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Gilles Rhéaume

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Les hommages posthumes des colonisés suite au décès de Mordecaï Richler !
par Gilles Rhéaume
7 juillet 2001

Décidément le Québec est bien embrouillé. La lecture de la plupart des hommages obséquieux qui ont suivi l’annonce de la mort de ce raciste impénitent laissent songeur…  Celles et ceux qui s’étonnent encore de l’ambiguïté de notre peuple, trouveront dans cette attitude ancillaire certaines pistes d’explication.

Comment est-il possible de fabriquer ainsi des éloges dithyrambiques quand ce triste et sinistre personnage a jalonné sa carrière des pires insanités au sujet de tout un peuple ?  Comment peut-on saluer un raciste ?

Vraiment ces thuriféraires ont dépassé les bornes de la décence en le présentant comme un génie littéraire, comme si l’œuvre romanesque du monstre faisait foi de tout.  Comme s’il était possible d’oublier que Louis-Ferdinand Céline fut un salaud, Martin Heidegger un nazi et Louis Althusser un assassin. Mordecaï Richler, quel que soit son talent d‘écrivain, s’est comporté comme un goujat vis-à-vis le peuple québécois.  Il a été injuste et malhonnête…

Richler a fait souventes fois preuve de malhonnêteté intellectuelle, d’absence caractérisée de discernement.  Il a travesti joyeusement la réalité, véhiculé effrontément des faussetés, entretenu grossièrement des préjugés et terni allègrement des réputations.  Il a abusé de son statut d’écrivain célèbre pour assouvir ses rancunes et nourrir sa haine maladive du Québec moderne. Son racisme suinte de ses textes politiques tel une cascade de sentiments venimeux. Partout dans le monde il a colporté des mensonges éhontés sur le Québec. Les séquelles de ses propos haineux sont gigantesques. Sans aucune retenue, sous les applaudissements nourris d’une cohorte de fanatiques,  d’un quarteron d’extrémistes, il a eu systématiquement recours aux moyens les plus retors, aux astuces les plus déloyales et aux raccourcis les plus sombres pour parvenir à ses fins colonialistes.  Ses écrits politiques sont marqués au coin de la plus vile des perversions, celle qui consiste à mépriser par plaisir, à faire souffrir gratuitement. Il y a des centaines d’exemples de son outrecuidance assassine.  Il a projeté du Québec une image déformante de la réalité en assimilant toute revendication québécoise à des relents de nazisme qui serait congénital dans ce pays.  Il a menti effrontément sur les aspirations québécoises et ce, pendant plus d’un quart de siècle.  Parmi le sottisier que constitue son «patrimoine politique», rappelons deux «moments forts» :

1- L’affaire des «truies»

Quelle ne fut pas ma surprise de lire Nathalie Petrowski défendre l’indéfendable dans sa chronique de La Presse en tentant de banaliser la relation qu’il a faite entre les mères du Québec et les «truies».  Ce qui est odieux dans ce parallèle, c’est qu’il est sa création.  La diva de La Presse peut bien essayer de corriger le tir, c’est bel et bien Richler qui a choisi de recourir à cette image dégradante des «truies».  Comment des scribes sérieux peuvent-ils réussir à banaliser ainsi un procédé en soi condamnable et qui rappelle les pires manœuvres des racistes que l’histoire moderne a bien campé dans la niche de la xénophobie ?  Faut-il rappeler que la littérature xénophobe est truffée de semblables procédés ?  La culture de nos penseurs colonisés est-elle à ce point défaillante ? Ce qui est inacceptable c’est le choix des concepts que Richler a fait dans ce cas précis.  Il faut être  aveugle  pour excuser une attitude aussi barbare.  La valeur littéraire d’un auteur n’excuse pas tout, surtout pas l’arrogance et la malice.
 

2- Le Prix  Jacques-Parizeau

L’histoire de ce prix littéraire révèle encore une fois le côté maniaque de ce triste sire.  Cela s’appelle de la récidive. Les Québécois «pure laine» ont été exclus de ce prix.  Comment cela a-t-il pu être possible sans que personne ne s’en émeuve ?  Imaginons un seul instant que le Mouvement national des Québécois aurait créé une distinction de laquelle auraient été écartés les Autochtones, les Italiens, les Juifs ou les Anglos du Québec.  La réaction eût été, à juste titre, féroce et sans équivoque.  Richler a pu le faire sans aucun problème…  Son racisme serait légitime ou encore pire de l’humour…

Ce qui est le plus désolant, c’est le silence des commentateurs sur cet aspect du personnage.  La presse québécoise semble atteint du syndrome de Stockholm selon lequel la victime sympathise avec son agresseur.  Il y a eu Richard Martineau dans le magasine Voir et Pierre Bourgault dans sa chronique du Journal de Montréal qui, SEULS, ont osé courageusement s’en prendre aux idioties et aux sarcasmes de Richler. Les autres se sont plutôt faits les adulateurs sans scrupules et sans réserves d’un des plus grands québécophobes de notre époque.  Voilà la profondeur du drame québécois !  La soi-disant élite intellectuelle du Québec est trop souvent une lavette accroupie devant des maîtres qui ont ainsi une raison de plus de les détester et de les mépriser !  Ce qu’ils ont dû se bidonner les amis politiques de Richler en lisant et en entendant (en se faisant traduire naturellement) tout ce qui s’est diffusé ces derniers jours…

Heureusement les Québécois ne sont pas dupes de l’infantilisme de cette élite déshonorante.  Ils savent bien combien et comment Mordecaï Richler a été ignoble en s’en prenant constamment à leurs défenseurs les plus actifs.  Les tonnes d’hommages ne réussiront jamais à occulter l’ampleur du racisme de cet auteur.

En attendant  que justice soit faite, ces hommages immérités resteront gravés dans les mémoires comme une autre des nombreuses illustrations de la pathologie des peuples colonisés…

gr
 

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Mordecaï Richler est mort !
Par Gilles Rhéaume
3 juillet 2001



Comment peut-on décemment commenter le décès de quelqu’un qui, comme Mordecaï Richler, a consacré tant d’efforts à dénigrer le Québec, son peuple, sa langue, ses institutions et son État ?  Cela relève du tour de force tant cet individu a été injuste et malhonnête en ce qui concerne les aspirations de tout un peuple.  Il fut le plus caustique des ennemis et des pourfendeurs de la cause québécoise.

D’un côté nous devons respecter la peine de ses proches et de l’autre nous devons tout de même dire les choses comme elles sont à savoir que ce triste personnage était habité d’une haine profonde et chronique et qu’il a terni la réputation du Québec partout dans le monde.

Le Canada vient donc de perdre un de ses plus ardents adorateurs.  Ses déclarations incendiaires contre le Québec constituent un véritable sottisier.  Le mensonge ne lui faisait pas peur.  Toutes les attaques lui semblaient justifiées même les plus viles, les plus basses et les plus abjectes comme si sa haine des aspirations du peuple québécois occupait toute la place dans son imaginaire.  Même ses écrits romanesques n’ont pas échappé à son ire maladive.  Le Canadien-Français (Québécois) était un sous-homme qui appartenait à une sorte de lumpenhumanité.

Un fanatique et un extrémiste que cet homme !

Récemment le Canada l’a encore une fois honoré en le décorant de l’Ordre du Canada.  Cette nomination restera pour toujours la preuve de la profondeur du ressentiment anti-québécois au Canada.

Quelle outrecuidance !  Voilà le pays de Jean Chrétien qui tel une démocratie de pacotille récompense ses citoyens les plus haineux.

Mordecaï Richler a colporté les pires insanités sur la Loi 101.  Il a fréquemment travesti les faits pour mieux atteindre son objectif de démolition comparant cette législation et ses défenseurs aux politiques nazies.  Combien de fois n’a-t-il pas en effet charcuté la vérité !  Ce qu’il a dit et répété du regretté Docteur Camille Laurin atteint des sommets que seul un Howard Galganov a pu dépasser dans son acharnement pathologique.

Feu cet auteur a comparé les femmes québécoises à des truies.  Jamais le Québec ne pourra oublier et pardonner cette injure.  Elle transcendera les époques et demeurera à jamais inscrite dans la mémoire collective de tout un peuple victime de son racisme et de son ultranationalisme.

En somme, et quoiqu’il faille respecter la peine de ses proches, les Québécois peuvent au moins être certains que le délire de cet auteur à succès est désormais chose du passé.

Laissons donc Mordecaï Richler reposer en paix et passons rapidement à autre chose.
 

Création du Prix Mordecaï Richler 12 mars 2001

Paul Martin et Bernard Landry ou de  «la loi des deux poids deux mesures» des  médias par Gilles Rhéaume 2001/03/17

Le nazisme de Mackensie King, premier ministre du Canada
Gilles Rhéaume 2001/03/11

Le dernier délire de Bill Johnson
sur Lucien Bouchard et Adolphe Hitler

Le MSQ demande à Sheila  COPPS de couper toute subvention à ALLIANCE  QUEBEC  pour cause d’incitation à la haine sociale
Gilles Rhéaume Montréal, le 26 janvier 2000

Philippe PRÉVOST La France et le Canada  (1918-1944), Saint-Boniface, Les Éditions du Blé,  1994, 492 pages par Gilles Rhéaume

Lettre ouverte du 1er janvier 2000 D’un souverainiste Québécois au Premier Ministre du Canada  Par Gilles Rhéaume, Professeur de philosophie, Président du Mouvement souverainiste du Québec
Courriel :

gilles_rheaume@moncourrier.com

Un article écrit avec les mots de la haine et de l’ignorance
Gilles RHÉAUME  10 mars 2000
 

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