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La division est le pire ennemi du Québec  (1)
par Gilles Rhéaume
2001/03/06


1- L’action historique d’Ottawa contre les Chefs politiques québécois et ce qu’elle permet de prévoir de ce qui se fera contre Bernard Landry


IL y a des siècles déjà que le Canada anglais s’en prend aux dirigeants du Canada-Français et du Québec.  Aucun de nos héros politiques ou linguistiques n’a pu échapper à cette forme de destinée universelle qui fait des leaders des peuples colonisés les têtes de turc du Conquérant.  Il en fut ainsi aussi en Afrique, partout dans les  Amériques et aussi dans les Asies.  Partout où le colonialisme a fait des ravages, les Chefs des peuples conquis ont été attaqués de la sorte.  Du Marquis de Montcalm au docteur Camille Laurin, de Louis-Joseph Papineau à Jacques Parizeau, d’Honoré Mercier à Lucien Bouchard, de Camillien Houde à Yves Michaud, d’Olivar Asselin à Norman Lester, de Louis Riel à René Lévesque, de Ludger Duvernay à David Levine, pour n’en évoquer qu’une poignée parmi les plus illustres des nôtres, toujours la même règle :  Les héros du Québec sont des bandits au Canada.

Tout cela grâce à la complicité active de quelques satellites bien engraissés à même les fonds publics pour répandre la propagande de l’ultranationalisme du Non au Québec.
 

Dans les prochaines semaines et les prochains mois Bernard Landry sera l’objet de toutes les attaques canadiennes.   Les pires insanités, les plus gros mensonges seront diffusés partout.  Tout sera mis en œuvre afin que la magie ne puisse s’accomplir entre le peuple québécois et son nouveau Premier ministre.  Landry sera présenté comme le Diable et sans doute comme plus étant répugnant que Lucifer lui-même.  Le Conseil pour l’unité canadienne fera faire des études et des sondages afin de bien identifier tout ce pourrait prêter flanc à leurs assauts réactionnaires.  Ce genre de campagne de dénigrement se déploie généralement pendant au moins deux ans.  Une course contre la montre est déjà engagé.  Les Québécois seront invités à participer à cette campagne. Ils seront conscrits afin que Landry ne passe pas…

Ce que nous avons pu voir avec René Lévesque, Lucien Bouchard et Jacques Parizeau n’est que de la petite bière à comparer à ce qu’aura à subir le Patriote de Verchères.  Dieu sait pourtant combien et comment le Canada s’en est pris brutalement et sauvagement à ces anciens Premiers ministres québécois…

Comment oublier les calomnies les plus perverses, les plus gratuites et les plus blessantes qui ont circulé au sujet de ces leaders souverainistes ?

Les Québécois n’ont pas le droit d’oublier ces flétrissures.  Les souverainistes  n’en n’ont pas les moyens…

Monsieur Lévesque a connu les affres du discrédit et de la calomnie.  Rappelons, parmi mille exemples, les exactions de l’armée canadienne qui prenait la photo de Lévesque comme cible lors des pratiques de tir de ses soldats… Des photographes l’épiaient jour et nuit.  Les revues de presse de cette époque rappelle encore combien ce qu’on a fait à René Lévesque n’a été rien de moins qu’écoeurant…  Cet homme a été démoli. L’œuvre de Monsieur Lévesque est toutefois immortelle.  Il aura fait sortir le projet indépendantiste du cercle de ses concepteurs pour lui faire pénétrer les couches populaires qui l’ont conduit au pouvoir le 15 novembre 1976.

Que dire aussi des ignominies sans nombre dont Lucien Bouchard a été la victime, comme celle qui a consisté à en faire un portrait psychiatrique des plus déshonorants ?  Monsieur Bouchard a ressenti singulièrement de quoi le Canada anglais est capable lorsqu’il est en guerre contre ces Bastards qui veulent faire du Québec un pays.  Lucien Bouchard les a rendus malades de peur.  Les Québécois ignorent cet aspect des choses dont les médias prennent bien soin de ne rien dévoiler.

Quant à Jacques Parizeau, rien ne lui a été épargné non plus par la clique des salauds ultranationalistes du NON.  Ce qu’ils le détestent celui-là.  Même après sa mort il les fera encore trembler par son génie, son audace et sa constance…

Nous pourrions facilement consacrer une trentaine de thèses de doctorat et une bonne centaine de mémoires de maîtrise en philosophie, en sociologie, en psychologie de la communication, en sciences politiques, juridiques et autres sciences humaines et sociales à ce qu’a dû subir de scélératesses le regretté Docteur Camille Laurin l’autre gloire de Charlemagne, pays de Céline Dion…

Le Père de la Loi 101 a été littéralement martyrisé par le Canada anglais.  Le jour de sa mort il a été maudit publiquement sur les ondes de la radio de langue anglaise.  Maudit fut-il et dans des termes marqués au coin de la barbarie la plus veule qu’il soit possible  non seulement d’imaginer mais aussi de concevoir.  Pendant des dizaines d’années, Camille Laurin a été pourchassé publiquement et affublé des épithètes les plus durs du dictionnaire de l’histoire universelle.  La Ville de Montréal devra rendre hommage à ce grand Patriote en désignant de son nom un lieu marquant de la deuxième plus grande ville française du monde (sic)…  Si Montréal ne le fait, Québec doit le faire et ce, dans la métropole sur un des nombreux lieux qui lui appartiennent encore.

Pourtant nous n’avons encore rien vu.

Bernard Landry sera sali, insulté, noirci et vilipendé par toutes les officines serviles au pouvoir canadien et cela sous les applaudissements nourris de leurs alliés au Québec qui se gavent comme des rapaces et qui carburent à la haine de tout ce qui est souverainiste…

Toute la machine fédérale sera à l’œuvre pour dénigrer le nouveau Premier ministre du Québec.  Il y aura d’abord le Gouvernement du Canada et toute la députation fédéraliste.  Il y aura aussi la phalange du NON au Québec avec La Presse, Power et Gesca sans oublier la SRC, le RDI, la CBC et CTV sans oublier le National Post et le Globe & Mail et la chère Gazette...  Rien ne sera ménagé afin de ternir la réputation et  la personne de Bernard Landry.

L’histoire est formelle.  Tout est mis en œuvre pour discréditer les Chefs québécois.  Tous les moyens sont permis.  Toutes les magouilles sont autorisées et cautionnées par Ottawa.

Il faut résister à ces attaques.  Il faut que les Québécois soient conscients que se cachent, derrière ces injures à nos Chefs, un racisme systémique dont les manifestations inondent notre passé, ennuagent le présent et embrouillent l’avenir…

Un peuple averti en vaut deux…

Nous poursuivrons notre réflexion sur les sources historiques, sociolinguistiques et politiques de cette division des Québécois qui est le moyen privilégié par le régime fédéral afin de garder le Québec sous sa tutelle de plus en plus insupportable…

Gilles Rhéaume
 

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