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Louis Riel

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Louis Riel,
un francophone,

fondateur du Manitoba

1844 -1885

Il fut pendu
par ceux qui en font maintenant un
Père de la Confédération
 

Il faut se rappeler qu'en 1867,
l’union du Québec,
de l’Ontario,
du Nouveau-Brunswick
et de la Nouvelle-Écosse
crée le Dominion du Canada
(C'est organisé pour que les francophones
soient minoritaires)

Les territoires à l'ouest de l'Ontario
appartiennent à la Compagnie de la Baie d'Hudson.

Les métis et les autochtones francophones
sont majoritaires
et veulent garder le contrôle de ce territoire.

Il faut lire, pour comprendre la suite.
 

Louis Riel : dernier songe
Figure marquante de l'histoire manitobaine,
Louis Riel, le porte-parole de la nation métis
reste dans la mort le personnage mystérieux
qu'il était de son vivant

De ta soeur Sara Riel
Sara Riel, religieuse chez les Soeurs Grises,
a écrit plusieurs lettres
qui furent conservées par son frère Louis.
L'auteur traite autant du sort de l'un et de l'autre
dans cette émouvante correspondance

Poésies religieuses et politiques
par Louis Riel
Écrits de Riel, fondateur du Manitoba,
datant de son exil au Montana, en 1879.
Riel dénonce ceux qu'il tient responsable
du soulèvement des Métis
à la Rivière-Rouge
 

Louis Riel (en bande dessinée)
par Robert Freynet
Dans Louis Riel en bande dessinée,
Freynet immortalise l'un des Pères de la Confédération canadienne.
Seule la bande dessinée pouvait réaliser avec autant de finesse
la page d'histoire qui s'anime sous nos yeux.
Puisse ce neuvième art,
pratiqué par l'artiste avec passion et amour,
divertir et enrichir le lecteur

Manteau en peau de chevreuil de Louis Riel
 

Lieu historique national de la Maison-Riel
 

A propos de nettoyage culturel!
Pierre Grandchamp
12/05/99
Ici je veux citer un aspect de ce "nettoyage culturel"
soit la disparition graduelle forcée des institutions des FHQ.
 

Les Éditions Louis-Riel

Les éditions ont vu le jour en 1985,
année du centenaire de la pendaison de Louis Riel.
Seule maison d'édition francophone
à l'ouest de Winnipeg, les Éditions Louis Riel
oeuvrent dans un milieu où les organismes culturels
se doivent de jouer un rôle actif dans la lutte
pour la préservation de la langue française.
 

LOUIS RIEL EST VAINCU
PAR LE TÉLÉGRAPHE


Les opérations militaires menées par l'État fédéral contre les Métis et les Amérindiens de Louis Riel seront marquées par les télécommunications. En effet, le ministre de la Milice et de la Défense, Joseph-Philippe Caron, fait aménager un  bureau du télégraphe dans l'immeuble même du Parlement. Le télégraphe est utilisé  pour recevoir des informations du champ de bataille tout autant que pour orchestrer  la propagande fédérale sur place.

En face, on ne se rend compte de rien. Bien sûr, un des tout premiers gestes de  Louis Riel, le 18 mars 1885, est de couper la ligne télégraphique de Batoche à  Prince-Albert. Tout au long des opérations, les partisans de Riel répéteront ce geste de sabotage ponctuel et chaque fois les télégraphistes des réseaux d'État et de CP  accompliront des prodiges pour rétablir le service.

Entrée en scène des correspondants de guerre et <<désinformation>>

Si les Métis avaient pleinement saisi l'importance du télégraphe, ils auraient arraché la ligne sur plusieurs kilomètres pour rendre impossibles les réparations de fortune.  Surtout, les révoltés n'ont pas songé à utiliser le télégraphe, ainsi que le note le
 pourtant très conservateur quotidien La Minerve:

 <<Il y a lieu de remarquer, à ce propos, que les dépêches en question ne viennent que d'une seule source, que d'un seul côté, les insurgés étant absolument privés de communications avec le monde extérieur.>>

Les partisans du gouvernement provisoire ont traité le télégraphe comme un symbole du pouvoir d'Ottawa et non comme une arme stratégique.

Pendant ce temps, les troupes canadiennes demeuraient en contact permanent avec Ottawa, inventant la guerre moderne où le pouvoir militaire sur le terrain est en contact permanent avec le pouvoir politique... et l'opinion publique. En effet, on vit apparaître à cette occasion un nouveau type de journaliste: le correspondant de guerre. Quand La Minerve commence un reportage par les mots: <<Riel est à 40 milles au nord-ouest de nous...>>, elle suscite chez le lecteur montréalais une implication directe. Chaque jour, les noms des morts de la veille sont publiés, les chefs militaires sont interviewés, parfois même les simples soldats. La guerre sort du cadre strictement militaire pour devenir une affaire émotive qui engage personnellement chaque lecteur.

Revirement de l'opinion québécoise

Durant toute la durée des opérations militaires, les journaux irrigués par les nouvelles du télégraphe ont réuni tous les Canadiens autour d'un nationalisme économique et conquérant sur le modèle américain de la Conquête de l'Ouest. Mais voilà que la condamnation à mort de Riel en août 1885 bouleverse la situation du tout au tout. Soudain, la presse francophone, tous clivages politiques confondus, prend fait et cause pour la grâce de Riel tandis que la presse anglophone continue à réclamer du sang. La Minerve, qui avait pourtant appelé à la répression tout au long des combats, commence son reportage du 16 novembre par les mots suivants:

<<Riel a été exécuté ce matin à 8:23 heures. Il est mort en brave.>>

Au Québec, il semble que le rôle mobilisateur du télégraphe bascule soudainement à partir du procès Riel. Soudain, les fanfares du nationalisme pan-canadien cèdent la place aux rythmes plus chauds du tam-tam tribal. À Montréal, une manifestation monstre rassemble 50 000 personnes au Champ-de-Mars et sonne le début du déclin du Parti conservateur dans cette province. En contrepartie, le parti libéral y jette des racines qui se révéleront durables (Wilfrid Laurier commence son ascension politique à cette occasion).

Le meilleur signe de l'importance des communications dans la révolte des Métis de la Saskatchewan est fourni par le gonflement soudain des recettes télégraphiques de CP qui passèrent de 70 000 dollars en 1884 à 145 000 dollars en 1885,
principalement en raison de l'usage militaire qui en fut fait ainsi que de la couverture de presse. La mort de Riel coïncida à une semaine près avec la cérémonie d'inauguration du chemin de fer transcontinental et provoqua la hausse des actions de CP. Cornelius William Van Horne, alors vice-président de CP, suggéra que son entreprise érige un monument à la mémoire de Louis Riel... Ainsi va l'humour anglo-saxon.

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Extrait de L'Empire invisible (volume 1, chapitre 2), par Jean-Guy Rens, Presses de l'Université du Québec, Québec, 1993.

LOUIS RIEL
-LA VÉRITÉ SUR LA QUESTION MÉTISSE-
Jamais question politique, depuis l'établissement de la Confédération Canadienne, n'a agité plus vivement l'opinion publique en ce pays, que celle se rattachant aux réclamations des Métis du Nord-Ouest, ainsi qu'aux deux insurrections qu'elles provoquèrent en 1869-70 et en 1885. Le caractère de justice dont elles étaient revêtues; le principe sacré de droit naturel qu'elles défendaient; les prérogatives imprescriptibles qu'elles invoquaient et que les autorités fédérales foulèrent audacieusement à leurs pieds, devaient nécessairement leur
attirer les sympathies des minorités, qui ne purent s'empêcher de voir dans cet envahissement brutal et calculé, un danger réel et permanent pour toutes les libertés qui leur étaient chères.  (L'édition originale de cet ouvrage est un manifeste paru en 1889)
Format WORD

Louis Riel
Causerie prononcée au dîner de notre réunion générale, le 25 avril [1964], au chalet de l’Île Sainte-Hélène (Montréal).
George F. G. STANLEY.
Doyen des Arts et professeur d’histoire.
Collège Militaire Royal,
Kingston, Ontario

Louis Riel
« LE BISON DE CRISTAL»
par Ismène Toussaint

L'épopée d'un immortel de l'Ouest

Ce reportage historique nous fait découvrir un bâtisseur, un chef de gouvernement, un écrivain méconnu. Victime d'une machination destinée à déposséder les Métis de leurs terres au profit des barons du rail et des affairistes, qui feront finalement main basse sur l'Ouest canadien, Louis Riel, était bien plus que le fondateur du Manitoba ou encore un prophète un peu illuminé. Il s'agissait d'un visionnaire qui rêvait de fraternité entre les peuples fondateurs du continent.

À une époque charnière, tel le puissant bison des Plaines, il lui fallut affronter les adversaires des Métis et des francophones du pays. Mais, pris en étau entre le pouvoir ecclésiastique et celui des politiciens, avec sa sensibilité exacerbée de Métis et de poète, il devint un élément aussi fragile que du cristal ballotté par les remous de l'Histoire et paya de sa vie son rêve inachevé.

Incarnation du combat contre l'oppression des minorités, c'est un Riel vivant mais exempt de folklore qui émerge des présentes pages, Il nous est raconté ici de manière enlevée, sous la forme d'une épopée qui n'a rien à envier aux légendaires récits de l'Ouest américain. Une différence toutefois: si Louis Riel a sa légende, il n'en demeure pas moins présent, car son message est toujours actuel après plus d'un siècle.

Ismène Toussaint est originaire de Bretagne et a vécu plusieurs années au Manitoba. Auteur, chroniqueur, docteur ès Lettres, elle est la seule spécialiste en littérature de l'Ouest Canadien répertoriée au Québec. Enfant spirituel de Louis Riel, elle consacre de nombreuses communications à la personnalité et à l'œuvre littéraire du chef métis.

Disponible: Les Éditions internationales Alain Stanké.


 

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Pour notre peuple et les autres
que la haine de l’Histoire menace de dissolution
 

LOUIS RIEL,
UN PHARE DANS LA TOURMENTE
par Ismène Toussaint

(article paru dans L’Action indépendantiste du Québec, juillet-août 2000)
 

Oublier le passé, refuser l’Histoire, équivalent à s’amputer d’une partie de soi-même, comme à se priver d’une richesse essentielle à la compréhension du sens de notre destinée.

(...)

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Louis Riel (1844-1885),écrivain proscrit
par: Ismène Toussaint

(article paru dans Le Journal de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, décembre 1999)

La mort attend après moi comme l'encrier attend après ma plume qu'il désire abreuver de larmes sombres et noires.
Louis Riel (Journal de Regina)


Cent-quinze ans après son exécution, l'œuvre littéraire de Louis Riel demeure ignorée d'une majorité de gens. Non seulement son action politique et sa fin tragique l'ont occultée mais, comme le dénonce l'écrivain Jean Morisset dans un article percutant, Louis Riel, écrivain des Amériques  (revue Nuit Blanche, Montréal, printemps 1985 ; repris dans Mathias Carvalho : Poèmes amériquains, Éditions VLB, Montréal, 1997), sa condition de Métis, de « sang mêlé » – et donc impur ! – lui interdit de franchir l'enceinte « sacrée » du Temple des Lettres québécoises.

(...)

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ÉMISSION LE QUAI DES PARTANCES : LOUIS RIEL, LE BISON DE CRISTAL, INTERVIEW D'IMÈNE TOUSSAINT PAR MARGUERITE PAULIN, RADIO – CENTRE VILLE MONTRÉAL, 11 DÉCEMBRE 2000

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TOUR DE TABLE :
LOUIS RIEL,
LE BISON DE CRISTAL
PAR ISMÈNE TOUSSAINT,
Reportage et entretien de Stéphane Hawey,
Bulletin d'informations nationales de CKSB – Radio-Canada, Saint-Boniface – Winnipeg, Manitoba,
21 Novembre 2000

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ISMÈNE TOUSSAINT
ÉCRITS SUR LOUIS RIEL
(mise à jour septembre 2003)

I. LIVRE
II. ARTICLES
III. DISCOURS ET CONFÉRENCES
IV. ÉMISSIONS DE RADIO
V. ÉMISSIONS DE TÉLÉVISION
VI. ARTICLES SUR MES ÉCRITS

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LA GRANDE TRAVERSÉE :
LOUIS RIEL, LE BISON DE CRISTAL,
HOMMAGE D'ISMÈNE TOUSSAINT,
ENTRETIEN AVEC DANIÈLE GRENIER,
RADIO-CANADA, OTTAWA, ONTARIO,
6 décembre 2000
(diffusé à travers tout le continent le 9 décembre 2001)

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LE MANITOBA FRANCOPHONE :
UN INCERTAIN SOURIRE…

par Ismène Toussaint

(paru dans L’Action nationale, numéro spécial « Le Sommet de l’Acadie », août 1999)

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Riel le Québécois
Michel Lapierre
Livre 0 Louis Riel, le Bison de cristal

Si Louis Riel, le Bison des Prairies qui se voyait comme « le prophète du Nouveau Monde », a été interné, tour à tour, à l'asile de la Longue-Pointe, près de Montréal, et à l'asile de Beauport, près de Québec, c'est qu'il était un Bison de cristal, selon la belle expression d'Ismène Toussaint. Seul le Québec, « mère » protectrice de Riel, pourra saisir toute la portée du rêve de cristal de cet écorché vif qui a fait de notre ceinture fléchée le symbole de la délivrance des métis, des Amérindiens et même de toutes les ethnies du continent.

Le vrai métis l'est par le cœur. En ce sens, les Canadiens français paraissent « plus métis que les métis eux-mêmes », ose dire Riel. Honoré Mercier n'exagère pas en appelant Riel son « frère ». Les aspirations du Québec annoncent l'Amérique du Nord à laquelle rêve le prophète.

Pour que les Amérindiens, les métis et les immigrants échappent à la déculturation et au lavage de cerveau, il faut, selon Riel, permettre à tous les peuples de l'Amériques du Nord, anciens et nouveaux, d'avoir chacun leur pays, leur langue et leur rêve. Le chef métis refuse les États-Unis centralisateurs de Hamilton et le One country, one flag, one language de Macdonald. Voilà bien la folie de Louis Riel, mais aussi le seul projet révolutionnaire de l'histoire du continent.

Louis Riel, le Bison de cristal, Ismène Toussaint, Stanké, 2000

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lundi 25 août, 2003 08:48

Je me souviens !
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Le fin mot de l'histoire:
«Riel, notre frère, est mort» -- Honoré Mercier
Pierre Rousseau
Historien et archiviste

Édition du lundi 25 août 2003

L'histoire, la grande, retient souvent quelques phrases qui traversent le temps mais dont le contexte s'efface des mémoires. Le Devoir publie, tous les lundis de l'été, des textes qui rappellent où, quand, comment, pourquoi des paroles qui deviendront célèbres ont été prononcées.
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Peu après l'entrée en vigueur de la Confédération canadienne, l'Ontario commence à considérer les territoires qui s'étendent à l'ouest comme un prolongement naturel de la province. Le Nord-Ouest connaît alors une immigration anglophone massive. Francophones et catholiques, les Métis qui habitent ces terres depuis déjà plusieurs décennies craignent de plus en plus pour leur avenir. À la même époque, des arpenteurs, venus d'Ottawa, réaménagent le territoire sans tenir compte des divisions déjà existantes. Bientôt, la tension monte alors que les Métis perçoivent désormais comme une invasion l'arrivée de ces colons.

Ne reconnaissant pas l'autorité du gouvernement canadien, le peuple métis, mené par Louis Riel, établit, en 1870, un gouvernement provisoire. Reconnu pour sa haine des Métis francophones, Thomas Scott menacent, avec d'autres colons ontariens, de se rebeller. Arrêté, il est jugé, condamné et exécuté. Quinze ans plus tard, les Ontariens n'auront toujours pas oublié.

Au début des années 1880, les problèmes sont encore les mêmes dans le Nord-Ouest alors que la politique d'arpentage et de peuplement du gouvernement canadien menace toujours la population métisse. Encore une fois, pour tenter de faire valoir leurs droits sur ces terres, les Métis font appel à Louis Riel. Tout comme en 1870, un gouvernement provisoire est formé. Croyant à l'arrivée imminente d'un détachement de la Police montée, les Métis s'arment. C'est aussi à cette époque que Riel semble être victime de crises de mysticisme.

Pour empêcher toute résistance, le gouvernement envoie la milice canadienne. Après quelques affrontements, les belligérants se retrouvent à Batoche. Le 9 mai 1885, le combat s'engage. Le 12, la victoire des troupes fédérales est complète. Le 16, Louis Riel se rend.

Deux mois plus tard, le procès du chef métis s'ouvre à Regina. Déjà, plusieurs Canadiens français dénoncent la composition du tribunal. En présence d'un jury composé uniquement d'anglophones protestants et d'un juge nommé par le gouvernement de John A. Macdonald, les supporteurs de Riel sont en droit de s'interroger sur l'impartialité de cette Cour. Le gouvernement refusant de changer quoi que ce soit, le procès se poursuit.

Poursuite et défense insiste sur la santé mentale de l'accusé. La première pour démontrer qu'il est sain d'esprit, la seconde pour prouver le contraire. Mais Riel s'oppose fortement à cette défense. N'aidant pas sa cause, il ne cesse de proclamer qu'il n'est pas fou. Les jurés le croient et le 1er août, après seulement une heure de délibération, le déclarent coupable de haute trahison. Ils recommandent toutefois le condamné à la clémence de la Couronne. Le juge Richardson passe outre à la recommandation du jury et condamne Riel à être pendu.

Le matin du 16 novembre 1885, calmement et la tête haute, Louis Riel marche vers le gibet. Vers 8h30, la sentence est exécutée.

Lorsque la nouvelle est confirmée, colère et amertume gagnent le Québec. Il est évident aux yeux de la population que Riel a été pendu parce qu'il est canadien-français et parce que l'Ontario réclamait vengeance pour la mort de Thomas Scott. Macdonald et les ministres francophones Chapleau, Langevin et Caron qui, au lieu de démissionner en guise de protestation sont demeurés dans le gouvernement conservateur, sont brûlés en effigie.

Une semaine plus tard, la colère est toujours aussi intense au Canada français. Ainsi, le 22 novembre, une assemblée réunit cinquante mille personnes au Champs de Mars derrière l'hôtel de ville de Montréal. Plusieurs députés font alors le serment de dénoncer le sort réservé aux Canadiens français. Puis Honoré Mercier prend la parole. Dès le départ, il ne laisse planer aucun doute sur la sympathie qu'il éprouve pour Riel. Il déclare ainsi à la foule :

«Riel, notre frère, est mort, victime de son dévouement à la cause des Métis dont il était le chef, victime du fanatisme et de la trahison; du fanatisme de Sir John et de quelques-uns de ses amis; de la trahison de trois des nôtres qui, pour garder leur portefeuille, ont vendu leur frère».
Cette vague nationaliste permet à Honoré Mercier, maintenant chef du Parti national, de devenir premier ministre du Québec en janvier 1887. Tout au long de son mandat le gouvernement Mercier se caractérisera d'ailleurs par l'affirmation de ce nationalisme canadien-français et par la revendication d'une plus grande autonomie provinciale.

Ce sentiment national coïncide avec une série d'événements anti-canadiens-français dont la pendaison de Louis Riel est un exemple majeur.

Mais d'autres manifestations contre le Canada français ont également lieu en cette fin de XIXe siècle. Déjà, au début des années 1870, le gouvernement du Nouveau-Brunswick décide que les enfants iront désormais dans des écoles publiques anglaises. Dorénavant, les parents francophones qui voudront envoyer leurs enfants dans des écoles françaises devront les financer eux-mêmes, et ce, tout en continuant de payer pour les écoles anglaises. Les parents acadiens protesteront à tel point que le gouvernement reculera. Les enfants francophones recevront une éducation catholique et française là où le nombre le justifiera.

Quelques années plus tard, le Manitoba s'attaquera lui aussi aux écoles françaises et, à la même époque, un projet de loi prônera l'abolition du français à la législature et dans les tribunaux de la province.

À l'orée du XXe siècle, le Québec ne remet pas en cause son appartenance à la Confédération canadienne mais tous ces événements font en sorte que les Canadiens français ont de plus en plus l'impression d'être victimes d'injustices à l'extérieur du Québec. En somme, ils commencent à croire qu'ils n'auront jamais gain de cause face à cette majorité anglophone qui, toujours, impose ses solutions aux crises qui secouent le Canada.

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AU NOM D’UN HÉROS,
LOUIS RIEL
par Ismène Toussaint

(article paru dans le journal L’Action indépendantiste du Québec, Montréal, juillet-août 2000)

Remerciements à la SSJBM et à L’Action indépendantiste

Au nom de tous les amis de Louis Riel, je tiens vivement à remercier la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal pour les actions qu’elle mène depuis le mois de novembre 1999 dans le dessein de le tirer de l’oubli et d’en faire autre chose qu’un médaillon jauni pour livres d’histoire poussiéreux.
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LA MAISON DE GABRIELLE ROY :
UN NAVIRE EN DÉTRESSE DANS LA PLAINE

UN S.O.S  DE NOS FRÈRES ET SOEURS FRANCO-MANITOBAINS
par Ismène Toussaint

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