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Québec un Pays rend hommage à

Maurice Richard

1921-2000

Trophé Maurice Richard
Pour celui qui aura marqué le plus de buts au cours
    de la saison régulière.
 


 
 


 
À la mort de certaines ou certains de nos compatriotes, il y a tout le système de l'information qui entre en jeux, il ne faut pas l'oublier.

Marie-Soleil Tougas a été un récent exemple; et il y en a eu d'autres, également.

Il y a les médias, d'une part et il y a la vraie population, d'autre part.

Regardons agir la population dans le cas de Maurice Richard.

N'est-ce pas cela qui doit primer ?  N'est-ce pas cela qui compte ?

Écoutez bien ce que les gens qui l'ont connu disent, pensent, croient, comment on les voit agir par des petits gestes personnels, comment on les voit encore vibrer.

Ce n'est pas tout le monde qui a pu causer une "émeute" simplement du fait qu'on l'arrêtait de jouer à "SON" hockey ? à "SON " sport ?

Parfois, sans enlever quoi que ce soit aux personnes en question, ne fait-on pas dire des choses à des gens, ou n'interprêtons-nous pas des situations, des événements qu'à l'existence ou le passage de certaines personnes ?

C'est l'époque où un grand changement technologique s'est produit.  La télévision.   Tout le monde, ensemble, voyait ce qui arrivait.  La force de l'image sur l'ensemble de la population.

On était enfermé dans notre religion, à l'église à toutes les fins de semaine;  grâce à la télévision, on a découvert que tout cela était fait de la même façon, ici, au Québec.  Des reportages nous ont démontré les abus qui se faisaient dans certaines paroisses, certains villages du Québec.  On a pris conscience, ensemble d'une certaine idée d'exploitation par notre propre religion.  Et est arrivé, en même temps le concile oeucuménique avec Jean XX111 qui a transformé toute notre façon de penser et d'agir.

On était enfermé dans notre politique, un seul homme était important :  Maurice Duplessis.  On l'a vu agir, grâce à la télévision, s'entourant d'évêques, de cardinal, de prêtres.  On a constaté les abus du pouvoir. Les changements d'actions étaient inévitables.  Des gens plus jeunes sont apparus à la télévision, avec d'autres idées.  Et le Québec a vécu sa révolution tranquille.

Richard, on en avait une petite idée avec les radiodiffusions des parties de hockey.  Maintenant, on le voyait.  On pouvait voir sa force, son ardeur au travail, sa puissance d'action, sa volonté de réussite.  C'était du vrai.  On ne fabulait pas.  Et on a vu les gestes posés contre cette volonté de réussite.  Il y avait de l'électricité dans l'air.  Un Québécois francophone défiant en quelque sorte une autorité Anglophone dans notre coin de Pays.

C'était vrai pour le hockey, c'était vrai aussi pour la politique.  Les postes majeurs de la politique québécoise, dans tout le domaine financier, n'étaient-ils pas occupés par des anglais ?  Les Québécois francophones étaient les payeurs.... les nés pour un petit pain....  Cette période là, on l'a vécu.

Les postes de travail à occuper, il fallait parler anglais pour être
considérés.

Et est venu Jean Lesage, René Lévesque, Paul-Gérin Lajoie.  "Maîtres chez nous ! "  c'était signifiant, cela voulait dire quelque chose pour notre génération .  Et on nationalisa l'électricité qui a permis des emplois en français pour les gens de notre Peuple, pour les gens de notre Nation en dépit de tous les efforts que nos compatriotes faisaient pour nous faire croire que tout cela ne marchera pas...   Et ça a marché.

Maurice Richard continuait à jouer et il était un gagnant lui aussi.  Et on le voyait, maintenant, gagner.  Et on a vu l'Église se transformer et se vider nos églises.  Et les politiciens n'avaient que des grands projets à nous soumettre, à nous Québécois.

La transformation du système d'Éducation du Québec avec la création des polyvalentes, des CEGEPS, des Universités; la transformation de nos hôpitaux et notre système de santé à établir, l'apparition d'autoroutes, pour aller avec les projets qui étaient mis en place : le métro de Montréal, Terre des Hommes, (Expo 67) .  Le Québec devenu place  Internationale !

Les Chefs d'État sont venus à Expo 67.  Ils devaient tous passer par Ottawa sans venir à Québec.  Ottawa contrôlait les Chefs d'État.  Ils ne devaient pas parler aux politiciens en place à Québec.  C'est pourtant, nous, les Québécois de toute la Province, de tout le Québec devenu plus moderne qui payait pour Expo 67.  C'était les étrangers, au plan international, c'est-à-dire Ottawa, qui en récoltait les avantages sans devoir payer.  Nous, on passait nos journées sur les terrains d'Expo 67
et découvrions le monde, toutes les facettes du monde  moderne.  On en était fier.

L'effet de la Télévision a créé un sentiment de notre propre appartenance.  Cela nous a rassemblé, ensemble.  On faisait des choses grandioses, reconnues à la face du monde entier.  Ceux qui ne nous reconnaissent pas ce sont les gens, juste à côté de nous.  Ceux que l'on élit, en plus, et qui ne parlent pas de nous !  Ceux qui ne nous reconnaissent pas comme une Nation, comme Peuple.

Maurice Richard, était et est l'un des nôtres qui a subi les affronts dans sa chair, dans sa personne, dans les coups bas.

Lui, on ne l'a pas pendu comme Riel.  On l'a laissé de côté quelques années avant de le ra-patrié au sein de Molson, au sein de la communauté anglophone.  Il en a subi les conséquences dans sa propre personne.  Il a souffert.  Et, tout à coup, la reconnaissance.  La reconnaissance par ceux là mêmes qui l'avaient mis de côté.

Et, on lui a offert des postes de peu d'envergure pour faire accroire.  La légende dépassait les frontières.  Il fut reconnu parce que cela était payant pour ceux qui devaient le reconnaître.

C'est là qu'il rejoint l'ensemble du Peuple du Québec.  Ce n'était pas un petit homme.  C'était quelque chose comme un Grand de notre société planétaire.

N'est-ce pas la même chose pour le Peuple du Québec ?  Pour la Nation Québécoise ?

On devient reconnu à la face de la planète par nos artistes, nos
athlètes, nos performances dans les domaines électroniques,
pharmaceutiques, de l'aluminium, de l'électricité, de combien d'autres domaines ?

La légende québécoise prendra bien sa place, le moment venu.

Merci Maurice Richard d'avoir été ce que tu as été:  vrai, simple, bon, fort, efficace, sincère, généreux, travaillant, déterminé.

Et je ne ne suis pas ce que l'on pourrait appeler un fan du
hockey.

Robert Bertrand, rédacteur,
Québec un Pays
http://QUEBECUNPAYS.iquebec.com
 

Une partie de la vie de Maurice

Biographie de Maurice Richard

Maurice Richard :
Quand il lance, l'Amérique hurle.
Quand il compte, les sourd entendent.
Quand il est puni, les lignes téléphoniques sautent.
Quand il passe, les recrues rêvent.
C'est le vent qui patine. C'est tout Québec debout.
Qui fait peur et qui vit…Il neige !
Félix Leclerc

L'Univers Maurice-Richard

On est tous des Maurice Richard

Maurice Richard

La carrière de Maurice Richard

Ces yeux
Graham Fraser
LE DEVOIR
Le jeudi 16 mars 2000

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