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Normand Lester

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Le livre noir du Canada anglais
Normand Lester

PUBLICATION D'UN LIVRE
Les Éditions des Intouchables
4674, rue de Bordeaux
Montréal (Québec)
H2H 2A1
Tél. : 514-529-8708
Téléc. : 514-529-7780
intouchables@yahoo.com
www.lesintouchables.com
Dossier noir du Canada face au Québec préparé par Québec un Pays

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"Le livre noir du Canada anglais"
-- Les crimes
par Robert Bertrand, rédacteur,
Québec un Pays
2001/12/29

Le livre noir du Canada anglais
-- Mercier
AGQ -  Date :  DIM 30, DÉC 2001  22:41
par Robert Bertrand

Le livre noir du Canada anglais
-- l'amour du Canada anglais
AGQ - DIM 30, DÉC 2001  22:58
par Robert Bertrand

Le livre noir du Canada anglais
-- les finances du Qc
AGQ - DIM 30, DÉC 2001  23:34
par Robert Bertrand

Le livre noir du Canada anglais
-- D'autres sujets
AGQ - LUN 31, DÉC 2001  0:05
par Robert Bertrand
 

Le livre noir du Canada anglais
-- 1er juillet 1867
AGQ - LUN 31, DÉC 2001  6:44
par Robert Bertrand


Après Normand Lester et Robert Mckenzie
Qui sera le prochain?
Guy Bouthillier
SSJB 26.1.2002


(Montréal, le samedi 26 janvier 2002) – Le Devoir vient de révéler que le Toronto Star a effectivement suspendu son journaliste de Québec, M. Robert Mckenzie, pour avoir pris la parole lors de la cérémonie de remise du prix Olivar-Asselin à Normand Lester, le 10 décembre dernier.

Pour la Société Saint-Jean-Baptiste, qui est directement visée par les sanctions du Toronto Star, le bâillon imposé à Robert Mckenzie n’est que le plus récent geste de répression dans une succession étonnante d’actes de répression qui ont suivi la révélation par certains journalistes de la machine de propagande du Gouvernement Chrétien, laquelle tourne en régime accéléré depuis le référendum d’octobre 1995. (...)


Normand Lester s'en prend au Canada anglais
Presse Canadienne
Montréal
Le dimanche 11 novembre 2001

http://www.cyberpresse.ca/reseau/politique/0111/pol_101110034757.html
 

Le journaliste Normand Lester ne fait pas dans la dentelle dans son ouvrage tout chaud sorti des presses, «Le livre noir du Canada anglais», où il soutient que politiciens, journalistes et intellectuels du Canada anglais n'ont aucune leçon à donner aux Québécois nationalistes, compte tenu de leur propre histoire nationale.

Sur 300 pages, Lester recense «des injustices, des pratiques discriminatoires, des propos racistes et haineux, des encouragements à la violence et des menées infâmes d'hommes politiques, de journalistes et d'intellectuels anglo-canadiens contre les Canadiens français, les Indiens, les Japonais et les Juifs».

Il dresse un inventaire des «crimes, violations des droits humains, manifestations d'exclusion envers tous ceux qui n'avaient pas le bonheur d'être Blancs, Anglo-Saxons et protestants», comme on peut lire au verso de son dernier livre, lancé cette semaine.

Sans détour, Lester expose ainsi les motifs qui l'ont incité à écrire ce livre. «Ce livre est d'abord ma réponse aux Minutes du patrimoine (ces courts reportages présentés à la télé et au cinéma). «Avec la complicité de sociétés et de fondations-écrans, le ministère du Patrimoine de Sheila Copps a dépensé 7,2 millions $ pour blanchir l'histoire du pays à l'aide de ces gélules de propagande douce, toutes enrobées de sucre... «L'entreprise conforte le Canada anglais dans l'ignorance des crimes qui ont marqué son histoire nationale», poursuit-il.

Lester indique ensuite qu'il s'est intéressé pour sa part à l'autre côté de la médaille, «au côté noir, au côté sanglant de l'histoire».

C'est dans ce contexte que l'auteur, dans le chapitre «l'antisémitisme à l'anglaise», entreprend la démonstration voulant qu'Adrien Arcand, chef du principal parti politique fasciste canadien d'avant-guerre, ait été à la solde de Richard Bedford Bennett, au moment où celui-ci tentait de devenir premier ministre du Canada, en 1930, et par la suite.

En colligeant divers extraits de lettres, Lester démontre que Bennett a contribué fort généreusement au financement d'une série de petits journaux antisémites dirigés par Adrien Arcand et son associé Joseph Ménard. Il s'agit des titres suivants: Le Miroir, Le Goglu et Le Chameau.

Lester soumet que Le Chameau, qui paraît pour la première fois le 14 mars 1930, n'aurait sans doute jamais vu le jour sans cette aide politicienne. «C'est pendant qu'ils sont secrètement financés, au milieu du printemps 1930, que les journaux d'Arcand deviennent des véhicules de propagande antisémite», écrit-il.

Lester a établi que les deux leaders facistes que sont Arcand et Ménard ont reçu pour leurs services 18 000 $ (l'équivalent aujourd'hui de 193 376 $). «On peut se demander si, sans cet apport, les trois feuilles d'Arcand auraient pu survivre», ajoute-t-il.

Lester consacre quelques pages à un livre publié en 1836 sous le titre Awful Disclosure of Maria Monk, l'histoire d'une religieuse qui aurait été engrossée par un prêtre à l'Hôtel-Dieu de Montréal.

Lester soutient que cet ouvrage qu'il qualifie d'«imposture ignoble» est présentée dans la presse protestante contemporaine comme une description exacte de la vie dans les couvents. «Même si le faux est manifeste et reconnu comme tel par tous ceux qui se sont donnés la peine de vérifier les affirmations délirantes de Monk (...), il est en réimpression continuelle aux États-Unis et en Angleterre, où une nouvelle édition avec gravure pornographique est sortie l'année dernière», révèle Lester.

Il soumet que cela démontre la tendance au dénigrement des Anglais du Canada, encore actuelle aujourd'hui, quant au caractère oppressif, totalitaire et clérical de la société québécoise.


 
 

Le Livre noir du Canada anglais:
Radio-Canada suspend Normand Lester

Le livre qu'a publié le journaliste serait incompatible avec son travail pour la société d'État

Paul Cauchon
Le mardi 20 novembre 2001

http://www.ledevoir.com/public/client-css/news-webview.jsp?newsid=6219
 

Les relations entre Normand Lester et son employeur Radio-Canada ont dégénéré dimanche alors que M. Lester a été officiellement suspendu de ses fonctions par la direction de la télévision publique.

Il s'agit d'une suspension avec solde, M. Lester étant sommé de rester chez lui avec son salaire le temps que soit conclue une enquête administrative sur son comportement.

Le directeur de l'information à la télévision de Radio-Canada, Jean Pelletier, a en effet estimé que Normand Lester a manqué à son devoir d'impartialité en publiant Le Livre noir du Canada anglais aux Intouchables.

Ce livre se veut une réplique personnelle de l'auteur aux Minutes du patrimoine, des capsules télévisuelles qui tentaient de «blanchir l'histoire du pays à l'aide de gélules de propagande» soutient Lester.

Dans son livre Normand Lester entend faire la liste des «crimes, violations des droits
humains, manifestations d'exclusion» des Canadiens-anglais. Normand Lester met également en lumière un fait très peu connu, à savoir qu'un fasciste canadien-français comme Adrien Arcand n'était pas un ancêtre des indépendantistes, mais qu'il était plutôt financé par les conservateurs canadiens-anglais.

La direction de Radio-Canada a considéré que son journaliste contrevenait à deux articles des Normes et pratiques journalistiques de Radio-Canada, sur le devoir de réserve du journaliste et sur sa participation à des activités extérieures.

On semble reprocher à M. Lester d'être biaisé et de faire des parallèles controversés entre des événements historiques et des situations d'actualité.

Normand Lester n'a subi aucune mesure définitive. Pour le moment il est suspendu le temps que soit conclue une enquête administrative, ce qui pourrait prendre environ trois semaines. Normand Lester prendra bientôt connaissance des griefs présumés de Radio-Canada envers lui et il sera défendu par le Syndicat des communications de Radio-Canada.

Le président de ce syndicat Michel Couturier déclare au Devoir que Normand Lester «est un grand journaliste de Radio-Canada. Ce qu'il a produit au fil des ans démontre qu'au-delà de ses opinions, il a fait son travail avec une rigueur exemplaire. Il a sorti des histoires qui attaquaient tous les gouvernements».

M. Couturier presse la direction de Radio-Canada d'agir le plus rapidement possible dans cette histoire, afin d'éviter que la réputation de Normand Lester soit trop longtemps entachée.

Joint hier par la Presse canadienne Normand Lester s'est dit «profondément blessé» par cette suspension, après avoir contribué pendant des décennies à la réputation d'intégrité de Radio-Canada par ses enquêtes. Il a ajouté qu'il pensait maintenant à prendre sa retraite de Radio-Canada et à «aller faire du journalisme d'enquête à un endroit plus accueillant».

Avec la Presse canadienne

Normand Lester choqué,
déprimé et touché au coeur par les appuis
Louise Cousineau
La Presse
Le mercredi 21 novembre 2001






http://www.cyberpresse.ca/reseau/chroniqueurs/lcousineau/lcou_101110038148.html
 

Hier, Normand Lester était choqué, déprimé et touché au coeur. Il envisageait prendre sa retraite à 53 ans, mais il proclamait aussi vouloir faire du journalisme d'enquête jusqu'à sa mort. En congé avec solde chez lui où il attend une décision des autorités de Radio-Canada, le téléphone sonne constamment.

Choqué.

«Mes patrons disent que j'ai nui à l'intégrité de Radio-Canada. Ce n'est pas vrai. J'ai contribué à cette intégrité en faisant une enquête journalistique sur le financement des Minutes du patrimoine.»

Cette enquête a débouché sur une enquête de l'ombudsman de Radio-Canada qui a fait des recommandations pour que jamais un cafouillage comme l'affaire des Minutes ne se reproduise.

Le 23 octobre, l'ombudsman déclarait que l'omission de dévoiler les sources de financement d'une émission d'information était répréhensible et contraire à l'éthique. Son enquête à révélé que Radio-Canada et Robert-Guy Scully, le producteur des Minutes du patrimoine et du Canada du millénaire, n'avaient jamais signé de contrat. L'ombudsman parle d'une certaine naïveté de la part des dirigeants de l'Information de Radio-Canada.

Dorénavant, les sources de financement des émissions d'information doivent être clairement établies.

Mais on peut se demander si ses patrons ont apprécié de se faire «mettre le nez dedans». C'est toujours une entreprise périlleuse pour un employé que d'exposer le manque de rigueur de ses supérieurs. Dont aucun n'a subi de blâme public depuis l'enquête de l'ombudsman. Et a encore moins été suspendu.

Déprimé.

Normand Lester affirme que son Livre noir du Canada anglais ne mentionne jamais Radio-Canada. «Pendant 10 ans, les Minutes ont donné une version rose de l'histoire du Canada. Mon livre est une réponse à cette vision historique et ne parle pas de Radio-Canada. Si j'avais été journaliste à La Presse, je suis sûr que les patrons ne m'auraient fait aucun ennui sur ce livre.

«J'ai 53 ans. Je pense à démissionner, mais je veux aussi faire du journalisme d'enquête jusqu'à ma mort.»

Touché au coeur.

Son téléphone ne dérougit pas. Il reçoit des tas d'appuis de partout. Ses patrons ont beau le suspendre, les témoignages sur ses qualités incomparables de journaliste d'enquête abondent.

Il faut d'ailleurs souligner que sa mutation à la traduction de dépêches à l'équipe du week-end a été levée après les événements du 11 septembre. Il a même été envoyé aux États-Unis du 20 au 25 octobre pour faire une enquête sur les forces spéciales alliées. Son reportage n'a pas encore été diffusé.

Et hier, un appui de taille, mais ce n'est pas évident que cela aidera sa cause à Radio-Canada.

La Société Saint-Jean-Baptiste a annoncé que Normand Lester recevra cette année le prix de journalisme Olivar-Asselin.

«En choisissant cette date significative, déclare Guy Bouthillier, président de la Société, nous voulons apporter notre soutien au combat pour la triple liberté: d'opinion, d'expression et de presse. Alors que nous vivons une période où les gouvernements et leurs agences restreignent les libertés, nous devons tout faire pour souligner le courage et la persévérance de gens épris de liberté, notamment dans le domaine du journalisme.

M. Lester ira rejoindre au panthéon des gens comme René Lévesque (1955), René Lecavalier (1959), Judith Jasmin (1972), Lysiane Gagnon (1975), Jean-V. Dufresne (1978), Pierre Nadeau (1979), Bernard Derome (1981) et Michel Roy (1990).

Si vous voulez voir Normand Lester, Télé-Québec rediffuse ce soir l'entrevue qu'il a accordée aux Francs-Tireurs la semaine dernière, avant sa suspension.

D'habitude, les auteurs sont reçus chez Christiane Charette en direct à la télé de Radio-Canada. Ça n'a pas l'air d'être le cas pour Normand Lester. Alors, rabattez-vous sur Télé-Québec à 20h ce soir. Lorsque Benoît Dutrizac lui demande ce qui va arriver à la sortie du livre, Lester répond qu'un ami lui a prédit que le ciel lui tomberait sur la tête.

J'ai répondu: «Si le ciel me tombe sur la tête, ça voudra dire que je me tenais debout quand c'est arrivé.»
 

Réactions :

Jean R. Lapointe, Montréal
"Est-ce que cela voudrait dire que pour pouvoir travailler à Radio-Canada il ne faille dire que de bonnes choses des différents gouvernements "canadiens" qui se sont succédés depuis 1867 ?

Daniel Duclos adresse une lettre à :
M. Renaud Gilbert
Société Radio-Canada
Ombudsman des Services français
"Regrettable décision de la société d'état de mettre en congé forcé Monsier Normand Lester qui, par ses écrits, dévoile la face caché de la politique canadienne et international (ex:Gerard Bull, SCIS, Scully et j'en passe), que ça vous plaise ou non."

Raymond Savard
Gatineau
"... monsieur Lester dresse un bilan terrible de toutes les perversités des Canadians qui prennent constamment plaisir à cracher sur le Québec et à l'humilier, eux qui disaient tant nous aimer un certain jour d'octobre 1995...

Ce que ce journaliste intègre affirme, ce sont des faits avérés. Tous. Et c'est ce qui n'a pas eu l'heur de plaire en haut lieu, là où règnent le mensonge et l'hypocrisie. Voilà donc un journaliste que l'on veut faire taire parce que lui, il dit certaines vérités que les Canadians et leurs collabos québécois ne veulent surtout pas entendre.


Lester délesté !
Jean Cloutier
cloutierj13@yahoo.ca
jean.cloutier@mri.gouv.qc.ca
jeudi 22 novembre

Plus ça change plus c'est pareil à Radio-Canada.  Il y a dix ans, j'ai connu moi aussi la médecine à censure de la SRC. Ce n'étais pas à grand déploiement mais Le Devoir avait quand même jugé bon en faire une brève à travers ses pages politiques. Étudiant au certificat en journalisme à l'université Laval, sous la supervision du grand journaliste et professeur Gilles Lesage, j'ai failli effectuer un stage de formation à la radio de la SRC mais j'ai eu le malheur qu'un journal hebdomadaire local titre à la une mon éventuelle candidature pour l'investiture du Bloc québécois dans Québec-Est. Quelle ne fut pas ma surprise de recevoir un appel du réalisateur radio-canadien de l'émission de radio où je devais me rendre dans la semaine pour m'enquérir des détails de mon stage pour me dire que mon stage ne serait plus possible. Avant même de confirmer ou infirmer la nouvelle, je me fit mettre au banc des accusés d'être souverainiste et qu'un droit de réserve de deux ans s'imposait. Il faut dire qu'en même temps j'avais peur de perdre plusieurs piges et mon poste de rédacteur en chef du magazine d'affaires Flash PME publié par des gens d'affaires fédéralistes de Québec qui ne voulaient pas perdre de revenus publicitaires à cause d'un maudit souverainiste membre d'un parti qui ne prendra jamais le pouvoir des cordons de la bourse fédérale.

Offrira-t-on un délai de deux ans à un grand journaliste d'enquête comme Normand Lester ? Je le souhaite grandement puisqu'on l'a fait pour les candidats à d'autres élections fédérales comme la mère de mon ami Isabelle candidate NPD à Edmonton Hélène Narayana qui réintégra son poste deux ans plus un jour après sa campagne. Vous savez le métier de journaliste souverainiste (dans un média basé sur une loi fédérale prônant la concentration centralisatrice comme Radio-Canada) est impossible dans notre démocratie britannique. Pourtant, l'on doit endurer sans dire mot les analyses politiques à la Tribune de la presse d'une ancienne attaché politique du ministre conservateur Pierre Blais, Sophie Langlois, et aussi, à la SRC de Montréal, celles d'un autre reporter jadis un jeune leader conservateur qui militait ouvertement dans le même parti que l'ancien ministre-président de la SRC l'honorable Perrin Beatti. Je tais son nom par amitié mais il doit bien s'entendre avec le fils de Gérard Pelletier qui a congédié sans solde et délesté Lester.

Vous ne pourrez jamais nommer le nom d'un journaliste souverainiste, à part l'animateur Claude Charron ou le vénérable et unique chroniqueur Pierre Bourgault, qui a eu sa chance à Radio-Canada. On nous fuit comme la peste. Récemment, j'ai réessayé d'entrer comme journaliste à la SRC de Québec qui affichait dans tous les journaux un concours pour un poste de journaliste télévision. Malgré mes dix ans d'expérience en presse écrite, radio et télévision communautaire dans le domaine des affaires régionales, municipales et internationales bardé d'un diplôme de certificat en journalisme avec plus de 4 de moyenne.  J'ai été refusé sans appel ! Comme au concours de journaliste Radio à la SRC national à Montréal il y a trois ans. Mon nom doit traîner encore sur une liste noire des journalistes compétents mais souverainistes ou encore trop bien formé à appliquer ce que l'on apprend dans les cours de journalisme avec les Florian Sauvageau ou Gilles Lesage et cie.

Le tout changera quand un certain peuple se prendra en main et gérera sa télévision et sa radio nationale à partir de Québec dans un Québec souverain. Pour le moment la tendance est changeante dans la Capitale nationale et dans quel sens pensez-vous. Les lecteurs du journal Le Soleil, dont j'étais, ont perdu le crédible tribun Michel David et ont maintenant la chance de lire le Montréalais fédéraliste Alain Dubuc et de se faire enfirouaper par ce rabat-joie et tout ses amis fédéralistes d'Ottawa promus, peu à peu, à Québec par les bons soins du Lord Conrad Black changer pour le non moins gendre de Jean Chrétien : André Desmarais. Et puis certains s'inquiètent de la concentration de la presse.  Ben voyons donc : il y a Le Couac et Pierre Falardeau et le nouveau journal Le Québécois de la Société nationale des Québécois de la Capitale nationale et Patrick Bourgeois que tout le monde connaît et paie son abonnement.  À la prochaine!

                                                 -30-


Erreur historique
Nathalie Petrowski
La Presse
nathalie.petrowski@lapresse.ca






Le soir du lancement de son Livre noir sur le Canada anglais, Normand Lester s'inquiétait de la réaction de Radio-Canada. Il se demandait si l'employeur qui l'avait déjà muté aux voix hors champ la fin de semaine n'allait pas cette fois l'envoyer aux sports la nuit à RDI. Je ne voyais pas pourquoi. Dans mon esprit, Normand Lester n'avait rien fait de mal sinon publier un livre historique, un livre engagé c'est vrai, mais pas au point de tordre la réalité ni de fabriquer des faits.

Non, je ne voyais pas pourquoi Lester s'inquiétait. T'as enquêté sur trop de complots mon vieux, ça t'a rendu paranoïaque, lui ai-je dit.

Une semaine plus tard, je suis obligée d'admettre que la paranoïa de Lester était justifiée. Sa suspension «pour avoir nui à l'intégrité de la SRC en prenant position sur des controverses publiques», est tombée dimanche. Elle a confirmé ce que je croyais impossible: écrire et publier un livre lorsqu'on travaille pour la SRC est un acte subversif passible d'une grosse punition.

Comme quoi, Normand Lester connaissait mieux les habitudes de la maison que moi.

Bizarrement, depuis l'annonce de sa suspension, je suis incapable de me faire à l'idée. Incapable d'y croire. Incapable de concevoir qu'en 2001, dans une société dite libre et démocratique, à l'intérieur d'un service de l'information pour lequel j'ai le plus grand respect et dont je suis une fidèle abonnée, où travaillent des gens pour la plupart éclairés, instruits et intelligents, je suis incapable de concevoir qu'une telle aberration, un tel accroc à la liberté d'expression se produisent.

Je ne suis même pas choquée. Je n'en reviens tout simplement pas.

Je ne risque pas d'en revenir bientôt puisque la suspension n'est qu'un début. D'ici quelques jours, les patrons de Lester vont lui administrer une vraie mesure disciplinaire qui peut aller du blâme jusqu'au congédiement. Toute leur argumentation sera fondée sur Normes et pratiques journalistiques.

Le document est un petit cahier bleu, grandeur agenda, qui fait 207 pages. Tous les journalistes de la boîte en ont un, sinon 10. Habituellement, lorsqu'ils le reçoivent, ils le balancent aux poubelles ou dans un tiroir à côté des comics. Ce n'est pas un geste de rébellion. C'est seulement que lorsqu'on est journaliste à Radio-Canada ou ailleurs, l'éthique journalistique est un truc qu'on a complètement intériorisé. Personne n'a besoin de nous rappeler ses lois. Elles vont de soi.

Cela vaut d'ailleurs pour toutes les entreprises de presse qui ont chacune leur petit livre bleu ou gris. Celui de Radio-Canada est toutefois différent. Il tient pour acquis qu'un journaliste n'existe pas en dehors de Radio-Canada. Qu'il n'a pas de vie propre, pas d'autres occupations, pas d'autres intérêts, pas d'autre rôle social que celui de journaliste à Radio-Canada.

Selon cette doctrine, quand on est journaliste à la SRC, on n'est et on ne fait que ça.

Inutile de dire que cette rigidité archaïque pose certains problèmes aux employés. Je ne parle pas de problèmes politiques. Je parle de choses beaucoup plus anodines, comme animer un colloque, rencontrer un groupe d'étudiants ou une association de plombiers, accorder une entrevue dans un média concurrent, être porte-parole d'un événement, aider un voisin à monter une expo, bref toutes ces activités parfaitement honnêtes qu'un être humain pourrait être tenté de faire en dehors des heures de bureau ou la fin de semaine.

Si l'être humain est un journaliste travaillant pour la société d'État, il devra demander la permission à papa avant d'accepter quoi que ce soit. Passe encore si on a 12 ans, mais quand on est un journaliste adulte majeur et vacciné, c'est un peu vexant.

À Radio-Canada, pourtant, c'est la norme. Ceux qui y travaillent appartiennent corps et âme à l'employeur et forcément à l'État. À la limite et en forçant un peu la note, ils n'ont pas le droit d'aller pisser sans leur approbation.

Dans de telles conditions, on comprend pourquoi Lester est suspendu. Voilà en effet un journaliste qui a osé croire qu'il avait une vie indépendante de Radio-Canada: une vie, des intérêts et même une vision de l'histoire différente de celle de son employeur.

L'ennui, c'est que Normand Lester n'est pas le premier de la boîte à occuper ses loisirs ailleurs. Prenez Robert-Guy Scully. Lui aussi avait un tas de projets et au moins trois vies à l'extérieur de Radio-Canada. Il n'a pourtant jamais fait l'objet d'une enquête même après avoir miné la crédibilité de la société d'État en lui cachant que ses émissions étaient subventionnées par le fédéral. Il a démissionné de son propre chef.

Et que dire de Patrick Watson, l'ancien président de Radio-Canada. N'a-t-il pas eu une vie à l'extérieur de la société d'État quand il était président? Une vie au conseil d'administration de la Fondation Bronfman où il siégeait? Une vie parallèle de producteur puisqu'il a produit les Minutes du patrimoine avec Scully alors qu'il était toujours à la tête de la SRC.

N'a-t-il pas refilé à la télé publique, qu'il dirigeait, ses Minutes financées en douce par Patrimoine Canada (en douce parce que le logo du ministère n'apparaissait nulle part au générique malgré la subvention de 7,2 millions)?

Pourquoi personne n'a envoyé au président un exemplaire de Normes et pratiques journalistiques en lui rappelant ses devoirs d'impartialité et son obligation d'éviter de fréquenter des fondations partisanes?

Poser la question, c'est y répondre.

Au fond, si Normand Lester avait écrit un livre un peu plus sexy où il aurait démontré que l'histoire du Canada est encore plus glorieuse que ne le faisait voir les Minutes du patrimoine, il n'aurait pas été suspendu. Il aurait été promu.

Mais Normand Lester a choisi la voie difficile. Il a choisi de dresser la liste des erreurs qui ont marqué notre histoire. Son bouquin se termine à la fin de la Première Guerre mondiale. Heureusement, sinon il aurait été obligé d'y inclure une nouvelle erreur historique: celle de son injustifiable suspension.
 
 

Roch Gosselin
JEU 22, NOV 2001
Manifestation en avant de Radio-Canada
pour Normand Lester

Avis aux IPSO le temps est venu pour vous de faire quelque chose dans l'affaire de Normand Lester.  Pourquoi n'écririez-vous pas une lettre comme celle que vous avez envoyé aux Intellectuels partout à travers le Canada, et aussi à travers le monde, La France, L'Allemangne, l'Angleterre, l'Italie ect et j'en passe. Les États-Unis doivent être spécialement informé des injustices que nous subissons toujours pour rien ?

Hourra pour Jean-Sébastien Houle et remerciment pour un gars qui se tient debout!

Vive nous autres !

Salut le grand roch
rochg@attcanada.ca

Constat manif Normand Lester
Jean-Sébastien Houle
vendredi 23 novembre

La manif pour Normand Lester a bien eu lieu avec environ 75 personnes. En avoir plus aurait été plus intéressant mais avec les moyens du bord, des jeunes, des moins jeunes dont Gaston L'Heureux, l'évènement s'est déroulé au rythme des slogans et des chansons composées pour l'occasion. M. Bouthilier de SSJB s'est adressé aux manifestants en comparant Normand Lester à Ludger Duvernay.

Tout s'est déoulé sans annicroches et la manifestation à duré environ 1 heure trente.

Plusieurs médias étaient sur place bien qu'aucuns topos n'aient véhiculés sur les fils de presse.

Les passants en voiture et les piétons nous manifestaient leur soutien par des coups de klaxon ou tout simplement une poignée de main.

Sachez que ce qui était le plus agréable lors de cet évènement était le visage déstabilisé des gens qui avaient pour destination la tour de "Radio-Pravda" , si éloquemment scandé par les manifestants.

Lorsque qu'ils entendaient " Les Québécois sont en colère Révolution (bis 3), Les Québécois appuient Normand Lester, non à la censure Canadienne ".  Leurs visages ballafrés et ébouriffés ne faisaient que laisser transparaître soit leur honte, soit leur complète répugnance, soit leur appui incontestable mais silencieux...  Je me suis rendu compte à cet instant que l'espoir était bien évidemment
un concept innefaçable et qu'elle menait, pour sûr et à tous les coups, à une victoire certaine et implaccable...

À la prochaine,

Jean-Sébastien Houle


Normand Lester
reçoit le Grand prix du journalisme Olivar-Asselin

Être à la hauteur
Discours de Normand Lester
à l'occasion de la remise du Grand prix du journalisme Olivar-Asselin
10.12.01

Monsieur le président de la SSJB,

Mesdames,
Messieurs,
 

Je suis touché par votre accueil chaleureux. Je remercie très sincèrement la Société Saint-Jean Baptiste de l’honneur qu’elle m’accorde. Ma gratitude est d’autant plus profonde que cette récompense dépasse mes mérites personnels.

En acceptant le prix Olivar-Asselin, j’assume une lourde responsabilité envers le public québécois. J’ai en effet pris ma retraite de Radio-Canada et non du journalisme.

Pendant 35 ans j’ai voulu être fidèle à la vérité et fidèle à la société qui est la mienne. J’ai le devoir à 56 ans d’être à la hauteur de ce qu’on attend encore de moi.

La plus grande partie ma carrière a été consacrée aux questions internationales et de sécurité comme correspondant à l’étranger d’abord et, ensuite, comme journaliste d’enquête.

C’est à ces deux titres que j’accepte votre prix bien plus qu’à celui de polémiste ou de pamphlétaire où excellait Olivar-Asselin. Moi, c’est par la force des choses et un peu malgré moi que j’ai été précipité récemment dans ce rôle. Je vous avoue que j’espère qu’on retiendra surtout de moi ma carrière - qui est encore jeune -- de journaliste d’enquête. Mais qui connaît le futur? George Bernard Shaw affirmait qu’il ne faut jamais faire de prédiction, particulièrement quand ça concerne l’avenir.

Pendant longtemps Radio-Canada a dominé le paysage de l’information télévisée. Maintenant, depuis une dizaine d’années, elle fait face à des concurrents sérieux. De nouveaux groupes puissants se sont structurés avec des rédactions compétentes et agressives dans la recherche de l’information. Avec la multiplication des médias, certains craignent le nivellement par le bas, en particulier du journalisme télévisé. L’information télévisée c’est important. C’est le reflet quotidien de ce que nous sommes. Je crois fermement que la liberté d’information dépend en grande partie de la concurrence entre des médias puissants et indépendants. Si un média refuse de diffuser une information, le jeu de la concurrence fait en sorte qu’un autre média va prendre la relève. C’est ce qui est arrivé avec l’affaire du financement secret des Minutes du Patrimoine.

À la suite de cette affaire, l’ombudsman de Radio-Canada a recommandé des changements au code d’éthique de l’entreprise afin que ce type de financement caché ne se reproduise plus. Le Syndicat des Communications de Radio-Canada -- mon syndicat -- m’a dit qu’il avait l’intention de demander une révision semblable des Normes et pratiques journalistiques de la SRC. Si ces deux révisions aboutissent à plus de transparence de l’entreprise et à plus de liberté pour ses journalistes, toutes mes tribulations n’auront pas été vaines.

Le rôle du journaliste dans la société n’est pas seulement de rapporter l’information ou de la commenter au jour le jour. Son rôle, comme je le conçois, est de surveiller les puissants, les décideurs, les dirigeants politiques, économiques financiers et syndicaux. Seule une presse libre, comprenant des médias puissants et concurrentiels, peut assurer cet aspect important de la démocratie. J’ai été dans le passé impliqué dans des polémiques au sujet de mes reportages et de mes enquêtes lorsqu’elles dérangeaient du monde. Mon Livre noir dérange semble-t-il beaucoup de monde.

J’aurais commis un impair épouvantable en faisant une simple recension des injustices et des infamies dont les Canadiens français, les Indiens, les Juifs et les Japonais ont été l’objet de la part de la majorité canadienne. Mon enquête sur notre histoire, je ne l’aurais pas menée sur un ton neutre. Il semble que l’indignation perçait dans mon propos.

Bon et après? Est-ce que cela met en cause les situations décrites, les faits signalés? Est-ce que ça change les propos et les agissements odieux de la part des dirigeants canadiens contre les minorités canadiennes rapportés dans mon livre?

Les mêmes propos venant d’un Autochtone, d’un Métis, d’un Japonais n’auraient soulevé aucune réaction. Les chroniqueurs politiques ont bien évolué depuis le temps d’Olivar Asselin. Si on les compare à ceux du début du siècle passé, les commentateurs d’aujourd’hui paraissent souvent bien ternes et livides. On assiste à une banalisation des affaires publiques par des chroniqueurs soporifiques aux textes souvent interchangeables qu’on oublie après les avoir lus.

Je constate que j’ai réussi à en sortir quelques-uns et quelques-unes de leur torpeur. Je m’en félicite.

Merci à vous tous et je vous souhaite une très bonne soirée
 
 

« Normand Lester nous a donné un livre coup-de-poing! »
Par Robert McKenzie, journaliste du Toronto Star, et invité d’honneur à la cérémonie de remise du Grand prix Olivar-Asselin le 10 décembre dernier.
 
 

Normand Lester reçoit le Grand prix du journalisme Olivar-Asselin
Au delà du Livre noir
Guy Bouthillier, président, Société Saint-Jean-Baptiste
10.12.01

Normand Lester is our hero
A critic of anglo hypocrisy receives a major journalism award today from the Société Saint-Jean-Baptiste. President Guy Bouthillier tells why
By GUY BOUTHILLIER
Guy Bouthillier is president of the Société Saint-Jean-Baptiste.

G&M Monday, December 10, 2001 - Page A19

When federal MP Andrew Telegdi compared Canada's deportation practices to Hitler's, he was immediately summoned to withdraw his comments and apologize for trivializing the Holocaust. When Mordecai Richler compared Quebec's elected leaders and institutions to Hitler and the Nazis, he was lionized.

(...)


 

Francosphère- Québec :
" LE LIVRE NOIR DU CANADA ANGLAIS "
250 ANS D’IGNOMINIES ET D’INFAMIES
Alfred MIGNOT,
Vox Latina

" Le Livre noir du Canada anglais ", du courageux journaliste-écrivain québécois Normand LESTER, tient largement, et au-delà, les " promesses " du titre : ce qu’on y lit est bien pire que les classiques zones d’ombre communes à l’histoire de tous les pays. C’est en fait une véritable somme, sur 300 pages, témoignant d'agissements programmés, cyniques et criminels tendant à un seul et unique but : la destruction identitaire, mais aussi, très souvent, physique, des Canadiens Français. Sur 250 ans, un flux ininterrompu d’ignominies commises par les " Anglo-Canadians " à l’encontre non-seulement des Canadiens Français, mais aussi des populations autochtones et des minorités venues d’Europe. Terrible, et édifiant.

(...)


 

Pétition francophone internationale contre la propagande canadienne anti-québécoise
 

Analyse positive du livre de N. Lester
par M. A.Mignot Vox latina
AGQ - SAM 8, DÉC 2001  0:56
Claude Rifat
 


 

Vos commentaires sur le livre de Normand Lester
AGQ - SAM 8, DÉC 2001  5:35
Marie-Mance Vallée
 

Suspension du journaliste Normand Lester
Le Bloc Québécois
dénonce l'attitude de Jean Chrétien


Ottawa, le mardi 20 novembre 2001 – Le Bloc Québécois dénonce l’attitude du Premier ministre Jean Chrétien qui refuse de dénoncer la censure pratiquée par Radio-Canada en suspendant son journaliste Normand Lester, l’auteur de « Le livre noir du Canada anglais », un ouvrage présentant des facettes peu reluisantes de l’histoire du Canada anglais.

« Par son silence le Premier ministre cautionne la décision de Radio-Canada. Le Premier ministre Chrétien aime bien se présenter en grand défenseur des libertés et des valeurs démocratiques. Mais il choisit pourtant de se taire lorsqu’une société d’État, qui devrait plutôt valoriser la diversité des points de vue, fait preuve de censure flagrante à l’endroit de l’un de ses employés quand ce dernier ne véhicule pas la version de l’histoire du Canada que le gouvernement fédéral veut imposer comme officielle », a déclaré le chef du Bloc Québécois et député de Laurier-Sainte-Marie, Gilles Duceppe.

Dans son oeuvre « Le livre noir du Canada anglais », Normand Lester dresse une liste des crimes, des violations des droits humains et des manifestations d’exclusion des Canadiens anglais dans l’histoire du Canada. Ce journaliste est celui qui a mis à jour le fait que Patrimoine Canada avait discrètement subventionné la série « Les minutes du patrimoine », et ceci à coups de millions de dollars, une série qui présentait le Canada sous un éclairage particulièrement favorable.

Deux poids, deux mesures

« En 1998, le commentateur sportif Don Sherry insultait les Québécois sur les ondes de la CBC, et la société d’État refusait de le suspendre sous prétexte que ses propos n’engageaient que lui-même. Normand Lester publie un livre sur l’histoire du Canada dans une perspective québécoise, on le suspend même si cela n’a rien à voir avec son travail de journaliste », a souligné le leader parlementaire du Bloc Québécois et député de Roberval, Michel Gauthier.

« Comment une société d’État peut-elle adopter un comportement si différent selon qu’on insulte les Québécois ou qu’on les défend, si ce n’est que parce qu’elle choisit elle-même d’appliquer une politique du deux poids, deux mesures », a conclu le député.

Source: Service de presse, Tuesday, November 20, 2001
 
 

Normand Lester
AGQ - JEU 3, JAN 2002
Paul Boisvert

... Je suis maître en histoire. Je travaille dans la recherche historique.
(...)
Ce livre est l'arme idéale pour ridiculiser tous les arguments anglos qui font de nous des racistes, des tribaux et des repliés sur nous.
(...)
Ce livre est très bon pour la colonne vertébrale. Il aide à mieux se
tenir debout.

Paul Boisvert
 


Normand Lester
AGQ - JEU 3, JAN 2002
Benoît St-Denis

...  Je me demande si Télé-Québec ne devrait pas embaucher l'auteur afin de faire dix ou quinze petites émissions de 30 minutes, présentées par  Lester, le lundi soir à 19h. Ça pourrait s'appeler "Les tremblements de Lester" :-)
 



Re: Le livre noir du Canada Anglais
René Marcel Sauvé
[Pour-le-Pays-du-Quebec]
samedi 31 mai, 2003 20:25

Le Livre Noir de Normand Lester et autres ouvrages analogues démontrent amplement, je pense, cette volonté implacable et violente d'Ottawa et du Canada anglais d'en finir avec nous, par tous les moyens.

Tous.

Les rationalisations n'ont jamais manqué, tant à Ottawa qu'ailleurs au Canada anglais, pour nous discréditer, nous accuser et partant, de suggérer diverses manières d'en finir avec nous. Je l'ai vécu pendant tout mon service dans les Canadian Armed Forces et je connais des retraités de la GRC qui ont vécu la même expérience.

La guerre procède avant tout d'une indicible volonté de soumettre, briser, inféoder et fossiliser un peuple trop récalcitrant à se laisser dominer par le pouvoir d'un autre.

D'autre part, notre manque de détermination à nous faire reconnaître comme peuple, nation et État ne fait qu'exacerber nos adversaires, qui nous accusent de "chantage" envers Ottawa pour obtenir une plus grande part de la manne fédérale (entendu et lu ad nauseam), alors que l'argent qu'Ottawa nous envoie est notre argent à nous.

Quand j'affirme, non sans inquiétude, que nous allons vers la guerre, c'est parce que je connais la colère des jeunes générations montantes, surtout ceux et celles qui ont fait du temps dans les Canadian Armed Forces actuelles et qui se rendent compte que rien n'a changé dans l'attitude du Canada anglais et d'Ottawa à notre égard.

Je ne peux pas en dire davantage.

Lorsque les loyaux sujets de Sa Majesté commencent à organiser des milices territoriales pour en finir, prêts à sacrifier leur vie s'il le faut, afin d'en finir avec un régime devenu intolérable, c'est parce qu'ils ont vécu des situations suicidaires pour eux et pour notre peuple, encore trop endormi et trop porté à chercher refuge dans une littérature rationnelle et lénifiante. Le nombre de jeunes radicaux prêts à prendre les grands moyens pour en finir avec Ottawa et le Canada anglais augmente de semaine en semaine.

Comprenez alors pourquoi je réagis émotivement et avec fougue lorsque je constate qu'on cherche à rationaliser la guerre, alors que cette guerre est déjà là et n'attend que le moment d'éclater. La lecture des textes de Normand Lester devrait vous convaincre que les rationalisations savantes sont déjà dépassées et que nous approchons d'un seuil critique.

Nous sommes assis sur un baril de poudre et nous ne le savons pas. Comme dans toutes les autres guerres, alors que les peuples ne veulent pas voir le danger qui est là et qui attend le moment d'éclater. Bien sûr, je peux me tromper et j'espère me tromper mais je crains surtout de ne pas me tromper, compte tenu de ma formation et mon expérience assez longue en matière de guerre.

Je ne dénigre pas la littérature, bien au contraire, mais habitué à
l'action, je le sens lorsque quelque chose de grave s'annonce, sans trouver les mots pour le dire et convaincre.

Il existe des expériences et des vécus qui ne se disent pas.

C'est pourquoi j'ai cité Sophocle en exemple, ce grand expert du sujet tragique, que connaissait à fond mon ami Pierre Gravel, de la fac de philo de l'U de M. Il vient de mourir, alors qu'il était beaucoup plus jeune que moi.

Comme les héros dans les Invasions barbares, il appartenait à la génération lyrique. Il s'était spécialisé dans la tragédie grecque et la connaissance de son sujet m'étonnait à chacune de nos rencontres, dont la dernière, une semaine avant sa mort, chez lui à Outremont.

"Mes actes, je les ai subis. Je ne les ai pas commis. J'ai connu des
épreuves qui ne se disent pas". Sophocle le fait dire à son héros dans Oedipe-roi.

Or, dans la situation actuelle, c'est tout un peuple qui vit cette expérience tragique et qui persiste à croire que tout va bien dans le
meilleur des mondes.

Pour exister et vivre, il faut agir, non subir et le fait de subir ses actes est une atteinte majeure à l'identité.

Or, l'identité est à la source de toutes les passions humaines. Elle peut engendrer les plus grands renoncements et les plus grands sacrifices, car il vaut mieux mourir que de vivre et perdre son âme aux mains des prédateurs.

Le plus grand malheur consiste à préférer sa vie à son honneur et à sa raison de vivre, écrit Juvénal. Ce malheur, la génération des Satisfaits ne le connaît pas. Elle a été trop préoccupée par sa vie matérielle et sa gloriole académique. Mais la génération montante le connaît et l'éprouve profondément.

J'ai passé la journée dehors en exercices de campagne avec des
jeunes gens autrement plus déterminés que je ne l'ai jamais été moi-même, en 40 ans de militantisme.

Je n'ai qu'un seul but; dissuader mais je crains que je n'y arriverai pas.

Je connais l'ampleur d'un problème de guerre et partant, je cherche à l'éviter à tout prix. Mais l'honneur national est en jeu et une génération est prête à tout sacrifier pour cet honneur, plus important que la vie chez beaucoup de jeunes, mais les vieux ne le voient pas. Ils préfèrent les rationalisations commodes et le langage idéologique et dubitatif d'intellectuels habitués à la modération en toutes choses, afin de mieux jouir de la vie, alors que la mort frappe à la porte.

Je sais que, fatigué et éprouvé par ma journée, je me suis peut-être mal exprimé au sujet de la guerre, mais je ne peux regretter mes paroles, même si elles dépassent le langage de la raison et risquent de me  faire perdre le sens de ma démarche.

René Marcel Sauvé

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Voir les écrits de René Marcel Sauvé sur les pages suivantes :

Je propose que nous travaillons sur une élection référendaire

Neutralité du Pays du Québec

Voler de ses propres ailes !

Renforcer la démocratie au Québec et nous sortir du cul-de-sac

Cours de formation sur la Géopolitique 101 de René Marcel Sauvé. Le tout se fait dans un dialogue dans les groupes de discussions. Nombreux sont les participants et participantes.  Vous êtes les bienvenues

Enseignement de Monsieur René Marcel Sauvé    Le foyer national d'un peuple. (Quebec is the home of a people)    Foyer d'une nation distincte (homeland of a distinct nation)   Siège d'un État distinct

Une oeuvre complète
"La conclusion à ceci est simple: lorsque tout le monde, où une majorité de citoyens, posséderont à fond des notions et principes de stratégie, alors les politiciens vont être obligés de se ranger."
René Marcel Sauvé

L'agir a son point de départ dans l'esprit de discernement et la volonté consciente, en principe et en pratique...
René Marcel Sauvé

tiré du texte sur la "diversité de nos options"
... principes universels qui gouvernent la stragégie de l'action, principes qui ont leur point de départ dans la volonté consciente et dont nous devons nous instruire chez les nations qui possèdent depuis longtemps les assises de leur propre État...
René Marcel Sauvé

Le conquis / nécessité de faire consensus par la stratégie, par la discipline
On ne peut compter que sur ses propres moyens

"On ne peut pas continuer comme cela", Ariel Sharon
Dialogue René Marcel Sauvé - Robert Bertrand - Etienne Boulay
Comment s'organiser entre nous ?

Dans la diversité de nos options, trouver un moyen de travailler ensemble !   Présentation et analyse d'une stratégie à devoir se donner.  C'est à nous de lire, de comprendre, de voir si on accepte de s'en instruire pour la faire sienne.
- René Marcel Sauvé - Robert Bertrand - Valérien Lachance

Le fameux canal Érié. René Marcel Sauvé

Et si nous en revenions à demain? René Marcel Sauvé

J'ai publié Géopolitique et avenir du Québec chez Guérin en 1994
et maintenant, je prépare Géopolitique 101 et Construire et défendre l'État du Québec
(...)
Mon approche est technique, dépourvue de sentimentalité, froide, dure et stratégique.
Andrée Ferretti - José Fontaine -  René Marcel Sauvé - Robert Bertrand

Re : Vox populi ! Notre domaine, c'est l'action, non l'émotion.
René Marcel Sauvé
Stratégie avec des principes ...
... le sens de l'État ...  les principes qui gouvernent l'action des États ...
stratégie, d'action fondée sur une détermination consciente, systématique, à base de volonté consciente, non de sentimentalité à l'eau de rose.
Les principes :
Appréciation rigoureuse et correcte du contexte et de la situation;
détermination et maintien d'objectifs praticables et réalisables en termes de temps et d'espace;
maintien du moral;
concentration et économie de l'effort;
simplicité et souplesse;
sécurité et surprise;
coopération;
coordination;
administration et logistique.
(...)
Notre domaine, c'est l'action, non l'émotion.

Qui convaincre   René Marcel Sauvé
Moi je ne dis pas convaincre les Québécois mais les instruire.
Notre bataille est pédagogique.

Que sera notre avenir ?
Pour le savoir, ne faut-il pas se connaître d'abord ?
"un statut est un pouvoir qui dépasse les droits et les libertés"
Je m'interroge : Le Québec peut se targuer d'exercer le __pouvoir__ en son Assemblée nationale mais quel est le statut du Québec ?
- Robert Bertrand - René Marcel Sauvé


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