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Souveraineté, Indépendance,
Pays,
République

Souveraineté, Indépendance,
Pays, République



 

Texte original de Pierre Forest
sous le titre de Budget Martin
Bonjour monsieur Pierre Forest,

Dans une deuxième intervention, je vous parlerai du Budget Martin.

Cela me fait plaisir de voir que vous vous êtes ajouté à ce groupe d'intervenants pour la promotion de la souveraineté du Québec, de l'indépendance du Québec, pour le Pays du Québec, pour la République du Québec, ou encore pour la République de la Nouvelle-France.

On fait face à plusieurs choix.  Et, à ce que je crois, on a tous le même objectif.  Les mots changent suivant l'intervenant.  Ne faudrait-il pas voir la signification profonde de chacun des mots, de chacune des expressions que nous utilisons?

J'esquisse une réponse qui est à parfaire. Ne faut-il pas qu'il y ait un Pays pour que naisse une République?  Et cette souveraineté ou cette indépendance, dont on parle, ici, n'est-elle pas, dans sa finalité, pour la création d'un Pays?

Je soumets ce questionnement en toute humilité puisque nous sommes entre nous et qu'il faut bien que l'on se comprenne dans cet ensemble de mots qui sont utilisés de part et d'autre par l'un et l'autre des intervenants.

Il est réconfortant de comprendre qu'il existe un forum pour le cheminement de l'option QUÉBEC.  En font partie les habitués de l'échange, de la discussion.  Il faut convenir qu'il y a également, la compréhension de ce qu'en font les gens ordinaires, les gens du Pays, les gens du Peuple.

Ah, je suis loin d'imaginer que ces gens du Pays n'y comprennent rien.  Loin de là.  Il y a des mots qui sont des sous-entendus, et il y a les vrais mots qui font état de la nouvelle réalité que l'on veut créer.  Et très souvent, les gens se questionnent pour chercher à savoir pourquoi certains mots sont utilisés plutôt que d'autres.  Que se cache-t-il sous certains mots?  Avons-nous peur que les Gens du PEUPLE ne soient pas conscients des agirs des uns et des autres?  Ne serait-ce pas une des raisons qui les font se questionner eux-mêmes sur la qualité de ceux qui en discutent ou qui se présentent devant l'électorat?

A-t-on le droit de continuer ce cheminement vers la création d'un Pays avec autant de restrictions mentales?  Le Peuple n'attendrait-il pas que ses
intellectuels et ses politiciens s'entendent sur les mots et présentent une certaine unité sur les vrais mots, les vraies choses?

Il faut bien en convenir.  Il y a les calculateurs, les faiseurs de politique.  Le PEUPLE peut-il faire confiance en ceux qui cherchent à le berner? à en passer une "petite vite" ?  La qualité de notre peuple ne mériterait-elle pas mieux que cela?

Les créateurs de Pays ne se font-ils pas rares?  Jacques Parizeau, dans tous ces récents discours, ou presque, ne nous parle-t-il pas de Pays à construire, et même, ne nous suggère-t-il pas la prochaine question?

Dans une lettre ouverte publiée par le quotidien «Le Devoir», il propose la question suivante : «Voulez-vous que le Québec devienne un pays souverain (ou   indépendant)»?

Y aurait-il des Pays qui ne sont pas souverains?  qui ne sont pas indépendants?  Vous pouvez me le dire ?  Pourquoi cette redondance?

Dans sa " Lettre ouverte aux souverainistes "  ne nous dit-il pas: «Qu’il s’agisse du Bloc québécois ou du Parti québécois, il faut parler du pays et de ce que l’on veut qu’il devienne» Montréal, le 19 décembre 1996.

Jacques Parizeau ne nous dit pas de parler de souveraineté, d'indépendance.  Il nous dit bien de parler  «du pays et de ce que l’on veut qu’il devienne».

Le mot "Pays" ne semble pas lui répugner.  Loin de là!

Selon ma compréhension des mots, moi, je comprends que le peuple, lui, il est "souverain".  Le Peuple est le maître de la situation, le véritable maître de la situation.  Il me semble que chacun des intervenants s'appuie sur la souveraineté du Peuple pour créer un Pays, pour créer la République du Québec, pour créer la République de Nouvelle-France, pour faire de notre entité un Pays (pour certains souverain et indépendant)

Il m'importe de savoir, ici, si on est tous d'accord pour cette interprétation des mots ?

Quand on parle de souveraineté à acquérir, que veut-on dire alors?

Les mots, par eux-mêmes, doivent signifier quelque chose, n'est-ce pas? Peut-être devrions-nous s'en parler pour véritablement se comprendre?

Robert Bertrand, rédacteur,
QUÉBEC, Un Pays
http://www.multimania.com/quebecunpays/
http://www.iquebec.ifrance.com/quebecunpays/
1999-03-07

 
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