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[Pour-le-Pays-du-Quebec]
Un projet et non un rêve.
Jean Lapointe
lundi 28 avril, 2003 07:57

Je suis tout à fait d'accord avec Michel Venne pour dire que FAIRE
DU QUEBEC UN PAYS ne devrait pas être considéré comme un rêve mais bien plutôt comme un projet. (voir plus bas).

Si l'on se contentait de rêver, le Québec pourrait très bien rester une province pour toujours. Pour que le Québec devienne un pays il faut le vouloir et tenter de convaincre le plus grand nombre possible de nos compatriotes québécois de le vouloir aussi, quelles que soient leurs origines.

D'ailleurs, si je l'ai bien compris, c'est aussi l'opinion de monsieur Sauvé je pense.

Lapointe

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Un projet
Michel Venne
Édition du lundi 28 avril 2003



Avez-vous lu la lettre de Sébastien Paquin-Charbonneau dans le courrier des lecteurs du Devoir du 23 avril? Dans cette lettre à son
grand-père décédé en 1996, cet étudiant âgé de 20 ans promettait,
malgré la défaite électorale du Parti québécois, de rester debout et
de garder vivant, avec sa génération, le rêve de son aïeul, celui de
son père et le sien de faire du Québec un pays.

Ce n'est pas un rêve, c'est un projet. Les élections du 14 avril n'ont scellé le sort ni de l'indépendance du Québec ni du mouvement qui la porte. Ce jeune homme qui m'est inconnu n'est pas seul à rester debout et, surtout, à rester lucide.

Au cours des prochaines années, les raisons objectives favorables à
l'accession du Québec à sa pleine souveraineté politique ne feront
que se confirmer.

D'abord, la mondialisation aura poursuivi sa marche. Espérons que
celle-ci aura été infléchie dans le sens d'une humanité plus juste et plus démocratique. La partie est loin d'être gagnée à cet égard. Mais de nouvelles instances seront créées pour gérer l'interdépendance entre les nations. Ces mécanismes de coopération auront confirmeront le rôle incontournable des États souverains dans l'organisation du monde. Le multilatéralisme finira bien par triompher de l'arrogance américaine. Les négociations en vue de la création d'une zone de libre-échange des Amériques vont reprendre leur cours. La place du politique dans la suite du monde va s'accentuer.

Le spectacle de petits pays, moins riches et moins avancés que le
Québec, participant à la marche du monde, n'aura de cesse
d'accentuer le sentiment que le peuple québécois, confiné au statut
de province du dominion, reste en marge.

Or les Québécois seront de plus en plus tournés vers le monde plutôt
que vers le reste du Canada. L'intérêt des Québécois pour la situation internationale va grandissant, visible dans les médias et les librairies. La participation de milliers de citoyens aux manifestations pour la paix le confirment. En outre, l'économie québécoise dépend dans une proportion de 60 % du commerce extérieur. Le Québec exporte deux fois plus aujourd'hui qu'en 1990 tandis que les échanges commerciaux avec le reste du Canada sont restés stables. Cette double tendance n'est pas prête de s'arrêter.

La réussite des Québécois sur la scène mondiale va renforcer l'identité québécoise et la dissocier peu à peu de l'identité canadienne. Pendant ce temps, le poids des personnes nées avant 1960 et qui se définissent encore comme Canadiens français va diminuer.  Les générations de Québécois issues de l'immigration plus récente, dont les enfants fréquentent l'école française, affirment plus que jamais leur appartenance au Québec plutôt qu'au Canada. Ces Québécois tricotés serrés mais de laines étrangères, présents dans les débats et dans les mouvements sociaux, font prendre conscience du caractère universel de l'identité québécoise.

Dans le contexte de la mondialisation, le désir d'affirmer notre différence culturelle va aussi s'accroître.

Or, en parallèle, les prochains recensements canadiens vont confirmer le déclin du poids démographique et donc du poids politique du Québec au sein du Canada. L'assimilation des francophones hors Québec se poursuivra inexorablement et ce n'est certes pas la timide politique dévoilée récemment par Stéphane Dion qui va y changer quoi que ce soit. Intéressés par les affaires du monde, conscients de leur identité, les Québécois verront leur statut de minoritaires se cristalliser au sein de la fédération canadienne. Le déséquilibre fiscal ne se résorbera pas. Ottawa ne va pas renoncer à ses velléités d'investir le champ du pouvoir local, celui de l'éducation post-secondaire et celui des services sociaux et de santé.

De plus en plus minoritaires au Canada, les Québécois prendront
conscience du déclin de leur pouvoir au sein de ce pays et sur la
scène mondiale.

Dans quelques années, la table sera mise. De nouveaux leaders, issus
des jeunes générations, rompus aux exigences de la coopération
internationale et intéressés par les affaires du monde, mais enracinés dans les mouvements sociaux dans leur région et leur localité, libérés du complexe du colonisé, vont prendre les rênes.

Le politologue Jean-Herman Guay, de l'Université de Sherbrooke,
disait l'autre jour que les élections du 14 avril marquent la fin de la guerre entre Québec et Ottawa. Celles-ci marquent la fin d'un cycle de confrontations entre deux branches de l'élite canadienne française issue de la Révolution tranquille. La question nationale ne pourra plus jamais être abordée de la même façon. La souveraineté ne peut plus être vue comme la résolution du conflit Québec-Canada.  Le PQ doit en prendre acte.

Si le moment est venu de revoir le programme du parti, ce n'est pas
pour en expurger l'idée de la souveraineté. Au contraire, celle-ci est plus adaptée à l'époque que jamais. En fait, le PQ devrait radicaliser sa position en faveur de l'indépendance, sans exclure la possibilité, comme une main tendue, d'établir une coopération avec le Canada une fois le Québec souverain, mais en dissociant clairement les deux opérations. L'accession du Québec à la souveraineté n'est pas le projet d'une nouvelle entente avec le Canada mais plutôt le mécanisme de l'inscription politique du Québec dans le monde.

Le PQ, qui reste le principal leader du mouvement souverainiste, a
quelques années pour recentrer son projet dans ces termes, en y associant le Québec pluraliste et les mouvements sociaux actuels et
plus anciens. La place du référendum dans cette démarche n'est plus
la même. L'accession du Québec à la souveraineté doit être envisagée
comme une réforme dont le référendum n'est que l'ultime étape.

Michel Venne est directeur de L'annuaire du Québec, chez Fides.

mvenne@cam.org

http://www.ledevoir.com/cgi-bin/imprimer?path=/2003/04/28/26392.html

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Re: [Pour-le-Pays-du-Quebec]
Un projet et non un rêve.
Manon Berthelet
lundi 28 avril, 2003 08:29

Bonjour!

Dans le temps où je participais activement aux discussion d'Avant-Garde Québec, j'ai été frappée par le manque de volonté D'ACTION des souverainistes...  Chaque idée que je proposais tombait à plat...

J'avais proposé que nous travaillions à une campagne d'affichage...  Que nous fassions une chaîne de lettres et courriels qui demanderait à tous nos amis indépendantistes de garder en PERMANENCE un drapeau, un message sur leur balcon, leur vitre arrière de voiture, leur clôture...  Un message clair...

"Le Québec, digne d'être un pays!"

Partout ce message et des drapeaux...  le plus possible de message et de drapeaux... pour contrer la propagande canadienne...  Il faut S'AFFICHER...  Il faut MONTRER à quel point nous sommes encore nombreux et déterminés!

Il faut cesser de PALABRER.  Ou au moins...  faire les DEUX?  :-)

Manon Berthelet

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Re: [Pour-le-Pays-du-Quebec]
Un projet et non un rêve.
Valérien Lachance
lundi 28 avril, 2003 08:49

Bonjour

    J'aime bien  qu'on  reconnaisse le Pays-du-Québec comme une "réalité", deux marches plus élévées que le rêve et un projet.

    Il est déjà là mais, nous ne le voyons pas ? Gilles vigneault n'a-t-il pas chanté avant nous: " Mon Pays ce n'est pas un Pays c'est l'hiver !"

    Chantons cette réalité reconnue par  Monsieur Robert Bertand, René-MacelvSauvé, Guy Bertrand  et bien d'autres !

Nommons les tous, faisons une page pour tous ceux qui reconnaissent (de facto) le Pays-du-Québec.

Valérien Lachance.

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Re: [Pour-le-Pays-du-Quebec]
Un projet et non un rêve.
René Marcel Sauvé
lundi 28 avril, 2003 09:00



Les générations qui ont précédé le jeune écrivain que citait Michel Venne ne rêvaient pas mais travaillaient de toutes leurs forces non seulement pour vivre dans une terre extrêmement dure mais en même temps, pour construire une Nation et un État avec la majuscule, sans savoir vers quoi tout leur travail conduirait. Ils avaient la foi et cela leur suffisait. Et ils ont réussi.

C'est grâce au dur labeur de ces générations précédentes que se sont construites les fondements de la Nation et de l'État québécois.

La Nation s'est construite par une osmose territoriale réussie au terme de quatre siècles de travail. Les basses terres du Saint Laurent, centre de gravité du Québec, ont été défrichées, dépierrées, labourées, hersées, fertilisées, arrosées, draînées, semées et récotées au prix d'un travail exténuant. Il faut avoir travaillé sur une terre en friche pour savoir ce que représentent de tels efforts à une époque où on travaillait au cheval, au boeuf et à force de bras.

L'osmose territoriale originelle a été suivie d'une symbiose entre les
basses terres du Saint Laurent et les régions adjacentes, soit, les
Appalaches d'un côté et les Laurentides de l'autre. Ces réalisations de
grande envergure sont précisément ce qu'il faut faire pour devenir Nation et être reconnus comme tel.

Ce ne sont pas des Québécois mais un Français, Louis Hémon, qui a
immortalisé ces pionniers dans Maria Chapdelaine et qui a compris ce que sont une osmose et une symbiose sans toutefois en connaître les noms pour qualifier ces actes de grande envergure et qu'on ne peut accomplir qu'avec beaucoup de temps et d'efforts.

En plus de faire de la terre, ils ont fait du bois de planche et de madriers pour construire des maisons habitables et souvent confortables et dignes des rois et des reines qu'ils étaient tous. Ils ont construit des chemins, des routes et des ponts, des granges, des églises, des moulins, des scieries, des forges,des écoles et des institutions, couvents, collèges,  hôpitaux, grandes écoles, toujours avec la même détermination, dans une pauvreté riche de leur travail, sans perdre l'esprit de la fête religieuse et civile.

Sous les Anglais, ils ont construit des chemins de fer, des usines et avec l'argent gagné, ils ont acheté les terres, terroirs et entreprises des
Anglais, Écossais et Irlandais restés sur place. Cette conquête pacifique du territoire du Québec s'est accomplie par la seule force du travail et de la foi en eux-mêmes.

Voilà comment une population de colons devient un peuple et une nation. Ce n'est pas le rêve mais le travail qui fait la différence. C'est ce qu'en géopolitique, on appelle une conquête de facto, sans armes.

Avec le gouvernement du Québec, les générations précédentes ont jeté les bases d'un État avec la majuscule. Cet État existe maintenant et ce qui reste à faire, c'est de le reconnaître nous-mêmes et de le faire
reconnaître.

Pour y arriver, nous devons prendre les grands moyens.

Ce n'est pas un rêve mais un projet en effet, un grand projet que nous
poursuivons toujours grâce aux continuités établies par le travail des
générations précédentes dont nous devons honorer la mémoire.

René Marcel Sauvé

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[Pour-le-Pays-du-Quebec]
Un projet
Jean Lapointe
lundi 28 avril, 2003 09:08



« Un désir présent, portant sur l'avenir en tant qu'il dépend de
nous. Ce n'est pas encore une volonté (vouloir c'est faire), ou
plutôt ce n'est que la volonté (actuelle) de vouloir (plus tard).»

DICTIONNAIRE PHILOSOPHIQUE d' André Comte-Sponville, PUF, 2001, page 474.

La volonté de vouloir et agir en conséquence. Pas mal non ?

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Re: [Pour-le-Pays-du-Quebec]
Un projet et non un rêve.
Robert Bertrand
lundi 28 avril, 2003 22:59

Bonsoir Manon,

Merci d'être présente avec nous.

En permanence, dans au moins trois fenêtres de ma maison, rue Dorchester, à Québec, il y a trois fleurs de lys, une dans chacune de ces trois fenêtres.

Ce sont des fleurs illuminées.  Le drapeau, _notre_ drapeau est sur la maison et le nom de mon emplacement est on ne peut plus marqué :  "À la Québécoise" en hommage à la femme Québécoise et à ma mère.

Prêcher par l'exemple, par la parole, par l'action, par l'agir, par l'être
aussi puisque bien des dialogues ont lieu, chez nous, avec les visiteurs de tous les Pays du monde.  Ils sont heureux d'entendre parler du Québec et de ce que nous voulons, de ce que nous sommes.

Lorsqu'ils nous arrivent, pour une très grande majorité, ils nous disent venir visiter le Canada.  Il s'agit qu'il prononce ce mot pour que je leur dise qu'ils sont, ici, au Québec et _notre_ Pays, c'est le Québec.

Le Canada, pour nous, c'est comme l'Europe pour vous.  Dites-vous que vous êtes Suisse, Français, Italien ?  Alors, il s'agit de faire de même ici.

Ici, vous êtes au Québec.  Le Canada, c'est l'Europe de chez vous !

Et tout le dialogue change, toute l'appréciation des lieux change, toute leur visite vient de prendre la mesure du Québec.

Il s'agissait de s'en parler pour que ce soit bien clair.

Bienvenue encore et salutations à tout ton monde !

Avec toute mon amitié,

Robert Bertrand

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Re: [Pour-le-Pays-du-Quebec]
Un projet et non un rêve.
René Marcel Sauvé
lundi 28 avril, 2003 19:37

 


Bravo Manon,
Voilà des observations qui font avancer les choses.

L'essentiel, c'est l'ACTION et l'action s'appuie sur douze principes qui ont fait leurs preuves et que je tente désespérément de faire comprendre, sans grand succès.

Je viens de lire que le "consensus conduit à la pensée unique". Le consensus ne peut pas conduire à la pensée unique puisqu'il suppose le consentement de tous les intéressés. Il n'y a pas de consentement dans la pensée unique, seulement de l'arbitraire.

Comment faire comprendre que dans l'action, l'appréciation doit passer outre aux clichés, métaphores, euphémismes, oracles, remords, regrets, ressentiments, émotions stériles et autres formes d'expressions qui émanent d'un aveu d'impuissance ?

Nous ne sommes pas un peuple vaincu, c'est faux et je le démontre dans mes écrits et exposés.

Nous nous trompons quand nous revendiquons des droits, parce que nous avons déjà les pouvoirs d'un État et nous ne le savons pas. À cet effet, lire et étudier Le Prince de Machiavel et revoir le film Le confort et l'indifférence produit après le premier référendum.

Et maintenant, nous sommes en train de retomber dans les mêmes ornières, à cause de notre manque de sang-froid.

Nous manquons du sens de la continuité, de l'agir et de sa finalité, l'ACTE.

Bonne soirée

René Marcel Sauvé

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Re: [Pour-le-Pays-du-Quebec]
Un projet et non un rêve.
Manon Berthelet
mardi 29 avril, 2003 08:19

Bonjour René!

Oui, je pense que c'est une bonne idée...  il faut TAPISSER le Québec...

Je suis très occupée pour encore une semaine...  mais je vais revenir avec des propositions à ce sujet.  Il faut vraiment AGIR.  Quand l'action ne suit pas la réflexion et l'analyse, c'est comme si la réalisation ne suivait pas le rêve!

Je me permets de vous embrasser, puisqu'on se connaît!  :-)

Et je salue aussi mon bon ami José!

Manon

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Re: [Pour-le-Pays-du-Quebec]
Un projet et non un rêve.
René Marcel Sauvé
mardi 29 avril, 2003 11:04


Monsieur Bertrand,

Très bien votre analogie entre l'Europe et le Canada.

Entre géographes, nous disons que le Canada est un véritable continent distinct au nord des Amériques.

En fait, le Canada a la même étendue que l'Europe, soit plus de 10,000,000 de kilomètres carrés.

Par ses autres caractéristiques géographiques, cependant, il se prête moins aux différenciations et aux contrastes que l'Europe, ceci à cause de ses masses continentales, océaniques et atmosphériques et du manque d'espaces plats et oékoumènes qui ne représentent que 2% à peine de sa superficie totale. Ceci veut dire que le Canada est difficile d'accès et les communications intérieures sont peu économiques.

Pour ma part, j'ai établi quelques analogies entre le Canada et la
Scandinavie, bien que la superficie totale de la Scandinavie soit
équivalente à celle du Québec, soit plus de 1,600,000 kilomètres carrés. C'est ce que je définis dans mon ouvrage (je n'ose pas dire une oeuvre) sur la géopolitique et le devenir du Québec.

Compte tenu des espaces oékoumènes réduits et dispersés, espaces dont les caractéristiques rendent possible le développement d'une économie dite politique, on peut aussi établir quelques analogies valides entre le Canada et les Balkans, limitées cependant par le fait que le Canada se prête beaucoup moins aux communications intérieures économiques que les territoires qui gravitent autour du Danube, avec multes exceptions cependant.  Le mot balkan est turc et signifie montagnes. Il a été introduit par les Ottomans pour désigner les espaces conquis et entourés de montagnes dans l'Europe du sud-est.

Je me sens impliqué dans le fait que Bernard Landry a offert une authentique Confédération pour tout le Canada. Entendons-nous bien cependant: une authentique Confédération est une Union d'États Souverains, non de provinces inféodées et servilement soumises à un État central, centraliste, unitaire et arbitraire, comme l'ont voulu et le veulent encore les Orangistes et les Loyalistes venus d'Irlande et qui ont créé ce qu'ils ont appelé par euphémisme et grossier mensonge par le nom de confédération.

Une authentique confédération ne sera possible qu'après l'indépendance et le statut d'État reconnu par et pour toutes les provinces sans exception.

D'ailleurs, la centralisation des pouvoirs et des moyens avait pour objet de construire les chemins de fer et les canaux nécessaires au développement économique et politique des provinces, appelées en partant à devenir des États avec la majuscule, conformémemt à l'esprit et la lettre d'une authentique Confédération.

Mais les Orangistes et les Loyalistes avaient une autre idée en tête: celle de créer ce que Creighton a appelé The Saint Lawrence Empire.
Comme les Habsbourg dans le Danube et les Balkans, régions les plus
orientales de l'ensemble géographique qui gravite autour de la source du Rhin, à Shaffhouse, en Suisse et celle du Danube, dont la source est en Allemagne du sud, dans les plateaux du Würtemberg.

Les Ottomans ont tenté de s'emparer de tous les pays du Danube mais ont été obligés de se limiter aux régions les plus orientales, qu'ils ont appelées Balkans. Après la chute des Habsbourg, à la première guerre mondiale, ce sont les Serbes qui ont pris le collier pour inféoder au moins les Balkans sous leur autorité.  Par contre, si les régions montagneuses offrent peu de possibilités de constituer des économies de grande envergure, elles sont, en compensation, plus aisément défendables, à la condition qu'on s'en donne la peine. Le pacifisme n'a jamais bloqué les ambitions territoriales des cupides, d'où nécessité de prendre les moyens pour assurer les défenses collectives, ce qui n'est jamais facile à réaliser dans la pratique.

 C'est ce qui est arrivé dans les Balkans à plusieurs reprises, la Suisse
excepté, parce que les Suisses ont fourni un énorme effort d'organisation de leur défense territoriale, qui a eu pour effet de dissuader les Autrichiens de les attaquer et les inféoder de nouveau comme à l'époque de Rodolphe de Habsbourg (1291) et plus tard à l'occasion du Congrès de Vienne, (1815) alors que l'Autriche-Hongrie était en position de force en Europe aux lendemains des défaites napoléoniennes.

Toutes ces analogies sont utiles pour mieux comprendre notre propre contexte à nous, Québécois, de même que celui de l'espace continental canadien.

Ce qui importe pour nous tous, c'est d'acquérir le sens de la continuité en profitant de l'expérience des autres par l'identification d'analogies valables.

Bonne journée

René Marcel Sauvé

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