Vous  êtes dans
Voler de ses propres ailes !

Recherches sur ce site



 
 

Sujets :  diaspora, Québec dans le monde, Think Big, Géopolitique 101, Pays neutre, Ceux de la diaspora reviendront dans un Québec Pays !

Dialogue :  Michel Crevier, Robert Bertrand, José Fontaine, Valérien Lachance, Béatrice Nadeau, René Marcel Sauvé
 


A/S Monsieur Sauvé
Voler de ses propres ailes !
Robert Bertrand
[Pour-le-Pays-du-Quebec]
mercredi 25 juin, 2003 15:30


Auteur: crevier michel (---.f1781.globetrotter.net)
Date:   24-06-2003 21:27

Si je suis votre logique monsieur Bertrand, nous avons une source inestimable d'appui à l'extérieur du Québec.

Les juifs parlent de la terre d'accueil Israël et de la diaspora juive à l'extérieur.

Les Zionniste ont réussis par des jeux d'alliance débutés vers 1880 en établissant de se créer un pays et ils visaient la Palestine (partie de l'Empire Ottoman (Turc).

L'achat de terre a débuté bien avant le mandat anglais.

Donc pour les juifs, il leur a fallu un territoire. Ils n'avaient pas de langue commune, ils en ont crée une (les Asthenase (Yiddish partois est européen), Shépharades (juifs des pays arabes) et les autres assimilités ne pouvaient que se rabattre sur la Thora. Imaginez-vous qu'on puisse s'exprimer à partir des insissipidités de la bible.

<<La grande richesse du Québec, c'est sa population restée sur place, qui a accepté de vivre durement afin de construire ce pays.

Cessons de faire les pleutres et prenons possession de ce que nous sommes et de ce qui nous appartient.>>  monsieur Sauvé

Je poursuis ma démonstration. Tout comme les Israëliens les Québécois ont a décider par eux-mêmes de leur destin.

De plus, en cours de route nous devons faire prendre conscience à la diaspora québécoise vivant hors-Québec. Quelle a besoin du Québec pour s'épanouir. De plus, qu'à un moment donné leur intervention peut être l'élément déclencheur comme cela se produit pour les Juifs.

Il faudra corriger l'appellation franco-État-unien par États-unien d'origine Québécoise.

Si la langue parlée de leur ancêtre était le français, c'est qu'ils ont des racines au Québec. Les États-uniens d'origine Québécoise ont participés à l'Élection de John F.Kennedy qui les appréciaient.

Bref, dans la logique de Bourgault et son legs il nous manque que quelques mètres de l'arraché avant la souveraineté.

Herlz, Bourgault, Chaput, Lévesque, Honoré Mercier, Godin, Pauline Julien n'auront pas vu l'indépendance mais nous ont rendus si près. Stratégie et plan d'action, le pouvoir dans 4 ans. Sabotons le Canada!

Re: L'Hommage à Notre-Dame / Voler de ses propres ailes !
Auteur: Robert Bertrand (---.sympatico.ca)
Date:   25-06-2003 15:17

Mon cher Monsieur Crevier vous tirez vos propres conclusions en disant :

"Si je suis votre logique monsieur Bertrand, (C'est un texte de Monsieur René Marcel Sauvé que j'ai transmis ) nous avons une source inestimable d'appui à l'extérieur du Québec.

Les juifs parlent de la terre d'accueil Israël et de la diaspora juive à l'extérieur."

Si je vous comprends bien, vous interprétez le fait que des citoyens et citoyennes d'origine Québécois s'étant expatriés aux États-Unis formeraient en quelque sorte une diaspora Québécoise ?

C'est en relation avec ce concept de diaspora que vous faites une comparaison avec les juifs.

========

J'ai toujours détesté comparer les choses, les situations, les événements. Ce qui semble cimenter les relations entre les juifs, d'où qu'ils soient dans le monde ou sur un territoire donné ou dans la diaspora mondiale, c'est une question qui leur est propre à eux, et à eux seuls.

Je me garderais de faire le même constat pour les Québécois d'ici, ou établis ailleurs aux États-Unis ou dans le monde.

========

D'après moi, un Juif, va se dire Juif où qu'il soit sur le globe terrestre.

Un Québécois va - t - il en dire autant ?

========

Il faudrait voir si les Québécois - Américains se disent toujours Québécois ?

En aurait-on une confirmation par les diverses statistiques ou divers recensements ?

Ce que l'on sait, c'est qu'il y a des Québécois qui sont allés s'établir aux États-Unis depuis 1840 et que les recensements disent que pour 13,6 millions d'entre eux, ils déclarent avoir des origines françaises.

Qu'est-ce qui est arrivé pour que plusieurs aillent s'établir hors Québec ? Ce sont les salaires, les conditions de vie, le climat. Monsieur Sauvé, justement parlent de ces diverses raisons potentielles dans les textes qui précèdent.

Comment les faire revenir au Québec ? Est-ce que ce serait une économie dynamique ? des avantages pécuniaires incontestables ? des avantages fiscaux ? La neutralité du Québec ?

Ce n'est, de toute évidence, aucun rapport avec ce que vous pouvez décrire comme la diaspora juive, dans ma perception.

Je vais soumettre ces deux textes à l'attention de M. Sauvé qui pourra réagir au besoin.

Bien amicalement,

Robert Bertrand, rédacteur,
Québec un Pays
http://membres.lycos.fr/quebecunpays
http://iquebec.ifrance.com/quebecunpays/

==================

Diaspora
José Fontaine
[Pour-le-Pays-du-Quebec]
mercredi 25 juin, 2003 17:17

Cela reste. Dans le conflit entre le Royaume-Uni et l’Argentine en 1978 (ou 1979), l’Italie (quoique membre de l’UE) adopta une position nuancée car la moitié des Argentins sont d’origine italienne. Les Suédois savent que la Suède a acquis grâce aux Wallons son savoir-faire industriel. Les Suédois le savent même mieux que les Wallons eux-mêmes, ce qui est étrange.

Il n’y a pas de diaspora québécoise en Wallonie mais le sort de votre pays, ses luttes nous sont un modèle et pas seulement ces luttes mais aussi par exemple certaines de vos réussites sur le pan social ou pédagogique.

José Fontaine (Wallonie)

Dans l’Encyclopédie du mouvement wallon plusieurs personnalités sont photographiées avec le drapeau québécois au-dessous d’elles-mêmes, de la tribune où elles s’expriment, lors d’un Congrès wallon en 1974.

=======================

Re: Voler de ses propres ailes !
Valérien Lachance
[Pour-le-Pays-du-Quebec]
mercredi 25 juin, 2003 17:00

Bonjour,

    Toutes ces considérations sont des plus intéressantes et contribuent non seulement à mettre le Québec "sur la mape" comme cela se dit  couramment, mais plus encore, pourquoi ne pas envisager de devenir le centre du monde ?

     Les Américains n'ont-ils par utilisé la devise suivante pour se développer? " Think Big"

Le Québec pourrait  être encore plus GRAND, non en superficie mais,  en la qualité avec la diversité des gens qui l'habitent et les cultures exceptionnelles qui en font sa richesse !

Prenons le Vatican par exemple, un tout petit État sans armes et sans défense, pourtant, ne rayonne-t-il pas à travers le monde par sa culture et sa neutralité !

Pourquoi ne pourrions-nous pas en faire autant avec notre propre économie, nos richesses naturelles et notre "savoir faire" exportable partout dans le monde.

En plaçant le Québec au centre de la cible, nous pourrions regarder avec bienveillance notre voisin le plus près, le Canada, viendrait par la suite les États-Unis, le Mexique, l'Amérique du sud, les Pays d'Europe  devenu UE, et ainsi de suite !

Comme le souligent messieurs Sauvé et Bertrand, tout est dans la perception que l'on a de soi-même !

"Pensons  grand, pour l'avenir du Pays du Québec!

Valérien Lachance

=====================

Re: Voler de ses propres ailes !
Béatrice Nadeau
[Pour-le-Pays-du-Quebec]
mercredi 25 juin, 2003 20:03

Bonjour Valérien,

Il n'y a pas que le "Think Big" qui sévit comme devise.  Il y a aussi "L'oeil" de la puissante et secrète USA que je nomme ici le "Think Eye" parce que je ne me rappelle plus comment ça se dit et pour faire suite à votre écrit.

Et nous pouvons être certains qu'ils sont loin de nous regarder avec un regard bienveillant.

J'ajouterais que la meilleure arme est l'indifférence.

Pensons-y sérieusement si notre Québec (surveillé justement parce que nous voulons et pouvons être au centre de la "map" et aussi parce que notre richesse, les gens du peuple sont "grands") ce que la puissance qui veut assimiler tous les pays sous son seul pouvoir sait et par conséquent "achète" le Canada (facile à duper tant et aussi longtemps que les intérêts économiques se présentent bien au volet international.

Si nous devenions un très Grand centre d'intérêt public et que tous les yeux et les appuis se tournent sur la province, nous devenons à coup sûr une menace pour ceux qui veulent garder "économiquement" et sous tutelle les provinces du Kanata (en langue iroquoise "village" désignait le Canada).

Valérien, je vois tout comme vous à la possible bienveillance de nos voisins en commençant par le Canada mais n'oublions pas que si on parle en termes de "voisins", on ne jase pas du présent puisqu'actuellement combien considérent que le Canada serait le paternel, inégal dans son affection pour ses filles dont sa plus vieille Québec qui depuis son jeune âge exprime son autonomie et son indépendance.

Méchant le tit papa du Saguenay à moins qu'il devienne moins gâteux juste au moment de prendre sa retraite!!

Connaissez-vous des Québécois capables de déjouer l'oncle Sam ou d'utiliser les mêmes ruses pour empocher le capital non pas pour le distribuer à la miette aux gens de son peuple mais pour servir nos intérêts, nos ressources ?

Prenons le Vatican par exemple, un tout petit État sans armes et sans défense, pourtant, ne rayonne-t-il pas à travers le monde par sa culture et sa neutralité ! Pourquoi ne pourrions-nous pas en faire autant  avec notre propre économie, nos richesses naturelles et  notre "savoir faire" exportable partout dans le monde.

Je crois mon pays mieux protégé en restant neutre.

Kébekoise ( B. Nadeau)

=====================

Re: Voler de ses propres ailes !
Valérien Lachance
[Pour-le-Pays-du-Quebec]
jeudi 26 juin, 2003 10:08

Bonjour Madame Nadeau,

Il m'arrive souvent de prendre 24  heures et plus pour répondre ou non  à un message ! Je dois d'abord  harmoniser ma pensée dite "intelligente" avec celle du coeur aussi intelligente, mais combien plus délicate et raffinée !

    Je constate que l'expression "penser grand" vous effraie plus d'une manière ?  Jetez un regard en arrière sur les découvreurs, les inventeurs et vous serez surprise combien ils étaient tous innovateurs à leurs manières.

Vous êtes apeurés par la puissance du géant américain qui nous envahi de plus en plus tous les jours!

Rappelez-vous l'histoire du petit David qui faisait face au géant Goliath ?  Vous connaissez comme moi la fin de l'histoire.

Paul ne disait-il pas:  "Je mets ma faiblesse entre les mains de Dieu, et c'est lorsque je suis faible, que je suis fort"  ( de mémoire seulement )

C'est en devenant un Québec pacifiant et désarmé que nous aurons la sympathie de tous, incluant celle des Américains. C'est le coeur qu'il  faut d'abord changer et le reste viendra "par surcroît".

Oui, chaque jour ne  faut-il pas "trimer" dur et faire son possible. Mais lorsque je demande à Dieu dans ma prière de tous les jours: "que Ton  Règne vienne" ne serais-je pas en mesure d'attendre des résultats probants à ma prière, afin de voir se réaliser le Pays-du-Québec un peu  à Sa façon également ?

Qu'attendons-nous pour être forts ?

Valérien L

==========================

Re: Voler de ses propres ailes !
Béatrice Nadeau
[Pour-le-Pays-du-Quebec]
jeudi 26 juin, 2003 14:50

Bonjour Valérien,

Merci de continuer le dialogue...  L'important c'est la continuité et le rapprochement que permet ce dialogue, ce qui fait que les retards ne sont pas des retards ou que des erreurs d'adresses dans le courrier ne peuvent être reprochées à un maître de poste virtuel.  Tant que l'amour peut voyager et que des porteurs de message sont à leurs postes quotidiens!

Vous me dites que l'expression "penser grand" m'effraie.  Pourtant vous avez mentionné une devise qui appartient aux américains, le "Think Big" qui est beaucoup plus qu'une simple expression, mais bien un misérable leïtmotiv que ce "respectable" administrateur du pouvoir malsain impose comme règles de bonheur.

Je comprends que ni vous, ni moi ne sommes dupes de ce qui se "trime" et j'accepte lorsque vous dites:  C'est en devenant un  Québec pacifiant et désarmé que nous aurons la sympathie de tous, incluant celle des Américains. C'est d'ailleurs sur le fait que nous sommes de nature pacifiante et désarmante que nous sommes forts et on ne devient pas ce que nous sommes déjà.

-  Serge Mongeau parmi d'autres innovateurs a, de par ses livres "Pour un Québec sans armée" et "La simplicité volontaire", contribué à l'avancement de bien du monde sur la planète québécoise.

Valérien, vous êtes libre de prier et d'attendre que Son règne arrive comme vous êtes libre d'accepter mon point de vue sur ma croyance à l'égard que le règne de Dieu, nous sommes en plein dedans et qu'il est plus sage de l'écouter, de l'entendre que de le supplier (combien de gens ne prient pas de la même façon mais supplient Dieu de leur donner toujours plus que ce qu'ils n'ont déjà).

Ce même Dieu, vous l'aurez deviné est sourd à ces prières.

Mais Dieu par l'intervention humaine du Pape Jean-Paul II lors de sa venue à Mtl, a permis le message libérateur pour le peuple québécois ce qui me fait dire qu'il a un Oeil sur nous (le dialogue sur ce sujet portait un autre titre sur ce même forum et vos interventions étaient louables et belles).

Mais combien de gens ne participent pas à ces révélations, n'y croient même pas et se bouchent de "surcroît" les oreilles comme lorsqu'on dit "Y'a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre".

Pourriez-vous m'expliquer pourquoi le Vatican est un pays neutre, pourquoi son rayonnement n'a t-il pas le pouvoir absolu dont s'abroge le président américain dans sa religion?

Doit-on s'expliquer les intérêts que lui confère l'intégralisme repenti qui lui ont permis d'être vu par des milliers de téléspectateurs, les deux yeux fermés ben durs et ridés de son cerveau reptilien, imitant le terrorisme à l'heure de Dieu.  Faut le faire!!! un singe ferait mieux!

Paix et joie et restons souverainement forts.

Béatrice Nadeau

============================

Re: Voler de ses propres ailes !
René Marcel Sauvé
[Pour-le-Pays-du-Quebec]
vendredi 27 juin, 2003 08:38

Je trouve enfin quelques instants pour répondre au sujet du "Think Big" américain.

Ce cliché anecdotal est constamment cité hors contexte et je regrette qu'il ait tant d'influence sur les jugements des Québécois à propos des Américains et surtout à propos d'eux-mêmes, car il ne le vaut pas.

Mettons-nous en contexte.

En 150 ans d'histoire, les Yankees gagnent leur indépendance de l'Angleterre et en deux siècles seulemenet, deviennent la première puissance du monde, d'une ampleur telle qu'il n'en a jamais existé de semblable dans le passé.

Cependant, cette histoire n'est pas finie. Ce qui compte pour le moment, c'est de répondre à la question machiavellienne: comment tout celà est-il arrivé?

La réponse est multidimensionnelle et comprend des conditions géographiques, historiques, démographiques et techniques uniques dans l'histoire du monde, uniques et exceptionnelles.

Des conditions géographiques.

En effet, le territoire américain est généralement situé entre le 45e parallèle nord et se termine au sud à proximité du Tropique du Cancer.

Presque tout cet espace géographique aussi étendu que l'Europe est situé dans une zone climatique où la saison végétative dépasse 250 jours par année (le Québec: 170 jours et une seule récolte), ce qui se traduit par deux et très souvent trois récoltes par année. (Comme en France mais en plus grand).

Ce territoire n'a pas été affecté par les glaciations du Quaternaire (exception faites d'une frange dans le nord), alors que tout le Québec et le Canada sont profondément marqués par les glaciers. En pratique, celà veut dire une géographie physique plus "normale", avec des bassins hydrographiques "normaux", des espaces cultivables et habitables de très grande étendue.

Au Québec, l'espace habitable et cultivable est marqué par les glaciations du Pléistocène. Les sols sont irréguliers, recouverts de moraines glaciaires, de sables, d'argiles, de marais, très durs à défricher et à cultiver.

Je pense en géographe les deux pieds par terre et qui se demande partout où il va s'il y a quelque chose à manger, quoi au sujet, venant d'où, produit comment et dans quelles conditions, etc.

Je regarde les adultes et les enfants, voir s'ils sont en santé, ont de belles dents bien à eux. C'est ainsi que je peux tirer quelques conclusions valables.

Par exemple, j'étais allé faire un voyage d'exploration en Arménie avec 45 élèves, il y a vingt ans et nous sommes allés voir un des villages réputé pour sa pauvreté. Fait surprenant, les enfants étaient tous beaux, avec de belles dents, solides, calmes, fréquentant l'école. Il  y avait en effet de quoi manger en quantité dans cette région et les habitants ne vendaient pas leur nourriture pour s'acheter des babioles.

Vous voyez ce que je veux dire?

Donc, aux États Unis, (comme en France mais à beaucoup plus grande échelle), il n'y qu'à gratter un peu la terre et elle produit de quoi manger en quantité et en très grande variété. Une seule récolte suffit et le pays en produit deux autres. La fortune en partant, donc.

Au Québec, il a fallu fournir des efforts exténuants pour amener le sol à produire suffisamment pour nourrir une population qui augmente très lentement. Et encore, l'espace oékoumène (au potentiel économique le plus élevé) se chiffre à 40,000 kilomètres carrés à peine de superficie. sur un total de 1,600,000 kilomètres pour tout le Québec.

Cette région, c'est bien entendu les basses terres du Saint Laurent et ses vallées adjacentes. Les Appalaches produisent mais pas autant que les basses terres et incomparablement moins que les Appalaches américaines, naturellement plus riches. Quant aux Laurentides, régions précambriennes, très belles, elles ne peuvent produire pour alimenter même la population qui y habite, exception faite des bas plateaux du Saguenay et du lac Saint Jean.

Trop de moraines glaciaires, trop de sables, saisons végétatives trop courtes. La nourriture doit être importée des basses terres en échange de biens qu'on peut produire sur place.

Alors vous commencez à voir en partant que le territoire américain se prêtait dès la colonisation au peuplement massif de populations venues surtout d'Europe et qui possédaient déjà des techniques, des connaissances et des pratiques agricoles et administratives. Ces mouvements migratoires de populations variées dans des espaces qui les attendaient ont créé rapidement des conditions favorables au gigantisme économique (le Think big d'Elvis Gratton qui ne sait pas de quoi il s'agit)

Parlant de régions oékoumènes, le Québec n'en a qu'une seule, les basses terres du Saint Laurent, dont 60,000 kilomètres carrés nous ont été enlevés et donnés à l'Ontario. En réalité, la frontière naturelle du Québec s'étend vers l'ouest jusqu'à la ligne générale Kingston-Pembroke, en bordure du môle Algonquin.

L'Ontario dispose des basses terres des Grands lacs, soit 65,000 kilomètres carrés environ sur un total de 1,068,000 kilomètres carrés de superficie pour tout l'Ontario, auquel on ajoute la région arrachée au
Québec par arbitraire, soit les basses terres du Saint Laurent, partie ouest.

La seule autre région oékoumène au Canada est constituée par le delta du Fraser en Colombie Britannique. C'est une région minuscule.

En conséquence, la Colombie Britannique n'a qu'une population de trois millions d'habitants seulement.

Au sud, la Californie, qui profite de la grande vallée de la San Fernando, a 35,000,000 d'habitants, soit plus que tout l'espace continental canadien.

Les plaines de l'Ouest sont plates et étendues, productives mais avec une saison végétative courte et sans accès direct vers la mer. Elles ne sont pas oékoumènes parce qu'il leur manque l'accessibilité et les communications économiques vers le monde extérieur.

En comparaison, les États Unis disposent des espaces suivants, en plus de la grande vallée de la San Fernando.

1. Plaine côtière Atlantique. Voyez les cartes.

Maintenant habitée par plus de 90,000,000 de personnes, c'est la région initiale du développement américain.  Il s'agit d'une longue bande de terre qui s'étend depuis Boston jusqu'au Golfe du Mexique.

Très facilement accessible par la mer, grâce à de nombreuses baies (alors que le Québec est accessible mais pas autant que cette région), des bons sols, ruinés par le surpeuplement (c'est dans cette région qu'on peut en effet parler de surpreuplement, terme qui ne s'applique pas partout dans le monde, car il existe des régions sous-peuplées, dont le Québec).

Par contre les Appalaches américaines, à proximité, apportent de l'eau douce en quantité à la plaine côtière (Le Eastern Seaboard des Américains), des plateaux agricoles, des belles forêts, des minerais en quantité, du charbon et du pétrole. De quoi créer un milieu économique gigantesque. C'est dans cette plaine qu'on peut parler de "macro-économies", et aussi d'où vient l'expression "think big" pense massivement parce que la population est massive, l'économie aussi est massive.

Au Québec, ce n'est pas la pensée massive mais la pensée stratégique pertinente qui compte.

Autre région oékoumène des États Unis: la grande plaine centrale, traversée par les grands fleuves américains et qui s'étend depuis la ligne générale Chicago-Nouvelle Orléans. Habitée par presque
100,000,000 de personnes.

Ni le Québec ni le ROC n'ont aucune région géographique analogue et qui se prêterait à des peuplements et des développements aussi massifs et aussi rapidement.

Donc, lorsqu'on parle aux États Unis en termes d'économie à organiser, on pense d'abord en termes de macro-économies. Il faut penser en termes de 253,000,000 de personnes qui disposent d'espaces massivement productifs et qui doivent maintenant faire face à des problèmes gigantesques. D'où l'expression Think big, qui veut dire penses en termes d'économies massives, géantes, ce qui n'est absolument pas notre cas à nous.

Je ne suis allé qu'une fois au Capitole de Washington et j'ai été refusé dans une salle parce qu'il y avait là une importante discussion sur les "macro-economics".

Connaissant les problèmes causés par les mathématiques modernes et les modèles de développement qui ont empoisonné la pensée économique occidentale, je me faisais une idée de ce qui s'y passait et quelqu'un avec qui j'ai eu une conversation me l'a confirmé.

Même au Capitole, le Think Big cause plus de problèmes qu'il n'en résout.

Les Américains ont besoin d'une pensée stratégique comme on en trouve chez les petits peuples.

J'ai trouvé qu'en Russie, les Russes reluquaient du côté de la Suède pour se chercher des réponses à leurs propres problèmes.

J'étais toujours libre de me promener presque partout où je voulais, tant à Washington qu'à Moscou et si je ne participais pas aux discussions gouvernementales, c'est simplement parce que je n'avais pas d'affaire là. Par contre, je pouvais participer à des discussions académiques.

AU QUÉBEC NOUS SOMMES RIDICULES DE NOUS GONFLER COMME LA GRENOUILLE QUI SE VEUT AUSSI GROSSE QUE LE BOEUF.

Cessons de prendre les Américains comme modèles. Ils ne s'y attendent sûrement pas. "Vous êtes plus intelligents que ça", qu'ils m'ont dit.

Si nous voulons des modèles géographiques et historiques qui nous conviennent, allons en Scandinavie, en Hollande et au Portugal, aussi en Irlande et en Écosse. Voilà qui est à notre mesure.

N'envions surtout pas les Américains.

J'ai travaillé et je travaille encore avec des géographes américains et je les trouve courageux de faire face aux problèmes gigantesques qui les affectent.

Comprenons surtout que les Américains ont d'autres chats à fouetter que s'occuper du Canada (jugé insignifiant par eux) et du Québec, qui peut faire ce qu'il veut puisqu'il n'a pas de pétrole que ses richesses naturelles minérales ne sont pas économiquement exploitables. Le Saint Laurent?

L'axe de communication du Saint Laurent?

Que le Québec devenu souverain le prenne en charge comme Panama a pris charge du fameux canal. Sûr et certain que les Québécois peuvent très bien administrer cette voie naturelle, comme de gérer leurs propres affaires.

C'est la Nature et nous n'avons pas à blâmer la Nature. Il faut s'adapter et c'est autre chose. Je laisse le reste: conditions démographiques, techniques etc, à votre réflexion.

Laissons tomber le ridicule Think Big d'Elvis Gratton et pensons stratégique, avec les pieds par terre, en appréciant correctement et rigoureusement les contextes et les situations qui se présentent, l'esprit collé au réel et non la tête dans les nuages.

C'est alors que nous donnerons le meilleur de nous-mêmes et trouverons notre élan vital.

Voilà donc pour le géopolitique 101 d'aujourd'hui.

Bonne journée

René Marcel Sauvé

====================

Re: Voler de ses propres ailes !
René Marcel Sauvé
[Pour-le-Pays-du-Quebec]
vendredi 27 juin, 2003 17:26

Je trouve maintenant quelques minutes pour réagir au sujet de la Diaspora québécoise aux États Unis.

Voici quelques exemples vécus pour montrer la force du facteur identitaire dans une question de retour au pays.

Pendant que j'enseignais à Toronto, j'avais dans mes classes des élèves d'une trentaine de pays.

J'ai constaté que, lorsque l'Allemagne s'est réunifiée et est redevenue la première force en Europe, les Allemands qui avaient immigré dans la région de Toronto sont retournés chez eux en très grand nombre.

Lorsque la République Tchèque s'est débarassée du régime communiste et de sa soumission servile envers la Russie soviétique, beaucoup de Tchèques de la région de Toronto sont retournés à Prague et ont littéralement tourné le dos à l'Ontario et au Canada.

De même les Croates, pendant leur guerre d'indépendance et après.

J'avais des filles croates dans mes classes et pendant la guerre d'indépendance de la Croatie contre la Serbie, les filles sont reparties dans leur pays d'origine prendre les armes contre les Serbes. Revenues vivantes, elles se préparaient à retourner s'installer à Dubrovnik lorsque j'ai pris ma retraite.

Quant aux Russes, seuls les membres de la diaspora russe dans les pays satellites sont restés à Toronto, d'abord parce qu'ils ne pouvaient retourner dans les pays qu'ils avaient occupé et dominé et ensuite, parce qu'il n'y avait pas de place pour eux en Russie. Il me semblait clair que ces Russes étaient mal à l'aise en Ontario et qu'ils cherchaient à aller s'installer en Russie.

J'ai fait affaire avec la communauté chinoise de Toronto, qui compte plus d'un demi-million de membres et qui ne vivent que pour retourner en Chine. Ils n'ont aucune considération pour l'Ontario et le Canada, où ils se sentent mal à l'aise mais ils doivent rester pour faire des affaires et se préparer à quitter lorsqu'ils auront fait fortune.

De même à Vancouver, qui sert de tête de pont pour les affaires chinoises sur le Pacifique nord. Comme beaucoup d'autres ethnies, y compris l'ethnie québécoise, on ne vient au Canada que pour travailler et faire de l'argent et on quitte aussitôt que c'est fini. C'est ce qu'on appelle des "réfugiés économiques".

Exception faite des United Empire Loyalists, qui s'identifient d'abord comme English et ensuite comme Canadians, exception faite des tribus amérindiennes qui ne sont pas nécessairement originaires de la région et préfèrent généralement les États Unis au Canada, je connais très peu de gens venus de l'extérieur qui s'attachent au Canada.

Il y en a davantage aux États Unis, sauf lorsque l'identité entre en ligne de compte.

J'ai de la parenté au Vermont et au Massachusetts qui vivent aux États Unis depuis longtemps, souvent d'une génération à l'autre, mais n'ont jamais oublié leurs origines, même s'ils ne parlent plus français.

Je suis convaincu que l'indépendance du Québec va les rendre très fiers de leurs origines et qu'ils seront heureux de s'identifier avec notre succès à venir, car il n'y a aucun honneur à être un French Canadian, un minoritaire, mais au contraire, il y a beaucoup d'honneur à être Quebecker, un Québécois, un majoritaire qui s'est fait reconnaître.

J'ai senti la différence à plusieurs reprises chez les Sauvé qui vivent en dehors du Québec et qui sont très nombreux dans le Michigan, sans doute parce qu'ils ont travaillé dans le transport par canots et dans la construction des canaux et des écluses et ils y sont encore employés.

Pour les Juifs, il existe une incontournable dimension religieuse dans les composantes de leur identité. À moins de comprendre l'aventure religieuse des Juifs avec le Dieu d'Abraham, d'Isaac, de Jacob, de Moïse, on ne peut pas comprendre l'énorme résistance de ce peuple aux épreuves qu'il a connues partout où il a vécu depuis les six derniers millénaires. Car au fond, les Juifs ne sont que des sémites parmi d'autres, notammnent les Phéniciens, les Arabes et les Libanais.

Les Mèdes, les Perses, Berbères, Kabyles, Arméniens, Georgiens, Tchétchènes, Daghestanais, Azerbaidjandais et quelques autres, sont des Caucasiens, des vrais Caucasiens, à ne pas confrondre avec les Asiatiques Blancs, qui entrent dans la composition d'une grande partie des peuples Européens. Les Vikings, les Svers, les Suomen, les Scots et les Picts sont des Asiatiques Blancs.

Quant aux Slaves, Polonais, Russes, Ukrainiens, Serbes, Croates, Bulgares, ils sont de vrais Européens.

Les Turcs et autres peuples turco-mongols sont aussi des Asiatiques, Khirgiz, Turkmènes, Tadjiks, Uzbeks, etc. Les peuples germaniques sont aussi des Asiatiques et  la plupart sont des sang-mêlés, Il ne faudrait pas le dire à Hitler. À ne pas confondre avec les Proto-Germains, les Celtes ou Gaulois, qui comprenent entre autres les Bretons, Irlandais, Gallois, Belges, Bavarois et Souabes.

Il est important de voir ces différences afin de discerner les mouvements respectifs de chacun de ces peuples, tous attachés à leurs racines et qui n'oublient pas qui ils sont.

Quant à la diaspora juive, elle demeure encore très dispersée car beaucoup de juifs ne veulent pas aller vivre en Israël même s'ils envoient des contributions financières régulières pour soutenir la Nation et l'État d'Israël.

En général, les peuples mercantiles, y compris les grecs, demeurent où ils s'installent et font leurs affaires, mais sans perdre leur identité. À ma connaissance et mon expérience, le seul peuple au monde qui se fond complètement  chez les autres et se laisse absorber sont les Allemands. Du moins jusqu'à récemment.

La question que je me pose est celle-ci: est-ce que l'identitaire québécois peut survivre à l'émigration en dehors du Québec, surtout lorsque cette émigration s'est produite pendant des crises économiques et sociales?

La réponse, je ne l'ai pas.

Par contre, lorsque le Québec sera devenu un État reconnu et indépendant, je suis convaincu que beaucoup de Québécois qui sont partis vont vouloir revenir. Enfin c'est mon opinion, d'autant plus qu'aux États Unis et au Canada anglais, le niveau de vie s'abaisse constamment.

Inversement, après quelques difficultés initiales, le niveau de vie s'élève chez les peuples nouvellement indépendants.

Les Basques ne sont pas encore indépendants et leur niveau de vie est déjà le plus élevé en Europe.

Indépendantes depuis 1920, l'Irlande du Sud et la Finlande sont devenues des pays cossus.

Le Québec aussi est appelé à devenir un pays cossu après son indépendance.

Je laisse toutes ces questions à vos réflexions.

René Marcel Sauvé

========================

Les mouvements migratoires
sous le titre
Les Québécois sont fidèles à quoi, présentement ?
René Marcel Sauvé
[Pour-le-Pays-du-Quebec]
lundi 23 juin, 2003 10:06

Pour poursuivre ces quelques réflexions sommaires sur les mouvements migratoires, ajoutons qu'ils sont nécessaires au développement intégral de toute la population du globe.

Exception faite des criminels, des profiteurs et des exploiteurs, les migrants apportent à leur pays d'adoption du sang nouveau et des idées nouvelles. Lorsqu'ils s'attachent à leur nouvelle patrie, ils peuvent en devenir les plus ardents défenseurs et lorsqu'ils la méprisent, ce qui arrive trop souvent chez nous, alors ils en deviennent d'impitoyables détracteurs.

En géopolitique, ce processus s'appelle pollinisation et s'inscrit dans la progression générale d'une osmose territoriale, comme celle que nous avons réalisée, nous, Québécois.

Nous venons très sommairement de voir comment les pays Scandinaves, que leurs populations fuyaient depuis l'Antiquité, (moins cependant que le Québec et le ROC qui ont toujours fait peur), sont devenus avec le temps et le travail, des endroits où il fait bon vivre et qui attirent les immigrants.

En effet, le socialisme version social démocrate est bel et bien une invention scandinave qui n'a rien à voir avec Marx ou Engels.

 La social démocratie a davantage à voir avec la nécessité qui n'a pas de loi.

Dans un pays froid et sévère, aux populations disséminées, la vie doit être systématiquement organisée par un État-nation qui prend à coeur le bien général de tous ses citoyens. Lorsque la nature n'est pas ou peu favorable à la vie individuelle et collective, il faut compenser par des mesures incitatives et c'est ce qu'on fait les Scandinaves depuis le milieu du Dix-neuvième siècle, alors que la sécurité sociale a été à l'ordre du jour et ne s'est jamais récusée depuis ce temps.

Certes, l'entreprise individuelle, familiale et capitaliste a sa place et il faut être bête pour le nier, ce que ne sont pas les Scandinaves. Effectivement, il existe une bourgeoisie scandinave qui n'a pas toujours à coeur le bien général, mais l'État se charge de la remettre à sa place, sans la brimer ni la détruire, ce qui exige aussi de l'intelligence.

Tout ne va pas à la perfection en Scandinavie, mais on ne peut attribuer le taux élevé de suicide chez les Suédois à l'excès de confort accordé par le régime.

La raison est ailleurs, dans l'esprit, car le mal a toujours son point de départ dans l'esprit, n'en déplaise à la dérive janséniste, qui voit le péché mortel dans le corps, alors que le mal du corps, qui est un mal de la nature, est tout autre chose. Il est plus facile à identifier et à combattre que le mal de l'esprit.

C'est dans l'esprit qu'il faut chercher l'origine d'un mal véritable et c'est là qu'il faut l'extirper, en supposant qu'on en soit capable.

Donc, on ne doit pas tirer au sujet des Scandinaves des conclusions simplistes mais nous instruire du fait qu'ils se sont adaptés à des milieux géographiques sévères, (le pire milieu naturel étant celui de la Finlande), pour s'organiser et vivre une vie collective qui fait l'étonnement des populations qui vivent dans des régions géographiques chargées de richesses naturelles, de beaux climats et de bonnes choses offertes par Dame Nature. Je pense entre autres au Congo-Kinshasa, un des pays dont la nature compte parmi les plus riches au monde, en fait, trop riche pour son malheur.

De même pour le Québec. À l'état sauvage, le Québec est d'une beauté grandiose et unique au monde, mais c'est aussi une terre de Caïn, un pays très dur, plus dur encore que les pays Scandinaves parce que notre climat est encore plus sévère que le leur.

En Norvège, par exemple, la ville de Bergen, située à 60 degrés de latitude nord, (pour nous c'est l'Ungava) a des moyennes de janvier qui ne descendent pas en dessous du point de congélation, grâce au courant marin tiède qui passe dans la mer de Norvège en face, courant qu'on appelle la dérive Atlantique et qui prolonge le Gulf Stream vers le nord jusqu'à Mourmansk, en Russie du nord.

Or, Québec, situé au 47e degré de latitude nord, a des moyennes de janvier inférieures à 10 degrés C.  Le Golfe Saint Laurent est plus froid que la mer du Nord en Europe, située pourtant entre 50 et 60 degrés de latitude nord.

Les sols du Québec sont profondément marqués par les glaciations du Quaternaire, période mieux connue des géologues et des géographes sous le nom de Pléistocène. Voyez-le vous-même et jugez-en par vous-mêmes: partout, des moraines glaciaires, des blocs erratiques, des argiles, des sables, des sols pauvres arrachés à la forêt (des podzols) et qui ne donnent du rendement qu'au prix d'un travail de défrichement et de bonification exténuant et coûteux.

Non, Dame Nature est très dure pour nous au Québec.

Probablement est-ce la raison pour laquelle nous l'aimons tant, nous qui avons tendance au masochisme collectif?

Mais si la douceur attache, la douleur aussi attache. Nous venons d'en faire avec la vie et la mort de Pierre Bourgeault une expérience assez concluante, je crois.

Nous aussi, nous avons transformé une terre ingrate en un beau pays qui nous appartient mais qu'on veut nous enlever.

À nous d'abord de nous en rendre compte.

La grande richesse du Québec, c'est sa population restée sur place, qui a accepté de vivre durement afin de construire ce pays.

Cessons de faire les pleutres et prenons possession de ce que nous sommes et de ce qui nous appartient.

René Marcel Sauvé

=====================
 

Québec un Pays  | Accueil  |  Je me souviensGilles Rhéaume| Institutions Nationales | Émeutes au Québec en 1918Les Patriotes 1837-1838  | Les milliards $  | Les régions du Québec  | Québec - International  |  Recherches sur ce site  |  Vous cherchez un emploi ?  |  Partis politiques du Québec  | Québec un Pays rend hommage à | René Lévesque  | Andrée Ferretti  |  Maurice Richard  | Jacques Parizeau  |  Félix Leclerc  |  Gilles Vigneault  | Rosaire Morin  |  Michel Chartrand et Simone Monet - Chartrand  |  Gaston Miron  | Lionel Groulx  | 22è Régiment  | Charles De Gaulle  |  Louis Riel pendu  | Raisons historiques, politiques, économiques, et sociologiques de faire l'indépendance du Québec | La question référendaire
 

Site actif depuis novembre 1998