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René Marcel Sauvé

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[Pour-le-Pays-du-Quebec]
Plusieurs changements /
une oeuvre complète
Robert Bertrand
samedi 26 avril, 2003 20:56

 
De bons documents de travail, d'études, d'approfondissements.
 
Je voudrais bien qu'ils soient connus par tout le monde.
 
Je les annonce sur mon propre site.
 
http://membres.lycos.fr/quebecunpays/Dans-la-diversite-de-nos-options-Quebec-un-Pays.html
 
http://membres.lycos.fr/quebecunpays/A-LA-UNE.html
 
http://membres.lycos.fr/quebecunpays/Si-nous-en-revenions-a-demain-Andree-Ferretti.html
 
http://membres.lycos.fr/quebecunpays/Quoi-faire-pour-le-Pays-du-Quebec.html
 
Si d'autres pouvaient y joindre une action positive pour les diffuser.  C'est une invitation à le faire.
 
Il va de soi que tout le contenu stratégique d'une démarche, il faudra admettre que nous, les Québécois, nous n'avons pas été tellement formés à cela.
 
Est-ce qu'on devrait dire que nous étions "des bons poissons" pour se faire avoir avec les "bons parleurs de la politique" ?
 
Les stratèges, Monsieur Sauvé, vous le savez sans doute avec certitude, n'ont pas eu une carrière auprès de "nos" politiciens à nous, du Québec ?
 
D'où la nécessité, que je m'impose d'abord à moi, d'instruire, d'informer, de rendre conscientes, toutes les strates de notre société en produisant aussi rapidement que possible les documents qui sont présentés ci-haut.  Il ne faut pas que toute cette information reste en vase clos.  Tout le monde le comprendra.  Il faut diffuser.  Il faut que le maximum possible de personnes prennent acte de ce qui s'écrit et est présenté dans ses différents "documents".
 
Sur un site de discussions, Monsieur Sauvé, on n'est jamais certain de convaincre tout le monde !  Vous le savez pertinemment.   On les informe, on leur propose, on les sollicite. On vient pour discuter, pour échanger, pour découvrir, possiblement des données nouvelles.  Les uns et les autres s'interpellent !
 
Vous nous offrez, présentement, une oeuvre complète, je pourrais dire.
 
Pour des gens qui sont sur les groupes de discussions, je peux vous assurer qu'ils n'ont pas vu cela souvent !
 
Ce que je retiens le plus, c'est le facteur  ___ stratégie ___  et vos douze  ___ principes ___.
 
Comment absorber, en une lecture ou deux ou trois ou cinq autant de concepts, autant de contenu ?
 
Ce que je _nous_ souhaite, à _nous_ comme collectivité Québécoise, c'est de s'assurer de l'informer, de lui faire connaître que des démarches sont possibles et ce qui est encore plus souhaitables c'est que ces démarches obtiennent une certaine pluralité des voix auprès de dirigeants de nos partis politiques, groupements, ralliements, associations, regroupements ?  Il faut faire connaître ces pages aux différentes associations dont on peut faire partie.
 
Vous ne nous avez jamais parlé de plans stratégiques qui auraient pu être utilisés par les Grandes Entreprises Nationales ou Multinationales. Sans doute, ils savent s'en servir parce qu'ils ont des groupes de formation auxquels leurs employés doivent se soumettre.  Ils ont des sommes d'argent pour prendre de plus en plus de place.
 
Des Chefs de différents Partis Politiques vous ont-ils déjà approchés ou inversement ?  Veulent-ils former des citoyens et des citoyennes ?  Est-ce que cela fait partie de leurs propres psychologie de développements ?  Faut-il qu'ils dominent tout seul ?
 
J'hésite à le dire...  Je commence à vous connaître un peu...  Je viens de vous questionner...   Nous allons nous faire servir une autre "oeuvre",  j'allais dire une autre "brique" !
 
Je peux comprendre votre désir profond de chercher à réaliser une certaine unanimité, un certain consensus.  Les groupes de discussions ne connaissent pas toujours cela, je dois bien vous l'avouer.
 
Peut-être ne faut-il pas toujours prendre les réponses au pied de la lettre.
 
Vous avez votre propre objectif, faites-nous en bénéficier et c'est ce que vous faites avec beaucoup d'implications personnelles.  L'essentiel, n'est-ce pas la démarche stratégique ?  L'approfondissement de cette démarche ?
 
Vous avez travaillé auprès d'étudiants, vous le savez...  nous sommes vos étudiants, présentement.  Permettez-nous un moment d'approfondissement, d'assimilation, et de questionnements peut-être ?
 
Il faut nous permettre, en même temps, le temps de l'assimiler, toute cette oeuvre, toutes ces données.
 
Vous nous faites vivre des heures glorieuses de connaissance, j'ajouterais même d'une connaissance encyclopédique tant en littérature qu'en stratégie.
 
Bonne soirée à vous et à tous ceux qui vous entourent.
 
Si nous étions aux États-Unis et pour paraphraser, on vous dirait :
 
Que Dieu vous bénisse et bénisse le Pays du Québec
 
Robert Bertrand

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Re: [Pour-le-Pays-du-Quebec] Plusieurs changements /
une oeuvre complète
René Marcel Sauvé
samedi 26 avril, 2003 22:33


 
 

Monsieur Bertrand,

Les principes universels de stratégie, tels que je les enseigne dans mon  livre Géopolitique et avenir du Québec (Guérin 1994) ont été introduits à la Banque Nationale par ma jeune soeur Charlotte, qui occupait un poste élevé à la banque, à l'époque au cours de laquelle Léon Courville était président.

Dans sa gestion générale et ses projets, la banque insiste beaucoup sur le principe d'économie de l'effort et des moyens, qui exige d'obtenir le maximum de résultats avec un minimum d'efforts et de dépenses de moyens, donc de la compétence.

Charlotte est décédée en 1999 et je n'ai eu aucune nouvelle de la banque depuis ce temps.

Je sais que les Multinationales américaines étudient Jomini, le père de la stratégie moderne, l'homme qui critiquait Napoléon. D'ailleurs, les grosses entreprises et les armées suivent exactement les mêmes routes logistiques. Vous ne voulez pas tout de suite que je vous donne le cours de logistique militaire 601 à ce sujet. Je le ferai peut-être plus tard.

Les politiciens du Québec que j'ai connus ne sont pas intéressés et préfèrent les thèmes à charge émotive élevée.

Ils veulent le succès immédiat alors que la stratégie vise l'effectivité médiate, à long terme  si vous préférez.
 
La conclusion à ceci est simple: lorsque tout le monde, où une majorité de citoyens, posséderont à fond des notions et principes de stratégie, alors les politiciens vont être obligés de se ranger. Je sais que Jean Chrétien se fait déjà ranger par Bay Street, à Toronto, où plusieurs anciens officiers supérieurs des Forces Canadiennes occupent des postes clés. Ils ont appris leurs principes de stratégie au Staff College de Kingston.

Comme en Allemagne, la bourgeoisie de la bière, de la saucisse et de l'acier a appris ses principes de stratégie à la Führungsakademie à Hambourg, qui est le collège d'état-major des Allemands. La formation nécessaire pour devenir un officier supérieur de la Wehrmacht et un chef d'industrie est la même et les objectifs sont les mêmes. Dommage que cet imbécile de caporal Hitler, autrichien de surcroît, ait réussi à se hisser jusqu'au sommet de la pyramide politique. Les bourgeois allemands ne sont pas à la veille de l'oublier, comme je l'ai appris alors que j'ai étudié dans leur pays.
 
Vous comprendrez facilement pourquoi j'ai été invité à enseigner ma matière chez les adolescents de la haute classe moyenne à High Park à Toronto. J'organisais un voyage à l'étranger pour le printemps suivant, un voyage d'études, en Grèce, Égypte, France, Italie, Russie, Asie Centrale, Chine et les étudiants se présentaient le lendemain avec un chèque de $3000.00. On me donnait tout ce que je demandais. Entre autres, j'ai exigé que les classes de géographie se déroulent avec un atlas moderne pour chaque étudiant. J'ai timidement  recommandé le Bordas français, avec ses cartes satellites, un atlas de $140. pièce. En quelques jours, chaque étudiant avait son Bordas. Je n'en suis pas encore revenu. On m'a demandé que j'enseigne en français encyclopédique et j'ai recommandé l'achat d'une encyclopédie Universalis à $2500 et en quelques semaines, l'encyclopédie était sur les tablettes. Les étudiants étaient abonnés au Monde Diplomatique et le lisaient, même si cette lecture est difficile. J'avais tout le matériel que je demandais.
 
Et pourtant, j'aurais tellement voulu faire la même chose chez nous au Québec, mais c'était peine perdue.

Tout de même, que je me suis dit, si je leur enseigne les éléments et principe de l'État et que ces étudiants travaillent ensuite pour faire de l'Ontario un État, alors le Québec va suivre.
 
Or, c'est ce qui est train de se produire. J'ai rencontré hier un de mes anciens étudiants qui fait  présentement un doctorat à Londres et qui s'en va travailler pour le gouvernement de l'Ontario, remarquez qu'ils ne disent pas la province de l'Ontario mais seulement l'Ontario. Dans l'institution où j'enseignais, le portrait de la Reine avait été déplacé discrètement du hall d'entrée vers la salle de chauffage dans la cave.
Pour vous faire une idée de la progression de l'Ontario vers le statut d'État, de jure comme de facto, je vous recommande de lire: Ibbitson, John. Loyal no more. Ontario's struggle for a separate destiny. Harpers Collins, Toronto 2001. 225p.

John Ibbitson est journaliste et chef de pupitre au Globe and Mail de Toronto.

J'ai appris d'un autre journaliste que Stéphane Dion est au courant de la progression de l'Ontario vers le statut d'État et s'en inquiète beaucoup.

René Marcel Sauvé

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Re: [Pour-le-Pays-du-Quebec] Plusieurs changements /
une oeuvre complète
René Marcel Sauvé
dimanche 27 avril, 2003 09:51

Monsieur Bertrand,

Je recommande à tous les membres de ce réseau de prendre note de l'article de Caroline Montpetit paru dans Le Devoir d'aujourd'hui en page F 1,(Livres).

Il s'agit d'un commentaire sur le dernier ouvrage de Jean Bédard. Portant pour titre: Comenius, l'art sacré de l'éducation, Jean Bédard récidive après la parution de Nicolas de Cues et de Maître Eckart, que j'ai beaucoup appréciés.

De Nicolas de Cues, j'avais déjà étudié: Trois traités de la docte ignorance et de la coincidence des opposés, paru aux Éditions du Cerf, Paris, 1991. 184p. Ces travaux très denses méritent d'être étudiés et ré-étudiés car on ne peut en saisir le contenu à partir d'une seule lecture.
 
Les thèmes abordés par Jean Bédard comprennent cette fois: La Consultation universelle pour la réforme des affaires humaines. (D'où nécessité de dénominateurs communs universels, de certitudes vérifiées par l'usage, donc).
 
Il définit la démocratie comme "prise en charge par les individus de leur liberté individuelle et collective!" (tiens voilà une certitude valide).

Parmi les principes de cette démocratie, qui n'est pas encore réalisée, on retrouve la déconcentration des pouvoirs (conformément aux principes stratégiques de concentration et d'économie de l'effort, de simplicité et de souplesse, de conditions favorables aux appréciations rigoureuses et correctes des contextes et situations qui se présentent, de coopération, coordination, administration et logistique).
 
Les autres conditions comprennent:

la collégialité des décisions (toujours en accord avec les principes de stratégie);

la justice sociale (principe de maintien du moral);

le désarmement symétrique (pour maintenir un équilibre des forces et des intérêts en présence, car les conflits ne peuvent pas être évités.

C'est leur aggravation et la guerre qui peuvent être évités; puis, l'éducation de tout l'humain et de tous les humains. (sans quoi il ne peut y avoir que de l'agitation et non de l'agir).

Je pense au  rétablissement de l'antique méthode de la quête (sous-entendu quête de vérité), qui sert de principe de vie en même temps que de régulateur et de guide aux enquêtes ciblées, méthodiques et mathématiques.
 
Le procédé de la quête est semblable au mendiant qui quête une obole et c'est ce que nous sommes tous en présence de la vérité, qui, comme les perles précieuses enfouies au fond des mers, ne se donne pas facilement, afin d'être plus appréciées lorsqu'on les trouve.
 
Comme l'exemple de définitions que j'ai donné hier au sujet de l'indépendance, la dépendance et la nécessité, que j'ai quêtées l'une chez un psychiâtre de New York et l'autre dans le Chemin de la perfection de Sainte Thérèse d'Avila, n'en ayant pas trouvé chez les savants, que j'ai tendance à considérer comme des cuistres.

Jean Bédard ajoute: Dans une situation de crise, il faut revenir aux fondements et aux fondations.

N'est-ce pas ce que nous essayons de faire après la défaite électorale du Parti Québécois.

Je pense encore à  Sainte Thérèse d'Avila, que j'ai étudiée en Espagne, sur les plages de la Méditerranée.  J'étais alors en service au Ghana, en Afrique Équatoriale et après deux années passablement rudes, on m'avait accordé un congé payé et je suis allé le passer en Espagne avec ma famille.
 
C'était en 1963. Les plages d'Espagne à cette époque étaient pleines de femmes en bikini, trop belles pour être vraies. Il y avait là plus de beaux visages, de beaux corps, de fesses et de seins en évidence que je n'en avais jamais vus dans Hochelaga ni sur le Plateau Mont Royal. J'ai suggéré à ma femme de porter un bikini elle aussi, afin que nos enfants ne se posent pas de questions sur la différence et n'en fassent aucun cas. Pendant que les enfants jouaient dans le sable, je lisais Le Chemin de la perfection, que le libraire de la plage venait de me vendre. On était loin des rues Darling et Sainte Catherine dans Hochelaga.
 
Pourquoi avoir lu Sainte Thérèse d'Avila? Parce qu'en ouvrant le livre par curiosité, j'ai constaté qu'elle était née un 28 mars, comme moi, bien entendu en 1515 et non en 1931. Les affaires importantes commencent souvent par des banalités.
 
Or, la Madre Fundadora, qui avait réformé ses Carmels, était d'abord revenue aux concepts les plus fondamentaux, car les monastères n'étaient plus des lieux de sanctification mais de perdition.
 
Et maintenant, n'est-ce pas nous qui nous sentons perdus sur le plan politique? Raison de plus pour en revenir aux fondements. aux principes de stratégie, ces certitudes opératives, exigeantes et qui ont fait leurs preuves.
 
Je m'arrête car je ne veux pas vous servir une brique en ce dimanche matin. D'ailleurs, je dois aller chanter à la messe de 11h à Saint Maxime à Laval. Faut s'occuper, non?
 
Le dernier livre de Jean Bédard est le suivant:

Comenius, ou l'art sacré de l'éducation
Jean Bédard
Editions JC Lattès
Paris 2003, 330 pages.

Bonne journée

René Marcel Sauvé

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