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Parizeau-Landry pour le Pays du Québec

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Deux économistes favorables au Pays.
Pourquoi ?
Qu'est-ce qu'il nous faut pour comprendre ?
par Robert Bertrand, rédacteur,
Québec un Pays
2001/03/19
Permettez une certaine perspective.

Maurice Duplessis parlait d'autonomie provinciale.

Jean Lesage, c'était "Maître chez nous".

Daniel Jonhson s'est fait élire avec "Égalité ou Indépendance".

En 1970, Robert Bourassa conviait le peuple sous la bannière de "Souveraineté Culturelle".

En 1976, René Lévesque et le Parti Québécois au pouvoir avec la volonté de réaliser un référendum sur la Souveraineté du Québec avec une offre de partenariat.

En 83 ou 84, Bourassa revient au pouvoir.  L'Accord du Lac Meech.  Un vote et les pouvoirs en plus pour le Québec sont rejetés.  On l'a senti, il y a eu manque de vouloir ou manque à ses responsabilités de la part de Robert Bourassa qui, s'il l'avait voulu, aurait déclenché un référendum gagnant pour "réaliser" le Pays du Québec.

L'objectif de ce texte c'est de se demander qu'est-ce qui se passe dans la tête d'un Premier Ministre du Québec pour manquer les rendez-vous avec l'Histoire du Peuple du Québec ?

Au lieu de parler d'Autonomie Provinciale, Duplessis n'aurait-il pas pu parler de l'affranchissement du Québec pour réaliser le Pays ?  Et Jean Lesage, le "Maître chez nous!" ne pouvait-il pas lui donner valeur autre que de devoir rester "provincial" ?

Daniel Johnson, père, avec la venue de De Gaulle au Québec, -- le seul Président ou Chef d'État étranger venu lors de l'Expo 67, ayant mis les pieds à Québec et a parcouru le Québec  -- et son voyage jamais réaliser en France... puisqu'il est parti pour le "grand" voyage juste avant.  De Gaulle s'en promettait bien de le recevoir avec tous les éclats qu'on n'a pu jamais voir.  Le destin l'a frappé.  Est-ce une mort suspecte ?

C'est René Lévesque en France qui a été reçu comme l'aurait sans doute été Daniel Johnson, père.  René Lévesque, à l'Assemblée Nationale Française y allé d'un de ses meilleurs discours :  "Nous sommes Québécois" :

En 1967, en France, il faut bien le savoir, tous les Français s'étaient interrogés sur les "propos" tenus par De Gaulle au Québec ?  Était-il devenu un peu "maladroit", un peu "sénile" sur les bords, pour ne pas dire davantage.  Est-ce qu'en son for intérieur, ce n'était pas la vision des Français à l'égard de leur propre Général ?  Daniel Johnson, décédé, De Gaulle ratait une chance de faire une démonstration majeure pour le Québec et se "refaire" une image en France.  Jean-Jacques Bertrand, d'une toute autre trempe, ne faisait pas le poids pour recevoir tous les hommages que De Gaulle aurait voulu que la France rendent au Québec !

En 1980, le référendum.  Question ?  Et réponse à la Question :  40% contre 60%.  Les Québécois eux-mêmes n'acceptaient pas le rendez-vous avec l'Histoire.  On venait de lui promettre "la tête sur le billot" si on ne réalisait pas de changements pour rejoindre les sentiments des Québécois.

Le billot est là... disponible.   Les têtes ne tombent pas !  On fait des changements tout le contraire de ce qui est souhaité par le Québec.  On "encarcane" le Québec.  Tout ça avec l'assentiment des autres Chefs des Provinces.  On devient "unanime" contre le Québec :  on crée une "union sociale" à la canadienne.

Nos politiciens et la population, sous le couvert de belles paroles "fédérales" et de changements totalement à l'encontre de tout ce qu'ils souhaitent, font un deuil de quatorze ans avant l'élection de Jacques Parizeau, qui parle de référendum avant les élections, durant la campagne électorale, et après l'élection et qui tient un référendum en se préparant pour l'arrivée du Pays, comme aucun des autres Premiers Ministres ne s'étaient jamais préparés antérieurement.  Le Pays, il l'avait à "portée de mains".

Des millions de dollars dans une manifestation, des promesses avant la tenue du référendum, des figures déconfites pour montrer la peur des fédéraux.  On nous propose des changements.  On se laisse encore avoir, nous la population.  Des mesquineries "syndicales", un regroupement de nos concitoyens et concitoyennes qui ne sont pas sentis appelés pour l'arrivée du Pays.

Parizeau était prêt.  Bouchard, un allié, y mettait beaucoup de conditions pour travailler de concert avec Parizeau.  Cela avait été senti dans la population.  Parizeau n'avait pas dévoilé tous les efforts qu'il avait mis du côté économique pour faire face à la nouvelle réalité qui pouvait avoir lieue.  Cette "préparation" à la Parizeau avait eu l'heur de bien surprendre tous nos adversaires qui se sont bien promis de ne plus se faire "avoir".  Ils ont les sommes d'argent et les dépensent comme jamais sur l'ensemble du territoire du Québec.  Le Canada nous triche, le Canada nous ment, le Canada veut "tout notre bien" !  Ils pensent nous "acheter".  " On n'est pas à vendre ! " de rétorquer Bernard Landry.

C'est l'art de la manipulation des milliards de dollars qui nous appartiennent et sur lesquels nous n'avons pas de contrôle.  On nous donne des miettes, avec une saveur qui nous répugne, et il faudrait s'en contenter.  "Mon Dieu que nous sommes des ingrats !"

Parizeau était le "fonceur", Bouchard a été le "manipulateur".  Les Historiens trouveront les mots justes pour décrire la période Bouchard.

Bernard Landry est là.  Il a le talent de "frondeur", le "pédagogue" au service de la cause du Québec.  C'est curieux :  deux économistes.  Parizeau et Landry.  Sont tellement favorables à la création du Pays ?  Pourquoi ?

Ont-ils la possibilité de tout dire ce qu'ils pensent au plan économique ?  On le sait, la volatilité des capitaux.

À l'opposé, Paul Martin, économiste, homme de finances personnelles avec ses bateaux sous pavillons étrangers pour mieux "contrôler" ses propres avoirs !

Le Québec a un potentiel financier de premier plan :  Les cent milliards de la Caisse de Dépôt, la Société Générale de Financement, les Caisses Populaires avec leur cent milliards également.  Les quelques centaines de milliards de nos "bas de laine" qui sont gérés à Toronto.

Seul un Pays pourra gérer ces mêmes milliards.  Rosaire Morin de l'Action Nationale nous le dit :  "Des fédéralistes nous disent qu'il en est ainsi, parce que nous ne sommes pas un pays. Voilà une raison de plus pour venir au monde."   Il faut ajouter le Fonds de Solidarité et la fonds créé par la CSN.

Il faut s'en parler.  Il faut le savoir.  Il faut se documenter et faire nôtre cette connaissance qui nous valorise, qui nous enrichit, qui nous ennoblit.

C'est bien connu :  on ne déplace pas des capitaux dans une seule journée,  ( bien que la Brinks a été bien capable de le faire ! ) il va de soi, mais les capitaux pourront se déplacer graduellement, disons, un an, deux ans, cinq ans ou dix ans après.  Cela se fera à notre rythme, quand il le faudra, pour servir les intérêts du Pays qui est le nôtre !

Travailler pour nous, n'est-ce pas un défi qu'on peut relever, ensemble ?

Nos étudiants, nos hommes d'affaires, nos propres financiers que l'on forme actuellement dans nos propres institutions, prendront généreusement la relève, le moment venu.  Il faut seulement qu'on finisse par prendre la décision :  celle d'ÊTRE.  Être un Pays.  Un Pays pour nous, pour notre Patrie, pour notre Peuple, pour notre Nation.

Actuellement, le Québec ne contrôle que 50% de ses impôts.  Les 50% autres, ils sont à Ottawa.  Ils servent fondamentalement à nous "contrer".  L'argent qui est à Ottawa ne sert pas le Québec.  Il sert à nous "encarcané", à essayer de nous "acheter" par tous les moyens qu'ils savent inventer.

Si on réussit si bien avec 50% de nos impôts, qu'en sera-t-il avec 100% moins "deux ou trois pour certains services qu'on pourra se payer" de nous dire et redire Bernard Landry ?

C'est aussi par la création et la qualité d'un argumentaire qu'on avancera, ensemble, vers nos objectifs communs.

Robert Bertrand, rédacteur,
Québec un Pays

 
 
 
 
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