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Nous sortir du cul de sac

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Renforcer la démocratie au Québec et nous sortir du cul-de-sac /Lise Payette
Robert Bertrand
[Pour-le-Pays-du-Quebec]
dimanche 1 juin, 2003 01:10

En lisant le texte ci-après de Madame Payette, il me semble que ce sont des éléments auxquels je pourrais adhérer facilement.
 
Et les principes tels qu'exposés par Monsieur René Marcel Sauvé nous sont d'un précieux avantage.
 
http://cf.groups.yahoo.com/group/Pour-le-Pays-du-Quebec/message/1079
 
S'il y a des objections à formuler, ce serait à l'égard de la vitesse du cheminement.
 
On ne peut tirer sur une fleur pour la voir pousser plus rapidement.
 
Notre travail collectif est bien plus à l'égard de s'instruire, se former, se documenter, s'organiser, se structurer, se définir pour pouvoir agir sur les autres, sur l'ensemble de nos concitoyens et concitoyennes, le moment venu, lorsque nous pourrons le faire, nous ou d'autres personnes regroupés dans des associations, des mouvements, des organisations...
 
J'ai mis en BLEU  ce qui m'apparaît, à moi, important.
 
Une fois bien préparer, par des groupes qui ne sont pas nécessairement sur un groupe de discussions, mais bien plus à l'intérieur de groupes organisés en mouvements, en associations, ou que sais-je, mais qui se donneront comme mission de s'auto-former, s'auto-instruire pour ensuite instruire et informer davantage la population avec des orateurs, avec des documents pertinents.
 
Un groupe de discussions n'est pas une organisation, n'est pas un mouvement, n'est pas une association. Chacun et chacune étant libre de faire partie du groupe de discussions ou de quitter.
 
Il faut bien le comprendre.
 
Lorsqu'on veut faire partie d'un mouvement, d'une association, d'une organisation, on fait le nécessaire.
 
Faire partie d'un groupe de discussions, c'est tout autre chose.
 
Le groupe de discussions  peut accepter toute la panoplie, tout l'éventail des cheminements.
 
Tant mieux, si des documents, si des dialogues permettent à chacun et chacune de comprendre, de saisir, d'apprécier, d'argumenter sur les dires des uns et des autres.
 
Les membres d'un groupe de discussions n'endossent pas nécessairement tous les dires, toutes les perceptions, tous les textes qui sont publiés sur son site où ils participent bien volontairement et bien indépendamment les uns des autres.  Chacun et chacune des personnes étant responsables de leurs écrits, de leurs propres interventions.
 
Un groupe de discussions regroupe des personnes volontaires, indépendantes, et nous voulons le croire, articulées pour permettre à chacun et chacune de venir y ajouter son grain de sel et y comprendre l'ensemble du cheminement tel que présenté à l'accueil du dit groupe de discussions.
 
L'idée du Pays du Québec est l'élément fondateur de ce groupe de discussions.
 
Un Pays connaît diverses facettes, diverses options, diverses tendances, diverses appréciations.  Un Pays ouvert pour tous dans le respect de la démocratie.
 
Il serait intéressant de commenter et d'apprécier l'intervention de Madame Lise Payette.
 
À vous la parole.
 
Robert Bertrand
 
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http://www.vigile.net/ds-actu/docs3/03-5-11-1.html#lplp

Cul-de-sac

Pour recommencer à progresser, l'idée de la souveraineté doit cesser d'être une affaire partisane, reliée au Parti québécois
LISE PAYETTE

Mme Payette est écrivaine. Elle a été ministre sous René Lévesque.

La Presse samedi 10 mai 2003

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IL FAUDRAIT être aveugle pour ne pas constater que le projet de souveraineté du peuple du Québec, tel que piloté par le Parti québécois durant les trente dernières années, a dû traverser de terribles tempêtes : campagnes électorales gagnées ou perdues, changements de chefs avec des discours variés, querelles internes, référendums perdus, inépuisables ajustements du discours qui en font sourire plusieurs mais en enragent beaucoup d'autres, avec en plus les coups bas venus des adversaires qui ne s'en privent pas chaque fois que c'est possible et qui ne manquent ni d'argent, ni d'idées pour le faire.

Je me souviens à quand exactement remonte mon malaise. C'était durant le débat sur la première question référendaire à l'Assemblée nationale. Claude Ryan, alors chef de l'opposition libérale, avait déclaré que même si le oui devait l'emporter, lui, comme chef du Parti libéral, ne se sentirait pas lié par le résultat du référendum. Je me souviens avoir pensé que ce serait le gros titre de tous les journaux du lendemain. Ça me paraissait une déclaration «énorme» dans une assemblée démocratique. Mais quelle ne fut pas ma surprise de constater que personne n'avait relevé cette affirmation et ne l'avait dénoncée. Pour moi, ce fut une surprise. Fallait-il en conclure que, même quand le peuple du Québec se serait exprimé démocratiquement en faveur de la souveraineté, TOUS les partis politiques ne seraient pas liés par ce vote ?

Esprit de parti

Ma réflexion remonte donc assez loin et a deux objectifs : renforcer la démocratie au Québec et nous sortir du cul-de-sac dans lequel l'esprit de parti a plongé le projet souverainiste.

La souveraineté, qui doit être un projet rassembleur pour un peuple, est devenue exactement le contraire pour les Québécois. Les élections et les référendums ont beaucoup servi à diviser chaque fois un peu plus les citoyens et les citoyennes. Les diviser et les décevoir. La frustration est de plus en plus grande devant les échecs constants du projet souverainiste malgré les divers «arrangements» consentis par les plus convaincus de ses militants. Logiquement, pour réussir, il faut convaincre une majorité de citoyens de la fierté qu'un peuple tire de son indépendance politique et de l'affirmation de son identité propre. Pour y arriver, il faudrait qu'il y ait des souverainistes aussi bien au Parti libéral, qu'à l'ADQ et qu'au Parti québécois. Ce qui paraît impossible à cause de la totale polarisation du projet souverainiste par le Parti québécois. Un libéral ne pourrait pas s'afficher comme souverainiste pas plus qu'un péquiste pourrait s'afficher comme fédéraliste. Et c'est là que le bât blesse.

Le Parti québécois est souverainiste, le Parti libéral est fédéraliste, si bien que toutes les élections sont déguisées en référendum. Un citoyen ne peut pas choisir le programme qui lui convient, ou le candidat qu'il veut voir porté au pouvoir, sans avoir à s'exprimer sur le projet de souveraineté. Ce qui m'apparaît être un danger pour la démocratie.

Quant au cul-de-sac dans lequel se trouve le projet de souveraineté, le constat a déjà commencé à s'étaler sur la place publique. Ceux qui n'ont pas perdu la foi dans l'objectif lui-même, ont probablement déjà perdu toute confiance dans les moyens qui ont été proposés jusqu'ici pour y parvenir. Le débat est ouvert. Faut-il attendre que le Parti québécois soit de nouveau au pouvoir pour faire avancer l'idée de souveraineté ? Comment se déroulera le congrès à la direction du Parti s'il ne sert qu'à mesurer la profondeur des convictions souverainistes de chacun des candidats ?

Une erreur ?

Le choix de lier la souveraineté du peuple québécois à la partisanerie politique aurait-elle été une erreur ?

Pour qu'une majorité de citoyens manifeste le désir de s'identifier au peuple du Québec, faut-il sortir la souveraineté des partis politiques ? Faut-il libérer le Parti québécois de son engagement et lui redonner la liberté d'être un véritable parti politique au service de la population dans l'administration de la vie collective et de la chose publique sans avoir à faire chaque jour l'acte de foi dans l'option sacrée qui a mené à sa fondation ?

Et... libérer en même temps le Parti libéral du Québec d'avoir à jouer le rôle de gardien du fédéralisme canadien même quand le coeur n'y est pas, sous peine de se faire accuser de «virer séparatiste» ? Et libérer aussi l'ADQ d'essayer de se maintenir en équilibre précaire entre les deux options, avec un discours pour Toronto et un autre pour Rivière-du-Loup ? Pour se retrouver avec trois partis politiques, peut-être davantage, qui n'auraient plus les mains liées sur la question de l'avenir du peuple du Québec.

Que deviendrait alors le projet de souveraineté ?

Il deviendrait un projet du peuple du Québec, entre les mains de citoyens et citoyennes de toutes appartenances politiques réunis par un seul objectif: mener ce peuple à la souveraineté. Ce groupe de citoyens ferait de l'éducation politique, fournirait des conférenciers partout où ils seraient utiles, autant dans les écoles que pour les groupes structurés. Il ferait connaître les études qu'il entreprendrait pour informer les citoyens, mettrait tout en oeuvre pour recruter une majorité de voix favorables à la souveraineté du Québec. Aucun groupe de pression ne pourrait devenir membre et seuls des individus pourraient en faire partie. Aucun intérêt particulier n'y serait débattu, pas plus ceux des hommes d'affaires que ceux des syndicats, ni ceux des groupes ethniques pas plus que ceux des regroupements sociaux ou culturels.

Ce comité de citoyens serait apolitique. Personne n'y serait nommé par les partis politiques et tous les Québécois et Québécoises vivant au Québec y seraient les bienvenus. Ils ne seraient unis que par un seul projet : la souveraineté du Québec.

Chacun serait libre, d'autre part, d'appartenir au parti politique qui correspond le mieux à ses idées politiques.

La partisanerie ayant enfin quitté le débat, peut-être y verrions-nous plus clair.

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Re: Renforcer la démocratie au Québec et nous sortir du cul-de-sac /Lise Payette
René Marcel Sauvé
[Pour-le-Pays-du-Quebec]
dimanche 1 juin, 2003 09:31

Madame Payette tente d'exprimer ce qui est déjà là en premier lieu et qui doit être dit pour être vu et connu. Ce n'est pas tout le monde qui peut relier la vision, la perception, la représentation et la parole en un savoir unifié et opératif.
 
La pertinence d'un discours sur la réalité, qui est en contexte et en situation, multiple et une, spectrale, dénuée d'affects qui bloquent l'intelligence, relève préalablement d'une conquête par l'esprit. Si rien n'est donné d'emblée à personne, c'est parce que nous devons apprendre à apprécier ce que nous sommes et ce que nous avons.
 
Je relève chez Madame Payette une certaine inquiétude face à l'esprit obtus de ceux et celles qui ne peuvent se rendre à l'évidence. Elle cite entre autre Claude Ryan, homme peu doué mais tenace et têtu, blessant envers les autres, mesquin à ses heures et qui n'a pas encore rencontré chaussure à son pied.
Sans doute parce qu'il a su éviter quiconque pourrait le mettre en échec.
 
Il appartient bel et bien à la génération qui a suivi la première guerre mondiale, embourgeoisée par la prospérité qui a prévalu au Québec comme partout ailleurs en Amérique du nord, jusqu'au krash boursier de 1929. Cette génération est peu connue pour son aptitude à l'auto critique et au jugement nuancé. Elle pensait encore par image. En position de force jusqu'aux lendemains de la seconde guerre mondiale, elle a imposé sa manière de voir aux générations suivantes. J'irai encore plus loin: elle a empoisonné chez les nouvelles générations les possibilités de penser par elles-mêmes.
 
Il faut quatre générations pour changer les mentalités.

Nous ne faisons pas exception à la règle.
 
La première génération d'indépendantistes, à laquelle j'appartiens, date des débuts de la Révolution tranquille. Elle a exposé la question du statut du Québec en termes d'idéologie, conformément à la mentalité du temps. Elle n'avait pas le sens de ce que veut dire le terme STATUT, de fait (de facto) et de droit(de jure).

J'ai été le premier indépendantiste à recevoir une formation en géopolitique, sous la direction des professeurs Thomas Greenwood et Robert Garry, à l'Institut de Géographie de l'Université de Montréal.

Mais je n'avais pas élaboré de thèse particulière sur le Québec, n'ayant pas suffisamment d'expérience pour le faire et me confronter aux critiques qui ne manqueraient pas de me tailler en pièces dans une soutenance de thèse.

Raymond Barbeau - André d'Allemagne

Nous en avons discuté, Raymond Barbeau et moi, plus tard avec André D'Allemagne. Le langage des STATUS nous était inconnu.

Nous avions bien connaissance des Statuts Refondus de Westminster (Westminster Revised Statutes) mais nous n'avions pas le langage ni le discours nécessaire pour en débattre.

Quand même, Raymond Barbeau, dans ses exposés sur l'indépendance du Québec, a été en mesure de faire référence à des conditions géopolitiques pour mieux soutenir ses arguments. Il avait une idée de ce qu'est un statut quo et un statut quo ante. termes géopolitiques utilisés en diplomatie.

Et ce qui est encore plus important, Raymond Barbeau et André D'Allemagne ont réalisé l'importance de la défense comme élément essentiel pour un État reconnu de droit (de jure).

Ils ont compris, comme moi-même, que nous n'étions que des néophytes dans cette question et mes années d'études en géopolitique et de service dans l'armée étaient encore très insuffisantes pour aborder un problème de cette envergure.
Il fallait donc continuer avec les moyens du bord.
 
À peine 16 ans plus tard, le premier parti politique voué à l'indépendance du Québec était élu à l'Assemblée nationale.  À notre surprise, ce qui signifiait que la semence avait été déposée dans un terreau fertile et prêt à la recevoir, même si nous n'avions pas grand chose à donner.

À vrai dire, personne ou presque ne s'y attendait.

Les événements qui ont suivi ont prouvé la continuité de l'entreprise, continuité dont nous n'avions pas identifié la source, la langue sans aucun doute, car le français est une langue d'État et par conséquent de réflexion en profondeur et de continuité, mais il y avait autre chose. Il fallait continuer les recherches.

Liens entre Géographie, Géopolitique,

Ce n'est qu'en 1989, à Toronto, après 40 ans d'efforts, que j'ai fini par établir le lien entre la géographie, la géopolitique, les principes universels de l'action  et  les Statuts Refondus de Westminster, de même que  la possibilité pour le Québec d'être reconnu à son tour comme État de droit autant que de fait.

Or, le pouvoir centralisateur et arbitraire d'Ottawa s'est fait reconnaître comme État à part entière en décembre 1931.

En juin 2003, le Québec n'est pas encore parvenu à en faire autant.

Les blocages imposés par Ottawa et Toronto à cet effet, avec contrôle quasi absolu sur les média de masse, ont produit leurs effets pervers et nous avons maintenant fort à faire pour y remédier. La confusion règne partout dans les esprits au Québec.

Statehood de facto and de jure

C'est à Toronto pendant que j'y enseignais, que j'ai constaté qu'au Canada anglais, on sait effectivement ce qu'est un État (statehood de facto and de jure) et comment on s'y prend pour se faire reconnaître comme tel.

C'est à partir de ces bases que j'ai rapidement rédigé Géopolitique et avenir du Québec, pour me rendre compte que peu de Québécois comprennent encore de quoi il s'agit.

J'avais envoyé plus de douze copies du manuscrit à des éditeurs et seul Marc Aimé Guérin a bien voulu me publier. Il est géographe lui aussi et nous avons fait nos études ensemble à l'Université de Montréal, avec pour profs Thomas Greenwood, Robert Garry, Raoul Blanchard, Pierre Dagenais, Benoît Brouillette, Paul Veyret de l'Institut de géographie alpine de Grenoble, Frédéric Kenneth Hare, en climatologie, Jean Houpert, en littérature française et québécoise, et en philosophie, Raymond Voyer, o.p. Louis Lachance, o.p. Julien Péghaire, spiritain, Paul Vignaux de l'Institut Catholique de Paris. André Éthier, o.p. Lucien Martinelli, p.s.s. Benoît Lacrois, o.p. et plusieurs autres, en sciences et en mathématiques, car la géographie a besoin de toutes les disciplines pour lui servir d'auxilaires et d'appuis.

Marc Aimé Guérin savait au termes de quelles démarches nous parviendrons à comprendre ce que signifie un statut au sens spectral du terme et partant, à acquérir l'argumentaire nécessaire pour nous reconnaître et nous faire reconnaître. Il a réalisé que mon ouvrage n'était pas parfait mais qu'il fallait commencer quelque part.
 
Au Québec, on ne le sait pas encore et on cafouille autour de questions accessoires, comme celle de savoir si l'indépendance doit être prise en charge par un parti politique ou autrement. On s'attarde sur l'accessoire au détriment de l'essentiel et c'est bien là le comportement d'un peuple habitué à l'inféodation et la soumission servile, que la génération actuelle ne peut plus accepter.

Quoi que nous disions ou que nous fassions, nous avons besoin d'une discipline intellectuelle rigoureuse et apte à l'action d'envergure avant de se lancer de nouveau en avant.
 
René Marcel Sauvé

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Re: Renforcer la démocratie au Québec et nous sortir du cul-de-sac /Lise Payette /et réponse de Bruno Deshaies
René Marcel Sauvé
[Pour-le-Pays-du-Quebec]
dimanche 1 juin, 2003 13:45

Dans ma réplique, j'ai surtout insisté sur le fait que le mouvement d'indépendance nationale au Québec s'est formé et développé à partir d'un jeu de forces existantes.
 
Si Madame Payette a été assez lucide pour apprécier la situation à son avantage, elle n'était pas avec nous. Encore une fois, elle tente d'apprécier la situation actuelle pour renforcer la position du Parti libéral de Jean Charest à Québec. Cette fois, cependant, elle est dépassée, manquant de racines dans le temps et dans l'espace, comme celles que je viens de décrire, à propos du travail accompli par Raymond Barbeau, André D'Allemagne, Pierre Bourgeault et tous les militants de la base.
 
Froide et lucide, Madame Payette est devenue une convertie de la dernière minute, si on (peut) l'appeler une convertie. Elle est arrivée comme un cheveu sur la soupe à la faveur de l'élection de novembre 1976, sans coup férir, afin sans doute de ne pas manquer le bateau.

Ces nouveaux "convertis" dont elle faisait partie, ont écarté de nombreux souverainistes de la première heure, qui ont été tenus loin du pouvoir. Je ne parle pas de moi-même, ayant toujours été travailleur de l'ombre et préférant le rester.

De toutes manières, victoire électorale ou pas, la partie était loin d'être gagnée et il y avait énormément de travail à faire, pour au moins trois décades à venir, sinon davantage.

J'ai surtout travaillé dans Taillon, brigué par René Lévesque, qui avait réussi à gagner à la cause les militaires de la base de Saint Hubert. Lise Payette le méprisait, comme elle a ouvertement méprisé Doris Lussier à la télévision au cours d'une entrevue. Le problème avec Lise Payette, dont le nom de fille est Lise Ouimet, c'est que personne ne l'a mise à sa place. Pas plus que Claude Ryan dont je viens d'évoquer sommairement la mesquinerie qu'il n'a pas manqué de manifester un soir de référendum.

Ces personnages, y compris Alain Dubuc, Paul Desmarais, Stéphane Dion et tutti quanti, planent au dessus des contingences de ce monde. Pas leur faute s'ils sont tellement supérieurs aux autres.
 
D'autre part,  même si j'ai été assez naïf pour prendre les propos de Madame Payette comme l'expression de la compétence et du dévouement à la cause, je n'en ai pas moins poursuivi la tâche de régler le problème du statut et du rôle de la géographie dans la genèse et le développement de nouveaux États, dont le nôtre.
 
De nouveau, nous sommes seuls entre nous et nous avons beaucoup de travail à faire à l'intérieur de conditions qui vont évoluer très rapidement et qui risquent de nous prendre de court lorsque viendra le moment de décision qui s'annonce, avant la fin du mandat actuel des libéraux du Québec, j'en suis certain.

Tant mieux si nous avons momentanément perdu.  C'est ce qu'en géopolitique,on appelle le service de l'adversité. Il faut le voir comme une occasion de dépassement de nous-mêmes.

Nous avons maintenant le temps de régler nos comptes avec les faux indépendantistes, crypto-fédéralistes, ces traîtres, qui vont tenter de nous noyauter de nouveau lorsqu'une victoire électorale et référendaire pointra pour nous à l'horizon. Comme nous vivons de plus en plus sur un baril de poudre, le danger que ces vendus provoquent un éclatement de la situation est réel. D'où nécessité de les mettre en échecs (principe de sécurité en stratégie).
 
À nous de prendre toutes nos précautions (principes stratégiques de sécurité et de surprise), afin de ne plus nous faire avoir par les Lise Payette de l'avenir. Au fond, elle est beaucoup plus dangereuse qu'un ennemi avoué comme Claude Ryan.
 
René Marcel Sauvé
 
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