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Réponse aux Éditorialistes du journal Le Devoir
concernant l'éditorial du 25 mai 2000
sous le titre :
Revenir aux raisons fondamentales

Réactions de Robert Bertrand, rédacteur,
Québec un Pays
Analyse de cet éditorial point par point

ÉDITORIAL
Revenir aux raisons fondamentales
Bernard Descôteaux, Paule des Rivières,
Jean-Robert Sansfaçon, Serge Truffaut, Michel Venne
LE DEVOIR, Le jeudi 25 mai 2000
 

L' Éditorial du DEVOIR  -- La main de Dieu vient de parler !
Première partie de la réponse

Les nouveaux pontifes du Devoir viennent de nous parler.
On le sait bien, Ils détiennent leur pouvoir directement de
"La main de Dieu" !

Ainsi les Bernard Descôteaux, les Paule des Rivières, les
Jean-Robert Sansfaçon, les Serge Truffaut et les Michel Venne,
viennent de pondre, une façon de faire, digne des Grands Pontifes.

On le sait bien, les dernières élections au Québec n'ont-elles
pas été martelées par, d'une part, "il y aura un référendum si
l'on a les conditions gagnantes"; "Il n'y aura pas d'autres
référendums perdus"  et d'autre part : "On ne veut plus de
référendum" servis par les Libéraux.

Les 75 députés élus du Parti Québécois sont tout aussi
représentatifs que les quelque 140 députés du Parti Libéral
du Canada avec leur quelque 38% des suffrages.

Que nous disent donc les nouveaux Pontifes du Devoir ?
 

"Pour ces raisons, nous invitons le premier ministre à
annoncer qu'il n'y aura pas de prochain référendum avant la tenue de nouvelles élections québécoises."
D'où vient une telle sagesse de la part de ces "bonzes"
de journalistes ?  Ont-ils été élus par les "saints du ciel"
pour venir nous confondre de telle façon ?

Du haut de leur "chaire" ils ajoutent, conscients de leur
propre sagesse commune :

"En sus, cela permettrait de lever ce voile de soupçon
qui plane sur chacune des décisions du gouvernement,
accusé, à tort ou à raison, de vouloir employer ses
prérogatives pour créer une crise susceptible de
relancer le débat référendaire."
Le Gouvernement du Québec n'est-il pas élu pour prendre
les décisions qu'il a à prendre ?  N'est-ce pas les élus du peuple qui sont appelés à ce Gouvernement Responsables ?

Et qui donc pourrait leur reprocher de prendre les décisions
qu'ils doivent prendre, dans les circonstances qui sont
eux-mêmes appelés à les prendre ?

Ne sont-ils pas élus par le Peuple du Québec ces gens du
Gouvernement ?

Qui donc vous a élus, vous les Pontifes du Devoir ?

Remplissez-vous le mandat qui est le vôtre ?  "Fais ce que dois !"   Le nombre de copies de votre propre journal vous ferait-il défaut ?

Vous poursuivez votre "Pontification" de la façon suivante :

"Mobiliser les électeurs pendant les élections"
À vous lire, faudrait-il croire que nos députés n'ont pas été
élus démocratiquement ?

Vous ajoutez :

"Notre guerre, elle se déroule sur le terrain démocratique et non violent. "
C'est du haut du ciel que vous venez de découvrir cette
évidence du savoir collectif du Pays du Québec ?

Je vous en prie, continuez à vous lire :

"Pour mobiliser les électeurs, il n'y a pas non plus
beaucoup de moyens. Le gouvernement péquiste
n'a d'autre choix que d'utiliser les processus
démocratiques d'usage, en particulier les élections."
Tirez vos propres conclusions :  On se croirait en Haiti,
à vous lire.  Sans doute avez-vous voyagez beaucoup
ces derniers temps pour devoir tirer de telles conclusions.
ici, en territoire Québécois !

Les moyens démocratiques du Québec sont bien connus:
Oui, les référendums, oui les élections.  Et les prérogatives
de commander l'un ou l'autre n'appartiennent-elles pas au
Chef du Gouvernement ?

Je vous invite, si vous le jugez bon, à chercher à vous faire
élire, l'un ou l'autre d'entre vous, et vous verrez bien que
les dires des gens dans les "estrades", oui, il faut les écouter,
il faut les entendre.  Il faut partager également ce qui est juste
et raisonnable.

Quand un Premier Ministre ne prend pas les décisions qui
s'imposent, les gens savent lui faire savoir;  quand ils ne
prend pas trop souvent les bonnes décisions, la seule avenue
qu'il lui reste, c'est un départ.

Un programme d'un Parti élu, n'est-ce pas quelque chose de
sacré ?  N'a-t-il pas été élu avec un "programme d'actions" ?

Qu'en faites-vous de ce programme, madame, messieurs ?

Vous en faites état de la façon suivante :

"L'option souverainiste est intéressante si elle est incarnée dans un projet mobilisateur, enthousiasmant, réformateur et libérateur. Un projet qui contienne la promesse d'un regain d'énergie pour le Québec, l'espoir d'une amélioration de la qualité de vie des Québécois dans l'accession d'un peuple à une liberté accrue."
Et voilà l'importance de parler d'un projet de société qui soit
celui du Québec.

Vous, du Devoir, qu'avez-vous fait, jusqu'à présent, pour
mettre de la chair autour de ce projet de société ?  Ne
faites-vous pas partie de la "conscience" du Peuple du
Québec ?  Qu'avez-vous fait, ces cinq dernières années,
pour enrichir la société québécoise de vos connaissances ?
de votre savoir-faire ?  de votre obligation morale de
"faire ce que dois " ?

Le Devoir n'a-t-il pas été plus absent que présent autour de
sa responsabilité d'être un "fer de lance" de notre société
québécoise ?

Faut-il vous inviter à revenir à vos propres racines ?
Remontez le cours de l'Histoire et voyez donc, ensemble,
ce qu'il vous faudrait faire pour la société dans laquelle vous
tirez vos propres profits !

Robert Bertrand, rédacteur,
Québec un Pays
http://QUEBECUNPAYS.iquebec.com
 
 

2ème partie des réactions de Robert Bertrand, rédacteur,  Québec un Pays

Il s'agit de la deuxième partie de mes réactions en regard de
l'Éditorial du Devoir du 25 mai sous le titre :

Revenir aux raisons fondamentales

Les cinq signataires de l'Éditorial conviennent, ensemble, que
le Québec devra attendre un nouveau cycle d'événements dont
ils n'ont aucun contrôle avant de déclencher un nouveau référendum.

          C'est dans le cadre du nouveau cycle politique en
          cours que les Québécois feront leurs choix futurs.

Encore une fois, dans leur sagesse commune, ils vont surveiller les événements politiques et acceptent, comme une fatalité qui ne peut être dénoncée, les agirs les plus questionnables des politiciens d'outre frontières québécoises.

Voyons de plus près, leur analyse de la situation qui doit nous
confronter :

          Les rapports de force sont en recomposition au
          Canada, notamment avec la création d'un nouveau
          parti politique.

Heureusement qu'on a un groupe de journalistes clairvoyants
pour nous affirmer une telle évidence !

Ces journalistes poursuivent ainsi :

Des processus comme celui de l'union sociale
canadienne changent le paysage en faveur d'une présence accrue du gouvernement fédéral dans les affaires des provinces. La mondialisation se déploie, on en découvre les vices et les vertus.
La vertu de ces journalistes du Devoir, c'est de nous
affirmer et jusqu'à un certain point d'entériner la volonté
du Fédéral à s'immiscer dans les affaires provinciales.

Ils ne dénoncent rien.  Ils endossent, acceptent ce qui a
été rejeté par notre propre Gouvernement du Québec.
Nos élus du Québec deviennent donc des personnes
déraisonnables aux yeux de nos journalistes "à la petite
semaine".

Des exigences pour les souverainistes
Qui sont les souverainistes, les indépendantistes ?
2,330, 380 personnes qui ont voté  OUI  au dernier
référendum.  Toutes ces personnes ne savaient vraiment
pas ce qu'ils faisaient en répondant à cette question :
« Acceptez-vous que le Québec devienne souverain, après avoir offert formellement au Canada un nouveau partenariat économique et politique, dans le cadre du projet de loi sur l'avenir du Québec et de l'entente du 12 juin ? »
Comme au premier référendum, le Premier Ministre du Canada, cette fois, Jean Chrétien, est venu promettre des changements pour solliciter un vote négatif à la question.

A-t-il remplit ses promesses ?  Le peuple connaît la réponse.
Et vous, journalistes du Devoir, que répondez-vous ?

Faut-il accepter la tricherie, les tromperies, les faux-votants,
les millions de dollars en dehors de toutes normes ?
Qu'en dites-vous, vous, journalistes du Devoir ?

          Il ne suffira pas de dire que les Québécois
          ont droit à «un pays normal» ni de souligner qu'ils
          ont la capacité économique et financière de
          soutenir un État souverain. Pour réunir une
          majorité d'électeurs en faveur d'un projet aussi
          exigeant, les souverainistes doivent s'appuyer sur
          des raisons fondamentales et faire la
          démonstration que leur projet offre une
          amélioration par rapport au statu quo.

Dans votre sagesse, un Pays, pour  SON  Peuple, pour  SA
nation, c'est comme un rien.  Un rien que le reste du
Canada ne veut pas reconnaître !

Que ce nouveau Pays ne soit pas meilleur ni pire que l'autre,
on ne serait pas dans notre droit que de le créer ?

Vous le savez bien, dans la vie, pour devenir meilleur, ne
faut-il pas d'abord "être" ?  Et notre existance propre ne deviendra réalité objective que lorsque nous "serons".
Et vous, journalistes du Devoir, est-ce possible que vous
puissiez penser ainsi ?  Qu'avez-vous fait, vous, journalistes
du Devoir pour faire avancer la cause du Québec, si c'est
cette cause qui vous tiendrait à coeur ?

Ne vous a-t-il pas fallu vous, journalistes du Devoir, vous
réunir, discuter, échanger, travailler ensemble, écrire et
ré-écrire, corriger et remettre sur le métier votre propre
ouvrage avant que de la transmettre au public ?

Je vous le demande :  Quel Pays au monde avait tout
créer avant que d'exister ?  N'est-ce pas ce que vous
nous demander, à nous, les souverainistes ?

Un Pays à construire, à bâtir, à meubler, à prendre sa
place dans le concert des Nations.  Cela a pris combien
de temps pour avoir le drapeau du Canada ?  Combien
cela a-t-il pris de temps avant d'avoir la monnaie bilingue ?
Comment cela a-t-il pris de temps pour créer la canalisation
du St-Laurent pour développer les marchés autour des
Grands Lacs ?

Cela a pris le temps qu'il a fallu.  Et le Pays existait.
Et vous ne permettriez pas qu'un Pays à créer puisse
prendre le temps et se créer avant que de tout régir
alors qu'on n'a que le peu de pouvoirs qu'on a ?

La moitié de nos impôts vont à Ottawa et qu'est-ce
qu'Ottawa fait avec nos impôts ?  Avec le contrôle de
l'ensemble de nos avoirs et le contrôle de nos banques
sur notre territoire, ne pourrait-on pas faire beaucoup
mieux pour toutes les classes de notre société ?

Pourquoi, vous, journalistes du Devoir, ne developperiez-vous
pas des thèses pour ce qui regarde le contrôle financier du
Pays en devenir ?  Ne croyez-vous pas, journalistes du Devoir,
que nos jeunes de notre propre Pays pourraient vous en être
reconnaissants ?  Faire ressortir les causes profondes de nos
différences dans le domaine de l'emploi ?  N'êtes-vous pas
capables, vous, journalistes du Devoir, d'approfondir certains
dossiers et donner des réponses d'avenir ?

Seriez-vous trop occupés, vous journalistes du Devoir, à ré-écrire les textes que les Agences de Presse internationales et nationales vous font parvenir et vous vous contenteriez de cette vie à la petite semaine ?

Ne trouvez-vous pas que les thèses que vous développées
actuellement, sont passablement alambiquées ?

Le cheminement des Québécoises et des Québécois n'est-il
pas empreint d'une vigilance bien importante à l'égard de leurs
propres élus ?

Offrez-leur un projet à réaliser, ensemble, et vous comprendrez, possiblement, l'état d'esprit dans lequel s'est retrouvé Robert Bourassa, alors que de son siège de l'Assemblée nationale et de sa position très claire est venu confirmer tous nos efforts antérieurs comme Nation et comme Peuple :

« Le Canada anglais doit comprendre d’une façon très claire que, quoi qu’on dise et quoi qu’on fasse, le Québec est aujourd’hui et pour toujours, une société distincte, libre et capable d’assumer son destin et son développement. »
Journalistes, vous le savez mieux que quiconque :  70%, 75%
ou 85% était derrière Robert Bourassa, après cette affirmation.

Il nous a fallu apprendre les tricheries, les tromperies de cet
homme pour se rendre compte combien il nous flouait constamment.

On pourrait nous dire qu'il était "malade".  Oui, il était malade.  Et il restait au pouvoir malgré les déficits de 4 milliards $ et plus par année.  Lui, un économiste !  Quel économiste !  Il appelait les autres Premiers Ministres du Canada pour leur signaler que ce qu'il disait au Peuple, ce n'était pas ce qu'il pensait réellement !

Les Historiens sauront démontrer les justes propos et les actions questionnables de cet homme opportuniste et peu respectueux de son propre Peuple.  Il disait "blanc" et agissait "noir".

Et les positions que défendent les Libéraux du Québec, en regard des mots Peuple et Nation ne sont-ils pas des trompe-l'oeil ?  Qu'attendez-vous pour dénoncer de tels propos faits officiellement dans notre propre Assemblée nationale ?

Journalistes !  Oui, je vous plains de ne pas assumer vos
responsabilités !

Dois-je poursuivre l'analyse de cet éditorial ?

Robert Bertrand, rédacteur,
Québec un Pays
http://QUEBECUNPAYS.iquebec.com

3ème partie des réactions de Robert Bertrand, rédacteur,  Québec un Pays

Je vous présente la troisième partie de mes réactions
en regard de l'Éditorial du Devoir du 25 mai sous le titre :

                     Revenir aux raisons fondamentales

De la même façon, les souverainistes doivent nous
dire en quoi ce petit pays pourrait, tout en permettant
à ses membres de vivre leur «rêve américain», résister à  «l'américanisation» de notre culture.


Après quatre cents ans d'existence, qu'est-ce que vous voulez
qu'on vous démontre de plus ?

Si vous étiez des étrangers vivant dans un coin reclus de notre
planète, possible que je prendrais du temps pour vous en faire
une démonstration.

C'est vous dire le peu d'égard qui m'anime lorsque des individus, normalement constitués, vivant dans notre milieu, et prenant leurs propres salaires à même les revenus du peuple qui les nourrit, ne présentent aucun argument de valeurs.

Ne trouvez-vous pas que vous êtes au fond du baril, madame et messieurs les journalistes du Devoir !

C'est la faute à qui si on est ce que l'on est, comme Peuple, comme Nation, ici, en Amérique du Nord ?  C'est la faute à qui tout le développement économique, social, culturel de notre propre Pays du Québec ?  Allez lire vos prédécesseurs, possible que vous y trouveriez des réponses.  En même temps, vous y trouveriez que vous êtes loin de remplir votre propre mandat.

Vous voudriez nous faire croire qu'il en dépendrait des étrangers ?

Dans quelle sphère de notre société vivez-vous ?  Un réveil ne vous semblera-t-il pas important ?  Seriez-vous, comme la publicité nous invite à le penser, dans la ouatte, dans une piscine, bien endormie, dans l'attente de votre voiture ?

Vendredi dernier, en expliquant pourquoi il était resté
fédéraliste, Claude Ryan disait que l'existence au nord des États-Unis d'un pays distinct lui paraît toujours préférable à la dispersion qui découlerait d'une rupture de la fédération. Les souverainistes doivent répondre à cet argument.
Après son livre "beige" et la qualité de son poids, dans toutes
ses interventions cherchant à donner une place plus grande
au Québec, il fait face à un mur CANADIAN.  Je pense qu'il
est, lui aussi, dans l'attente.  Dans l'attente d'un changement
possible dans l'attitude des dirigeants du reste du Canada.  Il
me répugne à le dire, mais je crois qu'il souhaiterait bien voir
la disparition d'un fantôme qui le hante depuis qu'il est entré dans la politique.

Qui fait donc la grande politique au Canada, sinon le fantôme
Trudeau ?  Les politiciens actuels qui dirigent le Canada ont
toutes les craintes de se voir marquer au fer rouge du fantôme qui les habite.  Ils sont encarcanés par l'esprit du fantôme.

Le Canada, possiblement qu'il sera autre, non pas avec des
changements de garde d'un quelconque nouveau parti politique, non pas avec des changements de personnalités moulues dans les concepts qui les ont fait naître.  Le Canada sera différent après le départ du fantôme qui les hante tous.

"La dispersion" de monsieur Ryan n'a aucun rapport avec
l'existence même de l'État du Pays du Québec.  Que les
autres parties du Canada tirent leurs propres lignes, cela les
regarde.  Qu'ils se divisent.... cela les regarde.   Qu'ils
s'unissent ensemble, cela les regarde.  Le Québec n'est
pas là pour leur dicter leur ligne de conduite.  Le "Pontife"
peut poursuivre son pontificat comme il l'entend, c'est de
sa responsabilité.  Et croit-il que les gens du Canada vont
l'écouter ?  Ils ne veulent rien savoir de lui, de son livre
"beige", de ses idées remaniées.

L'ont-ils écouté en cour suprême ? l'ont-ils écouté en regard
de C-20 ?  l'ont-ils écouté lorsqu'il est intervenu sur l'Union
sociale ?  Quand donc, les autres l'ont-ils écouté ?  Il parle,
oui.  Les journalistes du Devoir l'écoute.  Au moins, il a
quelques oreilles attentives, encore !  Il n'est pas plus écouté
que les gens du Canada  "CANADIAN" écoute le Gouvernement du Québec et notre Assemblée nationale.

Vous, journalistes du Devoir, ne savez-vous pas que l'écoute,
dans le reste du Canada, ça n'existe pas.  On entend mais on
n'écoute pas.  On fait du bruit, mais cela ne les dérange pas.

Et sur un autre thème.  Un thème qui m'est cher !

Le même exercice vaut en matière économique. L'une des motivations du nationalisme québécois fut l'essor économique des francophones.
Je vous en ai parlé dans mon texte précédent.  Les milliards
qui nous appartiennent et qui sont contrôlés par les étrangers.

Pourquoi donc, est-ce que cela se produit comme ça ?

Ne faut-il pas être un PAYS pour avoir la souveraineté de notre
argent ?  Rosaire Morin ne vous l'a-t-il pas appris ?  Votre
méconnaissance ne vous déshororerait-elle pas ?

Vous, journalistes du Devoir le savez bien.  Vous vous gardez
d'en parler.   Nous avons une page web consacrée à ce sujet.
Je vous invite à en prendre connaissance.

Feindre la méconnaissance de ces faits, est-ce l'oeuvre
utile des journalistes du Devoir ?

Faut-il parler des deux côtés de la bouche ?  Ne trouvez-vous
pas qu'on peut être rassasié de cette façon de faire ?

Peut-on ou doit-on s'attendre à un peu plus de rigueur de la
part des journalistes du Devoir ?

Les Québécois ont appris l'anglais, ils sont aussi devenus plus productifs. Ils possèdent et dirigent
certaines entreprises transnationales.
Et à Hong Kong, possiblement que tous parlent l'anglais ?
Et au Brésil, en Argentine, tous parlent l'anglais ?  Au
Mexique, tous parlent l'anglais ?

Est-ce que c'est parce que nous parlons anglais que l'économie
de notre coin de Pays du Québec se développe ?

À suivre votre raisonnement, pourquoi Le Devoir ne fait-il pas
paraître une édition anglaise ?  L'absurdité de votre argumentation ne nous oblige-t-elle pas à s'interroger sur ce qui tient lieu de la volonté de votre journal d'être représentatif de la réalité québécoise ou de la réalité canadienne ?

Branchez-vous.  Deux millions et demi de Québécoises et de
Québécois le sont déjà.  Ils auraient été plus nombreux s'ils
n'avaient pas été fondamentalement trompés.

Mais l'écart entre le revenu moyen d'un Québécois
et celui d'un Ontarien est toujours de 14 points.
Quel est l'écart sur le prix des logements ?  sur le prix des
garderies ?  sur le prix de l'électricité ?  sur le prix des maisons ? sur le prix de l'utilisation des autoroutes ?  sur la qualité du
respect des individus ?  sur le domaine de l'enseignement dans
les deux langues ?  sur les services dans les hôpitaux ?  sur le
respect et la promotion des langues ?  sur la reconnaissance
des nations autochtones ?  et ajoutez-en...

Votre argumentation est malsaine, vous, journalistes du Devoir !  C'est le moins que l'on puisse dire.

Êtes-vous de services pour quelqu'un ?  ou pour un organisme ?

L'indépendance nous aiderait-elle à combler ce fossé,
à devenir plus riches tout en distribuant mieux la richesse?
Avec 100 % de nos impôts, de nos taxes; avec le contrôle de
nos milliards dans les placements ?   Qu'en pensez-vous ?

J'en viens à me demander depuis quand êtes-vous journalistes ?
Quelle formation avez-vous eue ?  De quelle "niche" sortez-vous ?
 

Dans la logique des intérêts individuels, il devient en effet de plus en plus difficile de trouver en quoi la souveraineté donnerait quelque chose qui n'ait pas déjà été acquis.
La souveraineté nous permet de nous donner un Pays.  On se
reconnaîtrait comme Nation, comme Peuple.  Ce ne sont pas
des acquis, loin de là.  Le reste du Canada ne veut rien savoir
de cela.  Nous dire que ce sont des acquis, est-ce trompeur ?
est-ce une déformation de la réalité ?  est-ce non pertinent ?
non valable ?

Ce qui différencie Le Devoir d'un autre journal, vous devez bien le savoir ?  Sinon, fermez les portes.

Ce qui différencie Le Québec d'un autre Pays, n'est-ce pas sa
Nation, son Peuple, sa Langue, ses Institutions, son vouloir vivre commun ?

On ne fermera pas le Québec.  On le veut ouvert sur le monde et actif de par le monde.

J'aborderai la suite de cet éditorial de nos journalistes du Devoir dans un autre texte.

Robert Bertrand, rédacteur,
Québec un Pays
http://QUEBECUNPAYS.iquebec.com
c.c.: redaction@ledevoir.com

4ème et dernière partie des réactions de Robert Bertrand, rédacteur,  Québec un Pays

Je vous présente la quatrième et dernière partie de mes réactions en regard de l'Éditorial du Devoir du 25 mai sous le titre :
                    Revenir aux raisons fondamentales

Très souvent, sinon trop souvent, lorsque nous intervenons,
nous y allons d'une réplique rapide.

La lecture des éditoriaux du Devoir nous interpelle fondamentalement.

Vous aurez compris, que je ne pouvais passer sous silence autant de points discutables.  Sachant que nous sommes lus par un public certain et très souvent très impliqué dans le domaine politique, il ne fallait pas passer sous silence autant de points faibles.  D'où ma volonté de poursuivre et de terminer cet éditorial et de vous en transmettre mes réactions.

Depuis 1958 que je suis favorable à la création du Pays du Québec, de son indépendance face au Canada qui n'est pas mon Pays.  On a beau venir distribuer des sommes d'argent, de nous montrer le drapeau  CANADIAN.  Je le respecte, ce drapeau, comme étant celui des autres.  Le mien, mon drapeau, c'est le fleurdelysé.

Un Pays, on l'a dans la peau.  Et ce ne sont pas les discours d'un moment, ni les personnes d'un moment qui nous font changer d'idée.  Ceux qui viennent nous dire que si le Gouvernement ne fait pas ceci ou cela, je ne voterai pas en faveur d'un référendum, j'aime mieux que cela prenne un peu
plus de temps pour finaliser mon Pays que de voir créer le Pays du Québec sur "un coup de tête".

Je poursuis la lecture de l'éditorial du 25 mai :

Dans un régime fédéral, la présence de deux ordres de gouvernement garantit l'existence de certains contre-pouvoirs que les citoyens peuvent utiliser pour se prémunir contre un gouvernement autoritaire ou malveillant.
Belle affirmation !  Judicieuse !  Pleine de génie !

Parle-t-on de la fédération canadienne ?  Est-ce une partie de
texte tiré d'un volume sur le fédéralisme ?  Vivons-nous à la
même époque ?  Le cynisme ou l'humour questionné ?

Ce système de contre-pouvoirs ne fonctionne pas
toujours. Nous avons déjà écrit qu'au Canada, il
est déréglé et déficient.
Et n'est-ce pas pour cela que nous voulons en sortir ?  Ce
système de dédoublements de fonctions administratives et
d'autoritarisme moribond dont tous les pouvoirs ou presque
se retrouvent entre les mains d'un Premier Ministre qui fait
oeuvre de dictateur sous le couvert d'une démocratie ?

Les pouvoirs de nommer tous les juges de la cour suprême.

Le Québec ne voulait pas du rapatriement de la Constitution
parce qu'il voulait une répartition des pouvoirs écrits dans cette
nouvelle constitution.

On nous entend, mais on n'écoute pas.  C'est ça le Canada
depuis sa création !  On abuse de sa majorité !  On est, pour
eux, des conquis !  un groupe minoritaire.  Peuple fondadeur ?
Connais pas !

Vous, journalistes du Devoir, vous n'avez jamais compris ça ?
Est-ce trop subtil ?  ou trop flagrant ?  Se cacher sous le boisseau ?

Ce Pays -- CANADIAN -- n'est pas encore parfait, dites-vous et il a quelque 133 ans et vous aimeriez qu'on vous présente un Québec parfait dès sa naissance ?

Que faites-vous, vous, journalistes du Devoir, pour le créer ce Pays parfait comme vous le souhaiteriez  ?

À ce jour, les souverainistes ont failli à la tâche de nous dire par quoi il serait remplacé dans un Québec souverain.
Avec votre participation et votre éclairage, sans doute nous allons réussir notre Pays !   Il faut d'abord le créer.  Pour le créer il faut partir du Canada, n'en convenez-vous pas ?  C'est pour cela qu'on parle du Pays du Québec.

"Voulez-vous que le Québec devienne un Pays ?"  ou

"Voulez-vous que la province de Québec devienne un Pays ?"

ou
"Voulez-vous que le Québec devienne un Pays souverain ?"

Des nuances, mais l'essentiel est là.  Un Pays à naître, à exister, à prendre forme, à s'asseoir à la Table des Nations.

À sa naissance, il deviendra l'égal des autres Pays de la terre par sa propre existence.  Il sera la 15è force économique de la terre.  En naissant, être les 15è sur près de 185, c'est déjà bien, c'est déjà beau, c'est déjà valorisant.  Et c'est  NOUS !  Ensemble dans notre Pays du Québec.

Les institutions politiques, c'est une autre étape.  Il faudra en débattre le moment venu.  Vouloir tout changer d'un coup, c'est pas la formule qu'a jamais retenu le Canada, ni le Québec.  Le Canada est encore en construction après 133 ans et vous exigez une formule toute faite dès sa naissance ?

Le vrai débat sur la question des institutions est à faire le moment venu.

Que va faire votre fille ou votre fils dans 20 ans ?  Qu'allez-vous faire,  vous-même, journalistes actuels du Devoir dans 20 ans ?

Le temps fera son oeuvre.  Et les débats ne manqueront pas.

Sans doute, y aura-t-il encore de la place pour des journalistes ?  Le Devoir sera-t-il encore là ?

Vivrions-nous dans un régime présidentiel comme en
France ou aux États-Unis ?
Qui donc doit décider de cela, sinon le Peuple du Québec lorsqu'il se sera donner un Pays ?

La naissance du Pays du Québec se fera avec les Institutions qui sont là et qui ne feront que s'ajuster aux nouveaux paramètres du Pays du Québec.

Y aurait-il un sénat des régions ?
C'est possible.  Possiblement incroyable également.  Quelle
est la valeur du Sénat actuel sinon celle de servir les intérêts
des Partis politiques qui ont été au pouvoir et qui ont permis
des promotions pour trop souvent, des services rendus aux
partis politiques.

Il faut se rappeller les nominations de Brian Mulroney au Sénat
juste quelques jours avant son départ.  Toutes des nominations
partisanes pour récompenser de valeureux travailleurs d'élections ou ayant servis la cause tellement importante non pas du Pays qui sont appelés à servir et le Peuple pour lequel ils devraient travailler, mais bien pour servir les intérêts des Partis politiques.

Les municipalités détiendraient-elles un pouvoir réel
susceptible de contrebalancer celui de Québec ?
Relisez votre question, vous, journalistes du Devoir ?  Un non-sens fondamental.

Comment les créations de l'État du Québec pourraient-elles
contrebalancer les pouvoirs de celui du Pays ?  Y a-t-il une
place sur terre où vous avez un tel constat d'établi ?

Est-ce de la mauvaise foi ?  ou un manque flagrant de sens
commun ?

Comment les juges seraient-ils désignés?
Dans la suite logique des choses, les Institutions britanniques
évoluent que très lentement.  À la naissance du Pays, tout se fait dans la même foulée qu'auparavant.  Excepté qu'un nouveau Pays est né.

Le débat des Institutions et leurs fonctionnements prendra
place après la réalisation du Pays.  Du moins, c'est comme ça
que je l'envisage.  D'autres pourront vous servir une autre vision des choses.

Comme je parle en mon nom, il va de soi, que c'est ma vision des choses avec le niveau de connaissance que j'ai des affaires publiques, et mon bon sens, qui m'invitent à croire que c'est cette façon de faire qui va prévaloir.

Le mode de scrutin injuste qui est en vigueur aujourd'hui serait-il remplacé par un système
proportionnel ?
Vous vivez dans le système Canadian depuis combien de temps ?

Qu'avez-vous fait pour le réformer ?  Et vous voudriez que le
nouveau Pays, dès son départ, soit plus performant à cet égard ?

Il y a des recommandations pour des changements dans notre
mode de scrutins.  Est-ce que ces changements prendront place
avant ou après la création du Pays ?  C'est possible.  Vous le savez bien, vous, journalistes du Devoir, que le Québec n'est pas unanime sur cette question.

Sont-ce les Partis politiques qui auraient des intérêts particuliers à protéger ou est-ce que c'est la population qui n'est pas encore prête aux scrutins à double tours ?  N'est-ce pas une tâche à entreprendre que d'informer le Peuple des différentes formes de modes de scrutins ?

Est-ce un travail de journalistes ?  Sans doute, pas seulement de journalistes.  Est-ce que le Peuple est prêt à de nouveaux modes de scrutins ?  Les sondages vous ont-ils révélés de possibles volontés de changements de la part de la population ?

Pourquoi le Canada n'a-t-il pas fait de tels changements jusqu'à présent ?  Pourquoi le Canada n'a-t-il pas réformer ses lois électorales pour un contrôle plus grand de ses sources de financements pour les Partis politiques ?

Vous, journalistes, n'avez pas su convaincre le Fédéral de tels
changements ?

Pourtant, en comparaison, le Québec ne peut-il pas donner des leçons de démocratie à nos propres compatriotes ?

" Il ne faut pas être plus catholique que le Pape "  comme on dit.

Ce sont des changements qui sont appelés à se faire, soit avant la création du Pays, sinon, après la création du Pays du Québec.

Pour protéger les droits des citoyens, la Charte des droits et libertés de 1975 ne suffit pas.
Avec la création du Pays du Québec, toutes les Chartes, tous
les droits antérieurs à la formation du Pays du Québec, ne
sont-ils pas transférés automatiquement sous la responsabilité
et les devoirs du Pays du Québec ?

Il me semble que cela a été établi.

Et vous, journalistes du Devoir, vous ne le savez pas ?  Est-ce
encore feindre l'innocence ?

Les peurs sont encore vôtres, ou du moins, vous voulez nous le faire croire.  Quels intérêts servez-vous en agissant ainsi, vous, journalistes du Devoir ?

Avant de se lancer dans un nouvel épisode référendaire, les Québécois doivent avoir une idée de la constitution qui les gouvernerait.
En système britannique, toutes les institutions, tous les éléments
tenant lieu de fonctionnement, sont automatiquement les mêmes à moins qu'ils n'aient été définis autrement.

S'il y a des changements, j'espère que vous, journalistes du Devoir, y prendrez part dans l'ensemble des discussions.

Si Jean-Charles Bonenfant était encore là, il vous donnerait un
cours de fonctionnement sur les Institutions britanniques.
Il doit bien y avoir encore des professeurs pour une telle
discipline.  Ne pourriez-vous pas les rencontrer, au Devoir,
et y réaliser une entrevue que vous pourriez nous présenter
dans vos pages ?

Ne serait-ce pas faire oeuvre utile pour la bonne compréhension des choses ?  Et je sais bien qu'avec votre questionnement, vous aurez tôt fait de nous faire comprendre que le tout pourrait se faire logiquement, dans la tradition des Institutions britanniques.

Nous nous opposons à la convocation immédiate d'une assemblée constituante.
Beaucoup d'échanges et de discussions se sont faites sur le
forum Avant-Garde-Québec.  avant-garde_quebec@egroups.fr
Plusieurs participants y ont présenté leur point de vue.  Vous
semblez, vous, journalistes du Devoir, être très conscients de
tous les enjeux pour tirer une telle conclusion.

Possiblement que vous avez plus d'information que nous pouvons en disposer pour tenir un tel propos.  Quant à moi, j'estime que tous les moyens de participation de notre population, y compris une constituante, sont des éléments à promouvoir pour une pédagogie plus grande et une formation personnelle et collective plus importante.  Qui donc aurait quelque chose à cacher ?  à préserver ?

Les intérêts qui sont miens sont ceux d'une reconnaissance par le plus grand nombre possible de ce qui est bon pour le Pays du Québec.

Pour l'heure, c'est aux souverainistes de former leur projet.
Et justement, si pour former un projet les souverainistes invite d'autres participants, soit la population du Québec, qu'auraient donc à redire, les journalistes, même ceux du Devoir ?
Le Bloc québécois va lancer en juin les travaux d'un
comité sur la constitution d'un Québec souverain.
Bien content de le savoir.  Et j'espère que ce sera largement
diffusé pour solliciter tous les intéressés à s'impliquer dans
ces travaux.
Comment se fait-il que le PQ ne fasse pas de même ?
J'aurais le goût de vous demander, à vous, journalistes du Devoir, comment se fait-il que vous ne faites pas la même chose que La Presse ?  que le Droit ?

Oui, je sais, vous journalistes, vous avez le droit de poser les questions.  J'espère que vous ne me trouvez pas trop impertinent de devoir vous en poser ?

Je laisse le soin au Parti Québécois de répondre à cette interrogation.

Quant au gouvernement, il peut utiliser les processus politiques habituels (commissions parlementaires, états généraux de la langue, forum sur la citoyenneté) pour montrer la direction dans laquelle il se dirige.
J'espère que vous avez déjà compris que le Parti Québécois se
dirige vers la création d'un Pays.  Le Pays du Québec.

J'imagine que les Ministres du Gouvernement prennent bonne note de votre invitation à les voir prendre toutes les mesures mentionnées pour développer et faire comprendre davantage l'option  QUÉBEC.

Pour le moment, on voit un gouvernement souverainiste davantage intéressé par les cartes
d'identité que par la réforme du mode de scrutin.
Comme citoyen intéressé à mon Gouvernement du Québec
pour le Pays du Québec, je trouve qu'il a raison de s'y
intéresser.  Avec une carte d'identité, serait-ce plus facile ou plus difficile de fausser la quantité des bulletins de vote ?

Combien de milliers (200,000) de bulletins dans les urnes
dont on ne peut être capables d'identifier ?

Et vous croyez qu'ils n'ont pas raison de trouver une solution
à de telles escroqueries ?  ou de tels vols d'élections ou de
tels vols de référendums ?

Ouvrez-vous les yeux et les oreilles.  Possibles que vous allez
comprendre.  À moins de servir des intérêts qui ne sont pas
ceux de l'ensemble des Québecoises et des Québécois ni
ceux du Québec ?

par l'endoctrinement des écoliers à devenir des
contribuables serviles plutôt que par l'éducation à
la liberté (comme si on faisait un pays libre avec
des citoyens conscrits);
Je comprends bien qu'avec des cahiers CANADA, qu'avec
des couvertures  CANADA, qu'avec des petits drapeaux
CANADA, cela ne fait pas votre affaire ?

Ici, j'avoue ne pas savoir de quoi l'on parle exactement.  À moins de parler  CANADA !

par l'accroissement de nos exportations même au
mépris de l'environnement; par le contrôle
bureaucratique à Québec plutôt que par la
décentralisation des pouvoirs vers les régions.
Je me rends compte que vous n'avez sans doute pas de parti pris !

Oui nous voulons un Québec décentralisé.  Il nous faut donc des régions fortes.  Et ces régions ne sont-elles pas constituées de municipalités.  Faut-il les regrouper ou laisser-faire l'état de choses actuelles ?

Quant à moi, je suis partisan du regroupement de nos municipalités.

Et vous, journalistes du Devoir, que défendez-vous ?

Nous continuerons pour notre part à animer ce débat sur l'avenir du Québec dans un esprit d'ouverture et
d'exigence, la première exigence étant que les projets
proposés servent le mieux les intérêts du Québec.
Vous aurez compris qu'il aurait été plus facile de vous écrire
un texte de désapprobation.  J'ai voulu aller plus loin en vous
faisant part de mes réactions, point par point.

J'aurai plaisir à vous lire encore, vous, journalistes du Devoir.

Robert Bertrand, rédacteur,
Québec un Pays
http://QUEBECUNPAYS.iquebec.com
cc: redaction@ledevoir.com
 

D'autres commentaires par :

Gilles Rhéaume AGQ 8178
Pierre Grandchamp a bien raison de sourire (jaune) quand Le Devoir prescrit de garder <<l'esprit ouvert>> en ce qui concerne l'avenir du Québec.  En effet, il est étonnant de faire porter le fardeau de la preuve aux seuls partisans du OUI comme si les tenants du NON n'avaient rien à prouver... Incroyable mais vrai comme chez les Lulupitiens...
(...)
Le référendum de 1995 a bel et bien été volé.  Les Québécois ont été alors dépouillés des véritables  résultats. Plus de 125,000 inscriptions douteuses.  Que faut-il de plus pour que cela soit dénoncé par le nouveau clergé qui nous tient lieu d'élite ?

Il aurait été intéressant que Le Devoir, en page éditoriale, s'attarde quelque peu aux exactions d'Ottawa lors de ce référendum dénaturé par les forces coloniales.  Les certificats de citoyenneté attribués massivement rappeleant le bapte^me de Clovis alors que  les Francs devinrent catholiques en bloc...  Les somptaires dépenses fédérales qui ont violé effrontément l'esprit et la lettre de la Loi québécoise sur les consultations populaires...  Le vote des Québécois hors Québec qui a suivi une vaste campagne publicitaire avec un no 1-800 pour faciliter les inscriptions sur la liste électorale...  Le voyage au Québec la veille du vote afin que ces gens viennent inscrire leur NON.  La consultations des résultats comté par comté est tre`s éloquente au sujet de ces bavures...  En régime britannique tout est permis !!!  N'importe qui peut voter et plusieurs fois au Canada. Cela n'émeut pas grand monde dans les tours d'ivoire qui font légion au Québec.
(...)
Le Québec ne s'appartient pas.  Il a été dépossédé des instruments de son développement en 1763.  L'histoire politique de notre peuple est farcie de colonialisme et d'impérialisme.  Mais certains de nos penseurs évacuent trop souvent ce versant définissant de notre e^tre national comme si le débat sur l'avenir du Québec était superfétatoire, un simple
amuse-gueules, un vulgaire buffet ou` chacun puise pour se sustenter...  La mémoire du Québec est inexistane.  <<Notre devise, disait Gaston Miron, est <<JE ME SOUVIENS>> mais on ne se rappelle de rien.>>

Ottawa est ignoble, malhonne^te et de mauvaise foi.  Chaque semaine les scandales fédéraux s'amoncellent.  Le Canada est devenu la Banque des Libéraux, de leur famille et de leurs proches... La propagande est systémique comme si cela était normal...  Rien de ce côté là dans ces fameux textes du Devoir.  A peine quelques allusions hâtives mais rien de discursif...  Le Canada aurait  tous les droits sur notre peuple...  Nous devrions trouver cela normal...  Pas moi en tout cas...
 

Jean LAPOINTE AGQ 8173
Gilles Rhéaume écrit qu' "il y a des matins où l'absence de
Lise Bissonnette se fait lourdement sentir". (#8152) (...)
Et, pourtant, nos pontifes du DEVOIR, comme les appellent avec raison Robert Bertrand (# 8165), eux semblent trouver que ce n 'est pas bon d'avoir des principes. (...)
Il faut être pas mal désincarné, comme l'est la bande DU
DEVOIR, pour réclamer une telle chose (le report de l'idée de tenir un prochain référendum dans ce mandat) de la part du premier ministre.

Marie-Thérèse Miller AGQ 8174
Il me semble que la preuve est faite par a + b que le fédéralisme actuel nous laisse en état d'infériorité et d'équilibre fragile au sein de cette fédération depuis qu'elle existe et que la liberté est une condition sine qua non à notre épanouissement politique et démocratique, économique et culturel.

Pierre Grandchamp   Le Devoir me déçoit:  illogisme et impuissance! AGQ 8179
"En outre, la procédure d'amendement constitutionnel en vigueur au Canada est un cadenas dont la clé a été jetée au fond de l'océan. L'un des grands spécialistes canadiens des affaires constitutionnelles, Alan Cairns, n'hésite pas à parler de «paralysie constitutionnelle». Le Devoir 23-05-00

Après avoir constaté ce que les faits des  36 dernières années
confirment(depuis Fulton Favreau 1964) et ce que tous les experts en "industrie constitutionnelle" écrivent à savoir qu'il est impossible de réformer ce système appelé faussement "fédéralliste"...ces gens du Devoir mettent beaucoup de bémols au projet souverainiste, ce qui est leur droit, mais SURTOUT ILS N'ONT ABSOLUMENT RIEN À PROPOSER!!!!!

Ces gens là qui doivent avoir parcouru les rapports de la tonne de Commissions et de Comités depuis la Tremblay(1953).... jusqu'à la Spicer(1992)....ces gens là sont IMPUISSANTS!!!

S'ils perçoivent une "paralysie constitutionnelle", alors quelle est LEUR solution? Ils devraient avoir l'audace de formuler une proposition!!!

Lise Bissonnette avait très bien résumé cela: "(...) les aspirations québécoises, même réduites au minimum, même formulées dans le respect du cadre canadien, même inspirées de pratiques recevables à l'époque où les "séparatistes" n'étaient pas de ce monde, même  bourrées de compromis comme celles des fédéralistes d'aujourd'hui, ont toujours l'allure de corps étrangers à la fédération. " ....
(...)
"...Presque les deux tiers des pays du monde-incluant certains des plus  riches-sont peuplés de moins de 10 millions d'habitants et près du tiers en  comptent moins d'un million. Si le Canada devait se désintégrer, quelque chose  d'important serait certainement perdu. Mais cela mettrait un terme,enfin, aux  incessants et corrosifs débats sur la langue. Partout au
Canada, l'impatience  semble monter.Peut-être que le chapelet de pays scandinaves deviendra un modèle  pour L'organisation politique de la partie nord de notre continent"-Le Washington Post 12 avril 1990- rapporté par J.F.Lisée dans "Bourassa
1990-1991-

Jean-Marc Rioux AGQ 8185
Marie Thérèse exprime très bien, la pensée profonde de notre
Peuple..  Même John Charest reconnait que nous sommes un peuple et il refuse,  faute de colonne vertébrale à aller jusqu'au bout de ce constat.

Même chose pour les nationalistes mous 'ryanistes'  qui  s'auto-flagellisent en bons petits colonisés et qui font de  l'IMPUISSANCE, leur credo!

Surtout il faut noter, que ce n'est pq le fédéralisme canadian n'a
pas  fonctionné, ne fonctionne pas ou ne fonctionnera pas, que nous sommes  souverainistes, mais  pq nos sommes un Peuple et que le seul instrument   d'épanouissemnt  de notre peuple sur tous les plans, c'est la  souveraineté.

La Liberté d'un Peuple, cela ne se quémande pas, ne se négocie pas pour  des plats de lentilles, ou des châteaux de cartes, cela se gagne, se  prend mobilisatoirement et courageusement!
(...)
Quant au Devoir, source de l'auto-flagellation ces jours-ci, il faut le  retourner faire ses devoirs! :) Leurs journalistes et éditorialistes ont  besoin d'un bon recyclage intellectuel. Ils ne gagneront pas encore  cette année le Prix Nobel du journalisme..:)

Alain LaBonté AGQ 8188
(...) [Alain]  Ryan manque d'imagination. Les pays scandinaves à eux seuls ont une population inférieure au Canada mais le fait que ce soit cinq pays leur donne cinq votes dans toutes les organisations internationales et ils s'en servent. Si le Canada et le Québec étaient intelligents -- et non purement anglo-saxons, ce  à quoi le Québec n'a aucun intérêt de toute manière -- ils se serviraient de deux voix sur la scène internationale pour obtenir gain de cause... en s'unissant aussi aux autres pays d'Amérique et du monde. Cela me semble simple, et ayant une expérience des votes en organisations internationales, laissez-moi vous dire que c'est efficace !

Jean-Marc Rioux AGQ 8201
Comme Robert Bertrand et Pierre Granchamps le soulignaient, il faut  arrêter d'écouter les fossilisateurs du Devoir et faire nos devoirs!

Pierre Grandchamp AGQ 8232 :
Le Devoir: en arrière plutôt qu'en avant!

Jean LAPOINTE AGQ 8255
Ce qui me fait le plus mal, après avoir lu les éditoriaux du
DEVOIR, c'est de constater que des gens intelligents, instruits,
éduqués, cultivés, informés, comme le sont les cinq signataires de ces textes, soient aussi réticents à adhérer à l'objectif de la
souveraineté pour le  Québec.
 
 


 

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