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Ni pour le principe,
ni pour la grève !
par Robert Bertrand, rédacteur,



 
 
 

Et cela s'applique particulièrement pour les employés de l'État .

Que faut-il faire si on ne peut faire la grève ?

Essentiellement, c'est la question fondamentale qu'il nous faut se poser ?

Un dossier juste, raisonnable, il doit être vendable.  Et pour le vendre il faut l'expliquer.  C'est valable de part et d'autre !  On n'a pas besoin d'une grève pour exposer nos points de vue !  C'est une démarche à réaliser avant un quelconque vote.

Trop souvent, me semble-t-il, on sollicitie des mandats de grève pour chercher à "mobiliser" les gens, nos "membres" !

Est-ce raisonnable un tel processus ?

Et ce raisonnement je le tenais déjà en 1974 alors que l'on créait des fronts communs.

Si les infirmiers et les infirmières ont des revendications justes et raisonnables, la façon de procéder est de soumettre ses revendications de façon claire pour que ce soit compris.  Non pas après un déclenchement de grève, non pas lorsque la grève est devenue "illégale".

Un Gouvernement est élu par l'ensemble du Peuple.  Il a la responsabilité de la gestion de toutes les affaires du Peuple.  Si on n'est pas satisfait d'un Gouvernement, nous avons le loisir de travailler pour le défaire aux prochaines élections.

La démocratie a des règles et elles sont connues.

Les négociations ont des règles et se faire passer comme étant supèrieur au Gouvernement, c'est le début de l'anarchie à laquelle je ne peux souscrire et à laquelle il ne faut surtout pas souscrire.

Faudrait-il que toutes les négociations dans le secteur public se fasse au grand jour par les groupes de négociations pour que les tenants et aboutissants soient connus par la population ?  Si c'est souhaitable pour les deux parties qu'on agisse en conséquence.  Appelons-les  " les commissions de négociations "et que ces commissions soient diffusées et télédiffusées.

Vouloir faire passer la majorité de la population d'un bord ou l'autre n'est pas une arme de négociation.  Il y a des lois et on doit agir dans le sens des lois.

Si on veut devenir législateur, qu'on emploie les moyens et qu'on se fasse élire lors d'élections.  On le sait, quand un parti politique a la majorité à l'Assemblée Nationale ou au Gouvernement, c'est lui qui a la responsabilité de ses actions au nom du Peuple qu'il représente.

Quand le peuple ne veut plus d'un Gouvernement, habituellement, les élections ne sont pas loin.

Et n'est-ce pas l'obligation de tous de devoir agir avec sa tête et de se conformer aux lois.  L'avenue ultime, dans le système actuel, c'est l'élection d'un parti politique.

Si on croit que l'autre parti en place peut faire mieux, le Peuple décidera.  Si on veut former son parti politique, les lois le permettent et qu'on agisse démocratiquement.

Personne n'est au-dessus des lois de l'Assemblée Nationale ou du Parlement.

L'alternative, c'est l'élection !  Et le peuple tranchera.

Robert Bertrand, rédacteur,
QUÉBEC, Un Pays,
http://www.multimania.com/quebecunpays/
http://www.total.net/~qcunpays/
http://www.geocities.com/CapitolHill/Parliament/3488/index.html
1999-07-08


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