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Robert Bertrand

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La fin des palabres.
 Parler pour construire notre avenir
par Robert Bertrand
2000/04/05

Ce que je retiens de cet exercice en regard de la Loi 99, c'est, qu'en quelque part, les débats n'appartiennent qu'à des spécialistes, des habitués "de la chose publique", les mordus de politique.

Le peuple ne ressent pas les effets de C-20.  Je pense que les gens du peuple saisissent la démarche fédérale, bien qu'il n'en voulait pas.  Les élus du Parlement d'outre-frontière ont fait ce qu'ils voulaient.  Ils se sont enfermés, ces élus, dans un carcan de plus en plus difficile à pouvoir s'en sortir autrement que par une décision hautement majoritaire de la population du Québec qui est concernée par sa place et son rôle dans le monde d'aujourd'hui.

Ce qui est évident, c'est que le Canada n'a de respect pour le Québec que pour l'écraser et le mettre à sa place, c'est-à-dire, la place qu'il réserve à toutes les provinces : l'une étant égale à l'autre et vice versa.  Le particularisme du Québec ne doit pas s'afficher dans le monde autrement que par la voix officielle du Canada majoritairement anglophone.

Pourtant, le Gouvernement Fédéral, ou le Parti Libéral du Canada a passé une "résolution" sinon une Loi qui fait du Québec une province qui a un caractère particulier mais qui ne doit pas l'afficher elle-même.  Un tout autre Gouvernement du Canada pourrait tout simplement banaliser encore la place du Québec dans le Canada de cet ensemble canadien.

On vit les conséquences d'un vote négatif du dernier référencum de 95 doublé d'une élection au Québec avec 75 élus démocratiquement dont la majorité des votes a été accordée à un parti de l'opposition.

À Ottawa, on ne se formalise pas du fait que le parti Libéral du Canada n'ait été élu que par 38 % des votants.  Il faut le reconnaître, la majortié des votes appartiennent à l'opposition.  Pourtant, le parti Libéral du Canada se proclame avec autorité et agit en parfait démocrate dans le cadre des Institutions Britanniques qui sont nôtres.

Le Gouvernement Libéral de Jean Chrétien a compris le sens du  NON  Québécois pour structurer le Canada et en faire un État Unitaire, sous le couvert de la démocratie, en permettant au Québec, aux yeux des autres Pays, de pouvoir s'en sortir mais encarcané dans une camisole de force.

Le plan "A" ne convient pas, on passe au plan "B", on passe au plan "C" et ainsi de suite.

La force d'un Gouvernement proviendrait-elle de ces plans qu'ils peuvent jeter sur la table ?

Au Québec, nous avons un plan majeur, celui de faire du Québec un Pays.  Des étapes doivent être franchies pour finaliser notre propre Pays à l'intérieur de nos propres Institutions britanniques-québécoises qui sont tout aussi importantes que les Institutions britanniques-canadiennes.

Les plans qui sont réalisés du côté d'Ottawa le sont par un Gouvernement majoritaire par la force du nombre de ses députés.

Les plans à réaliser du côté du Québec doivent s'inscrire dans le même contexte : un Gouvernement majoritaire par la force du nombre de ses députés.

Si on se permet de faire des comparaisons entre les deux Gouvernements, celui du Québec et celui d'Ottawa c'est fondamentalement suite à une question de PLANS à suivre dans une démarche dite "planifiée", une démarche bien orchestrée.

À Ottawa on veut créer un Pays unitaire.  Ils ont des millions de dollars à investir pour atteindre leurs objectifs.  En plus, ils ont la force du nombre de députés élus, d'une part, et de Provinces acquiescant à cette volonté du Pays unitaire à réaliser, d'autre part.

Ici au Québec, nous n'avons pas la force du nombre pour les empêcher de réaliser ce qu'ils veulent pour eux-mêmes.  Et, dans notre for intérieur, on ne veut pas les empêcher de devenir ce qu'ils veulent être.  On a toujours cru, plus ou moins consciemment, que le reste du Canada nous rendrait la pareille.  On s'en rend bien compte, tel n'est pas le cas.

Il faut agir pour nous-mêmes et par nous-mêmes.

À Québec, nous avons un plan majeur.  On veut créer un Pays.  Nous avons la force du nombre dans un Parlement du Québec dûment élu à l'intérieur des Institutions Britanniques.  Un Pays en devenir doit se donner un cadre de fonctionnement, un cadre politique particulier, des Institutions particulières.

Le Québec doit établir ses propres plans.  Le Québec peut avoir des plans de réserves, cependant, il doit être clair qu'il a un premier plan :  celui de faire du Québec un Pays.  Il doit le dire de façon claire, de façon précise. Il doit le proclamer dans l'enceinte des Institutions Britanniques et officielles qu'est notre Assemblée Nationale.  Il a la force de la démocratie parlementaire britannique.  Il doit agir à l'intérieur des cadres de cette démocratie à laquelle nous sommes attachées depuis la création de cette Assemblée.

Parce que certains Québécois prônent La République, ne deviendraient-ils pas des "retardeurs" de l'évolution de notre peuple vers la réalisation de son destin propre ?

Le Québec doit s'affirmer pour ce qu'il est :  Une Nation, Un Peuple, Un Pays.  Le Québec doit faire état de ce qu'il est à la face du monde, à l'intérieur de son propre Parlement.

Le Québec a l'Autorité, à  l'intérieur de ses Institutions Britanniques, de proclamer ce qu'il est.

Faut-il faire cette proclamation avant de se doter d'une Constitution ?

La Constitution du Pays du Québec, de la Nation Québécoise et du Peuple du Québec doit être SA LOI SUPRÊME  C'est le peuple du Québec, -- toutes ses couches composantes,--  qui sera appelé à rédiger et à accepter cette Constitution.

Il faut donner à ce peuple les moyens de réaliser cette constitution.  Des discussions, des rencontres, des structures permettant au PEUPLE souverain de déterminer ce qu'il compte voir dans la Constitution de son Pays.

En affirmant ce qu'il est, le Peuple du Québec, la Nation québécoise et l'État du Québec devra assumer les responsabilités inhérentes à ce qu'il est.

L'État du Québec ne fait qu'agir comme la majorité des États des États-Unis qui ont une Constitution et il agira en toute légalité pour assurer la protection du Peuple du Québec, d'être le représentant de la Nation Québécoise et de défendre l'intégrité du terroire de l'État du Québec.

La Constitution du Québec m'apparaît comme étant un pré-requis pour toutes autres démarches qui découleront nécessairement sinon obligatoirement de cette prise de possession de ce que nous sommes et de ce que nous voulons être.

Le Parlement du Québec deviendra le maître d'oeuvre de ce que la Constitution du Québec sera.

Comment se doter d'une Constitution qui soit bien à nous ?

Des modèles de création de Constitutions nous sont offerts par les Nations, les Peuples qui s'en sont donnés.  Des écrits nombreux nous sollicitent vers la réalisation d'une "constituante".  Est-ce la seule avenue possible ?  Justement le journal Le Devoir sollicite tous les intéressés à formuler leur opinion à cet égard.

Le temps des palabres sans lendemain est bien révolu.  Ce n'est pas pour rien que le Peuple ne s'est pas intéressé au "parlaillage" qui se fait et qui n'a aucun lendemain.

Une Constitution, n'est-ce pas la pierre angulaire pour créer notre avenir ?  Parler pour construire notre avenir.  N'est-ce pas la tâche principale à laquelle il nous faut tendre ensemble et réaliser ensemble, avec tous les citoyens et citoyennes du Québec ?

Robert Bertrand,
citoyen du Québec,
301, rue Dorchester,
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tél. (418) 529-2013
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2000/04/05
 


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