, ils ont été arrêtés ce soir-là, puis jetés en prison.  Mais ils ont été libérés, sur-le-champ ou presque, par les autorités qui obéissaient
ainsi à la pression de la même foule qui venait d'applaudir à l'incendie.  Jamais, par la suite, ne seront-ils le moindrement inquiétés par la justice  (en cette année 1849, qui est pourtant l'année même où le Canada a organisé  son  système  de   justice ! ).

Totalement impunis ! Un régime qui ne tire pas sur les foules, c'est une chose. Un régime qui, par crainte des foules, refuse de s'adresser à ses tribunaux, c'en est une autre.  Ce n'est pas de ce bois-là, me semble-t-il, que l'on fait « les plus meilleurs pays du monde ».

Mais, dans l'affaire de l'incendie du parlement, il y a plus encore.

Alfred Perry - c'est de lui dont il s'agit - s'est vanté publiquement d'être le chef des incendiaires (ô ironie, il était aussi chef des pompiers ! ).

Cette vantardise, qui était connue à l'époque, le restera tout au long de l'histoire, grâce notamment à la bienveillance des journaux anglais de Montréal - dont la Gazette - qui, par trois fois au moins, en 1887, en 1938 et en 1960, et même plus récemment, grâce aux toujours intéressantes chroniques de M. Collard, en 1997, puis encore récemment en 1999, ont fait écho à cet orgueil impuni.

Cette « vantardise par procuration » de la part de nos journaux est assez trouble, mais sans doute vous a-t-elle, cher Monsieur, échappé. Mais il y a plus encore à dire de M. Perry.  En effet, non seulement cet incendiaire célèbre a-t-il été laissé impuni, mais encore on a poussé l'humour jusqu'à donner son nom à l'une de nos grandes institutions hospitalières, le pavillon Perry (il s'appelle toujours ainsi en l'an de grâce 2000) du Douglas à Verdun.

C'est une chose pour un État de laisser impuni un criminel pourtant connu de tous.  C'en est une autre, pour une « communauté », de perpétuer la mémoire de ce même criminel en gravant son nom dans la pierre de nos monuments et
institutions.

Votre prose de ce matin dans La Gazette (5 juillet 2000, p.1 et 2) est amusante à plus d'un titre. Je ne commencerai toutefois à la prendre au sérieux que le jour où je vous entendrai demander publiquement - conjointement avec moi si vous y
tenez, mais, mieux encore, avec les dirigeants actuels des journaux anglais, lesquels ont contribué si efficacement à perpétuer cette sombre mémoire - que ce nom soit rayé et remplacé par un autre - pourquoi pas celui de Lord Elgin, lointain et noble prédécesseur de votre non moins noble mais si proche épouse, lequel reste, dans cette affaire, le grand humilié ?

Guy Bouthillier
Président
Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal
6.7.00

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 Brûlons le parlement, part two
par Jean-Yves Durocher
dim. 26-11-2000 14:03
avant-garde_quebec@egroups.fr

On se rappellera de l'appel de The Montreal Gazette du 25 avril 1849
exhortant les Anglais à reprendre le "contrôle".

On connaît le résultat. Le Parlement canadien fût incendié. Sa bibliothèque autodafée comme durant le règne nazi. Plus jamais on ne tolèrerait que le siège du gouvernement du Canada soit situé dans sa ville la plus populeuse.

Les voilà qui récidivent, lisez ce texte dans ce journal de ce matin:

Creative tactics needed against mergers
NEIL CAMERON
Freelance

When Mayor Pierre Bourque first ran for office, he portrayed Vision Montreal as an instrument of botanical utopia. As usually happens, utopia has now been converted into a campaign of Napoleonic conquest, endorsed by the premier and the minister of municipal affairs.

The mayors of smaller municipalities have long shown bitter opposition to complete amalgamation. Some briefly hoped that something a little better would result from the Bernard Report. But the compromise Louis Bernard proposed between Bourquian unification and existing urban multiplicity turned out to be just a means of slowing down the onset of public rage.

Verdun Mayor Georges Bosse and his colleagues are taking heart from Jean Charest's opposition to the new urban scheme, but reversal remains a long way off. The whole terrible idea needs maximum resistance now. The expanded Montreal is being presented by both the city and the Parti Quebecois government as an idea whose time has come, which is the classic defence of all political notions that make no sense.

Montreal faces the prospect of grave damage from the worshippers of Progress. If this god were to get its own statue, it ought to be of a blindfolded man driving a steamroller at full throttle.

All the municipalities have demonstrated that overwhelming majorities of their citizens want the existing system preserved; Mayor Bourque, Premier Bouchard and Municipal Affairs Minister Louise Harel are simply ignoring them. Jean Charest, noticeably bucked up by the strong endorsement he recently got from his party, is garnering gratitude from the mayors, but could already count on most of their constituents to vote Liberal in any case. The mayors should get Charest's promises signed in blood. Ambitious municipal agglomerations have seldom been reversed, even if they produce all the unhappy consequences that were predicted by opponents.

Cynics wonder whether Montreal amalgamation is merely payback for all those Canadian-unity resolutions voted by several municipalities.  Bouchard, in the five years since he threw himself into the last referendum campaign, has shown few signs of enthusiasm for launching new confrontations. But devouring harmless municipalities may serve his own ends. The resulting uproar is probably no more likely to produce the fabled winning conditions for a future referendum than
the commission investigating the status of French has been, but the impression of renewed struggle may at least serve to beat off ambitious rivals with wilder schemes.

Bouchard and Charest may not regard each other with great personal fondness, but they have a lot in common. Both are inclined to small-c conservatism. Neither has a real appetite for constant demagogy.  Both lead political parties shaped by the nationalist enthusiasms of three decades ago, but more lately bowing somewhat uncomfortably to the claims of business enterprise. Pequistes continue to hint darkly about another referendum and the Liberals are mumbling something about constitutional negotiations again, but both parties have lately sounded almost sane. Montrealers were starting to conceive of a possibility at last of peaceful repose. No such luck; the steamroller's rumble is being heard again.

The duke of Wellington once laid down the maxim: when it is not necessary to change, it is necessary not to change. That makes very good sense, although even a century and a half ago, it was already something that only a landed aristocrat and war hero could still get away with declaring explicitly as a wise approach to public issues.  Blessed immobility is very difficult to defend in universal-suffrage
democracies. No matter what the political mood of the moment, professional career politics has made creating an impression of movement obligatory. Politicians now shrink from the Iron Duke's bluntness, preferring strategies that offer the maximum in image improvement and the minimum expenditure of effort.

Turning the amalgamators from their present course will require finding legal ways to subject them to as much inconvenience as they are trying to impose. Protesters should consider actions like massive descents on the casino to make minimum wagers, blocking as much of its money-making capacities as possible. Christmas purchases of alcohol and cigarettes should be made outside Quebec as much as is legal and practical. Consideration should be given to the payment of
tax bills by erratic and uneven mailings of quantities of small change. Anti-merger citizens with cars should devote some of each week to circulating in impenetrable parades that surround major public buildings, horns in continuing use. If charged with wrongdoing, they can call in Jean Chretien's ethics commissioner to
exonerate them.

- Neil Cameron is a historian and former Equality Party MNA.

http://www.montrealgazette.com/editorial/pages/001126/4941071.html

Voilà l'Anglais.  Voilà pourquoi il est si essentiel que les ghettos du ghota montréalais disparaissent.

Lisez ce texte ou l'on suggère qu'il est légal de faire de l'obstruction, de la contrebande, de tapages publics, de non paiement de taxes.

Et la loi, elle est où la loi?

Une pour les francophones qui désirent ce libérer du joug colonial canadien et une autre pour les anglophones qui ne veulent que le perpétuer?

Enfin, le vrai visage de cette race, enfin la vérité sur ce qu'ils sont.

Vivre le Québec, vivre le Québec français avec une métropole française, partout dans l'arrondissement de Montréal.

Jean-Yves Durocher

P.S. Si vous connaissez les gens biens, ceux qui habilitent les propriétaires de la presse au Québec, pouvez-vous leur demander s'ils tolèrerons longtemps l'appauvrissement du Québec proposé par The Gazette?

Si vous les connaissez, demander leur ce qu'ils comptent faire lorsque les coffres de l'État du Québec seront à sec?

Demander leur qui alors paiera le salaire des infirmières, des professeurs?

Enfin demander leur s'il connaissent le code criminel du Canada et les articles sur la propagande haineuse.

Finalement, c'est quoi un appel à l'appel à l'insurection?

Pour les francophones la Loi des mesures de guerres?

Pour les anglophones?

Forum « Avant-garde Québec »
Fondé en septembre 1998
Vive la République du Québec !

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Le parlement sous le tapis…d’asphalte
François Therrien, Montréal
2004/04/17
http://cf.groups.yahoo.com/group/Pour-le-Pays-du-Quebec/message/4956

Si plusieurs Québécois savent qu’un parlement du Canada-Uni existait encore le 25 avril 1849 jour où il fut incendié, peu savent aujourd’hui où il se trouvait quand il était encore debout.

Au-delà des causes relativement connues de  l’incendie, vraisemblablement criminel, on doit s’attacher aux conséquences refoulées de ce petit acte de terrorisme contre ceux qu’on appelait alors les canadien français : l’importance de la bibliothèque que le bâtiment contenait est telle que le spécialiste Gilles Gallichan en parle comme de « Notre désastre d’Alexandrie ».  Ce pourquoi le documentaire de Serge Cardinal , qu’on a vu récemment à TQ, consacré au projet de la Grande Bibliothèque Nationale  La bibliothèque entre deux feux en fait pareil cas et avec raison.

Après les rébellions de 1837-38 et l’union de 1840 les canadiens Français étaient en voie de maîtriser le grand jeu du parlementarisme britannique. C’est à se demander si le propos de Durham sur ce peuple sans culture et sans histoire n'était pas davantage l’objectif visé qu’un constat attristé.

Donc derechef comment calculer les conséquences de la chose qui a été accomplie là ? Véritable trou de mémoire, l’état actuel du parlement du Canada-Uni peut nous en donner une idée: et d’autant plus que si la reconstitution du lieu de la tragédie devrait être confié aux archéologues, rien pourtant ne semble moins certain !

Des projets qui sont bien loin de viser à la reconstitution du parlement ne sont peut-être pas absolument écartés comme si ça n’allait pas de soi. Oserait-on par exemple accorder des projets de stationnement souterrain ou des tours d’habitation, mieux vaut être alarmiste et poser la question que de se retrouver un beau jour devant le fait accompli

Le  centre d’histoire de Montréal avec son itinéraire modeste mais percutant "1849 le parlement brûle" fait une œuvre de sensibilisation magnifique à l’ahurissant état d’abandon de notre patrimoine.

À chaque dimanche du mois d’Avril, le circuit qu’ils proposent est un simulacre d’introduction au présent.

Comme l’indique le bulletin no 45 du CHM
 

«Ainsi donc, à la demande du journal The Gazette, plus de 1500 personnes se réunissent au Champ-de-Mars en ce début de soirée du 25 avril 1840 »   Nous aurons tôt fait de nous retrouver dans la peau des incendiaires se dirigeant par la rue Saint-Paul vers le parlement détesté en saccageant au passage les maisons des journaux contraires à nos vues. Pour aboutir brutalement à ce monument à l’oubli du parlement qu’est l’actuel parking de la place d’Youville devant le centre d’histoire de Montréal.


Moment triste de notre histoire, cet événement  constitue aussi une étape importante de notre annexion dans la constitution canadienne en 1867.

Qu’on puisse ignorer en partie ce qui s’y est passé « au juste » est tout bonnement compréhensible. Comment pourrait-il en être tout à fait autrement ? L’essentiel étant que des projets de reconstitutions respectueux de notre histoire soient à l’étude ou mieux en voie de réalisation.

Le 25 Avril des personnalités influentes devraient se donner le mot pour commémorer place d’Youville, l’incendie du parlement du Canada-uni à Montréal.

François Therrien, Montréal

Pour la visite guidée il faut prendre rendez-vous avec le chm au 872-3207
 
 





----- Original Message -----
From: Claude Dulac
To: Pour-le-Pays-du-Quebec@groupesyahoo.ca
Sent: Saturday, April 17, 2004 7:34 PM
Subject: Re: [Pour-le-Pays-du-Quebec] Re : Le parlement sous le tapis.... d'asphalte
 

Depuis 1968 que je sais que le parlement du Canada uni a été brûlé parce que les Canadians vivant à Montréal comme des sud-africaisn (vigilants...) ont été offusqués parce que des patriotes ont eu des compensations parce que leurs fermes ont été endommagées par les soldats et mercenaires anglais...

Même Globesnki, un mercenaire Polonais, s'est interposé entre les Patriotes et les "Canadians pour éviter qu'il y ait plus d'exécution sommaires (Voir les mémoires de ce Globenski.

(...)
<<Après les rébellions de 1837-38 et l'union de 1840 les canadiens Français étaient en voie de maîtriser le grand jeu du parlementarisme britannique.>>

Comment maîtriser le grand jeu à cette époque-là puisque la représentation des Québécois d'alors étaient en plus petit nombre.

Le Haut-Canada ayant une masse critique de députés Canadian à 100% et le Bas-canada lui de son nombre de sièges devait enlever le nombre de sièges des canadians et des loyalistes.

La démonstration que le nombre de vote des Québécois d'alors était inférieur à celui des anglais.

Pour contrôler une assemblée il faut 50%+un et c'était les canadians qui l'avaient!!!!

De plus, que la chambre haute pouvait refuser le projet de loi. Et même s'il passait aux deux chambres le gouverneur général (représentant alors Victoria de Saxe-Cobourg) pouvait invalider la loi.

Qui avait le droit de vote dans ce temps-là : propriétaire foncier, homme, de plus de 21 ans. Est-ce qu'il y avait beaucoup de Québécois correspondant à ce critère ?

La liste électorale était préparée par le Canadian, il fallait voter à main levée et passer le seuil d'un bureau de vote sous la surveillance de "gros bras"armés.  Le scrutin pouvait s'écouler sur un mois...

Un parlement qui a été bâti par l'occupant et n'étant pas le symbole de la démocratie mais de la suprématie condescendante (le mépris condescendant du vainqueur).  De plus, une institution conséquence des propos de Durham d'assimiler des êtres inférieurs qui n'avaient pas d'histoire.

J'ai assez de notion d'histoire pour ne pas banaliser les monuments historiques tel le monument des patriotes. N'avons-nous pas à subir la Colonne Nelson (empire britannique), la statue de Victoria de Saxe-cobourg, le monument aux Canadian de Montreal qui se sont battus pour la guerre des Boers, Rue Amherst, Dorchester, McGill...

La rectitude aurait été de détruire nous même ce parlement qui était le symbole d'une duperie !!

Si vous avez d'autres explications à me demander je me ferai un plaissir de vous répondre.

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----- Original Message -----
From: François Therrien
To: Pour-le-Pays-du-Quebec@groupesyahoo.ca
Sent: Wednesday, April 21, 2004 7:41 AM
Subject: [Pour-le-Pays-du-Quebec] Le parlement sous un plus beau tapis

Après quelques coups de téléphone, il semblerait que les renseignements offerts sur le site du vieux montréal concernant l'avenir plus ou moins immédiat de la place d'Youville puissent donner une assez bonne idée de ce vers quoi on s'en va. Ce serait beau et attrayant et avec une valeur artistique indubitable, mais les possibilités qu'y soient affirmés solidement et explicitement la réalité historique du site du parlement incendié en 1849 semblent faibles. Ce projet semble obéir à d'autres motivations.

On m'a assuré qu'on ne porterait pas atteinte au site archéologique et que le projet se ferait précautioneusement par-dessus le parking pour ainsi dire. L'importance archéologique et  l'importance  de l'histoire politique de ce site rend l'approche "architecture paysagiste symbolique" (mettons...) qui semble avoir la faveur de la sdm (société de développement de montréal) rien de moins qu'évidente
De plus une fois exécutée est-il si certain que la chose puisse être enlevée au profit d'une approche plus résolument historienne du site ? Encore une fois il est préférable de s'en inquiéter
Ce projet peut être jugé éventuellement néfaste pour la mise en valeur du patrimoine et devrait faire l'objet de consultations publics. Ça me semble le but immédait à atteindre le plus vite possible si c'est possible.

D'autant plus qu'il se pourrait que le projet soit réalisé cette année dans les mois qui viennent!

http://vieux.montreal.qc.ca/cgi-bin/hall/fiche_rue.cgi?id=7&sec=j

Dès 1996, le groupe Cardinal Hardy / Claude Cormier, architectes paysagistes conçoit un nouvel aménagement de la place d’Youville pour remplacer le stationnement. Il s'agit d'un projet de la Ville de Montréal réalisé avec le support du ministère de la Culture et des Communications du Québec. Le nouvel espace public, de facture contemporaine, mise sur l’aménagement d’un plateau tapissé de gazon. Ce plateau est doté d’une épine dorsale centrale qui évoque la rivière Saint-Pierre canalisée et d’un réseau de trottoirs qui rappelle que ce lieu en était un d’échanges et de rencontres entre la ville, les faubourgs et le fleuve. Le nouvel aménagement a été complété en 1999, dans la partie la plus à l'est de la place. En 2002, l'aménagement de la partie Ouest, qui recouvre les vestiges du marché Sainte-Anne, fait toujours l'objet d'études.

Une portion de la partie réaménagée, située entre les rues du Port et de Callière, a été rebaptisée en 2001 place de la Grande-Paix, lors du tricentenaire du traité de la Grande Paix de Montréal, signée en 1701, par les Français, les Iroquois et de nombreuses autres autres nations amérindiennes provenant notamment de la région des Grands Lacs.

On peut avoir une idée du travail déjà fait sur la partie est de la place d'Youville par Claude Cormier

http://vieux.montreal.qc.ca/tour/etape11/11fen.htm

bien malin et bien curieux doit être celui qui marche là pour qu'il sache ce dont il s'agit

La reconstitution archéologique projetée par le musée de la pointe a calliere serait quant elle souterraire et jusqu'à preuve du contraire ne semble pas pour demain.

Voici un petit plan trouvé dans un article de TheGazette en date du 12 avril 2003
 

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place d'Youville
 
La place d'Youville s'étend de la place Royale à la rue McGill. Sa configuration asymétrique repose sur ses origines : elle est formée de l'ancien terrain réservé entre les fortifications et la clôture que les Soeurs grises ont fait construire autour de leur terrain pendant les années 1750. Au cours des deux décennies suivant le démantèlement des fortifications en 1804-1810, le terrain était doté d'aménagements très limités : la rue des Enfants-Trouvés est ouverte et quelques ponts sont érigés par-dessus la Petite rivière, laquelle encercle la moitié de la ville avant de se jeter dans le fleuve à la pointe à Callière. Sur la partie est du terrain, les juges de paix ont érigé un marché d'animaux vivants.

Suite à une demande des juges de paix, en 1827 l'assemblée législative établit une place du marché sur la partie ouest du terrain et a accordé le gestion du marché à un conseil des syndics. L'envergure du projet envisagé – une halle de marché en pierre à deux étages – dépassait de loin les crédits alloués, nécessitant une seconde loi qui permettrait aux syndics d'émettre pour £ 12 500 en obligations et d'obtenir la propriété de tout le terrain. Le halle du marché est commencé en 1832 selon les plans de John Wells et de John Thompson, et est inauguré au printemps 1834. Un élément intégral dans la réalisation du marché Sainte-Anne est la canalisation la Petite rivière dans l'égout collecteur William. L'égout est encastré dans les caves même du halle de marché, servant au refroidissement des celliers et au rejet des déchets des marchands du marché.

En 1842, la ville exproprie le marché afin de mettre fin à des conflits concernant la réglementation des marchés. Mais un an plus tard, Montréal est choisie comme capitale du Canada-Uni et le halle du marché Sainte-Anne devient le siège du Parlement en 1844. On réaménage l'édifice avec des bureaux au rez-de-chaussée et des chambres d'assemblée à l'étage supérieur, et un second marché public en bois est construit au nord-est. Cette nouvelle configuration de la place sera de courte durée. En 1849, lors du passage de la loi pour l'indemnisation des pertes survenues lors des rébellions, des tories mécontents incendient le Parlement. Peu après, le siège du gouvernement est déménagé à Toronto avant qu'on instaure une politique d'alternance entre Québec et Kingston.

En 1851, un nouveau marché est construit sur le site du Parlement selon la conception de l'architecte George Browne, et le halle en bois au nord-est est démoli en 1860. Quelques années plus tard, soit en 1871, la ville fait construire un marché aux poissons (sur le site actuel du Centre d'histoire de Montréal). Mais pendant la deuxième moitié du XIXe siècle le quartier autour du marché subit de grands changements. L'établissement des magasins-entrepôts liés au commerce import-export tout autour du marché provoquent des tensions sur l'usage de la place : les gros marchands se plaignent de l'encombrement dans les rues avoisinantes. En 1899, la Commission des marchés se rend à leurs requêtes et recommande l'abolition du marché Sainte-Anne qui sera démoli en 1901. Le 16 décembre 1901, on nomme le nouvel espace place d'Youville en mémoire de Marguerite Dufrost de Lajemmerais d'Youville, fondatrice de la Congrégation des Sœurs grises de l'Hôpital général dont le terrain bornait le site au sud.

La partie ouest de la place d'Youville, faisant face au siège social du Grand Tronc sur la rue McGill, est aménagé en parc gazonné mais, à partir des années 1920, elle devient un terrain de stationnement. Le quartier général du service d'incendie de la ville sera construit sur la place en 1903, dans l'alignement de la rue Saint-Pierre; depuis 1983, cet édifice abrite le Centre d'histoire de Montréal.

Dès 1996, le groupe Cardinal Hardy / Claude Cormier, architectes paysagistes conçoit un nouvel aménagement de la place d’Youville pour remplacer le stationnement. Il s'agit d'un projet de la Ville de Montréal réalisé avec le support du ministère de la Culture et des Communications du Québec. Le nouvel espace public, de facture contemporaine, mise sur l’aménagement d’un plateau tapissé de gazon. Ce plateau est doté d’une épine dorsale centrale qui évoque la rivière Saint-Pierre canalisée et d’un réseau de trottoirs qui rappelle que ce lieu en était un d’échanges et de rencontres entre la ville, les faubourgs et le fleuve. Le nouvel aménagement a été complété en 1999, dans la partie la plus à l'est de la place. En 2002, l'aménagement de la partie Ouest, qui recouvre les vestiges du marché Sainte-Anne, fait toujours l'objet d'études.

Une portion de la partie réaménagée, située entre les rues du Port et de Callière, a été rebaptisée en 2001 place de la Grande-Paix, lors du tricentenaire du traité de la Grande Paix de Montréal, signée en 1701, par les Français, les Iroquois et de nombreuses autres autres nations amérindiennes provenant notamment de la région des Grands Lacs.

 
Personnage(s) ou groupes historique(s) associé(s) à cet espace public:

Marie-Marguerite Dufrost de Lajemmerais (You d'Youvillle) (en 1725)
 
 

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