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Se limiter à quelques arguments et taper

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Il faut se limiter à quelques arguments
et taper sur le même clou
(R. M. Sauvé)

Pour lire les messages présents sur le forum :
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http://cf.groups.yahoo.com/group/Pour-le-Pays-du-Quebec/

Pour-le-Pays-du-Quebec@groupesyahoo.ca

vendredi 12 septembre, 2003 15:59

Il faut se limiter à quelques arguments et taper sur le même clou (R. M. Sauvé)

C'est ce que je retiens.

Voyons le ou les clous sur lesquels il nous faut taper... ensemble... constamment.

1-  Le Québec est un Pays aussi égal que l'autre Pays.

2-  Le Québec n'a pas à se faire dicter les lois de l'autre Pays.  (Quand notre Assemblée Nationale à l'unanimité du Pays du Québec ne veut pas de l'Union Sociale, ne veut pas de la question de la santé Nationale, ne veut pas de la loi des contrevenants mineurs, et que l'autre Pays vient nous dicter sa ligne de conduite, il faut rejeter cette ligne de conduite.  Il faut l'affirmer haut et fort.  Le Pays du Québec ne veut pas être subordonné à la volonté de l'autre Pays pour faire et vouloir ce qu'il veut.

3- Quand l'autre Pays vient désigner un aéroport sur le territoire du Pays du Québec, il doit savoir qu'il n'a pas d'affaire à agir de la sorte et nous nous devons de faire connaître notre point de vue à la population de l'autre Pays pour que cette population sache clairement que leur Pays abuse de ses pouvoirs et de ses prérogatives.  On doit mettre la population dans le coup !

4- Quand l'autre Pays utilise ses pouvoirs pour faire acheminer toutes les sommes d'argent des Banques à charte vers Toronto, il doit assumer la responsabilité de la redistribution de ses sommes d'argent à investir au pro-rata de la provenance de ses sommes d'argent.  Pour le Québec seulement, il s'agit de deux cents à trois cents milliards de dollars qui sont investies ailleurs pour le bénéfice du développement de l'autre Pays.  Le Pays du Québec est en perte d'investissements causé par le Gouvernement du Pays qui nous est étranger.

Il nous faut donc renseigner la population du Québec de tels agirs de la part et du Gouvernement étranger, celui de l'autre Pays, à l'égard de la population et du bien-être de la population du Pays du Québec.

Voilà, à ma façon, quelques clous sur lesquels il nous faut taper.

Vous voulez en ajouter ?

Robert Bertrand
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----- Original Message -----
Sent: Thursday, September 11, 2003 11:29 PM
Subject: Re: [Pour-le-Pays-du-Quebec] Aéroport / mieux agir ensemble

(...)

Pour gagner en politique, il faut se limiter à quelques arguments et taper sur le même clou jusqu'à ce qu'il s'enfonce. (principes stratégiques de concentration et d'économie de l'effort, aussi de simplicité).

Arguments staturaires?

1. Le Québec est une province inféodée et c'est à son désavantage. La soumission servile nous fait beaucoup de tort.

2. Le Québec est un État, un vrai, qui existe de fait, et qui peut et doit exister de plein droit.

3. Ottawa nous empêche de concentrer nos efforts vers nos objectifs.

4. Il y a deux États au Québec: l'État centralisateur et impérial d'Ottawa et l'État naturel du Québec.

Il faut se défaire d'Ottawa, qui est de trop.

À quelqu'un qui pose la question: Est-ce qu'ils (sic) vont vouloir à Ottawa? Il faut répondre: C'est à nous de vouloir.

5. Ottawa n'est pas le Canada.

6. Québec a existé comme capitale naturelle bien longtemps avant Ottawa, capitale artificielle et post-impériale.

7. Si Charest attaque en disant:"Vous êtes souverainiste". Il faut répondre par une question : "Qu'est-ce que c'est qu'un souverainiste" ?

Il faut piéger l'adversaire avec des questions pointues et ne pas craindre de le démolir. Mais Landry n'est pas un tueur et c'est un défaut grave en politique.

Duplessis et Trudeau étaient des tueurs qui ne craignaient pas d'abattre d'un geste ou d'une parole tout adversaire qui se présentait devant eux. Trudeau s'est moqué des premiers ministres des provinces à maintes reprises.  Jean Chrétien est un tueur qui élimine rapidement toute personne capable de lui nuire.  Charest aussi est un tueur qui ne craint pas de mentir ou de dire des demi-vérités pour désarconner l'adversaire.

Pour l'abattre, il faut être plus froid, plus déterminé et plus dur que lui.

 Mais Landry, qui a une propension pour se mettre en colère, cherche à montrer le visage de l'homme civilisé, alors que dans son cas, il vaut mieux assumer sa colère et la laisser sortir à coups de pic, sans manifester la moindre émotion. Dans ce genre de choses, il ne faut pas avoir peur d'être "méchant".

Devant un journaliste, il faut s'en tenir à quelques thèmes et ne jamais se laisser entraîner en dehors de son sujet. Si le journaliste tend des pièges, il faut les contourner et revenir à son sujet.

C'est ce que j'ai fait l'année passée avec Paul Arcand alors qu'il m'avait appelé tôt le matin pour me questionner au sujet de l'affaire Neat Pitch dans l'armée. J'avais préparé quelques réponses et j'y suis revenu et revenu sans m'en détourner. Paul Arcand ne m'a pas interrompu.

Dans cette dernière campagne, ressasser l'affaire du référendum 95 au sujet de l'argent et des ethnies était un piège mortel pour Landry et le Parti Québécois.

La seule réponse à soumettre devait être froide et cinglante:"On est pas en 95 mais en 2003 maintenant". Point final et rien de plus. Ne plus répondre lorsque la même question revient sur le tapis.

Au sujet de Parizeau, répondre: "on est pas en 95".

C'est absolument tout ce qu'il y a à faire. Puis, revenir à charge avec ses arguments statutaires et aussi des arguments de principes. Taper et taper et taper sur le même clou et il finira par s'enfoncer.

Ensuite, il faut servir à l'adversaire la même médecine qu'il nous sert, mais en plus froid, au point d'en être glacial. Il ne faut pas oublier que les extrêmes de froid produisent les mêmes effets que les extrêmes de chaleur.

Bon, je vous laisse y aller à votre tour et j'attends vos commentaires.  Je suppose que, puisque la majorité d'entre vous ne vivez pas dans la région de Montréal, vous regarderez ce documentaire sur les Beaux Dimanches. À la semaine prochaine donc.

René Marcel Sauvé
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vendredi 12 septembre, 2003 17:00

J’aime bien la formule de Robert Bertrand:

“Comme chez les Européens, il faut créer des États, des Pays souverains qui permettent aux GENS de chacun des Pays de vivre leur différence, de vivre leurs propres réalités et de se faire accepter avec leurs différences et pour ce qu'ils sont. “

Il n’y a pas de chauvinisme européen mais je me sens très européen et j’aime ce que les Européens construisent ensemble du point de vue de l’unité des nations, pas du point de vue du néolibéralisme.

José Fontaine
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vendredi 12 septembre, 2003 13:55

Monsieur René Marcel Sauvé nous a déjà parlé de la réalité du Canada comme étant un Continent.  On souhaite même des États Souverains pour chacune des entités du Canada actuel.  Le Québec ayant son État propre.
 
Dès janvier 1999, donc peu de temps après l'ouverture du groupe de discussion AGQ (novembre 98) et peu de temps après l'ouverture de mon propre site internet : Québec un Pays, (novembre 1998) je présentais l'intervention ou les interventions qui suivent :
 
http://membres.lycos.fr/quebecunpays/conditionsgagnantes.htm

Re:  « Ensemble pour construire un pays »
suite à la réponse de la lettre adressée à Monsieur André Lepage
avec sous-titres: -- POURQUOI AUTANT DE RESTRICTIONS MENTALES ?  --  LE CONTINENT CANADIEN

Robert Bertrand, rédacteur,
QUÉBEC, Un Pays
1999-01-29

Réponse à l’intervention de
Monsieur Alain Labonté

Bonjour Monsieur Labonté,
Dans cet esprit de dialogue dans lequel nous participons, il me fait plaisir de recevoir vos commentaires suite au texte   Re: « Ensemble pour construire un pays » dans la réponse à la lettre à Monsieur André Lepage. »

J'ai mis en évidence, dans ce texte, les thèmes qu'ont déjà exploité les divers Chefs élus du Québec au cours des quelque quarante dernières années.  Pour bien se comprendre je les signale à nouveau:

>      Duplessis:  Autonomie Provinciale
>    Jean Lesage:  Maître chez nous
>    Daniel Johnson, père:  Égalité ou Indépendance
>    René Lévesque:  Souveraineté-Association,
>    Robert Bourassa: Souveraineté culturelle
>    Jacques Parizeau: Souveraineté avec ou sans partenariat
 
C'est un constat d'une situation vécue par nos concitoyens et nos concitoyennes ayant élus ces propres candidats avec les objectifs de leurs plans de campagne électorale.  Tout le monde peut convenir de cela.

Pour le cas de la dernière élection à laquelle Lucien Bouchard s'est présenté pour la première fois devant le  PEUPLE  j'ai fait le constat suivant que j'ai présenté dans ce même texte.

>   Et, avec une certaine analyse, c'est la première fois que
>   je constate, après coup, que Lucien Bouchard n'a pas
>   fait franchir d'autres étapes.  Il s'est fait élire pour
>   se faire élire.

C'est à juste titre que vous soumettez que le thème exploité par Lucien Bouchard pour se faire élire, en 1998, c'est l'

« établissement de conditions gagnantes ».
Je suis parfaitement d'accord avec votre analyse.  Et vous ajoutez:
« cela vise une victoire en position de force... il a fait un pas vers la souveraineté qui est irréversible ».
Pour le moment, il faut l'admettre, on se plaît mutuellement à le croire qu'elle est irréversible.  Permettez-moi, monsieur Labonté, ces interrogations:

Quel est ou quels sont les objectifs des conditions gagnantes ?

Quelle victoire en position de force attendons-nous?

        Et vous poursuivez le dialogue en disant:

« Lucien Bouchard a donné à la population (celle qui doit elle-même se convaincre qu'elle est souveraine avant de se donner un corps national souverain) »

POURQUOI AUTANT DE RESTRICTIONS MENTALES ?

Dans cet esprit de dialogue, vous me le permettrez encore, qu'elle est la base, le fondement de la démocratie?

N'est-ce pas le  PEUPLE ?  Les  GENS  DU  PAYS ?  N'aurait-on pas raison de dire que la souveraineté elle est dans le  PEUPLE, dans les GENS DU PAYS, justement?

Que demandons-nous à ce  PEUPLE, à ces  GENS DU PAYS sinon de créer le  PAYS ?  de faire en sorte de se donner  SON  PAYS ?

 « Maintenant il ne faut pas en rester là, bien sûr, et continuer à travailler, chacun à sa mesure, à l'établissement de ces conditions gagnantes, conditions de cœur d'abord, conditions d'esprit pour stabiliser tout cela d'abord en nous-mêmes, et conditions matérielles pour asseoir tout cela sur des bases inattaquables. »
Je vous interpelle à nouveau, monsieur Labonté,  Travailler à ces conditions gagnantes, dites-vous.  En fonction de quel objectif? Pourquoi autant de restrictions mentales ?   Ne travaille-t-on pas pour créer notre Pays?  Avec des conditions de coeur, comme vous le dites, avec des conditions d'esprit pour stabiliser ce  Pays  que nous cherchons à créer, à organiser, à construire, pour asseoir NOTRE PAYS sur des bases inattaquables.

Questions d'utiliser les mots pour leur faire dire ce qu'ils veulent dire.  Ne pas craindre de parler du Pays que l'on veut avec des conditions gagnantes pour le réaliser.

LE CONTINENT CANADIEN

Bref, nos adversaires veulent des questions claires, veulent qu'on se définisse comme on est et pour ce que l'on veut.  Le veut-on le Pays du Québec?

Préférons-nous accepter d'être de ce Continent Canadien ou le Québec et les Québécois ne feraient partie de ce dit Continent dans lequel ils ne sont pas reconnus, ne se sentent pas reconnus, et qu'on ne veut pas les reconnaître ?  Et ce continent Canadien s'affiche comme ayant un seul Peuple et une seule Nation ?  N'en avons-nous pas assez de faire nier notre propre existence ?

Pour moi, il est clair.  Le Canada n'est pas mon Pays.  Le Canada est un Continent.  Le Québec est mon Pays.  Et les Gens du Canada ne veulent pas reconnaître le Pays du Québec, la Nation Québécoise.  Ils ont fait leur nid.  À nous de créer le nôtre.

Comme chez les Européens, il faut créer des États, des Pays souverains qui permettent aux GENS de chacun des Pays de vivre leur différence, de vivre leurs propres réalités et de se faire accepter avec leurs différences et pour ce qu'ils sont.

Avec amitié.

Robert Bertrand, rédacteur,
QUÉBEC, Un Pays
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