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Patrick Lévesque

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Histoire générale
de la Nouvelle-France d'antan
au Québec contemporain.

Raisons historiques, politiques, économiques,
et sociologiques de
faire l'indépendance du Québec.

Par Patrick Lévesque.
Conseiller SSJB-M,
section Ludger-Duvernay


 
 

1690 Lors d'une tentative d'envahir Québec par la rive, les Bostonnais débarquent à Rivière-Ouelle. Le curé de la seigneurie de la Bouteillerie rassembla la population pour repousser les forces bostonnaises.  Le cri de "feu" retentit soudain;  plusieurs détonations frappent les soldats britanniques de Boston.  C'est la fuite malgré l'ordre des officiers de tenir la ligne de front, au bord de la Rivière-Ouelle. Cette défaite fut un prélude au désastre qui attendait Phipps devant Québec.

Les paroissiens gagnèrent cette bataille.

La liberté a une histoire illuminant le nom de ces glorieux ancêtres qui étaient l'abbé Francheville, François et Joseph DesChamps de la Boutheillerie, fils du seigneur, Pierre Hudon, Charles Miville, Jean Miville, Galleran Boucher, Pierre Boucher, Philippe Boucher, Michel Bouchard, Étienne Bouchard, François Bouchard, Pierre Bouchard, Pierre Dancosse, Joseph senior Renault, Joseph junior Renault,  Guillaume Lissot, Claude Lissot, René Ouellet et Abraham, Mathurin, Grégoire et Joseph Ouellet, Jean Pelletier, Jean Lebel, Jean Baptiste Lebel, Pierre Ernond, Mathurin Dubé, Jean Mignot, Noël Pelletier, Jean senior Gauvin, Jean junior Gauvin, Pierre de Saint-Pierre, Nicolas senior Durant, Nicolas junior Durant, François Autin, Sébastien Boivin, Jean de Lavoye et Robert Lévèque.

1690 La célèbre phrase de Louis Buade de Frontenac fut prononcée
 

"Je n'ai point de réponse à faire à votre général que par la bouche de mes canons et à coups de fusils ; qu'il apprenne que ce n'est pas de la sorte qu'on envoie sommer un homme comme moi ; qu'il fasse du mieux qu'il pourra de son côté, comme je ferai du mien !"


Les Bostonnais furent mis en déroute par les forces Françaises.

1701 Grande paix de Montréal entre les Français et les Premières Nations peuplant le territoire de la Nouvelle-France.

1749  Voyage en Nouvelle-France du Suédois Peter Kalm.
 

"Les hommes sont extrêmement polis. Ici, tout le monde est Monsieur ou Madame, le paysan aussi, bien que gentilhomme, la paysanne comme la plus grande dame...  les habitants de la campagne sont toujours d'humeur joyeuse et gaillarde...  Les gens de distinction en général ont bien plus le goût pour l'histoire naturelle et les lettres que dans les colonies anglaises, où l'unique préoccupation de chacun semble être de faire une fortune rapide ."


1754 : Le lieutenant-colonel George Washington qui a 22 ans est envoyé avec 120 miliciens au Fort Duquesne ( Pittsburg-EUA) par le Gouverneur de la Virginie pour revendiquer la vallée de l'Ohio aux Français. Pour rappeler aux Britanniques que l'Ohio est à la Nouvelle-France, le gouvernement envoi l'officier, Joseph Coulon de Villiers De Jumonville, accompagné d'une escorte de 34 hommes.

Sans aucun avertissement pendant la lecture, Washington crie "fire".  Les Français sont abattus ainsi que De Jumonville faisant la lecture de la mise en demeure officielle.

Dix Canadiens et De Jumonville sont tués, d'autres sont faits prisonniers. Washington se retire en abandonnant les cadavres scalpés. Outragés de ce crime, 600 soldats français et miliciens canadiens sous les ordres du capitaine Louis Coulon De Villiers (demi-frère de Joseph) attaquent à leur tour et Washington capitule et bat en retraite.

1755  La population des provinces de la Nouvelle-France est de 100 000.  Le chiffre officiel est 65 000 pour le Canada et 15 000 pour l'Acadie. Population de Nouvelle-Angleterre 2 000 000 de personnes.

1755 28 juillet  Sur la recommandation du juge en chef de la Nova-Scotia, Jonathan Belcher, le Conseil exécutif de la Nova-Scotia prend la décision unanime de déporter 15 000 Acadiens au cours de l'été et de l'automne parce ce qu'ils refusent de signer le serment d'allégeance au souverain d'Angleterre.  Ils ne s'assimilent pas assez vite et ne sont pas de bons sujets britanniques.  Ce projet est gardé secret pour éviter que les Acadiens ne s'enfuient avec leur bétail. Le lieutenant-colonel John Winslow affirme lui-même :
 

"Nous avons entrepris de nous débarrasser de l'une des plaies d'Égypte".


1755 Septembre   L'ordre de la déportation des Acadiens est donné. Les Acadiens, convoqués dans les églises pour y entendre une importante communication du gouverneur anglais, s'y rendent sans méfiance. Ils y apprirent leur arrestation immédiate a titre de prisonniers de guerre, et la confiscation de tous leurs biens. La troupe, jusque-là dissimulée, surgit et s'empara de ces hommes désarmés. Leurs femmes et leurs enfants furent regroupés en de lamentables convois de forçats, qui se muèrent jusqu'au lieu de l'embarquement.

Leurs terres, leurs biens furent aussitôt attribués à des colons anglais.

Au mépris encore de toutes leurs promesses, les Anglais dispersèrent les familles, au moment de les embarquer. Arrachant les femmes à leurs maris, les jetant pêle-mêle avec les enfants dans des navires, poussant les hommes en d'autres navires. Cette déportation tourna au tragique, car beaucoup d'Acadiens, soigneusement dispersés le long des côtes des treize colonies, périrent de misère, l'hiver venant.

Le major-général britannique John Winslow, décrit comment des soldats ont regroupé de force 1510 habitants de Grand Pré, en Nouvelle-Écosse, les obligeant à monter à bord d'un navire.
 

«Certains des jeunes gens de la colonie ont tenté de s'enfuir. «Pas connu de troubles inhabituels. J'en ai tué un, et je crois un deuxième puisqu'il est disparu et que le reste est revenu.»


Il est maintenant reconnu que des soldats anglais ont abattus des Acadiens lors des embarquements de la déportation.

La flotte leva l'ancre le 27 octobre et plusieurs bateaux ont coulé peu après le départ du Bassin des Mines. Un violent orage encombra les embarcations et plusieurs Acadiens furent victimes des eaux de la Baie de Fundy.

Les passagers étaient tellement tassés dans les embarcations qu'ils ne purent tous dormir en même temps. Une grande partie de la nourriture a été perdue à cause de la détérioration et, en conséquence, les rations alimentaires furent réduites de façon drastique. Certains commandants britanniques qui avaient confisqué du troupeau jadis appartenant aux Acadiens, gardèrent celui-ci pour eux-mêmes.

Ils n'étaient en mer que pendant peu de temps lorsque la maladie atteint les passagers, le résultat des conditions insalubres. Les aînés furent relégués aux calles des bateaux où l'air était infecté. L'équipage ne permit qu'à de petits nombres à la fois de monter sur le pont car ils craignaient la révolte.

Une loi est votée, elle interdit à tous Acadiens et descendants d'Acadiens de venir s'établir sur leurs terres. Cette motion encore en vigueur dans les textes de loi aujourd'hui interdit à tous Acadiens de venir s'établir en Nova-Scotia sous peine de mort. Cette loi, bien qu'elle ne soit plus mise en application, devrait être abrogée pour le respect des Acadiens.

1756 Le marquis de Montcalm s'empare du fort anglais d'Oswego. La Nouvelle - France expulse l'Angleterre de la région des Grands Lacs.

1759 Wolfe débarque à Gaspé et Mont-Louis. Les troupes anglaises se font la main en prévision pour la ville de Québec. Sa proclamation est inquiétante
 

"Malheur aux Français s'ils persistent à prendre part à une dispute qui ne regarde que les deux couronnes".


1759  Les troupes de Wolfe débarquent sur la Côte de Beaupré et incendièrent les villages sous les yeux impuissants et atterrés de leurs habitants sans armes, impuissants à défendre leurs demeures. Sur la côte sud, de Saint-Vallier à Lévis, d'autres soldats envahissaient ces villages, placardaient sur les portes des églises la Proclamation décrétant la chute de la Nouvelle-France et pendirent devant leur maison ceux qui protestaient, dont le capitaine Nadeau de Saint-Michel, selon le capitaine d'escadron Knox qui écrivait dans son journal de campagne « pour avoir essayé de soulever ses concitoyens contre nous »,  lors de la conquête de la Nouvelle-France.

1759   9 juillet   Les Anglais lancent des bombes incendiaires et mettent le feu à plusieurs maisons de la basse ville de Québec et à l'église de Notre-Dame - des - Victoires.  Occupation militaire de la paroisse de l'Ange-Gardien.

1759 Entre temps pendant que le bombardement de Québec rapporte pour le moment si peu de résultat, Murray en colère par l'échec momentané que Montcalm lui inflige, incendie les faubourgs de Saint-Roch et de la Potasse. Du côté de Wolfe il donne tout le pays à ses soldats.  Ils brûlent toutes les paroisses de l'île d'Orléans, toutes celles de la côte nord depuis l'Ange-Gardien jusqu'à la baie Saint-Paul, toutes celles de la côte sud depuis l'Islet jusqu'à la Rivière - Ouelle.

C'est un massacre complet. Les Rangers, coureurs de bois Américain que commande le major Rogers, tiennent à honneur de rapporter des chevelures françaises. Un officier américain se signale par sa fureur sanguinaire : c'est le capitaine Montgommery, un futur lieutenant de Washington. Murray ne fait pas la guerre plus humainement que Wolfe. Lui aussi, il refuse aux Canadiens le droit de défendre leur patrie. Toutes les fois qu'il trouve une maison abandonnée par l'homme qui sert la milice, il la détruit. Par ses ordres lord Rollo, qui a déjà passé au feu l'île Saint-Jean, récidive son exploit à Sorel.

Le feu ravage les principaux villages de la côte sud-est du Québec de Trois - Rivières à Rivière-Ouelle. La population de la Nouvelle-France est impuissante.

1759 12 juillet Début des bombardements contre Québec : la ville sera bombardée jour et nuit sans relâche pendant deux mois.  Le 24 juillet, on évalue à 15 000 le nombre de bombes lancées contre Québec, le bombardement de la population de Québec dura 68 joursRamezay capitule, la haute ville est semi-détruite, la base ville complètement, une foule affamée, en loque voit l'envahisseur Anglais victorieux.

1760 août Murray, veut arriver le premier à Montréal, pour ravir à Amherst l'honneur de la reddition, de la même façon que Wolfe, il va brûler les maisons, granges, étables et dépendances des habitants absents de chez eux. Le bas de la paroisse de Sorel est rasé par les flammes. Le dernier jour d'août l'Ile-aux-Noix a été évacuée.

1760 septembre.  Capitulation de Montréal et de ce fait même, la reddition de tout le pays.  Trois ans plus tard, le 10 février 1763,  le traité de Paris ratifiera la situation de fait créée par la défaite des soldats et miliciens de Montcalm et de Vaudreuil aux mains de l'envahisseur britannique.

Le territoire de la Nouvelle-France qui comprend les provinces suivantes: l'Acadie, le Canada, la Louisianne( cession au profit des Espagnols) la Nouvelle-Orléans, et l'Ohio deviennent des colonies britanniques, toutes les frontières des provinces de la Nouvelle-France, sont annexés aux 13 colonies britanniques Américaines, le Canada de la Nouvelle-France deviendra la "Province of Quebeck".

1760 La Nouvelle-France, devient une colonie britannique à la suite de la guerre de Québec sur les plaines d'Abraham, et de la reddition de Montréal devant les demandes pressantes de la population de Montréal. C'est le début d'une longue histoire de trahison et d'injustice entre les Anglais et les Français appelé "Canayens" à qui ont vient d'enlever le nom La Nouvelle-France du territoire.

1761. Plus aucun livre scolaire en français, ils sont proscris.

1763 "Royal Proclamation" Proclamation royale par décret britannique, le territoire du Québec est réduis à un petit rectangle autour de la vallée du Saint-Laurent. La proclamation royale abolira les institutions politiques françaises.

C'est ainsi que les habitants de ce territoire verront le "Common Law" remplacer le droit français et le serment du Test, oblige un catholique à renier sa foi pour assumer des fonctions administratives. A cette époque, une majorité de catholique peuple la Nouvelle-France. Les gouverneurs reçoivent aussi un ordre: assimiler les Québécois aux Anglais. On veut que le Québec change de langues, de lois et de coutumes. Bref ils voulaient changer 'identité de nos ancêtres, qui ont pourtant construit, bâtit, et déchiffré ce pays.

La "Royal Proclamation" prévoit remplacer le code civil français par la "British Common Law", toutefois le Gouverneur Murray juge la chose impossible en pratique. La livre sterling devient la monnaie officielle, mais il n'est pas rare de voir les Canayens ou les Anglais transiger en argent provincial de la Nova - Scotia, en dollar américain, en dollars espagnols et en pièces d'or américaines

1763 Le chef Amérindien Pontiac tente une rébellion contre le pouvoir Anglais en Amérique, il réussi pratiquement, mais devant l'inaction de la France pour obtenir des renforts, il se résolu de signer un accord de paix, non sans rappelé ces faits dans une déclaration avant la signature
 

"La conquête des forts français ne donne pas à l'Angleterre le droit de posséder le territoire et de le coloniser à sa guise."


Les Français étaient venus vivre parmi les Amérindiens en frères et non pas en seigneurs, la France ne nous a jamais conquis et n'a jamais acheté nos terres, celles-ci nous reviennent de plein droit. La paix fut signée en présence des Ottawas, des Ojibwas, des Hurons et des Potawatomis.

1766 Les premiers à profiter de la conquête sont les commerçants Anglais et Américains qui prennent le contrôle de toute l'activité économique. La bourgeoisie Néo-Française ayant quittée le Québec. Le premier gouverneur britannique, James Murray, n'apprécie pas ces individus qu'il juge être la plus immorale collection d'individus qu'il ait connue. Il écrit encore
 

"Rien ne pourra satisfaire les fanatiques déréglés qui font le commerce hormis l'expulsion des Canadiens, qui constituent la race la plus brave et la meilleure du globe peut-être."


1766 Retour du premier évêque catholique monseigneur Briand, son but est de prêcher la soumission du peuple Canadien aux nouvelles autorités britanniques.

1770 Montréal, Québec et Trois-Rivières se voient refusé le droit d'embaucher six professeurs de France pouvant enseigner les hautes sciences.

1774 "Quebec Act" Acte de Québec: De peur que le Québec ne viennent en aide aux révolutionnaires américains, les Anglais tentent d'acheter la population du Québec et l'église Catholique en leur offrant des concessions (suppression du serment du test). Ce plan ne réussira qu'à moitié.

1774 Les Américains sont outrés que l'Angleterre permette aux Québécois (Canadiens) de garder leur religion. Pour cette raison et en réaction à des taxes jugées excessives, les Américains s'embarquent dans un conflit avec la couronne britannique qui les mènera à l'indépendance des 13 colonies américaines. Ils tentent de convaincre les Québécois de se joindre à eux alors que le clergé prend position pour l'Angleterre dans le meilleur de ses intérêts.

1775 Après la signature du "Québec Act", des Anglais choqués vandalisent le buste de George III qui avait été installé sur la Place d'Arme à Montréal. Ils y inscrivent sur la base "Voici le pape du Canada et l'idiot de l'Angleterre" Ceci démontre bien le mécontentement des marchands Anglais établis ici et  l'incompréhension totale du besoin des Québécois (Canadiens) de se voir remettre leurs institutions vitales.

1783 Le Traité de Versailles reconnaît l'indépendance des États-Unis d'Amérique. Le Québec perd la vallée de l'Ohio. Les Loyalistes quittent le nouveau pays et viennent s'établir ici; d'autres s'installèrent sur les terres confisquées aux Acadiens. Pour délimiter la population Anglaise et Française, la Nova-Scotia anciennement l'Acadie est divisée en deux, c'est la création du New-Brunswick en 1784.

C'est à partir de l'indépendance des États-Unis que débute vraiment l'immigration des Loyalistes. Avec l'arrivée des loyalistes - qui seront désignés comme des Canadiens, les francophones perdent leur gentilé ; ces derniers seront désormais qualifiés de Canadiens-français.

1784, Devant l'analphabétisme des Canadiens ne sachant ni écrire ni lire à cause de l'interdiction du français et de son enseignement le Très Révérend Charles Inglis déclare
 

" Que ces gens apprennent l'anglais!"


1791 Les nouveaux arrivants Anglais loyalistes rejettent le régime français du Québec et ses lois et exigent un district distinct.  La "Province of Quebeck" est divisée en deux et perd son nom, le Haut Canada  (Ontario) et le Bas Canada  (Québec).

1791 Population Britannique Américaine du Haut-Canada 10 000, Population Canadienne française du Bas-Canada 150 000

1791 Acte constitutionnel : En plus de donner le tiers du territoire québécois aux Anglais nouvellement arrivés, les Anglais tentent de nous jouer avec l'illusion d'une démocratie. En vérité, les Bas-Canadiens, bien que majoritaires, ils n'ont aucun pouvoir et sont contrôlés par la minorité Anglaise.

1792 Première élections de l'histoire du Bas-Canada (Québec). La chambre d'assemblée du Bas-Canada, malgré le fait que la population soit française à 95% est formée de 35 Bas-Canadiens et de 15 Anglais. Jean Antoine Panet est élu président du Bas Canada.

Les deux groupes s'affrontent en chambre dès la première séance. Le gouverneur à la demande des 15 députés Anglais, déclare que les textes de loi devront être rédigés en Anglais.

Dans ce parlementarisme truqué où le français n'est plus qu'une langue de traduction, le gouverneur et les conseils législatif et exécutif renversent toutes les initiatives des Bas-Canadiens.

1793 Première manifestation d'Afro-Américain dans le Bas-Canada, pour leurs droits et libertés.

1796 Adoption par la Chambre d'assemblée de la loi sur les ponts et les chemins. Cette loi stipule que les chemins royaux auront trente pieds de largeur et seront sous le contrôle du grand voyer. Les habitants doivent nettoyer les fossés et entretenir les chemins. Ils sont également soumis à 12 jours de corvées, et peuvent en être dispensés à raison d'un chelin et trois deniers par jour. Cette loi est très mal reçue par le peuple en général.

Le 9 octobre 1796,  les habitants du faubourg Saint-Roch sont convoqués à une assemblée pour élire les inspecteurs de chemins. La réunion tourne à l'émeute. Un magistrat est insulté et sa vie menacée. Quatre personnes sont accusées et trois d'entre elles sont condamnées à diverses peines. Quant à la quatrième, "elle s'est soustraite aux recherches "

1801 Adoption de l'institution royale pour la mise sur pied au Bas-Canada d'un réseau scolaire visant à l'assimilation à la foi protestante et à la langue anglaise.

1806  Les citoyens du Bas-Canada, sous la direction du Parti canadien,  fondent à Québec leur propre journal, Le canadien, afin de répondre aux attaques de Mercury. Sa devise : Fiat Justitia ruat cælus Justice soit faite, Dieu descende vers nous.

1807 Élection du Parti canadien ; les membres de ce parti politique qui sont plus fortuné, craignent que plusieurs de leurs collègues ne puissent siéger à l'Assemblée faute d'argent. Lors de la première session, ils votent un projet de loi pour indemniser les membres de l'Assemblée qui viennent de régions éloignées. Un député du parti anglais "les tories", le juge Amable De Bonne, s'oppose à ce projet de loi ; le parti canadien tente de voter une loi pour exclure les juges de l'Assemblée. Le Conseil législatif bloque ce projet, le gouverneur déclenche des élections

1808 Élection de 36 députés Canadiens et 14 députés Anglais

En mai, le gouverneur Craig déclare :
 

« Il y a lieu d'appréhender que le temps approche rapidement où la Chambre d'assemblée du Bas-Canada deviendra un foyer de sédition et le rendez-vous des plus hardis démagogues de la province »


Il lui paraît important d'augmenter la proportion de députés anglophones pour éviter que la majorité francophone exclue des membres anglophones indésirables et continue d'imposer ainsi ses vues.

1810 Le gouverneur Craig, sous la pression du clergé et des Britanniques, ordonne la saisie des presses du journal francophone "le Canadien" et l'arrestation de ses principaux rédacteurs. Le journal dénonçait la minorité Anglaise dominante et réagissait fortement contre les écrits racistes du journal anglophone "The Mercury" qui promouvait l'assimilation des francophones.

1810 Le Gouverneur Craig à la suite des arrestations des députésCanadiens menace Mgr Plessis et le clergé.

1810 Le Gouverneur Craig dissout la Chambre du Bas-Canada à la suite du vote qui exclu le député Anglais Amable De Bonne de la Chambre, conformément à la loi qui interdit les juges de siéger à la Chambre des communes.

1810, les députés du Parti canadien refusent de voter le budget.  Pour contrer cette opposition, le gouverneur Craig dissout l'assemblée législative pour une deuxième année consécutive. Le gouverneur Craig convoque de nouvelles élections et pour éviter que la population renvoie les mêmes élus à l'Assemblée, il envoie, au jour des élections, dans l'intention de terroriser la population, des troupes de soldats dans les rues de Montréal et de Québec.

1810 Les députés Canadiens emprisonnés sont réélus, la population Canadienne - Française ne s'est pas laissé intimidée, certain députés associés au journal "Le Canadien" sont toujours emprisonnés, certain depuis deux ans, L'habeas corpus est suspendu et refusé totalement lors de la demande des avocats Canadiens.

1810 Le gouverneur Craig recommande au roi de retirer aux Canadiens français le Parlement et d'unir le Haut- et le Bas-Canada dans le but d'écraser la majorité Canadienne-française de la Chambre du Bas-Canada..

1810 Après trois ans de détention illégale du député Canadiens Pierre Bédard, Le Gouverneur Craig décide finalement de le libérer, à noter que le député Canadien accusé de trahison n'a jamais subit de procès.

1815 La chambre d'Assemblée Nationale (Québec) accepte d'équilibrer le budget du gouvernement à condition de savoir ou l'argent va. Les Anglais refusent de leur dire. Le Bas-Canada (Québec) décidera d'arrêter de verser les taxes de douanes du Haut-Canada (Ontario). C'est tout à fait légal.

1818 L'Assemblée Nationale de Québec demande la correction de nombreux abus comme des pensions versées à des personnes décédées, gens payés à ne rien faire, salaires à des non-résidents Britanniques et salaires fictifs, ce que le gouverneur Charles Gordon Lennox refuse.

1822 Voyant que la crise politique ne se résorbe pas, des marchands Anglais vont secrètement à Londres pour présenter le projet d'unir les deux Canadas, ils y voient la possibilité de devenir les seuls chefs du Canada et de contrôler l'économie du Canada.

1823 John Stuart ministre du Haut-Canada déclare
 

"Le Bas-Canada est en majeure partie habité par une population qu'on peut appeler un peuple étranger, bien que plus de 60 ans se soient écoulés depuis la conquête. Cette population n'a fait aucun progrès vers son assimilation à ses concitoyens Britanniques, par la langue, les manières, les habitudes et les sentiments. Ils continuent, à quelques exceptions près, d'être aussi parfaitement Français que lorsqu'ils ont été transférés sous la domination Britannique. La principale cause de cette adhérence aux particularismes et aux préjugés nationaux est certainement la concession impolitique qui leur a été faite, d'un code de lois étrangères dans une langue étrangère.

Dans un état séparé, tout le Bas-Canada étant entre les mains des Canadiens  - Français, aucune mesure tendant à les assimiler ne peut être acceptée sans leur concours, que l'on ne saurait attendre."


1823 Scandale Caldwell : un scandale administratif est dévoilé. Une enquête révèle que le receveur général Britannique John Caldwell, administrateur des fonds publics, s'est rendu coupable de concussion : une somme de 100 000 livres sterling a été détournée par lui.

1830 Un nouveau gouverneur, lord Matthew Aylmer, débarque à Québec avec de nouvelles instructions. L'Assemblée qui veut contrôler les fonds publics pour éviter toute malversation des Britanniques, se retrouve devant une impasse; le nouveau gouverneur informe la chambre qu'ils devront respecter les subsides Britanniques et remettre l'argent retenu aux intérêts Britanniques.

1830 L'Angleterre instaure le système des réserves pour les Amérindiens

1831 Alexis de Tocqueville, qui visita le Québec, déclare: « Je viens de voir dans le Bas-Canada un million de Français, braves, intelligents, faits pour former un jour une grande nation française en Amérique, qui vivent en quelque sorte en étrangers dans leur pays. Le peuple conquérant tient le commerce, les emplois, la richesse, le pouvoir. Il forme les hautes classes et domine la société entière »

1832 À Montréal, les troupes Britanniques chargent et ouvrent le feu sur les manifestants lors d'une élection partielle. Trois francophones sont tués et plusieurs personnes blessées.

1832 L'Assemblée nationale du Bas Canada (Québec) adopte un  projet de loi qui garantit les pleins droits des personnes pratiquant la religion juive. Il faudra attendre 25 ans pour voir l'Angleterre et les autres colonies adopter des mesures semblables.

1832 Le gouvernement Anglais encourage l'immigration massive d'Irlandais dans l'espoir de mettre les Bas-Canadiens en minorités.

1834 Grande victoire électorale de Louis-Joseph Papineau et de son parti politique "Les Patriotes".

1834 Ludger Duvernay, fondateur de la Société Saint-Jean Baptiste, inaugure le 24 juin la fête nationale du Bas-Canada.

1834 Les 92 résolutions; le Bas-Canada envoie à Londres un document contenant 92 demandes. C'est une dénonciation de toutes les injustices nationales que l'Assemblée a relevées. Ce document est très facile à résumer: ON VEUT UNE VRAIE DÉMOCRATIE.

1837 Trois ans plus tard, Londres répond au Bas-Canada. Le Parlement britannique a pris connaissance du rapport des commissaires-enquêteurs qui rejettent les allégations véridiques du Parti Patriote, le gouvernement impérial se sent justifié d'imposer ses vues à l'Assemblée nationale du Bas-Canada (Québec).

Pour donner suite à cette décision, le Parlement de Westminster adopte les "10 Résolutions Russell" qui opposent une fin de non-recevoir aux demandes de l'Assemblée nationale du Bas-Canada. En outre elles autorisent le gouvernement colonial à se passer du consentement de l'Assemblée Nationale dans les utilisations des fonds publics, maintiennent l'exigence d'une liste civile et confirment les privilèges de la British Americain Land company et brandissent la menace de fusion avec les deux Canadas si les deux colonies continuent de se faire obstacle.

Ces résolutions Britanniques accélèrent le mouvement de révolte.  Elles forcent Papineau et les siens à choisir : La soumission ou la rébellion.

1837 Malgré les demandes de l'Assemblée nationale du Bas-Canada, Londres refuse toujours de transformer le conseil législatif en corps électif et de rendre responsable le conseil devant l'Assemblée nationale.

1837 Au printemps, des assemblées populaires de protestation sont interdites par le gouverneur Gosford. À l'automne, la rébellion est déclenchée.

1837 6 novembre. Affrontements à Montréal entre l'Association patriote « Les Fils de la Liberté » et les membres du « Doric Club » d'allégeance loyaliste. On note plusieurs saccages de maisons appartenant aux patriotes.

1837 Malgré l'appel au calme de Louis Joseph Papineau, lors d'une réunion le député du Parti Patriote Robert Nelson déclare" Il est temps de mettre de côté vos plats et vos cuillères d'étain pour en faire des balles!"

NOTE : Dans l'armée Patriotique du Bas-Canada il y avait autant d'Écossais, d'Irlandais et des Français qui aidaient les Patriotes Bas-Canadiens dans leur lutte pour la liberté, déplaçant ainsi les luttes qui se faisaient en Europe contre l'Angleterre, fait rarement souligné, pour ne pas dire ignoré de l'histoire, il y avait des Afro-américains dans l'armée Patriotique du Bas-Canada, à la suite de cette guerre ils décident toutefois de s'occuper de leurs affaires seulement. --référence Paul F Brown, historien spécialiste de la question noire au Canada.

1837 Longueuil- sur le chemin Chambly, dans le but de faire évader deux prisonniers Patriotes des mains Anglaises, Bonaventure Viger donne l'ordre suivant au moment de l'interception du chariot gardé par les soldats "Livrez-nous les prisonniers au nom du peuple" La réponse de Ertmatinger est celle-ci "Go on! make ready! fire!" Viger reprend "Rendez-nous les prisonniers!", les soldats britanniques font feu, mais ils perdent l'affrontement, pendant l'échauffourée, Sir John Molson, brasseur de bière nouvellement arrivé au Bas-Canada depuis peu, passe de très peu perdre la vie, quand une volée de plombs atteint sa casquette.

1837-1838 Une guerre éclate au Bas-Canada. L'armée anglaise écrase
impitoyablement ces petits groupes armés, nommés "les Patriotes".  Les Anglais volent les biens de la population dans les villages et ensuite les incendient.  Des femmes et des enfants sont jetés hors de leurs foyers à l'approche de l'hiver sans vêtements à peine de quoi pour couvrir leur nudité. Au total 750 personnes seront
arrêtées. Les villages de Saint-Charles et Saint-Eustache, sont mis en flamme.

Les soldats, les loyalistes du Haut-Canada et les volontaires volent, bétail, réserves de nourritures, grain, meubles, lits, matériels d'agriculture et autres effets personnels.

On nota le député John Abbott faisant ses réserves de dindes dans les Deux - Montagnes, Forbes qui se faisait un butin au détriment de la population avec l'aide de l'armée.

Les habitants de Saint-Benoît, Saint-Hermas et de Sainte-Scholastiques sont intimidés de la façon suivante; ils sont tous réunis dans une cour vaste en rang devant un canon, bien qu'ils ne puissent répondre aux questions des soldats, à savoir où sont les chefs Patriotes du Bas-Canada, ils sont menacés, en voyant leurs maisons incendiées par la même occasion.

Défaites à Moore's corner.  Les Patriotes revenant avec des armes aux États Unis furent interceptés par les volontaires, cet échec, permit au Général John Colborne de concentrer toutes ses forces sur la rive nord dans le comté de Deux-Montagnes. Eu lieu aussi, la bataille de Saint-Eustache et la dévastation de Saint-Benoît.

1837 Déclaration d'indépendance du Bas-Canada, qui est nommé "République du Bas-Canada, cette déclaration d'indépendance garantissait des droits égaux pour les Amérindiens, un statut officiel bilingue pour la République et l'interdiction du régime seigneurial Britannique. Mais il fallait conquérir le Bas-Canada.

1837 Prise de Saint-Denis, le Docteur Jean Olivier Chenier ainsi que plusieurs de ses hommes formant une milice patriotique sont pris au piège dans une église, qui, celle-ci fût mise en flamme par les troupes britanniques, attendant que la milice sorte de l'église, vraisemblablement les Patriotes sortent de l'église en flamme pour être abattus sans cartier.

Les circonstances de la mort du Docteur Jean-Olivier Chenier restent toujours nébuleuses.

Deux versions populaires sont connues; Le Docteur Chenier arrive à sortir des flammes, mais à sa sortie, il est atteint par une balle sur le côté, il tente de fuir après avoir reçu la balle, qui aussitôt en reçoit deux autres qui sont fatales.

Il fut retrouvé sur les abords de l'église après que le corps eut subi une autopsie des autorités britanniques, pour déterminer la cause exacte de la mort.

La seconde version est plus douloureuse; Le même début, le Docteur Chenier réussi à s'enfuir de l'église en flamme, il reçoit une balle sur le côté, il tombe, mais se relève pour se sauver vers l'arrière de l'église, de là il fait feu en abattant un soldat britannique qui le mettait en joue, mais il était attendu par des soldats britanniques, qui à ce moment là le truffes de plombs. Le Docteur Chenier s'affaisse, mais les soldats en rajoute et ne cesse de le frapper à coup de crosse avec leur carabine.

À la fin du massacre des autres Patriotes, le Docteur Chenier, fut victime de barbarie, ont lui arrachat le coeur pour prouver que son sang était noir, (?) et le coeur fut accroché au bout d'un pique de l'église..

Le corps du Docteur Chenier fut retrouvé aux abords de l'église.

Aucune des deux versions n'ont réussi, à se supplanter jusqu'à ce jour. Mais il y a lieu à se demander depuis quand les militaires font des autopsies.

1837  L'armé anglaise les volontaires et les loyalistes, incendièrent 2 églises, 2 presbytères, 1 couvent, 4 moulins, 111 maisons, 124 granges pleines, 168 autres bâtiments et pillèrent 500 familles. Plus de 1500 Bas-Canadiens furent victimes des tractations.

1838 Le clergé Catholique condamne le parti Patriote et ceux qui y prennent part. Monseigneur Lartigue, évêque de Montréal, dénonce l'insoumission des Patriotes et prévient ses fidèles que ceux qui enseignent la révolte et la désobéissance aux lois risquent de se voir refuser les sacrements, l'évêque va même jusqu'à publier un avis qui prend la défense du pouvoir établi.

1838 Le 27 février, les magistrats de la ville de Montréal, soumis aux autorités Britanniques, changent le nom de la place Papineau pour" place de la Reine" et le chemin Papineau pour "chemin Victoria", sans commentaires.

1838 Le 27 mai, Lord Durham remit son rapport sur le Bas-Canada. Le rapport Durham est un flot d'injures qui traduit bien la vision d'hier et d'aujourd'hui des Canadiens-Anglais contre le peuple Bas-Canadiens. Dans son rapport il cite "Les Canadiens français, ce peuple ignare, apolitique, rétrograde, vieilli, retardataire, faible, vaincu, inférieur, sans histoire et sans littérature... qu'on assimile aux Anglais qui ont pour eux la supériorité de l'intelligence..."

1838 L'automne, fin de la guerre du Bas-Canada 1500 arrestations, 108 condamnés, 60 déportés en Australie et dans la plupart des Îles Britanniques de l'Atlantique du sud et 12 chefs du Parti Patriote seront pendus en 1839; et ainsi que plusieurs villages brûlés dans la région nord de la rive du Saint-Laurent, ainsi que la Rive-sud, dont Laprairie, Saint-Charles, Saint-Denis,  et plusieurs autres.

1839 Le 15 février, 12 patriotes, dont Marie Thomas Chevalier de Lorimier, sont pendus suite aux révoltes de 1837-1838. Les autres malheureux sont:

Joseph Narcisse Cardinal
Joseph Duquette
Pierre Théophile Decoigne
François-Xavier Hamelin
Joseph Jacques Robert
Amable Daunais
Ambroise Sanguinet
Charles Sanguinet
Pierre Rémi Narbonne
François Nicolas
Charles Hindelang  (colonel français)

NOTE HONORIFIQUE : Charles Hindelang ressortissant français désirant donner son appui à ses frères Québécois, quelques secondes avant de connaître la mort par pendaison, il cria "Vive la liberté"

1840 Acte d'union. Les Anglais trouvent une autre façon de tenter d'assimiler les Bas Canadiens et d'en finir une fois pour toute avec ce peuple français: ils joignent les deux Canada (Haut et Bas) par la même occasion ils fusionnent les deux dettes des deux Canadas, Le Québec a donc payé de sa poche le développement de l'Ontario qui avait des dettes énormément plus importantes que celles du Bas-Canada (Québec).  Désormais appelé le Canada-uni, fait de l'anglais devient la seule langue officielle. Ils forment une seule Chambre de représentants dans laquelle les francophones se retrouvent minoritaires pour la première fois.

1840 C'est la création du Canada-uni au détriment des Bas-canadiens..

1840 Population Britannique Américaine du Haut-Canada; 450 000, population Canadienne-française du Bas-Canada; 650 000

1848 Le Canada obtient enfin un semblant de démocratie le gouverneur décide d'accepter tous les projets de loi qui lui seront présenter. La chambre d'assemblé vote le "Rebellion Losses Bill" et donne de l'argent aux familles dont les maisons ont été injustement incendiées par les Anglais en 1837-1838.

Une telle loi avait été adoptée pour le Haut-Canada un an auparavant à cause d'une autre rébellion qui se tenait au Haut-Canada dans une tentative d'en faire une République comme les États-Unis qui avait avortée.

Fous de rage que les Bas-Canadiens reçoivent un peu d'argent eux aussi,  des Tories Anglais incendient le parlement de Montréal, qui n'y reviendra jamais.  Les responsables de cet acte monstrueux pour la démocratie furent jamais condamnés. Le chef pompier de la ville de Montréal lui-même se ventait à plusieurs occasions d'être un des instigateurs de cet acte; il ne fut de ce fait,  jamais puni, malgré ses aveux pleins de fierté.

1850-60 Le Canada-Uni se trouve plongé dans une grande crise politique. En dix ans, le gouvernement change dix fois et aucun d'eux n'arrivent à garder le pouvoir. Les principaux partis du Canada-Est étaient les Bleus de George Étienne Cartier et les Rouges nationalistes d'Antoine Aimé Dorion. Au Canada-Ouest, les partis étaient les Tories de John A Macdonald et les Grits de George Brown.  Brown déclara que la seule façon de se sortir de l'impasse était de reconnaître la population Anglaise supérieure du Canada-Ouest (Ontario) et réclama la reconnaissance du principe de " Rep by Pop".

1864 Les francophones du Bas-Canada commencent à faire campagne contre la confédération.

Antoine-Aimé Dorion  fait publier une lettre aux électeurs dans laquelle, après avoir étudié les résolutions de Québec, il conclut que ce n'est pas une confédération que l'on propose mais tout simplement une fédération déguisée, avec, en fin de compte, l'ensemble des pouvoirs assumés par un parlement central.

Les assemblées provinciales n'auraient que des pouvoirs dérisoires.  Il prédit une source de batailles entre les deux paliers de gouvernement et conclut en disant que le mieux est de consulter le peuple sur un changement pareil. Antoine-Aimé Dorion déclare "En cas d'adoption de ce projet, ce jour figurerait dans l'Histoire comme ayant eu une influence malheureuse sur l'énergie du Haut et du Bas-Canada, car je considère comme une des plus mauvaises mesures qui pouvaient nous être soumises. S'il arrivait qu'elle soit adoptée sans la sanction du peuple de cette province, le pays aurait plus d'une occasion de le regretter".

1867 Maintenant que les Anglais sont plus nombreux grâce à une immigration massive, ils réclament la représentation proportionnelle "Rep by Pop".

1867 27 mai. La Reine Victoria donne la sanction royale pour adopter l'Acte de l'Amérique du nord Britannique.

1867 1er juillet Acte de l'Amérique du nord Britannique qui réunit le New-Brunswick, Nova-Scotia, l'Ontario et le Québec. Partout dans la « Province de Québec » on voit flotter des drapeaux britanniques et on entend chanter le « God save the Queen ». Les francophones acceptent mal qu'on se mette à appeler les Anglais des Canadiens, qualificatif autrefois réservé aux francophones du Bas-Canada.

1867: Confédération : Pacte entre 2 peuples fondateurs sans les Amérindiens;  reconnu par John A. Mcdonald, leader du Haut-Canada, et Georges-Étienne Cartier, leader du Bas-Canada.

1867 Le Québec devient une province dans le "Dominion of Canada", le Canada est lui-même et encore une colonie sous domination britannique 80% des pouvoirs vont au gouvernement, dominé par les Anglais.

1868 Le Canada achète à la "Hudson Bay compagny" les terres qui forment aujourd'hui les trois provinces de l'Ouest et les territoires du Nord-Ouest, pour établir une colonie anglaise d'Ottawa. Les Métis et les Catholiques francophones ne sont pas consultés.

Les Métis et les blancs catholiques de langue française, se rassemblent pour revendiquer des lois et des pouvoirs qui leur garantissent leurs droits territoriaux, linguistiques et religieux.  Sous la direction de Louis Riel,  à Rivière-Rouge ils mettent sur pied un gouvernement provisoire, établissant par ce fait même une liste des droits , et exigent d'Ottawa des négociations. Cette lutte amènera, après beaucoup de violence,  la création de la province du Manitoba qui était indépendante du Canada.

1870-1885  Révolte des Métis francophones et des Catholiques blancs de la province française du Manitoba. Répression sanglante de la deuxième rébellion des Blancs et des Métis du Nord-Ouest, et à la pendaison de Louis Riel.

1870 en juillet. La population Québécoise soutient le mouvement de Louis Riel et exige d'Ottawa de négocié avec Louis Riel pour garantir les droits linguistiques et scolaires du français et de l'anglais.

Les Britanniques de la région, appuyés par les Ontariens refusent ce plan; il n'est aucunement question de laisser se développer une autre province francophone et catholique dans les Prairies et donner l'Ouest à l'émigration canadienne française du Québec.

Ils s'opposent à l'amnistie de Louis Riel, accusent celui ci de meurtre, et mettent sa tête à prix, après son exil aux États-Unis dans le Dakota. L'armée canadienne britannique attaque les Métis, leurs terres sont confisquées leurs maisons mises à feu et ils doivent regarder impuissants les colons anglais s'installer sur leurs terres. Ils quittèrent alors le Manitoba pour aller plus loin vers l'Ouest

Ils y sont encore poursuivis par l'armée, victimes de persécution encore une fois.

En 1885, les Métis rappellent Louis Riel et l'histoire continue.  Mais face à une armée de 8000 hommes appuyés par des canons et des mitrailleuses, les troupes de Riel tombent, les villages et les fermes des Métis furent pillées et brûlées, les habitants s'enfuient encore plus loin à  l'Ouest. Louis Riel décide de se rendre pour le bien de sa population., Il subit un procès truqué et rempli d'irrégularités, devant un jury uniquement anglais et protestant.

Louis Riel fut trouvé coupable de haute trahison et condamné à être pendu. Toute cette opération fut menée contre le Canada français de l'Ouest.

L'expansion de l'Ouest devait se faire en Anglais, et seulement les Britanniques devaient y participer. Voilà la mesure de leur détermination, soit de maintenir les francophones dans la vallée du Saint-Laurent

1871 Au Nouveau-Brunswick, où il y a plusieurs francophones, le "common school act" supprime les écoles Catholiques et l'enseignement du français au primaire.

1877 Création de la Cour suprême du Canada, avec une grande majorité de juges anglophones.

1877 Comme au Nouveau-Brunswick, le français est retiré des écoles sur L'Ile-du-Prince-Édouard, au grand détriment des nombreux Acadiens.

1880 1 septembre. En vertu de l'Imperial Order in Council du 31 juillet 1880, tous les territoires et possessions britanniques en Amérique du Nord qui n'étaient pas encore intégrés au Canada, et toutes les îles adjacentes à ces territoires et possessions, sauf la colonie du "Dominion of New foundland" et ses dépendances, sont annexés au Canada.

1881 Le parlement fédéral transfère de Montréal à Ottawa les bureaux, laboratoires et le musée de la Commission géologique du Canada. Ceci malgré quatre ans de protestation des Montréalais.

1882 Le Comité judiciaire du conseil privé de Londres, formule sa théorie des dimensions nationales permettant l'intrusion du fédéral dans des domaines de compétences provinciales pour des motifs d'intérêt national.

1885: Conseil privé de Londres: Clause de paix, ordre et bon gouvernement, qui permet de suspendre des règles fondamentales du droit criminel en certaines situations. Confirmation de l'action fédérale dans l'affaire Louis Riel.

1886 Sir Wilfrid Laurier déclare dans un discours prononcé devant le" Young Men's Liberal Club de Toronto" "J'admets sans réserve que l'anglais est destiné à être la langue de ce pays, et nul homme sensé ne peut le nier. Je me limite à dire que nous sommes la race française et nous avons des obligations, et nous devons remplir ces obligations et rien de plus".

1887 Honoré Mercier Le père du Parti Libéral du Québec est reporté au pouvoir. Durant ses années de pouvoir entre 1887-1890, Honoré Mercier est reçu comme un chef d'État dans diverses capitales du monde.

Il a droit aux égards des milieux financiers de New York. Un accueil royal l'attend à Paris où on le décore de la Légion d'honneur. À Rome, le pape le reçoit en audience privée. Autant d'honneurs inquiètent le Canada anglais qui craint la création d'un État québécois indépendant. Au Québec, la population appui Mercier et ce dernier remporte une éclatante victoire aux élections du 17 juin 1890.

1887 Honoré Mercier Premier Ministre libéral de 1887-1891 convoque une conférence interprovinciale pour obtenir plus d'autonomie ; c'est un échec.

1887 Honoré Mercier revendique les territoires de l'Abitibi, du Mistassini et d'Ashuanipi, à cette époque l'Abitibi appartient à Yellowknife. Sir John A MacDonald refuse que ce territoire soit concédé au Québec sous prétexte qu'il craint qu'une enclave francophone et catholique sépare les Maritimes et les autres provinces Anglaises du Canada.

1890 Le Québec permet la création de plusieurs écoles anglaises sur son territoire,  trop presser de nous remercier et de tenir leur promesse (sarcasme), les Anglais ferment toutes les écoles françaises du Manitoba. Les francophones du Manitoba sont obligés d'envoyer leurs enfants à l'école anglaise.

1890 D. McCarthy dépose aux Communes une proposition de loi demandant l'abrogation du français dans les territoires du Nord-Ouest.

1890 Le député ontarien Charlton déclare au parlement d'Ottawa à propos des fermetures d'écoles françaises du Manitoba "J'espère, monsieur l'orateur, que les députés français nous pardonneront d'avoir pour but avoué de faire de ce pays un pays saxon. Le but avoué de l'Anglo-Saxon est de faire de sa race la plus grande race de la terre et l'espoir de l'Anglo-Saxon est que le jour viendra... où la langue anglaise sera la langue de communication entre toutes les races... et où la race anglaise sera la race dominante du monde."

1891 Inquiet des succès à l'étranger et de son éclatante victoire de 1890, les partis politiques et les magnats financiers Anglais tentent de trouver un moyen pour faire tomber le Premier ministre du Québec, Honoré Mercier.

Ses ennemis découvrent que M. Honoré Mercier reçu des subventions gouvernementales pour la construction du chemin de fer de la Baie des Chaleurs, mais ses fonds furent détournés par Ernest Pacaud, trésorier du parti de Mercier.

Voyant là une bonne occasion de faire tomber Honoré Mercier, il est destitué par le Lieutenant-Gouverneur du Québec Auguste Angers et tradui en justice sous accusation de pot-de-vin dans un contrat de papeterie, malgré qu'Honoré Mercier n'avait rien à voir avec les situations mentionnées, il fut acquitté, mais le Québec perdait un grand homme d'État.

1896 Wilfrid Laurier avec l'aide du Premier ministre manitobain Thomas Greenway abolit les écoles francophones séparées du Manitoba ; il autorise toutefois l'enseignement religieux en français ou dans toute autre langue étrangère dans la dernière demi-heure de cours.

1880 Découverte de gisement d'or dans la République Orange et du Transvaal dirigé par les Boers, qui sont des descendants des colons Allemands, Français, Néerlandais, et Scandinaves.

Attirés par les richesses de ces deux Républiques, les Britanniques tentent d'annexé les deux Républiques libres, ce qui déclencha la guerre des Boers en 1899.

Après d'âpres batailles et grâce à leur supériorité militaire et une lutte guerrière sans merci dont les camps de concentration britanniques, les Anglais auront finalement raison des Boers qui signeront en 1902 la paix de Vereeniging: ce qui veut dire; perte de leur indépendance nationale.

Le Canada a donc participé à l'écrasement de deux pays libres pour enrichir l'Angleterre sur le dos des Boers.

Les Canadiens veulent aider leur mère patrie, mais les Québécois se reconnaissent dans l'histoire des Boers et refuse que le Canada prennent part à un conflit qui ne les regarde pas. Sir Wilfrid Laurier donne à la disposition de la Grande-Bretagne 8 300 soldats et 3 millions de dollars pour le financement.

Henri Bourassa rappelle à Laurier qu'il avait promis de ne pas participer à la guerre des Boers, lors d'échange à ce sujet dans la Chambre des Communes il déclare : « C'est parce que les circonstances sont difficiles que je vous demande de rester fidèle à votre parole. Gouverner, c'est avoir assez de coeur pour savoir, à un moment donné, risquer le pouvoir pour sauver un principe »

Henri Bourassa s'oppose que la solde payée soit en taux canadien, qui est plus élevé que le taux Anglais, il se fait huer et vilipender par les députés Anglais, en tentant de s'expliquer pourquoi en parlant français il se fait crier "SPEAK WHITE".

1900 Le gouvernement fédéral s'oppose à la création des premières Caisses populaires Desjardins.

Alphonse Desjardins, ainsi que sa femme, avait pour idées de créer une grande Co-op, qui permettra aux Québécois d'emprunter de l'argent à un autre endroit que les banques canadiennes qui refusaient souvent de financer les projets québécois.

1902 Wilfrid Laurier tente de donner la faveur aux Fransaskois et au Franco Albertains les mêmes droits que les écoles françaises du Québec possèdent. La majorité des Anglais refusent de le suivre. le projet avorte tout simplement.

Wilfrid Laurier déclare "Chaque fois que je retourne au Québec, je regrette d'y constater qu'un sentiment y existe, que le Canada n'est pas fait pour tous les Canadiens. Nous sommes forcés d'arriver à la conclusion que le Québec seul est notre patrie, parce que nous n'avons pas de liberté ailleurs."

1905 Dans sa constitution, la Saskatchewan ne fait aucune mention du français. Les écoles françaises doivent limiter à une heure d'enseignement en français par jour. L'Alberta réduit à une demi-heure et seulement en première et deuxième années scolaires.

1908 Mackenzie King, alors sous-ministre du Travail, disait à propos de l'immigration: «Au Canada, on estime qu'il est normal de restreindre l'immigration orientale. Que le Canada entende demeurer un pays de race blanche - a white man's country - apparaît non seulement souhaitable pour des motifs sociaux et économiques, mais aussi absolument nécessaire pour des raisons politiques et nationales.»

1912: Le Québec obtient le territoire de l'Ungava.

1914 Loi sur les mesures de guerre: possibilité d'abolition du fédéralisme en situation d'urgence.

1914 Loi sur les ressortissants étrangers: Suspension du droit de vote pour les citoyens d'origine chinoise, Japonaise et Indienne, et ce même s'ils sont nés au Canada, ils n'ont reçu que le droit de voter qu'à la fin des années 1940.

1916 Finalement, le Manitoba abolit complètement l'enseignement du français.

1916 Le Premier ministre Borden annonce qu'il instituera la conscription.  Des manifestations de masses ont lieu à travers le Québec

1916 Ottawa introduit un impôt temporaire dans un domaine provincial sur les profits d'affaire et un impôt de guerre. Ces impôts sont encore en vigueur.

1917 décembre Robert Laird Borden est réélu, sous la bannière unioniste. Borden exclut le choix de tout Québécois de son cabinet.  L'Assemblée législative du Québec se polarise entre les Anglophones d'une part, et les Québécois francophones d'autre part. La crise s'aggrave tellement que le député Libéral Joseph-Napoléon Francoeur propose en décembre rien de moins que le Québec se sépare de la Confédération canadienne.

1917 Robert Laird Borden réussit à former un gouvernement Unioniste et écarte tout francophone de son cabinet, désormais le Canada est anglais et dirigés par eux seulement, les Québécois se rendent compte que le pays peut très bien se passer d'eux.

1917 Joseph Napoléon Francoeur député du parti Libéral du Québec dépose une motion pour fin de vote "Que cette Chambre est d'avis que la province de Québec serait disposée à accepter la rupture du pacte fédératif de 1867, si, dans les autres provinces, on croit qu'elle est un obstacle à l'union, au progrès et au développement du Canada ".

Il déclare: "le sentiment de la majorité de la population qui est fatiguée d'être traitée de la sorte et qui pense que le temps est venu de cesser ces luttes futiles et d'accepter ses conséquences logiques.

Deux semaines de débat sur ce sujet qui n'aboutit nullement, convainc le député Francoeur de retirer son projet d'indépendance du Québec, vis à vis du Canada.

1918 Armistice. Dans les 117 104 conscrits Québécois, 115 507 demandent à être exemptés, partageant sensiblement la même réaction 118 128  Ontariens sur 125 750 réclament la même faveur.

1918  29 mars. Arrestation dans la rue, à Québec, d'un homme qui ne pouvait pas fournir sur-le-champ son certificat d'exemption du service militaire, les témoins se révoltent et des émeutes éclatent qui dureront,  jusqu'au 2 avril.

La police appelle l'armée Canadienne.  Un régiment anglais de Toronto est envoyé à Québec.  La loi martiale est appliquée de ce fait même. Dans la soirée du premier avril, les soldats tirèrent et chargèrent  la foule désarmée, firent cinq morts et plus de 70 blessés.

L'armée Canadienne emprisonne sans mandat et sans cautionnement plusieurs citoyens. Le Canada, encore une fois, tentait de mater par la force la résistance du peuple conquis à ses politiques impérialistes

1927 L'Angleterre avait prêté 5 millions de dollars à une société de construction, une usine de pâtes et papiers dans le Labrador, dans le but d'acquérir les biens de l'entreprise en faillite dont deux lords-judges sont les requérants.  Ils octroient le Labrador à Terre-Neuve qui ne fait pas encore partie du Canada. Toujours sans la consultation du gouvernement du Québec.

1930 C'est au tour de la Saskatchewan d'abolir le français de ses écoles.

1931 La Cour suprême décide que seul le Fédéral a juridiction sur la radio, ce qui sera confirmé par Londres en 1932. La radio relève pourtant de la culture, un domaine provincial.

1937 Le premier ministre du Canada William Lyon Mackenzie King écrit
dans son journal personnel " Hitler et Mussolini, quoique dictateurs, se sont vraiment efforcés de procurer aux masses, divers bienfaits et ainsi de s'assurer leurs appuis; la manière dictatoriale était peut-être nécessaire afin de retirer les bienfaits aux privilégiés qui les monopolisaient jusque-là, on pourrait finir par voir en Hitler un des sauveurs du monde ".  (sans commentaire possible).

1937 Dans un entretien à propos des Juifs persécutés par Hitler avec le premier ministre du Canada Vincent Massey propose au premier ministre Mackenzie King: "Est-ce que ce ne serait pas une excellente tactique d'accepter comme immigrants le plus grand nombre de Sudètes ariens? Nous serions alors en bien meilleure posture pour refuser les Sudètes non ariens... Il serait bien plus facile de refuser d'augmenter l'immigration juive si le Canada augmentait de façon substantielle l'immigration en provenance de la zone sudète ariennes."

1937 Émeutes à Toronto au stade Christie-Pit, les Chemises brunes (groupes extrémistes antisémites anglais) s'attaquent aux commerçants juifs plusieurs troubles du même genre sont répertoriés à Winnipeg et Calgary.

1939 Pour mieux les contrôler et les exploiter, la Cour suprême décide que les Inuits relèvent du fédéral.

1939-45 Deuxième guerre mondiale: le Québec ne veut pas du service militaire obligatoire.  Le premier ministre du Canada Mackenzie King, lors des élections promet au Québec que cela n'arrivera pas.  Peu après, par référendum, il demande à la population Canadienne de le libérer de la promesse faite au Québec.  Drôle de manière de rire des Québécois

1940 Vincent Massey qui décidément fait dans la politicaillerie douteuse déclare: "Les Polonais sont à peine meilleurs que les Juifs...  ils ne s'assimilent pas et personne n'aime en voir trop dans les parages."

1940 Le rapport Rowell-Sirois conclut : "Lorsque les intérêts et les aspirations des canadiens de langue française et ceux de langue anglaise ne sont pas identiques, les pouvoirs fédéraux favorisent toujours la majorité anglaise ."

1940 Décembre   Le Devoir dénonce : Une entente fédérale-provinciale sur la formation technique et professionnelle accordera 13 millions au Québec et 186 millions à l'Ontario.

1941 Ottawa impose une loi pour emprunter de l'argent au Québec à cause de la guerre, en 6 ans nous perdrons plus de 2 milliards.  Ottawa nous en rendra seulement 5%.

1942 Débarquement de Dieppe

6 100 soldats dont 4 963 Canadiens-français s'embarquent pour Dieppe pour faire un raid majeur et ainsi tester la défense des troupes allemandes le long des côtes. Vers 3 h 47, ils tombent nez à nez sur un convoi allemand : de part et d'autre, c'est la surprise générale.  Vers 9 heures du matin, on prend conscience de l'échec de l'opération.  Des 4 963 Canadiens, 2 753 tombent, 2 210 rentrent en Angleterre dont 617 sont blessés.

La légende du "raid test" avec des soldats Canadiens-français dit qu'ils furent envoyés pour baisser le nombre de Canadiens-français et aussi que les autorités ne voulaient pas gaspiller leurs valeureux combattants anglo-saxons, mais il y a aussi une autre théorie aussi macabre.

Staline, dont les troupes étaient en pleine déroute et qui avait perdu le tiers de son territoire réclamait à cor et à cris à ses alliés la formation d'un second front. Le débarquement à Dieppe a répondu à deux préoccupations : faire preuve de bonne volonté vis-à-vis de l'URSS, et lui démontrer qu'une invasion du continent n'était pas possible dans les conditions de l'époque.

C'est donc pour des raisons exclusivement politiques que plus de 2 700 de nos compatriotes sont morts inutilement.

1943 La province du Québec demande par décret la restitution du Labrador qui lui a été confisqué.

1944 Le Québec réélit Maurice Duplessis, bien qu'il ne fut pas aimé par son opposition à la formation de syndicat et le traitement qui réserve aux circonscriptions adverses.  Il s'engage dans une politique de nationalisation de l'hydroélectricité.

1944 Fait marquant du mandat de Maurice Duplessis, il donne au Québec le drapeau appelé le fleurdelisé que nous connaissons tous aujourd'hui, inspiré par les anciens symboles de la Nouvelle-France.  Malheureusement le dossier des orphelins de Duplessis, douteusement administrés par le pouvoir religieux, entache sa carrière.

1947 1er Mai    Mackenzie King affirme devant la Chambre des communes "Tous conviendront, que l'ensemble de la population du Canada ne désire pas qu'une immigration massive modifie de façon fondamentale le caractère ethnique de notre population. Une immigration en masse d'Orientaux changerait la composition fondamentale de la population canadienne.»

1947   Frank Scott responsable de l'immigration à Winnipeg déclare: «Je crois que c'est de mon devoir d'attirer votre attention sur le fait que les Italiens sont bien connus pour être de très mauvais colons et qu'ils ont grandement ruiné la prospérité de Boston :  il me semble malencontreux que cette classe d'immigrants soit amenée ici pour quelque travail que ce soit, sauf pour le travail dans les mines. Cette classe d'immigrants ne fera rien de bon pour notre pays. Nombre de ces éléments étrangers, seront alors assimilés aux Canadiens d'origine britannique et contiendront contre le Canada français, l'homogénéité des Canadiens-français»

1953  Commission Tremblay:  Les auteurs concluent que la formule des
subventions conditionnelles du gouvernement fédéral fut la plus souvent employée et que le Québec l'a presque toujours refusée. Les Québécois sont donc taxés pour un système dont ils ne retirent aucun avantage.

1956    La Commission royale d'enquête sur les problèmes constitutionnels affirme que les faits liés à la naissance de la fédération canadienne révèlent que : « L'assentiment nécessaire à la confédération, les canadiens-français (le Bas-Canada) ne l'ont donné qu'à deux conditions : que l'union soit fédérative et que, dans cette union, ils soient reconnus comme tels, comme groupe national distinct, et même placés sur un pied d'égalité avec l'autre groupe ethnique. »

Commentaire d'un opposant Anglais entendu lors de la commission :  «Vous vous coucherez le jour de la Confédération avec vos garanties sous l'oreiller, mais les retrouverez-vous le lendemain? »

1959 La voie maritime du Saint-Laurent est inaugurée par la reine Elizabeth II et le vice-président américain Richard Nixon. Le déclin économique de Montréal au profit de Toronto est inévitable.  Toutefois, cela n'empêchera pas le Fédéral encore et encore de détruire les acquis économiques Québécois dans des dossiers tels les aéroports, la pétrochimie, la ligne Borden, etc.

1960 Début de la "Révolution tranquille" orchestrés par le chef Libéral du Québec, Jean Lesage.  Son slogan "Maîtres chez nous".  Il met sur pied une politique pour reprendre l'enseignement scolaire des mains du clergé, René Lévesque parachève la nationalisation de l'électricité avec Hydro-Québec.  C'est le début d'un changement, les Québécois se rendent compte qu'ils sont nés pour être autre chose que des porteurs d'eau.

1960 Marcel Chaput et André D'Allemagne fondent le Rassemblement
pour l'indépendance nationale. (Le RIN)

1962. Discrimination dans l'armée Canadienne, les militaires Canadiens  français reçoivent le nom de «zombie», dont le Oxford English Dictionary confirme qu'il appartient au jargon militaire canadien, un «Canadian military slang». «On insulta ces pleutres, on les frappa, on les ridiculise».

1962 Un sondage révèle que 26,2% des Québécois sont favorables à l'indépendance.

1963 Le FLQ, l'ALQ et l'ARQ sont fondés.  Ces groupes tentent de créer une crise politique pour assurer l'émancipation politique et sociale par des attentats contre le régime Anglais contrôlant financièrement le Québec.

1966-70   Création d'une police secrète au sein même de la GRC qui se nomme la "section G du SS/GRC"

1964   Samedi de la matraque à Québec lors d'une visite officielle de la reine Elisabeth II.  Répression brutale contre une foule sans armes.

1966 La Cour suprême permet au Fédéral l'expropriation des terrains dans la région de Hull-Ottawa, malgré la compétence exclusive du Québec dans ce domaine.

1967   Daniel Johnson, Premier Ministre Union Nationale de 1966-1968
déclarait : "En 1867, on présentait la constitution actuelle comme un pacte solennel entre deux peuples fondateurs ."

"Le fédéralisme de 1867 a été un échec il faut le remplacer par une nouvelle alliance entre les deux nations ."

" Il y a, pour les nations comme pour les individus, des libertés fondamentales qui ne se quémandent pas et qui ne peuvent faire l'objet d'aucun compromis, d'aucun maquignonnage.

 Le droit à l'autodétermination, pour la nation canadienne française, est de cet ordre. C'est un patrimoine collectif que je ne consentirai jamais à remettre en jeu dans aucune négociation...

Ce que nous voulons en fait, c'est le droit de décider nous-mêmes ou d'avoir part égale aux décisions dans tous les domaines qui concernent notre vie nationale."
 

1967 Le Général Charles De Gaulle  tient un discours sur le balcon de l'Hôtel de ville de Montréal devant une foule en liesse

"C'est une immense émotion qui remplit mon coeur en voyant devant moi la ville de Montréal  française.

Au nom du vieux pays, au nom de la France je vous salue de tout mon coeur. Je vais vous confier un secret que vous ne répéterez pas...

Ce soir, ici et tout le long de ma route, je me trouvais dans une atmosphère du même genre que celle de la Libération.

Et tout au long de ma route, outre cela, j'ai constaté quel immense effort de progrès, de développement et par conséquent, d'affranchissement que vous accomplissez ici.  Et c'est à Montréal qu'il faut que je le dise, parce que s'il y a au monde une ville exemplaire par ses réussites modernes, c'est la vôtre.

Je dis que c'est la vôtre et je me permets d'ajouter c'est la nôtre.  Si vous saviez quelle confiance la France réveillée par d'immenses épreuves porte vers vous.   Si vous saviez quelle affection elle recommence à ressentir pour les Français du Canada et si vous saviez à quel point elle se sent obligée à concourir à votre marche en avant, à votre progrès'

C'est pourquoi elle a conclu avec le gouvernement du Québec, avec celui de mon ami Johnson, des accords pour que les Français de part et d'autre de l'Atlantique travaillent ensemble à une même oeuvre française.  Et d'ailleurs le concours que la France va, tous les jours un peu plus, prêter ici, elle sait bien que vous le lui rendrez, parce que vous êtes en train de vous constituer des élites, des usines, des entreprises, des laboratoires qui feront l'étonnement de tous, et qui, un jour - j'en suis sûr - vous permettront d'aider la France...

Voilà ce que je suis venu vous dire ce soir, en ajoutant que j'emporte de cette réunion inouïe de Montréal un souvenir inoubliable. La France entière, sait, voit, entend ce qui s'est passé ici. Et je puis vous dire qu'elle en vaudra mieux.

Vive Montréal

Vive le Québec,

VIVE LE QUÉBEC LIBRE !"

Différentes réactions des représentants Québécois fusent dont celle de Daniel Johnson au moment d'entendre le général dire Vive le  Québec libre, se tournant vers Claude Morin "On va avoir des problèèèèmes"

1968 Peu après son élection, Pierre-Elliot Trudeau parle du lousy french ou français dégueulasse faisant référence aux francophones Québécois.

1968   24 juin lundi de la matraque : 290 personnes sont arrêtées pendant le défilé de la Saint-Jean-Baptiste, à Montréal.  Le Premier ministre Pierre-Elliot Trudeau narguait la population du haut de l'Hôtel de ville à Montréal.  Il reçut des projectiles divers.

1968   Jean Jacques Bertrand, Premier ministre de l'Union Nationale de
1968-1970.  La position de son parti, à la fin de son mandat, est de donner 4 ans au gouvernement fédéral pour achever la révision constitutionnelle, faute de quoi, ils inviteront les Québécois à un référendum sur l'indépendance.

1969 Ottawa décide de construire un aéroport à Montréal.   Malgré l'opposition du Québec qui favorise un autre site, le fédéral expropriera 97 000 acres, soit 7% des meilleures terres agricoles du Québec.  Mal situé, Mirabel affaiblira Montréal dans le secteur aérien et n'utilisera finalement que 5 000 acres 5% de ce qui a été exproprié.

 L'ironie c'est qu'à l'an 2000 les vols commerciaux ont été transférés à Dorval, 31 ans plus tard Mirabel est finalement devenue une structure inutile.

1969  Trudeau adopte la loi les mesures de guerre en décembre 1969 soit 10 mois avant l'enlèvement d'un diplomate britannique et d'un ministre libéral Québécois.  La crise d'octobre sera une réponse à une agression selon le FLQ et cela eut lieu en octobre en 1970.

1970 Une campagne de peur et de menace est dénoncée par René Lévesque.

1970  La première présence du PQ à une élection. Avril 1970. Cela donna lieu à une campagne de peur sans précédent que René Lévesque qualifiait de terrorisme économique.

On disait que l'élection du PQ entraînerait :
une chute de 35% du niveau de vie,
que le dollar canadien vaudrait 70 cents Américain,
que les usines fermeraient,
que le chômage grimperait
que les épargnes et investissements seraient compromis, et qu'ils iraient ailleurs.

1970  27 avril   Le coup de la Brinks, 2 jours avant les élections, tôt le matin, neuf (9) camions blindés de la Brinks s'alignent devant le Royal Trust à Montréal, rue Dorchester. Même si c'était tôt le matin, des Photographes de "The Gazette" sont là par hasard. Les camions sont remplis de "boites de valeurs" qui fuyaient le Québec pour l'Ontario... et comme par hasard, des caméras de télévision se trouvaient le long de la route.

Il fut prouvé que le Royal Trust, la Brinks, et les médias anglophones avaient coopérées pour mettre sur pied ce coup pour faire peur aux Québécois.

1970   29 avril   Première présence d'un gouvernement indépendantiste au Parlement de Québec depuis le Parti Patriotes.  Le Parti Québécois élira six (6) députés seulement, René Lévesque, chef et président du Parti Québécois sera non-élu dans son comté.

1970  Le FLQ, ainsi que l'ARQ et l'ALQ, décident que c'est assez.  De façon clandestine, ils prennent la décision que la seule voie vers la libération économique et politique du peuple québécois, doit se faire par les armes. Les coups d'éclats rejaillissent toutefois sur le FLQ.

1970  Octobre   L'armée envahit Montréal pour mater les groupes terroristes qui supposément y sévissent, bien que depuis plusieurs années, ces groupes furent connus, surveillés, suivis et même infiltrés par la GRC, l'habeas corpus fut suspendu, l'entrer en vigueur des mesures de guerre fit voir aux Québécois leurs droits bafoués une fois de plus.

Plus de 497 arrestations pendant la loi des mesures de guerre, 435 relâchés, 62 accusés, 32 sans caution, pour un nombre de plaintes de 238, dont 103 seront trouvées justifiées.

Le contexte historique est complexe:

Le FLQ suivait son plan de déstabilisation d'un gouvernement par les enlèvements, les vols de banques et les attentats à la bombe, pour culminer une révolution.

Devant les nombreuses crises que vivait le Québec, enlèvement de James Cross diplomate britannique, et celui de Pierre Laporte, les rassemblements d'étudiants appuyant le FLQ, la grève des médecins spécialistes contre la loi d'assurance médicale qui fut résorbée, un peu plus tard et les rumeurs de la possibilité de l'installation d'un gouvernement provisoire, le Premier ministre du Québec le libéral Robert Bourassa, demande à l'armée canadienne d'intervenir au Québec.

Deux jours plus tard,  le FLQ rapporte que Pierre Laporte ministre du travail a été exécuté; il fut retrouvé dans le coffre d'une voiture à l'Aéroport de Saint - Hubert.

Le lendemain de la mort de Pierre Laporte dans un compte rendu de la réunion du 18 octobre, que «la situation au Québec et la mort de M. Laporte devraient être utilisées pour solidifier l'union du pays et renforcer l'unité canadienne.

Jean Marchand ministre de l'Expansion économique régionale, qualifie «d'État dans l'État qu'il faut désorganiser maintenant». Il invite ses collègues à garder à l'esprit que «tout risque encouru était un risque de perdre le Québec, le gouvernement de M. Bourassa est dans une position de faiblesse présentement».

Par ce fait même Pierre-Elliot Trudeau se voit la chance de donner un coup de grâce au mouvement indépendantiste du Québec, pendant la crise d'octobre, en associant le terrorisme politique et le mouvement pacifique Québécois d'autodétermination.  Ceci fut dénoncé par le président du parti Québécois René Lévesque.

Le 15 juin 1970, un mémoire soulevant plusieurs questions à propos du mouvement séparatiste : qu'est-ce qui a poussé 615 000 personnes à voter pour le PQ?  D'où provient l'aide financière et technique du PQ ? On se demande aussi «combien de séparatistes compte-t-on dans les rangs de la fonction publique fédérale? Quelle politique y aurait-il lieu d'appliquer, dorénavant, à l'égard de leur emploi?»

M. Sharp demande au cabinet l'autorisation de mener une étude, à la lumière des résultats de la dernière élection au Québec, en vue d'y répondre ainsi qu'une «analyse» des émissions d'affaires publiques et de nouvelles de Radio-Canada et CBC «afin d'évaluer leur influence sur l'unité nationale».

C'est à cette même époque d'ailleurs que le cabinet discute de l'adoption d'un symbole uniforme qui remplacerait les armoiries canadiennes et serait utilisé par tous les ministères fédéraux.

Pendant la crise d'octobre, M. Marchand déclare que la situation est «bien pire» qu'elle ne l'est dans les faits, faisant état d'informations policières privilégiés, qu'il semble seul à détenir, voulant que le FLQ soit en possession de deux tonnes de dynamite et de détonateurs utilisant les ondes radio.

N'eut été d'une défaillance technique, soutient-il, deux camions auraient explosé au centre-ville de Montréal le 14 octobre. M. Marchand laisse aussi entendre que la police de Montréal aurait été infiltrée par le FLQ tout comme d'autres sphères de pouvoir. Ce qui était totalement faux.

Quelques années plus tard Claude Castonguay Ministre des affaires sociales avec Robert Bourassa déclara:

" Il me semble nécessaire de faire un commentaire en rapport avec
l'affirmation hautement exagérée et alarmiste faite par Bryce MacKasey, alors ministre du travail dans le cabinet Trudeau et député de la région montréalaise.  Selon les procès-verbaux, MacKasey a «affirmé que si nous devions détruire le gouvernement du Québec en ne lui portant pas secours, une guerre civile pourrait s'ensuivre».

Or. même si la population était, avec raison, inquiète, nous n'avons jamais senti qu'elle était divisée au point de vouloir s'engager dans la voie de la violence et, encore moins, de la guerre civile.  Il fallait être totalement dépourvu de jugement pour faire une telle affirmation. D'ailleurs, la crise d'octobre a fait ressortir le fait que les Québécois rejettent sans équivoque la violence en tant que moyen d'expression politique.

Il ne fait donc aucun doute, quant à moi, qu'on a voulu à Ottawa exagérer la gravité des événements d'octobre 1970.

1971: Cour suprême: Confirme l'étendue du pouvoir déclaratoire fédéral; ainsi le fédéral peut décréter unilatéralement que certaines infrastructures sont désormais de compétence fédérale

1971   Par une nouvelle loi de Pierre-Elliot Trudeau, le Québec passe de peuple fondateur à ethnie canadienne parmi tant d'autres.

1971 juin.  Pierre-Elliot Trudeau soumet aux provinces, pendant la
Conférence de Victoria, un projet d'entente constitutionnelle.  Pierre-Elliot Trudeau tente de rallier Robert Bourassa à sa cause sacrée.  Il vient presque à bout de réussir. Robert Bourassa refuse de lâcher prise dans les revendications sociales et la sécurité du revenu du Québec.   Pierre-Elliot Trudeau fournit au Québec la raison de son refus  "L'Apprentissage malaisé du pouvoir" insultant par ce fait même Robert Bourassa en le traitant de "mangeur de hot-dogs".

1972 Pierre-Elliot Trudeau réussi à avoir un accord unanime d'une formule complexe d'amendements, qui permet aux provinces de choisir des juges à la Cour suprême et leur reconnaissant des pouvoirs exclusifs.  Peu après, Robert Bourassa retire son accord.

1973 À la suite d'une demande de Trudeau, la GRC, VOLE par effraction la liste des membres du PQ

1974  juillet   Robert Bourassa du Parti Libéral Québécois, vote la loi sur les langues officielles  " loi 22 " qui stipule que la langue du travail et de la fonction publique est le français ; Cette loi force les élèves anglophones à réussir un test d'aptitude linguistique pour qu'ils puissent fréquenter l'école anglaise. La loi 22 fait du français la seule langue officielle du Québec tout en reconnaissant deux langues nationales : le français et l'anglais.

1974 26 juillet    Pour discréditer le mouvement syndical au sein des épiceries Steinberg, une bombe dont il s'apprête à activer le mécanisme éclate au visage de Robert Samson derrière la maison du président de Steinberg à ville Mont royal, Samson est membre des SS-GRC section G.

Lors des interrogations policières Robert Samson révéla comment la GRC a mis la société Québécoise sous haute surveillance.

1976 Opération  Whitelaw  visant l'assassinat de Mario Bachand planifiée par Jean-Pierre Goyer le 4 février 1971 avec l'assistance de la CIA, le SIS, le MI5 et le SDECE  depuis le 3 février 1971.  Le 24 et le 26 mars 1971, à la demande du Premier ministre Pierre-Elliot Trudeau, Jean-Pierre Goyer, et le solliciteur général du Canada,  la GRC reçoit le mandat de « neutraliser » Bachand.

Récemment nous avons appris que le Brigade criminelle Française a
formellement établi la preuve de culpabilité de Normand Roy et Denyse Leduc comme assassins de Mario Bachand et détient à cet effet un mandat d'arrestation, mais n'a pas procédé aux arrestations à cause des pressions exercées par la GRC et le SDECE

1976  Élection du parti indépendantiste Québécois de René Lévesque :
Le parti Québécois.

1977 Pierre-Elliot Trudeau avoue secrètement à son cabinet que sa stratégie pour garder le Canada uni a été un échec.

1977  Jean Chrétien devient ministre des finances.  L'année suivante, le déficit atteindra un sommet record de 10 milliards.

1977 Avril   Robert Guy Scully écrit un article dans le Washington Post qui s'intitule "UN QUÉBEC APHONE". Ce réquisitoire contre la nation Québécoise dépeint un peuple lugubre, une société irrémédiablement malade et en mauvaise santé, adultère et incestueuse, regrettant que le Québec ne c'est pas fait assimiler par les Anglais.  Il déclare " Personne ne veut vivre au Québec à moins d'y être obligé.  Il n'y a pas un seul avantage matériel ou spirituel qu'on ne saurait trouver du côté anglais à Montréal. Le Québec est petit et isolé, cela ne changera jamais, un cul-de-jatte ne peut repousser ses jambes."

1978 Comme pour la radio, la cour suprême déclare que la télévision revient au fédéral.

1978 La compagnie d'assurance "Sun Life" déménage son siège social à cause de la loi 101.

1978  juillet    Pierre-Elliott Trudeau présente son projet de loi constitutionnelle "Le temps d'agir " qui provoque une vive opposition de la part de René Lévesque et des provinces anglophones.

1979  La Cour suprême, encore, déclare inconstitutionnelle l'article 3 de la loi 101, concernant l'utilisation du français dans les textes de lois officiels et les arrêts des tribunaux qui protègent le français.

1980   Premier référendum sur l'indépendance du Québec, Trudeau promet
aux Québécois que s'ils restent dans le Canada, il acceptera leurs demandes.  60% de la population disent non au référendum. Trudeau ne
respectera pas ses promesses. Enfreignant la loi électorale du Québec le Fédéral dépense 17 millions dans une campagne pour le NON.

La question référendaire demandait à la population :

"Le gouvernement du Québec a fait connaître sa proposition d'en arriver, avec le reste du Canada, à une nouvelle entente fondée sur le principe de l'égalité des peuples; cette entente permettrait au Québec d'acquérir le pouvoir exclusif de faire ses lois, de percevoir ses impôts et d'établir ses relations extérieures, ce qui est la souveraineté et, en même temps, de maintenir avec le Canada une association économique comportant l'utilisation de la même monnaie; aucun changement de statut politique résultant de ces négociations ne sera réalisé sans l'accord de la population lors d'un autre référendum; en conséquence, accordez-vous au gouvernement du Québec le mandat de négocier l'entente proposée entre le Québec et le Canada ? "

Les résultats :
NON : 59,56 %
OUI : 40,44 %
Le taux de participation était: 85,6 %

1980 16 avril    À la Conférence de Vancouver, René Lévesque accepte la
formule d'amendement interprovinciale dans laquelle il renonce au droit de veto historique du Québec en échange d'une compensation financière pour les provinces qui refuseraient l'application d'un amendement constitutionnel droit de retrait des programmes fédéraux moyennant compensation financière.

1980 octobre   Pierre-Elliot Trudeau annonce son intention de rapatrier la Constitution du Canada avec ou sans le consentement des provinces.

1981 28 septembre   Dans une décision partagée, la Cour suprême est d'accord "7 juges contre 2" avec la procédure engagée par Pierre-Elliot Trudeau "bien que la résolution ne respecte pas les procédures normales en matières constitutionnelles ". La Cour suprême estime que de réduire les pouvoirs des provinces sans leur accord contrevient aussi aux procédures normales en la matière

1981 4 au 5 novembre   La « Nuit des longs couteaux » : Après d'intenses négociations et une rencontre nocturne des représentants-clés, le gouvernement fédéral et les neuf provinces anglophones en viennent à un consensus.

Le gouvernement fédéral et les provinces s'entendent alors pour insérer dans la Constitution des dispositions diminuant les pouvoirs du Québec en matière de langue et d'éducation : Pierre-Elliot Trudeau ne retient de l'entente interprovinciale conclue à Vancouver le 16 avril 1980 qu'une seule chose : le Québec renonçait à son droit de veto ; d'autre part, il refuse d'octroyer au Québec la compensation fiscale (pour les provinces ne désirant pas se voir obliger de contribuer financièrement pour des programmes fédéraux) que René Lévesque avait rendu conditionnelle à l'abandon du droit de veto.

Pierre-Elliot Trudeau donne pour toute excuse que la nouvelle entente (du 4 novembre 1981) intervenue entre lui et René Lévesque  (sur le référendum pan-canadien) transformait l'entente interprovinciale (du 16 avril 1980); Pierre-Elliot Trudeau modifie donc les règles du jeu comme suit :

- Perte du droit de veto pour le Québec ;

- L'entente annule la compensation fiscale que René Lévesque avait négociée et qui était conditionnelle à la perte de son droit de veto ;

- assurance qu'il y aurait un référendum pan-canadien dans les deux ans à venir sur la nouvelle Constitution et la Charte des droits y étant greffée ;

- la Charte des droits et libertés que René Lévesque et les sept autres premiers ministres avaient transformée afin de diminuer l'emprise d'Ottawa sur les compétences des provinces doit s'appliquer telle qu'elle a été rédigée par Pierre-Elliott Trudeau lui-même.

- Il envoie au rebut les allégements proposés lors de la conférence du 16 avril 1980 et auxquels tous les Premiers ministres avaient consentis.

1982 Le Canada rapatrie la constitution de Londres sans l'accord du Québec.  La Cour suprême déclare : Le Canada n'a pas besoin du Québec pour prendre ses décisions. Le Canada profite de nos ressources, mais les Québécois n'ont pas un mot à dire sur leur avenir. Les changements promis par le Premier ministre Pierre-Elliott Trudeau ne sont pas ceux auXquelS ont s'attendaient.

1982: Création d'un nouveau ministère fédéral de l'Expansion industrielle et régionale. Présence du fédéral dans une compétence provinciale du développement régional.

1984 La "Clause Canada" de la Charte Canadienne des droits de 1982 supplante la "Clause Québec" de la Charte de la langue française (loi 101), ceci permettra chaque année à deux milles élèves d'étudier en anglais aux frais du gouvernement du Québec.

1985 20 mars Le parti Québécois, alors au pouvoir au Québec, devenait le premier gouvernement au Canada à reconnaître l'existence juridique des nations autochtones et le droit de celles-ci à l'autonomie gouvernementale.  Il est généralement reconnu mondialement que les conditions de vie des autochtones au Québec sont supérieures à celles des peuples installés au Canada.

1985 Jean Chrétien écrit dans son livre Dans la fosse aux lions : "Nous parions sur la démocratie. Nous convaincrons les gens qu'ils doivent rester dans le Canada et nous gagnerons. Si nous perdons, nous respecterons le voeu des Québécois et nous accepterons la séparation."

1986 Le nouveau Premier ministre Brian Mulroney promet de réparer les torts causés par l'ex-Premier Pierre-Elliot Trudeau envers le Québec Pendant la campagne électorale, il promet la réinsertion du Québec dans le giron constitutionnel canadien dans l'honneur et l'enthousiasme.

En réponse à cette manifestation d'ouverture, le ministre Gil Rémillard présente au reste du Canada 5 propositions MINIMALES jugées incontestables à la reconnaissance de la constitution canadienne de 1982 par le Québec, ce sont les suivantes:

Le Québec est une société distincte
Le Québec peut contrôler son immigration
Nomination de juges francophones à la Cour suprême
Droit de veto sur tout changement à la constitution
Occasions de retrait des provinces de tout programme Fédéral avec
pleine compensation financière

Jean Chrétien ira personnellement demander à Terre- Neuve de ne pas accepter ce document.

1987 Robert Bourassa revient sur sa promesse de rétablir l'affichage bilingue.

Juin 1987   Fin des pourparlers autour de l'Accord du lac Meech.  Ottawa propose d'octroyer au Québec cinq des revendications traditionnelles :

1. les sénateurs et les juges de la Cour suprême seraient nommés par les provinces;

2. les provinces pourraient prendre part à la politique d'immigration;

3. les provinces auraient le privilège de réclamer une compensation financière si elles ne se joignent pas aux programmes fédéraux dans leur domaine de juridiction;

4. La formule d'amendement prévoirait que la règle d'unanimité s'étendra pour couvrir les institutions centrales;

5. le Québec jouirait d'une reconnaissance de société distincte en matière de langue, de culture et de système légal. De plus, le Parlement fédéral et tous les parlements provinciaux doivent, pour qu'il fasse force de loi, entériner cet accord avant le 23 juin 1990.

1987 Suite à la démission de Pierre-Marc Johnson, Jacques Parizeau accepte la présidence du Parti québécois « dont le rôle premier est de réaliser la souveraineté du Québec ».

1988 Frank McKenna, est le premier Premier Ministre provincial à émettre des réserves sur l'Accord du lac Meech.

1988  La Cour suprême, encore et toujours, déclare illégal l'unilinguisme français.  Mais celui en Anglais des autres provinces n'est aucunement inquiété, malgré la présence de Canadiens-Français dans les dites provinces unilingues anglaises

1988 On apprend que le gouvernement Bourassa paie les avocats de ceux qui luttent contre la Loi 101 devant la Cour suprême du Canada.

1989 Des Ontariens de l'Alliance Ontario de Brockville piétinent et brûlent le drapeau du Québec devant les caméras de télévision.

1989 Pierre-Elliot Trudeau traite les Québécois de pleurnicheurs et de maîtres chanteurs.

1990 Une étude de Merill Lynch, la plus importante firme de courtage américaine, conclut que l'économie du Québec est largement suffisante pour lui permettre d'accéder à l'indépendance.

Deux autres études,  l'une pour la Banque de Montréal, et l'autre pour le mouvement Desjardins appuient cette étude. Jean Chrétien le "père" du déficit canadien à 10 milliards contredit ces conclusions étant données sa vaste connaissance en économie qui fut désastreuse pour le Canada.

1990  L'Institut C. D. Howe de Toronto affirme que la séparation du Québec nuira à l 'économie.  Cet institut avait quitté quelques années plus tôt Montréal sous le prétexte qu'il ne pouvait trouver de bons économistes dans la société Québécoise.

1990  La ville de Sault-Sainte-Marie, en Ontario, se proclame unilingue anglaise; 26 autres villes l'imiteront. il s'agit d'une des plus grosses vagues anti-française au Canada anglais.

1990 À cause du fédéral Hydro-Québec ne peut conclure un contrat de 7,6 millions avec le Vermont.  Cette perte fut causée par l'Office national du fédéral qui occasionnait des difficultés à Hydro-Québec.

1990 Robert Bourassa n'a pas tenu sa promesse de consacrer 1% du budget à la culture Québécoise.

1990 Dépôt du Rapport Charest, du ministre conservateur du même nom (Jean Charest), Lucien Bouchard menace de démissionner devant une telle dilution des demandes traditionnelles Québécoises pour former un Canada uni.

1990. Mai   Dans la foulée des négociations entourant la ratification de l'accord du Lac Meech, Lucien Bouchard, ministre conservateur au cabinet fédéral, et d'autres députés Québécois démissionnent. Ils déclarent ne pas pouvoir accepter une dilution des 5 conditions minimales posées par le Québec pour réintégrer la constitution canadienne.

1990. Fin juillet   Ces ex-députés conservateurs et un ex-libéral créent le Bloc Québécois, un parti fédéral qui fera de la souveraineté du Québec sa priorité. Lucien Bouchard est choisi comme chef du Bloc Québécois.

1990  Mort de l'accord du Lac Meech.  Robert Bourassa, déclare à l'Assemblée nationale : "Le Canada doit comprendre, d'une façon très claire que, quoi qu'on dise, quoi qu'on fasse, le Québec est, aujourd'hui et pour toujours, une société distincte, libre et capable d'assumer son destin et son développement ".

1990   Mémoire de la Chambre de commerce du Montréal Métropolitain qui
déclare :

"«Regardons les choses en face : le Canada est le théâtre de rapports de force d'une rigidité sans précédent qui le paralyse et l'empêche d'agir efficacement sur les véritables problèmes.

Ce sont les institutions politiques et constitutionnelles de ce pays qui n'arrivent plus à en régler les problèmes.

Ces institutions affichent une incapacité croissante à réduire les tensions, prévenir les crises et maintenir les conditions nécessaires à la croissance économique. Ce qui est encore plus grave, elles semblent sclérosées, incapables d'évoluer sauf à la faveur des crises.

Si nos institutions ne permettent pas le changement, elles doivent être remplacées. Si ce pays ne change pas, il court à sa ruine."

1991 Selon une étude du conseil du Canada, un Québec souverain surmonterait ses éventuelles difficultés économiques grâce à la cohésion de sa société. Peu après Mulroney abolit ce Conseil.

1991 L'Assemblée Nationale de Québec mandate cinq experts sous la présidence de Alain Pellet président du droit international de l'ONU, l'institut politique de Paris est représenté par les cinq experts la conclusion de leur rapport sur l'intégrité du territoire Québécois raconte ceci:

Tant que le Québec fait partie du Canada, l'intégrité de son territoire est garantie par le droit constitutionnel ; l'accession du Québec à la souveraineté donnerait instantanément lieu à l'application des principes de droit international et n'entraînerait pas de changement quant aux limites des frontières du Québec; la protection offerte par le droit international à la minorité anglophone n'a aucun effet territorial; les personnes résidant dans certaines régions frontalières du Québec ne bénéficient, en tant que telles, d'aucune protection particulière en regard du droit international.

Alors l'affirmation que si le Canada est divisible, le Québec l'est alors, est sans fondement juridique internationalement.

1991 Le Canada reconnaît l'indépendance de l'Ukraine. Brian Mulroney refuse de faire une comparaison avec le Québec..

1991 Trois juristes Québécois effectuent une analyse sur les décisions concernant le Québec et la Cour suprême du Canada, il note que la Cour suprême depuis 1978 a une forte tendance à favoriser le gouvernement fédéral à l'encontre des provinces, mais surtout le Québec, l'analyse connu en 1991 sera gardée secrète jusqu'en 1998, trois ans après le référendum de 1995.

1992 La dette du Canada s'élève à plus de 500 milliards.

1992 Entente de Charlottetown.  Le parlement fait de ridicules offres au Québec. le Québec refusera ces offres et le reste du Canada aussi parce qu'ils croient que le Québec devrait s'écraser.  Jean Charest au parti conservateur fut celui qui concoctât ses offres qui étaient ridicules comparées à l'accord du Lac Meech. En plus, toute la population refusa les propositions du rapport Charest autant au Canada qu'au Québec..

L'accord de Charlottetown négocié avec 16 chefs politiques, gouvernements provinciaux, chefs Amérindiens, n'offre aucun nouveau pouvoir au Québec;

 - La société distincte est étouffée par les autres éléments de la clause Canada, laquelle menace la Loi 101;

- Le gouvernement fédéral demande aux citoyens et citoyennes de leur voter un chèque en blanc :

 - Il y a, dans le texte proposé, 87 clauses incluant l'expression " il conviendrait ", 28 astérisques signifiant " on en rediscutera ", 20 questions constitutionnelles laissées en suspens et 10 ententes administratives à négocier dans l'avenir.

Le Québec vote pour un rejet final et définitif de tout accord.

1992   Commission Bélanger-Campeau : Commission mise sur pied pour décider de l'avenir constitutionnel du Québec. Cette commission est unanime, la souveraineté du Québec est réalisable. Suite aux travaux de cette commission, la loi 150 est votée par l'assemblée nationale.  Un référendum sur la souveraineté doit être tenu. Robert Bourassa renie encore son engagement, il modifie la loi 150 sans tenir compte du consensus de la commission.

1993 Novembre Lors d'une conférence prononcée à Edmonton, John Crosbie, ancien ministre de Mulroney,  constatant la force de l'idée indépendantiste au Québec, invitait, l'armée canadienne à se préparer physiquement et mentalement à intervenir au Québec: «The federal government should be getting the armed forces into good shape because there would be a need for internal order if  Quebec votes to leave»

1993  La Presse nous apprend avec de grandes photos à l'appui, que la marine canadienne s'était livrée à de grandes manoeuvres navales et que celles-ci avaient eu lieu en plein jour au large de Sorel pour que tout cela soit connu du plus grand nombre, histoire de préparer les esprits, soit en les intimidants, soit en banalisant le recours à la force pour empêcher l'indépendance du Québec.

1993 Élections fédérales Jean Chrétien avait promit en 1990 d'annuler la TPS ( Taxes sur les produits et services) une fois au pouvoir, il affirme maintenant n'avoir jamais promis cela, malgré nombreux documents vidéos.

1994 Élection Québécoise, le premier ministre indépendantiste du parti Québécois Jacques Parizeau,  fait la promesse de tenir un référendum sur l'indépendance du Québec.

1994 Doug Young,  ministre fédéral, à l'endroit du député du Bloc Québécois Osvaldo Nunez envoie un retentissant "Qu'il se cherche un autre pays!"»

1994 Ottawa ferme le collège de Saint-Jean, il n'existe plus d'institution militaire française au Canada. Les études dans l'armée, ça se fait maintenant en anglais, peu importe la langue maternelle.

1994 Lucienne Robillard du PLQ déclare: "La conduite du gouvernement fédéral est aberrante.  Comment peut-on envisager une révision du régime de santé sans la participation des provinces, qui sont responsables de la livraison des services. Ce n'est tout simplement pas acceptable."

Doit t'on rappeler que maintenant en 2001 Lucienne Robillard qui fait parti du PLC est très silencieuse à ce sujet.

1994 Scandale de l'école française Marie-Rivier à Kingston: il s'agit d'un ensemble de roulottes sans toilettes dont les élèves francophones doivent se contenter depuis 1987. Les francophones essuient des refus des autorités scolaires de leur fournir des locaux adéquats.  1994 Plus 300 nominations partisanes par le gouvernement Johnson (PLQ) dans la haute fonction publique québécoise.

1995 Colloque organisé par l'institut C.D Howe où Stanley Hart, ex-
conseiller de Brian Mulroney déclare, dans une conversation, " si le
OUI passe le devoir de Chrétien sera de faire souffrir le Québec". Et en mars 1995 Stéphane Dion affirme " Plus ça fera mal au Québec
économiquement, plus l'appui à la souveraineté baissera," belle preuve de respect d'un homme qui se dit Canadien et que cette identité est pluraliste et accepte la différence des peuples au Canada.

1995 Un important bureau d'avocat de New-York au nom de "Rogers and
Wells", affirme que dans une étude réalisée pour Québec que l'Accord de libre-échange et les autres accords liant le Canada et les États-Unis continueraient de s'appliquer avec un Québec souverain à cause de " la présomption de succession".

1995  Mike Harcourt ministre dans la province de la Colombie-
Britannique menace de violence le Québec il déclare " Nous serons vos pires ennemis et vous allez souffrir, et pas seulement économiquement." Bizarrement personne n'a exigé d'excuse de sa part et l'affaire fût vite oubliée, est-ce là un défaut des Québécois?  1995 Le politicologue fédéraliste Canadien Stéphane Dion affirme que les Québécois qui voteront NON au référendum ne doivent pas s'attendre à ce qu'on renouvelle le fédéralisme de sitôt

1995 Le réseau TVA dévoile un document préparé pour le PLQ. D'après
les fédéralistes, le Québec doit procéder par une démarche d'affirmation tranquille. Le PLQ dit ne jamais avoir écrit ce document. 5 jours plus tard, Daniel jonhson en reprend de larges extraits dans son discours.

1995 Rapport annuel du Commissaire sur les langues officielles : 25 ans après l'adoption de la loi sur les langues officielles, 56% des fonctionnaires francophones doivent travailler en anglais, 4 provinces refusent les écoles en français pour leurs minorités, sauf que les Anglais ont droit à leurs écoles anglaises au Québec.

En fait cette loi n'est respectée que par le Québec sans avoir à recourir aux tribunaux; apparemment, les Anglais respectent la loi quand ça fait leur affaire.

1995 Daniel Johnson déclare que la victoire du NON au référendum incitera le Canada à réformer la Constitution canadienne en faveur du Québec, car " un vent d'ouverture commence à se faire sentir au Canada anglais ". Il est contredit par Micheal Adams, président de la firme de sondage Environics; S'appuyant sur deux sondages récents, ce dernier affirme qu'il n'y a aucune volonté de changement constitutionnel au Canada anglais.

1995 Le Conseil pour l'unité canadienne, organisme financé par le milieu des affaires et le gouvernement fédéral, affirme dans 31 arguments pour le Canada que les Québécois ne forment pas un peuple mais plutôt " un groupe ethnique et culturel".

1995 Dans les premiers jours de la campagne référendaire, le Congrès juif canadien, l'Association hellénique du Canada et le Congrès italo-canadien ont convoqué une conférence de presse commune pour annoncer leur adhésion au camp du NON, invitant par le fait même leurs commettants à en faire autant.

1995 Le nombre d'attribution de la citoyenneté au Québec est soudainement passer de 23799 à 43855 en 1995, un taux d'augmentation de 87%.

1995 En octobre 11429 certificats ont été émis, soit le quart de la totalité des attributions de l'année. C'est la première fois que le Québec se voyait attribuer plus de certificat de citoyenneté que l'Ontario et cela ne c'est jamais reproduit depuis. Coïncidence? D'ailleurs plusieurs immigrants nouvellement reçus ont émis des commentaires sur immigration Canada, les voici:

   .Pendant la campagne référendaire, des agents d'immigration Canada indiquaient aux candidats allophones la réponse à cocher.

  .Ils avaient à l'avance plastifiée les certificats de citoyenneté canadienne des candidats, ce qui est contraire aux normes de la loi de l'immigration.

  .Des allophones ont reçu leurs certificats de citoyenneté sans démontrer une connaissance de l'anglais ou du français, clause obligatoire pour obtenir la citoyenneté canadienne.

  .Alors qu'habituellement un juge d'immigration fait des entrevues individuelles, un immigrant a déclaré qu'ils étaient près de 152 personnes et de 47 nationalités différentes dans une salle au complexe Guy-Favreau pour passer un examen tous ensemble.

  .Les règles d'immigration Canada requièrent 9 mois avant d'être convoqué par le juge, 9 mois avant l'examen et attendre 3 mois après l'examen pour devenir citoyen Canadien, ce qui ne fut pas le cas au centre d'immigration de Montréal.

  .Habituellement avant de passer un examen ont remet un document à étudier pour les nouveaux arrivants, mais à Montréal on donnait un corrigé pour que les gens préparent leur examen plus facilement.

  .Les examens se faisaient de façon orale avec des questions ouvertes devant tous les autres immigrants.

  .Même selon certains immigrants un agent a déclaré et  "Au nombre de personnes qu'on fait passer, on ne peut pas se permettre de faire des entrevues. Si vous réussissez, vous aurez la surprise d'avoir votre certificat le jour même avant de partir. Si vous échouez, ne vous inquiétez pas vous aurez une entrevue de rattrapage avec le juge et vous aller obtenir votre citoyenneté canadienne."

1995 Fin octobre. Deuxième référendum et pas le dernier. Le non l'emporte avec 50,6% des suffrages exprimés, principalement à cause de l'argent des Anglais (subventions) et du vote des immigrants nouvellement arrivés qui ne comprennent ni ne connaissent le problème des Québécois de souche. Dans les faits ils ont votés dans un référendum auquel les enjeux politiques leur étaient inconnus.

La question référendaire:
« Acceptez-vous que le Québec devienne souverain, après avoir offert
formellement au Canada un nouveau partenariat économique et politique, dans le cadre du projet de loi sur l'avenir du Québec et de l'entente du 12 juin ? »
Les résultats :
OUI : 49,6 %
NON : 50,4 %
Avec un taux de participation : 96 %

1995 Fraude électorale lors du référendum sur l'indépendance du Québec. En effet, le Directeur Général des Élections du Québec a découvert au moins 56 000 électeurs qui n'étaient pas inscrits à la RAMQ, ce qui veut dire qu'ils n'avaient pas droit de vote sur le territoire Québécois

1995 Le camp du OUI estime que la manifestation à Montréal en faveur de l'unité canadienne a occasionné des dépenses d'environ 4 300 000$ ce qui placerait automatiquement le camp fédéraliste dans l'illégalité puisque ce seul chiffre représente presque la totalité des dépenses référendaires permises par la loi électorale du Québec.

La loi électorale est claire à cet effet, elle fixe à environ 5 millions, soit un dollar par électeur, les budgets des deux camps.

C'est une chose de dire que c'est pas bien de violer la loi Québécoise, mais c'en est une autre de profiter à plein des avantages que procurent ces gestes illégaux.

1995 Les effets du TSC (transfert social canadien) se font sentir après le référendum.

1995 En 10 ans, le Québec a perdu 11 milliards en transferts fédéraux

1996 Jean Chrétien étrangle Bill Clennet, un manifestant Québécois devant les principales réseaux de télévision, son excuse fut celle-ci " ce manifestant n'avait pas d'affaire là, il était sur mon chemin".

1996 L'aile Québécoise du Parti Libéral du Canada, tente de satisfaire les aspirations des Québécois sans indisposer le ROC, ils proposent de remplacer le concept de société distincte par celui de "foyer principal de la langue et de la culture française d'Amérique".

Bien entendu critiqué au Québec ce concept est dénoncé comme une manoeuvre de tentative de noyer le poisson. Ottawa prétend vouloir enchâsser la reconnaissance de la société distincte du Québec dans la constitution Canadienne, mais refuse d'admettre que les Québécois forment un peuple.  Principe pourtant reconnu par la Grande-Bretagne dans l'Acte du Québec et aussi par Lord Durham dans son rapport de 1839.

1996 Province de L'IleduPrinceÉdouard, le gouvernement de cette province refuse d'accorder des écoles françaises... selon le principe, "là où le nombre ne le justifie pas". La Cour suprême de L'IleduPrinceÉdouard a donné raison aux parents. Le gouvernement provincial a porté la cause en appel et la décision a été renversée, qui fut de nouveau renversé par la Cour suprême du Canada.

Le gouvernement refuse de payer pour les services, malgré l'avis de la Cour suprême, la déclaration du gouvernement sous-entend que si le Fédéral veut des écoles francophones pour les Acadiens, c'est de la responsabilité du Canada et non celle de la province anglaise..

1996 Année post référendaire marqué par une chute significative des attributions de certificats de citoyenneté aux Néo-Québécois, en bref le fédéral s'est servi des immigrants pour gagner le référendum.

Finalement le Premier ministre M. Jacques Parizeau avait raison de dénoncer la perte du référendum à cause de l'argent et des ethnies qui furent manipulé lors du référendum de 1995, ceux ci pour la plupart ne comprennent toujours pas le problème Québécois.

1996 Dr Singh, l'organisateur du défilé du 1er juillet à Montréal (défilé des Canadiens - anglais pour nous démontrer leur affection aux Québécois) appelle les Canadiens au bruit de bottes et invitait «à se battre et à mourir pour le Canada.»

1996 Jean Charest chef du parti conservateur à Ottawa déclare "qui faut sabrer dans les dépenses"  il se présente comme le sauveur de la Santé. "La réforme de la santé s'impose. Quand on n'a plus d'argent, on coupe. On serre la vis. C'est difficile, mais il faut le faire. " Il présente son programme politique comme étant un moyen de rétablir les finances publiques Canadiennes.

Ironiquement Jean Charest devenu chef du parti Libéral au Québec dira en l'an 2000 que c'est la faute du parti Québécois que le système de santé va si mal au Québec.

1996: Discours du trône du Gouvernement Fédéral.   Il propose la formule de partenariat pour le logement social et le tourisme.  Il annonce la mise sur pied d'une Commission canadienne des valeurs mobilières.  Pourtant le Québec a déjà la sienne.

1996: Conférence fédérale-provinciale: dépôt d'un document préparé par toutes les provinces sauf le Québec. Ce document Propose d'établir des programmes nationaux pour combattre la pauvreté des enfants, des personnes handicapées et des chômeurs. Établissement de normes nationales, pourtant c'est encore une fois une compétence des provinces.

la Royal Canadian Legion avait décidé de créer un groupe appelé, The Guardians Of Unity, assemblage d'anciens combattants et de leurs admirateurs ils seraient 500 000  qui se battraient aujourd'hui encore comme ils s'étaient battus au cours des grandes guerres et «parce que le Canada est de nouveau menacé» et «qu'on ne laisserait pas faire ça» et que «certains des nôtres ont donné leur vie pour le Canada»

1997 janvier  Le ministre des Affaires intergouvernementales fédéral, Stéphane Dion, déclare : « Selon le droit canadien, les référendums sont consultatifs. On peut consulter une population, on ne peut pas décider »

1997. 8 février   Le ministre fédéral du Développement des ressources humaines, Pierre Pettigrew, déclare : « Où serait la langue française s'il n'y avait pas eu Radio-Canada dans les années 40 à la radio et dans les années 50 à la télévision? Qui a créé la culture québécoise si ce n'est pas Radio-Canada ? Toutes les institutions qui ont sauvé la langue française sont venues d'Ottawa : Radio-Canada, l'Office national du film, Téléfilm Canada, le Conseil des arts et des sciences. Voilà où sont allés les artistes pendant des années où on les ignorait à Québec. Ces années-là durent jusqu'à aujourd'hui parce qu'ils n'ont jamais eu une maudite cenne à mettre dans la culture. On a besoin du Canada pour sauver la langue française au Québec ».

La Fédération des communautés francophones et acadiennes du Canada perçoit la réalité différemment : elle a réitéré sa demande de mesure d'urgence du gouvernement fédéral pour contrer l'assimilation galopante dans les provinces hors Québec qui est resté lettre morte.

1997 11 février. L'avocat Guy Bertrand écrit : «Le gouvernement fédéral pourrait faire une loi reconnaissant la légitimité d'un Québec souverain pour éviter le chaos, l'anarchie, le désordre social et la violence ». En outre il dit songer à créer un nouveau parti politique.

1997 11 février   Les médias publient que l'octroi de fonds pour les artistes canadiens en tournée à l'étranger sera jugé en fonction de leur capacité à promouvoir le respect de la souveraineté canadienne et de l'unité nationale et à représenter le Canada comme un pays bilingue composé de cultures diverses.

1997 mai.  "Oubliez Lucien Bouchard et Jean Rochon. Le véritable responsable des fermetures d'hôpitaux et de la détérioration des soins de santé s'appelle Jean Chrétien", affirme le chef conservateur Jean Charest

1997 mai. Le chef conservateur Jean Charest déclare que son gouvernement reconnaîtrait l'indépendance du Québec lors d'un référendum remportant 50 % plus une voix si la question est claire.

1997 L'institut Fraser déclare que le Québec devrait acquérir la souveraineté d'ici 2002.

1997 Le 18 décembre, Alain Pellet président de la commission du droit international à l'ONU appuie le Québec: Le Québec n'a pas de permission à demander au Canada, et ce dernier tente selon lui une grossière tentative de manipulation politique en livrant la question à la Cour suprême.

1997 Stéphane Dion du Parti Libéral du Canada déclare "Le Canada anglais doit promettre aux Québécois de reconnaître leur spécificité dans la constitution, mais seulement à condition qu'ils élisent le Parti libéral du Québec (PLQ) aux prochaines élections".

Selon Ottawa, les Québécois devraient troquer leur droit de vote et mettre de côté leur libre choix contre la simple promesse d'un changement constitutionnel qui, durant les neuf ans où le PLQ formait le gouvernement, ne s'est jamais produit.

1997  Discours du Trône : Ottawa propose une nouvelle formule de partenariat pour le logement social et le tourisme, qui sont des compétences exclusives des provinces, annonce aussi la mise sur pied d'une Commission canadienne des valeurs mobilières (encore une compétence provinciale).  Finalement, le gouvernement fédéral annonce son intention d'imposer des normes nationales pour les programmes sociaux ainsi qu'une Union économique aux provinces.

1997 Renvoie de la cour suprême sur un futur référendum Québécois sur l'auto détermination: Reconnu pourtant à trois reprises (Victoria, Meech, Charlottetown), Jean Chrétien tente de se servir des tribunaux canadiens pour savoir si en vertu du droit international et de la constitution canadienne (toujours refusé par Québec) s'il y a un moyen d'empêcher la tenue d'un tel référendum.

Aidé par le ministre Stéphane Dion dans cette démarche douteuse, il se voit dire par la Cour suprême du Canada, que le Québec peut tenir un référendum sur la séparation du Québec et que le Canada doit négocier, les conditions sont que la question référendaire doit être claire et remportée une majorité claire non énoncé, il faut savoir que les négociations, malgré une victoire référendaire ne peuvent débuter qu'au bon vouloir d'Ottawa.

1997 Consultations pré-budgétaires : celles-ci sont tenues dans le contexte ou les députés fédéraux pensent à l'utilisation des prochains surplus budgétaires. Ils abordent notamment différents programmes et mesures en éducation, services sociaux, santé et en emploi. Toujours de compétence provinciale, et les provinces subissent toujours des coupures de la part du fédéral.

1997 Discours sur le budget : Ottawa annonce la mise sur pied de quatre nouveaux programmes, au coût de 1,1 milliard de $, en matière de santé et d'éducation, tout en coupant les fonds de santé pour les provinces, la santé est pourtant un domaine de compétence provincial.

1997 Trevor Lautens, chroniqueur du Vancouver Sun,  réfléchissant tout haut en écrivant une chronique sur les difficultés rencontrées par le Canada anglais au long de deux siècles pour mater le Québec, se surprenant à regretter que le Canada n'avait pas «versé plus de sang» au long de son histoire: «One must ask the detached historical question: Would Canadians have created a better union if there had been a blood-letting?»

1998 Alain Pellet de l'ONU déclare "La Cour suprême Canadienne peut dire tout ce qu'elle veut, le problème demeurera inchangé au regard du droit international»

1998 32 étudiants de l'université Bishop de Lennoxville ont été condamnés pour avoir voté illégalement au référendum de 1995, autres preuves d'amour pour le Québec!

1998 Léon Paul Lauzon à propos de l'indépendance du Québec "Malgré ce que certains veulent bien nous faire croire, le projet de souveraineté du Québec a été, est, et sera toujours souhaitable et même nécessaire, non seulement pour les Québécois mais aussi pour le reste du Canada."

1998 Charles Taylor déclare "Je ne supporte pas l'étroitesse d'esprit d'individus comme Preston Manning ou Howard Galganov, qui est le comble même de la vulgarité et de la mauvaise foi. Bill Johnson est le pire des cas. Il est tordu par la haine. Au lieu de se servir de sa situation d'homme privilégié (président d'alliance Québec), bilingue, instruit, qui a tout lu en français, pour donner l'heure juste à la communauté anglophone, il véhicule des grossièretés. Toutes ces personnes font énormément de tort au Québec."

1998 Jean Ouimet déclare "Je me moque du président d'Alliance Québec
et de ses histrionneries. Ma peau est depuis longtemps endurcie. Il me rappelle trop cette vieille histoire du jésuite perdu dans la campagne québécoise qui demande à un paysan le chemin pour aller jusqu'à Saint-Damas.  Réponse? «Vous ne trouverez jamais, c'est tout droit».

Comme ce jésuite, le «ratoureux» Bill Johnson est trop rusé pour jamais trouver son chemin jusqu'à nous.

Et je m'en fiche. Ses provocations me laissent indifférent."

1998 Fraude électorale dans Anjou, plusieurs personnes ont avoués avoir voté à plusieurs reprises pour le candidat libéral du Québec, après avoir été réquisitionnés par des mercenaires d'élections dans une salle commune de Saint-Leonard; Évidemment, ces personnes étaient de l'âge d'or, tellement plus faciles à effrayer face à la souveraineté.

1998 Howard Galganov activiste, raciste et anti-Québécois publie son livre qui s'intitule "Bastards" qui est le plus triste exemple de la haine anti-Québécoise que manifeste plusieurs anglophones du Canada, le livre de ce triste personnage est un flot d'injures face à la collectivité québécoise et en plus ce livre fut déclaré "best-seller"; encore sans commentaire possible devant un livre de haine populaire acheté par certaines personnes qui cultivent la haine anti-Québécoise.

1999 Le Premier ministre du Canada Jean Chrétien lors d'une réunion avec 1500 délégués au palais des congrès à Hull, déclare à l'intention de la ministre québécoise des relations internationales, Louise Beaudoin " De ne pas chercher d'appuis au sud de la frontière (les États-Unis) Il y en a qui ont déjà essayés de faire la sécession aux États-Unis, vous vous rappelez ce qui est arrivé".

1999 Le gouvernement Chrétien a donné un total de 1 milliard de dollars à ceux qui ont contribué à la caisse du Parti Libéral lors des dernières élections, malgré les preuves qui s'accumulent, le ministre Pierre Pettigrew responsable du ministère des ressources humaines qui avait alloué le milliard en question et le Premier ministre Jean Chrétien réfutent les accusations.

1999 D'autres preuves s'accumulent dans le milliard de subventions aux amis du parti libéral on apprend maintenant que, dans Saint-Maurice, la circonscription de Jean Chrétien, des compagnies à numéro ont reçu de l'argent et ont fermés ensuite après avoir encaissés leurs chèques.

1999 Mike Harris Premier ministre de l'Ontario refuse de donner à Ottawa le statut de ville bilingue, après la fusion d'une ville francophone a celle-ci.

1999 Accord de Calgary: ou connu sur le nom aussi: "Entente sur l'union sociale". Sans l'accord du Québec et après que les autres premiers ministres des provinces aient renié leur signature d'à peine trois jours, laquelle exigeait le droit de retrait avec pleine compensation pour une province, cette entente autorise l'intervention fédérale dans la recherche universitaire, l'aide à l'enfance et la santé, compétences pourtant exclusives aux provinces.

1999 L'Accord de Calgary dans les mêmes foulé que ceux de Victoria, Meech, Charlottetown, refuse le principe de société distinct du Québec, raison supplémentaire de ne pas signer l'accord de la part du Québec, le Premier ministre Ontarien Mike Harris, sûrement dans une tentative de grande diplomatie déclare "Le Québec est aussi unique que le saumon en Colombie-Britannique."

1999 Février Les banques canadiennes (Banque de Montréal, Banque Royale, CIBC, Toronto Dominion, et la Scotia Bank) financent Alliance-Québec et le conseil de l'unité Canadienne qui sont reconnu pour être des groupes anti-Québécois, alors que des organismes franco-Canadiens équivalent comme l'Association française d'Ontario, la société Acadienne du Nouveau-Brunswick et l'Association franco-
manitobaine ne reçoivent pas un sou.

1999 Mars, Le budget fédéral alloue 60% du budget de la fête du Canada au Québec depuis 1995, c'est une augmentation de 1120%! Ils tentent de nous enfoncer une identité de force.

Novembre 1999: Création des instituts de recherche en santé. Permet des subventions fédérales dans les institutions de santé et d'éducation, pourtant un champ de compétence provincial.

2000 Janvier, La loi C-20 est proposé par Stéphane Dion: on tente de créer une loi qui dans les faits donnerait à Ottawa aurait un droit de veto sur tout référendum Québécois, cette loi bien que décrier au sein même du Parti Libéral et dans la communauté internationale, devrait prendre effet.

Stéphane Dion s'appuie sur les dires de la Cour suprême pour donner une vertu à son projet de loi.

2000 février. Le Premier ministre du Québec déclare "Pour la première fois dans l'histoire du Canada et du Québec, il y a un gouvernement à Ottawa qui veut obtenir de la Cour suprême une décision qui empêcherait les Québécois de se comporter comme un peuple et d'exercer un droit fondamental inhérent à son existence.  Le gouvernement fédéral s'en va devant sa cour pour se faire donner un cadenas pour empêcher le peuple Québécois de décider de son avenir."

2000 Adoption du projet de loi C-20. Loi sur l'exigence de clarté. Pas de négociation si la question porte sur autre chose que la sécession et si  le Parlement fédéral juge que la question n'est pas claire ou que la majorité n'est pas claire : remise en cause dans les faits du droit du Québec à décider librement de son avenir et du pouvoir de l'Assemblée nationale du Québec de décider de la question; remise en cause de la règle démocratique fondamentale de l'égalité des voix reconnues par l'ONU (50% + 1 voix des voix exprimées); refus du fédéral de se soumettre à l'obligation que sa
Cour suprême lui a imposée de négocier au lendemain d'un oui à la souveraineté.

2000 Janvier lors du sommet de Davos (en suisse) l'ambassadeur Canadien en Suisse John Noble, agit de façon rustre, violente et intempestive à l'endroit du vice-premier ministre Bernard Landry alors selon plusieurs observateurs Européens, M. Landry ne faisait qu'un discours modéré et avec justesse sur la force économique du Québec, d'après les mêmes observateurs l'ambassadeur a fait un fou de lui, lors du sommet de Davos.

2000 Janvier Ottawa s'aborde une mission économique du Québec, en effet, Marc Lortie coordonnateur principale des relations fédéral- provinciale a ordonné aux ambassadeurs de Panama city et de San José d'empêcher toute rencontre entre le vice-premier ministre Bernard Landry et les présidents des deux pays le Panama et le Costa Rica. Résultats: 22 entreprises ont eu plus de difficultés à rencontrer d'autres entreprises pour signer des accords commerciaux.

2000 Mars Le ministre du Patrimoine Canadiens Sheila Copps, déclare que la Saint-Jean Baptiste n'est pas la fête des Québécois mais de tous les Canadiens français, alors que tout le monde sait bien que le 15 août est la fête des Acadiens, ce qui fait deux fêtes nationales pour un peuple qu'ils nomment Canadiens-français.

Il faut souligner de plus, que c'est Ludger Duvernay Patriotes de la guerre du Bas-Canada en 1837 qui a institué la fête nationale du 24 juin pour les Canadiens (Québécois).

2000 TVA dévoile un document du gouvernement fédéral qui somme les
représentants du Canada à l'étranger à occuper tout le terrain et à confronter les souverainistes par des paroles ou physiquement s'il le faut, ce document en fait dicte la conduite des diplomates face aux souverainistes lors de sommet ou de rencontre internationale. Ceci ne vous rappelle pas le sommet de Davos?

2000 Avril la revue Acadienne Ven'd'est ferme définitivement ses portes. Cette publication était la seule revue d'affaire publique et d'intérêt général en langue française des maritimes, faisant des pieds et des mains pour obtenir des subventions fédérales et autant du provincial (Nouveau-Brunswick), des refus systématiques, la revue n'a pas eu le choix de fermer.

Évidemment on pourrait dire que c'est normal, sauf que les patronaux du comté de Jean Chrétien et ceux du comté de Jane Stewart ont eu pour se procurer les subventions dont ils n'avaient aucunement besoin aucune difficulté parce qu'ils avaient contribué à la caisse du Parti Libéral,

Comment ne pas comparer aussi les 15 millions de nos taxes que le gouvernement a allongé à Alliance Québec afin que des extrémistes racistes et francophobes comme Bill Johnson, Guy Bertrand, Howard Galganov, Julius Grey et Brent Tyler qui luttent contre le français au Québec en utilisant les tribunaux de la façon la plus hypocrite qui soit, en prétendant que l'anglais est menacé au Québec ?

En somme pour sauver le français pas un sou n'est disponible, mais pour démolir le français au Québec on allonge les millions. Curieux n'est ce pas?

2000 Juin le Nationale citizens basé à Calgary finance des groupes racistes et anti-Québécois pour faire tomber la loi 101 au Québec qui vise la protection du français. Il est pour le moins curieux que l'on finance de l'extérieur du Québec des causes contre l'une des institutions les plus fondamental du Québec.

2000 Juillet, le premier ministre Ontarien Mike Harris pour contester la décision de la Cour suprême qui stipule que le gouvernement Ontarien se doit de préserver l'hôpital Montfort, seul hôpital universitaire francophone de l'Ontario déclare " Le maintien des services de l'hôpital Montfort pousserait des gens à accroître leurs exigences et à réclamer des institutions unilingues francophones de toutes sortes. À l'exception de l'éducation, l'Ontario n'a pas l'obligation constitutionnelle de promouvoir le
développement des minorités linguistiques ou d'empêcher leur assimilation, de toutes façons les Franco-Ontariens s'accommodent très bien de l'unilinguisme anglais parce qu'ils sont bilingues.  L'Ontario a le droit de faire fonctionner toute son administration et ses services en anglais."

Comparons les franco-Ontarien et les anglo-québécois en Ontario ils sont 500 000 francophones en Ontario et pas loin de 500 000 anglophones au Québec, 1 hôpital francophone que l'Ontario veut fermer contre 18 hôpitaux anglophones au Québec.  Où EST L'ERREUR?

2000 Août. Le sénateur du Delaware Joseph Biden au déclare: "La politique étrangère, quand ce n'est pas en temps de guerre, ne fait jamais l'objet de débat en politique américaine, pas plus au Canada, leur politique étrangère, c'est le Québec contre le reste du Canada.  En temps de paix, la politique étrangère du Canada consiste à combattre et mater le Québec.".

2000 15 août: grabuge à la fête nationale des Acadiens; Un lobby anglophone du Nouveau-Brunswick réitère sa demande d'instauration d'une journée nationale, tout comme le 15 août marque la fête nationale des Acadiens.

Des membres de l'Anglo Society ont manifesté devant l'hôtel de ville de Fredericton, quand a été hissé le drapeau acadien lors d'une cérémonie lundi. Ce lobby souhaite que le 18 septembre soit proclamé "Anglo Day".

Auparavant un de ses membres, Matthew Gleen, avait fait du raffut quand des policiers avaient dû l'empêcher de déchirer le drapeau acadien en Cour municipale. Le maire de Fredericton, Sandy DiGiacinto, a déjà expliqué que la ville ne reconnaît pas l'Anglo Day parce que l'Union Jack britannique ne représente pas tous les anglophones du Canada.

2000 Denis Coderre déclare; Le Bloc Québécois conduit une campagne électorale la plus sale qu'il m'ait été donné de voir en 20 ans de politique ! Tout ce que le Bloc fait, à Ottawa, c'est de l'obstruction.  Cependant, lorsque interrogé sur les dossiers auxquels le Bloc aurait nui, il n'a pu en nommer un seul.

2000 Le Sénateur Jacques Hébert est l'invité vedette d'une soirée. Il a été à la hauteur de sa réputation d'orateur cinglant qualifiant l'Alliance canadienne de parti ennemi des valeurs fondamentales canadiennes. "Un vrai démocrate ne peut pas voter pour l'Alliance canadienne".

Il déclare aussi contre le président du Bloc Gilles Duceppe "Gilles Duceppe ne cesse de flirter avec le grotesque et le ridicule. Si le ridicule tuait, il y longtemps que Duceppe serait enterré avec son casque de bain".

Il a fini par inviter "tous les souverainistes à retourner dans leurs villages pour y cultiver leurs carottes et nous ficher la paix".

2001 Avril.  Le sommet de Québec où le peuple-hôte n'a aucune voix (pas même pour accueillir les visiteurs, par simple courtoisie). Les chefs d'états américains (Jean Chrétien à leur tête) s'aplatissent devant George Bush avec l'intention d'échanger les droits des cultures et des peuples des Amériques pour les « droits » des multinationales américaines.

2001 mai: Politique de congés parentaux. Refus de transférer au Québec les sommes versées à l'assurance-emploi et servant aux congés parentaux pour que le Québec ait sa propre politique plus généreuse et ne couvrant pas que ceux et celles ayant droit à l'assurance-emploi, mais tous les travailleurs y compris les travailleurs autonomes. ( Québec, 2 choix: 40 semaines. À 70% ou 50 semaines.  Dont les 18 premières à 70% et les 32 autres à 55%; fédéral: 50 semaines. À 55% ....?.

2001 juin: Adoption du projet de loi C-7 sur le système de justice pénale pour adolescents.

Punitions infligées en fonction du type de crimes et non des circonstances et des possibilités de réhabilitation. Refus d'offrir la possibilité au Québec de se soustraire à ces nouvelles normes canadiennes.

Adoption à l'encontre du vote unanime de l'Assemblée nationale et de l'ensemble des intervenants concernés du Québec, ce nouveau projet de loi dénoncé par plusieurs intervenants au Québec, ne rencontre en rien l'esprit d'ouverture des Québécois et de la tolérance ainsi la chance de pouvoir donner au jeune contrevenant la possibilité de se réhabiliter dans la société.

2001 Aussi étrange que ceci puisse l'être, l'idée de l'indépendance de l'Alberta et de la Colombie-Britannique circule allègrement. Les Westerners du Canada en ont assez de la politique centralisatrice d'Ottawa, les principales sources de mécontentement sont dues aux pertes monétaires sur le pétrole (taxes spéciales en Alberta) et le refus d'Ottawa de permettre des soins de santé privés pour désengorger les urgences.

2001 Juin. Une peur anime les témoins à charge appelés en Cour du Québec au procès d'Alberto Berardinucci, ce militant libéral accusé de fraude électorale dans le comté d'Anjou lors des élections provinciales de 1998.

Le premier à dénoncer cette présumée magouille politique, Jean-Luc Poirier, s'est présenté jeudi devant le juge Serge Boisvert, escorté d'enquêteurs du Directeur général des élections (DGE). Un autre témoin pourrait être accusé de parjure en raison de sa mémoire défaillante.

2001 29 juin Stéphane Dion accuse le Québec, lors d'une conférence en Russie à l'association Russe d'études Canadiennes, d'être un assimilateur intolérant, alimentant par ce fait même la méfiance des minorités à l'égard d'une majorité qu'il démonise sans vergogne.

2001 juillet :Une nouvelle en provenance du Salon du Bourget, à Paris, parue le jour même dans les pages d'un quotidien montréalais. On y apprenait qu'Ottawa, conjointement avec d'autres provinces, tentait de convaincre certaines entreprises québécoises du secteur de l'aéronautique de s'installer ailleurs au Canada.

Pourtant Ottawa n'a jamais cherché à décentraliser l'industrie automobile de l'Ontario, mais veux le faire pour le secteur aéronautique du Québec. Deux poids, deux mesures? Il semble que c'est le cas.

2001 13 juillet  Dans un point de presse, M. Wilhelm Dengler, le président du groupe allemand Kunz, qui réalise un chiffre d'affaires de 1,2 milliards, exploitant déjà une demi-douzaine d'usines au Québec a affirmé que l'éventualité de la souveraineté du Québec ne l'inquiétait pas et qu'il s'efforçait de rassurer ses actionnaires lorsque la question lui était posée, comme au dernier référendum.

Il déclare" Le besoin pour les États-Unis de faire affaire avec le Québec, ça ne changera pas, dit-il. Il y aura peut-être quelques turbulences au marché monétaire par exemple, mais nous, personnellement, on ne voit pas le risque de futurs développements. Et on va réinvestir encore"

2001 Marcel Proulx du Parti Libéral du Canada déclare que dans le dossier des fusions des villes Québécoise (compétence provinciale pourtant) que le choix du nom de Ville de Gatineau pour la fusion des villes de Hull et Gatineau est une décision inspiré par le racisme.

2001 fin juillet Bernard Landry qui disait lors d'une tournée en Europe que le fédéralisme Canadien à tout à apprendre sur celui en Europe pour le respect des souverainetés des nations, fut vertement critiqué par Stéphane Dion qui disait que Bernard Landry dénigre le Canada et qui emporte des chicanes constitutionnelles Canadienne en Europe.

Évidemment Stéphane Dion qui a fait plus pire en Russie ne fut jamais inquiété pour ses propos contre le Québec et son éventuel indépendance.

2001 Edmund Stoiber, président-ministre de Bavière déclare à Bernard Landry  "Nous sommes heureux d'avoir trouvé dans votre pays, le Québec, sur le côté nord de l'Amérique du Nord, un pays qui est souverain et qui manifeste une volonté d'autonomie"

2001 Bernard Landry propose dans un discours en Bavière en Allemagne à l'intention du Canada une confédération entre le Québec et le Canada, la seule chose que Jean Chrétien trouve à dire devant autant d'ouverture d'esprit "Je suis content qu'il n'y a plus de parti séparatiste au Québec"

2001 Stéphane Dion déclare que les propos du Président-ministre de Bavière sont trafiqués par Louise Beaudoin qui est ministre au sein du Parti Québécois, il dit ceci " Ce qu'ils ont voulu dire, c'est que la province de Québec est souveraine dans ses champs de compétence, qu'elle est très jalouse de ses champs de compétence. Je suis tout à fait d'accord."

Pourtant l'Union sociale, signé par toutes les autres provinces Canadiennes, sauf le Québec, permet à l'encontre même de la constitution Canadienne et du principe fédéraliste des intrusions dans les champs de compétences provinciales.

2001: Mise sur pied d'une Commission nationale sur la santé.  Commission Romanow. Redéfinir à nouveau le système de santé: Ottawa n'avait pas donné suite à celle de 1994. Le Québec vient pourtant d'en faire une: La Commission Clair.

2001 Le transporteur aérien Air Canada, devenu une entreprise privée depuis 1988, continue de violer la loi sur le bilinguisme du Canada, sous prétexte d'être à l'extérieur du Québec, certain agent de bord refuse de parler français, pourtant les Québécois souhaitant travailler aux même postes doivent parler l'anglais.

Selon David Collenette et Lucienne Robillard député du Parti Libéral du Canada il n'existe aucune mesure pour obliger Air Canada à se confirmer à la loi du bilinguisme et ce même si cette société viole systématiquement la loi.

2001 Tactique lamentable de lier encore une fois le Parti Québécois aux terroristes du FLQ, les libéraux qui réclament la révision de la nomination de la déléguée du Québec en Algérie, Mme Michèle Duclos, qui a écopé d'une peine suspendue de cinq ans, en 1965, pour avoir été associée à un complot terroriste aux États-Unis

Michèle Duclos, âgée aujourd'hui de 63 ans, a été arrêtée en 1964 au volant d'une automobile dans laquelle la police a trouvé 30 bâtons de dynamite et trois détonateurs. Elle aurait été partie à un complot du FLQ et du Black Libération Front, visant à faire exploser la statue de la Liberté. Elle a plaidé coupable à une accusation réduite d'avoir transporté des explosifs sans permis, et a reçu une sentence suspendue de cinq ans de prison.

Michèle Duclos a été embauchée comme agent d'information au ministère de l'Agriculture en juin 1976, sous le gouvernement de Robert Bourassa. Elle a travaillé sans interruption pour le gouvernement jusqu'en 1997. Elle a occupé des postes importants à la délégation du Québec à Toronto et à Mexico.

Prendre prétexte du drame de New York sans raison, pour reprocher un geste posé il y a près de 40 ans équivaut à une chasse aux sorcières indigne d'un parti qui se veut « libéral ».

2001 Jean Charest tente de rallier la population contre les fusions municipales au Québec, en promettant que s'il prend le pouvoir il défusionnera les villes récalcitrantes aux fusions. Dans la même foulée il déclare vouloir signer la honteuse Constitution Canadienne de 1982, ce qui a toujours été refuser par tous les gouvernements Québécois, même dans le passé sous gouvernance du Parti Libéral.

Il propose sous l'approbation possible des provinces Canadiennes Anglaise et  une négociation avec Ottawa improbable de former un Conseil fédéral des provinces Canadiennes, perte total du terme société distinct remplacé par spécificité Québécoise.

2001 novembre Stéphane Dion déclare à propos d'un possible référendum des points d'impôts «Il n'y a pas une fédération au monde qui est gérée de cette façon. C'est parfaitement ridicule. Ce qui est étonnant, c'est qu'il semble qu'ils en discutent sérieusement. Cela prouve à quel point ils sont à la recherche d'une tactique pour convaincre les Québécois de renoncer au Canada parce qu'ils ne sont pas capables de le leur demander clairement et honnêtement»

2001 Paul Martin Ministre des finances du Canada déclare en parlant du référendum possible sur les points d'impôts «Le Parti québécois semble vouloir tenir un référendum à chaque semaine. Je pense que ce qu'il devrait faire, c'est de se concentrer davantage sur leur gouvernement. J'aimerais aussi savoir si c'est la meilleure façon d'utiliser 60 millions de dollars»

2001. 18 novembre Joseph Facal Ministre Québécois, qualifie le régime fédéral d'unitaire en commentant les propos de Stéphane Dion qui est contre un référendum sur les points d'impôts.

Commentant la réaction négative d'Ottawa sur la possibilité de tenir un référendum sur le rapatriement de points d'impôt au Québec, le ministre péquiste Joseph Facal s'est empressé de qualifier le régime fédéral d'unitaire. Son vis-à-vis fédéral aux Affaires intergouvernementales, Stéphane Dion, a notamment jugé l'idée ridicule et absurde, ajoutant qu'Ottawa ne tiendrait nullement compte d'un tel référendum.

Joseph Facal rappelle que ce rapatriement des points d'impôt fait consensus au Québec. Selon lui, ce refus fédéral démontre encore une fois que le Québec est condamné à être traitée comme une province parmi les autres.

2001 Décembre .La Vérificatrice Générale du Canada, Sheila Fraser, révèle un scandale. L'État Canadien prive depuis 1993 ces citoyens retraités d'un revenu qu'ils ont pourtant droit, sous prétexte que ces citoyens ne réclame pas leur du, le gouvernement Canadien garde dans ses coffres l'argent, une somme de 3 milliards, des surplus de 43 milliards de l'assurance-emploi furent enregistrés, mais au profit de la dette du Canada, dont le premier ministre du Canada Jean Chrétien est un des principaux responsables.

Au moins 300 000 personnes au Québec sont privées du revenu garantis
pour les retraités dans le besoin, c'est ce fond que certains du gouvernement Canadien disaient que les retraités perdraient si le Québec devenait souverain. Certaine de ces personnes ne connaissent pas ce programme d'aide et certain n'ont pas la capacité de formuler une demande pour recevoir ce programme, le Gouvernement Canadien se sert de ses prétextes pour retenir l'argent pour son avantage.

Le ministère en question connaît ce problème, mais ne fait rien pour améliorer la vie de ses personnes âgées qui ont tant fait pour ce pays.

La réserve raisonnable pour l'assurance-emploi est de 10 à 15 milliards, les 43 milliards payés en trop par les contribuables ont servi aux remboursements de la dette Canadienne, sans oublier que Ottawa refuse de verser 600 millions du 43 milliards pour le programme du Québec en matière de congés parentaux.

Déclaration à ce sujet de Paul Martin Ministre des finances du Canada; «C'est clair qu'il y a des mythes autour de la caisse de l'assurance-emploi. Et il faut mieux expliquer tout cela. Il n'y a pas de caisse. C'est simplement une question de comptabilité.»

2001 Marguerite Ritchie, Une avocate d'Ottawa à propos du bilinguisme possible de la ville d'Ottawa  déclare "Demander le bilinguisme de certains employés de la ville d'Ottawa est raciste.  Les francophones sont en train de franciser le Canada et les anglophones risquent de quitter en masse l'Ontario si rien n'est fait pour éviter le bilinguisme à la ville d'Ottawa."

L'avocate en question, Mme Marguerite E. Ritchie, est présidente et fondatrice du Human Right Institute basé à ottawa.

2001 La Presse canadienne manipule les propos du Premier-ministre Québécois Bernard Landry à propos de la tragédie américaine survenu à New-York lors du 11 septembre. Malgré que toute cette situation fut éclaircie par M. Bernard Landry, malgré que Jean Chrétien, John James Charest et Stéphane Dion eurent en main les propos véridiques et original du discours de Bernard Landry, voyant malgré tout que nul part dans ce discours qu'il y avait matière à critiquer quoi que se soit, ces trois personnes continuèrent à dénoncer les propos « diffamants » du Premier-ministre du Québec.

2001 Les Libéraux du Québec, autrefois défenseurs des intérêts du Québec s'en prennent au Président de la Société des alcools du Québec. En effet les médias nous apprennent que le Président M. Gaétan Frigon que le bureau politique de Jean Charest le chef de l'opposition officiel aurait engagé un détective pour suivre et rapporter les moindres gestes de M. Frigon dans le but de le faire mal paraître.

2001 Jean Charest renie sa promesse de vouloir défusioner les villes Québécoises. Cette révélation fut rapporté par le chroniqueur d'un journal local de Saint-Lambert arrondissement de la Ville de Longueuil. Jean Charest déclare ne pas tenir de double discours en privé et en public malgré tout.

2001 Le journaliste Normand Lester est congédié de Radio-Canada à la suite de la publication de son premier tome intitulé « Le livre noir du Canada anglais ». Ce livre raconte l'histoire des vexations qu'ont du subir les Canadiens-français et les amérindiens de l'ouest. Il dénonce aussi par le biais de ce livre la propagande canadienne sur le territoire canadienne et la falsification de l'histoire Canadienne par les fédéraux.

2002 Scandale dans les ministères fédéraux dans l'attribution de contrat faisant la promotion du Canada sur le territoire Québécois, nommé l'affaire GroupAction. La firme GroupAction qui contribua grandement à la caisse électorale du Parti Libéral.

Les fameux rapports commandés entre 1996 et 1999 à GroupAction sur la visibilité du gouvernement fédéral au Québec ont ceci de particulier qu'ils sont pratiquement identiques et qu'ils ont été facturés chacun séparément. Le rapport de 1996, commandé par Charles Guité, avait été facturé 500 000 dollars. Celui de 1998 avait coûté 550 000$ et celui de 1999, 575 000$. En tout, les contribuables canadiens ont déboursé 1625000$ pour un rapport et ce qui semble être deux «photocopies» de ce rapport. C'est à la suite d'une requête de Sheila Fraser que la Gendarmerie royale a décidé d'ouvrir une enquête criminelle, toujours en cours, sur l'affaire.

L'argent qui a servi pour la production de trois rapports identiques n'est indiqué aucunement dans la compagnie.

2002 Dans l'affaire nommé GroupAction plusieurs ministres tombent du conseil des ministres ou voient leur responsabilité amenuisés. Dont Alfonso Gagliano qui était ministre des travaux public, il fut envoyé au Danemark pour être ambassadeur, compte tenu de la réputation de M. Gagliano dans l'affaire des commandites, le Danemark tenta de refuser sa présence sur son territoire.

La vérificatrice générale, Sheila Fraser, avait présentée aux séances du comité des Communes,  indiquant dans son rapport sur cette affaire publié le 8 mai dernier que MM. Guité et Tremblay avaient «contourné à peu près toutes les règles» administratives en vigueur. Le rapport de Mme Fraser avait alors relancé la responsabilité du scandale en direction de l'ancien ministre des Travaux publics, Alfonso Gagliano, nommé ambassadeur au Danemark après son éviction du cabinet.

Le fonctionnaire Chuck Guité au service du Bureau d'information du Canada, déclara que le gouvernement canadiens était au abois voyant le résultat du référendum de 1995 sur l'indépendance du Québec, compte tenu de ce résultat le gouvernement mit en place une immense machine de propagande pro-canadienne, cette propagande devait combattre le séparatisme québécois, ce fonctionnaire révélait que le Canada était en guerre contre le séparatisme et prenait les moyens qu'ils fallait pour combattre le séparatisme Québécois.

Si les hauts fonctionnaires responsables aux Travaux publics des programmes de commandites fédéraux ont contourné toutes les règles administratives en vigueur dans l'attribution des contrats à des firmes proches du Parti libéral du Canada, c'était parce que le pays était en guerre, une guerre sans merci contre les séparatistes du Québec. »

2002 Autre scandale qui concerne cette fois le Groupe Everest et M. Coderre. Ce dernier confirme finalement avoir vécu six semaines dans le condo de l'Île-des-Soeurs de M. Boulay, peu de temps après son élection comme député à la Chambre des communes, parce qu'il éprouvait à l'époque des problèmes matrimoniaux.

Or, M. Coderre, qui n'a pas payé de loyer, avait formellement nié il y a deux ans, dans une entrevue accordée au quotidien The Globe and Mail, avoir séjourné dans le condo de M. Boulay, dont l'agence de publicité a obtenu des millions de dollars en contrats du gouvernement Chrétien.

M. Boulay, qui a aussi loué sa somptueuse résidence de Magog en mars 2001 à l'ancien ministre des Travaux publics, Don Boudria, un séjour qui a valu à ce dernier d'être rétrogradé au poste de leader du gouvernement en Chambre lors d'un remaniement occasionné par ses scandales, avait également nié avoir hébergé M. Coderre.

Le Bloc québécois a soutenu que M. Coderre, en séjournant de la sorte chez M. Boulay, s'est placé dans une situation qui le rend aujourd'hui vulnérable comme ministre.

D'autant plus, a fait valoir le chef bloquiste Gilles Duceppe, qu'une des premières décisions de M. Coderre, lorsqu'il a finalement accédé au cabinet en août 1999 en tant que secrétaire d'État au sport amateur, a été de lancer en mai 2000 la tenue d'une vaste consultation pancanadienne sur le sport amateur et que Groupe Everest a obtenu le contrat de 500000$ pour organiser la consultation.

2002 Un autre scandale éclate à la chambre des communes. Pendant que Art Eggleton doit s'expliquer sur les raisons d'avoirs cacher une information militaire au premier ministre concernant l'utilisation des soldats Canadiens en guerre en Afghanistan par les Américains, celui-ci doit s'expliquer aussi sur un contrat donné par le ministère de la défense à une compagnie de communication où son ex-amie de cour travaillait.

Cette étude devait étudier  le stress et les autres problèmes de santé affectant les militaires canadiens, malgré que l'ombudsman des Forces armées canadiennes menait déjà sa propre étude sur la question, a rapporté le quotidien Ottawa Citizen.

En novembre, Mme Maier a produit pour le ministre Eggleton un rapport de 14 pages portant sur les sensibilités environnementales et le syndrome de stress post-traumatique -ou SSPT- au sein des membres des Forces canadiennes. La somme de 36 500 $ lui ayant été attribuée fut pigée à même le budget ministériel de M. Eggleton.

2002 Le ministre des Travaux publics, Ralph Goodale, se lance aux trousses du Groupe Polygone-Éditeurs inc., une entreprise de Montréal qui a touché une subvention de 330 000 $ du gouvernement fédéral afin d'organiser un salon de la chasse et de la pêche à Québec en février 2000, qui n'a finalement jamais eu lieu.  Le ministre Goodale a confirme avoir demandé à la GRC d'ouvrir une enquête sur cette affaire embarrassante et avoir entrepris les démarches afin de récupérer cette somme deux ans après qu'elle a été versée à Groupe Polygone pour commanditer un événement qui devait avoir lieu au Centre des congrès de Québec.

Groupe Polygone, qui appartient à l'homme d'affaires Luc Lemay, est l'une des entreprises qui ont le plus profité du programme de commandites depuis 1997, ayant obtenu 39 des 232 millions débloqués par Ottawa, soit 17% du total. «En toute franchise, si l'argent n'a pas été utilisé à bon escient, il faut se faire rembourser», a déclaré M. Goodale, qui était manifestement mal à l'aise devant cette nouvelle controverse qui éclabousse le gouvernement Chrétien.

Cette enquête est la cinquième entreprise par les limiers dans le scandale entourant les contrats octroyés dans le cadre du programme de commandites, mis sur pied par le gouvernement Chrétien dans la foulée du référendum de 1995 au Québec pour augmenter la visibilité du fédéral dans la province.

D'autres contrats seraient également passés au peigne fin par la GRC, mais le ministre Goodale a refusé de dire combien font actuellement l'objet d'une enquête, de crainte de nuire au travail des enquêteurs.

«Je ne veux pas dire ou faire quoi que ce soit qui pourrait nuire au travail des policiers. Je veux faire preuve de la plus grande transparence possible, mais dans le cas des enquêtes en cours, je préfère laisser à la GRC le soin de commenter», a indiqué le ministre à l'issue d'une autre période de questions houleuse.  M. Goodale a tout de même confirmé que les policiers ont ouvert une enquête sur un contrat de 116 000 $ accordé à la firme montréalaise Coffin Communication afin qu'elle produise deux rapports expliquant comment elle avait dépensé 320 000 $ en deniers fédéraux dans le cadre de deux courses automobiles en 1998 à Trois-Rivières. Or, ces
deux rapports sont introuvables.

La GRC enquête déjà sur les trois rapports quasi identiques produits par GroupAction entre 1996 et 1999 à un coût total de 1,6 million afin de suggérer des moyens au fédéral d'augmenter sa visibilité au Québec.

Les policiers enquêtent également sur une subvention de près d'un million pour produire une série sur Maurice Richard par la maison de production de Robert-Guy Scully.

Les enquêteurs veulent savoir pourquoi la subvention, octroyée dans le cadre du programme de commandites, a transité inutilement entre les mains de la firme montréalaise Lafleur Communications, qui l'a remise à VIA Rail avant qu'elle aboutisse entre les mains de la maison de production. Lafleur Communications, filiale de Groupaction depuis janvier 2001, a touché une commission de près de 115000 $ pour ce travail.

Enfin, un contrat qui a permis de financer un projet appelé CD-ROM- Dessins animés fait également l'objet d'une enquête. Ce projet, qui a été géré par la firme Groupaction, a obtenu une subvention fédérale de 550 000 $, soit 100 000 $ de plus que la somme demandée.

Hier, M. Goodale a indiqué qu'il a invité tous les ministères du gouvernement fédéral à ne plus octroyer de contrats à Groupaction ou à sa filiale Lafleur Communications.

Le ministère des Travaux publics, qui accorde quelque 58000 contrats par année d'un montant total dépassant les 10 milliards, a déjà annoncé la semaine dernière qu'il n'accordera plus de contrat à Groupaction.

«Je m'attends à ce que les responsables des autres ministères acceptent de suivre à la lettre ma recommandation de ne plus octroyer de contrats à Groupaction et Lafleur Communications», déclara M. Goodale.

Le ministre a aussi indiqué qu'il examine divers moyens visant à récupérer une partie des 1,6 million de dollars qu'a touchés Groupaction pour produire trois rapports semblables.

Aux Communes, les partis d'opposition ont continué de réclamer la tenue d'une enquête publique afin de faire toute la lumière sur les liens étroits qui existent entre les agences de publicité et le Parti libéral.

Certaines des entreprises qui font l'objet d'une enquête ont donné généreusement à la caisse électorale des libéraux après avoir obtenu des millions de dollars en contrats du gouvernement Chrétien.

«Ça prend une enquête publique pour connaître toutes les ramifications à cette affaire. Il y a de nouveaux cas chaque jour», déclara le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe.

2002 John Manley Vice-premier ministre du Canada dénonce les délégations Québécoise à l'étranger prétextant qu'elles sont trop coûteuses et que le gouvernement du Québec doit les abolir pour consacrer l'argent pour les soins de santés. Pourtant ces délégations ont un coût sur le budget québécois à l'ordre de 21 millions annuellement. Le Premier-ministre du Canada Jean Chrétien déclare la même chose ainsi que Stéphane Dion qui rajouta que le délégué d'une délégation était un ayatollah jouant l'ambassadeur en pays étranger.

Il est pourtant reconnu que les délégations québécoises sont très efficaces pour les entreprises du Québec, beaucoup plus que les ambassades du Canada.

2002 Dans le but d'accommoder la province d'Alberta, le gouvernement d'Ottawa et ce au dépend de l'économie Québécoise envisage dans un rapport de deux documents que le gouvernement fédéral n'exigera qu'une faible partie de l'effort de réduction de la part des grands émetteurs de GES, en majorité issus du pétrole et du gaz ainsi que de la production thermique d'électricité.

Ces deux secteurs sont pratiquement absents au Québec, mais présents en Alberta et en Ontario. Un autre secteur moins important du point de vue des GES, celui de la métallurgie et de l'aluminium, est présent au Québec et fait également partie des grands émetteurs.

Dans le second document, le gouvernement prévoit que les émissions en provenance des grands émetteurs pourront augmenter de 14% par rapport à 1990, alors que le protocole de Kyoto impose au Canada de réduire ses émissions de 6% pour la moyenne des années 2008 à 2012.

Cela veut dire que les autres secteurs de l'économie, comme le transport, le secteur manufacturier en général, ainsi que le volet consommation, devront supporter un fardeau plus lourd. Ces secteurs sont comparativement plus importants au Québec, où presque toute l'électricité est produite par les rivières.

C'est la principale raison pour laquelle le Québec a le meilleur bilan en termes de GES. Par ailleurs, le Québec est le plus grand partisan de la ratification du protocole de Kyoto parmi toutes les provinces canadiennes.

Le gouvernement fédéral punira alors les moins pollueurs pour satisfaire les plus pollueurs qui ne peuvent changer leur habitude écologique malsaine. Dans le même sens que ces deux rapports le gouvernement de l'Alberta demande que le Québec soit plus contraint puisque le Québec produit peu de gaz à effet de serre.

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PRÉAMBULE SUR LE PROJET DE LOI NUMÉRO 1 SUR L'AVENIR DU QUÉBEC

" Nous sommes entrés dans la fédération sur la foi d'une promesse d'égalité dans une entreprise commune et de respect de notre autorité en plusieurs matières pour nous vitales.

Mais la suite a démenti les espoirs du début. L'État Canadien a transgressé le pacte fédératif en envahissant de mille manières le domaine de notre autonomie et en nous signifiant que notre croyance séculaire dans l'égalité des partenaires était une illusion.

Nous avons été trompés en 1982, quand les gouvernements du Canada et
des provinces anglophones ont modifiés la constitution en profondeur et à notre détriment passant outre à l'opposition catégorique de notre Assemblée nationale.

Deux fois depuis, on a tenté de réparer ce tort. En 1990, l'échec de l'accord du lac Meech a révélé le refus de reconnaître jusqu'à notre caractère distinct. En 1992, le rejet de l'accord de Charlottetown et par les Canadiens et par les Québécois, a consacré l'impossibilité de tout raccommodement.

Parce que nous avons perduré en dépit des tractations et des marchandages dont nous avons été l'objet;

Parce que le Canada loin de s'enorgueillir de l'alliance entre ses deux peuples et de la clamer au monde, n'a eu de cesse de la banaliser et de consacrer le principe d'une égalité factice entre provinces;

Parce que depuis la révolution tranquille, nous avons pris le parti de ne plus nous cantonner dans la survivance mais, désormais, de construire sur notre différence;

Parce que nous avons l'intime conviction que persister à l'intérieur du Canada signifierait s'étioler et dénaturer notre identité même;

Parce que le respect que nous nous devons à nous-mêmes doit guider nos actes;

Nous, peuple du Québec, affirmons notre volonté de détenir la plénitude des pouvoirs d'un état: voter toutes nos lois, prélever tous nos impôts, signer tous nos traités et exercer la compétence des compétences en conservant et maîtrisant, seuls, notre loi fondamentale.

La pleine souveraineté politique se traduirait, pour le Québec, par la capacité exclusive de ses institutions démocratiques de faire des lois et de prélever des impôts sur le territoire Québécois, ainsi que par la faculté d'agir directement sur la scène internationale pour conclure toute forme d'accords ou de traités avec d'autres états indépendants et de participer à diverses organisations internationales.

Le respect de la dignité des femmes, des hommes et des enfants et la
reconnaissance de leurs droits et libertés constituent le fondement de notre société. Nous nous engageons à garantir les droits civils et politiques des individus, notamment le droit à la justice, le droit à l'égalité et le droit à la liberté.

La nouvelle constitution garantira à la communauté anglophone la préservation de son identité et de ses institutions.

La constitution du Québec souverain reconnaîtra également aux nations autochtones le droit de se gouverner sur des terres leur appartenant en propre et de participer au développement du Québec; en outre, les droits constitutionnels existants des nations autochtones y seront reconnus.  Cette garantie et cette reconnaissance devront s'exercer dans le respect de l'intégrité du territoire Québécois."

( extrait du préambule du projet de la loi No 1 sur l'avenir du Québec, 1995)

Le Québec n'est ni une province comme les autres, ni une région. Il est la patrie léguée par les descendants venus de France ou d'ailleurs, enrichie d'influence nombreuse qui ont fait de lui un État distinct.

* A la suite de l'échec de l'accord du lac Meech, le gouvernement du Québec (le parti Libéral) décidait de mettre sur pied une commission d'étude élargie composée de représentants des gouvernements fédéraux, provincial et municipaux, des syndicats, du patronat, des coopératives, de l'enseignement et de la culture.

La commission devait, d'une manière non partisane, étudier et analyser l'avenir politique et constitutionnel du Québec et formuler des recommandations. Elle conclu, dans son rapport largement majoritaire, que le peuple Québécois devrait se prononcer par référendum sur la souveraineté et proposer au reste du Canada un partenariat économique.

Parallèlement, elle recommandait d'étudier toute offre faite par le gouvernement fédéral pour résoudre la crise constitutionnelle.

À ce jour le Québec refuse toujours de reconnaître la constitution Canadienne qui a été signé sans lui. Cette constitution ne reflète pas les aspirations des Québécois à mieux contrôler son avenir politique et financier, depuis 240 ans l'histoire se répète.

NOTE: Sources prises dans divers médias et chronologies

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La Nouvelle-France désignait l'ensemble des territoires de l'Amérique du Nord sous administration française, avant 1763.

L'histoire de la Nouvelle-France est étroitement associée à celle l'exploration de l'Amérique du Nord.  Le terme de Nouvelle France ou Nova Franza apparaît sur les cartes des premiers navigateurs vers ce continent. Giovanni Verrazzano, premier explorateur mandaté par le roi de France, décrivit la côte allant de la Floride jusqu'à Terre-Neuve et donna le nom de Nouvelle-France à un territoire intérieur indéterminé.

PRÉSENCE FRANÇAISE
Bien que les structures administratives coloniales ne prirent forme qu'au XVIIe siècle, la France, au XVIe siècle, était déjà bien présente en Atlantique nord: ses marins allaient y chasser la baleine, pêcher la morue et faire la traite des pelleteries avec les Indiens.
 

COLONISATION
Quand des établissements permanents furent fondés, à partir de 1603, en Acadie (Nouvelle-Écosse), les nouveaux habitants n'étaient pas en territoire totalement inconnu, ayant déjà fréquenté les côtes et les autochtones depuis près d'un siècle.
 

EXPLORATIONS
Le royaume de Louis XIV se croyait en position favorable bénéficiant de cette immense voie navigable qu'étaient le fleuve Saint-Laurent et les Grands Lacs, alors que l'Angleterre, pour sa part, cherchait un passage au Nord-Ouest.

La petite colonie de la vallée du Saint-Laurent servit donc de base de départ pour l'exploration et l'expansion territoriale, vers le Nord, jusqu'à la baie d'Hudson et vers le Sud, jusqu'au golfe du Mexique (carte 69 K). Ainsi, en 1700, la Nouvelle-France avait atteint ses dimensions maximales et entretenait des ambitions pour de nouvelles explorations à l'ouest du Mississipi et des Grands Lacs. Au milieu du XVIIIe siècle, les Français avaient reconnu des terres allant jusqu'aux contreforts des Montages Rocheuses.
 

ADMINISTRATION
Cet immense territoire, administré par le Secrétariat d'État à la Marine, avait son gouvernement à Québec.

Le gouverneur général était responsable des cinq colonies de la Nouvelle-France: le Canada, Terre-Neuve, l'Acadie, la Baie d'Hudson et la Louisiane.

AUJOUR'HUI
La Nouvelle-France de l'Ancien Régime couvrait un territoire qui correspond aujourd'hui à tout l'est et au centre du Canada ainsi qu'à la partie médiane des États-Unis.

Vers le milieu du 18e siècle, l'Amérique française connaît son apogée. Ses frontières dépassent largement son cadre initial formé par l'Acadie et la vallée du Saint-Laurent. À travers sa courte histoire, elle a couvert plus de la moitié du continent nord-américain: de la baie d'Hudson à la Louisiane, incluant une bonne partie des provinces maritimes actuelles, toute la vallée du Saint-Laurent, le bassin des Grands Lacs et l'immense vallée du Mississippi.

Dans la Capitale Nationale du Québec, c'est un rendez-vous aux Fêtes de la Nouvelle-France du 6 au 10 août 2003.

Visiter le Québec via la Route des Explorateurs

Visiter via la Route des Parcs naturels, des Musées, des Réserves Amérindiennes

Région de Québec - Québec
Une ville française en Amérique du Nord
La Capitale Nationale du Québec
 

Près de 200 000 Québécois et Québécoises vivent à Québec. Divisée en quatre grands secteurs : la Basse-Ville, la Haute-Ville, Limoilou et le Vieux-Québec, la capitale du Québec, la « vieille capitale » est enserrée entre Sillery et Sainte-Foy à l’ouest, Beauport à l’est, Charlesbourg au nord.  (Depuis janvier 2001, toutes ces villes sont regroupées en une seule formant la Ville de Québec)

Jumelée avec la ville de Bordeaux en France, Québec est la première ville française et la deuxième des villes à occupation continue à avoir été créées par des Européens en Amérique du Nord. Elle est aussi la seule ville fortifiée du continent nord-américain. Les trésors qu’elle recèle, les musées qu’elle entretient et l’harmonie générale du site ont valu à Québec de figurer, depuis 1985, parmi les villes désignées par l’UNESCO au titre de joyau du patrimoine mondial.

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