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Les vrais responsables
par Robert Bertrand, rédacteur,
Québec un Pays
2000/08/23


 
Avant de se faire élire, ne faut-il pas un programme, des objectifs, une volonté de persuasion qui fait que des gens votent dans le sens que l'on souhaite.

Tel fut le cas, me semble-t-il, lorsque René Lévesque a pris le pouvoir.  En dépit de toutes les forces d'inerties environnantes, en dépit des mascarades de la Brinks, de la Sun Life et des peurs pratiquement viscérales qui furent nôtres au cours de trop nombreuses années.

Oui, René Lévesque a été élu en 1976.  Il avait promis la tenue d'un référendum au cours d'un premier mandat.  Sous son gouvernement il y a eu Camille Laurin et sa Loi 101 pour la protection de la Langue Française.  Et, pour lui, une promesse d'élection, c'était sacrée.  Il se devait de tenir un référendum.

Jje vous le demande, qu'est-ce qui a fait défaut ?

Que René Lévesque ait tenu ses promesses ?

Il a sollicité le mandat du peuple pour que ce peuple devienne indépendant.  Et la réponse du peuple a été de lui dire  OUI  à  40%.  Pourtant, il avait été élu avec le mandat de faire l'indépendance mais à la suite d'un référendum.

On peut dire tout ce que l'on voudra sur les personnes en poste.  Mais la vraie vérité, c'est que notre population n'était pas prête à franchir l'étape décisive de l'indépendance.

On vit en démocratie, et c'est la majorité qui gagne.  Vouloir agir autrement, le peuple ne l'accepterait définitivement pas.  Et René Lévesque a reçu la réponse du Peuple Québécois lui disant, comme il nous l'a souligné lui-même, "À la prochaine fois".

Vouloir déformer l'histoire est une chose.  Vouloir lire l'Histoire en est une autre.

René Lévesque a été le démocrate que l'on souhaitait voir à la tête de notre Gouvernement National.  René Lévesque l'a été et c'est ce qui l'honore.

Le  Peuple a parlé et c'est le Peuple qui lui a dit   NON.   Ce n'est pas René Lévesque qui en est le responsable.

Les forces contraires avec le contrôle des médias, de la télévision et les nombreuses Commissions d'Enquêtes, et les nombreuses Conférences Constitutionnelles et les tromperies inavouables sont autant de facteurs qui ont laissé l'ensemble de notre Peuple découvrir qu'il s'est souventes fois fait tromper.

L'élection de Jacques Parizeau avec des objectifs précis de tenir rapidement un référendum pour permettre au Peuple de s'en sortir de toutes ces tromperies nous a fait cheminer, ensemble, nous, du Peuple du Québec pour aboutir à une réussite quasi parfaite du côté des résultats du référendum.

Nos dirigeants, et nous tous, du Peuple du Québec n'avions pas imaginé jusqu'à quel point on était encore pour se faire tricher :  L'Amour démontré par nos compatriotes CANADIANS nous sollicitant de ne pas dire  OUI  à nous-mêmes et l'affront de naturaliser les nouveaux arrivants pour leur permettre de voter sans même connaître l'une ou l'autre langue du Canada ou du Québec. Et que savaient-ils de l'Histoire de ce Canada ou de ce Québec ?  Et ne faut-il pas reconnaître les tricheries de nombreux votants qui n'avaient aucun droit de vote ?  Et que dire des millions de dollars jetés par Ottawa sur l'ensemble du territoire du Québec ?

Le côté technique de notre approche démocratique a connu des ratés.  Cette fois, ce n'est pas nécessairement et obligatoirement le Peuple du Québec qui n'était pas au rendez-vous.  C'est l'approche technique de notre démocratie qui a été faussée.

Que faisons-nous maintenant pour corriger cette situation ?  La carte d'électeur ou se qui en tiendrait lieu devient une nécessité pour parfaire la qualité démocratique de notre démarche, des demandes pour permettre à des inspecteurs internationaux d'être sur place aux cours des mois qui précéderont le prochain référendum et pour toute la durée de la campagne référendaire, et quoi d'autres ?

Encore ici, ce n'est pas de la faute à Jacques Parizeau si nous avons eu à peine 55% des Québécois de la région métropolitaine de Québec qui ont voté pour le  OUI.   Ce sont nos propres Québécois dits de souche qui ne se sont pas prononçés favorables à la création de notre propre Pays.

Il me semble qu'il faut un peu de réalisme à ceux qui veulent faire porter le chapeau à quelques individus seulement.

Le  Pays du Québec sera nôtre quand le  PEUPLE , démocratiquement, le décidera.

Pour le moment, chacun et chacune de nous, n'avons-nous pas le devoir d'analyser la situation, le plus correctement possible, avant de tirer à boulets rouges sur quelques individus ?

Les opposants, il nous faut les convaincre et c'est démocratiquement que nous nous acheminons vers une victoire qui ne pourra plus nous échapper.

Ce n'est pas René Lévesque qui aurait pu faire l'Indépendance, ce n'est pas Jacque Parizeau qui a fait ce qu'il avait à faire pour faire cheminer l'ensemble de notre Peuple vers la création du Pays.  Tout était prêt pour la création du Pays du côté financier, du côté des appuis possibles.  Le  PEUPLE , dans toutes les couches de notre société s'est prononçé pour attendre encore une fois.

Oui, c'est désolant quand on croit dans notre cause.

Mais combien satisfaisant est-ce que de bénéficier de cette qualité démocratique qui est nôtre et de se dire, ensemble, qu'il "faut se retrousser les manches" et poursuivre notre cheminement.

Corrigeons ce qui doit être techniquement corrigé et ne faut-il pas s'atteler à la tâche de poursuivre sur notre lançée ?

Robert Bertrand, rédacteur,
Québec un Pays
http://QUEBECUNPAYS.iquebec.com


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