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Le giron ....  est-ce pour nous  ?
par Robert Bertrand, rédacteur,
Québec un Pays, 2000/06/10



 
 

Brian Mulroney veut qu'on entre dans le giron de la communauté canadienne.

Mais qu'est-ce qu'un giron ?  Tiré de "Le Petit Robert"

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giron [FiYT] n. m.

• gerun 1140; frq. °gêro « pièce d'étoffe en pointe »

1¨ Anciennt Pan de vêtement taillé en pointe, et spécialt Pan du vêtement allant de la ceinture aux genoux.

2¨ (XIIe)  Partie du corps allant de la ceinture aux genoux, chez une personne assise. « la petite déjà blottie dans son giron » (Balzac).

3¨ Fig. Littér. Milieu où l'on se sent protégé, en sécurité.  Þ sein. Enfant élevé dans le giron maternel, le giron familial. Rentrer dans le giron de l'Église, dans la communauté catholique.

4¨ (XVIe)  Blas. Surface triangulaire dont la pointe aboutit au centre de l'écu.

5¨ (1676)  Archit. Largeur de la marche d'un escalier.
Cette marche a vingt-cinq centimètres de giron (Þ aussi gironné).

Ä HOM. Girond.

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Et la partie qui doit intéresser notre ami Brian, n'est-elle pas la suivante :

"3¨ Fig. Littér. Milieu où l'on se sent protégé, en sécurité. Þ sein. Enfant élevé dans le giron maternel, le giron familial.  Rentrer dans le giron de l'Église, dans la communauté catholique."

Comme de petits enfants, ne faut-il pas entré dans le rang ?  Suivre ce que les autres veulent bien que l'on fasse ? Demeurer sous leur tutelle jusqu'à mort s'ensuive ?

Encore Le Petit Robert :
" Loc. cour. Jusqu'à ce que mort s'ensuive, jusqu'à la mort du supplicié. — « sans que rien de grave s'ensuivît » (Caillois). "

La reconnaissance officielle du Peuple du Québec, de la Nation Québécoise.  Il me semble que c'est clair, cela, Monsieur Mulroney ?

On ne veut pas entrer dans le "giron" de quiconque.  On prend notre place à l'égal de tous les peuples de la terre, à l'égal de toutes les nations de la terre.

Pourquoi nous faudrait-il un papa canadien ?

C'est cette sorte de langage qui fait que les gens du reste du Canada méprise le Peuple du Québec, méprise la Nation Québécoise.  Comme si l'on devait "profiter" de la bonne volonté du reste du Canada pour être ce que l'on est.

C'est cette indécence de la part de nos dirigeants fédéraux qui veulent nous faire passer pour des "enfants" à la recherche de "bons parents" !  Ce sont nos politiciens du Québec en service au pallier Fédéral qui déforme notre volonté d'être ce que l'on veut être.

Ils veulent qu'on soit petit et que l'on se considère comme méprisant à l'égard des autres grands, forts, généreux, CANADIANS.

Et n'est-ce pas de cette façon de voir qui répugne tant à Diane Francis ?

Dans son livre "MAÎTRES CHANTEURS CHEZ NOUS !" voici ce qu'elle dit :

"L’indépendantisme a été artificiellement maintenu en vie par des politiciens québécois, séparatistes et fédéralistes confondus, à l’aide d’astuces, de
ruses et de coups fourrés. Ils ont été soutenus et encouragés à rendre ce mauvais service à notre pays par des médias canadiens de seconde classe."

Son premier chapitre, nous démontre une réalité fondamentalement différente de nos deux cultures.  Elle en donne une description, en ces termes.

"1 La séduction séparatiste
(...)
La virtuosité intellectuelle de Parizeau n’a rien d’exceptionnel : tout comme lui, l’ancien Premier ministre Pierre Elliott Trudeau et de nombreux autres politiciens du Québec ont reçu leur éducation chez
les Jésuites, ce qui a contribué à faire d’eux de brillants rhétoriciens et penseurs. Les Jésuites ont formé des dirigeants par l’enseignement des arts et des humanités, non par une formation axée sur les affaires.
Ils ont traditionnellement encouragé les meilleurs et les plus brillants à faire carrière en politique, en prêtrise ou dans les professions libérales.  Par contraste, les politiciens du Canada anglais sont en général assez
ennuyeux et intellectuellement moins disciplinés. Quant à la crème des étudiants canadiens anglais, ils font plutôt leur beurre dans le monde des affaires et des professions libérales."

Robert :
C'est comme ça que nous ne nous occupions pas de tout l'aspect monétaire de notre Québec.  Tout était entre les mains de nos bons compatriotes qui voyaient à se servir et s'en mettre plein les mains et les poches.

Il me semble que c'est la volonté de "Maîtres chez  nous" doublé de l'arrivée de la Télévision qui nous a fait se rendre compte d'abord et vouloir s'en sortir par la suite qui nous a fait cheminer comme le Québec
l'a fait avec Terre des Hommes, et les grandes réalisations des barrages, des autoroutes, de la transformation de notre système d'Éducation, notre
système de santé, de notre vouloir commun de se prendre en mains par nous-mêmes et pour nous-mêmes.

Rosaire Morin de l'Action Nationale nous a démontré que la finance était entre les mains des étrangers et qu'il nous fallait prendre le contrôle de tout l'aspect financier, fruit du labeur de l'ensemble de notre population du Québec.  On veut prendre le contrôle de ce qui nous appartient, non pas celui des autres.

Essayer d'enlever quelque chose aux "possédants".   Ils se croient tout permis parce qu'ils ont le contrôle.  Et ils ont ce contrôle uniquement parce que nous le laissons ce contrôle aux étrangers.

On ne veut pas entrer dans le giron de quiconque.  On veut notre place, toute notre place, à l'égal des autres dans le monde.

Le temps des "petits enfants" est terminé.  C'est le jeu des politiciens d'Ottawa à notre égard.

Il nous faut jouer dans les ligues majeures maintenant.  À l'égal de tous les autres Peuples de la terre, de toutes les autres Nations de la terre, à l'égal de tous les autres Pays de la terre.

Les politicailleurs de deuxième classe peuvent s'en retourner d'où ils viennent.  Les figurants d'un jour, d'un moment, les "profiteurs" du Peuple du Québec n'ont plus de place pour nous représenter sur la
scène tant québécoise qu'outre frontières !

On veut prendre notre place à la Table des Nations.  Et surtout pas dans le giron de quiconque.

Robert Bertrand, rédacteur,
Québec un Pays
http://QUEBECUNPAYS.iquebec.com
2000/06/10
 

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