Vous êtes dans     

 


 

Si le sel s'affadit,
avec quoi le salera-t-on ?





Ce texte a été transmis sur le site du
Forum Débat d'avant-garde sur la politique Québécoise
 
 

À vouloir plus ou moins ce que l'on veut, on finit qu'à ne vouloir que très peu.

Jacques Parizeau doit s'en mordre les pouces d'avoir poursuivi dans la veine de ses prédécesseurs et de devoir suivre une ligne qu'il aurait voulu bien droite.

Ce n'est pas pour rien qu'il proposerait une question bien claire pour un prochain référendum. Et c'est lui qui nous le dit, maintenant.

«Voulez-vous que le Québec devienne un pays souverain
(ou indépendant)» ?

Il s'était préparé pour gagner le dernier référendum.  Et s'il le gagnait, toutes les chances économiques n'étaient-elles pas de son côté?

Je voudrais qu'on m'aide à retracer ces documents qui font état de toutes ses préparations économiques.

Pour ce que j'en retiens, il avait consulté tous les groupes financiers les plus importants de la planète, je pourrais dire, il avait mis à contribution tout ce que le Québec était à même de contrôler financièrement.

Il se sentait invulnérable au plan financier.

Ce que j'ai trouvé déplorable, en entendant cela, en 95, c'était que nous, les Québécois et les Québécoises n'étions nullement au courant de nos propres possibilités, de notre avoir collectif aussi énorme!

Il suffirait de l'entendre à nouveau et que l'on puisse découvrir tout ce qu'il a dit à cet égard pour se convaincre que, financièrement, le Québec jouirait d'une situation de force sur ce continent Nord-Américain.

Nous n'aurions pas peur de vouloir établir des traités avec quiconque voudrait puisque financièrement nous sommes forts.  Nous sommes extrêmement forts même.   Ce n'est pas pour nos beaux yeux que le Canada fait des pieds et des mains pour nous garder dans son sein!  Il faut s'en convaincre, si on n'est pas déjà convaincu.

Voyons-voir un peu!

Quand on est capable de laisser s'enfuir nos capitaux provenant de nos bas de laine du Québec par centaines de milliards de dollars
et qu'il est possible pour les gestionnaires de tels fonds d'exercer des pouvoirs incommensurables sur l'économie d'un Pays, il est cruellement important de comprendre que l'on se fait avoir parce que nous, collectivement, nous ne nous assumons pas.

Voici ce que dit monsieur Rosaire Morin, économiste et directeur de l'Action Nationale :

"  Il est ici valable de rappeler que les banques ont autorisé 526 milliards $ de crédit aux entreprises ontariennes et 85 milliards $ aux entreprises québécoises5.

Comme les cinq grandes banques torontoises représentent 92,68% des actifs bancaires canadiens, il est logique de conclure que les gestionnaires torontois n’ont pas une âme québécoise. Leurs  décisions comportent le mystère de leurs intérêts. "
5. Revue de la Banque du Canada, printemps 1998, Crédit consenti aux entreprises du Canada, S38, S39.

Quand on examine tout le brouhaha qu'il s'est fait de part et d'autre de nos frontières Québécoises pour un seul milliard, pourquoi, je vous le demande, nous ne bougeons pas plus que ça et pourquoi nous ne réagissons pas plus que ça, alors que l'on parle ici de plusieurs dizaines de milliards en déficits pour le Québec!

C'est peut-être voulu comme ça par les financiers?  N'auraient-ils pas raison de nous dire: Parlez-en de constitution, parlez-en de référendum gagné ou perdu, parlez-en de préparation pour des discussions qui ne valent que ce que valent les roses... diraient-ils....  Nous, on va s'occuper des milliards de dollars.  Et, pourraient-ils ajouter.... "Mettez-ça dans vot'pipe!"  Et si je continue... je pourrais prendre la phrase que l'on retrouve sur les murs du Grand Théâtre de Québec et je dirais:  "bandes de caves"!

Oui, on est des "caves" que de ne s'intéresser qu'à tout ce qui "grouille, grenouillle"!  Et on ne s'intéresse vraiment pas à l'essentiel.  Et l'essentiel pour se contrôler, ce n'est pas une question de partenariat, ce n'est pas une question d'accepter quelques points d'impôts, ce n'est pas une question d'avoir 22 pouvoirs de plus, c'est tout simplement une question de s'assumer comme étant un Pays comme les autres.

Et comme le fait régulièrement Monsieur Marcel Vaive à la fin de ses interventions, il faut faire autre chose que de chercher uniquement à discuter et à "parlailler" pour faire voir que l'on existe.  Il faut s'assumer, tout simplement!

"L'indépendance n'est pas une récompense, mais une responsabilité." Pierre Bourgault

Je termine en disant: Parlons-en de l'économie;  parlons économique puisque c'est le thème où les Québécois et les Québécoises se sentent le plus vulnérables   Les centaines de milliards sont là, et n'attendent qu'un Pays pour que l'on puisse s'en servir.  Pour que l'on puisse s'en servir pour progresser davantage!

Il me semble que c'est un argument assez important pour que l'on puisse s'en parler et surtout le comprendre!

Présentement, les gens de Toronto et de l'Ontario peuvent se rire de nous comme ils le veulent avec nos bas de laine!

Il faudra voir leurs réactions lorsque nous arrêterons de parler inutilement de nos palabres de "constitutionnalite"  de "partenariatite"  et d'"étapite"  et que l'on se parle, sans peur et sans reproches, de Pays que nous nous devons de réaliser.

Simplement constater vos propres mots, vos propres échanges, et combien de fois avez-vous parler de Pays qui est le vôtre?  Et que vous voulez créer?

C'est plus facile de parler à mots couverts avec la souveraineté, avec l'indépendance, avec la soumission à tout ce qui nous entoure.

Nous avons les moyens de prendre notre place.  Prenons-là.  Soyons fiers de nous-mêmes et assumons-nous tels que nous sommes:  Un Peuple; Une Nation; Un Pays. Créez-en des sites, créez-en des pages webs pour en parler de Pays entre vous et avec tous vos amis.  Multiplions-les les sites du Pays du Québec.

Prenons-en une place,  de plus en plus grande pour se parler de nous-mêmes!

Arrêtons d'avoir peur, d'avoir peur!

Merci à vous Monsieur Marcel Vaive, Merci à vous Monsieur Alain LaBonté, Merci à vous Monsieur Pierre Grandchamp, et Merci à vous Monsieur Rosaire Morin.

N'hésitons pas à consulter les pages de Monsieur Morin pour mieux se convaincre des éléments que l'on a besoin pour comprendre jusqu'à quel point on se joue de nous, au plan financier, alors que nous, nous nous contentons de "parlailler" !

Robert Bertrand, rédacteur,
QUÉBEC, Un Pays
http://www.multimania.com/quebecunpays/
http://www.total.net/~qcunpays/
http://www.geocities.com/CapitolHill/Parliament/3488/index.html
1999-03-21
 
 

Québec un Pays    Accueil   Je me souviens