Vous  êtes dans
Si notre vocabulaire changeait ?

Recherches sur ce site
 
 

Quelle étape ferions-nous collectivement,
si l'ensemble de notre vocabulaire changeait ?

Robert Bertrand, rédacteur,
QUÉBEC un Pays
1999-03-14

 
Le temps est venu de dire le pays que nous voulons
Bernard Frappier, 1999-03-11
 
Bonjour Monsieur Bernard Frappier,

C'est avec grand plaisir que je vous lis régulièrement.  Vous abordez, ici, un sujet de premier plan, qui " nous " touche de très près, puisque vous nous montrez un cheminement logique à suivre.

Oui, je suis bien d'accord avec votre introduction:  "Le temps est venu de dire le pays que nous voulons et le chemin que nous prenons."

Vous situez votre présentation " dans une perspective d'ensemble, nécessaire à la pensée autant qu'à l'action."

Vous poursuivez ainsi :

"A - Le pays que nous voulons
       Ce pays sera une société française (1)
       social-démocrate (2)
       et républicaine (3)

 B - Le chemin que nous prenons
       Nous maintenons la voie démocratique comme chemin d'accès à l'indépendance nationale (4)

Dans cette volonté de dialogue, dans cette volonté de prise de conscience de la part de chacun des Québécois et chacune des Québécoises, votre présentation m'apparaît comme étant facile d'accès et facile de compréhension.  Comme vous le sollicitez, c'est avec plaisir que je présente mon point de vue.

Nous convenons que nous en sommes à la définition de ce que nous sommes, collectivement;  ou de ce que l'on veut être.
 
 

A)  Le Pays que nous voulons




Pour moi, c'est fondamental.  Il nous faut, mutuellement et collectivement, se conscientiser.

Le Pays n'est-il pas là?  Qui pourrait nous empêcher de parler de  NOTRE  PAYS  ?

Affirmons-le, notre Pays !  Vivons-le, notre Pays !  Assumons-le, notre Pays !

On peut se perdre en parlant toujours des autres qui ne veulent pas ceci ou cela; qui nous placent des bois dans les roues.  N'est-ce pas  leur raison d'être que de nous placer sur des voies d'évitement?  C'est notre droit que de continuer à jouer leur jeu.

N'est-il pas temps, d'arrêter ce jeu ?  Qui donc, nous en tiendrait rigueur ?  À nous, collectiviement et individuellement d'en prendre conscience.

Ne jouons plus leurs jeux.  Prenons-nous en mains et assumons-nous pour ce que nous sommes ?  Est-ce possible ?  Est-ce utopique ?  Ou n'est-ce pas un constat logique que nous nous devons, collectivement de faire ?

Nous sommes un Pays en gestation, possible !  Mais le foetus, n'est-il pas un être existant, plein de pouvoirs potentiels, plein d'avenir certain, plein d'une réalité que nous nous devons d'assumer depuis le départ jusqu'à sa proclamation officielle ?
 
 

Question de vocabulaire ?  possible !


Mais quelle étape ferions-nous collectivement, si l'ensemble de notre vocabulaire changeait ?  N'en convenez-vous pas ?

Et nos adversaires, ne seraient-ils pas confondus ?

N'est-ce pas "nous" collectivement, qui jouons le jeu de nos adversaires ?  Ne sont-ils pas là pour nous amener sur les voies d'évitement?  Les voies qui nous font intervenir constamment dans leurs façons de voir, d'agir, d'être.   Et tout ce temps-là, nous passons à côté de ce que nous sommes, de ce que nous voulons affirmer, de ce que nous voulons être.

Notre Pays du Québec, il est là !

Interrogeons-nous.  N'est-ce pas "nous" qui avons toujours voulu agir comme une Province.... ?  alors, les autres ne jouissent-ils pas de nous voir servir leurs propres intérêts ?  Ils peuvent agir comme ils veulent....  Leurs lois doivent prédominer !

En agissant en Pays en gestation, en devenir,  ne croyez-vous pas que toutes agressions, tout geste qui le met ou le mettrait en question, deviendraient une énormité ?  une agression telle que nos adversaires pourraient y réfléchir davantage avant de les poser ?
 


Nous ne nous assumons pas


Nous sommes, nous, collectivement et individuellement, responsables de nos mots, de notre façon de voir, de notre façon d'agir, de notre façon d'être, de notre façon de nous décrire.  Et nous ne nous assumons pas.  À qui donc est la faute?  À nos adversaires ?  Ne sommes-nous pas, collectivement et individuellement, participant dans le cheminement de nos adversaires ?

N'est-il pas temps de reconnaître, ensemble, que nous nous devons de modifier notre vocabulaire, notre approche, notre réalité personnelle et collective ?
 
 

Ce pays sera une société française (1)


Notre Pays, le Pays du Québec, n'est-il pas reconnu officiellement comme étant une entité française ?

Alors, pourquoi parler au futur de notre propre réalité ?

Notre Pays, il est français.  Il est aussi français que les États-Unis sont Anglais.  Nous sommes le "berceau de la civilisation française en Amérique"; nous sommes le seul Pays français des Amériques.  Nous sommes plus de six millions de français sur le territoire du Pays du Québec; le quinzième ou le seizième Pays d'importance économique dans le monde,  Travaillons sur nos acquis.  N'est-ce pas  ça notre réalité personnelle et collective en tant que Pays du Québec ?

Notre Pays, il est là, en gestation; il n'attend que son temps pour venir au monde !

Il faut en parler comme étant une réalité qui nous attend, qui est ferme et sans aucun détour.

Notre élite, tant intellectuelle que politique ne joue-t-elle pas le jeu de nos adversaires ?  N'avons-nous pas une part de responsabilité dans le retard que nous prenons, nous-mêmes en ne nous affirmant pas, haut et fort, pour ce que nous sommes? collectivement ?  individuellement ?
N'est-il pas sérieusement temps de changer de cap ?
 


Social-démocrate (2)


On vit dans notre monde!  On veut atteindre des objectifs collectifs dans le domaine de la santé, de l'éducation, de la recherche, du respect des individus.  Je laisserai à d'autres le soin d'élaborer davantage sur ce point.  Je ne fais que m'interroger sur la qualité de nos acquis dans ce domaine?  Il me semble que nous travaillons ensemble, organismes, syndicats, patrons, gouvernement.  Chacun tire sur la corde pour retirer le maximum de notre propre société.  Il me semble qu'on agit en accord les uns, les autres.  Oui, avec difficultés.  Ne sommes-nous pas un modèle pour plusieurs Pays du monde ?
 


Et républicaine (3)

Si le Peuple du Québec, la Nation Québécoise s'affirment solennellement, diverses avenues peuvent se présenter pour la mise en place des structures politiques.  Encore, ici, je laisserai le soin à d'autres qui sont plus familiers d'élaborer sur cette question.  Pour le moment, il me semble que nous nous devons davantage de parler du Pays que nous sommes, et y trouver, avec nos concitoyens et nos concitoyennes notre place sur l'échiquier mondial.

B - Le chemin que nous prenons

     "Nous maintenons la voie démocratique comme chemin d'accès à l'indépendance nationale (4) "

Pour moi, c'est une obligation.  Il n'y a pas d'autre voie à suivre.

Conclusion

Évitons les dialogues stériles avec des adversaires qui ne veulent pas nous reconnaître d'aucune façon.  Nous, on le sait ce que nous sommes, et nous le vivons, nous l'affirmons.  Le temps saura bien les confondre inévitablement.

En jouant le jeu de nos adversaires, nous les reconnaissons en évitant de se reconnaître nous-mêmes.  Laissons-les jouer le jeu de l'autruche.  Le réveil sera d'autant plus brutal.

Comme vous, Monsieur Frappier, je soumets ce texte en guise de réflexion.

Au plaisir de vous lire à nouveau.

Robert Bertrand, rédacteur,
QUÉBEC un Pays
http://www.multimania.com/quebecunpays/
 
 

Québec un Pays  | Accueil  |  Je me souviensGilles Rhéaume| Institutions Nationales | Émeutes au Québec en 1918Les Patriotes 1837-1838  | Les milliards $  | Les régions du Québec  | Québec - International  |  Recherches sur ce site  |  Vous cherchez un emploi ?  |  Partis politiques du Québec  | Québec un Pays rend hommage à | René Lévesque  | Andrée Ferretti  |  Maurice Richard  | Jacques Parizeau  |  Félix Leclerc  |  Gilles Vigneault  | Rosaire Morin  |  Michel Chartrand et Simone Monet - Chartrand  |  Gaston Miron  | Lionel Groulx  | 22è Régiment  | Charles De Gaulle  |  Louis Riel pendu  | Raisons historiques, politiques, économiques, et sociologiques de faire l'indépendance du Québec


Site actif depuis novembre 1998