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Vous vivez bien votre esclavage ?

 

Vous vivez bien votre esclavage ?
Robert Bertrand
1999-04-25


Il fait bon de voir toutes les interrogations, les cheminements possibles de chacun et chacune.

Les uns parlent de faire la preuve par l'absurde que les autres ne voudront pas nous accorder la place que le Québec commande par sa propre réalité d'être francophone, comme État sur ce continent nord-américain ; d'autres veulent essayer, encore et encore de faire comprendre ce que nous sommes, qui nous sommes.

Lorsque, jeunes encore, nous cherchions à nous affirmer; demandions-nous aux autres de pouvoir le faire ?  Demandions-nous la permission de nous affirmer, plus ou moins avec brio, au départ, ce que nous cherchions à démontrer ?

Je rends hommage à nos confrères qui ont voulu présenter une nouvelle avenue d'emprunt pour chercher à convaincre les Autorités du reste du Canada pour chercher à nous comprendre, à nous laisser la place que l'on veut.

Permettez-moi de vous soumettre cette expérience vécue.

Il y a quelque temps, j'étais au sud des États-Unis, en Virginie.  Je suis entré pour prendre un repas dans une résidence ancienne convertit en restaurant.  On y faisait état, par différentes photographies, que c'était la maison d'un maître qui avait eu des esclaves.  Grande propriété, grande "mansion", riche de biens procurés par la force du travail de nombreux esclaves.

Il fallait attendre pour avoir notre place dans cette file d'attente.  J'ai voulu en savoir davantage sur cette période que ces gens avait vécue.  Au bureau, derrière la réceptionniste, un bon Monsieur était là ; le fils ou le petit-fils du propriétaire du maître.   Je me présente et lui dit que je viens du Québec et je cherche à comprendre la période qu'il a vécue ;  on se déplace vers différentes photographies me montrant les liens de famille et les avoirs visibles qui étaient leurs maintenant.   "Avoirs obtenus par le travail d'esclaves à votre service ?"   "Mais, ce temps est révolu", me dit-il.

Et je lui parle de notre situation au Québec.  " Oui je sais.  Vous n'avez pas encore l'Indépendance !  Mais qu'est-ce que vous attendez ?" me questionne-t-il ?  Nous souhaitant véritablement que l'on finisse par se décider.  "Pour moi, c'est comme si c'était chose faite !" me surprend-il !

Pour lui, dans sa croyance, il nous voyait déjà libéré, indépendant, dans notre propre Pays.  Libéré de cette période de tutelle, libéré de ce chaînon ou de ce boulet que l'on traîne toujours sans pouvoir faire comme bon nous semble dans ce monde d'aujourd'hui.

Quand c'est un américain qui nous parle comme cela, c'est un peu bouleversant que de voir que nous hésitons encore et toujours à prendre notre place, notre véritable place dans ce concert des Nations.

Quand les banques sont sous le contrôle étranger et que l'ensemble de nos fortunes sont gérées par des étrangers pour le bien-être des étrangers; qu'est-ce donc qu'il nous faut comprendre ?  Ne vit-on pas comme au temps des esclaves du sud des États-Unis ?  Nos avoirs sont contrôlés par d'autre pour le bénéfice des autres.  Et ici, il nous faut comprendre que tout cela est au bénéfice des gens situés hors le Québec.   Au bénéfice et pour le profit premier des entreprises et des gouvernements qui ne sont pas de notre contrôle mais bien au service de Gouvernements qui nous contrôlent directement ou indirectement soit le Gouvernement Fédéral et les Gouvernements Provinciaux des autres provinces qui, ensemble, décident pour se servir d'abord, et servir leurs propres intérêts.  Oui, des miettes tombent, à l'occasion.

Les biens financiers du Québec sont entre les mains des étrangers pour servir les intérêts des étrangers.  Et qu'est-ce qui mène le monde si ce n'est point la finance ?

Tant et aussi longtemps que nous n'aurons pas un Pays à nous, nous ne pourrons pas contrôler nos propres finances.  Tous nos chercheurs, toute notre élite bien pensante du Québec, tous nos politiciens, tous nos universitaires ne sont-ils pas conscients de cette réalité ?

Alors, nos maîtres, ne sont-ils pas ailleurs que chez nous ?  Sommes-nous les esclaves des temps modernes ?  Les esclaves de la finance qui est contrôlée par des étrangers qui font ce qu'ils veulent avec notre propre argent ?

Monsieur Rosaire Morin nous l'a démontré dans ces articles différents que l'on peut lire à la page où nous lui rendons un hommage particulier.
http://www.iquebec.com/quebecunpays/ROSAIRE-MORIN.html

Ne faut-il pas comprendre que nous avons un seul chemin à emprunter pour enfin nous libérer des autres ?  Et ce chemin, n'est-il pas la ligne droite vers la proclamation officielle de notre propre Pays ?  Le Pays du Québec ?

Chaque jour que l'on attend avant la proclamation de notre Pays du Québec ce sont des points supérieurs en chômeurs que nous nous devons d'assumer collectivement ; ce sont des points supérieurs en impôts personnels et en impôts aux entreprises que nous nous devons collectivement de subir ; ce sont nos jeunes qui veulent travailler en français sur notre propre territoire qui sont d'autant frustrés par ce que les sommes investies en notre nom, sont investies pour des priorités qui sont au service de nos posssédants, les -- maîtres de la finance -- !

Et tout cela se passe maintenant, par notre propre résignation à demeurer sous la tutelle de d'autres Gouvernements qui se servent d'abord pour leurs propres bénéfices et pour leurs propres priorités.

Nous sommes leurs esclaves à leurs services et nous collaborons à leurs propres réussites.  Il faut le faire !

Rappelons-nous le bien !  Les esclaves du Sud étaient fiers de leurs propres maîtres dans plusieurs cas.  Vous le savez bien.  Les maîtres ne leur donnaient-ils pas à manger ?  un toit ?  du travail ?  Ils se sentaient bien jusqu'au jour où ils ont compris que la liberté, que se gérer soi-même portaient de meilleurs avantages.

Nous sommes tous, individuellement et collectivement les responsables de notre propre libération ! Quand en avez-vous pris conscience ?  Quand en parlez-vous ?  Que fait-on individuellement et collectivement pour en sortir de cet esclavage ?

Ne faut-il pas emprunter la seule route qui se doit d'être empruntée : la route droite vers la proclamation de notre propre Pays ?

Quand donc, allons-nous arrêter nos tergiversations ?

Vous vous sentez encore bien sous la tutelle des autres ?  Vous vivez bien votre esclavage ?
 

Robert Bertrand, rédacteur,
Québec un Pays,
http://www.multimania.com/quebecunpays/
http://iquebec.ifrance.com/quebecunpays/
http://www.geocities.com/CapitolHill/Parliament/3488/index.html
1999-04-25

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