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Interventions de Robert Bertrand, rédacteur,
au cours des ans
 
 

ADMINISTRATION PUBLIQUE ET DÉFICITS
Tiré du Journal Le Soleil du 1993-07-10
par Robert Bertrand
dans la rubrique:  Point de vue


Voici quelques suggestions que je propose pour réduire les déficits gouvernementaux:

1-- Réduire le nombre de ceux qui votent les déficits.
Élisons le nombre de députés dont nous avons besoin pour le bon fonctionnement du gouvernement.  Je suggère la dispariton de 109 députés à l'Assemblée nationale.  Un seul député par région administrative pourrait être élu et deviendrait ministre pour administrer le Québec.
2--Éliminons le dédoublement des administrations municipales.
Je suggère la mise en place d'une seule municipalité par région administrative du Québec.  Chacune des 16 régions administratives aurait sa municipalité régionale: tous les biens et services seraient centralisés.
3-- Regroupons les administrations scolaires.
Je suggère la réalisation d'une commission scolaire pour chacune des 16 régions administratives du Québec.  Encore ici, tous les biens et services seraient centralisés.

Faudrait-il deux commissions scolaires pour la satisfaction de notre réalité linguistique ?  Que l'on procède ainsi pour respecter notre diversité.

Bref: 109 députés en moins à l'Assemblée nationale; il n'existerait que 16 municipalités régionales au Québec et 16 commissions scolaires régionales.

Il faut radicalement réduire les dépenses et devenir efficaces. Finis les dédoublements inutiles.  Bien souvent ces dédoublements ne font que servir les intérêts de ceux qui sont actuellement au pouvoir.

Pour que ces suggestions deviennent réalités, je suggère la mise en place d'une commission semblable à "Bélanger-Campeau" et que tous les corps intermédiaires intéressés à y participer se fassent entendre et que l'on passe à l'action.

Finalement, je peux bien proposer la disparition du Sénat comme beaucoup le font actuellement.  Il faut l'unanimité des provinces, l'unanimité des premiers ministres, l'unanimité du parlement d'Ottawa et l'unanimité des sénateurs.

Il ne faut pas oublier que si c'est si compliqué de changer quelque chose à Ottawa, c'est que des lois ont été faites pour que ce soit ainsi.

C'est le système de protection le plus efficace que l'on ait inventé.  Et qui a mis ce système en place ?  Ce sont ceux qui ont voté les lois pour que cela devienne ainsi.  Arrêtons de perdre notre temps pour des choses impossibles.

M. Robert Bertrand est enseignant à la Commission des écoles catholiques de Québec.  Il demeure à Québec.
( 30 )

Robert Bertrand, rédacteur,  RENOUVEAU POLITIQUE BBS  Tél. rés. et télécopieur:  1-418-529-2013 1993-07-10

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UNE  AUTOPSIE  DES  DEUX  SOLITUDES
APRÈS  LE  RÉFÉRENDUM (1980)
Robert Bertrand, citoyen,
Enseignant à la C.E.C.Q.,
305, rue Dorchester
Québec, Québec
D`un côté, le Québec a produit sa commission Bélanger-Campeau.  Tous les organismes ont pu se faire entendre, tant les groupes fédéralistes qu`indépendantistes.  Non seulement se sont-ils fait entendre mais ils se devaient de défendre leur point de vue parce que questionnés par des tenants des deux options.  Les séances de cette commission ont été télévisées pour impliquer la population du Québec.  C`était un exercice  "  pédagogique  " , nous disait-on.

Parallèlement, le parti Libéral du Québec a réalisé le rapport Allaire en consultant les forces libérales de toutes les régions du Québec.  Et ce rapport fut adopté par le Congrès du parti Libéral devenant ainsi une section du programme officiel du parti.

On peut affirmer sans se tromper que le Québec a son point de vue en matière constitutionnelle.  Ce point de vue s`incarne dans ses deux rapports officiels.

D`ailleurs, les deux rapports furent signés par " notre " Premier Ministre (Robert Bourassa). Par cette signature, la population a cru en un certain degré d`unanimité sur les principales avenues à emprunter pour notre avenir.

D`un autre côté, le Canada a créé la commission Spicer pour entendre les doléances de la population du Canada.  Les québécois ne se sont pas sentis interpelés de façon importante par les membres de cette commission.  Le rapport a été soumis. Il ne réflétait pas ce que voulait entendre les politiciens du Canada.

Les politiciens du Canada, comprenant bien la situation confuse dans laquelle ils évoluaient, ont invité le Sénateur Castonguay et la Ministre Dobbie a dirigé une nouvelle commission.  Un fouilli administratif a débouché sur la même commission maintenant dirigée par le Sénateur Beaudoin avec la même ministre Dobbie.

Encore ici, une certaine population a été entendue et un rapport fut soumis. Les politiciens ne retiennent pas les solutions proposées dans ce nouveau rapport.  Certaines rencontres sont télévisées par le réseau  CBC NEWSWORLD.  Aucun réseau francophone ne transmettra ces assemblées publiques. Deux entités différentes travaillent côte à côte.

Certains Premiers Ministres des provinces du Canada veulent créer une assemblée constituante.  On ne fait pas l`unanimité.  Il n`y en aura pas.

Le Canada, sous l`impulsion du Premier Ministre de l`Ontario demande une rencontre des Premiers Ministres pour trouver " la " recette.  Enfin, des propositions du Canada pour le renouvellement de " notre " constitution.

J`en passe.  Succinctement schématisé, on s`en rend compte, la démarche est réalisée de façon parallèle. La population du Québec ne s`implique pas dans le processus des commissions canadiennes et la population du Canada ne s`est pas impliquée dans le processus de notre commission Bélanger-Campeau ni pour la mise en place du rapport Allaire.

Bref:  Le Québec a ses rapports de la commission Bélanger-Campeau et Allaire en plus de sa loi 150 devant permettre la tenue d`un référendum sur la souveraineté.

Le Canada a ses propositions imparfaites soumises par les Premiers Ministres des Provinces réunis à huis-clos.  La voie du peuple par l`intermédiaire de ses groupes de pressions et ses organismes publics ne s`est pas fait entendre.  En aucun temps, au Canada, la population n`a été partie prenante de ses propositions.

En catimini, les Premiers Ministres ont produit leurs propositions.  Ces propositions produites dans des délais restreints devaient satisfaire aux besoins rapidement ébauchés d`un certain nombre de ces Premiers Ministres.  Sous l`apparente unanimité se cachaient des imperfections et des compromis qui étaient pour être étudiés plus tard.

Il faut maintenant le constater.  Tant du Québec que du Canada, les politiciens de la plus haute hiérarchie se sont servis de la population.

Au Québec, notre concensus était clair, étudié, élaboré, bien présenté et généralement bien assimilé.

Au Canada, les propositions étaient superficielles ne répondant pas aux attentes ni de la population ni de certains Premiers Ministres.

Ce n'est pas fini.

Le rejet s'est concrétisé  "  démocratiquement  " .  Constatons-le.  Au Canada, quelque trois cents comités pour le  " oui "  et quelques dizaines de comités pour le " non " .  De plus, la presque totalité des  " élus du peuple "  a défendu la thèse du  " oui ".

Au Québec,  " on sait faire  " :  deux comités.  Un  " oui " et un " non ".  De plus les sommes d'argent sont réparties équitablement.

On peut le noter, il y a bien eu la publicité provenant de divers ministères du Fédéral qui s`est ajoutée sans quelle soit comptabilisée.  Elle avait un parti pris.

La vraie démocratie de notre peuple a su faire.  La plaie de cette même démocratie demeure ouverte.   Notre peuple a compris.  Et les politiciens ?  Il faut leur dire :  vous trichez la démocratie !

Il faut comprendre que la volonté du peuple québécois s`est façonnée au cours des quelque trente dernières années.  Il faut l`admettre.  L`intégrité de certains de nos politiciens a certainement aidé notre peuple.  On peut parler haut et fort des Jean Lesage, des Daniel Johnson , père , des René Lévesque.

Le Canada, quant à lui, il est à sa recherche.  Il doit compléter sa volonté d`être.  Il se doit de se définir dans toutes ses régions, dans toutes ses parties.  C`est un travail qui lui appartient.

L`élément unificateur ne serait-il pas le réseau de télévision  "CBC  NEWSWORLD "  opérant 24 heures sur 24 réflétant l`image des citoyens du Canada avec toutes ses composantes et sa grande diversité ?

Ce réseau est en opération depuis quelques années seulement. Est-ce pour cela que la population du Canada se découvre comme nous nous sommes découverts, il y a quelque trente ans avec les émissions telles :  " Point de mire ",  " Le sel de la semaine ", " Les Plouffe " ,  " La pension Welder "
" Salut, Bonjour " , " Mon Grain " , toutes les lignes ouvertes de nos radios  et les autres ?

Le Québec connaît son unité.  Il reste à la parfaire.
Le Canada est à la recherche de la sienne.

Il faut le dire:  les politiciens actuels, de la plus haute hiérarchie, se sont servis de la population au lieu de la servir.  Et les membres des partis, les plus représentatifs, ont suivis leurs dirigeants.  Les exceptions:  les  Allaire, les Dumont.

N`est-il pas temps, pour nous, payeurs de taxes et d`impôt, tant du Québec que du Canada, de diminuer de moitié le nombre de nos politiciens  ?  Pourquoi sont-ils si nombreux à ne pas nous écouter ?

Faudra-t-il encore longtemps n`entendre que leurs menaces ? leurs catastrophes ?  et leurs rancoeurs ?

L`entreprise privée coupe par milliers les emplois, non  seulement chez les simples ouvriers.  La haute administration des entreprises se regroupe, se fusionne.  N`est-il pas temps d`en faire autant avec nos élus ?

Qu`est-ce qu`il vous faut pour comprendre, chers élus ?  Au Canada, on parle de coupures de 30 milliards de dollars...  Et ceux qui sont en place parleront possiblement d`économie ?  Le "pétard " mouillé devrait vous hanter !

Notre tour viendra, dans l`isoloir.  Alors, vous comprendrez le message du peuple !

Robert Bertrand, citoyen,  Enseignant à la C.E.C.Q.,  TéL.: (418)  529-2013
RENOUVEAU POLITIQUE BBS 1-418-529-1976
Robert Bertrand, journaliste indépendant,
Responsable opérateur (SysOp)
( Ce texte a été publié dans le journal Le Soleil sous le titre "Autopsie des deux solitudes " ))

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LETTRE OUVERTE ( 1991-08-29 )
texte original remis au journal Le Soleil

AUX PREMIERS MINISTRES
DES NEUF AUTRES PROVINCES

SUJET: NOTRE  DIFFÉRENCE
par Robert Bertrand,

Vous nous avez démontré, dernièrement, un point de différence, et, cela, de façon éloquente.  Le voici.

CBC NEWSWORLD  a diffusé la rencontre des Premiers Ministres et leur conférence de presse de fermeture sur son réseau anglophone.  Rien n`a été prévu pour la traduction simultanée nglais - français.  Aucun réseau francophone n'a diffusé en direct l'ouverture de vos délibérations et la fermeture de ces mêmes délibérations.

Le Canada anglais était réuni et tout s'est passé en anglais.  Dans la conférence de presse, il y a bien eu quelques questions en français, traduites immédiatement par l'animateur du réseau anglophone.

Qu'ont eu droit les francophones du "Canada" ?  Qui s'est préoccupé de bien servir la clientèle francophone du Canada au cours de vos délibérations et votre conférence de presse?  Les bulletins réguliers de nouvelles :  rien de plus.

Le très représentatif  Premier Ministre du Canada peut bien dire aussi souvent qu'il le voudra : "qu'il ne doit pas y avoir deux Canadas : un français et un anglais".  Il peut aller chercher son inspiration chez nos amis américains.  Il ne peut faire autrement que de constater l'évidence.

C'est vous tous, Premiers Ministres des neuf Provinces réunis officiellement, qui avez fait la preuve, une fois de plus, de l'existence réelle et sans qu'aucun reproche ne vous en soit fait, de l'existence de deux réalités distinctes, de deux réalités différentes.

Votre "Canada" il est anglophone d'un océan à l'autre.  Lorsque vous êtes réunis entre vous, c'est vrai.  Nous ne vous faisons pas de reproche.  Nous voulons que vous le réalisiez.

COMPRENEZ-LE!

Ce que nous vous souhaitons, c'est de vous réunir, le plus souvent possible, pour réaliser une certaine volonté de vivre ensemble en vous fixant des objectifs communs.   Former-le ce cher  "CANADA"  de votre coeur !  Faites-vous une idée de ce que vous, vous voulez être.

Que je sache, aucun Premier Ministre des neuf provinces n'a réclamé l'égalité de traitement dans les deux langues relativement à la couverture de "leur" conférence.

Avec un peu de bonne volonté, vous êtes capables d'imaginer que le Québec n'y est pas et n'a pas besoin d'y être.  Créer vos propres priorités ; créer votre propre unité.  Vous ne réalisez même pas une unanimité et vous n'êtes que les anglophones ensemble?

Vous faut-il toujours un bouc émissaire, le Québec francophone, pour réaliser l'unanimité ?

Faites l'analyse de ce que vous avez démontré cette semaine avec votre conférence...  un degré d'unité ?  un degré de responsabilités ?  un degré de perspective d'avenir ?  ou un degré certain d'indifférence à l'égard de l'autre peuple fondateur?

Il faut se souvenir:  quand le Premier Ministre du Québec n'est pas présent lors d'une conférence des Premiers Ministres, on laisse une chaise vide et, ce qui est plus important, le Canada Français n'existe plus.  C'est unanimement, que vous nous en avez fait la preuve.

Les francophones d'un océan à l'autre n'existent pas dans la préoccupation des neuf Premiers Ministres des autres provinces.  Nous n'avons qu'à ne plus participer à une conférence pour disparaître comme entité fondatrice de ce Pays!

Il est vrai:  le Canada a été formé de par la volonté des deux peuples fondateurs.  Lorsqu`un peuple décide démocratiquement de s`en retirer... qui peut aller à l'encontre d'une telle volonté ?

Nos "élus" ont une responsabilité:  aller chercher la volonté du peuple.

Vous, Premiers Ministres des autres provinces, comment justifiez-vous la présence de certaines autres provinces aux conférences francophones internationales ?  Est-ce par profond attachement à l'existence de vos minorités francophones que vous le faites ?  Comment justifiez-vous cette contradiction entre l'existence de vos minorités francophones que vous cherchez à représenter au plan international et le manque de préoccupations lorsque vous, Premiers Ministres des neuf provinces, êtes réunis au Canada ?  La duperie n'est-elle pas flagrante ?

Parmi les leçons que nous nous devons de tirer, c'est que nous n'avons plus à nous préoccuper des neuf autres provinces pas plus que ses "chefs" se préoccupent du peuple que nous représentons.

Il est essentiel que notre commission parlementaire sur la souveraineté du Québec fasse oeuvre utile.  Nous scrutons vos agirs.  Nous avons soif d'une connaissance mûrie, réfléchie.  Le niveau de responsabilités de nos élus est grand.  Rendons évident le chemin qu'il nous reste à parcourir. Le peuple du Québec ne mérite pas d'être déçu.  Nous sommes à la croisée des chemins.  C'est à notre tour de marquer le pas.  L'Histoire nous attend.

Robert Bertrand, 305, rue Dorchester, Québec.  G1K 5Z9 Tél.: 418- 529-2013
Robert Bertrand, a fait des études en sciences politiques, économiques, en administration, en journalisme et en pédagogie à l'Université Laval.  Québec, 1991-08-29
Rédacteur du RENOUVEAU POLITIQUE BBS,

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Textes transmis aux journalistes
de la presse écrite, parlée et électronique
pour l'ouverture officielle du
Renouveau Politique BBS
1993-09-05

REQUIEM  POUR  LES  PARTIS

Texte de Lise Bissonnette, directrice, journal  LE  DEVOIR.
Texte paru à la page de l'Éditorial, le lundi, 2-08-93
    "(...) l'absence de fonction détruisant l'organe."
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EVERYWHERE,  GOVERNMENT  IS  A  DIRTY  WORD

From the Washington Post, by Richard Morin.
Text published in  THE  GAZETTE  July 31st, 1993.  p. B-6
   "(...) their country's government can't be trusted, their nation's economy is on the rocks and that things will only get worse, not better. "
Polling from Canada, France, United States of America, Japan.
 ... they trust the United States government to do what is right only some of the time or never...
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PARTOUT, LE GOUVERNEMENT ÉQUIVAUT à  DE LA SALOPERIE.

La traduction du texte précédent a été assurée par
LE  RENOUVEAU  POLITIQUE  BBS  1-418-529-1976
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MANIFESTE DU RENOUVEAU POLITIQUE PAR LE PEUPLE  via  L'INFOPEUPLE
par Robert Bertrand

 " Vous vous êtes bien servis du système traditionnel.
         Maintenant, c'est assez !     Maintenant, c'est fini !
        Il y a 2,000,000  de foyers qui possèdent un ordinateur
       On retrouve plus de 500,000 foyers qui utilisent un
       " modem ".

       Les nouvelles technologies que les hautes administrations se
       sont servies pour mieux nous contrôler, ...  sont maintenant
       entre les mains du peuple.

       .... Utilisez notre babillard  (BBS), pour informer le
       peuple; pour changer des choses dans le domaine politique.
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VERS  UN  RENOUVEAU  DANS  LA  REPRÉSENTATION  DÉMOCRATIQUE

par Robert Bertrand

      Quand-est-ce qu'un député nous représente?....Le soir des élections?
      On vit dans un simulacre de démocratie...
      "SE  SERVIR  DU  PEUPLE.... C'EST LA LOI DU PARTI"
     Objectif:  diminuer le nombre d'élus à un point tel que l'on ferait disparaître les partis...
     109 députés à la retraite;
     1 municipalité par région administrative;
     1 commission scolaire par région administrative

    ... Il a fallu de l'audace et du culot à Brian Mulroney
    pour nommer 15 sénateurs et près de 600 nominations
    à des amis, partisans, travailleurs d'élections et autres

   ... Il en faut du culot et de l'audace à  NOUS, LE  PEUPLE
   pour nettoyer les gâchis....

   NE PAS VOIR LES SOLUTIONS DANS LES PARTIS POLITIQUES.. (P.6)

   L'ANARCHIE  NE  SERVIRAIT PAS LE PEUPLE...   (P.5)
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UN  SYSTEME  DE  GOUVERNEMENT  " PUTRIDE  ET  CANCÉREUX "
par Robert Bertrand

En 1958, Duplessis, malade, dirigeait la province.  Des photos dans le journal le montrait alors qu'il  avait dénonçé des articles du journal  LE  DEVOIR.  Sous sa photo, les mots:  " putride et cancéreux ".
Un parallèle vécu aujourd'hui.   Des gens malades, plus imbus à demeurer en poste pour marquer leur passage par la longétivité que pour bien servir la Province.

Un budget de 40 milliards...  administrés par des gens fatigués, malades... en cure ou en ex-cure...

... Si une petite ou moyenne entreprise était administrée de cette façon;  les gérants des caisses ou banques les feraient fermés.

Est-ce que les élus sont obligatoirement compétents pour administrer 40 milliards ?

Que les élus -- 16 au maximum représentants chacun une région administrative du Québec -- forment une assemblée et engagent des fonctionnaires qualifiés pour exécuter les charges administratives.

ON NE PEUT SERVIR DEUX MAÎTRES

Actuellement, les députés servent leur maître... le Chef... Ils ne contrôlent pas les dépenses, ils n'administrent pas les budgets...  les députés suivent la ligne du parti...

VERS UNE RÉFORME OBLIGATOIRE DE NOS ADMINISTRATIONS PUBLIQUES.
Ne regardez pas l'autre pallier de gouvernement:  regardez-vous!
Fini le règne des cancres et des parasites...Si vous restez au pouvoir:  administrez.  Autrement démissionnez; démissionnez...

NOUS  LE  PEUPLE,  devons tirer nos conclusions:  un élu n'est pas nécessaairement un administrateur.
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DE L'IMMORALITÉ POLITIQUE ET DE LA DICTATURE PARLEMENTAIRE
par Robert Bertrand

C'est un texte de correspondance envoyée à un autre bbs " WORLD  VISION  BBS " à  Sébastien Bellefeuille qui m'interrogeait sur ma venue sur ce babillard.

Il y avait une question relative à la présence de Mme Kim Campbell. M. Bellefeuille me demandait de me situer:

Depuis Duplessis, la révolution tranquille de Jean Lesage, la création du Parti Québécois, le référendum de 1980.

Il faut " comprendre son temps pour prévoir l'avenir".  Et là je me sens bien.

L'ÉTAT ACTUEL DES CHOSES  p.2 (à voir)

DE  L'IMMORALITÉ POLITIQUE ET DE LA DICTATURE PARLEMENTAIRE (P. 3)

 --- Toute personne sensée,  -- normalement constituée --,  qui assume un niveau de responsabilité privée ou publique:  elle saurait prendre la décision de démissionner de son poste.

... On en est rendu à accepter  COLLECTIVEMENT  ET  MASSIVEMENT -----L'IMMORALITÉ  POLITIQUE  comme étant une valeur respectable !
"  L'HOMO  POLITICUS  "  domine la situation.
... C'est cela qui est  i n a d m i s s i b l e ,   i n j u s t i f i a b l e,  c o n d a m n a b l e...
Tout le monde attend après  L'HOMO POLITICUS :  LE  CHEF.
Personne n'a le droit de parole:  tout le monde est "zippé"  Le chef va peut-être décidé.
Cela vous dit quelque chose:  LE  CHEF ?  Duplessis doit bien reconnaître un fidèle représentant de sa race...
ILS  SONT  ÉLUS  mais  ils  ne  peuvent  pas  parler.
Vous le constatez:  on est dans un régime démocratique.  Les élus " se servent " de la démocratie comme si elle était une DICTATURE  PARLEMENTAIRE.    (FIN P. 3)

ENTRER  DANS  L'AVENTURE  DU  RENOUVEAU  POLITIQUE  (p.4)
En politique, le parti est plus puissant que le peuple.
Il faut remettre les choses en place:  Ensemble et individuellement,  NOUS,  LE  PEUPLE,  avons un travail à accomplir.

Il faut mutuellement et généreusement prendre le départ de cette aventure et construire et cheminer à l'intérieur d'une saine démocratie.  LA  DÉMOCRATIE  PAR  LE  PEUPLE. (p.5)

LE  BABILLARD  DU  PEUPLE :  le peuple deviendra le groupe de " lobbyistes" le plus puissant pour aider  LE  OU  LES RESPONSABLES  soit au pouvoir, soit comme ADMINISTRATEURS.

A la page 6:  je me présente.
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TROP  DE  DÉPUTÉS  POUR  LA  QUALITÉ  DU  TRAVAIL
par Robert Bertrand.

Le parlement d'Ottawa se retrouverait avec un maximum de 82 députés.
Le Québec aurait 16 députés à son Assemblée Nationale;  les partis politiques n'auraient plus leur raison d'être.  Les élus se devraient de servir le peuple et rien que le peuple.
Une municipalité par région administrative soit un total de 16.
Une commission scolaire par région administrative soit un total de 16 également.
Il faut savoir que nous avons actuellement 1,450 municipalités et près de 240 commissions scolaires.
Grâce à la technologie, nous pouvons maintenant changer les choses.
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MA  VISITE  À  TROIS-RIVIERES  AU  FORUM  OPTION-JEUNESSE  10-07-93
par Robert Bertrand

Je n'imaginais pas encore réaliser un babillard électronique.
----- On ne peut plus compter sur les partis politiques.....
Remise de 125 documents de:

VERS UN RENOUVEAU DANS LA REPRÉSENTATION DÉMOCRATIQUE
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MA VISITE  à  LA  POCATIERE :  congrès des jeunes libéraux 15-08-93
par Robert Bertrand.
Distribution du manifeste du  RENOUVEAU  POLITIQUE  PAR  LE  PEUPLE via  L'INFOPEUPLE Environ 225 documents distribués

MA VISITE AU CONGRES DU PARTI QUÉBÉCOIS à MONTRÉAL
 21-08-93  par Robert Bertrand.

J'ai remis ce que l'on appelle la publicité p. 1 et 2 du babillard. à plus de 600 personnes.
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NE PAS VOIR LES SOLUTIONS DANS LES PARTIS POLITIQUES
par: Robert Bertrand.

Il nous faut à   NOUS, LE  PEUPLE   autant d'audace et de culot que députés et ministres peuvent avoir de permettrre et de laisser passer autant de grossières erreurs, autant de dettes, autant de déficits, autant de taxes, autant de rétro...autant de nominations d'amis pour services rendus à l'un ou l'autre parti.
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L'IDENTITÉ  QUÉBÉCOISE
Tiré de la Commission  Bélanger-Campeau
On veut " un aménagement politique qui prenne la pleine mesure de son identité "
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LETTRE  AU  MINISTRE  DES  COMMUNICATIONS,
Monsieur Lawrence Cannon,
(...)
Nous demandons officiellement à notre gouvernement de rendre accessible ses documents que la population a droit de consulter.

Notre objectif:  rendre accessible par le réseau de bbs ou par L'INFOPEUPLE  tout ce qu'automatiquement entrera chez-nous.

( comprenons qu'il y aura contôle pour permettre l'accessibilité ouverte à tous )

Notre intervention, je la fais au nom de  NOUS, LE  PEUPLE,       (P. 3)

LE GOUVERNEMENT  EST  AU  SERVICE  DU  PEUPLE,  C'EST CE QUE NOUS CROYONS ( P. 3)  ET  LE PEUPLE VEUT VOIR CE QUE SON GOUVERNEMENT FAIT.  ET  IL A  RAISON !

Tous ces textes et bien d'autres sont présentement accessibles sur notre babillard.  Nous avons fait un choix pour vous les présenter.  C'est gratuit pour ceux qui veulent venir nous contacter par l'intermédiaire de leur modem.

Nous voulons établir des bases de données dans toutes les régions administratives du Québec pour permettre à l'ensemble de la population de bénéficier des documents qui nous seront transmis soit par des média d'information,  -- actuellement deux ententes sont à être finalisées -- et la transmission des documents officiels de la part du gouvernement et de ce qui tient lieu des administrations directement impliquées.

Nous en sommes au début de notre merveilleuse aventure dans le secteur des communications directes avec et pour  LE  PEUPLE.

Si des écoles, CEGEPS, POLYVALENTES, UNIVERSITÉS et autres établissements privés ou publics veulent faire l'expérience de notre babillard, nous pouvons nous déplacer avec un modèle identique pour en faire la démonstration.

Les ententes restent à établir.

 (30)
RENOUVEAU  POLITIQUE  BBS
RENOUVEAU  POLITIQUE  PAR  LE  PEUPLE  via  L'INFOPEUPLE
Robert Bertrand, journaliste indépendant, Responsable opérateur (SysOp),
RENOUVEAU POLITIQUE BBS    Tél rés et télécopieur .: 1-418-529-2013
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                     Québec, 1994-06-02

Honorable Jean Chrétien, premier ministre,
Hôtel du Parlement,
Ottawa.  Ontario.

Monsieur le Premier Ministre,

                                                     sujet: rôle de visionnaire

D'entrée de jeu, je veux être clair.

Tous les stratèges prévoient l'élection du Parti Québécois et dans tous les coins du Pays que vous représentez, des indications assez claires de refus de dialogues semblent se dégager des propos de nombreux représentants officiels de ce même Pays.

D'autre part, tout le monde s'accorde pour que tout se déroule le plus normalement possible, que la paix règne et qu'il y ait le moins de soubresauts possibles au plan financier sur la scène nationale.

Ce qu'il faut comprendre c'est qu'on ne s'entend pas mais nous devons vivre ensemble. Nous, nous voulons former une Nation de reconnaissance Française.  Le reste du Canada n'accepte pas que nous soyons autre chose qu'une minorité dans le Pays que vous représentez comme Chef.

Le reste du Canada n'accepte pas que nous soyons un PEUPLE fondateur à son égal.  Il veut tout simplement que nous soyons une province égale aux autres.

Nous, c'est clair, nous ne voulons pas ça et nous n'acceptons pas ça.  Donc, aussi bien réaliser la séparation en douceur, en harmonie, en concertation.  L'un et l'autre on n'est plus fait pour rester ensemble, sous le même toit.

J'aurais le goût de vous signaler, que les Présidents, les Premiers Ministres, les responsables des gouvernements qui n'ont pas voulu comprendre leur population, pendant qu'il en était encore temps, ont été, une fois les changements opérés par la population, obligés de s'enfuir de leur propre Pays.

Pensez à celui qui vient de mourir et qui venait de l'Allemagne, pensez au prestigieux roi de l'Iran soutenu par nos Pays occidentaux.  Je suis convaincu que vous en connaissez d'autres.

On peut mettre de l'avant les idées de Grands Hommes qui ont assumés leurs responsabilités, et qui se sont montrés plus compréhensifs:  le  Général De Gaulle qui a accordé l'indépendance à combien de pays!  Il a eu ses torts, il a su également voir clair et assumer les responsabilités de son temps.

Pourquoi ne pas prendre les devants et assumer les responsabilités dynamiques qui sont vôtres?  Une responsabilité qui est actuelle et qui vous projetterait certainement parmi les visionnaires de notre époque.  Vous avez le choix.  Prendre l'initiative des changements ou subir les changements qui s'imposent.

Vous le savez, on a trompé assez souvent les québécois, on a connu assez de manigances de toutes sortes.  Ce jeu là est bien terminé!  Nous en sommes rendus à la période de la transparence, d'une franchise à toute épreuve.

Il faut simplement reconnaître que jouer l'autruche ne nous mène nulle part.  Par contre, être visionnaire peut garantir, vous en conviendrez, la conduite des affaires de façon impeccable et responsable pour une ou deux décennies.

Robert Bertrand,  305, rue Dorchester,  Québec.  Qc  GIK 5Z9  Tél. rés. et télécopieur (418) 529-2013
C.C.
1- le réseau informatique  FrancoMédia  ( FM-POLITIQUE )
2- le babillard le  RENOUVEAU POLITIQUE BBS
3- les média d'information

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Ce texte a été publié dans le journal Le Soleil, de Québec

Extrait de : Lettre ouverte aux Premiers Ministres des NEUF autres provinces.  29-08-91

DUPERIE DES PREMIERS MINISTRES DES NEUF AUTRES PROVINCES
par Robert Bertrand

Il faut se souvenir:  quand le Premier Ministre du Québec n'est pas présent lors d'une conférence des Premiers Ministres, on laisse une chaise vide et, ce qui est plus important, le Canada Français n'existe plus.  C'est unanimement, que vous nous en avez fait la preuve.

Les francophones d'un océan à l'autre n'existent pas dans la préoccupation des neuf Premiers Ministres des autres provinces.  Nous n'avons qu'à ne plus participer à une conférence pour disparaître comme entité fondatrice de ce Pays !

Il est vrai:  le Canada a été formé de par la volonté des deux peuples fondateurs.  Lorsqu'un peuple décide démocratiquement de s'en retirer... qui peut aller à l'encontre d'une telle volonté?

Nos "élus" ont une responsabilité:  aller chercher la volonté du peuple.

Vous, Premiers Ministres des autres provinces, comment justifiez-vous la présence de certaines autres provinces aux conférences francophones internationales?  Est-ce par profond attachement à l'existence de vos minorités francophones que vous le faites?  Comment justifiez-vous cette contradiction entre l'existence de vos minorités francophones que vous cherchez à représenter au plan international et le manque de préoccupations lorsque vous, Premiers Ministres des neuf provinces, êtes réunis au Canada?  La duperie n'est-elle pas flagrante?

Parmi les leçons que nous nous devons de tirer, c'est que nous n'avons plus à nous préoccuper des neuf autres provinces pas plus que ses "chefs" se préoccupent du peuple que nous représentons.

Robert Bertrand, rédacteur,  RENOUVEAU POLITIQUE BBS :  1-418-529-1976
Tél. rés. et télécopieur: 1-418-529-2013

Robert Bertrand, a fait des études en sciences politiques, économiques, en administration, en journalisme et en pédagogie à l'Université Laval. 1991-08-29
RENOUVEAU POLITIQUE PAR LE PEUPLE via L'INFOPEUPLE

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Lettre adressée par télécopieur au Premier Ministre et à tous les députés et ministres de l'Assemblée Nationale du Québec et aux journalistes de la Galerie de la Presse

Un  pays  bientôt...
ON    EST   "  F A I M  "    PRÊT

Robert Bertrand,  journaliste indépendant,
responsable opérateur (SysOp),
RENOUVEAU POLITIQUE BBS
1993-08-25

Depuis des décennies, les gouvernements successifs du Québec ont négocié pour faire reconnaître le Québec comme étant une  SOCIÉTÉ DISTINCTE.  L'Angleterre est-elle différente de la France ? La Suisse est-elle différente de la Belgique ?

Les autres provinces ne veulent pas accepter ce fait qui crève les yeux.  Notre Premier Ministre, (Robert Bourassa) avec la nouvelle  " entente "  ne semble plus y croire à notre  " société distincte ".

Au cours des dernières années, nous nous sommes définis assez clairement :  la Commission  Bélanger-Campeau,  le  rapport Allaire font état de ce que nous sommes et de ce que nous voulons.

Combien de nos ministres québécois de notre  ASSEMBLÉE NATIONALE  se sont prononçés pour dénoncer les duplications qui existent entre les ministères québécois et les ministères du Fédéral? Faudra-t-il faire taire les ministres qui ne jouiront pas des transferts ?

Que reste-t-il à faire ?

D'autres réunions constitutionnelles?  D'autres palabres?  Des discussions à onze, à dix-sept, ou peut-être à deux ?

Vous avez droit de vous mentir entre vous, mais le peuple vous observe et entend tristement ce que vous vous dites.

Vous le savez:  ce que vous êtes aller chercher de vos collègues en catimini ou autrement ne pourra jamais satisfaire les exigences d'un peuple.  Si vous ne croyez pas à notre   " peuple "  pourquoi vouliez-vous alors négocier à  " deux " ?

" A  DEUX ", cela ne signifiait-il pas que nous étions deux peuples, deux entités différentes ?

En est-on rendu à gouverner par sophismes ?

Faut-il vous le rappeler:  vous êtes  PREMIER  MINISTRE ! Est-ce cela la politique ?

Les intérêts supérieurs du Québec commandent-ils le double-jeu, les pirouettes et le  " girouettage "  ?

Vous vous rappelez votre phrase, monsieur le Premier Ministre, "  ASSEZ,  C`EST  ASSEZ !  "

Re-saisissez-vous !

Le peuple a faim et soif de se prononcer.  De grâce, n`abusons pas des sophismes.  Un  "  O U I  "  devrait vouloir dire un  " O U I" et  un   "  N O N  "  devrait vouloir dire un  "  N O N  ".

J'ai le goût de vous dire:   ON  EST  " FAIM "  PRÊT  .

Avec un peu de bonne volonté, vous seriez à même d'aller chercher des appuis de 75 % à  85 %  de la population.

Ce que je nous souhaite, c'est de vous voir présenter la vraie question.  La question de notre peuple.

Robert Bertrand,  journaliste indépendant, responsable opérateur (SysOp),
RENOUVEAU POLITIQUE BBS TÉL.RÉS. et télécopieur: 1-418-529-2013
Québec, 1993-08-25

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UN BABILLARD INFORMATIQUE
POUR LES FÉRUS DE POLITIQUE
par:  Anne-Louise Champagne.

Texte tiré du JOURNAL  DE  QUÉBEC,
du 7 septembre 1993. p. 15

Robert Bertrand, un ex-professeur qui se présente aussi comme journaliste indépendant, s'amuse depuis peu à conjuguer ses anciennes et nouvelles passions, soit l'informatique, l'information et la politique.  Résultat :  un nouveau babillard informatique, longuement intitulé "RENOUVEAU POLITIQUE PAR LE PEUPLE   via L'INFOPEUPLE", que M. Bertrand gère du haut de son bureau de la rue Dorchester.

Tous les propriétaires de micro-ordinateurs et de modems ont accès au babillard de l'ex-professeur.  Ils peuvent y lire et faire imprimer des textes et documents et verser à leur tour des informations sur tous les sujets imaginables.  L'idée derrière ce projet, c'est d'accumuler une vaste banque d'information.  L'intention est "politique"; ainsi informé, le peuple pourra se prendre en main.

L'ex-professeur y a d'abord versé les nombreux textes qu'il a publiés au fil des années dans les tribunes libres des journaux québécois.  Il a ensuite ajouté des textes publiés dans les quotidiens, puis des extraits des travaux de la commission Bélanger-Campeau.

Présentement, il multiplie les démarches pour "obtenir tout ce qui est accessible en vertu de la Loi d'accès à l'information, et le mettre à la disposition du peuple", dit ce Robin des Bois... de l'information.

INVESTISSEMENT DE 5000 $

Il a ainsi communiqué avec chacun des ministres québécois afin que toutes les publications de chacun des ministères soient versées à son babillard.  Il dit pouvoir sous peu mettre la main sur les textes de l'ALENA.  Il rêve aussi du jour où les journaux enrichiront quotidiennement sa banque de données.  Il invite les étudiants à y publier leurs travaux scolaires.  A peu près tout l'intéresse.

Les utilisateurs du babillard sont nombreux.  En fait, l'unique ligne téléphonique ne dérougit pas.

Contrairement à la plupart des 17 000 babillards qui existent au Québec, l'utilisation de "l'infopeuple" est gratuite.  "C'est moi qui ai payé l'équipement, qui paye la ligne (téléphonique).  Ce qui me surprend le plus, c'est le coût modique de cet équipement."

M. Bertrand croit en effet que 5000 $ investis de sa poche, ce n'est pas cher payé pour rejoindre et informer des milliers de personnes.

RENOUVEAU POLITIQUE

Dans ces textes, Robert Bertrand, qui se décrit comme le rédacteur en chef de son service d'information, ne cache pas ses "rêves" politiques.  Il rêve, en fait, de mettre 109 députés à la retraite et de n'en garder que 16, un pour chacune des régions administratives du Québec.  Idem pour les municipalités et pour les commissions scolaires.  Il ne croit pas non plus aux partis politiques, où les membres, dit-il, sont au service du parti et non au service de la population.

M. Bertrand a versé dans le babillard de longs écrits sur ses idées politiques.  "Mais les pages du babillard sont ouvertes à tous, dit-il.  Tous peuvent y verser des documents.  Même les partis politiques."
                                             ( 30 )

Et sous une photographie de Robert Bertrand, dans le bureau du
RENOUVEAU POLITIQUE:
Robert Bertrand devant son ordinateur: les appels se succèdent et la ligne est régulièrement occupée...

Texte fourni par le  RENOUVEAU  POLITIQUE BBS
RENOUVEAU POLITIQUE PAR LE PEUPLE  via  L'INFOPEUPLE
Robert Bertrand, rédacteur,  Tél. rés et télécopieur: 418-529-2013

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Message #19003 board "FM-POLITIQUE ( Réseau FM )"
Date : 06-Sep-94 11:29
From : Robert Bertrand
To   : Aux Honorables Du Reste Du Canada

Sujet : Préparez la table

Messieurs,

Je m'adresse ici à tous les Premiers Ministres des Autres Provinces et au Premier Ministre du Canada.

Il devient clair et évident.  Le Québec se donne un caractère
d'assurance et de fierté.

Sur deux fronts, les Québécois seront présents de façon importante.  L'un à Québec, comme Premier Ministre du Québec et à la tête de l'Assemblée Nationale du Québec et l'autre à Ottawa détenant le poste et les fonctions de l'Opposition Officielle.

" L'autre façon de Gouverner "  vous invite à préparer la table.

Une table garnie.  La période des "mangeux d'Hot-Dog" est passée.

Robert Bourassa et Brian Mulroney n'ont pu malgré les pouvoirs qu'ils détenaient se faire servir un plat consistant, acceptable et par les Québécois et par le reste du Canada.

C'était pourtant, de leur aveu, des serviteurs de la cause Canadienne d'abord et ils n'ont pas su offrir à leurs populations respectives un minimum acceptable.

Serez-vous capable de présenter une table à laquelle on pourra
collectivement s'asseoir et y déguster de bons aliments et une bonne chaire, de part et d'autre ?  La parole sera de votre côté.  Pas à la veille du prochain référendum.  Maintenant.  Maintenant, alors qu'il pourrait encore être le temps.

Remarquez les entourloupettes que cherchent à nous faire passer le candidat  Daniel Johnson (fils), actuellement.  Oui, nous dit-il, il est Québécois.  Avant il était Canadien d'abord.

Je sais que vous, vous le croyez.   Nous, de notre côté, il a perdu toute crédibilité.  Il est le digne successeur du "TRICHEUR" qui vous appelait et vous disait :  " ce que je dis aux Québécois, c'est pas ce que je ferai, vous le savez bien ".

Lui, le candidat actuel, n'a pas eu besoin de vous appeler:  Il offre rien aux Québécois.  Il essaie simplement de sortir de son propre pétrin:  il n'a pas les études... et il les a mais ne peut les publier;  il est canadien d'abord et là il est québécois et ne peut être canadien sans être québécois.

Vous avez compris qu'on s'est fait  TROMPER  assez souvent.

Nous voulons de "vrais" sentiments; nous voulons de "vraies" personnes; nous voulons de "vrais" changements qui comportent d'abord le respect intégral de ce que nous sommes:  une société distincte capable d'évoluer librement avec ses propres objectifs.

Préparez la table.  Mettez-y de "vrais" ingrédients, de "vrais" plats.  Que ce soit consistant.  La dernière des dernières chances vous l'avez pour un, deux, trois ou quatre mois.

Après cela:  tout deviendra clair pour la société québécoise qui veut participer à ce concert des Nations souveraines.

Toutes les contraintes qui proviendront de votre part seront analysées par nous-mêmes,  PEUPLE  DU  QUEBEC , et par tous les représentants des autres Pays.

L'appel à la souveraineté ne laissera pas indifférent la presse internationale qui voudra se mettre quelque chose sous la dent.

Les responsables des Autres Pays ne demeureront pas indifférents devant la volonté populaire aussi manifeste d'un futur partenaire dans ce concert des Nations Souveraines.

Vos gestes et vos paroles seront scrutés, analysés, évalués.  Les faux-fuyants seront évidents à la face de tous.

Préparez la table.
Il reste peu de temps.
Vous le savez bien.

Robert Bertrand, rédacteur, RENOUVEAU POLITIQUE BBS

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Disponibilité des documents officiels du gouvernement
incluant les régies
et les sociétés d'État etc...
Robert Bertrand, journaliste indépendant,
Responsable opérateur ( SYSOP )
RENOUVEAU  POLITIQUE  BBS 1-418-529-1976
1993-08- 23

Québec, 1993-08-23

Monsieur Lawrence Cannon,
Ministre des communications,
1037, de la Chevrotière, 3è Et. tour,
Québec.  G1R 4Y7

ATTENTION:  Monsieur Luc Harrisson,
                        Chef de cabinet

Cher Monsieur,

 sujet:  disponibilité des documents officiels du gouvernement
             incluant les régies et les sociétés d'État etc...

Suite à notre entretien téléphonique de ce jour, nous vous exposons brièvement notre babillard et son fonctionnement.

Notre babillard  ( BBS )  se veut le point de rencontre de diverses opinions concernant le  RENOUVEAU  POLITIQUE.  Vous le noterez, Nous, LE PEUPLE, nous constatons que notre  ÉTAT  semble davantage SE  SERVIR  du citoyen que de chercher à le servir.

Notre gouvernement passe des lois, des règlements, réalise des projets mais garde cette information pour une classe de privilégiers capable de se la payer.  Cette information, sur tous les points et les avenues imaginables, doit être également disponible et accessible à l`ensemble des citoyens.

Comme tout est techniquement possible maintenant, nous demandons officiellement à notre gouvernement de rendre accessible ses documents que la population a droit de consulter.  Notre objectif n'est pas d'entrer dans les secrets d'État.  C'est de rendre accessible par le réseau de bbs ce qu'automatiquement entrera chez-nous.

Il faut savoir que toute personne peut venir chercher jour et nuit un document qui pourrait mieux servir ses propres intérêts et ses propres besoins.  Tout ce qu'il se trouve sur le bbs est automatiquement disponible.  Et il est de convention courante que tout ce qui entre dans un autre bbs, parce que ce bbs est venu le chercher, est automatiquement disponible sur le sien également.

Vous le constatez, on peut connaître le début de la chaîne et ne jamais savoir si un texte ou un ensemble ne fera pas le tour du monde, si on a un peu d'imagination.

Avec la présente, je vous transmets deux documents qui nous font mieux connaître:

NOUS, -- LE  PEUPLE --,
NOUS NOUS DEVONS DE NOUS PRENDRE EN MAINS

et un deuxième qui fait la promotion de notre bbs.  D'un côté, on présente l'affiche d'entrée au bbs et une liste partielle des fichiers disponibles en lecture à l'écran ou pour importer; de l'autre côté, une page publicitaire pour informer la population de notre existence.

Vous noterez que nous ne parlons pas, ni dans l'un, ni dans l'autre documents, des possibilités futures de notre bbs, c'est-à-dire la mise en disponibilité des textes de deux journaux qui nous ont signifier leur apport très prochain.  Nous ne pouvons pas encore parler non plus de la possibilité des textes de législatures et de l'Assemblée nationale et de tous les autres.  Ils ne sont pas dans le bbs.

Lorsqu'ils le seront, ce sera également toute une différence.

Nous n'avons pas encore rejoint la population étudiante des CÉGEP des écoles secondaires ou des universités.  Nous voulons leur offrir davantage et leur offrir de la qualité et un choix diversifié d'opinions et d'articles.  Nous connaissons notre début du bbs, les possibilités sont incommensurables et nous voulons y faire un travail d'éducation populaire tout en sollicitant les gens à exprimer leurs points de vue.

À notre bbs, nous y ajouterons très bientôt le COIN  DU  BEAUPARLEUR pour permettre aux usagers d'y faire leur BEAUPARLAGE.

Tant les messageries que les fichiers sont publics.  Nous ne voulons rien de privé excepté ce que voudrait nous signaler un usager particulier.  Même cette section, après un temps, elle sera intégrée à l'ensemble de ce qui est accessible à tous.

Nous voulons voir venir les choses avec une certaine douceur.  Nous pourrions aller chercher beaucoup de matériel au réseau de M. Ross Perot qui nous assure de ses transferts de tous documents qui pourraient nous intéresser.

Notre intention n'est pas de fournir que des textes anglophones bien que l'on en retrouvera sûrement.

Mon intervention actuelle, je la fais au nom de  NOUS, LE PEUPLE. La réponse de deux journaux dont un quotidien a été immédiate et on nous assure de beaucoup de support, au besoin.

Nous offrons à l'entrée un choix de langue à utiliser.  Nous comptons sur la participation de diverses personnes de groupes ethniques différents.  L'expérience aidant nous verrons tout ce cheminement se réaliser.

Lorsque nous aurons d'autres bases établies en province, ce sera un moyen de communication qui deviendra important à nourrir de données de premières qualités.  La mise en marche de notre bbs se veut une amélioration certaine d'une qualité de vie et d'échanges d'idées de valeurs sur des sujets d'importance.

Notre demande auprès du gouvernement, nous la faisons par votre intermédiaire.  Nous intervenons maintenant; je sais que nous pourrions avoir des surprises...  Ce serait tout à l'honneur des responsables actuels.  Les bons coups nous saurons les apprécier et en faire bénéficier nos jeunes et les moins jeunes qui y viendront par la suite après avoir appris le fonctionnement des bbs.

Le gouvernement est au service du peuple:  c'est ce que nous croyons.  Et  LE  PEUPLE veut voir ce que son gouvernement fait. Et il a raison.

Nous imaginons qu'il existe tout un répertoire de documentation en regard de l'informatique qui est disponible en français.  Imaginez la satisfaction de tous les utilisateurs francophones si on y disposait de cette documentation qui leur est particulièrement utile pour comprendre le bon fonctionnement et avoir les bonnes traductions des termes.  Tous ces utilitaires pratiques sont accessibles et partagés en anglais.  Je n'ai rien trouver en français à partager.  Il est temps d'agir dans ce domaine de pointe.  Notre population passe bon dernier dans ce domaine précis.

Je demeure disponible pour tout détail ou information susceptible de vous être utile;  n'hésitez pas à communiquer avec nous.

Robert Bertrand, journaliste indépendant, Responsable opérateur ( SYSOP )
RENOUVEAU  POLITIQUE  BBS  Tél.  DATA: 1-418-529-1976  VOIX: 1-418-529-2013
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Note:  Quelques mois plus tard, nous demandions les documents à la Commission d'Accès à l'information.

Devant le juge de cette commission, les responsables du Ministère des Communications du Québec sont venus déclarer

a)  que le Ministère était disparu,
b) que nos demandes étaient disparues
c) et que finalement personne ne pouvait  répondre à nos
    demandes puisqu'elles étaient trop importantes.

Le Ministre des Communications ne connaissait rien des communications internet et autres.

Ce que j'ai retenu et retient de cette expérience, c'est que personne au Gouvernement était sensibilisé à la question d'Internet et encore moins aux BBS.

Il s'en est suivi que nous nous sommes rendus aux divers congrès des Partis politiques pour sensibiliser les membres des Partis politiques:  P.Q. Libéral, L'A.D.Q.
Robert Bertrand, 1999-03-14.

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Lettre ouverte au
PREMIER MINISTRE ROBERT BOURASSA
(Il vient d'annoncer qu'il va démissionner)

Québec, 1993-09-22

Monsieur Robert Bourassa, premier ministre,
Hôtel du Gouvernement,
Québec. Qc

Monsieur le Premier Ministre,

Vous me permettrez de vous féliciter pour avoir pris finalement votre décision de démissionner comme Chef du Parti et comme Chef de Gouvernement.

Mais, vous comprendrez comme moi, que cela ne change pas beaucoup de choses pour LE PEUPLE qui vous voit encore à la tête de ses destinées, pouvons-nous dire.

Et, à l'émission de Radio-Canada, LE POINT , vous nous confirmer que huit à dix membres de votre gouvernement veulent quitter la politique. L'état de l'économie québécoise ne souffre-t-elle pas de cette situation d'un dynamisme fortement questionnable?

Vous démissionnez.... mais vous restez-là !  Agissant ainsi, ne devenez-vous pas, par le fait même, un "retardeur" de l'évolution de notre société ? Sommes-nous en période de consolidation, ( de quoi ? ), en période de création, (laquelle ?) ou en période de décrépitudes ? ( tout simplement ).

Depuis trois ans environ, Nous, le peuple, nous avons pris patiemment connaissance de votre maladie peu de temps après la crise d'Oka. Nous devons suivre les différentes péripéties de votre propre personne et de votre propre santé physique, physiologique et jusqu'à la confirmation de la démission et la retraite...et, quoi d'autre ? Je veux croire que vous êtes très important puisque vous occupez le poste de Premier Ministre du Québec, mais quand même, que faites-vous de votre PEUPLE ?

Le PEUPLE doit-il être vraiment à votre service et au service des PARTIS POLITIQUES ? Si je m'adresse à vous, c'est que vous incarnez officiellement le POUVOIR par le poste que le PEUPLE  vous a confié. Tout parti politique est appelé à se mettre à jour et refaire "ses devoirs" pourrait-on se dire!

Mais enfin, vous avez droit d'aller vous reposer et laisser la place, toute la place, le plus tôt possible, -- immédiatement --, pour permettre de créer de vrais grands projets pour notre société.

En demeurant à votre poste, vous et le groupe des huit ou dix dont les intentions semblent claires, vous figez LE PEUPLE nécessairement et obligatoirement dans l'immobilisme. C'est pourquoi, je nous souhaite, à nous, LE PEUPLE , un moyen d'intervention majeur auprès de nos gouvernants lorsque l'on souhaite se débarrasser d'une personne ou d'un gouvernement.

UNE LÉGISLATION PERMETTANT AU PEUPLE D'INTERVENIR

L'obligation que LE PEUPLE a de devoir attendre les bons moments choisis seulement pour le service et la gloire des partis politiques me semblent bien révolus. Pourtant, c'est l'option que vous chérissez encore.

Dans les circonstances je me permets de formuler une nouvelle proposition.

Aussi, il faudrait créer, dès la prochaine session de votre Gouvernement, une législation permettant au PEUPLE de pouvoir intervenir directement dans l'évolution des prises de décision de "SON GOUVERNEMENT". Pas quelque chose de possible une fois tous les quatre ou cinq ans !

Et tout en croyant faire votre devoir de Premier Ministre, vous nous déclarez, très fièrement, "que la personne qui va me succéder aura la possibilité de trois saisons avant de se présenter au PEUPLE pour l'élection ".

J'ai honte de notre démocratie! Vous nous affirmer pompeusement que vous vous servez du POUVOIR transmis démocratiquement par le PEUPLE pour vous en servir pour les fins de votre propre parti politique. Et vous agissez ainsi du haut de votre pouvoir confié démocratiquement par LE PEUPLE.

Ce qui me surprend et dépasse l'entendement du mot démocratie telle que je me faisais à l'idée que NOUS, LE PEUPLE, vivions, c'est de constater que tous les membres des partis politiques vivent confortablement avec ce mode de réflexion.

Et que dire des penseurs et chercheurs de nos universités qui n'interviennent guère sur ce sujet ? Sont-ils à ce point dépendant du pouvoir pour ne plus être capable de plus de réflexion sur ce sujet ?

Il nous faut donc ouvrir des avenues nouvelles et permettre au Peuple d'autres moyens d'interventions. Il est urgent de se parler et de se comprendre.

Ce que je viens de démontrer ici confirme, une fois de plus, que collectivement et massivement nous acceptons L'IMMORALITÉ POLITIQUE comme une valeur respectable.

Et nous demeurons convaincu que ce que les partis politiques et les politiciens imposent à NOUS , LE PEUPLE , c'est tout simplement inadmissible, injustifiable et condamnable. On a raison d'humblement se demander jusqu'à quand ce même PEUPLE pourra-t-il accepter toutes ces facéties du pouvoir ?

La réforme proposée devient donc d'une urgente nécessité.

Robert Bertrand, enseignant, rédacteur, Tél. rés.: 1-418-529-2013
RENOUVEAU POLITIQUE BBS,
 

Note du rédacteur

La majorité des textes produits en juillet, août et septembre 1993 en plus d'être placés sur le BBS en fichiers textes, ils ont également été publiés dans les conférences de messageries de FrancoMédia en plus d'être transmis par télécopieur. 

J'adressais ces textes au Premier Ministre du Québec, à tous les députés et ministres de l'Assemblée Nationale du Québec, aux hauts fonctionnaires majeurs du Gouvernement, aux journalistes de la Galerie de la Presse, à la rédaction des journaux Le Soleil, La Presse, Le Devoir, aux responsables de l'enseignement des Sciences Politiques de l'Université Laval et des différents CEGEPS de la région de Québec. 

On vivait une période de morosité où personne n'osait prendre position publiquement puisque le Premier Ministre était malade et qu'on vivait dans l'attentisme d'une quelconque décision. 

Des Ministres (Côté, Bacon) protégeaient le Premier Ministre pour ne pas que les députés parlent publiquement. 

Le Québec connaissait des déficits d'environ 4 milliards de dollars annuellement et personne n'intervenait. 

En conscience, face à cette situation, en plus d'ouvrir le RENOUVEAU POLITIQUE BBS, j'ai écrit les différents textes que je publie maintenant sur mes pages de mes sites sur le web. 

Robert Bertrand, 1999-02-25

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Maniveste du
RENOUVEAU  POLITIQUE  BBS
NOUS,  -- LE  PEUPLE  --,
Nous nous devons de nous prendre en mains
Nous avons cru dans nos partis politiques, nous avons cru dans nos politiciens, nous avons cru dans nos élus, nous avons cru dans ceux qui préparent les lois, nous avons cru dans ceux qui passent les lois.

Toutes ces -- bonnes gens  -- se sont servis de leurs pouvoirs que  --  nous le peuple  --  leur avons donné pour leur permettre:

 - la création de déficits de plus en plus importants;
 - une augmentation des dettes incontrôlables;
 - une augmentation des taxes qui étranglent le petit; le moyen et le gros
   contribuables;
- des augmentations d`impôts jusqu`à la rétroaction;
- de favoriser le plus possible les membres des partis, les amis des partis, les
  travailleurs des partis, les officiers des partis;
- de se faire élire -- traditionnellement -- pour quatre ans,  mais pour mieux servir les
  intérêts des partis, ils restent au pouvoir pour cinq ans;
- de se transmettre, par l`intermédiaire du parti, le pouvoir,  alors que  -- LE POUVOIR
  -- appartient au peuple d`abord.
- de continuer à nous faire des promesses, des promesses, des promesses.

Nous,  LE PEUPLE ,  nous pouvons dire avec fierté :  Vous vous êtes bien servis du système traditionnel

Maintenant,  C'EST ASSEZ !     Maintenant, C'EST  FINI !

Les nouvelles technologies que les hautes administrations se sont servies pour mieux nous contrôler, pour mieux nous faire payer, ces mêmes technologies sont à notre portée et peuvent nous ouvrir des avenues que l'on se doit,  NOUS,   LE  PEUPLE
dès -- maintenant --  sans  autre  délai  --    utiliser.

Vous le remarquez, les technologies sont là;  ce ne sont pas les partis politiques et tous les intéressés dans les partis politiques qui nous proposent de se servir des nouvelles technologies.

Ils n'ont aucun intérêt à faire cela.  Et pourtant, les partis politiques le savent:  LE  POUVOIR  APPARTIENT AU PEUPLE, pas seulement une fois à tous les quatre ou cinq ans.

Comprenez bien ceci :  plus de deux millions de foyers québécois possèdent un ordinateur dans la maison.

500,000 foyers possèdent un " MODEM ".

La technologie  DU  PEUPLE  est déjà entre les mains du PEUPLE.

Et continuons à bien comprendre ce qui suit:

AUJOURD'HUI  MÊME , grâce à l'utilisation d'un  MODEM , 500,000 foyers québécois pourraient communiquer entre eux ou avec une base de données qui est la leur; ils pourraient se parler par l`intermédiaire d'un clavier; ils pourraient se comprendre en se partageant des textes.

Et, ce qui est encore plus important, ils pourraient VOTER.

Plus besoin de députés, plus besoin d'élus pour les représenter.  Ils voteraient eux-mêmes.  Les votes pourraient se faire quotidiennement, hebdomadairement, mensuellement ou de toute autre manière que  LE  PEUPLE lui-même jugera utile.

Vous croyez que c'est une vision futuriste, qui sera sur le marché dans deux ans, dans trois ans, dans cinq ans.  NON,  NON, NON.

C`est une technologie qui est présente, maintenant;  c'est une technologie que  NOUS,  LE  PEUPLE , pouvons nous servir maintenant, et qui est à notre portée, maintenant.

Les groupes politiques, les partis politiques n' ont pas intérêt à perdre  TOUS  LES  POUVOIRS  dont ils savent se servir.  Les partis politiques, même avec leurs congrès dits démocratiques mais bien organisés d'avance ne nous présentent pas les avenues démocratiques qui sont à notre portée, maintenant.

Qu'est-ce que nous avons besoin pour réussir  ENSEMBLE,
NOUS, LE  PEUPLE ?

un ordinateur, un modem.

Une fois équipé,  LE  PEUPLE se prendra en mains.  C'est une question de jours, de semaines, de mois.  Pas une question d'années.

On aura plus besoin de  PARTIS  POLITIQUES,  on aura plus besoin de  PARLEMENTAIRES , on aura plus besoin de se payer des gens pour les voir se parler et ne rien dire.

AU  PEUPLE  de se désigner des  ADMINISTRATEURS  qui seront à SON  SERVICE.  C'est un cheminement qui est à notre portée immédiatement pour ceux qui ont l'équipement voulu et dans les jours qui suivent pour ceux qui se joindront.

(...)  Il faut se rappeler:  L'ANARCHIE  ne servirait que les intérêts de ceux qui sont en place.

(...) Les technologies sont là.  Servons-nous-en pour
NOUS,  LE  PEUPLE.
(...)

Robert Bertrand, rédacteur,  RENOUVEAU POLITIQUE BBS
Tél. personnel voix et télécopieur : 1-418-529-2013  Août 1993

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Ce texte fut transmis par télécopieur au Premier Ministre Robert Bourassa, à tous les Députés et Ministres de l'Assemblée Nationale, à tous les hauts fonctionnaires majeurs du Gouvernement, aux membres de la Galerie de la Presse.
Moins de trois jours plus tard, il faut savoir que le Premier Ministre Robert Bourassa démissionnait.

(Aucun journaliste a fait état de ce texte dans un quelconque Journal Officiel)

Suite au message numéro 5073
paru sur votre babillard,
WORLD  VISION  BBS
1-418-626-7636  le 15/8/93
(n'existe plus depuis 1995)

Robert Bertrand,
journaliste indépendant et
responsable opérateur (SysOp)
1993-08-23

Vous me permettrez d'y répondre sans "s'accrocher dans les fleurs du tapis" comme on dit.  Je ne veux pas parler pour parler mais, si possible, parler pour chercher à faire avancer les choses.

DANS  UN  PREMIER  TEMPS :

J'ai répondu au texte tel qu'il était présenté et ma réponse demeure et fait parti du dossier.

Pour se situer, je vous dirai que j'ai toujours suivi de très près la politique et que cela remonte en 1958.  Je m'interrogeais alors que Duplessis était au  pouvoir.  Une époque un peu lointaine mais qui est la nôtre.

Il n'y avait pas beaucoup d'espoir pour les jeunes et les moins jeunes comme c'est le cas actuellement.  Duplessis est mort.

1- LA  RÉVOLUTION  TRANQUILLE

Est venu Jean Lesage.  Le Québec a connu, ce qu'il convient d'appeler la Révolution Tranquille.  Création des polyvalentes et transformation du système de l'éducation.  C'était, faut-il le rappeler, une révolution majeure pour notre province "catholique".   C'est l'église qui était pratiquement le "maître d'oeuvre"  dans le domaine de l'éducation.

Le gouvernement du Québec a pris de nouvelles responsabilités, il assumait les pleins pouvoirs sur l'éducation en créant le MINISTÈRE DE L'ÉDUCATION, Il a mis en place de nouvelles structures dans le domaine de la santé.  Dans un deuxième temps, il nationalisa l'électricité et créa l'Hydro-Québec avec des structures administratives françaises.  Les ententes pour la réalisation de l'EXPOSITION INTERNATIONALE DE 1967  --  TERRE  DES  HOMMES  --  se sont engagées sous son règne et combien d'autres !

Ce que je vous dis ou vous écris ici, je le fais de mémoire, pour l'avoir vécu comme citoyen contribuable mais intéressé par la politique et tout ce qui concernait l'être humain que je suis.  Je laisse donc le soin aux HISTORIENS  d'exercer leur métier et d'ajouter, d'améliorer ou de retrancher partout où c'est nécessaire.

2- CRÉATION  DU  PARTI  QUÉBÉCOIS

La venue des Chefs d'État de nombreux Pays sur le site de l'EXPOSITION INTERNATIONALE, donc en sol québécois, a donné un mouvement à la volonté de reconnaissance internationale, nationale et individuelle des québécois.  TERRE  DES  HOMMES  est devenue un lieu exceptionnel de la rencontre des québécois et de la population venant de tous les coins du monde.  C'était beau et les québécois étaient fiers de leur réussite.

S'est formé le RALLIEMENT  POUR  L'INDÉPENDANCE  NATIONALE,  le " R. I. N. " avec Pierre Bourgault.  Ensuite, création du PARTI QUÉBÉCOIS qui amenait un rafraîchissement dans la politique.

Le PARTI QUÉBÉCOIS a réalisé des changements dans les domaines économique, politique, social et culturel.  Tout cela était bien.

Le  PARTI  QUÉBÉCOIS correspondait à l'image que les québécois se faisait d'eux-mêmes.  Beaucoup de jeunesse, beaucoup de sang neuf, des idées neuves et une volonté de changements et des changements réels prenaient place.  C'était emballant.  Les québécois prenaient leur place sur la scène internationale et canadienne.  Ils se reconnaissaient avec leur langue devenue la langue officielle.

Le  PARTI QUÉBÉCOIS  s'était imposé de tenir un référendum dès son premier mandat.  C'était une promesse "solennelle" et le parti ne pouvait pas passer à côté.  Le parti a perdu démocratiquement son RÉFÉRENDUM.  Les québécois l'ont voulu.  C'est malheureux.  Cependant c'est une phase vécue et très douloureusement pour ceux qui avaient misé beaucoup d'espoir.

3- LE  RÉFÉRENDUM  DE  1980

On pourrait écrire des pages...  Le passé est passé.  Le présent est actuellement nôtre et il s'agit de bien le meubler, de bien le vivre, de bien l'évaluer et de tenir le langage du présent.  Le présent peut être une force si on l'accepte et qu'on le vit.

Je dis bien le  VIVRE.  Comprendre son temps pour prévoir l'avenir.

Et là je me sens bien.

L'ÉTAT  ACTUEL  DES  CHOSES.

Notre Premier Ministre actuel, (Robert Bourassa) plus absent de la scène pour toutes sortes de motifs qui semblent,

tantôt personnels :
   -- est-ce que je suis trop, assez, peu malade ou pas du tout malade ?
   -- est-ce que le peuple est très sympathique, moyennement sympathique, peu
      sympathique ou pas sympathique du tout à l'idée que je sois malade --

tantôt de conjoncture politique :
   --  est-ce le temps de déclencher ou non des élections  --

ou tantôt une question de rendre service à son parti :
   -- est-ce que cela fait l'affaire du parti si je quitte avant ou après les prochaines
      élections, par exemple.

4- DE  L'IMMORALITÉ  POLITIQUE
ET DE LA DICTATURE PARLEMENTAIRE

Dans le contexte actuel de notre vie sociale, culturelle, politique, économique, est-ce normal de perdre autant de temps ?

Si vous étiez administrateur d'une grosse Compagnie comme General Motors ou Bombardier ou toute autre que vous pouvez imaginer, et que vous seriez dans l'impossibilité de bien travailler, normalement.  Qu'est-ce que vous feriez?  Vous resteriez à votre poste... ?  Je vous le demande ?

Toute personne sensée, -- normalement constituée --  qui assume un niveau de responsabilité privée ou publique: elle saurait prendre la décision de démissionner de son poste.

Il faut le constater : on en est rendu à accepter collectivement et massivement  L'IMMORALITÉ  POLITIQUE  comme étant une valeur respectable !  " L'HOMO  POLITICUS "  domine la situation.  L'être humain, le peuple :  connaît pas !

Et c'est cela qui est inadmissible, injustifiable et condamnable.

ET  LE  PEUPLE  DANS  TOUT  CELA:  A-T-IL ENCORE UNE PLACE ?   Pourquoi les autres membres du  CABINET  ne lui disent-ils pas de rendre les armes ?   Ils ne peuvent pas;  ils suivent la ligne du parti;  ils doivent attendre le moment propice de l'opinion publique en leur faveur pour déclencher une élection.  C'est la loi du parti;  c'est  "la loi du bon sens"  tel que vécu et exigé des membres des partis politiques.  L'HOMO  POLITICUS  est leur " vrai "  chef.

Et le peuple dans tout cela?
Qu'est-ce qu'il peut faire ?

Qu'est-ce qu'il peut bien démocratiquement faire ?  Le peuple, vous le constatez, vit dans la morosité, dans le contentement béat.  Personne ne propose rien.  Les partis politiques ont "muselé"  les membres des partis.  Celui qui voudrait parler, on le "zippe".  On lui place une fermeture éclair.  Il doit se taire.   Il doit faire comme les autres.... attendre l'élection!   Le  " chef " va peut-être décidé....

Ils sont élus.  Le peuple doit attendre le moment où le PREMIER MINISTRE  se sentant   -- un peu ou pas du tout malade -- déclenche les élections !

Vous le constatez:  on est dans un régime démocratique.  Mais les élus se servent de la démocratie comme si elle était une DICTATURE  PARLEMENTAIRE.

Ils sont élus !  On ( LE PEUPLE ) doit attendre la prochaine élection...  On n'a pas d'autres choses à faire.  Vous trouvez cela emballant un système semblable ?

Le peuple est impuissant devant son propre gouvernement !

Je vous le demande:  les choses peuvent-elles être plus ridicules que cela ?

5- AU  FÉDÉRAL

D'autre part, au Fédéral, Brian Mulroney, avant de quitter la scène, s`est adressé à son  PARTI  pour lui signifier qu'il quittait son poste.

Le  C O N T R A T  qu'il avait signé, il l'était avec la population de l'ensemble du Pays.  Il était " partie "  de ce contrat.

Ce qu'il a fait, sans se soucier de la population qui l'a élue, il a mis fin   u n i l a t é r a l l e m e n t     à son contrat.  On l'a déjà vu:  IL  AIME  CELA  DÉCHIRER  LES CONTRATS !

Un simple exemple:  chercher à mettre fin à votre hypothèque  et mettez-y officiellement fin.  Qu'est-ce qui arrive ?  C'est un bris de contrat.  La Caisse ou la Banque reprend la maison.

Je disais donc que M. Mulroney s'est servi du pouvoir:  nomination de sénateurs, un total de 15, juste avant de quitter la scène.  Etait-ce nécessaire de les nommer?

6- UN SYSTEME  DE  GOUVERNEMENT
" PUTRIDE  ET  CANCÉREUX. "

Je vous invite à retourner en arrière, juste un petit moment et vous rappeler la fin du règne de Maurice Duplessis.  Rappelez-vous l'étape de la création de la compagnie  QUEBEC  NATURAL  GAZ devenue la Compagnie du gaz naturel du Québec.

Des ministres avaient achetés des actions en bourse de cette Société sachant qu'ils étaient les auteurs des articles de loi régissant la création de cette compagnie.  Ils agissaient donc en situation d'"initiés".

Le journal  LE  DEVOIR  avait été mis au courant et annonçait donc la publication prochaine d'une série d'articles concernant ce qui devait être connu comme étant le scandale du "Q.N.G." ou le scandale du gaz naturel.

Lorsque vous êtes premier ministre ou ministre, cela ne fait jamais l'affaire de parler de scandale.  C'est alors que Duplessis, après une ou deux publications a déclaré qu'il considérait le journal LE DEVOIR, à cause de ses prises de position, un journal aux articles " putrides et cancéreux ".

Comme tout bon journaliste, le journal a publié les déclarations du premier ministre Duplessis.  Les termes " putrides et cancéreux " se sont retrouvés tout juste sous une photo de M. Duplessis.  On était à la fin de son règne.

7- UN  PARALLELE  AVEC  LA SITUATION ACTUELLE

Je veux bien qu'on soit malade à l'occasion.  Mais, Mesdames et Messieurs du  CABINET  DES  MINISTRES, vous administrez un budget de 40 milliards de dollars.

Vous administrez ce que nous voulons qui soit  NOTRE  PAYS.  Vous faites des déficits annuels de près de 4 milliards.  La preuve n'est-elle pas faite que vous ne possédez aucune qualification pour détenir votre poste ?

Les diplômes que vous possédez, si vous en possédés, sont-ils des diplômes achetés, falsifiés, non véridiques?  Comment peut-on se dire "économiste" et administrer de la sorte ?

Ne faut-il pas reconnaître, à la face de tous, votre incompétence notoire ?   Nous avons un  CABINET  DE  MINISTRES  fatigués, malades, en cure et en ex-cure, en déficits accumulés, en taxes augmentées, en taxes rétroactives.  Bref, des élus irrécupérables.  Vous avez atteint votre niveau d'incompétence tel que décrit par le principe de Peter.

Si toutes nos petites et moyennes entreprises étaient administrées de la même façon que ce  CABINET  DE  MINISTRES  administre notre Province, autant les gérants des caisses populaires ou les gérants des plus ou moins grandes banques demanderaient la fermeture de ces entreprises.

8- UN  SYSTEME  PARLEMENTAIRE  A  REJETER

Présentement, notre système parlementaire oblige que ce soit le CABINET  DES  MINISTRES  qui administre l'État.  On le remarque immédiatement, dans ce système de représentation et de parlementarisme actuels, il faut que ce soit des élus qui administrent la Province.  Est-ce que cela peut se changer?

Nous pouvons changer tout ce système sans l'assentiment d'une quelconque autre province.  Nous avons l'autorité pour procéder pour l'administration de nos affaires à l'intérieur de nos murs. Ne sommes-nous pas devenus   MAÎTRES  CHEZ  NOUS ,  comme le disait si bien M. Jean Lesage ?

Devant la complexité des situations administratives et des changements que nous nous devons d'apporter,  NOUS,  LE  PEUPLE exigeons :

        a) Que des administrateurs dûment qualifiés administrent l'État  QUÉBÉCOIS.

        b) Qu'un maximum d'un représentant soit élu pour représenter sa région administrative, soit un total de 16 élus.

       c)  Que les élus deviennent les membres de l'ASSEMBLÉE NATIONALE  et aient comme mandat de voter les lois en conformité avec les besoins de la population qui sera consultée régulièrement.

       d)  Que ces élus viennent régulièrement consulter le peuple pour lui demander son assentiment sur les principales lois votées à l'Assemblée nationale.  D'ailleurs, les Suisses ne sont-ils pas consultés toutes les semaines ou tous les mois?

Les technologies dont vous vous êtes servis pour mieux contrôler le peuple sont entre les mains du peuple.  Les prochains mois, les prochaines années, nous ne devons plus accepter autre chose que des administrateurs qualifiés pour administrer les biens de notre  État.

9- ON  NE  PEUT  SERVIR  DEUX  MAITRES

On s'en rend compte maintenant: les députés ne font que servir le chef du parti.  Ils ne contrôlent pas les dépenses, ils n'administrent pas les budgets.  Ils ne font que faire ce que la ligne du parti commande de faire.  Bref: les députés élus par le peuple ne servent pas le peuple.  Ces députés élus ne sont qu'une caricature de la démocratie.  La "dictature" du chef est supérieure à la voix du peuple.

Le résultat:  des milliards de déficits annuellement et des duplications de service par centaines.  Il faut se rendre mutuellement et collectivement à l'évidence: l'État du Québec n'est pas une administration de nos affaires.

L'État c'est vingt-quatre ministères, onze ministres délégués, quatorze régies comme la Régie de l'assurance dépôt, de l'assurance maladie, de la sécurité dans les sports, de l'assurance agricole, de l'assurance bâtiments, des permis d'alcool, des installations olympiques, des loteries et courses, et encore...; il faut ajouter à cela près de 60 sociétés d'État comme la Société des Alcools, de l'assurance auto, de la caisse de dépôts et placements, de l'Hydro, du développement de la Baie-James, des traversiers, du Grand Théâtre... Soquem, Soquip, etc... etc...etc...etc...

Tout est divisé.  On multiplie les services de recherches; on multiplie les services d'information; on multiplie les chefs de cabinet; on multiplie les secrétariats; on multiplie les services du personnel; on multiplie... on multiplie... on multiplie encore...  c'est payant de multiplier pour rendre service aux "valeureux" travailleurs d'élections, aux  "valeureux"  travailleurs dans les partis.

" l'État sert l'État "  de nous dire un des ministres monsieur Yvon Picotte dans un livre à paraître, comme nous le signalait monsieur Normand Girard dans le Journal de Québec, le samedi 14 août 1993 à la  page 8.

Il est ministre, et il nous dit cela !  Il vient de découvrir cela!   Mieux vaut tard que jamais...  Il doit bien y avoir quelque chose de vrai dans tout cela !

Nous, le peuple, nous ne faisons plus affaire avec " notre " gouvernement;  nous avons devant nous un monstre de plus de cinquante administrations diverses dont les responsables sont plus ou moins valables comme administrateur.  C'est le pourquoi de la duplication des services; c'est le pourquoi des déficits incontrôlables; c'est le pourquoi de la mauvaise administration.

10- VERS  UNE  REFORME  OBLIGATOIRE  DE  NOS  ADMINISTRATIONS PUBLIQUES

La réforme se doit d'être amorcée.  Vous avez connu le pouvoir assez longtemps...  Vous devez bien savoir ce qu'il y a à changer?

Nos administrations provinciales, municipales, scolaires se doivent d'en prendre note et de tirer les conclusions qui s'imposent.

Le règne des administrations de tous les niveaux de gouvernements qui se servent avant de servir la population est terminé.

Ne regardez pas l'autre pallier de gouvernement; regardez-vous!

Maintenant, c'est assez!   Maintenant, c'est fini!

Fini le règne des cancres et des parasites.  Si vous restez au pouvoir, ADMINISTREZ  en prenant les décisions qui s'imposent ou bien allez-vous-en avant que votre odeur nous empeste.  Vous ne savez que faire?  Alors, démissionnez,  démissionnez.  Ce ne sont pas des élus incompétents qu'il nous faut.  Ce sont des administrateurs de qualité supérieure.

Nous, le peuple, devons tirer nos conclusions:  un élu n'est pas nécessairement un administrateur.

Robert Bertrand,  journaliste indépendant et responsable opérateur (SysOp),
RENOUVEAU  POLITIQUE  BBS,  305, rue Dorchester, Québec. Qc  G1K 5Z9
TéL.:  Data fax modem :   1-418-529-1976 Vocal:   1-418-529-2013
Québec, 1993-08-23

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Vers un renouveau dans la représentation démocratique
RENOUVEAU POLITIQUE BBS
Robert Bertrand, rédacteur

(une partie de ce texte a été publié dans le journal
LE SOLEIL du 11 juillet 1993 sous le titre :
ADMINISTRATION  PUBLIQUE  ET  DÉFICITS)

TU  SUIS  LE  PARTI  OU  TU  SORS
Au cours des dernières années, tant au  CANADA  qu'au  QUÉBEC, pour ne parler de ce qui est près de nous, nous avons vu des députés se faire dire d'entrer dans le rang des partis politiques existants ou d'en sortir.  Des exemples:  Jacques Rochefort, Guy Bisaillon, Jean Allaire, Mario Dumont, Guy Bélanger, pour les libéraux;  tous les députés faisant partie du Bloc Québéquois qui étaient soient conservateurs au fédéral ou au parti libéral canadien.  Et, sans doute, plusieurs autres.

Ce que je retiens, pour les fins de mon présent article, c'est qu'une fois élu sous la bannière d'un parti, le député doit suivre impérativement la voie traçée par le  CHEF.  Sinon, tu dois partir.

POURQUOI  TANT  DE  DÉPUTÉS ?

Pourquoi, nous, les citoyens, devons-nous élire autant de députés ?   - " Parce qu'il y a une circonscription et qu'il faut un député par circonscription " , me direz-vous.

Qui détermine le nombre de circonscriptions que le Québec doit avoir au Québec et à Ottawa ?   - " Ce sont les lois qui le déterminent et les lois sont votées par les députés " .

Et voilà !  On peut maintenant se le dire et le comprendre : l'intérêt des députés c'est qu'il y ait beaucoup de députés.

" C'est grossièrement schématisé " , me direz-vous ;  mais, au fond, c'est la pure vérité.

UN  DÉPUTÉ  EST - IL  TENU  DE  NOUS  REPRÉSENTER  ?

Quand est-ce qu'un député nous représente vraiment ?  Le soir des élections ?  Et puis après ?  Il suit la ligne de parti.  Mais le parti...  à qui appartient-il ?

Avez-vous l'impression que le parti libéral du Québec dirigé par son chef Robert Bourassa (maintenant Daniel Johnson ) vous appartient ?

Avez-vous l'impression que le parti conservateur de  BRIAN MULRONEY vous appartenait ?  Et le parti convervateur de madame Kim Campbell vous appartient-il ?

Juste pour voir...  Le parti libéral de Jean Chrétien vous appartiendrait-il ?

Si l'un et l'autre des partis politiques ne vous appartient pas, c'est dire qu'il appartient à d'autres... d'autres qui ont un intérêt certain à être dans le parti.

Est-ce que l'on doit comprendre que la ligne déterminée par le parti n`est pas nécessairement la voie du peuple qui vient d'élire son député ?

Est-ce cela  "NOTRE"  D É M O C R A T I E  ?   On se sert du peuple pour satisfaire les besoins prioritaires du parti !

SE  SERVIR  DU  PEUPLE :
C'EST  LA  LOI  DU  PARTI

Le peuple est-il moins important que le parti politique ?  Faut-il vraiment comprendre que le peuple passe en deuxième lieu ?  Essayons de bien comprendre cela.

Analysons ce qui vient de se passer à Ottawa.  Brian Mulroney a démissioné comme chef de parti.  Il a demandé à l'exécutif de son parti de choisir un nouveau chef.  Les membres du parti conservateur ont choisi un nouveau chef pour satisfaire les besoins du parti.

Le nouveau chef du  PARTI  CONSERVATEUR  a été élu.  Vous le savez :  Madame Kim Campbell.  Et monsieur Brian Mulroney démissionne comme Premier Ministre.

C'est madame  Kim  Campbell  qui devient  " n o t r e "  Premier Ministre grâce aux membres du parti conservateur qui l'ont élue !  Bravo !  Le peuple doit reconnaître  " s o n "  Premier Ministre qu'il n'a pas élu lui-même !  C'est le parti qui l'a élue.

Je vous le demande :  " Est-ce que le parti est plus important que le peuple " ?  Il faut le constater :  le peuple passe deuxième.   C`EST  FORT  UN  PARTI .  C'est beau la   d é m o c r a t i e  ... VOX  POPULI,  VOX DEI.

Que c'est beau la démocratie !  Le parti politique a son chef.  Pour le parti politique, c'est ça qui est important.  Le peuple, qu'il attende son tour...

LE  PEUPLE  DOIT  RE-DEVENIR
LE  MAÎTRE  DU  JEU

C'est peut-être fou mais je vous invite à rêver avec moi quelques minutes...  Non pas d'un rêve fou, mais d'un rêve possible.

On ne peut servir deux maîtres:  le parti et le peuple.  Il faut donc faire un vrai ménage.  Quand avons-nous dépoussièré le système la dernière fois ?  Jamais !

Les élus du soi-disant peuple ont-ils fait des pas pour changer le système ?  Tous ceux qui ont cherché à formuler des réformes ont quitté la politique.  Pourquoi ?

" C'est dur " d'être un politicien !

Les élus, tels qu'organisés jusqu'à présent, n'ont fait que cumuler les dettes et les déficits et se servir du pouvoir pour les fins du parti.  Les élus pensent au peuple en deuxième lieu.  Les élus servent deux maîtres.  N'est-il pas temps de mettre un terme à cela ?

Dorénavant, il ne faudra servir qu'un maître : le peuple.

Pour ce faire il faut diminuer le nombre d'élus et les mettre à  NOTRE     S E R V I C E  .

Vous le savez:  plus ils sont nombreux, moins ils sont responsables;  moins ils sont efficaces !  Et c'est vrai dans toutes organisations.

109  DÉPUTÉS  À  LA  RETRAITE

Je me mets à rêver d'un seul député par région administrative du Québec.  Il y en a 16 régions administratives au Québec.  Un député élu par région.

On vient de faire disparaître 109 députés du Québec à l'Assemblée Nationale.  Les 109, on les met à la retraite.  Les élus qui seront là, ils y seront pour servir les intérêts des citoyens.  Ils n'auront pas le temps de servir deux maîtres.

Les 16 élus deviennent  MINISTRES  pour administrer le Québec.  Ils ne sont plus au service d'un parti politique.  Ils sont au service de la population.  La politique vient de prendre le bord.

Ce sont des citoyens élus au service de leurs concitoyens.  Qu'est-ce qui nous empêche de faire cela ?  Rien.  Les 500 premières années du Parlement Britannique n'ont-elles pas fonctionnées sans l'existence d'un parti politique?   On peut donc se débarrasser des partis politiques.

Ce n'est pas fini.  Je continue à rêver avec vous.  Je rêve d'un rêve possible.

16  MUNICIPALITES  AU  QUÉBEC

Pour chacune des 16 régions administratives du Québec, je rêve de l'existence d'une seule municipalité dirigée par un maire avec un
conseil composé d'un maximum de 25 représentants élus par chacune des 16 régions administratives du Québec.

Si on ne veut pas que cela s'appelle  MUNICIPALITÉS,  on peut les appeler  COMMUNAUTÉS  URBAINES   ou  COMMUNAUTÉS  RÉGIONALES.

L'important c'est de diminuer de façon majeure le nombre de municipalités.  L'objectif de toutes réformes:  on doit servir le peuple.  Et le peuple doit se prendre en main.

Et ce n'est pas encore fini.

16  COMMISSIONS  SCOLAIRES

Je rêve du même rêve pour les COMMISSAIRES d'écoles.  Une commission scolaire par région administrative du Québec.  Et tout cela c`est à notre portée, si l'on veut.

Le développement des communications remplacera avantageusement tout le bois mort !

D'où provient cette idée d'élire autant de députés de maires, de conseillers, de commissaires d'écoles ?   On fait partie de la tradition britannique.  Et tout est dit.   Ne pourrait-on pas y changer quelque chose ?

UN REGARD
SUR  CE  QUE  L'ON  NOUS  A  FAIT
À NOUS, LE PEUPLE

Après le référendum de l'an dernier, vous, citoyen, vous auriez-vous permis de nommer quinze nouveaux sénateurs  et faire payer la note par vos concitoyens ?  Seriez-vous fier d'être nommé SÉNATEUR  dans de telles circonstances ?

Vous, citoyen ordinaire, iriez-vous siéger au SÉNAT que la majorité des gens voudraient voir disparu ?

Le  Premier  Ministre  était-il obligé de les nommer ?  Il faut savoir qu'aucune loi obligeait le Premier Ministre Brian Mulroney de les nommer.  En les nommant il a satisfait ses propres caprices et ses propres besoins de partisannerie.  Incroyable, mais vrai !  Les fidèles collaborateurs ont été nommés au Sénat pour services rendus aux partis politiques.  LES  PARTIS  POLITIQUES  SE SERVENT.

Le peuple paie la note

Ces nominations ne répondent à aucune exigence parlementaire.  Il les a nommé pour sa postérité à lui, pour son bien-être personnel et pour le bien-être de son propre parti.

C'est nous, le peuple, qui payons la note, qui allons continuer à payer la note et à subir les effets du système.  Il pourrait nous dire:  " VOUS  N'AVEZ  PAS  ACCEPTÉ CHARLOTTETOWN ?  ET  BIEN , PAYEZ , MAINTENANT , BANDE  DE CAVES ! "

Il en faut du culot, de l'audace pour procéder à ces nominations.  À nous aussi, il en faudra de l'audace, du culot!

Vous auriez-vous permis de faire le tour du monde pour saluer vos collègues des autres pays avant de quitter la scène et faire payer la note par vos concitoyens ?  Et  pourtant, on l'a fait avec tout le culot et l'audace qu'il a fallu.

Vous auriez-vous permis de vous fêter en vous servant des sommes d'argent de vos concitoyens-contribuables ?

LA  REPRÉSENTATION  DU  QUÉBEC  À  OTTAWA

J'ai peine à suggérer quelque chose pour Ottawa quant à la représentation.  Il faudra n'envoyer qu'un maximum de 16 représentants pour être fidèles aux 16 régions administratives.

Pour ce faire, il faut s'entendre avec le premier ministre du Canada, les premiers ministres des autres provinces, les  représentants des territoires, les chefs des différents groupes autochtones, tous les parlements, tous les partis politiques et... il faut l'unanimité !

Là mon rêve ne me le permet pas.  Il faut arrêter de perdre notre temps.  Il est encore temps de le comprendre.

Pour l'ensemble des rêves qu'il nous est possible de réaliser, j'avancerais dans les avenues qui sont démocratiquement possibles.

L'ANARCHIE  NE  SERVIRAIT
PAS  LE  PEUPLE

Nous avons un choix collectif à faire:  ou bien on agit ensemble dans un ordre certain ou bien tout va finir dans un désordre qui est également certain.  Dans ce cas, le peuple serait encore deuxième.  Le temps nous presse de passer à l'action.

Il n'est pas vrai que nous ayons besoin de tous les élus que le système continu d'ajouter.  Essayer, entre amis, de nommer 16 ministres actuels qui vaudraient la peine de garder ?  Y aurait-il 16 députés et ministres actuels que vous et vos amis aimeriez garder ?

DU  RÊVE  À  LA  RÉALITÉ

Rappelez-vous  MARTIN  LUTHER  KING  !  Il a rassemblé son peuple et il s'est mis à rêver.  Son rêve n'est-il pas devenu réalité après moins de trente ans ?

C'est aux citoyens que nous sommes que doit revenir le pouvoir sur nos élus.  Nos élus ne seront plus au service du parti mais bien au service du peuple.  Le peuple doit avoir la priorité sur l'existence de tout parti politique que ce soit.

Passons à une autre étape.  Après avoir rêvé, imaginons ensemble, notre nouvelle réalité.

LA  RÉGION ADMINISTRATIVE  DEVIENT
LE  PÔLE  D'ATTRACTIONS

  - un député élu au Québec par région administrative et il devient ministre au service
    de la population au Parlement du Québec.

  - un maire élu par région administrative accompagné de 25 conseillers élus au
    service de leurs concitoyens

  - un président de commission scolaire par région avec 25 conseillers élus au service
    de leurs concitoyens  (peut-être faudrait-il deux commissions scolaires pour
    satisfaire à nos populations sur la base linguistique.  A nous, citoyens, de
    s'ajuster pour respecter notre diversité).

Voyez-vous ces multiples dédoublements administratifs disparaître ?  Arrêtez-vous un moment et pensez-y bien !

Le nombre de députés disparus.
Le nombre de maires disparus.
Le nombre de conseillers disparus.
Le nombre de commissaires d'écoles disparus.

Une chose ne changerait pas.  Les besoins des gens.  Les besoins des citoyens.  On aurait certainement plus d'argent pour répondre aux vrais besoins de notre population.

NE PAS VOIR LES SOLUTIONS DANS LES PARTIS POLITIQUES

C'est dans la réflexion commune que nous trouverons nos solutions.  Ne permettons pas à l'anarchie de dominer notre cheminement.  Il nous faut ouvrir des avenues que nous pourrions démocratiquement emprunter ensemble

Faut-il attendre que de telles décisions nous proviennent des membres des partis politiques actuels ?  Vous le voyez:  il n'y va pas des intérêts des partis politiques de soumettre de tels changements.

L'évidence ne vous saute-t-elle pas aux yeux ?  S'il n'y va pas de leurs intérêts d'agir ainsi... quels intérêts servent-ils ?

Il nous faut autant d'audace et de culot que députés et ministres peuvent avoir de permettre et de laisser passer autant de grossières erreurs, autant de dettes, autant de déficits, autant de nominations d'amis pour services rendus à l'un ou l'autre parti.

Aux jeunes et aux moins jeunes de s'atteler à la tâche immédiatement pour mieux définir notre nouvelle réalité démocratique des prochaines années.  Il devient urgent de faire cette réflexion et de passer à l'action.

                                                     (30)
RENOUVEAU POLITIQUE BBS
Robert Bertrand, rédacteur,  Tél.rés.et télécopieur: 1-418-529-2013

(une partie de ce texte a été publié dans le journal LE SOLEIL du 11 juillet 1993 sous le titre :    ADMINISTRATION  PUBLIQUE  ET  DÉFICITS)

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Monsieur Roy Romanow,
Premier Ministre,
Regina.  Saskatchewan
Québec, 1994-05-18

Monsieur le Premier Ministre,

                             sujet:  le Chef de l'Opposition (à Ottawa)

Dans une démocratie, lorsque l'on y joue un rôle officiel, on doit accepter obligatoirement les rôles officiels inhérents à la fonction.

Dans le cas qui nous préoccupe et semble particulièrment vous blesser, c'est le rôle du Chef de l'Opposition au Gouvernement du Canada.

Comprenons-nous bien.  Monsieur Lucien Bouchard s'est présenté au Québec, Chef d'un parti, le parti du Bloc Québécois.  Vous le savez, avant son élection, vous le considériez comme quantité négligeable et de peu d'importance.  Lors de la dernière élection il s'est affiché ouvertement pour l'Indépendance du Québec.

Avant, pendant et après l'élection, lui, il garde le même langage.  Vous lui en tenez rigueur.  C'est votre droit le plus strict.

En même temps que vous agissez de la sorte, cependant, vous blessez tous ceux qui l'ont élu pour les raisons qui l'ont porté là où il se trouve.

Vous le savez bien: ce n'est pas lui qui a déterminé qui serait le Chef de l'Opposition.  C'est le système parlementaire dans lequel on vit qui exige que ce soit ainsi.

Celui qui détient le plus grand nombre de sièges, devient nécessairement le Chef de la loyale Opposition de Sa Majesté.

C'est la règle de "notre" Constitution qui l'exige.  Et cette Constitution est la même pour toutes les parties du Canada.

Que monsieur Bouchard défende son option vous fait mal au coeur ? c'est possible.  Que cela vous blesse ?  c'est encore possible. C'est le système qui le veut ainsi.

Acceptez que l'on vous dise, monsieur Romanow, que monsieur Bouchard, dans l'ensemble de ses activités officielles et officieuses, agit en toute clarté, en toute connaissance de cause pour toutes les gens qui le voient faire.

Il agit selon le visage officiel et l'action officielle, et la teneur officielle du poste qu'il occupe.  Il n'a rien à cacher.  Il agit ouvertement.

Cela ne vous rappelle-t-il rien de particulier ?  La " NUIT DES  LONGS  COUTEAUX "  vous connaissez ?  Vous aussi vous avez joué un rôle actif, déterminant dans l'action à double visage contre le Québec ?  N'est-ce pas la vérité qui devrait vous hanter ?

Je me permets de vous le souligner:

Entre l'action officielle d'un monsieur Bouchard qui agit en plein jour et un monsieur Romanow qui a agi sous le couvert d'un double visage, lequel croyez-vous que le Québec préfère?

Le fiel que vous déversez maintenant doit vous revenir largement en pleine bouche pour vous faire avaler toutes vos turpitudes et toutes vos mesquineries.

Vivez "votre" Constitution que nous-mêmes comme Assemblée Nationale unanime n'avons jamais acceptée.  Vivez-la avec tous vos confrères qui veulent nous menacer des pires calamités.  Vivez la joyeusement.  Vous en êtes un des auteurs les plus moribonds.  Faites-en, maintenant votre profit.

Vous n'avez jamais accepté de reconnaître comme étant factuel l'existence du deuxième  PEUPLE  FONDATEUR.

Quant à monsieur Lucien Bouchard, il mérite toute notre admiration, pour demeurer fidèle à sa parole.  Il a un visage et il le porte bien.  Il a un message, avant, pendant et après son élection.

Vous n'avez jamais été capable d'en faire autant.

Recevez, monsieur le Premier Ministre de la Saskatchewan, mes salutations bien cordiales.

Aussi bien se dire clairement, ce que nous avons à nous dire.

Bien sincèrement,

Robert Bertrand, rédacteur,
RENOUVEAU POLITIQUE BBS

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COUPER DU TIERS LE NOMBRE DE DÉPUTÉS

Texte de Normand Girard du
Journal de Québec,
10 août 1993, p.8

Les jeunes libéraux du Québec n'y vont pas avec le dos de la cuillère dans leurs recommandations de "coupures" au gouvernement.

Ainsi, proposeront-ils, en fin de semaine, de réduire le nombre de députés de 125 qu'il est actuellement à quelque chose qui ressemblerait aux 75 députés qui représentent le Québec à Ottawa et de faire disparaître la sécurité d'emploi des hauts fonctionnaires.

Ils diront de plus au gouvernement de revoir le mandat et de diminuer le nombre de ministères et d'organismes publics afin d'éviter le dédoublement des fonctions et des responsabilités au sein de l'appareil gouvernemental, tant régionalement que nationalement.

Ils demanderont en outre de réduire le nombre de hauts fonctionnaires et de responsables d'organismes dans l'appareil étatique, en remplaçant les formules actuelles de permanence des hauts fonctionaires du Québec par des engagements faits sur une base contractuelle avec évaluation annuelle pour des périodes pouvant varier de trois à huit ans; et en introduisant l'imputabilité de ceux-ci devant l'Assemblée nationale.

Les jeunes libéraux demanderont de faire disparaître le gaspillage de fin d'année financière, qu'ils appellent le "Noël du fonctionnaire", en créant un fonds pour les montants non dépensés par les organismes gouvernementaux au cours de l'année financière.

L'objectif : éliminer les dépenses inutiles et le gaspillage de fin d'année par les fonctionnaires qui tiennent à écouler les sommes prévues à leur budget, afin d'obtenir de nouveaux budgets augmentés.

Une partie de ces sommes d'argent pourrait être accumulée pour des besoins ultérieurs de formation continue, à l'intérieur d'une période de cinq ans.

Les jeunes libéraux réclameront également la privatisation de l'entretien du réseau routier québécois et l'octroi de contrats à des entrepreneurs privés pour faire à la fois l'entretien hivernal et l'entretien général des routes du Québec.

De même, réclameront-ils la poursuite des efforts de privatisation du gouvernement, en commençant par la section d'embouteillage de la société des alcools du Québec et en étudiant la possililté de privatiser d'autres sociétés d'État.

En somme, dans leur rôle de chien de garde du gouvernement, les jeunes libéraux se font la courroie de transmission de toute la pression que la population voudrait bien pouvoir mettre sur l'actuel gouvernement.

( 30 )

Texte fourni par le RENOUVEAU POLITIQUE BBS
Robert Bertrand, rédacteur,  1993-08-10

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