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Yves Michaud

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Michaud, Yves vs Angenot, Marc
Le mal est fait
 

Michaud Yves vs Angenot Marc...
Grey Casgrain.  9-10 janvier 2002
Chambre civile du Québec.
Chambre 13.08. AZ9992
Juge Antonio De Michele
Da mihi facta, dabo tibi jus.
(Donne-moi le fait, je te donnerai le droit.)

Le fait est simple, clair, net, précis : le 8 février 2001, à l’émission «Les mots piéges », animée par Pierre Maisonneuve sur les ondes du réseau RDI de Radio-Canada, consacrée en grande partie à ce qu’il est convenu d’appeler l’Affaire Michaud, l’intimé déclare : « M. Michaud avait le droit de tenir des propos antisémites, j’ai le droit de les trouver abjects». Que M. Angenot reconnaisse à quiconque le droit de tenir des propos antisémites, c’est son affaire. Pour ma part, je ne m’accorderai jamais ce droit, ni ne l’accorderai à personne, car il est la porte grande ouverte au racisme et à la haine.
(...)
Au versant de la colline où je suis, je verrai moins d’aurores se lever. Il y a moins de lendemains qui m’attendent. Je souhaiterais que ceux qui me restent à vivre soient lavés de tout opprobre, que je retrouve mon honneur intact et ma réputation blanchie. Oserais-je le dire, monsieur le juge, je souhaite que votre verdict fasse école, certes pour moi et les miens, mais aussi pour éviter à l’avenir que des concitoyens et des concitoyennes se retrouvent dans la situation pénible que je vis. Le monde, à tout le moins occidental, se sent coupable de la Shoah et l’on comprend ceux et celles, dont je suis, qui réclament que plus jamais pareille tragédie se reproduise. Aussi, le fait d’être associé sans preuve, de près ou de loin à ce terrible carnage, sous le couvert d’avoir tenu des propos antisémites est la pire des infamies, le plus abject des déshonneurs.  (...)
Yves Michaud
9-10 janvier 2002
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POUR UN NOUVEAU MATIN DU MONDE

Allocution prononcée par monsieur Yves Michaud,  écrivain,  au goûter-rencontre d’Impératif français tenu à l’occasion du Salon du livre
de l’Outaouais
Yves Michaud 1er avvril 2001

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Des adversaires en forme d'alibis  Laurent Laplante, 2001/03/05

Quand le Vérificateur général du gouvernement fédéral, M. Denis Désautels, dresse un bilan meurtrier du ministère des Ressources humaines, M. Chrétien réagit en accroissant le budget de ce ministère délinquant de 2,5 milliards de dollars. Quand, à Québec, l'homologue de M. Désautels, le Vérificateur général Guy Breton, reproche au ministre des Finances des astuces qui réduisent la transparence du budget, M. Landry lui réplique qu'il va continuer à agir de cette manière. Quand Jos Clark talonne Jean Chrétien à propos de ses démarches au moins inélégantes, celui-ci se donne une large absolution et propose même en modèle son comportement douteux. Quand Yves Michaud prétend se prévaloir du droit que possède tout citoyen de s'adresser à l'Assemblée nationale pour faire corriger un tort, M. Landry ne prend même pas la peine de promettre une lecture de la requête.

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Devise qui pourrait être acceptée par nos divers éluEs de l'Assemblée nationale ou, encore mieux, les éluEs du Parlement du Pays qui nous est étranger. (Robert Bertrand)

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«Solidarité Yves Michaud»:   le dérapage des élites
Jacques Keable, Journaliste, Le jeudi 10 mai 2001
Le Devoir
(...)
Avant de partir en croisade derrière M. Michaud, il aurait été souhaitable, à mon avis, que nos stars prennent un temps de réflexion et distinguent la pensée (sic) de M. Michaud de son droit de l'exprimer. Comme il aurait aussi été préférable de défendre la liberté d'expression sans la présence d'Yves Michaud, au lieu de se déclarer solidaires du
personnage lui-même, de faire corps avec lui, d'applaudir ses discours et donc de cautionner ses excès.
 
 

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L’Assemblée nationale se doit de mériter notre respect  8.5.01
par Guy Rocher, Centre de recherche en droit public Université de Montréal

Je le dis d’emblée : je ne suis pas ici pour Yves Michaud. Je suis ici, en ce 29 avril 2001, parce que, le 14 décembre 2000, l’Assemblée nationale s’est comportée d’une manière inadmissible et répréhensible. En  condamnant un supposé délit d’opinion, sans preuve, comme elle l’a fait, et sans audition, elle a commis une grave injustice. Je suis donc ici parce que l’injustice est haïssable et qu’elle doit être réparée.
(...)
Le 14 décembre 2000, l’Assemblée nationale a commis une "erreur
parlementaire". Elle doit aussi la réparer. Ce n’est pas parce que l’Assemblée nationale est le législateur qu’elle est au-dessus de la justice. Elle doit avoir l’honnêteté et j’ose dire l’humilité de reconnaître son erreur et de la corriger.
 
 

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Quatre mois  par Jean-Yves Durocher AGQ 16315
Nous entrons dans le quatrième mois de ce qui devient, non pas l’affaire, mais la saga Michaud.
(...)
Yves Michaud n’est pas une statue, un monument ou une station de métro; c’est un être humain. Comme vous et moi.

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On peut entendre Yves Michaud parlant à Maisonneuve à l'écoute.
On peut l'entendre à partir de Internet Explorer seulement.
Les thèmes sont les suivants:

 L'introduction  ( 871 Ko. )
 Que c'est-il passé?                     ( 2.08 Mo. )
 La porte politique peut-elle s'ouvrir? ( 1.08 Mo.)
 Le vote ethnique ( 1.16 Mo. )
 L'holocauste ( 1.32 Mo. )
 Autres cas de motions .          ( 498 Ko. )
 Propos sur le nationalisme. ( 1.16 Mo. )
 La motion de blâme.                 ( 1.73 Mo. )
 La riposte . ( 717 Ko.)
 Si on ne vous entends pas . ( 1.12 Mo.)
 L'immunité parlementaire . ( 681 Ko.)
 La responsabilité des évènements . ( 1.30 Mo. )
 Propos sur la langue .              ( 795 Ko.)
 Conclusion . ( 942 Ko.)

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Déclaration de Yves Michaud
2000/01/14

Je n'ai pas, de mon propre chef, décidé de faire acte de candidature à l'investiture de la circonscription de Mercier du Parti Québécois. Les membres de l'exécutif à l'unanimité et plus de deux cents militants et militantes ont souhaité que je les représente à l'Assemblée nationale. J'ai répondu affirmativement à leur appel tout en précisant que je garderais, dans l'éventualité de mon élection, mon droit de critique et d'inventaire des politiques gouvernementales.

La journée même de l'annonce de ma candidature, le l2 décembre 2000, une campagne de haine, de désinformation, d'insultes et de discrédit a été déclenchée contre moi par M. Robert Libman et le B'nai Brith, organisme dont il est le directeur au Québec. Cet organisme a sommé M.Bouchard de s'opposer à  ma candidature en déformant outrageusement mes propos aux fins de salir ma réputation. Deux jours après, le l4 décembre 2000,  les députés de l'Assemblée nationale s'associaient unanimement au B'nai Brith pour enregistrer à la vitesse de l'éclair, un vote de blâme à mon endroit, "sans nuance et sans débat". L'omerta parlementaire était imposée, la censure décrétée, la liberté d'expression violée. M. Bouchard prononçait mon excommunication. Le premier ministre ravalait l’Assemblée nationale à un tribunal d’exception,  donnant ainsi des proportions démesurées à une affaire qui aurait pu se régler entre  les instances du Parti. S’il y eut des effets négatifs pour le Québec, ici ou ailleurs, il en est le premier responsable.

Les principes et les valeurs qui ont inspiré ma vie ont toujours été à l’opposé des anathèmes, des  abus de pouvoir et d'autorité, comme à toutes les atteintes à la liberté de parole, au droit à la dissidence et à la contradiction. En un demi-siècle de vie consacré presque entièrement  au service de ma patrie, malgré l’âpreté des luttes et des combats que j’ai menés, j’estime n’avoir jamais tenus des propos qui ont franchi les limites de l'inacceptable.

Ainsi, prenant acte de l'intransigeance de M.Bouchard et n’ayant nul  espoir, par ailleurs,  que  l'Assemblée nationale répare à court ou à moyen termes les torts immenses qu'elle m'a causés, j'en suis venu à  la conclusion que ne saurais prendre le moindre risque de me condamner pour un certain nombre d'années à entretenir de pénibles et difficiles fréquentations. Je ne solliciterai pas l’investiture dans Mercier. Je presse les militantes et les militantes qui m’ont soutenu au cours des dernières semaines de redoubler d’ardeur au sein du Parti pour faire triompher la liberté d’expression , la démocratie sociale et faire échec au néolibéralisme triomphant. Plus important, à s’opposer vigoureusement aux tentatives de faire table rase du  passé,  des  repères, de la mémoire d’un peuple. A faire barrage également, aux tentatives suicidaires de « renouvellement » d’un  discours souverainiste prêchant l’entrée dans l’ère du vide et du déracinement, rapetissant  ainsi la société québécoise à une atomisation de citoyens férocement individualistes et n’ayant d’autres raisons de vivre que d’assouvir leur rage de consommation. J’estime que le président de la circonscription de Mercier,  M.André Reny,  a toutes les qualités requises pour défendre et promouvoir ces valeurs et ces principes

Je me place en réserve du Parti Québécois tout en me tenant près, le cas échéant, à soutenir et défendre les valeurs et les principes qui ont guidé mon action,  sans égard au prix à payer pour  ce que je crois être l’indispensable exportation de ma vérité.

Yves Michaud
Montréal, le 14 janvier 2001

P.S. Prière de ne pas me solliciter pour des entrevues à la suite de cette déclaration.

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La position de la région Ville-Marie du Parti Québécois

YVES MICHAUD SOULIGNE L’APPORT PRÉCIEUX
DES IMMIGRANTS À LA VIE QUÉBÉCOISE
Yves Michaud
Montréal, le 22 décembre 2000

Je déclarais le 13 décembre 2000 devant les États généraux de la langue française ce qui suit : " C’est sur des communautés humaines comme la nôtre, incrustées dans une même histoire et une volonté de vivre en même destin collectif, enrichies de l’apport précieux des nouveaux citoyens, de toutes races, confessions, couleur, que se créent les nations, lieu privilégié et irremplaçable d’une solidarité d’hommes et de femmes qui partagent un certaine nombre de valeurs, parlent une langue commune et participent à la culture d’un ensemble collectif. Des immigrants, oui !, nous en voulons !, en repoussant à l’extrême s’il le faut, notre capacité
d’accueil ".

Ces propos nettement inclusifs n’ont jamais été cités par les médias et correspondent à l’analyse faite par l’exécutif de la région Montréal Ville- Marie du Parti Québécois publiée dans le journal Le Devoir du 22 décembre. Cette analyse, j’y souscris entièrement et sans détour. Toute ma vie a été consacrée à la défense des droits et libertés et à la promotion d’un humanisme mondial fondé sur le respect des diversités culturelles et des particularités des États-nations.

Avec les militants et militantes du Parti Québécois, seul instrument de notre émancipation nationale, je m’inquiète de l’ampleur des répercussions découlant de la motion de blâme de l’Assemblée nationale du Québec à mon endroit. Ce geste sans précédent dans l’histoire de notre démocratie parlementaire, offense tous les citoyens et citoyennes du Québec par la violation de leurs droits fondamentaux, notamment celui de la liberté d’expression. En leur nom et au mien, il faut que réparation soit faite.

En cette vigile d’un temps consacré aux hommes et aux femmes de bonne volonté, je souhaite vivement que les moments difficiles que vivent avec moi tous les citoyens et les citoyennes de ma patrie se terminent le plus rapidement possible dans la paix, l’honneur et la dignité de tous.

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Lettre de Yves Michaud à Lucien Bouchard  Le 20 décembre 2000

J’ai été frappé de stupeur en vous entendant hier soir, sur un ton dur, hargneux et vindicatif, m’accuser d’être insensible au plus grand crime dans l’histoire de l’humanité.. Vos propos à mon égard sont profondément injustes et non fondés et votre acharnement à mon endroit n’est pas digne de la fonction que vous exercez Le genre d’amalgame que vous faites pour " sataniser " un membre de votre parti qui a consacré l’essentiel de sa vie à la cause souverainiste est déshonorant.

Je n’ai jamais rien dit, ni rien écrit, suggérant ni de près ni de loin une banalisation du crime nazi à l’égard du peuple juif : l’insinuer est contraire à la vérité. En vous associant à l’infâme motion de blâme de l’Assemblée nationale qui m’a condamné sans m’entendre et sans débat, vous avez commis envers moi une mauvaise action où se mêlent l’injustice et la calomnie.

Vous avez tenté d’assassiner politiquement un de vos militants pour des raisons que je me refuse encore à croire. Cela n’est pas joli. Je ne vous envie pas. Le jugement de l’Histoire sera sévère pour l’acte que vous avec posé.

Et vous voudriez que je m’excuse ? De quoi? N’est-ce pas plutôt à vous de le faire afin d’éviter ce qui pourrait être une irréparable fracture de notre formation politique. Je suis consolé dans mon immense peine par le témoignage de milliers d’hommes et des femmes d’honneur de tous les coins du Québec qui réprouvent le vilain procès que vous avez fait à l’un des vôtres au lieu d’utiliser vos grands talents et votre fougue à combattre les adversaires de la patrie québécoise.

Ces hommes et ces femmes sont encore prêts à vous suivre, moi le premier, si vous me restituez mon honneur et ma dignité. Ne les décevez pas. Ne commettez pas l’irréparable par entêtement, obstination ou orgueil. La cause que nous servons dépasse nos différences et nos vaines querelles. Elle commande que vous vous absteniez de toute ingérence dans le processus démocratique de notre parti, laissant aux militants et aux militantes le libre choix de leur porte-parole. Ce sont eux et elles qui combattent quotidiennement pour sauvegarder et renforcer toutes les chances que nous avons de voir le jour où nous deviendrons maîtres chez nous.

Je parle en leur nom, et non en vertu d’une quelconque ambition de refaire carrière en politique, à un versant de ma vie où je pourrais me livrer aux plaisirs de la littérature et du jardinage. J’ai cependant répondu à leur appel, impressionné par leur ferveur et leur attachement au grand projet qui nous réunit. Je ne cherche pas à sièger à l’Assemblée nationale pour des fins personnelles mais pour rendre témoignage et jeter des passerelles entre un présent qui s’achève et un avenir qui commence. Il me reste encore quelques années de fougue et d’ardeur à mettre au service de ma patrie. Empruntant à Paul Valery, "  bientôt ma vie s’achèvera. Il n’y aura plus de lendemains qui m’attendront. Je n’aurai plus que du temps à perdre. " Avant que cela soit, si je peux apporter une ultime contribution au service des miens, je ne chercherai pas d’issues de secours et je répondrai présent !

Malgré les blessures encore vives que vous m’avez infligées, cette espérance me fait vous tendre une main loyale et fraternelle pour ne pas hypothéquer les chances de donner à notre peuple un pays qu’il attend depuis si longtemps. Je n’ose croire qu’un homme libre vous fasse peur. Votre stature est plus grande que cela. Au nom de tous les nôtres qui attendent tant de vous, ne cherchez pas à barrer le passage à ma candidature dans Mercier. Vous savez bien que je n’y renoncerai pas. Aucune menace ne me fera reculer. Je me mépriserais moi-même si je prenais le chemin de la repentante et de l’humiliation pour m’excuser de fautes que je n’ai pas commises.

Nos adversaires se réjouissent de vous avoir fait déclencher une guerre fratricide. Il est encore temps que la paix revienne. Si vous ne vous servez pas de vos grands talents de négociateur à son service, vous mettriez en jeu l’unité du parti, ce que nous ne souhaitons évidemment ni l’un ni l’autre. Le dernier congrès vous a renouvelé sa confiance pour être un rassembleur et non un diviseur.

Je ne suis pas homme de rancune et je pardonne facilement les offenses à ceux qui m’ont offensé. A vous de jouer ! Auréolé de votre autorité, vous pouvez dégager le parti du piège dans lequel nos adversaires vous ont fait tomber. Plus les hommes sont grands, plus il leur est facile de reconnaître leur erreurs. Je crois que vous êtes de cette taille. Vous possédez tous les outils de la réparation. Servez-vous en afin que soient préservées tant d’années d’espérances et d’attentes d’un pays dont des millions de Québécois et de Québécoises ne cessent de rêver.

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Lettre de Monsieur Yves Michaud  aux 125 députés de l'Assemblée nationale du Québec
Montréal, le 18 décembre 2000

À la suite de la motion unanime de l’Assemblée nationale au sujet de propos  que j’aurais tenus récemment, et compte tenu de la demande que j’ai faite au président de l’Assemblée nationale d’être entendu par les députés, je m’adresse à vous comme à l’ultime gardien des valeurs démocratiques et de la liberté d’expression.

La motion de blâme votée le 14 décembre 2000 à mon endroit est sans précédent dans les annales de notre droit.  Le code pénal prévoit des sanctions pour des propos relevant de la littérature haineuse, de la diffamation ou de l’atteinte à l’intégrité des personnes physiques ou morales. Je  crois, je persiste et je signe, que les opinions que j’ai pu exprimer n’enfreignent pas la Loi. L’Assemblée nationale n’est pas un tribunal habile à se prononcer sur des opinions exprimées librement par un citoyen ou une citoyenne.  Il appartient  seul au pouvoir judiciaire d’en disposer.

La motion de blâme à mon égard, en violation des principes élémentaires du droit, discrédite l’Assemblée nationale qui s’est constituée en tribunal d’exception pour honnir un citoyen qui a le droit à son honneur, à sa réputation et à sa dignité. Elle offense à travers ma personne tous les citoyens et citoyennes du Québec dans leur liberté d’expression.

En l’occurrence, j’espère que ma requête d’audition recevra votre agrément de sorte que réparation puisse être faite dans les plus brefs délais des atteintes à ma réputation et aux préjudices que j’ai subis. Si tel ne devait pas être le cas, je me verrai dans l’obligation de m’adresser à d’autres instances pour que  réparation soit faite et que justice me soit rendue.

Yves Michaud

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ALLOCUTION DE M. YVES MICHAUD
13 décembre 2000
Texte intégral de son intervention

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Journal des débats  DÉBATS DE L'ASSEMBLÉE NATIONALE
Le jeudi 14 décembre 2000

Propos tenus par M. Yves Michaud à l'égard des communautés ethniques devant la Commission des états généraux sur la situation et l'avenir
de la langue française au Québec

                                       M. Jean J. Charest

M. Charest: Merci, M. le Président. M. le Président, ma question s'adresse au premier ministre, et c'est à regret aujourd'hui que je soulève une affaire qui ne devrait pas être soulevée, en l'an 2000, à l'Assemblée nationale du Québec, sauf que, hier, devant les états généraux sur la langue, un ancien député de surcroît de l'Assemblée nationale, un ancien délégué général du Québec à Paris, un candidat à l'investiture du Parti québécois dans le comté de Mercier, M. Yves Michaud, a tenu des propos qui sont de toute évidence inacceptables, qui ne laissent aucune place à l'interprétation non plus.

Et, pour reprendre brièvement ce qu'il a dit hier devant la Commission, il parlait de vote ethnique contre la souveraineté du peuple québécois, des mots qui résonnent encore aujourd'hui suite aux déclarations de l'ancien premier ministre Parizeau. Il a même ajouté, en parlant de B'nai Brith, extrémistes, il parlait d'un mouvement d'extrémistes antiquébécois et antisouverainistes.

Alors, je fais appel aujourd'hui au premier ministre et je fais appel à celui qui est non seulement président du Parti québécois, mais également chef du gouvernement, qui a des responsabilités qui accompagnent également ces deux titres, et qui, je pense, aujourd'hui doit nous dire si, oui ou non, il approuve les déclarations faites par une personne qui est candidate à l'investiture du Parti québécois dans le comté de Mercier et s'il va sur-le-champ nous informer qu'il n'est pas question qu'il accepte qu'une personne qui tient de tels propos, qui les réitère, qui n'exprime aucune nuance dans ce qu'il avance ni aucun regret, s'il va nous informer dès aujourd'hui qu'il n'est pas question pour lui d'accepter ni ces propos ni la candidature de M. Michaud à titre de candidat pour l'investiture de son parti dans le comté de Mercier.

Le Président: M. le premier ministre.

                                      M. Lucien Bouchard

M. Bouchard: M. le Président, je suis en total désaccord avec les propos tenus hier par M. Michaud. Et je les déplore, je les condamne et je m'en dissocie totalement. Je rappellerai...

Des voix: ...

Le Président: M. le premier ministre.

M. Bouchard: ...que M. Michaud, il y a trois jours, avait tenu des propos similaires qui ont été portés à ma connaissance par voie d'un communiqué. Je m'en suis dissocié immédiatement et j'ai exprimé le souhait que M. Michaud profite d'une prochaine occasion pour pondérer ses déclarations; et j'ai constaté hier qu'il en a remis. Alors, je n'ai aucune hésitation à dire, au nom de mon parti, au nom du gouvernement, de la députation ministérielle, de tous les Québécois et les Québécoises, que nous rejetons ces propos.

Le Président: M. le chef de l'opposition officielle.

                                       M. Jean J. Charest

M. Charest: Alors, je veux dire au premier ministre que nous souscrivons pleinement à la réponse qu'il vient de donner à l'Assemblée nationale du Québec. Il y a la question de la candidature maintenant de M. Michaud. Puisqu'il se dissocie totalement de ces propos, qu'il vient de confirmer que M. Michaud a effectivement fait une déclaration préalable qu'il a eu l'occasion justement de nuancer mais qu'il a choisi librement d'en rajouter sur ce qu'il avait dit préalablement, je pense qu'il incombe maintenant au premier ministre, dans l'exercice de ses responsabilités, de son devoir, de très lourdes responsabilités, de dire aux Québécois et Québécoises qu'une candidature comme celle de M. Michaud, avec les propos qu'il a tenus, devient donc inacceptable pour son parti.

Et, M. le Président, c'est non seulement le premier ministre du Québec qui est interpellé lorsqu'une affaire comme celle-là se présente, c'est l'ensemble des députés de l'Assemblée nationale qui doivent, je crois, parler. Et, pour cette raison-là, on a proposé une motion qui, nous l'espérons, sera à la fois présentée par le député de D'Arcy-McGee mais secondée, puisque c'est devenu un précédent, par le député de Sainte-Marie ? Saint-Jacques, une motion qui se lirait comme suit:

«Que l'Assemblée nationale dénonce sans nuance, de façon claire et unanime, les propos inacceptables à l'égard des communautés ethniques et, en particulier, à l'égard de la communauté juive tenus par Yves Michaud à l'occasion des
audiences des états généraux sur le français à Montréal le 13 décembre 2000.»

Fin de la motion, M. le Président, et si le premier ministre peut nous confirmer que M. Michaud ne sera ni candidat, et qu'il acceptera qu'on débatte et qu'on vote sur la motion qui sera proposée après la période de questions.

Le Président: M. le premier ministre.

                                      M. Lucien Bouchard

M. Bouchard: Le texte de cette motion conjointe des députés de Sainte-Marie ? Saint-Jacques et de D'Arcy-McGee a été porté à ma connaissance tout à l'heure. Je l'appuierai totalement, de même que toute la députation ministérielle, lorsqu'elle sera présentée tout à l'heure. Je ne crois pas qu'on ait prévu un débat; enfin, les leaders s'en parleront.

Une voix: Adopté.

M. Bouchard: Ce que je voudrais ajouter, en réponse à un aspect de la question du chef de l'opposition officielle, M. le Président, concernant la candidature de M. Michaud à l'investiture du comté de Mercier, les dispositions du Parti québécois prévoient un mécanisme pour statuer sur ce genre de chose, cela relève des instances appropriées du parti. J'ai, tout à l'heure, discuté avec la vice-présidente du parti, et nous avons convenu que cette question était de l'apanage et de la
juridiction des instances appropriées, le cas échéant. Alors, ce sont les instances internes du parti qui vont régler cette question.

Le Président: M. le chef de l'opposition officielle.

                                       M. Jean J. Charest

M. Charest: M. le Président, je suis déçu, en quelque sorte, de la réponse du premier ministre sur la candidature, parce qu'il laisse la porte ouverte à la candidature possible de M. Michaud comme porte-couleur et porte-étendard de son parti pour devenir député à l'Assemblée nationale du Québec.

Je comprends qu'il y a des règlements internes à chaque parti, il y a aussi un chef à qui revient l'ultime responsabilité, très lourde responsabilité, de donner des signaux très clairs et de prendre des décisions eu égard aux candidatures. Est-ce que je dois conclure de la réponse du premier ministre que, si jamais M. Michaud devait gagner une assemblée de mise en candidature et qu'il devait garder les mêmes propos ? parce que c'est l'équivoque que nous présente le premier ministre dans la réponse qu'il vient de nous donner ? que M. Michaud serait effectivement candidat, peut-être même député à l'Assemblée nationale du Québec, où il pourrait revenir ici répéter sur le parquet de l'Assemblée nationale ce qu'il a dit à deux reprises, M. le Président? Je pense que le premier ministre a l'obligation, aujourd'hui, d'être plus clair et de nous dire qu'il n'est pas question pour lui, à titre de président du Parti québécois, d'accepter la candidature de M. Michaud.

n (10 h 20) n

Le Président: M. le premier ministre.

                                      M. Lucien Bouchard

M. Bouchard: M. le Président, je crois qu'on ne peut pas être plus clair que je l'ai été, que nous le serons par l'adoption de la résolution qui sera tout à l'heure présentée. Et j'ajouterai que, s'agissant des décisions que doit prendre le parti par rapport à cette situation, il y a une instance qui s'appelle le Conseil national exécutif du Parti québécois, qui est élue par le congrès du parti et qui peut agir à l'intérieur des statuts du parti dans ce genre de situation, qui a un pouvoir d'intervention, et cette instance que je préside sera appelée à examiner la question et à prendre la décision qui s'imposera. Je ne peux pas prendre la décision d'avance pour tous les membres du Conseil exécutif. C'est une décision qui est prise, je crois, aux deux tiers des voix des membres du Conseil exécutif. Alors, tout ce que je peux dire, c'est que le Conseil exécutif aura à traiter de cette question, sera saisi formellement de cette affaire dans l'exercice de sa juridiction.

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Ras-le-bol
par André M. Matte
AGQ 12456  17/12/00

Lettre adressée à
Monsieur Robert Libman,

C'est avec beaucoup d'intérêt que j'ai écouté l'exposé d'Yves Michaud lors des États généraux sur la langue française. Le sang juif qui coule dans mes veines, même s'il n'est pas prédominant, n'est pas en désaccord avec ses propos. Ce qui m'agacent le plus dans la polémique que ses propos ont soulevé c'est la susceptibilité de ses détracteurs et le blâme unanime dont il fait l'objet. L'Assemblée Nationale a user d'expédients en favorisant le Politiquement correct. Permettez-moi d'inclure un texte qui devrait vous intéresser et vous donner matière à réflexion.

Ras-le-bol

Le 14 novembre 2000, la Cour supérieure du Québec a finalement rendu un jugement qui interdit aux étudiants francophones et allophones de s'inscrire dans une école publique de langue anglaise. La coalition qui préconise le libre choix de la langue d'enseignement reviendra à la charge dans les prochains jours en espérant que la Cour Suprême du Canada renversera la décision québécoise. Si la coalition a gain de cause, le Québec n'aura d'autre choix que d'invoquer la Clause nonobstant. La confrontation engendre la confrontation. Malheureusement, pour les Canadiens, où qu'ils se trouvent, le Canada est incapable de dénicher un homme d'Etat impartial qui aurait pour mandat de réconcilier les deux Peuples fondateurs.

En attendant, les Québécois en ont ras-le-bol de se faire dire par les élus fédéraux et ceux des autres provinces qu'ils jouent à la victime, qu'ils prennent des airs de martyrs, d'opprimés, d'humiliés, chaque fois qu'ils revendiquent des droits acquis et garantis par la seule Constitution (1867) reconnue par le Québec et par la Charte canadienne des droits et libertés (1982). Le merdier constitutionnel qui envenime les relations entre le Québec et le Canada depuis novembre 1981 ne serait aujourd'hui qu'un incident banal s'il était comparé à celui qu'aurait créé l'Ontario, si le Québec et six autres provinces avaient formé une alliance pour lui imposer une constitution dont elle aurait refusé d'endosser la légitimité. En réalité, ce scénario n'aurait jamais été possible. Un coup de force semblable aurait automatiquement entraîné la chute des gouvernements fédéral et de Queen's Park.

Ceux qui abusent du mot humilier, sous toutes ses formes, auraient avantage à se familiariser avec l'histoire du Canada et celles du Québec, des Acadiens, des autochtones et des métis, avant d'affirmer que l'objectif des séparatistes est l'éclatement du Canada. Il y a une différence fondamentale entre le désir de vouloir être maître chez soi et celle de vouloir détruire les autres. Ces élus devraient se rappeler :

Que le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Ecosse se sont rendus coupables de génocide culturel en déportant les Acadiens après les avoir dépossédés de leur Terre. A ce jour, il n'y a pas eu d'excuses officielles, de compensations monétaires ou autres.

Qu'en 1864, la Nouvelle Ecosse a légalisé the Education Act qui a fait de l'anglais la seule langue d'instruction et, qu'en 1902, le Council of Public Instruction a émis des règlements permettant l'usage du français comme langue d'instruction durant les quatre premières années du primaire (*).

(*) N.S. Journal of Education, 1883, at 29. And Report of the RCBB, Book II, at 110. - An Act to amend the Law relating to Education, N.S. 1864, c. 13.

Qu'en 1869, Louis Riel et un comité conjoint de 12 citoyens anglophones et de 12 citoyens francophones de Rivière rouge ont dûment et légalement été élus par leurs concitoyens afin de préparer une liste de droits pour le gouvernement du Nord-ouest. Ces droits reconnaissaient l'égalité de l'anglais et du français dans le corps législatif, la Cour, les documents officiels et exigeaient que le Juge de la Cour Supérieure soit bilingue.

Qu'en 1885, Riel fut pendu pour avoir défendu des droits durement acquis. Qu'en 1890, la législature manitobaine adoptait the Official Language Act, faisant de l'anglais la seule langue of records and journals of the legislature, for the publication of statutes and in the court (*). Par cette ordonnance, l'anglais devint la seule langue d'instruction.

(*) Sheppard, C.A., The Law of Languages in Canada, Studies of the Royal Commission on Bilingualism and Biculturalism, Volume 10 (Ottawa: Information Canada, 1971) at 77.

Qu'en 1876, Prince Edward Island's Legislature adopta the Official Language Act, faisant de l'anglais the only language of records and journals of the legislature, for the publication of statutes and in the court. Par cette ordonnance, l'anglais devint la seule langue d'instruction.

Qu'en 1890, the Regulations of the Ontario Department of Education fit de l'anglais la seule langue d'instruction.

(*) Report of the RCBB, Book II, at 48-49.

Qu'en 1912, l'Ontario adopta Regulation 17 qui fit de l'anglais la seule langue d'instruction après la troisième année scolaire. Durant les trois premières années, le français pouvait y être enseigné une heure par jour. Ce règlement fut éventuellement annulé dans les années 30. (*)

(*) Report of the RCBB, Book II, at 47-51.

Que les Franco-Ontariens luttent désespérément pour faire reconnaître les droits qui leur sont acquis. Le combat est inégal et peut-être perdu d'avance. Il suffit de se référer aux déboires de l'hôpital Montfort à Ottawa, du conseil scolaire francophone à Penetanguishene et au traitement accordé aux cadets francophones du Collège militaire à Kingston.

Qu'en 1905, the School Act of Alberta and Saskatchewan désigna l'anglais comme la langue d'instruction mais permit some use of French in the early grades as previously set out in the 1892 School Ordinance of the Northwest Territories. (*) En 1931, the Saskatchewan School Act interdit l'usage du français dans les écoles publiques.

(*) S.C. 1905, c. 3. RSS, 1909, c. 100. Faucher, P., supra, at 217, 263.

Qu'en novembre 1988, la Cour Suprême du Canada ordonna à la Saskatchewan et à l'Alberta de traduire les Lois qu'elles avaient rédigées, uniquement en anglais, depuis le jour où elles se sont jointes à la confédération. A ce jour et à la cadence avec laquelle ces lois sont traduites, il faudra attendre des décennies ans avant de pouvoir feuilleter celles qui ont été inscrites aux rôles avant 1900.

Dans toutes ces instances, entre l'alphabétisation et l'ignorance, les parents francophones n'ont eu d'autre choix que d'envoyer leurs enfants dans les écoles anglaises. L'assimilation légalisée a fait le reste. Ces ordonnances et ces lois, qui sont toujours en vigueur, vu qu'elles n'ont pas encore été déboutées, ont un point en commun : Elles sont racistes et constituent un acte de génocide culturel.

Les Canadiens d'expression française n'ont-ils pas mieux à faire que de se battre pour faire respecter les droits acquis et garantis par la Constitution ? Même Ottawa, la capitale du Canada bilingue, refuse encore de se déclarer officiellement bilingue.

De son côté, le Québec a trois universités anglophones et le Nouveau-Brunswick, une université francophone. Il n'y a pas d'équivalent dans les autres provinces. Dans les autres provinces, l'assimilation des franco-canadiens a pris une telle ampleur qu'il n'est plus politiquement rentable de financer des institutions scolaires francophones.

Il serait bon, à ce moment-ci, de rappeler à nos amis et concitoyens de religion juive, qui parfois nous traitent de nazis, que le Québec subventionne les écoles juives depuis cent ans. C'est le seul endroit au monde, à part la Hollande, au lendemain de la deuxième grande guerre et en respect de la mémoire d'Anne Frank, où ce droit leur est accordé.

A la une, le Montreal Gazette informait, dans son édition du 21 décembre 1998, que, d'après le dernier recensement de Statistiques Canada, en 1996, le Québec est l'endroit au Canada où les Premières Nations sont les mieux traitées. La moitié d'entre elles, qui sont au nombre de 53, habitent la Colombie britannique. Dans cette province, seuls quelques aînés parlent encore leur langue maternelle et chez les Haïda, il n'y en a que 6%. Au Québec, 92% des autochtones parlent encore leur langue à la maison. Ce chiffre se situe à 97% chez les Attikamekws. Dans le Nunavut, où se situe la plus forte concentration d'autochtones au Canada et où ils sont nettement majoritaires, seulement 45% parlent encore leur langue maternelle à la maison. Au travail, les affaires se brassent en anglais. L'âge moyen de ceux qui parlent encore leur langue diminue au Québec alors qu'il augmente partout ailleurs au Canada.

C'est peut-être un vieux cliché, mais à défaut de trouver mieux, le Québec a toujours traité ses minorités avec respect et dignité comme il est impossible de trouver ailleurs. De plus, il continuera à le faire, indépendance ou non.

Refuser d'admettre que des lois discriminatoires et racistes aient été imposées aux Canadiens d'expression française est très utile. Cela donne bonne conscience. Il n'en demeure pas moins qu'il pourrait en résulter une situation semblable à celles qu'ont connues l'Irlande et le Liban.

Pour ce qui est du droit de vote dans un référendum constitutionnel, il devrait se limiter aux citoyens qui sont né en sol où a lieu le référendum. Plusieurs pays du G-8 européen accordent ce droit uniquement à ceux de la troisième génération. Ces pays considèrent que les nouveaux arrivants n'ont pas encore pris racine et qu'ils ont incapables d'exprimer un sentiment d'empathie envers une cause qui n'est pas la leur. De plus, une telle Loi mettrait un terme aux certificats de citoyenneté de complaisance décernés par le gouvernement fédéral dans le seul but de déstabiliser un processus démocratique provincial qui ne leur est pas favorable. Une situation semblable a eu lieu lors du référendum de 1995.

Les Québécois de langue française rêvent de voir le jour où les franco-canadiens vivant à l'extérieur du Québec seront traités comme le sont les anglophones du Québec. Ceux qui croient que cela est possible, font preuve de naïveté. A défaut d'avoir gain de cause, le Québec n'aura d'autre choix que de recourir à la clause Nonobstant pour contrer la Clause Canada. Ceux qui sont nés au Canada et qui se sont installés au Québec auront alors droit à un traitement égal à celui offert aux francophones vivant dans leur province d'origine. C'est ce qui s'appelle la réciprocité. L'alternative c'est la sécession.

André M Matte

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Un tribunal grotesque
Pierre Bourgault
Le Journal de Montréal 16.12.00

En votant, À L'UNANIMITÉ, une motion de blâme contre Yves Michaud pour des propos jugés « inacceptables », l'Assemblée nationale du Québec s'est déshonorée et a posé le geste le plus dégradant qui soit: celui de bâillonner un citoyen.

Cette assemblée dite nationale, qui n'a même pas été capable, la semaine dernière, de faire l'unanimité dans la défense des intérêts les plus fondamentaux du Québec, voilà qu'elle met tout son prestige, toute sa force et tout son poids dans la condamnation sans appel du citoyen Michaud sans même l'entendre et sans discuter ses propos.

Le geste, odieux, est sans précédent dans une démocratie parlementaire. On aurait pu discuter avec Michaud, on aurait pu le contredire, l'engueuler, le pourfendre, voire l'insulter: on aurait pu l'inviter à s'expliquer devant l'assemblée, on aurait pu même juger « inacceptables » ses propos, après l'avoir entendu, mais ce n'est pas ce que l'on a fait.

Tous les membres élus de l'Assemblée nationale se sont levés, l'un après l'autre et toute honte bue, pour affirmer haut et fort que les opinions d'un citoyen ne devaient être ni exprimées ni entendues.

Une attaque aussi massive et brutale contre la liberté d'expression nous déshonore tous parce qu'elle est le fait des représentants légitimes de tout le peuple québécois.

Le geste est d'autant plus humiliant quand on sait que plusieurs de ces représentants pensent exactement la même chose que Yves Michaud et que c'est sans doute pour échapper au même sort qu'ils se sont pliés à cette parodie de justice.

Car, ne nous y trompons pas, l'Assemblée nationale s'est transformée, à cette occasion, en tribunal, imitant en cela l'organisation B'nai Brith qui accuse à tort et à travers, qui ne discute jamais et qui condamne sans appel.

Pourtant, depuis le temps, nous aurions dû apprendre. J'ai moi-même subi les foudres de cette minable organisation et j'y ai perdu, alors, mon poste de conseiller spécial du Premier ministre Jacques Parizeau. Mais je ne suis pas le seul. Jacques Parizeau y a goûté à son tour, puis Bernard Landry, puis Lucien Bouchard et nombre de journalistes ou de chroniqueurs comme Pierre Foglia, Gilles Proulx ou Michel Vastel.

Le tribunal. J'ai encore en mémoire les horribles images du «procès» de Jean-Louis Roux, venu s'humilier devant les juges intraitables du B'nai Brith et qui, malgré ses piteuses explications, se voyait condamné sans appel.

Mais jamais je n'aurais pu imaginer que mon Assemblée nationale, notre Assemblée nationale, se prête à un exercice aussi grotesque.

Yves Michaud se défendra, c'est certain. Mais à quoi bon? Le mal est fait et il ne s'en remettra jamais. En humiliant publiquement l'un de ses citoyens les plus éminents, l'Assemblée nationale du Québec a humilié tous les Québécois.

C'est un crime.

J'ai honte de chacun des 109 députés de l'Assemblée nationale, Lucien Bouchard et Jean Charest en tête. Jamais je n'ai eu aussi honte, de toute ma vie.

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Je défends Michaud
Jean-Yves Durocher
jeu. 14-12-2000 13:08

Je connais Yves Michaud, nous n’en sommes pas au stage de l’amitié.

Voilà donc, que l’on reproche à l’homme d’être honnête. Unanimement, avec levée de bouclier et de corps à l’Assemblée Nationale. Vite que le pestiféré nous quitte, qu’il disparaisse, nous ne le connaissons pas.

Quel spectacle de lâcheté, quelle honte que cet empressement à nier la réalité.

Voici ce que dit Michaud, en noir sur blanc, disponible chez tous les bons libraires. Encore, parce que la prochaine étape sera l’interdiction du livre par ses âme si bien pensante lorsqu’il s’agit de nous écraser.

" Là où le journal [The Suburban,] dépasse les bornes, c'est' lorsque qu'il demande à la minorité juive, majoritaire dans Côte Saint- Luc, "de s'impliquer comme telle dans le débat, elle qui a toujours été en première ligne de la défense du droit des minorités " (sic) ! En termes clairs, cela s'appelle une incitation au racisme ethnique et religieux. Les citoyens de cette municipalité ont tous les droits de participer au débat à ce titre, mais non en fonction de leurs affinités ethniques ou religieuses. On a vilipendé Jacques Parizeau parce qu'il avait fait le soir des résultats du référendum le constat, sans commentaire, que la défaite était attribuable à l'argent et à des votes ethniques. Et voilà que l'on exhorte les citoyens de confession juive d'une municipalité du Québec de s'impliquer dans une question politique du fait de leur appartenance religieuse. Dangereux ! Dangereux! Dangereux ! " in Paroles d’un homme libre, Yves Michaud, VLB éditeur, Montréal, 2000, page 28.

Voilà le raciste. Voilà ce qui est raciste au Québec : Dénoncer les racistes.

IL n’y a pas un seul et unique bureau de votation francophone où il y a eu unanimité lors du référendum de 1995.

Il faut donc dire qu’il est exemplaire de voter NON, ce qui est une ouverture au monde.

Je dis non.

Ces gens sont racistes, il suffit de lire les torchons qu’ils publient pour s’en rendre compte.

Ils nous haïssent, le mot est juste. Et ils, ici, ce n’est pas juifs. Car ils haïssent encore plus les juifs qui sont pour nous. Demander le aux juifs de Boisbriand, vilipendés constamment par The Gazette pour cause de québécité.

Nous dérangeons leur petit paradis. Celui qui leur est interdit à Toronto. Parce qu’être juif au Canada ce n’est pas du gâteau. Faudrait le demander à ceux qui ont subis les quotas de McGill. Faudrait le demander au bon docteur Goldbloom.

Il a reçu son éduction en médecine où le bon docteur? À la très catholique université de Montréal, université qui ouvrait ses portes à tous. Et ce dans un climat fort différent de celui d’aujourd’hui.

Disons le clairement, lisez la biographie romancée des Bronfman, écrite par nul autre que Mordecai lui-même, l’Université McGill a survécu aux années 60 à cause des juifs. Oui des juifs. Parce qu’ils ont découverts que les anglais s’achetaient, pas cher même. Et ils ont achetés. Ce n’est pas à nous de les blâmer, c’est de constater seulement.

Et je persiste. Encore de Michaud, deux pages plus loin :

" Pour revenir au chanoine Lionel Groulx, ses détracteurs se gardent bien de citer les propos de ce dernier invitant les Québécois " à posséder comme les Juifs leur âpre volonté de survivance, leur invincible esprit de solidarité, leur impérissable armature morale ". L’historien donnait alors l'exemple du peuple juif comme modèle à suivre pour que les Québécois affirment leur propre identité nationale et assument pleinement l'héritage de leur histoire, ajoutant que " l'antisémitisme était une attitude antichrétienne et que les chrétiens sont en un sens spirituellement des sémites ". Avouez que comme propos antisémites, l'on pourrait facilement trouver mieux! " idem, page 30

Voilà l’homme condamné aujourd’hui à l’Assemblée Nationale. Voilà l’homme que je défends. Voilà ses écrits, ils lui survivront mieux qu’à tous ceux qui se sont levés pour le condamner sans jugement à l’Assemblée Nationale aujourd’hui.

Entre cet homme et celui qui le condamne, celui qui s’embarque si rapidement dans les pièges d’une opposition à la solde complète des ennemis du Québec, je fais mon choix. Entre la vérité éclairée et les demi-mensonges électoralistes, je fais mon choix.

Entre la haine de ceux qui érigent en droit le privilège de nous écraser et l’ouverture de ceux qui exigent notre droit d’être un peuple ; je défends les derniers.

Jean-Yves Durocher
* Forum « Avant-garde Québec »
*  Fondé en septembre 1998
*   Vive la République du Québec !

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Question à B'Nai Brith !

Je trouve que nos concitoyens de confesssion judaique membres de B'Nai Brith font preuve d'une audace folle de s'attaquer à un homme comme Yves Michaud, dont l'honnêteté intellectuelle est reconnue de tous.

Je pose donc cette question à B'Nai Brith :

Pourquoi ne dénoncez plutôt pas vos frères israélites, membres des troupes d'élites de Tsahal, losque ceux-ci tirent sur des enfants palestiniens de 10 ou 12 ans,

en ciblant systématiquement les yeux avec l'aide d'une lunette d'approche leur permettant d'être à plus de 2 kilomètres de leur victime,

avec une munition spécifiquement concue pour ricocher de 6 à 10 fois à l'intérieur de la boite crânienne de la victime, pour détruire le maximum de matière cervicale.

En quoi un enfant de 10 à 12 ans situé à 2 kilomètres peut-il être une menace immédiate pour un tireur d'élite israélien et

pourquoi B'Nai Brith ne dénonce pas publiquement cette situation intolérable, plutôt que de s'attaquer à tous les Yves Michaud du Québec.
Guy LeVasseur
Pointe au Père
Québec
glevass@globetrotter.net
* Forum « Avant-garde Québec »
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L'AFFAIRE YVES MICHAUD
Robert Bertrand
AGQ 12323

Justement, à la page suivante

http://www.iquebec.com/QUEBECUNPAYS/LE-SECRET-DU-VOTE.htm

nous faisons état que notre vote est connu.  Il n'y a plus de secret de vote.

On fait des efforts pour que notre vote soit secret avant les élections.  Et après les élections, tout le monde est au courant pour qui on a voté.

Notre système, à cet égard, est trompeur, frauduleux, inadéquat, illogique même.

Si on me dit que mon vote est secret, il doit le demeurer avant les élections, pendant les élections et après les élections.

Ceux qui font les lois nous permettent d'analyser les résultats des votes poll après poll.  Et automatiquement nous en connaissons les résultats.

Alors, dans de telles circonstances, tout le tra la la à l'Assemblée Nationale en regard de Yves Michaud, ce n'est que de la poudre aux yeux pour des âmes frauduleuses et trompeuses.  Il y a de quoi à avoir du regurgitement, n'est-ce pas ?

Ou bien on permet de savoir pour qui quelqu'un a voté ou on ne le permet pas.

Et quand on analyse, ce que les lois nous permettent de faire, et que l'on présente une motion incroyable à l'Assemblée Nationale... quelque chose, en quelque part, ne tourne pas rond.

Des réformes et vite.  Qu'on s'y attèle.

Robert Bertrand, rédacteur,
Québec un Pays
* Forum « Avant-garde Québec »
*  Fondé en septembre 1998
*   Vive la République du Québec !
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L' affaire Michaud -- c'est quoi la mouche ?
Robert Bertrand
17/12/2000

Le texte intégral des interventions à l'Assemblée Nationale a été produit ici sur ce site.              http://www.egroups.fr/message/avant-garde_quebec/12421

-----Message d'origine-----
De : Jean LAPOINTE [mailto:LapointeJean@v...] Envoyé : dimanche 17 décembre, 2000 08:52 À :  avant-garde_quebec@e... Objet : [A-g.Qc] Re : re L' affaire Michaud -- c'est quoi la mouche ?

Robert Bertrand :

 On dit bien que Monsieur Bouchard a été informé des propos de Monsieur Michaud quelques jours avant et qu'il y aurait eu une invitation et/ou des pressions pour que Monsieur Michaud se rétracte ou n'aille pas plus loin.

(LAPOINTE)

C'est la première fois que j'entends parler de cela. Je pense que le premier ministre devra nous dire si ce qui est écrit là est vrai ou bien si ce n'est pas vrai.

Robert Bertrand :

Voici ce qu'a dit le Premier Ministre :  (extrait des propos à l'Assemblée Nationale )

" M. Lucien Bouchard

M. Bouchard: M. le Président, je suis en total désaccord avec les propos tenus hier par M. Michaud.   Et je les déplore, je les condamne et je m'en dissocie totalement. Je rappellerai...

 Des voix: ...

Le Président: M. le premier ministre.

M. Bouchard: ...que M. Michaud, il y a trois jours, avait tenu des propos similaires qui ont été portés à ma connaissance par voie d'un communiqué. Je m'en suis dissocié immédiatement et j'ai exprimé le souhait que M. Michaud profite d'une prochaine occasion pour pondérer ses déclarations; et j'ai constaté hier qu'il en a remis. Alors, je n'ai aucune hésitation à dire, au nom de mon parti, au nom du  gouvernement, de la députation ministérielle, de tous les Québécois et les Québécoises, que nous rejetons ces propos."

Et Monsieur Michaud ne s'est pas rendu aux demandes/exigences du maître !

Je constate que faire des déclarations à savoir que tous les Juifs dans un poll ou un comté donné ont voté à 100% pour une certaine option, c'est que le système le permet qu'on le sache.   Pour moi, c'est de là que provient le vrai problème.

Si on me donne les outils pour que je sache qui a voté, comment il a voté, et qu'après les analyses quelqu'un ose le déclarer formellement et que cette personne fasse des remarques sur de tels comportements...   C'est comme ça que Jacques Parizeau a été capable de déclarer que l'argent et que le vote ethnique ont fait la différence.   Et si Monsieur tire les mêmes conclusions, parce qu'on  lui en donne la possibilité d'étudier les résultats des polls et qu'il tire les conclusions qu'ils tirent.  Qui sont les vrais responsables ?   Jacques Parizeau ?   Yves Michaud ?

(LAPOINTE)

Je trouve que vous soulevez là un véritable problème M. Bertand. Mais la source du problème est-ce que ce n'est pas le fait qu'il existe à Montréal des quartiers et des villes habités presqu'exclusivement par des Québécois d'origines autres que françaises.

Robert Bertrand :

Imaginons la situation qu'un groupe de personnes immigrées ou autres, -- il faut employer des mots pour se comprendre --demeurent de tel coin de rue à tel coin de rue et que tous ces gens vont voter au même poll.   Cela se comprend ?

Alors, lors du dépouillement de telle boîte de scrutins pour tel territoire et que l'on sait que ceux qui vivent là, sur ce territoire sont ...   x, y, z ...   mettons d'origine que l'on veut et que l'on découvre que 100 % ont voté de tel bord.

Qu'est-ce que cela veut dire au bout de la ligne ?

C'est qu'on me permet, grâce aux dépouillements des votes de savoir pour qui j'ai voté si, par exemple, 80% ou 90% ou 100% des gens de cette boîte de scrutin ont voté pour telle option plutôt que telle autre.

N'est-ce pas là le vrai problème ?

Si je sais que 100% des personnes qui vivent dans tel territoire et qui vont voter à tel poll, et qu'au dépouillement 100% ont voté de telle option.  Qui me donne cette permission ?   C'est la loi électorale qui sert bien les intérêts des partis politiques, faut bien le dire, ceux que l'on appelle généralement les -- faiseurs d'élection -- .

Ils savent d'avance, dans bien des cas, comment vont voter leur monde sur tel territoire donné.  N'est-ce pas pour cela qu'ils sont "marqués", qu'ils sont "pointés" dans le langage des -- faiseurs d'élection -- .

 (LAPOINTE)

Je trouve que vous soulevez là un véritable problème M. Bertrand. Mais la source du problème est-ce que ce n'est pas le fait qu'il existe à Montréal des quartiers et des villes habités presque exclusivement par des Québécois d'origines autres que françaises.

Robert Bertrand :

Je reprends à nouveau.   Est-ce qu'on va déménager tout le monde et les empêcher d'aller s'établir là où ces gens voudraient aller s'établir ?

Cela saute aux yeux que ce serait brimer leurs droits fondamentaux de s'établir là où sont leurs propres intérêts et leurs propres affinités.

Faut-il alors découvrir un autre mode pour comptabiliser l'ensemble des votes, par circonscriptions ?  Un décompte par circonscriptions.

Tout de suite, cela suppose toute une réorganisation de contrôle des votants.   On pourrait voter, partout sur un territoire donné, exemple par circonscription, et que les votes soient informatisés dans une seule banque centrale par circonscription.

Alors, on ne saurait plus, que les gens de tel coin de rue à tel coin de rue ont voté pour une option ou pour une autre.   Ce que l'on pourra découvrir, alors, c'est que dans telle circonscription, la majorité des gens ont voté à un taux de 60 %, 70%, ou 98 % pour tel parti politique ou pour telle option advenant un référendum.

(Lapointe)

On pourrait dire d'une certaine façon que ce sont des sortes de ghettos.

D'où l'importance de faire de l' Ile de Montréal une seule ville.

Mais ce ne sera pas suffisant. Il faudra trouver des moyens de faire en sorte que les gens de différentes origines se répartissent un peu partout sur l'Ile.

Robert Bertrand :

Je pense que c'est de la fabulation tout simplement.

La liberté que j'ai d'aller vivre à tel endroit plutôt qu'un autre, elle m'est personnelle.

En fait, n'est-ce pas la façon d'agir de la politique d'Ottawa en regard des immigrants francophones à qui ont dit d'aller s'établir un peu partout au Canada plutôt que de leur dire qu'il y a au Québec une majorité de 7 millions de francophones déjà sur les lieux ?

C'est une rencontre à Winnipeg de quelques français de France venus s'établir au Canada à qui ont n'avait jamais dit qu'il y avait au Québec des millions de parlant français.   Comment appelle-t-on cela si ce n'est pas de la manipulation ?

Jean Lapointe :

Par contre, je ne suis pas contre le fait que nous puissions disposer de moyens pour être en mesure d'analyser les résultats des élections et les résultats des référendums.

Robert Bertrand :

Et si j'analyse que 97 % ou 100 % de tel poll a voté contre le référendum, par exemple, on doit en tirer des conclusions favorables ou défavorables en pointant exactement les favorables et les non favorables.   Tout est là.   On l'accepte et on accepte ce qui va avec : les analyses, les remarques, les observations comme Jacques Parizeau a faites et comme Yves Michaud le fait également.

Ou on prend les moyens pour que le vote soit secret depuis mon intervention dans le poll de votation jusqu'à la fin, dépouillement inclus.

Si vous avez d'autres alternatives à proposer, ce sera intéressant de vous lire.

On peut faire des recherches sociologiques, justement avec un recensement sur l'ensemble du territoire du Pays du Québec et on pourra poser les questions que l'on veut.

C'est avec raison que je peux dire qu'il y a quelque chose en quelque part qui ne tourne pas rond.  Et les vrais responsables sont les Élus que nous avons qui ont fait de telles lois et qui ne les ont pas encore changer.   C'est loin d'être les utilisateurs de ces lois qui sont les responsables.

(LAPOINTE)

Là je vous suis moins. Nous avons beau bénéficier de la liberté de parole cela ne nous donne pas le droit de dire n'importe quoi n'importe quand.

Nous avons aussi une conscience. Nous devons nous en servir. Etsi on ne se sert pas de sa conscience, il faut s'attendre à se le faire reprocher, avec raison.

La liberté de parole c'est aussi le droit et même le devoir de dire à certaines gens qu'ils disent des bêtises ou des sottises ou qu'ils ne se comportent pas en gens responsables.

Robert Bertrand :

Dans le cercle des anges...   que c'est donc beau la vie !

Allez donc voir dans les milieux des faiseurs d'élection ce qui se dit et se tripote.

Le Peuple est en droit de questionner ses législateurs qui sont de mauvais législateurs pour le cas qui nous préoccupe.   Jouez les "vierges offensées" ne fait qu'ajouter aux sentiments ressentis par la population à l'égard de la qualité de ses propres représentants de tous partis politiques confondus.

Mais qui donc a permis que l'on sache les résultats des votes dans chacun des polls du Québec ?  N'est-ce pas la loi électorale qui le permet ?   Les vrais coupables de toute cette histoire sont bien plus les Élus à l'Assemblée Nationale qui ont permis et qui continuent de permettre que l'on sache qui a voté et pour quelle option il a voté.

Si on n'avait jamais su que tous les Juifs dans un poll ou un comté, ou que les allophones, dans un comté ou l'autre ont voté de telle ou telle façon c'est que le système le permet.

Et si on me le permet, je tire des conclusions qui sont possibles et qui sont supposées être acceptables pour quiconque est au pouvoir, qu'il professe la religion de son choix et d'où qu'ilvienne.   Parce que ceux qui ont voté sont membres de diverses communautés linguistiques et religieuses qui sont propres et qui sont respectables sans détour.

Et si on n'avait pas l'obligation de tous voter de la même façon que le Parti politique le décide, -- au pouvoir ou dans l'opposition là on pourrait voir que l'un ou l'autre député vote parce que...   faisant partie de telle communauté culturelle, de telle religion, de tel groupement d'affaires ou autres.   On chercherait à savoir les raisons fondamentales qui auraient permis à telle personne d'avoir voté de telle façon.

Et on ne voudrait pas que, dans le Peuple, on puisse comprendre tout cela ?   Les "sépulcres blanchis" cela doit bien se comprendre, n'est-ce pas ?   Le respect des uns commande le respect des autres !

Est-ce que l'on peut demander le nombre de catholiques qui siègent à l'Assemblée Nationale ?  Combien d'allophones ? Combien de Juifs ?

Quel tord aurions-nous de s'interroger comme cela ?

Si on changeait la loi pour éviter de savoir pour qui certaines personnes votent, est-ce que cela ne règlerait pas une partie du problème ?

Et comme autre point, j'ajoute :

Si on est intervenu à l'unanimité à l'Assemblée Nationale, qu'est-ce donc qui est en cause ?  Sont-ce les bailleurs de fonds qui seraient en cause et qui mettraient en danger le Québec même ?

Les propos tenus par les représentants des deux partis politiques font états de propos tenus par Monsieur Michaud. Dans toute décision de l'Assemblée Nationale ne sommes-nous pas en droit, nous, PEUPLE DU QUÉBEC, de savoir le bien fondé de la prise de décision de nos représentants à l'Assemblée Nationale ?

(LAPOINTE)

Là-dessus je suis aussi en accord avec vous. Nous devons exiger des députés de l'Assemblée nationale de nous dire ce qui s'est passé vraiment avant l'adoption de la fameuse motion.

Robert Bertrand :

Possiblement que nous sommes dans l'ignorance de ce qui se passe en arrière-scène.   Les députés, les ministres, le Premier Ministre, le Chef de l'Opposition, le Chef de l'ADQ se doivent de nous informer de ce qu'ils savent de si importants qui leur a permis, dans leur jugement personnel et collectif de tirer les conclusions qu'ils ont tirées.

Monsieur Michaud, le Robin des Banques, donc, possiblement des bailleurs de fonds, fait-il peur à ce niveau-là ? Les propos qu'il aurait tenus, quels sont-ils ?

Il y a eu un jugement de rendu.   Ne faut-il pas nous présenter l'argumentaire qui sous-tend les positions prises à l'Assemblée Nationale ?

Les vrais raisons, quelles sont-elles ?

Ne faut-il pas le savoir pour éviter de se faire clore le bec, l'un après l'autre ?

Les droits et libertés de la personne...   Ce ne sont pas de faux droits.

Robert Bertrand, rédacteur,
Québec un Pays
http://www.iquebec.com/QUEBECUNPAYS

* Forum « Avant-garde Québec »
*  Fondé en septembre 1998
*   Vive la République du Québec !

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La Loi 99, est-ce vraiment un rien ?
Robert Bertrand  17/12/2000

Tiré del'intervention sous le titre suivant :
Exit Bouchard et pis après ? AGQ 12483

C'est une Loi de l'Assemblée Nationale.  Comme toutes les lois dont se vantent les personnes outre frontières passées dans leur Parlement.

Le moment venu, il faudra bien qu'on en parle.  C'est le principe fondamental de notre propre Pays du Québec.

Il fallait du poids politique et une bonne dose de cran pour la passer à travers toutes les dédales des problèmes inhérents à la loi 170 sur les fusions municipales.

Il faut pouvoir l'apprécier cette loi 99.  L'avez-vous lu ?  L'avez-vous fait lire ?

Si c'est cela ne rien faire...  Et la loi 170 ?

Nous faisons face à un très gros problème actuellement.  C'est le vote contre les propos et contre Yves Michaud qui, suivant certains ministres, "ne devrait pas se retrouver dans l'enceinte de l'Assemblée Nationale" ni comme personne libre de présenter son point de vue et le défendre, et encore moins comme député de l'Assemblée Nationale.

Possiblement que Nelson Mandela qui a vécu près de trente ans en prison devrait faire réfléchir nos distingués élus de l'Assemblée Nationale...  Nelson Mandela est revenu, non pas comme Premier Ministre de son Pays, il en est devenu le
Président.  J'espère de ne pas me tromper.  J'accepte toute correction s'il y a lieu.

Nos élus doivent savoir qu'une personne rejetée n'a d'autre choix que de se relever et prendre toute la place qu'elle mérite.

Les puissants de ce monde doivent passer par la porte étroite de l'élection devant le Peuple.  Et ce tribunal du Peuple peut devenir un tombeau pour plusieurs.

Qui donc mettre à la place des élus actuels ?

Voilà tout un examen de conscience.  Voilà tout un défi pour l'ensemble de notre population ?

Tous les Partis politiques actuels se sont discrédités en voulant aller trop vite non seulement pour rejeter les "paroles" d'un citoyen mais également le "bannir" de l'Assemblée Nationale, devait-il s'y faire élire ?

Qui, sur notre planète a dû subir une telle désapprobation de la part des élus de sa nation ? de son peuple ?

Je pense que quelqu'un devrait faire amende honorable et dans les plus brefs délais, pour nous-mêmes comme Nation, comme Peuple.  C'est certainement un égarement collectif fomenté par il faudrait savoir qui et comment et pourquoi ?

Notre Assemblée Nationale, c'est ce que nous avons de plus sacré pour une Nation, pour un Pays.  Oui, il faut un capitaine, une équipe, tous les élus de tous les partis politiques pour se reprendre en mains et corriger le tir dans les plus
brefs délais.

Robert Bertrand, rédacteur,
Québec un Pays
* Forum « Avant-garde Québec »
*  Fondé en septembre 1998
*   Vive la République du Québec !

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Québec, le 18 décembre 2000
« Toi, Michaud, tais-toi! »
Laurent Laplante

La curée fut à ce point improvisée que nul ne savait, ni au moment du vote unanime ni au moment d'en rougir à tête reposée plus tard, à quels propos de M. Michaud il s'en était pris.  À ceux que l'ancien député tient dans son livre? À ceux qu'il a développés devant la commission Larose où, de l'avis du président lui-même, tout s'est déroulé de façon courtoise, aussi bien du côté de M. Michaud qui lisait son mémoire que du côté des commissaires dont plusieurs ont dialogué avec l'auteur? Aux propos que M. Michaud a répétés lorsque les journalistes l'ont encerclé au sortir de sa comparution? Les propos, certes, sont substantiellement les mêmes, parfois jusque dans la formulation, mais le cadre, lui, diffère d'un contexte à l'autre. On admettra, à cet égard, que l'atmosphère créée par un journaliste de langue anglaise demandant à M. Michaud s'il entendait s'excuser (apologize) n'avait plus rien de serein. La question, déjà, était une charge. L'Assemblée nationale, dans son blâme ostensiblement dépourvu de nuances, a rejeté des propos qu'elle ne pouvait ni citer ni même situer.

(...)
Quand elle immole aussi cavalièrement la liberté de parole et de conscience sur l'autel de la discipline de parti, elle démérite. Quand, loin de défendre jusqu'à l'extrême limite la liberté de parole qui fonde une démocratie, elle se rue sur une personne qu'elle n'a ni lue ni entendue et qu'elle n'entendra d'ailleurs pas, elle perd la plus fondamentale de ses raisons d'exister.

(...)
Quand on lynche moralement M. Michaud alors qu'on n'avait rien à dire au sujet d'un Galganov ou d'un Mordecai Richler, on ne traite pas équitablement toutes les tendances de la nation.

(...)
Qu'a dit M. Michaud qui puisse le caractériser clairement comme raciste, antisémite ou xénophobe? Rien. Il n'a dit que ceci : qu'il n'était pas normal de ne trouver aucune, mais aucune dérogation à l'appui que donnent certains groupes de Québécois au fédéralisme. M. Michaud comprendrait qu'une majorité d'anglophones ou d'allophones s'opposent à l'idée d'indépendance du Québec, tout comme il comprend (et regrette) que beaucoup de francophones n'endossent pas les thèses péquistes, mais il s'étonne du monolithisme de certaines oppositions. Que beaucoup s'opposent, il le conçoit; que nul n'approuve, il s'en étonne. Cela ne peut-il pas se discuter? Surtout dans un contexte où l'on ne se gêne pas pour détecter dans le psychisme québécois une sombre tendance au fascisme et au vote massivement xénophobe, est-il à ce point impensable de ne pas pouvoir demander quelle tendance conscrit les consciences avec la plus massive efficacité? Il ne manque pourtant pas d'historiens modernes pour tenter de comprendre les votes massifs des Autrichiens en faveur du rattachement à l'hitlérisme. Qui dit votes massifs en Autriche ne dit pourtant pas 100 %.

(Il faut lire le texte complet de Laurent Laplante pour mieux comprendre l'action decertains groupes de pression comme le B'Nai Brith en poussant l'irascibilité et la rectitude politique jusqu'à la paranoïa inclusivement.)

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Témoignage de solidarité à YVES MICHAUD

L’Assemblée nationale et la liberté d’expression

Par un acte sans précédent véritable dans l’histoire parlementaire du Québec (et apparemment dans la plupart des parlements des pays démocratiques d’Occident), l’Assemblée nationale a condamné, le 14 décembre 2000, sans l’entendre, un citoyen pour des propos qu’il aurait tenus à l’occasion des audiences de la Commission des États Généraux sur la langue française. En vertu de quelle loi, au nom de quel droit et selon quels critères ? On aurait envie d’ajouter : à quelles fins ?

Nous, soussignés, estimons qu’il y a là à la fois un véritable détournement de la mission de l’Assemblée nationale, une atteinte grave aux droits et libertés des citoyens et une violation de la Charte qui les consacre, un acte flagrant d’injustice et une manifestation stupéfiante d’arbitraire, dont  tout citoyen peut désormais redouter d’être victime. Une résolution de deux lignes, hâtivement rédigée, sans même que soient cités les propos incriminés, adoptée dans la précipitation : c’est pour le moins une formule expéditive!

Délit d’opinion

De plus, l’Assemblée nationale, par sa consternante initiative, fait revivre, cautionne et consacre le délit d’opinion et l’on sait d’expérience jusqu’où cela peut conduire. Yves Michaud était condamné d’avance, avant même la comédie du vote par appel nominal : on était partagé entre l’incrédulité et l’indignation devant ce spectacle, devant l’approbation programmée de la condamnation, dans une unanimité aussi affligeante que suspecte. On approuvait sans l’ombre d’un débat, sans même que quelques élus aient eu un scrupule, se soient interrogé sur le bien-fondé de la condamnation, aient demandé qu’on entende au préalable l’accusé.

Nous avons assisté à un précédent d’une extrême gravité qui dépasse la personne d’Yves Michaud et la nature des propos qu’on lui prête : sont en cause des droits élémentaires des citoyens, leur liberté d’expression, la séparation des pouvoirs puisque le parlement joue les tribunaux, la mission et la dignité même de l’Assemblée nationale singulièrement mises à mal dans cette effarante et tragique mésaventure. Insensibles à la gravité de leur geste, inconscients des effets potentiels de leur initiative chez nous et même à l’étranger, nos parlementaires viennent d’assumer une grave responsabilité.

La motion de blâme était fondée sur "des propos inacceptables à l’égard des communautés ethniques et en particulier à l’égard de la communauté juive tenus par Yves Michaud à l’occasion des audiences des États Généraux sur le français". Le "condamné" a eu, au contraire, des propos nettement élogieux à l’endroit du peuple juif mais au cours d’une entrevue, il a déploré l’attitude d’un organisme, le B’nai Brith, nullement représentatif de toute la communauté juive. Par ailleurs, Yves Michaud a souligné la nécessité et l’apport culturel de l’immigration, tout en rappelant qu’il y a, chez nous comme ailleurs, une sorte de contrat moral entre l’immigrant et la société d’accueil. Il a regretté le relatif échec de l’intégration d’un certain groupe d’immigrants et a rappelé le caractère du vote lors du référendum de 1995, dans plusieurs bureaux de votation où le "oui" fut inexistant. Que certaines personnes veuillent contester la pertinence de ce rappel, passe, mais on ne saurait nier la pénible réalité des faits.

Au-delà de la personne d’Yves Michaud, les véritables victimes de cette mauvaise action sont la liberté d’expression des Québécois, la distinction des pouvoirs (car il y a des lois et des tribunaux pour des propos haineux quand on estime que c’est le cas), l’autorité et la dignité de l’Assemblée nationale.

Mais la vive réaction de l’opinion publique, pleine de dignité, de santé et de bon sens, constitue un désaveu éloquent du geste humiliant de l’Assemblée nationale, dont il est urgent de restaurer l’autorité morale.

Ont signé à Montréal, ce dix-neuvième jour de décembre 2000.

Yves BEAUCHEMIN, écrivain, Marie-Andrée BEAUDET, professeure de littérature française (Université Laval), Jules BÉLANGER, ancien candidat du PQ dans Gaspé, Jacques BERGERON, président section Ludger-Duvernay de SSJBM, Nicole BOUDREAU, ancienne présidente SSJBM, Georges-Étienne CARTIER, psychiatre et ex-candidat du PQ dans Notre-Dame-de-Grâce, Fernand DAOUST, ancien président de la FTQ, Jean DORION, ex-président de la SSJBM, Marcelle FERRON, peintre, Sacha GAUTHIER, président des jeunes du PQ Montréal-Centre, Jean-Claude GERMAIN, dramaturge, Pierre GRAVELINE, éditeur, Louis LA ROCHELLE, membre du Comité exécutif du PQ de Mercier, Denis LAZURE, ancien ministre du gouvernement du Québec, Yolande LEBLANC, adjointe du député Gérald Godin (1977-1994), Jean-Marc LÉGER, journaliste, Gaston LAURION, ancien candidat du PQ dans Westmount, Gaston L’HEUREUX, animateur, Fernand OUELLET, poête, Jacques PARIZEAU, ancien Premier ministre du Québec, Hélène PEDNAULT, écrivaine, Hélène PELLETIER-BAILLARGEON, écrivaine, Daniel POURCHOT, historien et pasteur, Paul-André QUINTIN, président du Comité des relations internationales du PQ, André RENY, président du PQ de Mercier, Nicole RICALENS-POURCHOT, linguiste, Claude SAINT-LAURENT, psychanalyste, Gilles TREMBLAY, compositeur,

Les personnes, groupes, associations, entreprises, syndicats, etc., indignés du comportement méprisant des députés de l’Assemblée nationale à l’égard de l’un des citoyens les plus éminents et les plus respectés du Québec, intéréssés à contribuer au défraiement du coût de la présente annonce peuvent le faire en adressant leur chèque à :

SOLIDARITÉ YVES MICHAUD
5417, rue Brodeur
Montréal (Québec)   H4A 1J2

Les contributions des plus modestes aux plus substantielles sont acceptées. Selon les sommes reçues il est envisagé de créer un FONDS DE DÉFENSE DE LA LIBERTÉ D’EXPRESSION des citoyens et des citoyennes du Québec, mise à mal récemment par des manœuvres politiciennes suspectes et contraires aux libertés fondamentales.

NB. - Cette «Déclaration-pétition du 
COMITÉ YVES MICHAUD POUR LA LIBERTÉ D'EXPRESSION» 

sera publiée demain (19 décembre 2000) dans Le Devoir, accompagnée d'une invitation à co-signer ce manifeste. 

Si vous êtes intéressé à ajouter votre nom, vous pouvez le faire DÈS MAINTENANT par courriel à : 

vigile@videotron.ca, 

en indiquant comme message: "J'appuie la déclaration - manifeste", votre nom et occupation. 

Merci de votre appui à la défense de la liberté d'expression au Québec. 

VIGILE.NET tiendra à jour cette liste. 

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ASSOCIATION DE PROTECTION DES ÉPARGNANTS ET INVESTISSEURS DU QUÉBEC
 (APEIQ)
737, rue Versailles, Montréal (Québec) H3C 1Z5
 Tél. : (514) 932.8921 Fax : (514) 932.9366
 Courrier électronique : apeiq@cam.org

De Richard Langlois. V.L.B. éditeur.1998
Préface de YVES MICHAUD

Interview d’Yves Michaud à la revue Finance
Les dés sont pipés

Yves Michaud est nommé vice-président du Bureau des services financiers

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Yves Michaud
«Patriote de l'Année»

                        Plusieurs centaines de personnes assistaient ce soir à la
                        fête donnée en l'honneur de Yves Michaud, nommé Patriote
                        de l'Année par la Société St-Jean-Baptiste.

                        «Je ne suis pas peu fier que la plus vieille institution
                          de mon pays, vouée depuis plus d'un siècle et demi
                        à la défense et à la promotion de nos valeurs
                        nationales, me décerne, au dernier versant de ma
                        vie, un titre qui m'accompagnera jusqu'au moment
                        ou je serai appelé à entreprendre mon voyage vers des rivages
                        secrets et inconnus dont nul ne revient jamais».

                        Né en 1930, Michaud a rappelé qui est un enfant de la crise, de la
                        « grande noirceur » et d'un territoire occupé.

                        « Si les civilisations sont mortelles, écrivait Paul Valéry, les patries
                        le sont davantage. La mienne est en danger, quoi qu'en révèlent les
                        statistiques rassurantes et les rapports lénifiants.

                        La mondialisation, avec ses avantages et ses inconvénients, ouvre
                        de vastes marchés aux petites nations mais elles risquent aussi de
                        se faire dévorer par les prédateurs financiers qui sont désormais
                        devenus les véritables maîtres du monde.

                        Plus vrai encore, lorsque ces nations ne possèdent pas un État
                        jouissant de la plénitude des attributs de la souveraineté pour
                        conforter leur identité et baliser l'universalisation des échanges.

                        Michaud a dénonçé Ottawa à plusieurs reprises...

                        «Un gouvernement étranger à notre culture, notre langue , notre
                        histoire, nos rêves et nos espérances, a entrepris un blitzkrieg tous
                        azimuts pour nous déposséder de ce qui nous reste de
                        souveraineté dans un régime fédéral arrogant, qualifié de «
                        dominateur » par un ancien premier ministre libéral.

                        Le rouleau compresseur fédéral s'apprête à envahir le secteur
                        sacré de l'éducation, attribut souverain de notre gouvernement
                        national. Le gouvernement fédéral appelle la plus haute instance
                        judiciaire du Canada à devenir complice d'un plan visant à nier à
                        notre peuple son droit imprescriptible et inaliénable à disposer de
                        son avenir.

                        La même Cour Suprême lacère une loi référendaire exemplaire
                        dans le monde entier, testament intouchable de Réné Lévesque, en
                        invoquant le principe discutable de la préséance des droits
                       individuels sur les droits collectifs.

                        La patrie est en danger devant les tentatives - pardonnez-moi le
                        vilain néologisme- de « princeedouardisation » du Québec. Nous
                        étions un des deux peuples fondateurs de la mal nommée, la
                        Confédération canadienne. Nous sommes désormais, ni fondateur,
                        ni peuple, ni nation, même pas une « société distincte ». Tout au
                        plus, pousse-t-on la grande générosité de nous reconnaître un «
                        caractère unique1... » au même titre que le saumon de la
                        Colombie Britannique.

                        Le pire et le plus déshonorant est que cette plaisanterie macabre
                        est perçue par certains des nôtres comme « un pas dans la bonne
                        direction. » (sic) Une direction qui nous fait entrer dans l'histoire à
                        reculons, humiliés, offensés, parqués dans une réserve de langue
                        française dans ce que les trublions du fédéralisme appellent « le
                        plus beau pays du monde ». Enfin, Michaud a réaffirmé son soutien
                        au Parti québécois et dans l'espoir de voir triompher l'idée
                       d'Indépendance.

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Charte des droits et libertés de la personne

La charte est une loi fondamentale qui prévaut sur toute autre loi ou réglement relevant de la compétence légistative du Québec. Elle a été adoptée le 27 juin 1975 par l'Assemblée Nationale du Québec. Elle est axés sur le respect de la dignité de tout être humain et elle affirme et protège, pour toute personne, les libertés et droits fondamentaux, le droit à l'égalité sans discrimination ainsi les droits politiques, judiciaires, économique et sociaux.

DROIT REFUSÉ A YVES MICHAUD

Article 3  Toute personne est titulaire des libertés fondamentales telles la liberté de CONSCIENCE, la liberté de religion, la liberté D'OPINION, la liberté D'EXPRESSION, la liberté de réunion pacifique et la liberté d'association.

Article 4  Toute personne a le droit à la SAUVEGARDE DE SA DIGNITÉ, DE SON HONNEUR ET DE SA RÉPUTATION.

Article 21  Toute personne a droit d'adresser des pétitions à l'Assemblée nationale pour le redressement de grief.

Article 22  Toute personne légalement habilitée et qualifié a droit de se porter candidat lors d'une élection et a droit d'y voter.

Aussi à voir : Pour Mr Yves Michaud dans la violation de ses droits.

Réparation de préjudice pour atteinte illicite à un droit.

Article 49  Une atteinte illicite à un droit ou a une liberté reconnue par la présente charte confère à la victime le droit d'obtenir la cessation de cette atteinte et la réparation du préjudice moral ou matériel qui en résulte.

En cas d'atteinte illicite et intentionnelle, le tribunal peut en outre condamner son auteur à des dommages-intéret punitifs.

Mr Yves Michaud dans son droit de liberté d'expression a été bailloné pour un commentaire qui a fait qui relève seulement une constatation d'un fait vérique et non descriminatoire visant la réalité politique Québecoise qui visait l'appui d'une minorité à une option lors d'un référendum sur l'indépendance du Québec.

Mr Yves Michaud dans son droit et liberté d'expression a été bailloné pour un autre commentaire visant a établir les faits que dans l'histoire de l'humanité qu'un peuple en particulier n'a pas été le seul à vivre sur un joug oppressant et intenable.

Mr Yves Michaud a le droit et le devoir de rétablir les faits de retrouver sa dignité et sa réputation injustement atteinte par une Assemblée nationale qui a fait ignoré ses droits les plus fondamentaux auxquels il a droit.

Mr Yves Michaud conformément à la charte des droits et libertés a le droit d'éxiger toute réparation faite contre sa personne.

Patrick Lévesque
p.levesque@voila.fr
avant-garde_quebec@egroups.fr
eu. 21-12-2000 17:35
* Forum « Avant-garde Québec »
*  Fondé en septembre 1998
*   Vive la République du Québec !

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Prendre le temps
Robert Bertrand

Pour se réaliser, comme Pays, il m'apparaît de nécessité absolue que l'on soit capable de s'accepter, qu'on soit capable de vivre ensemble, qu'on soit capable de se dépasser.

Parmi les craintes, chez les Québécois, pour ne pas encore accepter de voter pour la réalisation du Pays du Québec, c'est justement de considérer le fait que nous sommes une petite société et que les divisions entre nous, peuvent toujours faire surface.  Sommes-nous capables de confronter les divisions et poursuivre, seul, notre route sans que l'État du Québec soit mis en cause ?

N'est-ce pas que vous avez également entendu de ces Québécois dire de telles choses ?

Les divisions, entre nous, ne montrent-elles pas la fragilité de notre possible Pays ?  Quels arguments présentés à ces groupes de nos propres concitoyens qui portent en eux, de telles craintes ?

Les évènements actuels, ne sont-ils pas une démonstration de nos propres faiblesses ?  Un Premier Ministre et toute l'Assemblée Nationale, présentant une motion contre un des nôtres et l'adoption de cette motion à l'unanimité des 109 présents !

Tout cela s'est déroulé tellement vite que, seuls les très initiés,
pouvaient possiblement comprendre un tel tout ce qui se jouait dans l'enceinte de notre Assemblée nationale.  Les gens ordinaires ont-ils compris tout ce qui s'est déroulé et les conséquences d'une telle motion ?

Nous sommes, si l'on peut dire, des personnes averties de la chose publique.  Nous sommes particulièrement intéressés à la bonne marche vers des objectifs précis que nous nous sommes implicitement ou explicitement donnés.  Il s'agit de voir et de lire pour constater la diversité des points de vues.

Imaginons, alors, ce qu'il en est dans l'ensemble de la population.  Deux "coqs" qui s'invectivent l'un l'autre.  Deux personnes importantes de notre propre société.  Deux intellectuels, deux humanistes, deux foncièrement impliqués dans notre démarche vers le Pays que nous voulons.

L'un ne peut accepter les positions de l'autre.  Et l'autre ne peut pas accepter le jugement du premier.

L'un fait passer une motion unanime pour rejeter certains mots, certaines expressions, un certain concept qui, dans la tête de l'un sont des énormités, (ou ils arrangent les choses pour que cela semble des énormités) et dans la tête de l'autre, avec les mots qu'il a employés, sont tout simplement une présentation factuelle de données vérifiables.

Et la politique s'ajoute :  Le Chef de l'Opposition nous confronte avec le concept qu'il ne faut pas montrer du doigt les groupes et/ou les secteurs de notre société qui ont voté pour la position que lui défend.  Lui, le Chef de l'Opposition, il peut dire aux Québécois de voter différemment la prochaine fois.  L'inverse, parce qu'ils se sentent montrés du doigt, ne serait pas permis.

N'est-t-on pas en droit de se questionner à savoir : qui manipule qui ?

Plusieurs d'entre nous, nous le reconnaissons, cela nous fait du mal, du mal à nous personnellement, individuellement, collectivement.

Comment croire que deux personnes de hautes qualité en soient rendus à utiliser tout leur poids politique pour gagner leur cause ?

Les enjeux sont grands :  les droits fondamentaux de la personne dans la liberté de parole, d'opinion, d'expression, comme nous souligne le texte de Patrick Lévesque sous le titre suivant :  "Charte des droits et libertés de la personne".  (texte présenté ci-haut)

Les explications officielles pour demander à Monsieur Yves Michaud de retirer ses paroles, sont loin d'être convaincantes pour le profane.  Il faudrait plus d'explications sereinement présentées.

La fin de session parlementaire et la rigueur du temps n'ont pas permis une présentation des faits dans un climat qui permettrait de bien faire saisir toute "l'ampleur" du bien-fondé de la position des parlementaires incluant tous les ministres et le Premier Ministre.

L'ardeur pour défendre certains groupes de pressions est plutôt perçues comme un brin de panique, un état d'esprit qui ne sied certainement pas à ce qui doit être défendue par notre Assemblée nationale.

Et, était-ce à l'Assemblée nationale d'intervenir du haut de toute
l'autorité que cette dite Assemblée a pour l'ensemble de notre population que l'on veut amener vers la création de son Pays.

Une bataille de "coqs" avec des moyens inégaux.  C'est suspect.  Ça ne grandit pas nos institutions, ça ne grandit pas les tenants de la "motion".

Monsieur le Premier Ministre, Monsieur le Ministre des Finances et vous tous de l'Assemblée nationale, prenez le temps de lire le texte suivant :

Tiré de "Le Québec, un nouveau pays pour un nouveau siècle" Chapitre V 1 que l'on peut lire à la page suivante :
http://www.pq.org/nouveaupays6.html )

Lorsque l'on présente l'ensemble des Québécois, vivant sur le territoire du Québec, il est acceptable que de dire que :

"Le Pays du Québec est composé

  * d'une majorité francophone formant 82,8 % de la population;

  * d'une communauté anglaise à laquelle des droits historiques
    sont officiellement et très explicitement reconnus et qui
    représente  8,8 % de la population;

  * de onze nations autochtones reconnues comme telles en
    1985 par l'Assemblée nationale et dont la Charte de la langue
    française consacre leur " droit de maintenir et de développer
    leur langue et leur culture d'origine "

  * Les francophones du Québec représentent 90 % des
    francophones du Canada

  * Avec ses 7,4 millions d'habitants, le Québec ferait partie de
    la trentaine de pays dont la population se situe entre 5 et 10
    millions de personnes, notamment la Finlande (5,2 M), le
    Danemark (5,4 M), la Slovaquie (5,4 M), la Bolivie (8,1 M),
    l'Autriche (8,1 M), la Bulgarie (8,2 M), la Suède (8,9 M) et le
    Portugal (9,9 M).

"Le Québec est le seul État de langue française en Amérique du Nord.  Ce fait, ajouté à celui de sa situation minoritaire sur le continent — qui est une donnée permanente de sa politique — l'oblige à une incessante vigilance pour préserver et faire rayonner la culture qui le définit et le distingue."
(fin de la citation )

On nous dit bien que 82,8 % de la population est formée de francophones.

C'est acceptable que de le dire comme il est acceptable de dire que 8% de notre population est anglophone.

Est-ce qu'il est acceptable de dire que parmi les 8% il y a tel pourcentage de Juifs ?

Suivant le principe de la majorité, est-ce qu'il est permis de démoniser un des nôtres parce qu'il prend la défense de la majorité ?

En tout respect pour chacune des minorités, et en tout respect pour tous les individus composants notre société, il me semble qu'il devrait y avoir moyen de trouver un terrain d'entente pour que les "coqs" se retrouvent dans la même basse-cour.

La réconciliation a bien meilleur goût.  Beaucoup ont mal, mal de vous voir affecter notre volonté de créer notre Pays.  Les talents de négociateur ne doivent-ils pas faire surface ?

Il faut se rencontrer pour se parler et se comprendre et s'accepter et aller de l'avent dans la réalisation de notre projet collectif.

Robert Bertrand, rédacteur,
Québec un Pays
* Forum « Avant-garde Québec »
*  Fondé en septembre 1998
*   Vive la République du Québec !

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L’AFFAIRE MICHAUD
Comme propos antisémites l’on pourrait facilement trouver mieux !
Jean-Paul Perreault
Président
Impératif français

Les représentants du B,Nai Brith et du gouvernement du Québec présents aux audiences des États généraux lorsque M. Yves Michaud a fait sa présentation l'ont entendu inviter les Québécois, en citant le Chanoine Groulx, « à posséder comme les Juifs leur âpre volonté de survivance, leur invincible esprit de solidarité, leur impérissable armature morale », ajoutant, par la suite, «que l'antisémitisme était une attitude antichrétienne et que les chrétiens sont en un sens spirituellement des sémites». Comme propos antisémites l’on pourrait facilement trouver mieux ! Depuis quand l’antisémitisme consiste-t-il à prendre les juifs comme modèles ?

Motion de blâme - Nous reproduisons la motion de blâme de l’Assemblée nationale. Vous constaterez par vous-même qu’en aucun temps l’on invoque les propos positifs de M. Michaud sur le peuple juif: «Que l'Assemblée nationale dénonce sans nuance, de façon claire et unanime, les  propos inacceptables à l'égard des communautés ethniques et, en particulier, à l'égard de la communauté juive tenus par Yves Michaud à l'occasion des audiences des états généraux sur le français à Montréal le 13 décembre 2000.» Signé du député de D'Arcy-McGee et du député de Sainte-Marie-Saint-Jacques.

Manipulation politicienne - Les représentants du B'Nai Brith,les députés de l'Assemblée nationale qui ont voté la motion de blâme,le Premier ministre du Québec et Président du Parti québécois, M. Lucien Bouchard, et le Chef de l’opposition, M. Jean Charest, grand responsable de cette controverse, n'ont à aucun moment évoqué dans toutes leurs interventions publiques ce témoignage d'admiration à l’endroit du peuple juif. Se pourrait-il que de taire ces déclarations permettait d'atteindre d'autres fins politiciennes !

Les droits et libertés fondamentales de la personne - À la lecture de la Charte québécoise des droits et libertés, il est facile de constater que plusieurs de ceux-ci n’auraient pas été respectés dans ce cas-ci. En voici quelques-uns :

- «Toute personne est titulaire des libertés fondamentales telles la liberté de conscience, la liberté de religion, la liberté d’opinion, la liberté d’expression, la liberté de réunion pacifique et la liberté d'association.»

- «Toute personne a le droit à la sauvegarde de sa dignité, de son honneur et de sa réputation.»

- «Toute personne légalement habilitée et qualifiée a droit de se porter candidat lors d'une élection et a droit d'y voter.»

- «Une atteinte illicite à un droit ou à une liberté reconnu par la présente charte confère à la victime le droit d'obtenir la cessation de cette atteinte et la réparation du préjudice moral ou matériel qui en résulte.»

Que l’on soit en accord ou en désaccord avec certains propos, que l’on aime ou n’aime pas certains des personnages en cause, ou que l’on soit membre ou non-membre de telle formation politique, certaines valeurs humaines fondamentales doivent transcender dans notre interprétation de cette situation : les droits et libertés de la personne doivent être respectés. Dans le cas contraire, comme dans celui-ci, tout citoyen a le droit d'exiger que réparation entière et totale soit faite contre sa personne.

Qu’attendent donc l’Assemblée nationale, le Premier ministre et le Chef de l’opposition, ce dernier étant le grand responsable de cette controverse ?

Plus le temps passe, plus toute l’affaire prend une coloration suspecte !

Jean-Paul Perreault, Président, Impératif français, C.P. 449, Aylmer (Québec)  J9H 5E7
Tél.: (819)684-7119     Téléc.: (819)684-8409    Courriel: Imperatif@synapse.net
http://www.synaspe.net/~imperatif

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Frontpage/ BBC World
  Thursday, 21 December, 2000, 03:30 GMT
  Quebecois crisis over 'anti-Semitism'

 Former premier Jacques Parizeau has backed Mr Michaud

 By BBC's Mike Fox in Montreal

The separatist party in Quebec is in the midst of a deepening political crisis over comments made by a parliamentary candidate which have been described by his critics as anti-Semitic.

Yves Michaud, a veteran member of the Parti Quebecois, started the
controversy when he   said last week that Jews are not the only people to have suffered.   The comments were seen as trivialising the Holocaust and were condemned by the Quebec National Assembly and its leader, Lucien Bouchard.  His party leadership was also quick to condemn the comments in an effort to minimise what they felt were embarrassing comments.

Minorities attacked

Mr Michaud, a long-time hardliner who wants to see Quebec separate from Canada, said ethnic communities in Quebec were intolerant because they vote against sovereignty.  Yves Michaud says Jewish suffering has been exaggerated.   He also characterised members of a leading Jewish organisation, B'nai Brith, as terrorists and anti-Quebec, and went on to say that Jews think they were the only ones who have suffered throughout history.

The Quebec National Assembly voted unanimously to condemn the statement. But the controversy gained momentum when other separatist hardliners, led by the former premier Jacques Parizeau, backed Mr Michaud.  He argued that the assembly had acted outside its powers in passing the motion.  Just after losing the independence referendum in 1995 by a narrow margin, Mr Parizeau gained notoriety by blaming what he described as money and the ethnic vote for his party's defeat.

Power struggle

On Wednesday, Mr Michaud stood by his comments, saying he had nothing to apologise for, and called on Mr Bouchard to back down and let him stand in the election.

Lucien Bouchard is facing a test of his support

The Parti Quebecois leader responded by saying he could not accept Mr Michaud as a by-election candidate and that no democracy could accept what he said about Jews.  He hoped that reflection over the holiday would lead to a change of heart. But if that doesn't happen, Mr Bouchard lacks the powers to force Mr Michaud to stand down.

That needs a two-thirds majority of the party executive - which Mr Bouchard may well not be able to muster. As a result, his own leadership is now being questioned.

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December 22 2000
The Michaud affair, and what it reveals
Andrew Coyne
National Post

At long last, Parti Québécois militants are standing up. They have got off their knees. They refuse to be silenced. They will be humiliated no more. The party rank and file are taking a stand, and the stand they are taking is ... against international Jewry!

There is no other sensible way to interpret l'affaire Michaud, the fight now raging within the party over the public comments of Yves Michaud: author, bank-basher, language zealot, and prospective PQ candidate for the Montreal riding of Mercier. For there is no sensible way to interpret Mr. Michaud's remarks as anything other than crude anti-Semitic cant.

The Jews, it appears, are never far from Mr. Michaud's thoughts. In a radio interview, he recounts a tale of running into a Liberal senator, apparently Sen. Leo Kolber, in a barber shop. The Senator tries a pleasantry. "He asked me: 'Are you still a separatist, Yves?' "

To which Mr. Michaud replied: "Yes, yes, I am a separatist, just as you are ..." I invite readers to complete the sentence. A Liberal? A senator? A Quebecer? Er, no. The comparison that leapt instantly to Mr. Michaud's mind, the quality in the senator that seemed to him most apt, was that he was a Jew.

So: I'm a separatist, you're a Jew. You are defined by your ethnicity, and so, decades of separatist propaganda notwithstanding, am I. "I said, 'It took your people 2,000 years to  have their own country in Israel.' I added that, as far as I was concerned, whether it took 10, 50 or 100 more years, I could wait."

The Senator, demurring from this implicit association -- Israel, Quebec, same fight -- replied that "it was not the same." At that, Mr. Michaud suddenly became enraged. "It's never the same for them," he sputtered. "The Armenians did not suffer;  the Palestinians do not suffer; the Rwandans don't suffer. I said, 'It's always about you.  You're the only people in the world to have suffered in the story of humankind."

I reprint this passage verbatim, that readers may inhale the full perfume of its incoherence. It is difficult to know which is the more foul: Mr. Michaud's baseless accusation that Jews' consciousness of their own suffering is a denial of that of others, or his elevation of the "suffering" of Quebec nationalists on a par with the Holocaust.

But Mr. Michaud was not finished. "I had just about had it," he tells his interviewer. The incident in the barber shop, after all, was not the first insult he had endured at the hands of "them." Hadn't they campaigned to rename the Lionel Groulx metro station, merely because of the Abbé's virulent anti-Semitic preachings? "It's the B'nai Brith who did that   -- they're the extremist arm, you know, of international Zionism."

Well, there's plenty more where that came from. B'nai Brith are "anti-Quebec." Federalist voters in the largely Jewish community of Côte St. Luc represent an "ethnic vote against the sovereignty of the Quebec people." The storm of protest against his remarks amounts to a "Dreyfus affair in reverse."

You get the connection: The French persecuted a Jew. Now the Jews are persecuting a Frenchman.

So there is no room for doubt about Mr. Michaud's views. Neither should there be any doubt about what is at issue here. His defenders in the party -- and there are many, including such luminaries as Jacques Parizeau -- have not ridden to his side out of concern for his right to free speech, for that is not in jeopardy. No one is proposing to jail Mr. Michaud for his outburst. The worst that could happen to him is that he would be denied the nomination for Mercier, having earlier been denounced by a vote of the National Assembly.

If the Michaudistes feel he has been mistreated, then, it can only be because, at bottom, they do not feel he has done anything wrong. They see no need for the party to dissociate itself from his views: Indeed, they want him to represent the party.

Mr. Parizeau, whose own sentiments on the "ethnic vote" are well known, does not really believe the National Assembly resolution is "a throwback to [the Duplessis] era." But he certainly does believe  that "there is nothing in what [Mr. Michaud] said to make a fuss about."

Mr. Michaud, in other words, has only said what a great many Péquistes feel: that the cause of independence is truly the cause of the province's French-speaking, indeed ethnically French citizens; that it is being held back by the votes of "others," easily identifiable, in their midst; that there is an Us and a Them and the party should stop pretending otherwise.

As Yolande Leblanc, a longtime PQ member and former aide to Camille Laurin, said: "I'm tired of being told to shut up. I'm tired of being told we can't make waves."

There is no turning back now. Mr. Michaud's fate will be settled, one way or the other, in the new year. Lucien Bouchard, who to his credit has repudiated Mr. Michaud in the strongest terms, says the PQ must decide " if there is room at the heart of the party for expressions of intolerance toward cultural communities who vote against sovereignty."

And the party may well answer: Yes.

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Yves Michaud, page 2
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