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Les Québécois sont fidèles à quoi,
présentement ?
Robert Bertrand
[Pour-le-Pays-du-Quebec]
dimanche 22 juin, 2003 17:34


Bourgault est resté fidèle à sa pensée par sa parole, par ses actions, par ses écrits, par l'ensemble de son cheminement.

Cela m'amène à m'interroger :

En 1980, on avait 40% pour le Oui.

En 1995, on avait 49,6 % pour le Oui.

La fidélité à notre pensée, en tant que Québécois, par nos paroles, par nos actions, par notre cheminement... peut-elle être interrogée ?

Comment peut on voter pour les Libéraux à Ottawa ? alors que nous étions 60% et plus pour l'Indépendance en 1995 ?

Comment peut on éviter de se déplacer pour aller voter, lors des élections partielles ou lors d'élections générales ?

La fidélité dans nos convictions...

Les Québécois sont fidèles à quoi, présentement ?

Ils se questionnent sur les politiciens, sur les valeurs de l'éducation, sur les valeurs de nos services hospitaliers, sur la qualité de la justice, sur les valeurs du mariage, de la religion.

Les Québécois vont ils se retrouver pour accepter de vivre leur Pays ?

Robert Bertrand

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Re: Les Québécois sont fidèles à quoi, présentement ?
Valérien Lachance
[Pour-le-Pays-du-Quebec]
dimanche 22 juin, 2003 21:38

Bonjour M Bertrand,

Fidélité :   Au petit Larousse on dit:  Qui manifeste de la constance son attachement, ses relations.

Qui  ne s'écarte pas de la réalité, de la vérité, du modèle; exact, sûr.

Qui dénote un attachement durable, qui ne varie pas ne s'écarte pas. Personne qui pratique une religion. Personne qui fréquente habituellement un groupe un lieu.

Ce n'est pas le cheminement de feu Pierre Bourgault !

Il  faut revenir à la loi du nombre et à la foi de nos ancêtres, version 2003.

La ressource principale d'un Pays c'est le monde qui l'habite.

Il  y a  les fidélités et les ruptures. Ex: " le refus global".  Se qestionner sur les points suivants

a) La dénatalité au Québec; Les  raisons?

b) Les suicides et les avortements;  Pourquoi autant ?

c) Les séparations et les divorces ; Conséquences  sur la famille et les enfants en particulier ?

d) Repenser la famlle, cellule de base de la société.

L'esprit individualiste prévaut-il sur l'esprit Communautaire, l'altruisme ?

Pourquoi toutes ces difficultés au Québec et les souffrances qui en découlent, aussi le fardeau financier imposé à l'État.

Bonne soirée

VL

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Re: Les Québécois sont fidèles à quoi, présentement ?
Robert Bertrand
[Pour-le-Pays-du-Quebec]
dimanche 22 juin, 2003 23:15

Bonsoir à vous Monsieur Lachance,

Il faut bien reconnaître que notre société, globalement parlant, est souffrante.  Vous nous faites état des problèmes majeurs qui sont les nôtres.

D'une certaine unanimité de pensée et d'agirs des années 50 alors que nous étions des alliés réconfortants pour tout ce qui était clérical, tout ce qui était communautés religieuses, tout ce qui était services à la population, tout ce qui était religion.

On allait tous ou à 95% sinon 98 % à la messe les dimanches.  On fêtait Pâques, on fêtait Noël, on fêtait toutes les fêtes religieuses.  On entendait les sermons puisque c'était dans les églises que l'on nous servait la connaissance du monde et des besoins de ce monde.  C'est schématique.  C'est sensiblement comme ça que je crois l'avoir vécu.

On était une société "unie", sous la direction de l'Église.

L'Église d'alors, dirigée par des hommes d'église d'ici, il faut également le reconnaître, n'était pas sans erreurs, sans fautes.

Des façons de faire et qui ne devaient pas nécessairement changer, parce que notre connaissance, notre instruction étaient pour le moins questionnables, et des changements physiques, telles les messes en français, telles les fesses au peuple, telle la communion donnée de main à main, telles les saints et les saintes qui ne l'étaient plus et combien d'autres choses...

S'est ajouté, en même temps, le Concile Oecuménique et l'apparition des appareils de télévisions.  On pouvait voir et entendre des théologiens de partout dans le monde d'une part et des animateurs de télévisions et des journalistes et des spécialistes et des fourbes également qui venaient nous parler.

Il y a eu augmentation phénoménale de personnes qui nous parlaient.  L'église, la messe le dimanche, n'était plus le lieu de prédilection pour apprendre quelque chose de nouveau.  La TV nous en apprenait plus.

On se permettait tout : c'était la période où l'argent de l'État coulait à flots.  On a créé le Ministère de l'Éducation, chambardés nos hôpitaux, Polyvalentes, Cégeps, Universités, routes, autoroutes, Expo 67, les Olympiques.

Et se sont développés les droits tels que voulus et acceptés par les Nations-Unies.  L'égalité des hommes et des femmes.  Droit légitime.  Cela a changé toute la donne ancienne.  La mère était l'égale du père.  Et dans bien des cas, les pères n'étaient pas préparés à cela.

Les divorces sont devenus fréquents.   La cellule fondamentale de notre existence comme peuple venait d'en prendre un coup majeur.  Ce qui était permanent, immuable, est devenu aléatoire.

On a jeté par-dessus bord toutes nos façons de faire pour vivre à la moderne, comme les autres... les plus riches de ce monde.  On a vécu pour bien paraître !

Il faut ré-apprendre à vivre avec tous nos droits et nos responsabilités.  Qui peut nous enseigner tout ça ?  Dans nos écoles actuelles ?  Vous le savez, on change les programmes constamment.  On avance vers quoi ?

L'enseignement qui se faisait dans les églises est perdu pour combien de temps encore ?  Vous croyez que cela pourrait revenir ?  Est-ce seulement l'Église qui va nous montrer notre cheminement à suivre ?

Pourtant, tous nos maux existent pour le vrai.

Quelle source fondamentale peut nourrir tous nos espoirs ?

Il ne suffit pas seulement de parler, de bien parler, il faut que tout cela rejoigne l'ensemble de la population dans des valeurs indéfectibles, universelles.

Pourtant, on a des exemples, au Sud de nos frontières.  On y parle de Dieu, on s'en sert à qui mieux mieux.

J'en suis convaincu, également, ce n'est pas la solution à nos maux.

Si j'avais les réponses...

Robert Bertrand

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Re: Les Québécois sont fidèles à quoi, présentement ?
Valérien Lachance
[Pour-le-Pays-du-Quebec]
lundi 23 juin, 2003 10:02

Monsieur Bertrand,

Il fut une époque où la femme était considérée dans mon entourage et les familles, "Reine du foyer"  avec toute l'estime due à  "sa majesté".

Elle se sentait valorisée par ce titre de reconnaissance, titre  symbolique inventé par son entourage qui appréciait son rôle et sa présence maternelle constante à la maison. C'est de cette façon que je l'ai vécu et ma mère ne s'en ai jamais plaint.

Quant à l'homme pourvoyeur, mon père, il assumait son rôle d'excellent père et réussissant seul à pourvoir aux besoins de la famille de 8 enfants dont je suis le quatrième. Je reconnais que c'est du passé, mais.... ça fonctionnait très bien.

Nous vivions heureux avec plus de biens matériels que les familles à double revenus aujourd'hui ! Passons.

La femme occupait à cette époque une fonction supérieure dans la famille sans trop le réaliser tout en ayant des moments privilégiés pour elle-même. Elle était  à proximité des enfants en croissance qui profitaient de sa maternelle présence tant nécessaire  pour leur  apprentissage à la vie.

Vint par la suite dans les années 1960, la notion égalitaire mal interprétée par un féminisme victimaire dévastateur, qui vint remettre en cause la complémentarité des rôles harmonieux des couples dans la famille. De là vint  les séparations et les divorces et tout ce qui s'en suit et toujours en développement !

Oui, la femme a une fonction supérieure dans la société, rôle  supérieur à l'homme, mais encore faut-il qu'elle le connaisse vraiment et s'en tienne à ce que la nature a prévue pour elle ?

" Tant vaut la femme, tant vaut l'homme" peut-on lire dans une petite brochure "L'Hosanna de la vie !"  p33

"Des femmes de génie, capables d'aimer la vrai vie qui rend libre, des femmes religieuses ou épouses de foi et d'équilibre, capables d'innover et de renouveler,  car la grâce, loin de repousser, attire par la simplicité de l'action douce ou guerrière, dans le sens d'un combat qui comence en soi-même, dans la réforme intérieure, pour s'entendre d'une manière pacifique autour de soi." p.35

" Une Oeuvre divine ne réclamme pas l'intelligence de l'esprit, mais l'intelligence du coeur. Un regard surnaturel a vite décelé le bagage des mérites qu'ont  accumulées ces femmes au coeur de feu, sachant que porter le poids d'une responsabilité, c'est accueillir et servir, et que le fait d'accueillir, c'est encore aimer. Elles savaient aussi que la souffrance est un trésor à ne jamais rejeter, et que la fidélité au devoir d'état, malgré les épreuves, est un moyen de sanctification." p.34

C'est ce que j'ai vécu de 1927 à 1964

Bonne journée
paix et joie
Valérien L

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Re: Les Québécois sont fidèles à quoi, présentement ?
Robert Bertrand
[Pour-le-Pays-du-Quebec]
lundi 23 juin, 2003 11:52

Et la vie continue...

Vous me dites bien :

(Valérien Lachance)  "C'est ce que j'ai vécu de 1927 à 1964"

J'ai été enseignant à partir de 67.  Nous vivions les changements.  Si je vous parlais de la valeur de l'Autorité, à cette époque.  Traditionnelle encore dans les régions du Québec, et les bouleversements vécus dans les grandes villes.

Il y a maintenant une génération ou deux de différences.

L'objet de mon interrogation :  "Les Québécois sont fidèles à quoi, présentement ?" n'est pas abordé avec le vécu actuel mais bien avec les concepts de temps révolus.  Peut-être difficile à admettre.  C'est, cependant, la réalité d'aujourd'hui.  Quelle est-elle cette réalité, d'aujourd'hui ?

On ne met plus en question les divorces, les avortements, l'autorité, la famille, la religion, le mariage, la politique, les politiciens, les infirmières, les médecins, les avocats, et... et...  Tout semble galvaudé.  On a désintégré le tout par l'intérieur.

La confiance en quoi, avons-nous ?  le respect de quoi, avons-nous ?

C'est le chacun pour soi et on va comme on "te pousse" !

Il y a les exceptions, comme dans toute règle.

On a développé des mariages reconstitués :  des enfants et du ou des pères et de la mère ou des mères.  Une semaine avec l'un ou l'une et l'autre semaine avec l'autre dans d'autres cas.

Quelles sont les valeurs auxquelles tiennent nos jeunes et nos moins jeunes, de nos jours ?

À quoi se rattachent-ils ?  Qu'est-ce qui est important ?

Avons-nous des recherches de faites dans de tels domaines ?

Nos jeunes n'ont pas connu ce que nous avons vécu, nos valeurs, nos exigences au travail, notre volonté de réussite.  Ils vivent l'insécurité permanente.

Je ne m'avance pas trop parce que je me souhaiterais des études sur ce que sont et veulent les concitoyens et concitoyennes de 2003, de 2005 ?

Ne faut-il pas connaître la réalité d'aujourd'hui pour travailler sur cette réalité ?  Faire le constat de notre situation !  Premier Principe de Stratégie, nous dit-on.  Si l'on veut bâtir, il me semble que ce premier principe a sa place.  Si l'on veut bâtir sur du roc.

Faire comme si tout était pareil comme on a vécu... vous le savez bien que ce n'est pas un fondement tellement solide.  Cela ne tient plus.

Croit-on dans ce que le Pape nous dit ?  dans ce qu'un Évêque nous dit ?  dans ce qu'un Premier Ministre nous dit ?  dans ce qu'un homme d'église nous dit ?  dans ce qu'un parent nous dit ?  dans ce qu'un professeur nous enseigne ?  Dans les pronostics de nos propres médecins, de nos pharmaciens, de nos garde-malades ?  Dans les affirmations de nos avocats ?  de nos juges ?  de la Cour Suprême ? (tant ici que chez nos voisins du Sud ?)  Et la qualité de nos policiers, de nos maires, de nos conseillers municipaux, de nos villes, nos villages ?

Pourtant, on a des gens qui performent dans divers domaines :  c'est matériel, c'est visible, c'est tangible.  Pensons aux succès olympiques...  et encore... les drogues et les soupçons...

On vit à l'heure, à la minute, au jour le jour.  Je caricature à peine.

Et, nous, on travaille sur un "projet de société", un Pays à se donner !

L'État qui assumait des responsabilités sociales, dans notre société québécoise, veut s'en départir, veut tout abandonner.

Dans les années 60-80 on a misé sur l'État, l'État qu'on s'appropriait pour des barrages, pour des écoles, des hôpitaux, des routes, des autoroutes, pour remplacer le travail des oeuvres dites de charité...

Où est le roc présentement ?  Quelles sont nos valeurs ?  À quoi sommes-nous fidèles ?

Robert Bertrand

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Re: Les Québécois sont fidèles à quoi, présentement ?
Béatrice Nadeau,
[Pour-le-Pays-du-Quebec]
lundi 23 juin, 2003 16:06

Bonjour à tous,

Vous serez d'accord que toutes nos interrogations sont communes.

"Solide comme le roc, à rouler seul sur terre", sont les paroles bien connues de notre national chanteur Claude Dubois. Son "Je suis infidèle, la musique m'appelle" correspond particulièrement depuis ma dure adolescence sous le signe d'une révolte intérieure et sociale (j'arrivais dans le monde!) que seul l'amour inconditionnel de ma mère a su adoucir en m'expliquant la réalité des religions existentielles de par le monde qui n'ont fait que semer désordres parce que non unifiées, non universelles et qui ont servies de bouclier aux autorités de toutes allégeances tantôt politiques tantôt serviles et vouées au désintéressement immédiat des coeurs endormis et/ou courtisés ($).

Combien parmi les membres de ce forum, ont oeuvré et oeuvrent encore pour le meilleur et pour le pire, pour le ça passe ou ça casse pour notre Québec Pays ?

Pour ma part, je saisis bien des occasions en or, sur la rue, partout où sur mon chemin je sens que quelqu'un a quelque chose à dire, une histoire à raconter qui témoigne de la souffrance ou d'un degré de révolte qui guérit petit à petit, mot à mot, le temps de prendre conscience que l'autre écoute.

Prudente parce que je suis une mère de famille, je n'irais pas écouter un homme seul qui s'enlise dans son malheur en prenant de la bière publiquement.  J'ai en horreur ce mal social et je le dis aux jeunes québécois qui prennent immodéremment "un coup" et qui ont le syndrome du vendredi soir (compulsif), que nous pouvons être heureux sans boire, sans se droguer.

Heureusement, que nous avons une autre belle jeunesse qui s'investissent, qui s'unissent, qui oeuvrent, qui ont eux aussi quelque chose à dire, qui sont solides comme le roc, sans toutefois suivre les pas de l'auteur de ces paroles.

Là, où notre jeunesse est peut-être en réel danger, nous le sommes aussi.

Il s'agit des forces démoniaques dans le but d'attirer toujours pour être du côté du plus fort, d'attirer par le pouvoir de l'argent, de les acheter même et petit à petit les vraies valeurs familiales, humaines disparaissent.  Ainsi que les valeurs sociales dépassées jusqu'à preuve du contraire.  Bien des communications entre jeunes et moins jeunes dont plusieurs parents leurs permettent de réaliser qu'au fond ils se rejoignent, qu'ils parlent finalement des mêmes valeurs, des mêmes Lois de L'Esprit toutes tributaires les unes des autres.

Mais, il faut forcer la communication quelquefois et c'est souvent là qu'on connaît les peurs qui habitent les gens (pas ceux qui ce fout carrément de tout et à qui je leur accorde toute mon indifférence), mais ces gens aussi conformistes que leurs petits principes existentiels qui ne mènent nulle part et qui ne démontrent aucune ouverture pour la nation, ils sont à mes yeux tout simplement à se débattre égocratiquement, témoignant de quelques sursauts d'un droit de parole voué aux enchères.

Le nombrillisme a son homonyme dans l'égocratisme et la lutte est inégale pour une démocratie saine.  Pendant que bien des gens vivent dans un confort chèrement gagner, ils se départissent du sens du partage, ne s'élèvent nullement au dessus des contingences matérielles et prétendent vivre alors qu'ils n'existent en se croyant de surcroît, protégès parce que leur livre de chevet n'est en réalité qu'une nature morte, un objet inanimé et qu'à plus forte raison après eux, il y a peut-être un créateur de l'univers.

Excusez-moi, mais ça me fait "scier" (prononcer chier entre les dents), essayez-le devant des amis, et vous allez susciter un rire incroyable.

Mes amis, membres de ce forum, je profite de ce courrier, pour vous en souhaitez une bonne fête de la St-Jean, et vous prie de croire en mes difficultés à m'exprimer aussi méthodiquement que vous tous.

J'aimerais si vous poursuivez à la suite de ceci, que vous me parliez en particulier de vos idées quant à l'égocratie et la démocratie, quelle est votre opinion à ce sujet ?

Merci.

Kébekoise

Béatrice Nadeau

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Re: Les Québécois sont fidèles à quoi, présentement ?
Valérien Lachance
[Pour-le-Pays-du-Quebec]
mardi 24 juin 2003  1:05

Bonjour madame Nadeau,

(...)

Et vous prétendez ne pas savoir écrire? Pourtant j'ai déjà saisit
le sens de votre pénible cheminement à travers vos mots clairement exprimés ! Je ne sais si c'est de moi que vous attendiez
réponse, néanmons me voilà le premier à réagir à vos intéressants propos.

Oui les chanteurs de tout acabit ont participé habilement par des paroles subtiles mais combien néfates parfois, à creuser le fossé
entre les générations. J'ai beaucoup d'admiration pour Gilles
Vigneault et les autres qui chantent le Pays du Québec
 

Combien parmi les membres de ce forum, ont oeuvré et oeuvrent
encore pour le meilleur et pour le pire, pour le ça passe ou ça casse pour notre Québec Pays. Pour ma part, je saisis bien des occasions en or, sur la rue, partout où sur mon chemin je sens que quelqu'un a quelque chose à dire, une histoire à raconter qui témoigne de la souffrance ou d'un degré de révolte qui guérit petit à petit, mot à mot, le temps de prendre conscience que l'autre écoute). Prudente parce que je suis une mère de famille, je n'irais pas écouter un homme seul qui s'enlise dans son malheur en prenant de la bière publiquement. J'ai en horreur ce mal social et je le dis aux jeunes québécois qui prennent immodéremment "un coup" et qui ont le syndrome du vendredi soir (compulsif), que nous pouvons être heureux sans boire, sans se droguer.


Votre expérience de mère de famille avec le temps, vous ont fait voir le côté sombre de l'alcoolisme et ses méfaits au sein de la famille et la société. Oui et effet, c'était terrible de voir ces ivrognes qui titubaient dans la rue à la sortie des tavernes et autres débits de boissons. Je me souviens de cela et vous avez bien raison d'éprouver un répulsion envers ces personnes. Moi, j'ai travaillé à leur réhabilitation.
 

Heureusement, que nous avons une autre belle jeunesse qui s'investissent, qui s'unissent, qui oeuvrent, qui ont eux aussi quelque chose à dire, qui sont solides comme le roc, sans toutefois suivre les pas de l'auteur de ces paroles. Là, où notre jeunesse est peut-être en réel danger, nous le sommes aussi. Il s'agit des forces démoniaques dans le but d'attirer toujours pour être du côté du plus fort, d'attirer par le pouvoir de l'argent, de les acheter même et petit à petit les vraies valeurs familiales, humaines disparaissent. Ainsi que les valeurs sociales dépassées jusqu'à preuve du contraire. Bien des communications entre jeunes et moins jeunes dont plusieurs parents leurs permettent de réaliser qu'au fond ils se rejoignent, qu'ils parlent finalement des mêmes valeurs, des mêmes Lois de L'Esprit toutes tributaires les unes des autres.


J'éprouve de la joie à vous lire madame,vous êtes des plus
optimistes qui soient et c'est de cette façon qu'il faut regarder
la jeunesse afin de leur donner de l'espérance et le support moral
qu'ils ont tant besoin.
 

Mais, il faut forcer la communication quelquefois et c'est souvent là qu'on connaît les peurs qui habitent les gens (pas ceux qui ce fout carrément de tout et à qui je leur accorde toute mon indifférence), mais ces gens aussi conformistes que leurs petits principes existentiels qui ne mènent nulle part et qui ne démontrent aucune ouverture pour la nation, ils sont à mes yeux tout simplement à se débattre égocratiquement, témoignant de quelques sursauts d'un droit de parole voué aux enchères. Le nombrillisme a son homonyme dans l'égocratisme et la lutte est inégale pour une démocratie saine.  Pendant que bien des gens vivent dans un confort chèrement gagner, ils se départissent du sens du partage, ne s'élèvent nullement au dessus des contingences matérielles et prétendent vivre alors qu'ils n'existent en se croyant de surcroît, protégès parce que leur livre de chevet n'est en réalité qu'une nature morte, un objet inanimé et qu'à plus forte raison après eux, il y a peut-être un créateur de l'univers.


La société est composée de personnes les plus variées en caractère et de tempérament. Il faut bien vivre "avec". C'est le
prix de la tolérance et aussi la beauté de la diversification de
l'espèce humaine. Dieu n'aime pas la monotonie! Il n'y a pas deux
feulles semblables sur un grand chêne!
 

Excusez-moi, mais ça me fait "scier" (prononcer chier entre les dents), essayez-le devant des amis, et vous allez susciter un rire incroyable. Mes amis, membres de ce forum, je profite de ce courrier, pour vous en souhaitez une bonne fête de la St-Jean, et vous prie de croire en mes difficultés à m'exprimer aussi méthodiquement que vous tous. J'aimerais si vous poursuivez à la suite de ceci, que vous me parliez en particulier de vos idées quant à l'égocratie et la démocratie, quel est votre opinion à ce sujet ? merci.
Kébekoise
J'apprends le mot égocratie à l'instant même par ses racines.

Égo, soi, le moi, "me myself and I" a pris de l'ampleur avec la
dite révolution tranquille qui n'avait rien de tranquille pour
l'esprit et l'Esprit. Si d'une part elle fut nécessaire pour le
développement économique, sociale et culturel, ce fut d'autre
part un désastre pour les questions morales et religieuses. La famille tout particuiièrement. Ce fut l'âge d'or des sectes et leurs
maîtres spirituels ( le principe de la compensation )

Quant à la relève en politique, elle est déjà là madame, elle attend qu'on leur cède la place.C'est tout. Rien de nouveau sous le soleil.

Ragardez à l'est madame, il se lève quand même tous les jours, et Dieu nous donne la vie. Il faut Le remercier.

Valérien L

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Re: Les Québécois sont fidèles à quoi, présentement ?
Robert Bertrand
[Pour-le-Pays-du-Quebec]
lundi 23 juin, 2003 20:28

Madame, permettez-moi, vous nous offrez un bouquet, en cette veille de la St-Jean.

J'avais préparé une réponse, et une erreur me l'a fait détruire alors que je voulais détruire un autre message.

Je me reprends demain.

Bonne soirée de la St-Jean.  Le coeur est à la fête !

Bonne Fête à chacun et chacune et à tous ceux et celles qui vous entourent.

Robert Bertrand

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Re: Les Québécois sont fidèles à quoi, présentement ?
René Marcel Sauvé
[Pour-le-Pays-du-Quebec]
mardi 24 juin, 2003 10:34

Pourquoi apprendre le français?

Le texte suivant est de la romancière Nancy Huston.

Née à Calgary en Alberta, elle s'est installée à Paris en 1973. Elle a publié son premier roman: Les variations Goldberg en 1981. Depuis, elle alterne romans et essais, qu'elle alterne tantôt en français, tantôt dans sa langue maternelle. Son essai, Nord perdu, paru aux éditions Actes Sud/Leméac, aborde la question de sa double appartenance.

"De manière fortuite, il se trouve que l'apprentissage de la langue française a coïncidé dans ma vie avec la découverte du clavecin. Et que, deux ans plus tard, l'abandon de ma langue maternelle a été accompagné d'un abandon analogique du piano. Ce paradigme secret, aberrant, peut-être me forme et me déforme depuis un quart de siècle.

L'anglais et le piano, instruments maternels, émotifs, sentimentaux, romantiques, grossiers, où les nuances sont soulignées, exagérées, imposées,exprimées de façon flagrante et incontournable.

Le français et le clavecin, instruments neutres, intellectuels, liés au contrôle, à la retenue, à la maîtrise délicate, une forme d'expression plus subtile, plus monocorde, discrète et raffinée.

Jamais d'explosion, jamais de surprise violente en français ni au clavecin.

Çe que je fuyais en fuyant l'anglais et le piano me semble clair.

Extrait d'un article publié dans Reader's Digest et que j'ai capté  dans la salle d'attente de mon dentiste.

René Marcel Sauvé

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Re: Les Québécois sont fidèles à quoi, présentement ?
René Marcel Sauvé
[Pour-le-Pays-du-Quebec]
lundi 23 juin, 2003 17:52

La Femme. connais pas.

Je ne connais que DES FEMMES, UNE FEMME. Chacune est unique et identique à elle-même et elle-même seule. Elles ont certaines caractéristiques en commun, comme les hommes d'ailleurs.

J'ai cependant appris à dire une femme, telle femme, mais jamais LA FEMME.

Je m'excuse mais veuillez éclairer ma lanterne.

René Marcel Sauvé

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Re: Les Québécois sont fidèles à quoi, présentement ?
Valérien Lachance
[Pour-le-Pays-du-Quebec]
mardi 24 juin, 2003 18:20

Bonne  fête de la Saint Jean-Baptiste.

 Il m'arrive souvent d'écrire sur la toile avec un souvenir lointain des règles de grammaire. Je préfère ne point trop y penser, sinon, il me faudrait arrêter d'écrire ! Je  pourrais répondre à votre question  par des exemples !

Monsieur Sauvé, la femme de votre vie, comment  l'avez-vous rencontrée ?

Dieu créa l'homme d'abord dit la bible, et la femme par la suite. Il lui  procura une aide appelée femme, si vous préférez "Car il n'est pas bon dit-il, que l'homme soit seul".

En général la femme est plus intuitive que l'homme n'est-ce pas ?

C'est ce que ma mère appelait: "son petit doigt".  Elle  devinait tout ! Rien ne lui échappait .

L'homme et la  femme sont égaux devant la loi.

L'important c'est:  La communication.

Bonne soirée monsieur Sauvé.

paix et joie

Valérien.

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Re: Les Québécois sont fidèles à quoi, présentement ?
René Marcel Sauvé
[Pour-le-Pays-du-Quebec]
mardi 24 juin, 2003 18:59

Monsieur Lachance,

Si vous avez la foi et que vous croyez que l'Esprit Saint a des manìères d'agir qui nous échappent, alors vous comprendrez facilement le paradoxe de ma rencontre avec celle que vous appelez la femme de ma vie.

C'était pendant l'automne 1953, à Montréal. J'étais en service avec le Quartier Général du "Quebec Command Headquarters" qui occupait la Ferme sous les Noyers, au 3530 rue Atwater, côté de la ville de Westmount.

Le Quebec Command était alors commandé par le major-général JPE Bernatchez, qui avait commandé le Royal 22e Régiment pendant la campagne d'Italie 1943.  Comme il était compétent, il n'est jamais devenu un héros.

Or, une cousine m'avait recommandé de m'inscrire à une école de danse sociale, "pour me dégrossir" disait-elle, car je manquais de manières comme officier de l'armée, obligé de participer à de multiples activités sociales et mondaines, dont les bals militaires, avec tout le protocole, que je détestais.

Je ne suis pas l'homme des cérémonies, des bals et des protocoles. (Lorsque j'écris ces lignes, il me semble voir l'Esprit qui en rit et s'en moque un peu).

Je m'inscrivis donc à l'International Dancing School, filiale d'une école de danse de New York. L'école montréalaise était située sur la rue Mansfield, entre Sainte Catherine et Sherbrooke.

Chaque mercredi soir, il y avait  une danse collective qui réunissait tous les élèves, soit dix filles pour un garçon. Un de ces mercredis, à l'occasion d'un "Paul Jones", je me trouve face à face avec une jeune anglaise qui était venue travailler à Montréal pendant un an et retournerait ensuite chez elle dans le Yorkshire, au nord de l'Angleterre.

Lorsqu'elle m'apprit qu'elle était anglaise, je lui ai dit: "Retournez chez vous. il y a assez d'anglais ici".

Ce n'était pas gentil du tout du tout du tout, mais la jeune fille, grande, solide, très calme, souriante, cheveux auburn, yeux bleus, me répondit flegmatiquement:"Monsieur, faites-moi d'abord visiter votre grande ville comme un gentilhomme et je partirai ensuite".

"Bon, d'accord", que je répondis avec l' air bougon d'un garçon élevé dans les rues de Saint Henri.

Deux ans plus tard, nous nous marions et le sommes restés depuis. Elle était protestante et s'est convertie à la religion catholique. Tous les enfants ont été élevés en français.  En Afrique équatoriale, c'est elle qui se chargeait d'aller les conduire à l'École de l'Alliance Française à Accra, au Ghana, tous les matins et retournait les chercher le midi.

Et pourtant, je ne voulais absolument pas me marier et avoir d'enfants. J'étais l'aîné de huit enfants, et à cette époque, les parents demandaient aux aînés d'aider à prendre soin des enfants et à faire le ménage, ce que je ne pouvais refuser.  En général, mes fréquentations avec une fille duraient de trois à quatre semaines, pas plus.

Avec mon "anglaise", je ne me suis pas méfié. Elle était fille unique, choyée, dorlotée, protégée, entourée, conconnée, fille bien-aimée, sur-protégée en fait et elle voulait un défi pour combler sa vie.

Pendant le voyage de noces, au Château du Lac, à Memphrémagog, elle me déclara:"J'ai été seule toute ma vie et je ne veux plus jamais être seule. Je veux six enfants vivants". Elle était sérieuse.

Nous avons effectivement eu sept enfants, dont six sont toujours vivants. L'aîné, un garçon, a été tué pendant un tremblement de terre en Afrique Équatoriale. Il est enterré à Accra, capitale du Ghana.

C'est moi qui a enseigné à ma femme à prendre soin des enfants. moi, le taupin de 1.80 et 100 kilos, le lutteur olympique, le leveur de poids, l'officier d'infanterie et parachutiste.

La plus jeune a aujourd'hui 38 ans et nous avons douze petits enfants.

Vous voyez donc, monsieur Lachance, comment mes projets d'une belle vie de vieux garçon ont été contrecarrés par une femme venue d'ailleurs.

Il m'a fallu beaucoup de temps avant de me défaire de ma mentalité de vieux garçon. Je me suis rebellé mais j'ai obéi finalement.

Voila donc ma courte histoire d'une rencontre avec la femme de ma vie.

Elle s'appelle Shirley et l'ordinateur est à elle.

René Marcel Sauvé

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Re: Les Québécois sont fidèles à quoi, présentement ?
Valérien Lachance
[Pour-le-Pays-du-Quebec]
mercredi 25 juin, 2003 22:04

Bonsoir monsieur Sauvé,

Merci pour tous ces détails très intéressants d'ailleurs. J'en espérait pas tant.  Je voulais démontrer la façon d'intercaler "la femme" dans une courte phrase sous forme de question peut-être impertinente ?

Vous avez le sens d'humour monsieur Sauvé !

Heureux quand  même de vous  connaître  davantage avec votre épouse Shirley et les 6  enfants vivants.

J'ai connu ce parcours de jeunesse que vous expliquez très bien. C'est également de cette époque que j'ai rencontré "la femme de ma vie" à Jonquière, et mariés en 1950. Nous avons eu 7 enfants et 15 petits enfants.

À nous quatre monsieur Sauvé, nous avons fait notre large part pour peupler le Pays du Québec n'est-ce pas, ce qui nous octroi davantage un droit de parole au prorata de la population !

Félicitons nous !

Paix et joie

Valérien L

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Re: Les Québécois sont fidèles à quoi, présentement ?
André Lepage
[Pour-le-Pays-du-Quebec]
mercredi 25 juin, 2003 22:04

Bravo !

Bravo à vous deux !

Les Lachances, Sauvés et bien d'autres méritent ces BRAVOS !

Vous avez fait votre part. Moi-même, j'aurais bien aimé en avoir au
moins quatre, mais mon épouse en a décidé autrement, vous savez que cela se fait toujours à deux.

Il faut penser : LA FAMILLE et tout ce qui est relatif à son bien-être.

Par exemple : le travail, le logement, etc.

Je pense aussi au travail du dimanche. à qui cela profite le plus ?

Je vous reviens là-dessus.

André Lepage

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Re: Re : Les Québécois sont fidèles à quoi, présentement ?
René Marcel Sauvé
[Pour-le-Pays-du-Quebec]
jeudi 26 juin, 2003 08:50



Moi aussi j'en avais décidé autrement, monsieur Lepage, mais il a bien fallu que je m'incline et que j'accepte ce qui m'arrivait avec philosophie, car je n'avais pas que ma vie à penser mais aussi celle des autres et voilà ce qui fait vivre en fin de compte.

Simple à dire, certes mais très difficile à mettre en pratique. C'est un combat de tous les instants.

Ce qu'il m'a fallu apprendre, moi qui s'était juré de ne jamais me marier ni avoir d'enfants, c'est que la vie n'a aucun sens losqu'on la vit pour
soi-même. Il faut la vivre pour d'autres, sans compter, avec totale
gratuité. C'est alors qu'on devient riche, non pas riche de ce qu'on prend mais riche de ce qu'on donne. Mais il n'est jamais facile de vaincre son égoisme foncier et celui-ci menace toujours de refaire surface si on n'y prend garde.

Nous aimerions tellement tout avoir pour tout être, alors qu'il suffit de
peu pour être.

En pratique, cependant, le combat consiste toujours à faire la part des
choses et même dans la gratuité, il est difficile de tracer la limite au
delà de laquelle on se fait exploiter.

Bonne journée et soyez heureux, monsieur Lepage.

René Marcel Sauvé

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Re: Les Québécois sont fidèles à quoi, présentement ? / le désert !
Robert Bertrand
[Pour-le-Pays-du-Quebec]
jeudi 26 juin, 2003 20:04

Bonjour Béatrice,

Vous vous interrogez comme suit :

"Combien parmi les membres de ce forum, ont oeuvré et oeuvrent encore pour le meilleur et pour le pire, pour le ça passe ou ça casse pour notre Québec Pays."
Robert :

L'expérience de trente années d'enseignement, (a-t-on jamais fini d'enseigner ?) m'ont permis de ne pas abordé mes dossiers sous l'angle de "ça passe ou ça casse".  Le fondement de toutes mes démarches, c'est la qualité de l'argumentaire, la qualité de mon dossier, la connaissance de mon dossier et la volonté de cheminer pour transformer la situation.

Premier principe de stratégie : connaître la situation pour la transformer.

Je ne connaissais pas ce principe avant d'avoir un maître qui nous l'a enseigné.  Intuitivement, je le pratiquais.

Vous le savez comme moi, on ne peut pas être bon dans tout.  Dans mon enseignement j'ai essayé de faire comprendre que dans la vie, "on mène, ou on se laisse mener".  On mène les idées, ou on se laisse mener par les idées.  On mène ou on travaille sur un dossier ou on se laisse dépasser par ce dossier et on laisse passer... on laisse faire...

Un dossier que l'on entreprend et que l'on fait cheminer pour en voir des résultats concrets, voilà un dossier que l'on mène jusqu'à la fin pour que les choses puissent changer.

Monsieur Sauvé pourrait nous dire :  "on mène une bataille ou on se laisse mener par la bataille... "  Quand on se laisse "mener" ... on a les résultats conséquents.

Le dossier du Pays, j'y crois, j'y travaille, j'y consacre un certain nombre d'énergies et de temps et d'amour.

Il faut apprendre, petit à petit, de l'autonomie provinciale de Duplessis, les québécois en sont venus à "maître chez nous !" de Jean Lesage et de René Lévesque avec la nationalisation de l'électricité.  Et ainsi de suite.

Oui, il y a des personnes qui sont devant la scène qui sollicitent la population.  Il y a d'autres personnes qui travaillent avec la population, l'activité de l'enseignant, et qui cherchent à faire comprendre le cheminement qui est entrepris, qui est en route.

On a connu les accrocs à la démocratie avec la crise d'octobre.  Il y a eu des aventures qu'un petit groupe a su mettre de l'avent.  Tout semblait bien aller.  La population du Québec, bien tranquille, s'est réveillée aux réalités sociales dénoncées par ce petit groupe.  Ils ont fait la manchette, ils ont eu un certain consensus autour d'eux.

Et, un geste, mal calculé, mal organisé, a tout fait basculé.  La mort d'un homme, un des nôtres  par surcroît, a tout fait chaviré toutes les actions qu'ils avaient menées à bien jusque là.  Les Québécois qui se reconnaissaient dans les exigences des textes qui avaient été transmis par les grands médias jusque là se sont terrés, par la suite, ne voulant cautionner, ni la mort d'un des leurs, ni les démarches autoritaires d'un tyran qui prenait les rennes et s'entourait d'un manteau du pouvoir abusif défiant toute logique excepté sa logique du pouvoir absolu.

On l'a compris et c'est la leçon que je garde de cette période : toutes démarches excessives de notre part, au delà d'une certaine limite, deviendra une occasion au pouvoir central de se renforcir, de dominer, de prendre en charge la "crise" et de bafouer tous les moyens démocratiques qui auront été mis en place.

Autant, nous, de notre côté, on attend la "gaffe" du pouvoir pour aller vers le Pays, autant, les dirigeants en place, dans la capitale du Pays qui nous est étranger attendent la "gaffe" pour nous mettre le grappin dessus.

En conséquence, vous l'aurez compris, oui "ça va passer" avec le pouvoir de notre intelligence, le pouvoir de nos propres moyens, le pouvoir de notre argumentaire, le pouvoir de nos convictions, le pouvoir du projet que nous sommes appelés à défendre et à mettre de l'avant.

Ce que je retiens également de l'expérience, d'une part, des artisans de 1970 et du Ralliement pour l'Indépendance Nationale, c'est le fait que ce sont juste quelques personnes, réunies ensemble, de part et d'autre, dans des champs d'activités totalement opposées qui ont fait germer notre volonté collective du Pays du Québec.

Quelques personnes ont réfléchies à des actions, à dénoncer les façons de faire d'une certaine élite, d'une part et d'autre part, d'autres personnes qui se sont attelées à réfléchir et à écrire un projet de société qui ferait du Québec un Pays Libre, un Pays Souverain, un Pays tout court.

N'est-ce pas une leçon fondamentale à laquelle il nous faudrait se rattacher.

Une personne, d'abord, il semble que ce soit M. André d'Allemagne qui a pensé, réfléchi, écrit le projet de société auxquelles d'autres personnes sont venues se joindre à lui pour créer le RIN.

De nos jours, il nous faudrait ce moment de réflexion, un "quarante jours dans le désert" nous dirait-on, pour s'éloigner de toute la tourmente et qu'un projet jaillisse de cette réflexion.

Je vous le demande, le voyez-vous ce petit groupe de personnes "réfléchies" qui a un projet de société auquel l'ensemble de la population pourrait se rattacher ?

Je reviens à ce que je sais d'André d'Allemagne.  Un homme retiré, un homme qui parlait peu.  Un homme qui a soumis son projet et auquel les autres se sont joints.

Quarante jours... ce n'est pas long.  C'est le désert pour créer un projet.

Robert Bertrand

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Re: Re: Les Québécois sont fidèles à quoi, présentement ? / le désert !
Valérien Lachance
[Pour-le-Pays-du-Quebec]
mardi 1 juillet, 2003 15:10

Bonjour monsieur Bertrand

vous avez  écrit:

"Ce que je retiens également de l'expérience, d'une part, des artisans de 1970 et du Ralliement pour l'Indépendance Nationale, c'est le fait que ce sont juste quelques personnes, réunies ensemble, de part et d'autre, dans des champs d'activités totalement opposées qui ont fait germer notre volonté collective du Pays du Québec."
 Si vous me le permettez, le mot indépendance était étroitement lié au peuple du Québec dès ses origines en 1534.

L'étant déjà d'une part dès le début, il a fallu vaincre l'adversité et surmonter les nombreux obstacles et les difficultés pour bâtir le Pays du Québec tel qu'il existe aujourd'hui ! Oublions pour un instant les erreurs de parcours !

Les artisans des années 1960 et 70 n'avaient qu'à transmettre les  aspirations qu'ils tenaient des générations qui la précédait  !

Le Chanoine Lionel Groulx a pris position pour l'indépendance du Québec dès 1922 !

Le 16  septembre 1942, il prononçait une conférence au monument national intitulée:" Vers l'indépendance politique".

Je croirais qu'il fut le premier à afficher ses couleurs publiquement.

Les SSJB du Québec ont été porteuse de cette idée à différentes époques de l'histoire. Les A.C.J.C, et les Jeunes Laurentiens de même que "patente" ont "arrosée"  l'idée, souvent à l'ombre de la tyrannie dans les années 40, 50 jusqu'en 1964 ? Tous ces hommes peu connus aujourd'hui au visage inconnu avaient toutefois un nom. En voici quelques uns:

Honoré Mercier, Victor Morin, Omer Héroux, Armand Lavergne, Guy Vanier, Olivar Asselin, Guy Frégeault,  Henri  Bourassa, René Chaloult, Philippe Hamel, André Laurendeau, Mgr Langevin, Le Père Charles Charlesbois, Mrg Bruchési, Le Cardinal Bégin,  Lomer Gouin, Camilien Houde, Jean Drapeau,  Édouard Montpetit,  Maxime Raymond, Paul Gouin, Roger Duhamel, Guy Vanier, Mgr Charbonneau, Rosaire Morin, Mgr Georges Cabana, Athanase Fréchette, Arthur Tremblay, Henri Blanchard, le juge Arsenault,  Adelard Cyr, et plusieurs ...plusieurs autres !

Je désire simplement démontrer que les travailleurs des années 70 n'ont fait que prendre la relève de ce que d'autres avant eux, ont bâti et érigé de peines de d'efforts souvent héroïques.

Notre  reconnaissance va à  ceux et celles qui ont  travaillé dans la fidélité  à promouvoir le Pays-du-Québec selon le plan original enrichi des expériences positives accumulées au gré des années.

Il  suffit moins de se "faire un plan", déjà existant d'ailleurs, mais plutôt vérifier les déviations du parcours et corriger les fluctuations qui empêchent d'atteindre le but dans le plus bref délai: La Souveraineté du Québec.

Le Seigneur dit: "L'un a semé, l'autre a arrosé, et  c'est Dieu qui fait croître."

paix et joie

Valérien Lachance

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Re: Re: Les Québécois sont fidèles à quoi,
présentement ? / le désert !
Robert Bertrand
[Pour-le-Pays-du-Quebec]
mardi 1 juillet, 2003 18:51

Merci, Monsieur Lachance, de cet historique qui a toute sa valeur.

Oui, sans doute, ces hommes et sans doute, des femmes également, ont fait des réflexions dans leur temps et ont marqué leur époque.

Il faudrait faire une synthèse de tout ce qui s'est dit et écrit pour donner le crédit à chacun et chacune.

Nous en sommes là où l'on est en 2003.

http://iquebec.ifrance.com/quebecunpays/brassage-Robert%20Bertrand-Quebec-un-Pays.html

Dans ce texte dont le lien est présenté, je parle d'un "brassage d'idées" nécessaires pour nous obliger, tous ensemble, à se marquer, à se loger.

Vous le comprenez bien, il y a beaucoup de ballons d'essais d'envoyer par les uns et les autres depuis quelques années.  Il me semble qu'on plane au dessus de la vague.  Il ne me semble pas y avoir de profondeur.

Quand Monsieur Sauvé nous parle du premier principe de stratégie à mettre en place, ne nous dit-il pas de bien connaître la situation, de bien l'évaluer, de la bien situer ?

C'est dans cet esprit que je soulignais, bien humblement, la nécessité du désert, d'un retrait comme il a déjà été fait antérieurement.  Gandhi, également, s'est retiré pour se nourrir d'un état qu'il a pu présenter à l'ensemble de son peuple pour le faire avancer.

Se retirer dans le désert, pour quarante jours, pour approfondir notre réalité québécoises et présenter, s'il y a lieu, une avenue, un projet, une démarche, un programme qui marquerait notre prochaine décennie.

Est-ce le travail d'une personne, d'un groupe de personnes, d'une assemblée, d'un mouvement.  Tout est possible.

Fondamentalement, il faut une certaine unité de pensée et d'action pour permettre au Peuple du Québec de se rendre compte de son existence et de pouvoir l'affirmer haut et fort.  C'est vrai pour le Peuple, c'est vrai pour la Nation, c'est vrai pour le Pays.

Pour bien connaître l'État de la situation présente au Québec, il nous faut pouvoir l'analyser, la scruter, la réfléchir, la faire sienne et la publiciser.

Cet esprit de synthèse nous est nécessaire, nous est impérieux.

C'est un projet de société, notre société québécoise, avec toutes ses composantes, qui pourrait surgir de ce moment de réflexions, de ce retrait dans le désert.

Bien connaître notre temps, le vivre, l'assumer, lui donner une direction.  On ne renie pas !  On assume notre réalité de 2003-2020 !

Robert Bertrand

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