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Aéroport Pierre-Elliott Trudeau

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Dossier de Québec un Pays sur Pierre-Elliot Trudeau

 Coalition contre aéroport Trudeau
sur souveraineté-info

L'aéroport Pierre Elliot Trudeau
Dany Leblanc
Pour-le-Pays-du-Quebec
jeudi 21 août, 2003 12:15

Je ne sais pas si j'ai bien entendu, j'ai entendu à la radio que l'aéroport de Dorval va devenir l'aéroport Pierre Elliot Trudeau.

Dany Leblanc

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jeudi 21 août, 2003 13:04

L'aéroport de Dorval devient donc l'aéroport PET, comme dans péter.

René Marcel Sauvé

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jeudi 21 août, 2003 14:21

Je viens de le lire sur LCN

Voici le texte :

Montréal
L'aéroport de Dorval devient l'aéroport Pierre-Elliott Trudeau

L'aéroport international de Dorval sera rebaptisé en l'honneur de l'ancien premier ministre Pierre Elliott Trudeau.

Le ministre fédéral des Transports, David Collenette, en a fait l'annonce, ce midi, lors du caucus libéral.

Le gouvernement cherchait depuis longtemps à honorer la mémoire de l'ancien premier ministre. Ottawa avait d'abord songé à renommer un parc national ou une montagne en son honneur. Il a finalement fixé son choix sur un aéroport.

Une cérémonie officielle aura lieu le 9 septembre prochain.  Une cérémonie officialisant ce changement aura lieu le 9 septembre prochain. Les deux fils de M. Trudeau, Justin et Alexandre, ont accepté que cet hommage soit rendu à leur père.

Les libéraux sont réunis à North Bay, en Ontario. Leur rencontre prend fin aujourd'hui.

Source :
http://www2.canoe.com/infos/national/archives/2003/08/20030821-114706.html

André Lepage
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jeudi 21 août, 2003 14:20

On se chie dessus nous-mêmes.

C'est incroyable.

J'espère qu'il va y avoir des protestations.

Manon

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jeudi 21 août, 2003 15:16

Suivant l'histoire de Mirabel, c'est bien Trudeau qui a tout fait pour créer cet aéroport bidon en se servant des meilleures terres de cette région.

Ils veulent rendre hommage, ces CANADIANS, à un traître à la nation Québécoise, en nous forçant la main.

Aimer ceux qui nous détruisent, qui nous démolissent, qui nous ont charrié
tout au cours de leur histoire.

Opposer un autre nom à cet aéroport.  Qu'est-ce que cela pourrait être ?

Avons-nous des noms à proposer ?

Il faut être de la région de Dorval, de Mirabel pour apprécier toute la valeur de dépréciation que peut avoir le nom de Trudeau relier avec cet aéroport !

Que faut-il proposer à la place ?

Robert Bertrand

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jeudi 21 août, 2003 15:51

Dorval pourrait s'appeler D'Urfe, Dollier de Casson, Maisonneuve, ou Cavagnal en l'honneur de Vaudreuil Cavagnal.  Mirabel pourrait s'appeler Papineau, De Lorimier, Fabre, Garnier, Emile Nelligan ou encore  Sainte Scholastique, même si c'est un peu long. De même le pont Pierre Laporte à Québec, qui est en réalité le pont Frontenac.

Il est évident qu'on nous traite comme si nous n'existions pas. L'arbitraire ne connaît plus de mesure.  Le mépris dépasse les bornes de la décence.

Soit.

Nous aurons notre revanche et ça va faire mal.

René Marcel Sauvé

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jeudi 21 août, 2003 13:01

Un nouveau nom pour l'aéroport de Dorval

Mise à jour le jeudi 21 août 2003 à 12 h 56

L'aéroport international de Dorval, à Montréal, deviendra l'aéroport Pierre-Elliott-Trudeau à compter du 9 septembre. L'annonce en a été faite par le ministre des Transports, David Collenette, en marge du caucus libéral fédéral qui a pris fin à North Bay, en Ontario.

Le ministre a précisé qu'une cérémonie officielle de changement de nom aurait lieu à Dorval le 9 septembre. Il a précisé qu'Aéroports de Montréal (ADM) ainsi que la famille Trudeau avaient donné leur accord. M. Collenette a ajouté que si jamais les vols internationaux repartent de Dorval vers Mirabel, c'est ce dernier aéroport qui prendra le nom de Pierre-Elliott-Trudeau.

Le premier ministre Jean Chrétien a déclaré pour sa part qu'il croyait que les Québécois seraient très contents du nouveau nom retenu pour Dorval, Pierre Trudeau ayant été «un grand Québécois et un grand Canadien». M. Chrétien a rappelé que ce changement de nom n'est pas une première, puisque déjà, l'aéroport de Toronto a été rebaptisé Lester-B.-Pearson, du nom d'un ancien premier ministre libéral et celui de Regina, en Saskatchewan, du nom de l'ancien premier ministre conservateur John Diefenbaker.

Pierre-Elliot Trudeau a été premier ministre du Canada d'avril 1968 à juin 1979 ainsi que de mars 1980 à juin 1984.

***
Restons calme et trouvons le moyen de contrer ce nouvel affront.

Etienne Boulay

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jeudi 21 août, 2003 16:18

Montréal, le 21 août 2003-08-21

Une nouvelle sur l’internet, parue aujourd’hui sur http://www2.sympatico.ca/ , voudrait que l’aéroport de Dorval  fût rebaptisé aéroport « PIERRE-ELLIOTT TRUDEAU ».

Nous devons nous y opposer de toutes nos forces. N’oublions jamais que cet homme a été, sinon le pire, l’un de ceux qui ont tout fait pour écraser les siens, les Québécois et les Canadiens-français en général. Et pourquoi? Pour bien paraître auprès de ses vrais patrons, les Canadiens-anglais d’ici et des autres provinces! Il a joué parfaitement le rôle du roi-nègre.

Alors, voyons-y!

Pierre.
Texte transmis par Madame Andrée Ferretti

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jeudi 21 août, 2003 16:32

Ce que je dirais aux Québécois...

Les Québécois ont choisi d'être représentés par un gouvernement fédéraliste
à Québec.  Les fédéralistes y voit la fin des ambitions souverainistes de notre Nation. Alors attendez-vous à une multitude de surprises déplaisantes.

Nous devons comprendre que l'aéroport Dorval est sous la juridiction du
fédéral et qu'en ce sens ils ont pleine autorité quant à sa gestion.

Que peut-on faire?  Aujourd'hui rien, demain la souveraineté.

Etienne Boulay

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jeudi 21 août, 2003 17:20

C'est de la provocation de la part de la gang à Chrétien que d'appeler l'aéroport de Dorval l'aréoport Pierre-Elliot Trudeau.

Depuis que Charest a été élu ils ont l'impression qu'ils ont mis le pied dans la porte et ils essayent de l'ouvrir en leur faveur.

On sait jamais ça peut se retourner contre eux. En tout cas je l'espère.

Heureusement que ce n'est pas un endroit que je fréquente beaucoup. Avec le nom que l'aéroport va porter c'est suffisant pour que j'y retourne jamais.

Je ne suis pas porté sur les voyages. Il y a trop de choses à faire ici.

Lapointe

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jeudi 21 août, 2003 17:24

Il y a des décisions qui sont prises et il y a des revirements qui sont possibles.

Un affront reste un affront.

L'acceptation béate reste béate jusqu'à ce que l'on se lève pour la décrier, pour revendiquer qu'un nom acceptable, chez nous, soit mis en relief.

Des suggestions sont déjà proposées pour de nouveaux noms.

Débattons-en.

Les pourritures de ce monde ne doivent pas être encensées.

C'est le moins que l'on puisse dire.

Robert Bertrand

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jeudi 21 août, 2003 17:24

Les gens qui sont opposés à ce que l'Aréoport de Dorval soit appelé
l'Aréoport PET peuvent signer la pétition à l'adresse suivante:

http://www.PetitionOnline.com/PET/

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Une réaction recueillie quelque part

jeudi 21 août, 2003 17:33

transmis par Jean Lapointe

«C'est d'un pathétisme qui dépasse d'entendement. C'est à cause de PET que l'on a construit Mirabel mais, c'est à Dorval qu'on le nomme. Ce projet fut une énorme farce de A à Z.  Les libéraux se sont payer la tête de tous les Québécois jusqu'à la fin. Normal qu'ils complètent l'injure de la nommer PET. La boucle est bouclée. Il ne reste qu'un dernier détail, foutre le finger de PET comme accueil.

Les libéraux n'ont jamais fait construire le train rapide qui devait relier Mirabel et le centre-ville ou Dorval. Ce qui fait que Mirabel n'était pas pratique pour le côté commercial. La dualité des deux aéroports a été encore moins viable dû au fait que les transferts devenaient encore plus chiant lorsqu'il fallait passer d'un aéroport à l'autre.

Et pendant tout ce temps, des sommes considérables ont été versées pour l'aéroport de Toronto.

Résultat? Pratiquement tous les vols les plus importants ont déménagé à Toronto malgré que nous avions le potentiel d'être la plaque tournante la plus intéressante au Canada. Maintenant, je pense que notre aéroport vaut moins que ceux de Vancouver et Calgary.

MERCI LES LIBÉRAUX D'AVOIR GASPILLÉ AUTANT NOTRE ARGENT POUR FAIRE UN ÉNORME ÉLÉPHANT BLANC ET D'AVOIR SABOTÉ LE TOUT AU PROFIT DE TORONTO.»

http://www.politiquebec.com/forum/viewtopic.php?t=1145

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jeudi 21 août, 2003 17:59

On a manquer de justesse le Mont Pet, on aurait pu avoir un Pont Pet mais pourquoi pas un Aéro Pet.

Dany Leblanc
Saint-Jude

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jeudi 21 août, 2003 20:58

C'est ce qu'on appelle de l'entropie, Manon. Les peuples inféodés ou esclaves sont connus pour se retourner contre eux-mêmes. Je me rappelle dans l'armée cette remarque du général Charles Foulkes:

"If you want to destroy a French-Canadian, get another French-Canadian to do it"
(Si vous voulez détruire un Canadien-français, allez chercher un autre
Canadien-français).

Et j'ai eu plus d'une occasion de le vérifier pendant les 28 années de service dans cette armée, au cours desquelles j'ai été confronté à plus d'un Québécois devenu plus royal que la reine et plus anglais que les Anglais. Comme j'avais des bons poings et une bonne plume pour me défendre, on m'a laissé tranquille évidemment.

Mais j'ai aussi constaté que le Québec a été en position de force à plusieurs reprises et c'est pourquoi je n'ai jamais été poursuivi pour les coups que j'ai commis contre l'armée de Sa Majesté. La situation politique prévalait sur mes aptitudes personnelles.

C'est un problème identitaire majeur chez les peuples habitués à la soumission servile. Leur conscience est la conscience de l'autre, ce qui revient à ne pas avoir de conscience du tout parce qu'on ne sait pas ce qui se cache dans la conscience de quelqu'un d'autre. On ne voit que la surface et on croit avoir tout vu alors qu'on a rien compris. Ce drame est celui des peuples soumis qui ne se posent pas de questions sur leur statut collectif.

René Marcel Sauvé

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L’Aéroport Pierre Elliot-Trudeau
ou
quand Ottawa impose ses héros

Jean Lapierre et Paul Arcand peuvent bien s’émouvoir sur les ondes de CKAC en dénonçant celles et ceux qui OSENT s’en prendre ainsi au Dieu de ce Canada intolérant avec le Québec, le fond des choses reste intact.

Trudeau doit-il ou pas supplanter Dorval?  Ces messieurs de la petite élite médiatique souhaiteraient que les Québécois se taisent et acceptent de voir ainsi honorer l’Empereur…  Nenni, Trudeau c’est l’homme de La loi des mesures de guerre d’octobre 1970  alors que le Tyran emprisonna ses opposants politiques.  Cela ne devrai-il pas inspirer certaines de nos réactions ?

La position à genoux n’est pas très confortable pour exercer le métier de journaliste !  La vérité a-elle encore ses droits ?

Rien n’est plus imbuvable que les bien-pensants…  Retirer le nom de Dorval, le travestir en Pierre Elliott-Trudeau, c’est de la provocation, du mépris.

Qui a oublié que Trudeau a imposé une constitution au Québec contre sa volonté ?

Qui ignore que l’individu a voulu tuer la Loi 101 avec son Canada Bill ?

Trudeau serait sans doute un héros au Canada mais certainement pas au Québec…

Le pire c’est d’imposer son nom par le biais des aéroports.

Trudeau c’est celui qui a le plus nuit au trafic aérien québécois avec ses politiques insensées comme l’aéroport de Mirabel qui est venu défigurer l’une des régions agricoles les plus prospères du continent pour satisfaire sa soif de réduire, d’écraser le Québec en y imposant la présence canadienne…

Le drame qui s’est déroulé alors dans les Basses-Laurentides appartient aux pages les plus sombres, les plus noires de l’histoire.

Déplacer des populations, les priver de leurs maisons et de leurs fermes séculaires, cela est de la dictature et rien d’autre.

Tout mais pas un aéroport au Québec !

Trudeau a tué notre activité commerciale dans ce domaine. Pourquoi pas nommer Dracula une Banque de sang…

Jean Chrétien a voulu donner un autre coup de poignard dans le dos des Québécois en les contraignant à subir sournoisement une telle flétrissure.

L’ennemi juré de René Lévesque, celui qui a pris plaisir à humilier le Québec, notamment sur la scène internationale, deviendra le point de chute de Montréal.  Cela ne doit pas se faire !

Trudeau qui fut le seul Chef d’ÉTAT d’Occident à serrer la main au Général Jaruzelski, le Boucher de la Pologne, ne mérite pas cet hommage.

Celui qui approuva les visions staliniennes, puis celles de Mao puis encore celles de Castro doit attendre avant de voir son nom honorer au Québec.

Les libertés civiques sont trop précieuses pour occulter la facette dictatoriale du personnage.

Il se trouvera des gens pour l’excuser, l’approuver et l’adorer.  Personne n’est tenu de pratiquer le rituel de ces disciples.

Trudeau a été un parfait salaud, un ennemi des droits politiques des Québécois, tout le reste n’est que babillae dans les salons de thé  que sont devenues certaines officines médiatiques…

Gilles Rhéaume

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vendredi 22 août, 2003 09:20

Idi Amin Dada, Saddam Hussein, Pinochet sont des noms de dicrtateurs connus
dans le monde entier.

Pierre Elliott Trudeau fut aussi un dictateur, un traître pour son peuple.

Il a fait emprisonner ses adversaires politiques comme tous les autres
sanguinaires et sans jamais rien regretter, comme les salauds ci-haut...

Trudeau vomissait le peuple du Quebec.

Il fut un des plus grands racistes de l'histoire canadienne.

Il a voulu tuer la Loi 101, avec son infecte Canada Bill, il a marginalisé et emprisonné notre peuple.

Il faut empêcher que cet honneur lui soit rendu ou du moins être présents le
9 septembre pour que leur fête ne soit pas un total succès...

SIgnons la petition sur <<Petition on line>>

Occupons les tribunes libres...

Hier TQS, dans son sondage quotidien, indiquait que 84% des gens
s'opposaient au projet de débaptiser DORVAL.

Il faut continuer.

Jean Lapierre et Paul ARcand de CKAC se comportent comme des tenancieres de salons de thé...

Osons aller de l'avant, manifestons et crions notre opposition.

Le traître  verra son nom souillé !

Gilles Rheaume

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vendredi 22 août, 2003 09:23

Non mais les fédéraux y vont fort en cliss.

La désignation de l'aréoport de Dorval en PET c'est un des derniers mépris de Chrétien envers les Québécoises et Québécois.

S'ils voulaient honorer leur maître à penser, ils n'avaient qu'à changer le nom de l'institut Archambault (prison fédérale), ainsi le nom de Trudeau aurait été a jamais accolé à une de ses réalisations: La Loi des mesures de guerre, l'incarcération de plus de 500 Québécoises et Québécois pendant des semaines et des mois, sans qu'aucune accusation ne soit portée, ni procès.

Il fut le seul dirigeant d'une démocratie a s'en prendre aux libertés civiles en temps de paix.

Il est malheureux en un sens que Parthenais ne servent plus de centre de
détention, le nom de Pierre-Elliott Trudeau lui aurait été comme un gant.

Yves Sabourin

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vendredi 22 août, 2003 09:44

Réponse de mon frère exilé à Régina à un courriel que je lui ai fait parvenir:

"Oui. J'ai sous-titré le reportage.

Ça va finir de décourager ceux qui voulaient venir nous visiter.

C'est sans doute à Dorval que va s'écraser l'ère Canada en un pet final.

Les Montréalais vont continuer de dire Dorval, les autres vont appeler ça le
"pet" et  les commerces qui s'y trouvent, les pet shops.

C'est le port qu'on aurait dû appeler Trudeau.

Pourquoi ne pas avoir rebaptisé Mirabel, à la place?

Moi j'aurais préféré le Terminus Trudeau et la bouche de métro Chrétien."

Comme on dit vaut mieux en rire qu'en pleurer.

Etienne Boulay

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vendredi 22 août, 2003 08:49

Je crois que tactiquement, il vaut mieux refuser Trudeau mais pourquoi ne pas proposer Jacques Cartier. Je dis cela ainsi mais un aéroport cela donne des idées de voyage et avec Cartier on a le voyage et la fierté française.

J’ai signé la pétition et j’ai vu que quelqu’un par ironie demandait qu’on l’appelle Lord Durham.

On est avec vous les Québécois! Tenez bon n d D!

Je suis d’accord avec Manon et RM Sauvé.

Il arrive aussi que les puissants dans leur stupidité arrogante commettent des erreurs. En voilà une,

José Fontaine

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vendredi 22 août, 2003 21:43

Cher, cher monsieur Chrétien.

Comme vous êtes gamin ! Nous avons toujours su que vous étiez jeune de cœur et surtout d’esprit, préférant vous donner la stature d’un joyeux mercenaire de la Confédération canadienne plutôt que celle d’un grand premier ministre éclairé. Après avoir fait suer votre successeur autant qu’il était possible de le faire, sans trop mettre en péril l’obsession du pouvoir de votre parti, vous avez choisi de tirer votre révérence, à l’instar d’une roche, dans la vitrine du Québec, votre vitrine préférée. Changer le nom de l’aéroport de Dorval en celui de Pierre-Eliott Trudeau est un coup de génie. Encore une fois, vous frappez juste. Bravo !

Je vous imagine bien préparant votre mauvais coup sans prévenir personne, vous frottant les mains de satisfaction, en riant d’avance de la tête que feraient les « séparatisses » québécois et du tollé que votre décision allait provoquer. Même s’il aurait nettement préféré le nom de Bryan Mulroney (ou le sien), le Colonisé en chef du Québec, monsieur Charest, n’y trouvera rien à redire, puisqu’il n’est pas dans ses habitudes de dire quelque chose. Il est trop occupé à défaire les meilleurs politiques du PQ, se bâtissant ainsi une identité de parasite plutôt que d’offrir à la population du Québec son propre projet de société. (Il est vrai qu’on peut difficilement proposer quelque chose de pertinent et de grand quand on n’a aucune idée en tête. )

Mais pourquoi n’avoir pas choisi de changer le nom de Mirabel, grande œuvre de monsieur Trudeau devenu un grand désert, symbole éclatant de son héritage ? Je suis certaine que tous les exilés de Mirabel auraient applaudi à tout rompre. Mais encore une fois, Mirabel aura été bafoué, et c’est Dorval qui aura cette chance.

N’allez pas penser que je suis en désaccord avec vous. Bien au contraire. Tout le Québec se réjouira de la nouvelle dénomination de Dorval. Monsieur Chrétien, en choisissant ainsi, au hasard, le nom de Pierre Elliott Trudeau pour l’aéroport de Montré.al, j’admire la compassion que vous avez envers votre peuple qui a du mal à se souvenir, on le sait. En effet, comment ne pas aimer se souvenir que c’est cet homme qui a sauvé le Canada ? Ce même Trudeau qui a inventé de toutes pièces une insurrection appréhendée à partir des actions d ‘une vingtaine de jeunes de 20 ans, et qui a emprisonné Miron, Godin, Julien, Ferretti et quelques centaines d’autres en 1970 dont il a suspendu les droits civiques ? Grand amateur de paradoxes, il fut pourtant fort aise, un peu plus tard, de nous léguer une Charte des droits et libertés. Cet homme débordant d’humour qui a déjà traité un premier ministre québécois (Bourassa) de « mangeux de hot dogs » ? Quelle merveilleuse idée !

Cher monsieur Chrétien, je suis de tout cœur avec vous, mais à deux conditions. Première condition : pourquoi avoir choisi arbitrairement la date du 9 septembre pour la cérémonie d’inauguration ? Attendez deux jours plus tard et vous aurez la date rêvée pour rebaptiser un aéroport. Deuxième condition : je voudrais qu’on ne choisisse, pour renommer Dorval, que les trois initiales de monsieur Trudeau. Hormis le fait que trois lettres coûteraient moins cher à graver que vingt, il me semble que cette décision respecterait davantage le parfum persistant que monsieur Trudeau a laissé derrière lui dans l’histoire du Québec et que vous avez adopté par la suite par loyauté envers lui. C’est tout en votre honneur. De plus, imaginez la joie de tous les voyageurs francophones qui débarqueraient chez nous dans un immense éclat de rire ?

Bien à vous,

Votre sœur en délinquance,

Hélène Pedneault, écrivaine.

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vendredi 22 août, 2003 19:39

Monsieur Boulay,

Je vous recommande de lire dans le Journal de Montréal l'article de Michel C. Auger intitulé: YUL deviendra PET.

Il s'agit d'une perspective à laquelle je n'avais pas pensée et que je trouve très intéressante.

mcauger@journalmtl.com

Bonne soirée

René Marcel Sauvé

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samedi 23 août, 2003 01:49

Je ne sais que penser...  Si on se bat, il ne faut pas que ce soit un pétard mouillé...

Quand on a voulu changer le nom du pont Papineau-Leblanc, les protestations ont fusé...  et ça a fonctionné...

Pouvons-nous espérer la même chose, vous pensez?

Sur Canoe, un sondage montre que 73% des gens sont CONTRE le changement de nom... c'est quand même beaucoup!

Manon

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samedi 23 août, 2003 09:18

L'erreur PET de Chrétien commence à ressembler à une déclaration bête d'un joueur de hockey en pleine série éliminatoire qui à force de se gonfler le torse fini par réveiller l'équipe adverse.

C'est vraiment une erreur de quelqu'un qui est aveuglé par l'arrogance.

J'espère pouvoir dire après le 9 septembre qu'il est ironique que le duo PET-Chrétien ait été le grand instigateur de la coalition souverainiste tant attendue.

Gardez-nous informé.

Etienne Boulay

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samedi 23 août, 2003 09:52

Manon est réaliste.

On ne se battra pas pour rien (principe d'économie de l'effort, qui exige d'obtenir le maximum de résultats avec un minimum de moyens et d'efforts).

Par contre, le dernier mot n'a pas été dit dans cette affaire.

Stratégiquement parlant, il faut forcer les syndicats et Jean Charest à se prononcer.

Ce sera le point de départ qui nous indiquera la route à suivre ensuite.

René Marcel Sauvé

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samedi 23 août, 2003 10:17

Je vous propose de vous exprimer sur le sujet à l'adresse suivante:

http://babillard.infinit.net/forum/infos/infos.html

Lapointe

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dimanche 24 août, 2003 11:50

L’opposition contre la nouvelle dénomination dont le Canada veut affubler l’aéroport de Dorval constitue une des premières expressions des militants québécois depuis la 14 avril dernier.  Ce qui, en soi, n’est pas rien. Les difficultés seront toutefois nombreuses car les sirènes du bonne-ententisme ont déjà lancé leurs mot d’ordre.

Ce ne sera ni dans la Presse de Montréal, le Soleil de Québec, le Nouvelliste de Trois-Rivières, la Tribune de Sherbrooke, la Voix de l’Est de Granby ou le Quotidien de Chicoutimi, qui sont tous des quotidiens appartenant à la famille Desmarais-Chrétien, que l’on pourra lire une critique de ce projet insensé de changer le nom de Dorval en celui du dictateur…

Il en sera ainsi également à la Société Radio-Canada qui, comme tout le monde le sait, a pour mission de canadianiser le Québec.  CKAC, avec Jean Lapierre et Paul Arcand, a battu la mesure sur un refrain bien attristant :  Trudeau est un grand homme donc… Il faudrait oublier ses crimes comme ceux commis sous ses ordres par la GRC qui a inflitré le FLQ et mis des bombes… Les militants ne pourront donc compter que sur eux-mêmes…

La Coalition québécoise contre l’aéroport Pierre Elliott Trudeau regroupe des individus qui, spontanément ont voulu organiser une réaction.

Elles sont nombreuses les raisons invoquées pour s’opposer au dernier fantasme de Jean Chrétien.  Il suffit de lire la pétition sur <<Petitiononline.com>> pour le constater.  Quelques heures à peine après son installation sur le réseau Internet, des centaines de personnes l’avaient déjà signée.  Formidable.

Il faut toutefois faire plus … et vite.  Il serait intéressant que chacun et chacune d’entre fassent savoir l’existence de cette pétition et invitent leurs amis et les personnes dont les coordonnées se retrouvent dans leur carnet d’adresses électroniques à la signer.

Les différents sites militants pourraient inviter leurs visiteurs à faire de même ainsi que les groupes de discussion voués aux affaires du Québec qui pourraient chaque jour rendre le lien électronique disponible…

Il y a aussi les tribunes libres et les lignes ouvertes (déjà la nuit sur CKAC le projet a été fort critiqué) sans oublier tous les endroits sur le Net où il est possible de donner son point de vue.

Les sondages de Canoe (74%) et TQS (86%) montrent combien la résistance à ce projet délirant qui veut honorer un Tyran…  Les groupes ou assocations

Il serait bon aussi d’écrire aux politiciens pour faire savoir notre mécontement et de publier sur les sites le texte de ces lettres.

Peu de gens savent que la volonté du Canada de changer le Mont Logan en Mont Trudeau a été tuée dans l’œuf et qu’Ottawa a été contraint de reculer et de renoncer…  Il est donc possible de les faire changer d’idée… Si le Canada anglais a réussi, pourquoi pas le Québec français

Certains s’opposent au projet de Chrétien parce que Trudeau a été un dictateur qui a fait emprisonner ses adversaires (Loi de mesures de guerre de 1970)…

D’autres parce que le domaine aéroportuaire québécois a été un des pires fiascos du régime de PET.

Durant la Deuxième Guerre Mondiale, le jeune Trudeau se promenait partout travesti en officier SS.  Ce n’est pas tout le monde qui appréciera…  Pendant que nos soldats se faisaient tuer par les Allemands, que les opposants au nazisme étaient systématiquement traqués et le plus souvent éliminés, comme ce qui est advenu aux millions de Juifs, ce cher Trudeau pratiquait des <<fanfaronnades>>, pour reprendre l’expression retenue par son ami Jean-Louis Roux sur les ondes d’Historia, la semaine dernière encore… Pour ces raisons et bien d’autres Trudeau n’a pas sa place sur l’aéroport de Dorval.

Gilles Rhéaume pour la CQCPET

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dimanche 24 août, 2003 15:33

Nvlles du CQCPET

L'opposition contre la nouvelle dénomination dont le Canada veut affubler l'aéroport de Dorval constitue une des premières expressions des militants
québécois depuis le 14 avril dernier.

Ce qui, en soi, n'est pas rien.

Les difficultés seront toutefois nombreuses car les sirènes du bon-ententisme ont déjà lancé leur mot d'ordre.

Ce ne sera ni dans la Presse de Montréal, le Soleil de Québec, le Nouvelliste de Trois-Rivières, la Tribune de Sherbrooke, la Voix de l'Est de Granby ou le Quotidien de Chicoutimi, qui sont tous des quotidiens appartenant à la famille Desmarais-Chrétien, que l'on pourra lire une critique de ce projet insensé de changer le nom de Dorval en celui du dictateur.

Il en sera ainsi également à la Société Radio-Canada qui, comme tout le
monde le sait, a pour mission de canadianiser le Québec.

CKAC, avec Jean Lapierre et Paul Arcand, a battu la mesure sur un refrain
bien attristant :  Trudeau est un grand homme donc. Il faudrait oublier ses
crimes comme ceux commis sous ses ordres par la GRC qui a infiltré le FLQ et
mis des bombes. Les militants ne pourront donc compter que sur eux-mêmes.

La Coalition québécoise contre l'aéroport Pierre Elliott Trudeau regroupe
des individus qui, spontanément ont voulu organiser une réaction.

Elles sont nombreuses les raisons invoquées pour s'opposer au dernier
fantasme de Jean Chrétien.  Il suffit de lire la pétition sur Petitiononline.com
pour le constater.

Quelques heures à peine après son installation sur le réseau Internet, des
centaines de personnes l'avaient déjà signée.

Formidable.  Il faut toutefois faire plus et vite.  Il serait intéressant que chacun et chacune d'entre nous fassent savoir l'existence de cette pétition et invitent leurs amis et les personnes dont les coordonnées se retrouvent dans leur carnet d'adresses électroniques à la signer.

Les différents sites militants pourraient inviter leurs visiteurs à faire de même ainsi que les groupes de discussion voués aux affaires du Québec qui pourraient chaque jour rendre le lien électronique disponible.

Il y a aussi les tribunes libres et les lignes ouvertes (déjà la nuit sur CKAC le projet a été fort critiqué) sans oublier tous les endroits sur le Net où il est
possible de donner son point de vue.

Les sondages de Canoe (74%) et TQS (86%) montrent combien la résistance à ce
projet délirant qui veut honorer un Tyran.  Les groupes ou associations.

Il serait bon aussi d'écrire aux politiciens pour faire savoir notre mécontentement et de publier sur les sites le texte de ces lettres.

Peu de gens savent que la volonté du Canada de changer le Mont Logan en Mont
Trudeau a été tuée dans l'oeuf et qu'Ottawa a été contraint de reculer et de renoncer.  Il est donc possible de les faire changer d'idée. Si le Canada anglais a réussi, pourquoi pas le Québec français

Certains s'opposent au projet de Chrétien parce que Trudeau a été un dictateur qui a fait emprisonner ses adversaires (Loi de mesures de guerre de 1970).  D'autres parce que le domaine aéroportuaire québécois a été un des pires fiascos du régime de PET.

Durant la Deuxième Guerre Mondiale, le jeune Trudeau se promenait partout
travesti en officier SS.  Ce n'est pas tout le monde qui appréciera.

Pendant que nos soldats se faisaient tuer par les Allemands, que les opposants au nazisme étaient systématiquement traqués et le plus souvent éliminés, comme ce qui est advenu aux millions de Juifs, ce cher Trudeau pratiquait des <<fanfaronnades>>, pour reprendre l'expression retenue par son ami Jean-Louis Roux sur les ondes d'Historia, la semaine dernière encore.

Pour ces raisons et bien d'autres Trudeau n'a pas sa place sur l'aéroport de
Dorval.

Gilles Rhéaume pour la CQCPET

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dimanche 24 août, 2003 16:00

Mon technicien d'ordi vient de partir et a rétabli mon système et en même temps, a installé un anti-virus à date afin que je ne me fasse plus prendre.

Parlant PET et son aéroport, il existe un aspect peu connu de l'action de PET contre le Québec, peu connu du grand public mais auquel il m'a été donné
d'intervenir.

C'est bel et bien PET qui a ordonné à l'armée canadienne d'entreprendre de
nouveaux préparatifs d'intervention armée contre le Québec après la crise
d'Octobre 70, y compris une intervention massive pour briser les syndicats.

L'entreprise porte le nom de Neat Pitch, ou "p'tite vite" si on préfère, une
intervention "rapide" et décisive  pour en finir avec le "séparatisme" au
Québec.

Je termine à cet effet un article détaillé pour Vigile et j'en prépare un
autre pour le Devoir à l'occasion du 33e anniversaire de la crise d'Octobre.

Cet article est préparé conjointement avec des anciens du FLQ avec qui je
travaille présentement au MNLQ. Ils n'étaient pas tous des "terroristes"
loin de là.

Quant à l'aéroport, il faut agir vite et bien. Nous devons en premier pousser notre affaire vers Charest afin de l'obliger à se prononcer. Il faut aussi embarquer les syndicats. Très important.

René Marcel Sauvé

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dimanche 24 août, 2003 16:01

Il faudrait que quelqu'un fasse remarquer au journaliste MacPherson de The
Gazette que, contrairement aux affirmations de son article de samedi, il y a
eu chez les Anglos une forte opposition au boulevard René Lévesque.  C'est
la rue Atwater qui fait le partage.

Y-aura-t-il deux lieux aussi pour Dorval.  Quel sera le coin de Dorval...

Il faut les stopper quand ils mentent.

Non seulement Westmount, patrie  des vrais et seuls séparatistes, s'est
émulsionnée, mais il y a quelques mois le Canada anglais a fait reculer
Ottawa quand il a voulu changer le Mont Loganen Mont Pierre Elliott Trudeau.

Il est donc parfaitement convenable de s'opposer.

The Gazette doit maintenant compter avec des militants qui porteront plainte
quand il le faudra pour que les choses soient correctement dites...

Gilles Rhéaume CQCPET

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dimanche 24 août, 2003 16:08

Un de ses ministres aurait dit OUI au nom de Trudeau.

Notre ami Sauvé a raison.  Il faut les piquer à plus d'endroits possibles.

Charest doit aussi se mouiller.

Pour se faire, il suffit de lui demander de s'exprimer.

Son no. de tél
(514-873-3411
et
418-643-5321.

Un peu de messages aux médias et dans 3 jours, il devra le dire.

C'est magique.

Chacun le fait si on veut,

Gilles Rhéaume
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lundi 25 août, 2003 08:53

M. Sauvé écrit:

Monsieur Boulay,

Je vous recommande de lire dans le Journal de Montréal l'article de Michel C. Auger intitulé: YUL deviendra PET.

Il s'agit d'une perspective à laquelle je n'avais pas pensée et que je
trouve très intéressante.

***
Bonjour M. Sauvé, je n'ai pas réussi à mettre la main sur cet article.

Est-il disponible sur Internet?

Etienne Boulay

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lundi 25 août, 2003 14:17

Pierre Elliott Trudeau portait l’uniforme des officier SS nazis durant la Deuxième Guerre mondiale

Depuis la démission de Jean-Louis Roux du poste de représentant de la Reine du Canada au Québec, suite à un article paru dans la revue L’Actualité d’octobre 1997 dans lequel l’ancien sénateur, pouvait-on y lire, reconnaissait avoir arboré  fièrement la croix nazie durant la 2e Guerre, la question du comportement politique entre 1939 et 1945 fait partie de l’éthique sociale.  Les officiels doivent répondre de leurs actes…

Il suffit de faire une recherche sur Internet pour constater que cette affaire Roux  a pris des dimensions internationales étant donné le sujet. Une première dans l’histoire de la Grande-Bretagne, que cette démission d’un Lieutenant-gouverneur pour cause de comportement erratique durant la 2e Guerre mondiale. Ce qui a surpris le plus dans toute cette affaire, c’est que les partisans du Canada se targuaient depuis des décennies d’avoir eu, contrairement aux partisans du Québec, selon ces menteurs, un dossier irréprochable dans ce domaine.  En effet, il faut ajouter, pour une bonne compréhension des faits, qu’une des légendes canadiennes les plus dévastatrices et les plus mensongères, largement reprise  dans les médias du Canada, qui sont tous ou presque tous à la solde du pouvoir canadien, et diffuséee par les bien-pensants du Canada qui se nourrissent souvent à même les fonds publics, que ce seraient les partisans du OUI, pays du Québec, qui auraient eu historiquement le comportement le plus douteux pendant que nos soldats tombaient sous les bombes et les balles hitlériennes.

Jean-Louis Roux lui-même ne s’est jamais gêné pour accuser les militants du Québec de fascistes, de flirter avec les idées nazies etc.  C'est l’histoire de l’arroseur arrosé…

Et que dire du quotidien anglophone The Montreal Gazette  qui n’a eu de cesse, pendant plus d’un quart de siècle, d’associer le projet du pays et la défense du fait français aux inepties hitlériennes. Il suffit de consulter les annales des médias pour remarquer que ces attaques étaient la norme.  Pourtant quand on y regarde de plus près tout cela est de la pure fabulation…

Au cours de la Deuxième Guerre mondiale, de 1939 à 1945, Pierre Elliott Trudeau ne s’est pas porté volontaire; il a même participé activement au vaste mouvement québécois d’opposition à la conscription qui visait à contraindre les jeunes de tout le Canada à aller se battre en Europe.   Cette attitude correspondait entièrement à l’opinion canadienne-française et québécoise.

Trudeau est toutefois allé plus loin dans son opposition aux visées guerrières du Canada anglais.

Dans une émission diffusée et rediffusée encore cet été 2003, sur les ondes de la station télévisée Historia, le fameux Jean-Louis Roux, interrogé par l’historien Jacques Lacoursière a répété l’anecdote bien connue dans les milieux montréalais selon laquelle Pierre Trudeau, se baladait cavalièrement sur sa motocyclette, durant la guerre, travesti en officier SS.  Ceci afin de braver l’opinion contraire etc.  Une fanfaronnade a lancé le Lieutenant-Gouverneur déchu… comme la croix nazie qu’il arborait lui-même, à la même période, sur son costume de laboratoire à l’Université de Montréal…

Trudeau en officier SS, Jean-Louis Roux qui porte la croix hitlérienne cela commence à faire beaucoup !

Décidément les partisans du Canada fort ont tout un ménage à faire dans leurs écuries.  Les cadavres embarrassants semblent y être nombreux…

Imaginons un seul instant que René Lévesque eut porté la croix nazie ou un uniforme d’officier SS.  Jamais il n’y aurait eu de boulevard René Lévesque suite à son décès. Le tollé aurait été général.  Pour Trudeau, tout est permis.  Il a sauvé le Canada et mis le Québec à sa place quand bien même il aurait porté l’uniforme nazie en pleine guerre…

Le Canada pourrait-il devenir le seul pays du monde civilisé à honorer ainsi quelqu’un qui s’est déclaré aussi clairement pour le nazisme, ne serait-ce qu’en dérision ?

Une photo de Trudeau déguisé en officier SS fera rapidement le tour du monde entier si Dorval devenait l’aéroport Pierre Elliott Trudeau…

Les Québécois méritent plus et mieux que ces dictateurs.

Il y a tant de braves gens qui sont morts et qui ont été blessés durant la Deuxième Guerre mondiale, sans oublier les énormes sacrifices que leurs familles connurent, pour ne pas insulter leur mémoire et leur œuvre en honorant quelqu’un qui eut le culot de porter les couleurs d’Hitler en pleine guerre.

Celles et ceux pour qui l’honnêteté intellectuelle n’est pas un vain concept, celles et ceux pour qui les atrocités de la Deuxième Guerre mondiale demeurent des crimes contre l’humanité, celles et ceux qui tiennent à ce que les générations montantes n’oublient pas la folie et la barbarie nazies ne peuvent souscrire au projet d’Ottawa de donner le nom de PET à l’aéroport de Dorval.

Faites savoir votre opposition en signant la pétition qui se trouve sur le site  Petitiononline.com/ PET

Il y aussi les activités du CQCPET, la coalition québécoise contre l’aéroport de Dorval, qui fourniront l’occasion d’exprimer notre désaccord avec cette idée insensée qui ternirait l’image du Canada partout dans le monde quand la fameuse photo aura été mondialement diffusée…

Gilles Rhéaume
Bienvenue62@hotmail.com

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lundi 25 août, 2003 15:53

Je viens de téléphoner au bureau du PM.  Celle qui a répondu a pris mon nom
et mes coordonnées...  quelqu'un devrait me rappeler à ce sujet.

J'ai demandé si Charest comptait prendre position, étant donné que PET était
sans doute un des hommes qui avaient le plus méprisé le Québec et son
peuple.

Si cette personne avait 300 personnes à rappeler à ce sujet, ça donnerait un
bon signal, non?

Je suggère une CHAÎNE de courriels...

envoyons le numéro de téléphone à toutes nos connaissances demandant d'appeler le bureau du PM, et de faire suivre ce courriel à toutes leurs connaissances...

Ça pourrait faire boule de neige?

Je propose le texte-type suivant:

ON NE VEUT PAS DU NOM DE PET POUR L'AÉROPORT DE DORVAL.

Il est IMPÉRATIF que Jean Charest se prononce.

Appelez au bureau du PM pour faire connaître votre mécontentement et
demander au PM de prendre position.

Les numéros sont:

(514) 873-3411
(418) 643-5321

Dès que vous recevez ce courriel, transmettez-le à TOUTE VOS CONNAISSANCES.

********
Voilà...  qu'en pensez-vous, la gang?

Manon

===============
lundi 25 août, 2003 19:09

Monsieur Boulay,

Il n'y a pas de site internet au sujet de cet article du Journal de Montréal. Je vous en rédige donc l'essentiel:

Il a fallu attendre toutes ces années pour comprendre que non seulement Jean
Chrétien avait le sens de l'humour, mais qu'il avait atteint celui, encore bien plus raffiné, de l'ironie.

Dorval deviendra l'Aéroport Pierre-Elliott-Trudeau! Comme si c'était un moyen de l'honorer que de donner son nom à quelque chose qui nous rappellera pour toujours l'un de ses plus grands échecs.

Déjà placés devant le même dilemne, les Montréalais n'avaient pas hésité. Ils ont donné le nom de Jean Drapeau à sa plus grande réussite, les îles de l'Expo 67 plutôt qu'à son plus grand échec, le Stade olympique.

Mais donner le nom de Pierre Trudeau à Dorval? Ce sera nous rappeler à chaque avion qui décollera ou atterrira à Montréal, la folie que fut Mirabel.

En fait, l'Aéroport de Mirabel et toute la saga qui l'a entouré, est l'un des meilleurs symboles des années Trudeau. Celles d'un gouvernement riche, arrogant et technocratique.

Riche parce que le gouvernement fédéral n'a pas regardé à la dépense pour
bâtir Mirabel. On a exproprié 93,000 acres de terrain, 10 fois plus grand
que ce qui était alors le plus grand aéroport du monde, 27 fois plus que
Dorval.

Rien n'était trop beau et peu importaient les dépassements de coûts.

Sauf qu'une fois la grosse infrastructure terminée, il ne restait plus d'argent pour les petites. Comme un train rapide ou une autoroute qui aurait permis de le relier à Montréal.

Arrogant parce que le gouvernement fédéral n'a écouté personne avant de bâtir un aéroport aussi loin de la ville qu'il devait servir. Si loin qu'il a longtemps détenu cette distinction dans le Livre des records Guiness.

À l'époque, le gouvernement du Québec défendait un autre emplacement, tout
aussi éloigné, il faut le dire, près de Drummondville, alors que la Ville de Montréal suggérait discrètement il est vrai, un emplacement près de Vaudreuil.

Mais le gouvernement fédéral de l'époque n'écoutait personne et a choisi Mirabel envers et contre tous, avec les résultats que l'on sait.

Puisqu'il était pratiquement impossible de faire une correspondance entre un vol international et un vol continental, c'est Toronto qui est devenu avec le temps la porte d'entrée au Canada.

Technocratique aussi parce que ce fut un aéroport construit au mauvais moment et pour les mauvaises raisons. On a exproprié une région entière parce que l'aéroport fut planifié en fonction des avions supersoniques, comme le Concorde, qui allait, croyait-on, bientôt devenir la norme dans l'industrie aérienne.

Mais les supersoniques ne sont jamais venus à Montréal, devenu pour cette
raison un aéroport beaucoup trop gros et beaucoup trop loin de la ville qu'il devait servir. Un éléphant blanc qui avait coûté cher à construire mais qui coûtait encore plus cher à laisser en activité.

Avec ce résultat qu'à la fin, ce cadeau des politiciens du "French power" à Montréal a fini par favoriser l'expansion économique de Toronto.

Ayant eu l'exemple de ce qu'il ne fallait pas faire, Toronto a retourné sur les  tablettes les plans de son second aéroport à Pickering pour tout concentrer sur ce qui devait devenir l'aéroport Pearson.

C'est pour tout celà qu'il faut un fort sens de l'ironie pour donner le nom de Pierre Trudeau à l'aéroport de Dorval et encore plus de préciser que si les vols internationaux devaient retourner à Mirabel, le nom de l'ancien premier ministre les suivrait.

C'est aussi injuste. Parce que si l'aéroport de Dorval doit porter le nom de
quelqu'un, c'est celui de Jean Chrétien. Comme lui, il fut mal aimé, considéré comme dépassé et un temps abandonné.

Mais à la fin, comme on n'avait plus les moyens de ce qui était extravagant et lointain, on a fini par retrouver des vertus à ce qui était proche.

René Marcel Sauvé

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lundi 25 août, 2003 21:01

Merci M. Sauvé pour l'article,

"C'est aussi injuste. Parce que si l'aéroport de Dorval doit porter le nom de quelqu'un, c'est celui de Jean Chrétien. Comme lui, il fut mal aimé, considéré comme dépassé et un temps abandonné.

Mais à la fin, comme on n'avait plus les moyens de ce qui était extravagant et lointain, on a fini par retrouver des vertus à ce qui était proche."

Est-ce bien "proche" où il y a un "r" de trop?

(Pardon elle était trop facile!)

***
Question concernant le 9 septembre:

Je suis à Trois-Rivières, j'aimerais savoir qui contacter dans ma région à propos de la manifestation.  Y a-t-il quelqu'un qui s'occupe d'organiser du transport?

Peut-être que M. Rhéaume peut me renseigner.

Comme on disait, si on fait quelque chose il ne doit pas y avoir de demi-mesure.

***
Dans les derniers jours il a été question de Trudeau et son plaisir à porter l'insigne nazi, existe-t-il une documentation plus solide à se sujet?  On est plus dans les légendes urbaines si on ne peut étayer des preuves.

Etienne Boulay

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lundi 25 août, 2003 21:11

Vous êtes malin monsieur Boulay.

René Marcel Sauvé

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mercredi 27 août, 2003 21:45

Salut Gang!

Après un long silence, Cyberpresse se décide enfin à publier une opinion sur le changement de nom de Dorval.  Je la copie ici:

Aéroport de l'oubli

Après l'aéroport de la honte, soit Mirabel, les Québécois auront désormais l'aéroport de l'oubli, soit l'aéroport Pierre-Elliott Trudeau à Dorval.

Oubli qu'il a emprisonné ses compatriotes pour délit d'opinion en 1970.

Oubli de son rôle dans le fiasco de Mirabel.

Oubli de son rôle dans le rapatriement forcé de la Constitution de 1982 sans l'assentiment de l'Assemblée nationale.

Oubli de son triste héritage, par le biais de ses innombrables apôtres ayant travaillé (et réussi) à banaliser le Québec comme étant désormais une province comme les autres.

Oubli, surtout, de consulter la population ou le gouvernement élu du Québec (il a beau être libéral…) sur le choix du nom de l'aéroport.

Et le premier ministre qui n'en finit plus de sortir a le culot d'appeler cet aéroport la fenêtre de la métropole sur le monde, alors qu'il faisait partie du cabinet fédéral qui a plutôt choisi Toronto comme plaque tournante aéroportuaire au pays.

La devise du Québec a beau être Je me souviens, Jean Chrétien nous dit plutôt : «Oubliez ça !».

André Dorion

Voilà nos arguments assez bien résumés...  ça faisait du bien de les lire!

Manon

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jeudi 28 août, 2003 08:00

Le MLNQ se joint à la coalition anti-PET et sera de la manifestation du 9 septembre à Dorval.

Le Mouvement de Libération Nationale du Québec (MLNQ) a accepté de se joindre à la coalition contre le changement de nom de l’aéroport de Dorval en celui de Pierre Elliot Trudeau et entend mobiliser ses troupes pour la manifestation du 9 septembre à Dorval.

Le MLNQ se joint donc à la coalition dont M. Gilles Rhéaume sera le porte-parole et qui est formée, entre autres, du Rassemblement pour un Pays Souverain (RPS), de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (SSJBM) et du Mouvement Souverainiste du Québec (MSQ), afin de dénoncer avec ces autres organisations le fait que l’on rende hommage à un homme dont la carrière s’est bâtie sur le mépris du peuple québécois et qui s’est déchaîné à combattre toute volonté d’autonomie des Québécois.

Ainsi, le MLNQ rappelle que PET est l’homme de la dictature des Mesures de guerre, des arrestations sans mandat, des détentions sans accusation, de la suspension des libertés civiles et démocratiques. C’est également l’homme qui prétendait sans rire que l’indépendance du Québec serait un « crime contre l’humanité », et ce alors qu’il envoyait les chars d’assaut de l’armée canadian dans les rues du Québec. C’est l’homme de la trahison de 1982 et de l’imposition aux Québécois d’une constitution étrangère. C’est l’homme qui se plaisait à traiter les Québécois de « mangeurs de hot-dog » parlant un « lousy french ». C’est aussi l’homme qui avait répondu aux revendications des « gars de Lapalme », avec toute la classe qu’on lui connaît, en leur disant de « manger de la marde ». La liste pourrait être plus longue.

C’est pourquoi le MLNQ n’a pas hésité à accepter l’offre de se joindre à la coalition contre le changement de nom de l’aéroport de Dorval pour celui de Pierre Elliot Trudeau et qu’il entend mobiliser ses membres et sympathisants pour la manifestation du 9 septembre à Dorval.

-30-

Raymond Villeneuve
Président du MLNQ
(514) 279-1118
ou
Pierre-Luc Bégin, v.-p. MLNQ
(418) 651-9493
(418) 260-2201

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samedi 30 août, 2003 10:41

Manifestations contre l'aéroPET
Création du CCAPET

Avis aux médias,

La présente a pour but de vous informer de la création de la Coalition Contre l'Aéroport Pierre-Elliot-Trudeau (CCAPET; prononcez ça pète!).

Cette coalition pacifiste est formée de militants québécois venus de tous les horizons et qui s'oppose au changement de nom de l'Aéroport International Dorval en Aéroport International Pierre-Elliot-Trudeau.

Nous voulons aussi vous faire part de trois importants points d'intérêt général.

1) Nous demandons au premier ministre du Québec, M. Jean Charest, de se prononcer officiellement sur le changement de nom de l'Aéroport International Dorval.

2) Nous ferons une première manifestation samedi le 6 septembre prochain de 12h à 15h. Cette manifestation se tiendra devant les nouveaux bureaux de Jean Charest, situés au 2001 rue McGill College à Montréal. Nous y attendrons sa réponse officielle face à la demande formulée plus haut.

Nous invitons tous les citoyens et toutes les citoyennes qui s'opposent au changement de nom de l'Aéroport International Dorval de bien vouloir se joindre à la Coalition lors de cette manifestation.

3) Nous poursuivrons nos actions en faisant une autre manifestation le 9 septembre prochain devant l'Aéroport International Dorval. La manifestation aura lieu de 10h à 12h30 et a pour but de s'opposer à ce changement de nom imposé par Ottawa, puisque ce sera le jour de l'inauguration protocolaire.

Le peuple québécois n'acceptera jamais qu'une autre nation lui dicte sa destinée sur son territoire.

Ottawa rajoute encore une fois inutilement l'injure à l'insulte avec ses politiques arrogantes.
Signée, la CCAPET
 -30-

Source : Gilles Rhéaume, porte-parole du CCAPET
Téléphones : 450-674-0461,  514-271-3638
Courriel : bienvenue62@hotmail.com

MARDI 9 sept : devant l'aéroport de Dorval 10h à 12h30
INFO :   bienvenue62@hotmail.com
450-674-0461

Ottawa veut profiter encore une fois de sa position de force pour imposer ses diktats au Québec.  Cette fois il ne s'agit de rien de moins que de changer le nom de l'aéroport de Dorval pour qu'il devienne l'aéroport Pierre-Elliott-Trudeau !

Lui qui a assassiné l'activité aérienne du Québec,
lui qui a exproprié des centaines de familles inutilement et qui a détruit l'une des zones vertes les plus riches du continent ne doit pas donner son nom à Dorval.

Rendre hommage à cet individu, ce serait  honorer une personnalité grandement controversée au Québec.  En forçant ainsi les choses, Jean Chrétien a fait une grave erreur.  Il permet aux militants québécois de resserrer les rangs.

Je me souviens de la Loi des mesures de guerre en 1970 et de ses milliers et milliers d'arrestations, de fouilles et d'emprisonnements injustifiés,

je me souviens aussi de son Canada Bill qui est venu affaiblir la Loi 101 du Docteur Camille Laurin,

je me souviens de ses attaques sournoises contre le Québec.

Je me souviens de son infiltration des groupes québécois et de ses agents provocateurs !

Pierre-Elliott-Trudeau, s'il est un héros au Canada anglais, c'est parce qu'il a mis le Québec à sa place.

Il y a des dizaines d'exemples de ces exactions.

Diverses activités exprimeront cette opposition au projet de Jean Chrétien.  Je vous invite à y participer, à exprimer vos convictions québécoises.

Unis nous vaincrons.

Le Québec ne doit pas accepter cette autre attaque.  Si le Québec n'a aucune reconnaissance constitutionnelle au Canada, si la québécophobie et la francophobie sont si florissantes dans ce pays, si le mouvement partitionniste a connu le succès que l'on sait, si la loi sur la clarté fait des souverainistes des citoyens de seconde classe, contrairement aux règles de l'ONU, c'est à l'esprit de Trudeau que nous le devons.

L'ultra nationalisme canadien, la propagande infernale qui accable tout un peuple, depuis des années, sont d'autres fruits, d'autres illustrations de sa philosophie politique.

Gilles Rhéaume
Porte-parole de la Coalition Contre l'Aéroport Pierre Elliott Trudeau

SAMEDI 6 sept : 2001 rue McGill College, en face des nouveaux bureaux de Jean Charest de 12h à 15h

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lundi 1 septembre, 2003 12:52

 Lettre au Premier ministre Charest

Gilles Rhéaume
Coalition contre l'aéroport Pierre-Elliott-Trudeau (CCAPET)
59006-6595, rue Saint-Hubert
Montréal  Québec H2S  3P5
Courriel : bienvenue62@hotmail.com

Le 1er septembre 2003

Monsieur Jean CHAREST
Premier ministre du Québec
Québec

Parmi les nombreuses raisons qui motivent le refus grandissant des Québécois de voir l'Aéroport de Dorval devenir, de par la  volonté du gouvernement canadien, l'Aéroport Pierre-Elliott-Trudeau, la façon d'agir d'Ottawa,
unilatéralement, sans aucune consultation occupe une place de premier plan.

En tant que Premier ministre de l'État du Québec et gardien de ses prérogatives, nous vous demandons de bien vouloir prendre position fermement contre ce projet controversé.

Le gouvernement du Québec a-t-il été consulté dans ce dossier ?

Si oui qui a donné son accord, au nom du Québec, aux autorités fédérales.

Sinon cet unilatéralisme, qui fut d'ailleurs la marque de commerce de Pierre
Ellitott Trudeau, doit être fermement dénoncé par votre gouvernement.  Il en
va de la dignité de tout un peuple.  Faudra-t-il commander des sondages, des
études et des consultations populaires pour que le peuple soit entendu ?
Nous ne pouvons le croire.

L'action politique de Pierre Elliott Trudeau fait désormais partie de l'histoire, tout comme son arrogance et ses <<préjugés québécophobes>>.

Le Premier ministre du Québec, selon nous, doit faire entendre un autre son de cloche dans ce dossier.

Nous ne pouvons pas oublier la Loi des mesures de guerre d'octobre 1970 et ses milliers et ses milliers d'interpellations, de fouilles, d'arrestations et d'emprisonnements.

Nous ne pouvons oublier non plus son inique Canada Bill, projet de constitution rejeté par tous les partis politiques du Quéebec, dont le PLQ.  Ni Robert Bourassa, ni Claude Ryan, ni Daniel Johnson n'ont voulu reconnaître ce texte qui nie jusqu'à l'existence même de notre peuple.

Sa constitution est venue rétrécir la Loi 101 qui est devenue une peau de chagrin. Les exemples de son acharnement contre les aspirations naturelles des Québécois font légion.

Que dire d'un Chef d'État qui fait emrprisonner ses opposants politiques
sinon que c'est un dictateur dangereux ?

Il n'est pas nécessaire de partager cette analyse pour rejeter le dernier diktat d'Ottawa.

Certaines activités  seront organisées afin de dénoncer cette intention de
canadianiser davantage le Québec.  Parmi elles, deux vigiles, l'une devant vos bureaux de Montréal, le 6 septembre et l'autre, le 9 courant, devant l'Aéroport de Dorval, lors des cérémonies protoclaires prévues par Ottawa.

Recevez, Monsieur le Premier ministre, l'expression de nos sentiments les plus québécois,

Gilles Rhéaume

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lundi 1 septembre, 2003 16:20

Vous trouverez plus bas une lettre de la Coalition Contre l'Aéroport
PierreElliotTrudeau  (CCAPET).

Si vous êtes en accord avec son contenu, nous vous prions de la signer, de la faire circuler et de renvoyer votre signature à frontdacier@hotmail.com.

Voilà cette lettre:

J'ai souvenir encore. L'Encyclopédie des Conquérants.

L'annonce du changement de nom de l'aéroport de Dorval par le gouvernement
fédéral nous aura moins surpris qu'exaspérés. Y a-t-il un geste plus prévisible de la part d'un conquérant que de faire avaler ses héros à un peuple désormais sous son emprise pleine et entière ?

N'est-il pas normal pour lui que d'inscrire à jamais, à titre honorable, dans la mémoire d'un peuple conquis, le nom du général victorieux qui réussit à lui faire goûter une fois pour toute, les valeurs supérieures de la civilisation ?

Que lira-t-on dans les manuels d'histoire des petits canadiens d'ici quelques années? En voici un extrait :

« Pierre Elliot Trudeau fut ce général, hautain, méprisant, qui permit au Canada de demeurer bilingue, le temps qu'il s'anglicise. Après sa victoire sur les Gaulois, il fit régner l'ordre et imposa aux vaincus la constitution de l'empire.

L'éclat de ses campagnes éclipsa rapidement le triste bilan économique de son règne, et d'aucun ne se remémore le début du déficit dans lequel il plongea l'empire de même que les ratés de la politique des transports aériens sous son gouvernement.

Le paysage de la province de Québec en porte encore les traces, en un lieu
nommé Mirabel, où l'on peut admirer les bâtiments désertés d'un aéroport bâti sous sa gouverne.

La controverse subsiste encore sur les tactiques utilisées pour venir à bout de la résistance dans cette province.

En 1970, utilisant le prétexte de la lutte au terrorisme, il falsifia les rapports de façon à amplifier la menace d'une cinquantaine d'individus pour démontrer l'ampleur de sa puissance à l'ensemble de la population. (Tactique utilisée plus tard en Angleterre et aux USA pour camoufler une politique expansionniste difficilement justifiable.)

Le souci de préserver l'apparence de démocratie a fait de ce dictateur un des chefs les plus appréciés de l'histoire du Canada. Aussi, son véritable visage fut préservé du regard des générations suivantes par le passage sous silence des exactions qu'il a commises en suspendant pour 6 mois les libertés fondamentales d'un ensemble de personnes, balayant du revers de la main la prétention nationale de celui-ci.

On ne dispose encore aujourd'hui que de très peu d'information quant au rôle
de son service secret d'espionnage qui infiltra le parti sécessionniste du Québec pour ensuite voler la liste de ses membres et soudoyer certaines de ses têtes dirigeantes.

Ses qualités de tribun lui permirent de sauver l'empire en faisant croire aux tribus du Québec qu'il apporterait les modifications constitutionnelles qui leur permettraient de s'émanciper collectivement à l'intérieur de celui-ci.

S'étant assuré de la fidélité des dirigeants des autres provinces et territoires, il put enfermer définitivement le Québec dans un cadre constitutionnel restreignant ses domaines de juridictions afin de légitimer l'occupation économique et culturelle de la province par le gouvernement central.

(Se donnant ainsi le droit de désavouer une politique linguistique susceptible d'entretenir trop longtemps le fait français dans cette partie du monde, d'intervenir dans les domaines comme l'éducation, les communications, la santé, les services sociaux, les municipalités et autres compétences généralement accordées aux peuples normaux. )

Le 9 septembre 2003, jugeant les plaies qu'il a ouverte en terre de Québec
parfaitement cicatrisées, le président Chrétien et son général Stéphane Dion, qui avaient amorcé depuis une dizaines d'années une politique d'aliénation du peuple Québécois, ( plan B), décidèrent de renommer un aéroport de la métropole Québécoise en l'honneur de Pierre Elliot Trudeau pour ainsi permettre aux Québécoises et aux Québécois dont la mémoire avait été amputée avec la complicité des médias, de vénérer celui qui les empêché à coup de mensonge et de coercition de déplier les genoux pour marcher de leur propre chef, sur le sentier des peuples libres.

 "Qu'ils lui rendent grâce de leur avoir épargné un tel péril! »

 Voilà précisément ce que nous redoutons qu'il se produise, nous qui refusons de consacrer quelque espace que ce soit à ce personnage qui de tout temps a nier l'existence du peuple Québécois et saboté toutes ses demandes et aspirations légitimes.

Montréal ne capitulera pas le 9 septembre 2003 comme elle l'avait fait 243
ans auparavant, le 9 septembre 1760!   Et l'obélisque du conquérant ne sera
pas érigé sans peine et sans fracas !

Nous nous rendrons donc à Dorval, le 9 septembre 2003 pour dire non à cet
affront historique fait au peuple Québécois, victime des violences et du mépris de ce personnage détesté qu'était et est toujours Pierre Elliot Trudeau !

Nous entretiendrons dans l'esprit de nos enfants, le souvenir d'un homme pour qui leur destin d'hommes libres ne devait pas s'accomplir!

Gilles Réhaume, Frédéric Labrie, François St-Louis, Martin Lamontage,
Patrice Germain, Julie Godin, Jacques Labrie, Hélène Beauchemin, Caroline
Paquin, Robert Bertrand, Valérien Lachance, Claude G. Charron,

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mardi 2 septembre, 2003 07:32

Manifestations anti-PET

Le MLNQ se joint à la coalition anti-PET et sera des manifestations les 6 et 9 septembre.

            Le Mouvement de Libération Nationale du Québec (MLNQ) a accepté de se joindre à la coalition contre le changement de nom de l’aéroport de Dorval en celui de Pierre Elliot Trudeau et entend mobiliser ses troupes pour les manifestations des 6 et 9 septembre.

Le MLNQ se joint donc à la coalition dont M. Gilles Rhéaume sera le porte-parole et qui est formée, entre autres, du Rassemblement pour un Pays Souverain (RPS), de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (SSJBM) et du Mouvement Souverainiste du Québec (MSQ), afin de dénoncer avec ces autres organisations le fait que l’on rende hommage à un homme dont la carrière s’est bâtie sur le mépris du peuple québécois et qui s’est déchaîné à combattre toute volonté d’autonomie des Québécois.

Ainsi, le MLNQ rappelle que PET est l’homme de la dictature des Mesures de guerre, des arrestations sans mandat, des détentions sans accusation, de la suspension des libertés civiles et démocratiques. C’est également l’homme qui prétendait sans rire que l’indépendance du Québec serait un « crime contre l’humanité », et ce alors qu’il envoyait les chars d’assaut de l’armée canadian dans les rues du Québec. C’est l’homme de la trahison de 1982 et de l’imposition aux Québécois d’une constitution étrangère. C’est l’homme qui se plaisait à traiter les Québécois de « mangeurs de hot-dog » parlant un « lousy french ». C’est aussi l’homme qui avait répondu aux revendications des « gars de Lapalme », avec toute la classe qu’on lui connaît, en leur disant de « manger de la marde ». La liste pourrait être plus longue.

C’est pourquoi le MLNQ n’a pas hésité à accepter l’offre de se joindre à la coalition contre le changement de nom de l’aéroport de Dorval pour celui de Pierre Elliot Trudeau et invite ses membres et sympathisants à se mobiliser pour la manifestation 6 septembre à Montréal, de 12h à 15h devant les nouveaux bureaux de Jean Charest situés au 2001 rue McGill College à Montréal, et également pour celle du 9 septembre à l’Aéroport International Dorval, de 10h à 12h30 devant l’édifice central, lors du dévoilement protocolaire de sa nouvelle appellation.

-30-

Raymond Villeneuve
Président du MLNQ
(514) 279-1118
ou
Pierre-Luc Bégin, v.-p. MLNQ
(418) 651-9493 et (418) 260-2201

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Lettre ouverte à Paul Martin

Montréal, le 3 septembre 2003

L’aéroport Pierre-Elliott-Trudeau est un autre coup de force de Chrétien

Monsieur Paul MARTIN
Député de Lasalle-Emard
Chambre des Communes
Ottawa-Canada

Monsieur le député et futur Chef du PLC,

Il n’est point nécessaire d’être un souverainiste québécois, comme le prouve les nombreux messages que la Coalition reçoit chaque jour, pour s’opposer au projet de modifier le nom de l’aéroport de Dorval qui existe depuis 1941.  Nous voulons attirer votre attention sur un des nombreux points d’ombre de cette intention délirante de Jean Chrétien.  Cette décision a été prise unilatéralement, sans  aucune consultation avec les autorités québécoises.  Il n’est pas normal qu’en 2003 un gouvernement comme celui du Canada agisse de la sorte.  Le temps de l’arrogance et du mépris est périmé…  Nous osons l’espérer.

Des milliers et des milliers d’hommes et de femmes, en octobre 1970, suite à la proclamation de la Loi des mesures de guerre, coupables du seul fait d’avoir des idées indépendantistes ou de compter, parmi leurs relations, des militants québécois favorables au pays du Québec, ont été interpellés, perquisitionnés, fouillés, interrogés, interpellés, arrêtés ou emprisonnés.

Changer la nom de Dorval en Pierre Elliott Trudeau serait interprété comme une caution de ces gestes odieux que nous porterons devant les instances internationales pertinentes.

Dans quelques mois, vous dirigerez  le Parti libéral du Canada.  Nous vous exhortons à tout faire pour que cette absurdité soit bloquée dans sa réalisation.

Vous en êtes capable.

Jamais nous ne ralentirons nos efforts et nous porterons nos griefs partout au Québec et ailleurs dans le monde.  Les dictateurs, ceux qui font emprisonner leurs adversaires politiques, ne doivent pas être ainsi honorés.

Le Canada anglais a fait reculer le gouvernement dans le cas du Mont-Logan ;

Dorval vaut bien Logan !

Recevez, Monsieur le futur Premier ministre, l’expression de nos sentiments distingués.

Gilles Rhéaume
CCPET
Courriel : bienvenue62@hotmail.com
Tél. : 450-674-0461

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vendredi 5 septembre, 2003 13:15

[quebecsouverain] Manifestations

Bonjour à vous,

Le RPS vous invite à participer à titre individuel aux manifestations prévues pour dénoncer le changement de nom de l'aéroport Dorval.

Les manifestations auront lieu :

1) le samedi 6 septembre dès midi au 2001 rue McGill College, devant les bureaux de Jean Charest.

2) le mardi 9 septembre devant l'aéroport entre 10h et 12h30.

Plusieurs personnalités seront présentes.

Vous pouvez obtenir davantage d'informations en écrivant un courriel  à
bienvenue62@hotmail.com
ou par téléphone au 450-674-0461.

N'oubliez pas d'apporter vos drapeaux du Québec.

Nous espérons vous voir en grand nombre aux manifestations afin de dénoncer
cette injustice.

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vendredi 5 septembre, 2003 16:32

Annonces publiques et nouveautés [09/05/2003]

TOUS À DORVAL LE 9 SEPTEMBRE PROCHAIN

Soucieux d'une meilleure connaissance et d'une plus grande valorisation du patrimoine historique au Québec, le site Les Patriotes de 1837-1838 a
officiellement pris position contre la décision du Gouvernement du Canada de
rebaptiser l'aéroport de Dorval du nom de l'ancien Premier ministre Pierre
Elliott Trudeau.

1) Le choix du site nous apparaît inopportun compte tenu du rôle négatif joué par les gouvernements de Pierre Trudeau dans le développement aéroportuaire de Montréal, notamment à l'occasion du fiasco financier et humanitaire de l'aéroport de Mirabel.

2) Pierre Trudeau nous semble occuper une place plutôt funeste dans l'histoire récente du Québec, en particulier à Montréal où on se souvient surtout de ses gestes arrogants et de ses décisions anti-démocratiques.

Nous invitons donc tous nos visiteurs à se joindre à la manifestation qui doit avoir lieu à l'aéroport de Dorval lors de la cérémonie proclamant le nouveau nom le mardi 9 septembre prochain à 10h00.

Signer la pétition contre la décision du gouvernement de rebaptiser l'aéroport de Dorval :

http://www.petitiononline.com/PET/petition.html

 BANQUE DE COLLABORATEURS

Nous sommes à entièrement réviser le contenu scientifique du site que nous
consacrons aux Rébellions et aux Patriotes de 1837-1838.  Afin de mener à bien cette tâche immense, nous souhaitons constituer une banque de collaborateurs possédant une expertise spécifique sur l'histoire de cette période, notamment en histoire régionale. Vous êtes invités à vous y joindre et à ainsi contribuer à améliorer le contenu du site et à épauler nos visiteurs à la recherche d'informations sur des thèmes où vous pouvez les aider.

Pour vous joindre notre banque de collaborateurs et de personnes-ressources, il ne vous suffit que de vous inscrire pour l'une ou l'autre des rubriques proposées.  Vous disposerez d'un mot de passe personnel, si bien que seul vous pourrez modifier ou effacer votre inscription le cas échéant.  Merci de votre collaboration et ainsi contribuer à la diffusion d'une information de meilleure qualité sur Internet. Les contributions au site seront bien sûr soulignées à moins
d'avis contraire.

Joindre notre banque de collaborateurs et de personnes-ressources :

http://cgi.cvm.qc.ca/glaporte/articles.pl?action=ADDITEM

Tout cela est bien sûr sans prétention.  Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues !

[THÈMES GÉNÉRAUX : Généalogie, Histoire sociale, Histoire institutionnelle,
Histoire du droit canadien, Histoire politique, Histoire militaire, Histoire
économique, Histoire des idées, Histoire rurale, Histoire de l'art, Histoire de la littérature. HISTOIRE RÉGIONALE : Montréal, Québec, Trois-Rivières, Côte-Nord, Côte-Sud, Bellechasse-Beauce, Bois-Francs, Yamaska, Bas-Richelieu, Haut-Richelieu, Estrie, Suroît, Deux-Montagnes, Lanaudière, Mauricie-Portneuf, Haut-Canada (Ontario), Maritimes]

20 SEPTEMBRE - CONTES D'AVANT L'AUTOMNE : Le conteur François Lavallée en spectacle le 20 septembre à Saint-Denis.

La Maison nationale des Patriotes vous convie au spectacle du conteur François Lavallée le samedi 20 septembre 2003 à 20 h 30 à la meunerie située au 110 rue St-Thomas à Saint-Denis-sur-Richelieu. Découvrez les nouveaux contes de ce bricoleur d'images, fabricateur de mots et de rêves et revivez les péripéties du forgeron kamikaze ainsi que celles de M. Richard, trempeur de couteau. Contes d'avant l'automne se veut un spectacle intimiste (60 places) qui allie le nouveau à l'ancien, la sandale à la chaise et le verre d'eau à la bouche. Le 20 septembre prochain, célébrez l'arrivée de l'automne en compagnie des images, des mots et des rêves de François Lavallée. Dans un décor évocateur aménagé dans la meunerie de Saint-Denis-sur-Richelieu - un bâtiment agricole datant de 1940 - François Lavallée vous transportera loin de votre siège au pays des images bricolées à la main. $10 par personne.

INFO : M. Stéphane Chagnon (450) 787-3623. direction@mndp.qc.ca

** RAPPEL **

13 SEPTEMBRE - SOCIÉTÉ D'HISTOIRE DES RICHES-LIEUX : Vingt-cinq ans au
service des Patriotes et du Patrimoine

Il y a 25 ans cette année que la Société d'Histoire des Riches-Lieux a été fondée par une trentaine de citoyens de Saint-Charles et de Saint-Denis-sur-Richelieu. Elle portait au début le nom de Comité de la Fête des Patriotes parce que son premier objectif était de voir à l'organisation de la Journée dans les deux endroits, au mois de novembre.  Ce 25e anniversaire sera souligné d'une double façon, le 13 septembre par un BRUNCH à Saint-Charles, avec M. Jacques Lacoursière comme conférencier;  et par le lancement d'un ALBUM-SOUVENIR à la Salle du Conseil à Saint-Denis.

INFO : Onil Perrier, président Tél. (450) 787-3229 perricha@sympatico.ca ou
Claude Gravel, v.-p. (450) 584-1156 ctgravel@mediom.qc.ca

 Notre site est toujours au http://cgi.cvm.qc.ca/Patriotes

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vendredi 5 septembre, 2003 17:17

http://iquebec.ifrance.com/quebecunpays/PIERRE-ELLLIOT-TRUDEAU.html

Subject: Changement de nom aéroport Dorval

Bonjour,

Je sais qu'il y aura manifestation la semaine prochaine à l'aéroport de Dorval concernant le changement de nom de aéroport de Dorval à aéroport Pierre Elliot Trudeau.

Voici une bonne idée de moquerie concernant ce changement de nom ridicule (traduction libre)

Bien à vous,
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samedi 6 septembre, 2003 17:14

Nous étions près d'une centaine de personnes ce midi.

Parmi, un étudiant de l'UQTR qui a tout filmé pour ses cours. Nous aurons la bobine.

Un magnifique esprit militant s'est illustré.

Tous les médias étaient présents.

Nous verrons ce qu'ils feront de tout ce materiel.

Nous avons pris les noms des personnes.

Bravo Etienne Boulay pour votre venue mardi.

Nous vous attendons.

GiIlles Rheaume

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Merci Gilles pour ce compte rendu.  Heureux de voir que le rassemblement était relativement important.

Il me semble avoir entendu à un canal anglophone du Québec que certains de nos compatriotes n'étaient pas tellement heureux, non plus, de ce changement de nom proposé.

Je ne sais s'ils vont aller jusqu'à manifester, eux aussi ou se joindre à votre groupe.

Je rappelle, pour mardi prochain :

"Mardi prochain, le 9 septembre, de dix heures  à midi, pendant que les autorités canadiennes procéderont au changement de nom, la CCAPET manifestera son opposition  aux abords de l’aéroport rappelant ainsi que cette décision est fort controversée au Québec.  Monsieur Turp sera également présent et il prendra la parole."

Je compte m'y rendre puisque les heures me conviennent davantage.  J'aimerais savoir ou, exactement, se tiendra la manifestation.

Il serait bon de nous indiquer :

a)  Via quelle autoroute

b)  et le lieu précis du rassemblement

Merci bien et à bientôt

Robert Bertrand
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dimanche 7 septembre, 2003 10:18

Voici un article paru dans Cyberpresse aujourd'hui.

Franchement, j'en ai MARRE de cette appellation de "pur et dur".  Et Dion?  Et PET?  Ce ne sont pas des DURS?  Il y a quelque chose dans cette expression qui discrédite les gens...  comme si on était bornés, extrémistes...  Vraiment, il faudrait que nous nous mettions à l'utiliser pour les fédés!

L'article:

Le dimanche 07 septembre 2003

aéroport Trudeau

Des souverainistes demandent à Charest de se prononcer

Cyberpresse et Raymond Gervais (La Presse)

Les souverainistes purs et durs demandent au premier ministre du Québec, Jean Charest, de se prononcer sur la décision d'Ottawa de rebaptiser l'aéroport de Dorval du nom de l'ancien premier ministre du Canada Pierre Elliott Trudeau.

Hier midi, quelque 70 d'entre eux, avec à leur tête Gilles Rhéaume, ont défilé avenue McGill afin de dénoncer le changement de nom de l'aéroport.

Selon Gilles Rhéaume, changer le nom de Dorval pour Pierre-Elliott-Trudeau n'a aucune logique.

Plus de détails dans La Presse de dimanche.

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dimanche 7 septembre, 2003 11:21

Merci Manon,

En effet, de notre côté, on parle de la Capitale Nationale, de l'Assemblée Nationale, d'activités nationales.

On a vu des imitateurs purs et durs d'Ottawa parler de leur Capitale Nationale, de sport national, et quoi d'autre.

Alors, faisons de même :  Les purs et durs fédéralistes :  les Dion, les Cauchon, les Pettigrew, les Chrétien, les Collenette...  n'est-ce pas ce dernier qui a fait la proposition de changer de nom à l'aéroport ?

Affublons-les des mêmes noms aussi souvent qu'il nous est possible.

Les purs et durs, les racistes, les nationalistes.  Ne manquons aucune occasion d'utiliser les mêmes termes.  À la fin, ils seront banaliser... et cela ne voudra plus rien dire.   Mais, pour le moment, cela veut encore dire quelque chose.  Servons-nous en, à toutes les occasions possibles.

Une belle journée à tout le monde, et à toi, en particulier, Manon.

Robert Bertrand
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dimanche 7 septembre, 2003 11:54

Et La Presse ne serait pas pure et dure ?

SVP des letrres ouvertes a La Presse et au journaliste...

Excellent Manon.

Faut les stopper !

gr

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dimanche 7 septembre, 2003 12:16

J'ai envoyé une lettre au journaliste...

Je pense que si nous étions quelques uns à envoyer des lettres ouvertes...
peut-être qu'on aurait une chance qu'une soit publiée?

Manon
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dimanche 7 septembre, 2003 13:59

C'est quoi des purs et durs ?

Chrétien, le père d'une des administratrices de LA Persse, le beau-père du
patron n'est-il pas un pur et dur ?

Y avait deux fédéralistes parmi nous, sont-ce aussi des purs et durs ?

Plus j'y pense, il faudrait que quelqu'un qui était là porte plainte.

Il ne faut pas que ces folies journalistiques reprennent.  Stoppons cela
tout de suite.  Il serait bon qu'un groupe, n'importe lequel, porte plainte
suite à la lecture de l'article.

Ottawa et ses satellites font une guerre de nerfs.  Pour diverses raisons,
rarement nous prenons le temps de répliquer comme il se doit.  Il s'agit
pourtant d'une question de principes.

Beaucoup de personnes ont eu peur de joindre nos rangs, d'adopter nos idées
parce que la soi-disant élite, les bien pensants les en ont détourné par des
mises en garde aussi grotesques que soutenues et répétées...

Manon a eu raison d'attirer notre attention.

Il faut agir.

Gilles Rheaume
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dimanche 7 septembre, 2003 16:25

Gilles Rhéaume et Manon parlent de guerre et de guerre de nerf.

En fait, il s'agit d'une guerre tout court, une vraie guerre, une vraie de vraie. Certes, il n'y a pas eu d'engagement armé depuis les dernières années, mais la guerre est là pour rester, durer, s'envenimer et s'aggraver.

Ne nous faisons aucune illusion à ce sujet. Mieux vaut s'instruire en conséquence.

La guerre est complètement dans la volonté de posséder, dominer et soumettre, opposée à une volonté de ne pas se laisser posséder, dominer et soumettre.

Qui ne comprend pas cette volonté ne comprend rien à la guerre.

La stratégie est la guerre traduite en acte.

Nous aurions grand tort de croire que des coups de mouchoirs vont faire reculer nos adversaires. Plus ils savent qu'ils nous font mal, plus ils se réjouissent, Plus ils savent que nous sommes froids comme le glacier qui a coulé le Titanic, que nous connaissons nos principes de guerre, que nous agissons sans nous agiter,
plus ils s'inquiéteront et plus ils multiplieront les bourdes qui vont nous révéler toutes leurs faiblesses.

Ce n'est pas le temps et pleurer et s'apitoyer mais d'apprendre à entrer résolument dans cette guerre et à nous battre, de savoir d'abord et avant tout que la victoire tactique n'est pas la fin de la guerre loin de là.

La politique est affaire d'intérêts, de rapports de forces et d'effectivité : la guerre aussi, la diplomatie aussi.

Nous avons encore la mentalité du coup de mouchoir.

Il est temps de ça cesse. L'adversaire nous méprise et nous hait? Quoi de
neuf? Nous n'en perdrons ni notre latin ni notre sommeil.

Rappelez-vous les principes: appréciation, détermination, maintien du moral,
concentration et économie de l'effort.

Tous, nous devons lire et étudier Sun Tsu, ne serait-ce que celui-là, et
dans les moments de mouchoirs, le relire et rentrer en dedans nos colères,
afin de mieux les traduire en actes, maintenant et dans l'avenir.

Allons, debout, et que votre déception du moment devienne la détermination
qui nous fait continuer la guerre et poursuivre.

Même après la souveraineté et l'indépendance, nous serons encore et toujours en guerre.

Et après? Il faut bien avoir de quoi s'occuper n'est-ce pas?

Si l'adversaire nous fait la guerre, c'est parce que nous en valons la peine. Alors qu'on entre froidement et résolument dans ce jeu et qu'on apprenne à cesser de pleurer et à en jouir.

Levez la tête et commencez tous par vous instruire des choses de la guerre. Après Sun Tse, étudiez Machiavel, Marmont, Monluc, Grouard, Klauzewitz, César.

Je vous promets des jouissances, celles qui viennent avec le combat et la
détermination consciente, à mesure que la volonté de vaincre et la lucidité
augmentent.

Bonne journée.

René Marcel Sauvé
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dimanche 7 septembre, 2003 16:46

Mounier avait étudié cette façon de décrire les gens convaincus comme des “purs et durs”.

Le rejet de “l’extrémisme”?

Il rappelait le mot de Stendhal: “Tout acte, au moment où il est posé apparaît comme un extrême”.

Et il citait aussi la Bible “Ne soyez pas trop juste ni trop sage de peur qu’à la fin vous ne soyez pas comme un stupide.”

Nous sommes des militants, des “agitating minorities”. Elles font le monde.

Vive les enragés!

José
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dimanche 7 septembre, 2003 18:02

Il arrive parfois que nos voisins nous harcèlent, nous cherchent des pous.  Il faut savoir pourquoi ils nous font cela.

On s'en rend vite compte :  la qualité de notre terrain, la qualité stratégique de notre situation, nos avoirs de toutes sortes.  Tout cela les dérange.

Par tous les moyens ils vont nous chercher noise.

Avant 1967, le ROC c'était des morceaux de terrains ici et là, des populations disparates, des entités différentes.  Il existait sur papier et encore.

De notre côté, de 1960 à 1967, on s'est mis au monde :  "Maîtres chez nous",
"Égalité ou Indépendance".  On savait ce que l'on voulait et on agissait en
conséquence.  On s'est assumé.  On a pris possession de notre territoire ! On prenait une place dans le monde d'aujourd'hui !

On a nationalisé les Compagnies d'hydro-électricité pour se donner un fleuron Québécois :  Hydro-Québec avec son élite et ses employés francophones; on a construit les écoles, les hôpitaux, les polyvalentes, les CÉGEPS, les Universités, les routes, les autoroutes, les ponts, on s'est mis beau pour être fier de nous-mêmes et pour recevoir le monde :  Terre des Hommes !

Terre des Hommes, avant lui, avant De Gaulle, c'était l'Expo 67 du Canada !

Tous les Chefs d'État étaient reçus au Canada et passait par le Canada et restait au Canada puisque Terre des Hommes était devenu terre du Canada ! On refusait à ces Chefs d'État de connaître le Québec, le Pays du Québec.  Ils ne venaient pas à Québec.  Il ne fallait pas les voir parler au Premier Ministre du Pays du Québec !   C'était interdit par la diplomatie du Canada. On a payé -- nous Québécois -- pour Terre des Hommes pour servir les intérêts du Canada.

Avec De Gaulle, internationallement, c'est devenu la reconnaissance de l'existence internationale du Pays du Québec qui s'affirmait dans le "Vive le Québec Libre !"

Cela a rendu jaloux nos voisins.  On faisait plus beau, plus grand, plus imposant.  Il fallait nous faire payer nos folies des grandeurs et c'est à partir de là qu'ils en ont bavé.

Dès lors, avec Terre des Hommes, nous étions ce que nous nous souhaitions !
Un Pays à caractère international, bien délimité sur notre territoire du Québec.  Les Québécois de toutes origines étaient fiers de cette réussite hors du commun.

De leur côté des frontières du Québec, ils se sont créés une certaine unité sur le dos du Québec.  Il ne fallait plus rien donner au Québec disait des propagandes des politiciens véreux à la Trudeau, à la Marchand, à la Pelletier, à la Lalonde et Compagnies...

Géographiquement, on avait une place sur la planète, on était reconnu comme
Québécois existant comme Pays de la terre :  Terre des Hommes.

On aime notre terre du Québec, c'est elle qui nous nourrit, nous fait vivre, nous permet de nous développer par la qualité de notre travail, par la qualité de nos richesses naturelles que l'on développe, par la qualité des ressources hydro-électriques qui nous sont particulières, par la qualité de nos réussites dans plusieurs domaines de l'aéronautique, de la pharmaceutique, par les communications, et...

Ceux qui ne sont pas des nôtres contrôlent de façon inappropriée les réseaux
de télévisions, de journaux, de radios.  Ils nous en font encore bavés, jusqu'à présent.  Ils nous manipulent par leur propagande.  Ils sont les seuls avoir le contrôle à notre détriment.

Il faut que l'ensemble de nos citoyens et citoyennes prennent connaissance de cet état de fait pour qu'enfin on puisse se donner des lois qui vont nous permettre de pouvoir s'informer à nos sources tout en ne rejetant pas les
avenues internationales.  Un réseau Québécois de nos communications
télévisuelles et de nos réseaux radios et journaux nous sont nécessaires pour se montrer d'abord à nous-mêmes et aux autres également.

Présentement, tous ces réseaux sont entre les mains d'étrangers à ce que nous sommes et à ce que nous voulons être.  Ils nous font accroire qu'on fait partie d'un Tout qui nous rejette comme entité particulière.

Il faut en faire état et il faut le faire connaître.

Nous avons notre territoire bien déterminé.  Nous avons notre Peuple sur notre territoire.  Nous nous devons d'avoir les outils pour l'enrichissement culturel, et pour les communications qui enrichissent la qualité d'un Peuple, d'une Nation, d'un Pays.

Le Pays du Québec, c'est marqué par son territoire.

Ce doit également être marqué par le développement de ses ressources dans les communications écrites, parlées et télévisuelles.

Les autres, présentement, se font accroire qu'ils dominent parce qu'ils ont le contrôle unilatéral de toutes nos communications entre nous !

Il faut que nos jeunes et nos moins jeunes en prennent conscience et assument les responsabilités des communications modernes sur le territoire du Pays du Québec !

Ainsi, nous pourrons développer les éléments de notre Histoire qui nous est
particulière.

Nous enrichiront notre langue commune du territoire du Pays du Québec.

Et les lois qui sont nôtres devront s'appliquer sur l'ensemble de toutes nos
activités.

Il faut reconnaître notre cheminement particulier, l'enrichir, le développer, et le rendre enviable aux yeux de l'ensemble de notre monde avant que de le faire refléter sur l'ensemble de la planète, par notre juste part des choses.

Robert Bertrand

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lundi 8 septembre, 2003 13:56

non à l'aéroport
Pierre-Elliott Trudeau

Je vous transmets un communiqué de monsieur Benoit Roy, président du RPS, concernant l'aéroport PET.

Je tiens à vous remercier de votre participation à la pétition qui se trouve sur notre site Internet : www.rpsquebec.qc.ca et continuez de publiciser la pétition afin que nous soyons un grand nombre à défendre nos intérêts. Déjà 81 signataires en moins de trois jours ! C'est grâce à vous !

N'oubliez pas de participer aux activités contre l'aéroport PET (aujourd'hui à l'UQAM, demain à l'aéroport...)

Consultez notre site Internet pour plus de détails.

Bonne journée,
Suzanne Roy.
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NON À L’AÉROPORT PIERRE-ELLIOTT TRUDEAU

Samedi le 6 septembre avait lieu officiellement le changement d’appellation de l’aéroport de Dorval pour celui de Pierre-Elliott Trudeau.  Il s’agit d’une date à retenir puisqu’il s’agit encore une fois d’un geste unilatéral du gouvernement canadien pour bafouer notre peuple.  Que ce nom soit donné à un édifice public canadien en dehors du Québec passe encore.  Mais qu’il soit attribué à un aéroport sur le territoire québécois, c’est carrément une insulte.

Pierre-Elliott Trudeau ne doit pas être vénéré sur notre sol.  C’est le symbole du colonialisme canadien.  Trudeau a toujours cherché à réprimer le nationalisme québécois qu’il abhorrait d’une manière excessive.  Pour lui, le peuple québécois n’a jamais existé.  Que l’on vienne nous dire qu’il fut un grand Canadien et même un grand Québécois pour que l’on accepte d’honorer sa mémoire tient de la supercherie et de la tromperie.

Monsieur Trudeau fut celui qui a le moins respecté les valeurs de notre nation.  Il fut celui qui provoqua la foule par sa présence lors de la Saint-Jean de 1968, surnommée « la Saint-Jean de la matraque », tellement la répression policière fut brutale.  Il fut aussi le grand responsable de la loi des mesures de guerre qui suspendit les libertés civiles alors qu’il savait sciemment qu’il n’y avait pas d’insurrection appréhendée. Plus de 500 personnes furent arrêtées arbitrairement et gardées en détention pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines.  Mais la faute la plus grave, fut sans doute celle de nous avoir imposé une constitution qui ne fut jamais acceptée par les Québécois, unanimement condamnée par tous les partis politiques de l’Assemblée nationale et jamais signée par aucun premier ministre québécois.  Cette constitution est l’outil de la domination canadienne au détriment de la nation québécoise, ayant pour seul but, celui de nous déposséder de nos attributs de peuple.

Il faut savoir avec quel acharnement monsieur Trudeau a travaillé dans l’ombre des coulisses diplomatiques pour que le Québec ne soit jamais considéré et reconnu comme un peuple.  Le nom de Pierre-Elliott Trudeau doit être associé à tous ces personnages de notre histoire qui ont cherché d’une manière ou d’une autre à nous faire disparaître.  Ce n’est pas un grand homme, c’est un être cynique et sans valeur pour nous.  Le 6 septembre n’est pas une grande date, c’est plutôt une date honteuse et humiliante.  N’honorons pas sa mémoire d’aucune manière, ça n’en vaut pas la peine.

Benoît Roy
Président du Rassemblement
pour un pays souverain
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mardi 9 septembre, 2003 16:22

Ce mardi vers 15h 45, Lapierre a dit que les manisfestants n'étaient que deux
dizaines, les mêmes que samedi..

Il faut que nous soyons nombreux à porter plainte au Conseil de presse pour
désinformation.  Cet homme parlait comme une créature de Trudeau et ne
pouvait plus faire son trravail correctement.

SVP des plaintes avec copie ici et a frontdacier@hotmail.com

Adresse du Conseil info@conseildepresse.qc.ca

Merci

gr
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mardi 9 septembre, 2003 17:42

Je suis allé ce matin à la manifestation à l'aéroport de Dorval. Nous n'étions pas nombreux mais il faut tenir compte aussi du fait que cette "cérémonie" a été désignée pour avoir lieu le mardi de la deuxième semaine de septembre et pour cause:

1.Les étudiants sont à l'école et comme l'année vient à peine de commencer, eux et leurs profs ne sont pas en position de manifester.

2.Les syndicats ne sont pas en position de manifester non plus comme c'était le cas à Québec avec la réunion du G-7 ou G-8 si on veut. Cette fois, les syndicats étaient en position politique de force et pouvaient organiser une manifestation massive qui regroupait plus de 150,000 syndiqués. Un changement de nom à cet aéroport  est un acte vulgaire et vil, certes, mais qui n'a pas le poids politique d'une réunion internationale.

3.Il me semble qu'il y a eu confusion avec le permis de police. La police de Montréal a maintenant pleine juriction à l'intérieur et à l'extérieur de l'aéroport, qui tombe sous l'administration de l'ADM et qui comprend Mirabel et les terrains de Bombardier à l'ancien aéroport de Cartierville, maintenant converti en centre d'habitation "de haut de gamme" ou de "moyenne haut de gamme", peu importe.

Dans ce cas, Chrétien a pris pleine autorité sur ADM (Aéroport de Montréal), comme s'il s'agissait de son fief. Les organisateurs de la démonstration auraient pu parfaitement demander à la police de Montréal un permis pour manifester à l'intérieur tout comme les "supporteurs" qui ont applaudi Me Marc Lalonde, présent sur place.

Chose certaine, Chrétien nous en a passé une "petite vite" et comme toujours, nous n'étions pas en position de faire quoi que ce soit d'important.

Comprenez-moi bien, vous tous. Si Trudeau a été capable de chasser les habitants de Ste Scholastique de la manière la plus arbitraire, c'est parce que le Québec ne possède aucun titre sur son territoire, aucun.

Les titres sont  complètement avec la Couronne Britannique et Son Gouvernement à Ottawa dispose du territoire à sa guise, que les Québécois se "fâchent" ou non, ce qui les fait rire de toute manière.

Le contexte territorial est encore le même qu'au temps de la déportation des Acadiens.

Effectivement, nous pourrions tous être déportés sauf qu'une telle décision ne serait pas praticable dans les conditions actuelles.

Ne comprendrez-vous donc jamais que l'oligarchie au pouvoir peut découper le
territoire du Canada et du Québec comme un gâteau et que personne ne pourrait agir pour s'y opposer?

Ni les Westminster Revised Statutes de 1931 ni le Canada Act de 1982 n'ont
changé le statut territorial du Canada de quelque manière que ce soit. Les Loyalistes et les Orangistes savent qu'aussi longtemps que ce statu quo va être maintenu, ils pourront disposer de nous à leur guise. Ils savent que le pouvoir est dans ses communications et dans la possession territoriale et aussi dans le contrôle absolu de la fiscalité.

C'est comme un propriétaire et son locataire.

Le propriétaire a des libertés que n'a pas le locataire, loin de là, mais dans notre cas, on nous dit que nous sommes libres et nous le croyons comme une bande d'ignorants.

C'est ce qui est arrivé au référendum de 1980, avec le slogan`"J'y suis j'y reste pour ma liberté" et les Québécois ont voté NON par peur de perdre leur "liberté" aux mains des gros méchants "communiches et séparatisses".

Que sert-il d'être "libre" lorsqu'on a aucun pouvoir?

C'est bien entendu que ce Lapierre est de connivence avec le pouvoir en place.

Jamais il ne tiendra compte du contexte mais il profitera du "petit nombre de protestataires" pour faire croire à tout le monde que "personne" ou presque ne soulève la moindre objection à la nomination de l'aéroport PET ou FART INTERNATIONAL AIRPORT.

Un fédéraliste anglo qui tenait un drapeau Canadian avec deux bandes bleues
me disait ce matin : "Pourquoi faire de l'histoire, pourquoi est-ce que vous
ne vivez pas au présent" ?  Combien de gens mordent à un hameçon de ce genre ? Je lui ai répondu que l'histoire nous montrait nos continuités et nos statuts que lui et ses acolytes cherchent à nier. Il n'avait plus rien à répondre.

En matière de statut territorial, le présent est fait de ce qui a été accompli dans le passé. Comme toute propriété "présente" dont le statut remonte assez loin en arrière.

C'est un bien collectif et non un bien individuel. Il y a une énorme différence entre l'un et l'autre.

Retenez tous cette définition et axiome central en géopolitique: Un statut
est l'état de ce qui est investi.

NOUS, Québécois, avons investi pendant quatre siècles et nos ennemis
cherchent à prouver que nous n'avons aucun statut. Ils savent que nous avons
abandonné l'étude systématique de l'histoire et qu'en conséquence, nous ne
savons  pas ce qu'est un statut.

Par exemple: Un étudiant entreprend des études de génie mécanique. Il y
travaille pendant cinq ans,théorie et pratique et encore théorie et
pratique, et finalement, il obtient son diplôme, qui est une reconnaissance
officielle de statut. Un autre entreprend d'étudier le génie mécanique par
son travail et ses études personnelles et n'obtient aucune reconnaissance de
statut, même s'il est meilleur ingénieur que le premier.

Transposons cet exemple à tout un peuple, qui entreprend de défricher et
coloniser une terra nullia, une terre de Caïn comme la nôtre, rude, ingrate
et dure à travailler. Son travail se prolonge pendant quatre siècles. En
même temps, grâce à l'Église, il organise systématiquement ses institutions
collectives pour devenir un État dans les faits.

Or, l'ennemi arrive et dit : "Laissez faire le passé. Vous n'avez rien fait et
n'avez aucun statut". Et voilà que le peuple est d'accord, veut se montrer
"large d'esprit", donc ignorant comme une mule et tombe dans les pièges de
ses  adversaires.

C'est ce qui nous arrive et c'est pourquoi avant de parler indépendance, il
nous faut l'ÉTAT RECONNU ET LES MOYENS DE LA DÉFENSE ET LA DIPLOMATIE QUI VA AVEC.

Est-ce que vous comprenez?

Je ne fais pas dans la dentelle. Je suis géographe, homme de guerre, sachant que le défaut de nous reconnaître et nous faire reconnaître nous fait beaucoup de tort. La géopoltique est primitive, durement réaliste. Elle n'est pas une utopie, ni un idéal ni un modèle. Un statut réel comme le nôtre, statut de peuple, de nation et d'État, n'est pas une invention de la littérature.

Mais les choses les plus fondamentales, les plus primitives et les plus simples demeurent les plus difficiles à comprendre.

Je l'ai constaté comme prof.

René Marcel Sauvé

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mardi 9 septembre, 2003 18:37

J'étais aussi à l'AÉROPET ce matin comme les 125 personnes au moins qui y étaient. Or, ce nombre de manifestants (comptés par au moins deux personnes) est divisé par deux pour tous les médias. C'est dégoutant ! Comment penser que nous recevons une information vraie quand lorsqu'on est présent à une manifestation, les journalistes se trompent à ce point.

Par ailleurs, on a tous entendu Marc Lalonde dire que la majorité des personnes au Québec était en faveur de cette reconnaissance. Or tous ceux qui étaient présents savent qu'il a été hué et avec verve par les manifestants présents. Un peu plus, si nous avions été violents ce que nous ne sommes pas, il aurait été lynché !

Monsieur Sauvé, il y a longtemps que je ne peux plus supporter ce Jean Lapierre et je commence à ne plus pouvoir écouter ce Claude Charron, tant ils sont biaisés et pleutres dans leurs reportages concernant la souveraineté du Québec.

Enfin, que signifie cette phrase  < aucun titre sur son territoire, aucun. Les titres sont  complètement avec la Couronne Britannique et Son Gouvernement à Ottawa dispose du territoire à sa  guise, que les Québécois se "fâchent" ou non, ce qui les fait rire de toute manière >.

J'ignorais que nous n'étions pas propriétaire de notre sol au Québec et je ne dois pas être la seule. Je croyais que le fédéral n'était propriétaire que des cours d'eau et en particulier du Saint-Laurent. Merci de répondre. J'apprécie grandement vos connaissances et votre érudition.

Marie-Thérèse Miller (petite fille du premier géographe québécois Émile Miller)

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mardi 9 septembre, 2003 22:39

J'ai fait le voyage Trois-Rivières - Dorval pour la manifestation.  Je suis sur le point d'aller rejoindre mon lit, mais je tenais à faire quelques commentaires car peut-être que les prochains jours seront chargés pour moi.

Positif:

- Il y a coalition des différents mouvements souverainistes québécois.

- J'ai eu le privilège de rencontrer Mme Miller, M. Rhéaume, M. Brassard et en particulier M. Bertrand avec qui j'ai échangé sur la souveraineté.

- Ils ont parlé de nous aux nouvelles, ce qu'ils n'auraient pas fait si nous ne nous serions pas présentés.

- M. Rhéaume est le type parfait pour réchauffer une foule.

Moins positif:

- Il y a peut-être coalition, mais cela reste que de bonnes intentions pour l'instant.  RPS, RIQ, MNLQ, SSJB... beaucoup d'associations, beaucoup de membres mais si peu nombreux.  Le courrier électronique n'est pas suffisant pour faire bouger monsieur et madame.  On doit travailler à leur faciliter la vie.  Trouver des listes de membres du PQ et du BQ et appeller ces gens.  Une fois qu'un certain nombre est atteint, on loue un autobus s'il le faut.  Pour l'instant ça ressemble plus à un lendemain de bombardement surprise où l'on essai de s'organiser tant bien que mal. (Il faut voir dans mes commentaires une critique constructive.)

- Si on veut éviter qu'ils parlent de dizaines, il faut que nous soyons des centaines!

- Encore des signes d'improvisations: le groupe était morcelé, le point de rencontre n'était pas clairement établi...

- Je n'ai pu voir "À hauteur d'homme" à Ex-centris, je me suis battu pour trouver du stationnement sur place.

- Je n'ai malheureusement pas rencontré M. Sauvé.

Dans l'ensemble, il y a beaucoup de travail à accomplir pour atteindre un niveau d'efficacité acceptable, mais en retroussant nos manches cet objectif est atteignable.

Pour ma part je ne me déplacerai plus pour manifester si je ne réussis pas à amener d'autres gens avec moi.

Bonne nuit

Etienne Boulay
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L'aéroport de Dorval a officiellement changé de nom - Pierre-Elliott-Trudeau, un nom qui soulève colère et indignation

Les fils de l'ancien premier ministre défendent la mémoire de leur père devant une poignée de manifestants

Kathleen Lévesque, Caroline Touzin
Édition du mercredi 10 septembre 2003

Un vent de protestation a flotté hier dans l'air de l'aéroport international de Montréal-Dorval, devenu officiellement l'aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau. Ce sont les drapeaux du Québec et des Patriotes d'une soixantaine de contestataires qui ont accueilli Justin et Alexandre, les deux fils de l'ancien premier ministre canadien.

Quelques personnes, dont certains expropriés de Mirabel, ont manifesté leur opposition au choix du nouveau nom de l’aéroport de Dorval.

Jacques Nadeau

Textes associés
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(29.08.2003)
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(23.08.2003)
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(22.08.2003)
  Lettres: Trudeau à la mauvaise place
(10.09.2003)

Pendant qu'à l'intérieur de l'aéroport un quatuor à cordes jouait le Ô Canada pour célébrer la mémoire de Pierre Elliott Trudeau, à l'extérieur, des manifestants souhaitaient surtout rappeler ses décisions controversées. Quelques rares citoyens de Mirabel étaient d'ailleurs présents à la manifestation, soulignant l'ironie de nommer l'aéroport de Dorval du nom de l'ancien premier ministre. Ce dernier a créé l'aéroport de Mirabel en sacrifiant de très nombreuses terres agricoles. Réjean Éthier, qui a été exproprié en 1969, est l'un de ceux qui ne décolèrent pas. «C'est une insulte quand on connaît le gâchis du dossier des aéroports», a souligné M. Éthier.

Des souverainistes, farouches adversaires de M. Trudeau, pestaient eux aussi. Les militants du Mouvement de libération nationale du Québec, dirigé par l'ex-felquiste Raymond Villeneuve, le visage caché par un foulard, se plaisaient à parler de l'ancien premier ministre canadien comme d'un traître. Gilles Rhéaume, du Mouvement souverainiste du Québec, l'a qualifié de dictateur.

Un seul député du Parti québécois, Daniel Turp, s'était déplacé pour affirmer son mécontentement. Aucun député du Bloc québécois n'était présent. «C'est un devoir de se souvenir et de dire que l'on est contre cette décision unilatérale d'appeler cet aéroport Pierre-Elliott-Trudeau», a expliqué M. Turp.

Par voie de communiqué, le Parti québécois a qualifié la cérémonie de «célébration de l'arrogance et du mépris». Le PQ a appelé ses membres et ses sympathisants à faire connaître leur opinion «dans le calme, la sérénité et le respect de la démocratie».

Un vent de protestation flottait hier dans l’air de l’aéroport international de Montréal-Dorval, devenu officiellement l’aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau. Une soixantaine de manifestants choqués par la décision, armés de drapeaux du Québec et des Patriotes, ont accueilli Justin et Alexandre, les deux fils de l’ancien premier ministre canadien.

Jacques Nadeau

«Ça prend beaucoup de culot pour nous imposer une insulte pareille», s'est exclamée Marie-Thérèse Miller, une militante péquiste. Robert Bertrand, qui s'est déplacé de Québec, abondait dans ce sens. «Tout le monde devrait comprendre que Trudeau a refusé de comprendre le peuple du Québec. Il a tout fait pour nous subordonner à la "Canadian unity". [...] En niant ce qu'est le Québec, c'est nous rejeter. En fait, on nous veut, mais à genoux», a fait valoir M. Bertrand.

Invité à commenter ces réactions, Justin Trudeau ne s'en est pas formalisé. Selon lui, cette «petite manifestation» est une démonstration de la démocratie canadienne où tous les points de vue sont possibles. «Il n'y avait pas de consensus absolu sur la vie de mon père. Il y avait beaucoup de monde qui n'était pas d'accord avec lui et c'est certain qu'il y a des gens qui auraient aimé un nom différent pour cet aéroport et qui veulent essayer d'effacer le nom de Pierre Elliott Trudeau de l'histoire collective canadienne. C'est un peu irréaliste», a affirmé M. Trudeau avec désinvolture.

Plusieurs anciens ministres influents du cabinet de Pierre Elliott Trudeau, comme Marc Lalonde, Lucie Pépin (aujourd'hui sénatrice) et Jacques Hébert, comptaient parmi la cinquantaine d'invités à la cérémonie officielle. L'absence du premier ministre Jean Chrétien a été remarquée. David Collenette, ministre des Transports, l'a justifiée par le fait que c'est son ministère qui est responsable du dossier. Il souligne au passage le «leadership» dont son patron a fait preuve pour «reconnaître et rendre hommage à un fier Montréalais».

Justin et Alexandre Trudeau ont ensuite ravivé la mémoire de leur père en paroles et en gestes en faisant au passage un clin d'oeil aux manifestants présents à l'extérieur. «[Ne] pensez pas au premier ministre, [ne] pensez pas au champion ou à l'adversaire politique, pensez à l'homme, au Montréalais qui a mis ses talents au service de la ville qui l'a créé, qu'il aimait, au service du monde toujours en manque de justice et de paix», a souligné le plus jeune des deux, Alexandre.

Le nouveau nom sera en vigueur à compter du 1er janvier 2004.

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mercredi 10 septembre, 2003 16:24

Madame Miller,

Je m'empresse de vous répondre, bien que le sujet soit assez difficile pour quiconque ne connaît pas à fond la différence entre les termes possession territoriale, possession territoriale de facto (par fait accompli) et posession territoriale de jure (de plein droit) suivant le droit du plus fort.

Ne cherchez pas de morale dans ces définitions. Il n'y en a aucune.

La géopolitique ne fait pas de morale. Elle fonde ses études et conclusions sur les nécessités qui n'ont pas de loi, les nécessités les plus primitives que sont la nourriture, le vêtement, l'abri, la protection, les communications nécessaires pour vivre.

Ce sont les plus fondamentales et les plus primitives de toutes les valeurs et c'est à la géopolitique de s'en occuper et préoccuper. Et la géopolitique fonde ses conclusions sur des axiomes qui ont fait leurs preuves.

La nécessité n'a pas de loi est le premier de ces axiomes, qui demeure amoral parce qu'on ne peut pas moraliser la nécessité.

Poursuivons notre raisonnement primitif: Puisque la nécessité n'a pas de loi, il faut donc agir pour se procurer ces nécessités.

Or, deuxième axiome: personne ne peut agir seul.

Chacun agit dans et par les autres et inversement.

L'agir est donc collectif. Il dépasse l'individu qui ne peut seul(e) se procurer les nécessités qui lui faut pour vivre, y compris la compétence et le savoir.

Troisième axiome: aucun espace géographique restreint à la dimension de quelques individus  ne peut fournir toutes les nécessités qu'il faut trouver pour vivre.

L'espace nécessaire doit donc être assez large et assez pourvu pour permettre à l'agir de s'activer. Cet espace est le territoire au sens humain du terme.

Le territoire est cet espace protégé qui fournit à une population donnée les moyens de vivre et de s'activer afin d'étendre son réseau de relations avec les territoires voisins. Le territoire pourvoit à la  nourriture, l'abri, le vêtement et autres nécessités(nous ne parlons pas de luxe), ainsi que la possibilité de constituer des surplus qui seront échangés pour d'autres commodités.

Le territoire est également le premier facteur d'identité collective, de même que le premier facteur de la raison de vivre d'une population donnée, qui devient un peuple par son identification au territoire et, par la possession territoriale, comme je l'explique dans Géopolitique et avenir du Québec, devient une nation, une société territoriale.

Vous comprendrez facilement que la dépendance des populations sur les nécessités qui n'ont pas de loi les rendent extrêmement vulnérables aux exploiteurs et profiteurs de toutes sortes. D'où nécessité d'organiser les nécessités de manière à protéger les dépendances contre l'exploitation. Nous entrons maintenant dans le domaine de l'État, nécessaire lui aussi.

L'extrême vulnérabilité des populations est telle que leur exploitation, leur inféodation et leur soumission servile sont facilement acquises lorsqu'elles ne possèdent pas leur propre État, ou pouvoir collectif qui leur permet de vivre et se protéger et en même temps, de progresser vers une plus grande qualité de vie.

Tous les empires qui ont dominé  le monde, tous, ont été fondés sur l'exploitation sans vergogne des nécessités de base: nourriture, vêtements, médicaments, matériaux d'abris et tout ce qui est perçu comme nécessaire même s'il ne l'est pas, comme les objets de luxe liés à l'identitaire individuel et collectif.

Tous les empires s'arrangent pour demeurer possédants des territoires qu'ils occupent, même après la chute de l'empire. Car la possession territoriale place le possédant en position de force devant une population qui l'habite mais ne le possède pas.

Ces énoncés de base, primitifs pourtant, nous ne les connaissons pas assez, nous Québécois, qui cherchons tellement à être "raisonnables" alors qu'il n'y a pas de raison en cause, seulement des données primitives et potentiellement explosives lorqu'elles sont menacées.

Le possédant de droit (de jure) du territoire du Canada est la Couronne britannique, qui conserve droit de regard et de désaveu sur tout ce que font ses "loyaux sujets" sur SON territoire. Nous sommes tellement peu habitués de voir l'histoire en termes de CONTINUITÉS  que nous oublions l'essentiel.

Pourquoi est-ce que Sa Majesté est demeurée possédante de plein droit d'un territoire qu'elle n'habite même pas? Réponse crue et dure: parce que personne n'a été assez fort, militairement et diplomatiquement, pour faire changer les titres tenus par la Couronne britannique depuis le 10 février 1763. avec le Traité de Paris, par lequel le "Canada" changeait de "propriétaire" jusqu'à nouvel ordre.

Vous n'êtes pas la seule à ne pas savoir que nous ne sommes pas propriétaires de notre territoire au Québec et personne ne peut vous en blâmer non plus.  On ne vous l'a simplement pas montré ni expliqué en des termes plus crus et plus proches de la réalité qui n'a rien d'un idéal ou d'une utopie, ni encore d'un modèle.

Notre histoire est racontée en se fondant sur les personnes et certains faits de société qui nous ont marqués. Nous portons beaucoup d'attention à la défense de nos droits mais très peu au développement de nos pouvoirs d'action, en partant par notre statut territorial, de fait (de facto) et de droit (de jure).

Si je vous disais que l'événement le plus significatif pour nous dans notre progression vers les statuts reconnus de nation et d'État s'est produit aux États Unis en 1825, avec l'ouverture du canal Érié, qui relie New York avec les Grands lacs via la vallée de la Mohawk, vous ne le croiriez pas.

Et pourtant, tel est bien le cas, comme je l'explique dans mon livre, chapitre UN.

 Lorsque le livre est paru en septembre 1994, et que Le Monde Diplomatique en a fait un commentaire favorable, Jean Chrétien a fait acheter toutes les copies disponibles à Ottawa et les a fait lire et étudier par des gens de son cabinet. Personne n'en a jamais parlé pourtant.

Pourquoi pensez-vous que nous ne devons pas connaître les facteurs et actes qui ont changé notre statut territorial de fait (de facto_) et peuvent le changer de droit (de jure)? Parce que si nous le savions, nous saurions comment AGIR plutôt que nous agiter.

Deuxième événement d'importance: la construction des canaux et chemins de fer, parce qu'ils ont contribué à inciter la population loyaliste et anglophone du Québec a émigrer vers l'Ontario méridional et vers l'Ouest. Nous avons en conséquence constitué les premières caisses populaires pour acheter les fermes, propriétés et terroirs abandonnés par les Loyalistes.

L'homme de génie dans cette affaire: Mgr Louis Zéphirin Moreau, quatrième évêque de Saint Hyacinthe, qui a constaté ce qui se passait et a fondé la première caisse pop du Québec, vers 1873. L'argent a été et demeure pour nous une arme de conquête.

Posséder veut dire aptitude et capacité d'utiliser le territoire jusqu'au maximum de ses possibilités.

Or, le Québec, nous sommes en train de le posséder. Ce n'est pas une reconquête française mais notre conquête à nous et du même coup, la conquête de notre identité québécoise. C'est une conquête de facto (par fait accompli) que l'adversaire d'Ottawa ne peut manquer de voir et en face de laquelle de s'inquéter.

Quant à la possession de jure (de droit) avec droit de regard, de désaveu de recours à la force au besoin, prenons un exemple simple pour vous le faire comprendre:une propriété foncière ordinaire.

Lorsque vous allez voir un agent d'immeuble pour acheter une propriété et qu'il ou elle vous dit: Nous devons fouiller loin en arrière pour être sûrs des titres avant de procéder au transfert. Vous ne dites pas: "Ben, laisses-faire le passé. Ce qui est passé est passé". Un domaine foncier est toujours présent. Il n'est jamais passé et à défaut de régler le problème du droit de possession, les anciens propriétaires ou leurs descendants, peuvent revenìr à charge et réclamer le domaine et tout ce que vous aurez investi sera alors perdu.

Donc, si le titre sur une propriété peut remonter 100 ans en arrière et demeurer valide, un titre sur un grand domaine foncier qu'on appelle territoire peut demeurer valide pendant plusieurs siècles.

Nous parlons alors de "dynasties".

Dans ce cas, la solidité et la permanence du titre dépend de la solidité et de la permance de l'État, ou pouvoir organisé qui détient le titre, surtout sa capacité d'intervenir par la force pour maintenir son "droit", même lorsque personne dans la dynastie possédante n'occupe effectivement le territoire.  Lorsque l'État possédant s'écroule, ses titres aussi s'écroulent.

La possession de fait, de facto, vient surtout de l'investissement d'une population donnée dans le défrichement, colonisation et mise en valeur du territoire. Un tel investissement peut exiger entre quatre et douze siècles. Nous, Québécois, investissons depuis plus de quatre siècles dans cet espace géographique dont nous avons fait notre foyer national, possession légitime et niée par les
Loyalistes, héritiers présomptifs de tout le Canada, qui ont intérêt à ne pas sortir les titres de possession de la Monarchie anglaise.

Ni le BNA Act de 1867, ni les Statuts Refondus de Westminster, qui ont accordé plus de pouvoirs à Ottawa, ni le Canada Act de 1982, n'ont changé ni modifié les titres sur le territoire.

Remarquez que personne ne peut nier que, par nos investissements, nous sommes devenus possédants de facto du Québec et avons constitué aussi de facto notre propre État. Mais Ottawa veut gagner du temps. Il se comporte comme les Habsbourg qui ont détenu les titres sur l'Empire austro-hongrois pendant six siècles, aussi comme d'autres princes germaniques, dont les Hohenstauffen. C'est pourquoi j'ai posé il y a quelque temps la question suivante: Qui peut me définir ce que veut dire le terme Privilegium majus?

Je n'invente rien. Quelqu'un à Ottawa a étudié les principautés germaniques afin de savoir comment garder les titres lorsque l'Empire britannique sera déchu et que l'État anglais et sa Monarchie seront dévolus, ce qui ne devrait pas tarder.

La possession territoriale, de fait et de droit, c'est mon domaine, comme géographe spécialisé en géopolitique et en polémologie (une affaire de fous parce qu'il faut plus de 50 ans d'études et de travail avant de commencer à savoir de quoi on parle), de même que les conflits et les guerres, non comme ce que vous voyez à la tv mais la réalité encore plus réelle qu'est la volonté de possession et de domination des uns devant le refus des autres. Sans volonté de puissance, il n'y a pas de guerre et toutes les guerres sont primitives en ce sens qu'elles ont toujours les mêmes intérêts et les mêmes enjeux.

À nous donc, de NOUS reconnaître nous-mêmes possédants de facto de notre territoire et des assises de notre propre État, et partant, entreprendre de nous reconnaître et nous faire reconnaître possédants de jure.

Est-ce que je me suis fait comprendre? Le livre vous donne d'autres détails. Ce n'est pas évidemment un ouvrage qui raconte de belles histoires ni rien d'émouvant. Il est géopolitique, un peu lourd mais vous finirez par le comprendre.

Par dessus tout, prendre conscience de ce que veut dire possession, possession territoriale de facto et de jure, et finalement, l'État du Québec, lequel existe bel et bien de fait (de facto) et n'a plus qu'à se faire reconnaître, par les Québécois d'abord. Les autres vont suivre.

Bon après midi.

René Marcel Sauvé
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mercredi 10 septembre, 2003 19:22

Manifester, ensemble, pour une cause qui nous regarde, c'est pleinement justifié.  Quelques représentants de différents groupes étaient là, ils avaient leur porte-parole, c'est excellent.  Je ne m'attache, personnellement, à aucun groupe, et je garde mes coudées franches pour faire des interventions, si l'on veut bien m'approcher pour me demander mon point de vue.

Les portes-voix que sont certains journalistes, certaines "vedettes" qui sont largement payées par le pouvoir en place, ne sont que cela !  Il ne faut pas leur donner plus d'importance qu'ils n'en ont.  Le vedettariat est trop souvent éphémère, comme on le sait !  Ces vedettes s'abreuvent à même ce que certains journalistes officiels viennent chercher, viennent découvrir.

Notre cause, nous le croyons, elle est juste.  Les entrevues ont été nombreuses et diversifiées.  Les journalistes connaissent certaines personnes et, c'est normal, ils ont leur préférence.  Derrière tout cela, on le sait trop bien, se cachent les organismes de sécurité qui font leur travail de recherches.  On le sait comment ils travaillent.  Nous sommes des proies et tout égarement est vite enregistré et fiché.  Les bons coups le sont-ils ?  Très possible, également.

Toutes les raisons qui font que cet homme, pas tellement plus apprécié par la population anglophone qui n'a pas voulu que son nom soit relié avec un Mont, ne l'est pas davantage par la population du Québec.  Les sondages, au grand dam de Me Lalonde, grand sourire à la télé, démontrent nos positions quoi qu'il en dise.

Un événement comme cette démonstration est un moment privilégié pour parfaire, en très peu de mots, notre argumentaire.  On retient une phrase, une pensée et les journalistes font le reste : ils fignolent autour.  La "vedette" oriente à sa guise, le débat comme il se doit, pour le service de celui ou de ceux qui paient.  Nous, on ne paie rien.  Il faut bien l'admettre !

On en a eu l'expérience, un journaliste nous interview, et s'il trouve ce que l'on dit "acceptable" pour rencontrer ses propres critères de "topo", il va à la rencontre de d'autres journalistes et nous voilà pris à répéter, trois, quatre, cinq fois, en français, puis, en anglais pour répondre à leurs besoins de journalistes, à leurs besoins de topos.

Possiblement, bien imparfaitement, je me suis acquitté d'une tâche totalement imprévue à mon départ de Québec et à mon arrivée à Montréal, à Dorval.

Comme l'a souligné, ici, Etienne Boulay, il y a une organisation plus immédiate, plus circonstancielle à mettre sur pied, lorsque l'on accepte de mettre de l'avant une manifestation, un rendez-vous.

L'Aéroport de Dorval, ce n'est pas un coin de rue.

On sera peut-être appelé à y retourner.

Je partage les opinions d'Etienne Boulay dans son message du 9 septembre

http://cf.groups.yahoo.com/group/Pour-le-Pays-du-Quebec/message/2047

Il faudrait trouver les moyens de se parler ensemble, de pouvoir se dire qui on est et comment on pourrait davantage travailler ensemble, si on acceptait de se rencontrer pour se le dire, pour pouvoir utiliser, pour "notre" cause ce que chacun fait de bien, de mieux.

Comme le dit Michel Venne qui a été cité ces derniers jours, les journalistes, trop souvent, peuvent être là pour jeter des pelures de bananes, donner des crocs-en-jambe, étirer la jambe pour mieux nous faire trébucher.

Il est certain que des portes-paroles peuvent être "brûlés" par des journalistes.  Comme on brûle des politiciens, comme on brûle tantôt un maire, un homme d'affaires et qui d'autres ?

Un topo, c'est cinq, dix, quinze ou vingt secondes...

Je m'en rends compte, on a très peu de nos textes qui pourraient servir de topo... à notre rythme.

Est-ce qu'il faudrait faire autrement que ce que l'on fait jusqu'à présent ?

Je privilégie des moments de rencontres, entre nous, pour mieux voir ce que l'on pourrait mieux réussir, ensemble.

Il faut pouvoir se parler pour pouvoir mieux se comprendre et mieux diffuser notre message.

Robert Bertrand
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mercredi 10 septembre, 2003 20:36

Madame Miller,

J'ai relu ma réponse à votre question et je la trouve un peu ambigüe. C'est sans doute parce que la situation aussi est ambigüe.

Nous sommes possédants du Québec et nous ne le sommes pas. Possédants de fait et aussi de droit (parce que nous avons nos lois et notre code civil) mais par contre, les titres fonciers sur le territoire sont toujours détenus par Sa Majesté Élizabeth Deux, chef d'État du Canada, et pour cause: Elle en est la propriétaire et la seule.

Dans cette perspective, nous ne sommes que des "squatters" des usufruitiers, qui utilisent un domaine qu'ils ne possèdent pas, par "pure bonté" de la part de Sa Majesté ( ne riez surtout pas, car moi je ne ris pas de ce qui peut apparaître comme une boutade et qui ne l'est pas).

On peut objecter que nous avons investi pendant plus de quatre siècles, par défrichements, mises en valeur du territoire, développement des équipements collectifs, achats successifs de domaines, terres, propriétés et terroirs appartenant aux Anglo-Saxons en partance pour ailleurs, fondé nos institutions, soit, nos maisons d'enseignement, de formation, nos hôpitaux, dispensaires,
et une foule d'autre chose, avec notre argent à nous, notre propre pécule, gagné à la sueur de notre front. Si nous avons négligé de prendre soigneusement note de tous ces faits, nous aurons beaucoup de difficultés à nous faire reconnaître, car il y aura un vide factuel à combler. Mais les faits sont là pour rester et nous avons du rattrapage à faire.

Par exemple, un chemin n'est qu'un chemin, mais il faut que la municipalité ou le comté qui le construit le note dans une annale, afin de s'en référer au besoin. De même pour tout le reste. Or, nous ne tenons pas d'annales et c'est une importante lacune pour notre reconnaissance à venir comme nation et comme État.

En même temps, nous avons obligatoirement contribué au gouvernement de Sa Majesté Britannique avant l'arrivée d'Ottawa sur la scène, puis, forcément, au gouvernement d'Ottawa par nos taxes, impôts et autres contributions. Est-ce que nous en avons tenu compte, tout enregistrer, chargé des historiens d'en faire l'inventaire? Très important.

 En politique, qui est géopolitique à la base, il s'agit d'être reconnu, non pas aimé et adulé mais être reconnu, ce qui n'est pas du tout la même chose.

Or, selon le Canada anglais,  tout ce que nous avons vient de la bonté de Sa Majesté et de son gouvernement.  Donc, nous ne sommes que des ingrats.

Ne perdez pas votre temps à argumenter. Vous y perdrez votre latin.

À nous, donc de nous reconnaître nous-mêmes pour ce que nous sommes.

Depuis la bataille de Sainte Foy, gagnée surtout par nos milices territoriales, nous avons travaillé sans relâche pour faire du Québec notre foyer national et le siège de notre État à nous. C'est ce que nous devons tous reconnaître en premier lieu. Les autres nous reconnaîtront ensuite.

Je n'ai pas connu votre grand père. Je puis seulement vous dire que je suis devenu géographe sous l'influence de mon propre grand père maternel, qui avait été baleinier à Boston et qui m'avait raconté des tas d'histoires de mers, d'océans, de bateaux, de navigation et autres. Mais nous n'avions pas au Québec d'école navale pour nous-mêmes et je devais aller aux États Unis pour devenir pilote et capitaine de navire. Je ne voyais pas d'opportunité dans le quartier Saint Henri où j'ai été élevé. J'ai donc choisi la géographie et l'armée.

Est-ce que votre grand père s'était spécialisé dans un domaine spécifique de la géographie? Tous les géographes doivent le faire.

Bonne soirée

René Marcel Sauvé

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jeudi 11 septembre, 2003 10:25

Bonjour monsieur Bertrand,

Merci pour votre réflexion suite à l'affaire de l'aéroport de Dorval.

J'inclus mes commetaires à votre texte. ( en partie seulement )

Valérien L

(...)
Après une vie bien remplie de travail et d'action, j'ai opté en fin de carrière le loisir de clavardeur, pcq les déplacements et les réunions deviennent diffciles à mon âge,  ( 77 ans bientôt ) sans compter qu'internet m'offre cette opportunité unique de participer à mon  rythme et selon ma capacité à la  vie politique et patriotique de mon Pays, tout en demeurant chez-moi.

(...)
Pour ma  part, je n'ai ni le goût ni le désir de manifester publiquement pour les  raisons suprises qui vous ont attendues personnellement. Dans la circonstance, je n'aurais pas accepté me solidariser avec des personnes à visage couvert, alors que la transparence et la clarté a bien meilleur goût !

(...)
Il y a les clavardeurs, (gérants d'estrade comme on les appelle) et les clavardeurs-actifs sur le terrain et ailleurs !  Je fais partie de la première  catégorie, bien que je ne cautionnerai jamais l'idée de la participation d'un groupe dissimulé derrière un foulard ! La coalition aurait  dû les refuser.

En morale, il est interdit de prendre de mavais moyens pour atteindre de bonnes fins.
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jeudi 11 septembre, 2003 11:47

Bonjour à vous tous,

En fait, je n'ai jamais aimé les visages couverts.  Les plus importants que j'ai eu l'occasion de voir, c'était lors de la crise d'octobre où un ministre avait signé un document avec un jeune de moins de dix-huit, visage couvert, devant les caméras du monde !  Belle démonstration d'un ministre Libéral de l'époque !

J'aime parler à des gens qui ont un vrai visage, quel qu'il soit.

Les quelques personnes qui étaient là ont possiblement été des proies faciles pour les "journaleux".  Ils étaient là et nous n'avons fait que constater leur présence.  Ils ont fait ce qu'ils ont cru nécessaire de faire à leur façon.

Ce n'est pas parce qu'ils étaient là, à défendre un point de vue qui leur est propre, à leur façon, que j'aurais dû m'esquiver et ne pas me présenter.

J'ai interrogé quelques personnes qui étaient à visages couverts pour voir pourquoi ils portaient un mouchoir comme ça ?  Je n'ai eu aucune réponse convaincante.  Je leur ai signifié ma surprise et ma désapprobation.

J'y étais et j'ai défendu ma position, à titre personnel, à titre individuel.

Ceux qui m'ont interviewé en français comme en anglais ont été très correct.  Je leur ai dit ce que j'avais à dire.  Qu'est-ce qui a été visible ou entendu en français comme en anglais, je n'ai pu le visionner puisque j'ai quitté Dorval vers 14h00, rendu visite à une confrère du groupe de discussion, Marie-Thérèse qui était là et qui est également intervenue auprès des journalistes qui voulaient se mettre quelque chose sous la dent en attendant que Daniel Turp arrive, de même que Gilles Rhéaume et d'autres qui les accompagnaient.

Ils sont arrivés vers 11h00 ou un peu plus tard.  Cette manifestation débutait vers 10h00 officiellement.

Les groupes étaient séparés :  confusion dans l'organisation.

D'où les observations de Etienne Boulay dans un autre courriel

http://cf.groups.yahoo.com/group/Pour-le-Pays-du-Quebec/message/2047

Je suis entré à la maison vers 21h00.

J'ai lu ce que Le Devoir a écrit.  Pour le reste, s'il y en a qui ont des comptes-rendus à nous transmettre, je vous invite à le faire, cela pourra être ajouté au dossier sur l'aéroport que nous présentons à la page :

http://iquebec.ifrance.com/quebecunpays/aeroport-Pierre-Elliott-Trudeau-Quebec-un-Pays.html

Et sur Trudeau, notre dossier noir est à la page :

http://iquebec.ifrance.com/quebecunpays/PIERRE-ELLLIOT-TRUDEAU.html

Comme le signale Etienne, pourquoi si peu nombreux étaient les manifestants ?

Ou bien les groupes se font accroire tout ce qu'ils veulent pour montrer qu'ils ont des membres à volonté, démesurément ou bien les personnes ne se déplacent pas.

Les expropriés étaient représentés par 4 ou 5 porte-parole sur plus de trois ou quatre milles expropriés.

Les Mouvements présents, ce n'était que quelques personnes par mouvement.  Etienne nomme des noms de mouvements, étaient-ils tous vraiment représentés ?

Il y avait des observateurs et il y avait des gens qui allaient pour manifester.  Sous l'habille direction de Gilles Rhéaume, les manifestants pouvaient répondre :  JE ME SOUVIENS  ou  ON SE SOUVIENT.

Daniel Turp a parlé, de même que le Vice-Président de la SSJB-M, des représentants des expropriés, et quelques autres.

Il est certain que des visages couverts n'aident pas et ne favorisent pas les gens ordinaires à vouloir participer à des manifestations.  Qui veut s'affilier avec des visages couverts ?  Ils devraient comprendre qu'ils font avancer ou font reculer davantage la qualité des propos qui sont tenus dans de telles manifestations.  Et les journaleux... font leur travail de démolition tant qu'ils peuvent.  Le vrai problème, c'est qu'on leur donne l'occasion de faire un travail, qui est sans doute le leur, mais qui n'est pas nécessairement à l'avantage de tout le monde.

La leçon à tirer, à mes yeux :  si tu ne peux te présenter à visage découvert, reste chez vous !

Les Québécois et les Québécoises sont fiers des porte-paroles qui savent parler officiellement, directement, sans peur et sans reproche.

Pourquoi des mascarades ?  Qui se cachent sous ces voiles ?

En agissant de la sorte, quant à moi, je considère qu'ils se déprécient eux-mêmes.

Robert Bertrand

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jeudi 11 septembre, 2003 12:39

Il faut toujours faire plus et mieux.

Quand le RIN manifestait, avec 500 personnes, cela faisait deux mois que l'organisation militait.  La preuve en est qu'Ottawa n'a pas fait l'annonce de son projet pour Dorval deux mois avant mais quelques semaines.  Pourquoi pensez-vous... ?

Ce qui compte c'est qu'il sera impossible de dire que cette nouvelle appellation s'est faite sans contestation.  Quand l'histoire s'attardera sur cette affaire de Dorval devenue Trudeau, il sera inscrit qu'il y eu, de l'opposition au pays du Saint-Laurent.  Quand au reste, ce n'est pas au groupe de manifestants, que nous ne remercierons jamais assez, de porter sur leur dos tout le poids de la relance de notre mouvement.  Avec moins de 100 dollars de budget initial, les deux manifs ont eu de la pub pour des millions de dollars.  Tous les journaux, les radios et le petit ecran ont véhiculé notre opposition.

Nous avons en plus, donner l'occasion aux gens de Mirabel de s'adresser au
peuple qui les a entendus.

Il y a la quincaillerie !

Il y a beaucoup de choses qui sont indispensables et dont nous ne pouvons
jouir pour le moment.

Il y a des femmes et des hommes qui veulent que les choses bougent.  Il faudra du temps, de la patience et de l'ouverture pour accueillir toutes ces diffferences...

Respecter l'autre, lui permettre de s'exprimer, tenir compte de ses avis et de ses suggestions sont autant de lignes directrices...

Depuis le 14 avril, il y eu peu de gestes concrets.  Il est temps que cela change.

Ne cherchons pas la perfection, cela n'existe que dans les esprits; soyons concrets, identifions des cibles, fourbissons nos armes et allons-y.

Il y a plus de Chefs que d'Indiens.  Il en est souvent ainsi.  De Gaulle ne disait-il pas qu'il était impossible de gouverner la France, quand il s'y faisait 400 sortes de fromage !  Il faut être plus nombreux, oui, surtout plus efficaces, mieux outillés.  Faut se donner les mpyens de militer, de rejoindre les gens et de les mobiliser.

Merci aux manifestants.

Nous aurions ete mille, Lapierre aurait dit autre chose pour disqualifier les gestes.  Faut pas se prendre la tête avec cela.

Ce qui importe, c'est qu'il y eu opposition.  Cela aurait pu, aurait dû être plus gros, c'est vrai, mais ce qui sera retenu ce n'est pas le nombre, ou l'opinion de X et Y, fussent-ils anciens ministres, journaliste vedette de l'instant ou autre, ce qui compte c'est que le nom de Trudeau suscite encore la controverse au pays qui est le mien et le vôtre.

Il y a eu des gens de Québec, de Trois-Rivières, de Saint-Hyacinthe, de
Joliette, de Morin Heights, de Mirabel, de Dorval, de Montréal etc etc.

Bravo !

Que ces militants soient remerciés pour avoir, dans des circonstances fort difficiles, fait entendre un autre son de cloche que celui des officiels canadiens...

Quand au reste, faisons des thèses, cela est toujours utile pour la suite des
choses.

Gilles Rhéaume

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jeudi 11 septembre, 2003 21:35

Bonsoir à vous tous,

Il me semble qu'il y a un abcès à crever.  Cela va faire du bien à tout le monde.

Comment, sous un masque, peut-on aider la cause du Pays du Québec ?

Auriez-vous vu Pierre Bourgault avec un masque ?  un René Lévesque avec un masque ?  Même, un PET avec un masque ?

Que sont venus faire les masqués dans cette galère ?  Qui sont-ils pour se masquer ?  Qu'ont-ils à se reprocher ?

On n'est certainement pas en Amérique du sud pour voir des masqués !  Les Patriotes de 1837-39 étaient-ils des masqués ?  Est-ce une imitation de quelque chose que je ne connaîtrais pas ?

Je dénonce cette attitude de se présenter à visage couvert dans des manifestations où l'on invite le public à se joindre à nous.   Pourquoi certains porteraient-ils des masques et pas les autres ?

Que chacun et chacune s'assume, se respecte, et se présente tels qu'ils sont à visage découvert, comme des adultes responsables.

C'est ce que je crois et c'est ce que je défends.

La langue de bois, n'est pas plus valable entre nous que chez nos adversaires.

Prenons les moyens pour se faire comprendre et prenons officiellement position pour que les choses évoluent en conséquence.

Le laisser faire n'est pas digne d'aucun représentant à visage découvert qui se trouvait sur les lieux.

Merci de comprendre et d'agir en conséquence.

Il y va de la qualité de ce que l'on fait et des objectifs que l'on poursuit.

Robert Bertrand
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jeudi 11 septembre, 2003 23:21

Dans certaine circonstance, un militant peut se sentir obliger de mettre un masque.  Entre autre, lorsqu'il travaille pour des Anglais.  À Trois-Rivière, ce n'est pas un problème mais à Montréal, oui.

Idéalement, il faut être capable de défendre son point de vue, même devant ses patrons anglais. Cependant, ce n'est pas toujours évident.

Dans certain cas, il n'est pas si grave de se masquer mais dans d'autres cas, il serait préférable de rester à la maison.

L'irritant le plus dommageable, je crois, c'est la présence de Raymond
Villeneuve et de son mouvement.  Personnellement, je n'ai pas de problème avec eux.  Ils peuvent faire leurs manifs, je serais peut-être avec eux.  Le problème, c'est que plusieurs militants refusent de militer à leur côté, par peur de se faire taxer d'extrémiste.  La manif contre la venue de la reine à Gatineau aurait pu être au moins deux fois plus nombreux si Raymond Villeneuve avait fermé sa gueule.   Je suis désolé de dire cela mais c'est la réalité.

Quand il s'agit de leur manifestation, ils peuvent s'identifier MNLQ mais quand il s'agit d'une manifestation d'envergure, il serait plus avantageux pour nous tous que le MNLQ ne s'affiche pas.  Sinon, certains vont dire que Raymond Villeneuve est un agent provocateur, aux services d'Ottawa.

J'admire le militantisme de Raymond Villeneuve et de ses disciples mais des fois, je trouve qu'ils se tirent dans le pied du mouvement indépendantiste.

Dany Leblanc
Saint-Jude
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vendredi 12 septembre, 2003 08:49

Bonjour à tous,

Comme le disait M. Bertrand, il serait bon de se rencontrer et de raffiner notre argumentaire.  Discuter des problèmes dans notre mouvement, comment faire le ménage ou tout simplement échanger sur les différentes avenues qui se pointent.  Une étape de plus pour former une grande coalition?

L'interaction via Internet versus un face à face n'a pas du tout le même rythme.

Voici quelques commentaires en vrac...

- Moi non plus je n'y vois rien de bon à se masquer... lors d'une manifestation ou sur un forum.  Si on a des commentaires à donner, on doit les assumer avec les conséquences qui s'y relient.  Que ce soit à Trois-Rivières ou ailleurs, il y a un risque à s'assumer, mais je préfère ce risque à la soumission.

- Oui effectivement la présence de Villeneuve fait fuire des gens.  J'en connais qui ne veulent rien savoir de s'investir dans un mouvement où M. Villeneuve est mêlé.  Je n'accepte pas pour ma part d'être priver de mon droit de manifester par quiconque.  Alors ce n'est pas sa présence qui m'arrêtera.

- Il n'y a pas de temps à perdre avec les faux mouvements, les faux souverainistes, les faux tout court.  On devra s'en parler un jour ou l'autre.

- Landry : J'ai eu beaucoup de difficulter à accepter qu'il refoule sa colère pour "être le PM de tous".  J'ai cependant compris que c'était une stratégie afin d'être accepter par l'ensemble de la population et que si cela devait réussir, il serait alors plus facile de faire accepter la souveraineté par tous.  Vous savez il n'en manquait pas gros pour que ca marche... mais le résultat est celui que l'on connait.  Donc, moi aussi je dirais que M. Landry au naturel, "colérique", est un meilleur homme.  Comme je disais il faut être vrai.  J'avais trouvé courrageux le Landry ministre des finances qui s'était présenté en Gaspésie pour rencontrer des responsables sur la relance de l'économie et qui les avait sermonné en leur disant de retrousser leurs manches et de cesser de s'apitoyer sur leur sort.  J'ai attendu tout le long de son passage comme PM de revoir cet homme.

Voilà pour l'instant mes commentaires, j'ai beaucoup de travail qui m'attend.

À bientôt.

Etienne Boulay
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vendredi 12 septembre, 2003 19:39

Monsieur Sauvé

Merci de votre réponse et je comprends que que vous trouviez ma question ambigüe puisque pour vous, tout est clair et bien organisé dans la somme de vos connaissances. Je n'ai pas ce fond de connaissances pour bien situer l'information livrée car je soupconne qu'au delà des titres fonciers il y a tous les aspects juridiques de ces questions.

< Or, nous ne tenons pas d'annales et c'est une importante lacune pour notre reconnaissance à venir comme nation et comme État.>
Vous signalez que nous devons avoir dans nos annales tout enregistré concernant nos droits fonciers et autres. Il me semble que cela existe vraiment. Nos archives historiques et légales ne sont-elles pas des annales de nos biens et de notre développement ?

Je me souviens lors d'un voyage dans l'ouest canadien d'un compatriote qui y vivait depuis quelques années nous faire remarquer jusqu'à quel point les édifices du gouvernement fédéral étaient cossus et splendides comparativement à ce qu'il (le fédéral) a construit au Québec, même ceux de la ville de Québec. L'objectif étant de nous faire remarquer que ces investissements (dûment documentés) entreraient dans les négociations éventuelles lors d'une séparation d'avec le reste du Canada et que nous ne devions sous aucun prétexte renoncer à ces biens.

Mon grand-père fut désigné en 1920 le premier professeur titulaire de géographie de la Faculté des lettres de l'UdeM, en même temps que l'Abbé Lionel Groulx en histoire. Il y donne des cours de géographie générale, géographie du Canada et de géographie humaine à l'École des Sciences Sociales, jusqu'en 1922 année de sa mort ( à 38 ans) par noyade alors qu'il a tenté de sauver son fils laissant six jeunes enfants à sa veuve : mon père avait 6 ans quand il est mort et ne l'a donc pas connu. Dès 1905, il publie dans les journeaux et les revues et se fait remarquer par sa Géographie illustrée du jeune âge. Secrétaire de la SSJB (1917-1922), il prononce plusieurs conférences.

Il a publié en Terres et Peuples du Canada (1912), Pour qu'on aime la géographie (1921) et Géographie générale (1924) publication posthume de ses manuscrits par Abbé Adélard Desrosiers. Nationaliste convaincu et convainquant, nous en avons toujours parlé avec beaucoup d'admiration et il fut plus d'une fois cité en modèle.

Merci de vos interventions, c'est très instructif. Je me promets d'ailleurs de faire une recension de vos écrits pour ma culture personnelle sur le site de Robert : avec l'élection j'en ai manqué quelques uns.

Marie-Thérèse
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vendredi 12 septembre, 2003 21:38

Quelques renseignements utiles :

La CCAPET est une coalition d'individus et non pas de groupes, ce qui n'excluent pas que des groupes appuient l'objectif.  Les militants proviennent de plusieurs groupes...  Plus d'une dizaine de groupes.

Raymond Villeneuve n'était pas présent ni le 6, ni le 9.  Aucun groupe ne
portait de pancartes à son nom, ni le 6, ni le 9.

Les militants qui ont répondiu aux journalistes l'ont fait sans aucune contrainte.

Comme l'a dit Joualvert, il n est pas aisé pour tout le monde de s'identifer comme militant à Montréal (je pourrais écrire 10 livres sur le sujet...)

Quant au reste tous les points de vue sont les bienvenus, ils enrichissent la réflexion et je remercie vivement chacun et chacune.

D'excellentes suggestions que celles que j'ai lues ici.

GR
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samedi 13 septembre, 2003 00:05

Bonsoir à vous tous,

Vous nous dites bien des choses pour défendre le fait de se voiler lorsque certains vont manifester.

Je veux bien vous croire mais tout n'est pas très clair là-dedans.

Permettez-moi d'interroger puisque il est bien de mon intention de crever cet abcès qui est loin de nous faire honneur en tant que Québécois, en tant qu'individu participant à une manifestation.

Comme je veux bien crever cet abcès, je reviens à la charge et nous allons bien vider la question pour ma satisfaction, d'abord, et je crois bien, pour la satisfaction de bien d'autres personnes.

Si je veux me masquer parce que je ne veux pas me faire reconnaître, pourquoi devrais-je tenir le drapeau des patriotes ?  pourquoi aurais-je le voile des patriotes ?  On pourrait se servir de toutes sortes de chiffons, à la limite !

N'est-ce pas abuser et ridiculiser la mémoire des patriotes que de se voiler et d'utiliser les éléments qui voudraient glorifier les patriotes de 1837-39 ?

Comment ces patriotes de cette époque se trouveraient-ils honorer de voir ce
que l'on fait de leurs insignes, de leurs portes-étendards ?  Comment la
population du Québec peut-elle apprécier les patriotes de 1837-39 quand cette même population voit la façon de leur présenter les patriotes de cette époque ?

Ils étaient une dizaine de personnes, avec des drapeaux des patriotes, avec des foulards masquants leurs visages aux couleurs de ce même drapeau ?

Faut-il tous faire partie d'une même clique ou d'un même mouvement pour utiliser ce drapeau ?  et ce foulard  ?  On honore ou dévalorise les patriotes avec une telle façon d'agir ?

Une manifestation est un acte éminemment public, éminemment couvert par les
médias, surtout, si cette manifestation a lieu dans les alentours d'un événement dit majeur, à la porte voisine ?

Combien de personnes ne vont pas manifester parce qu'il y a toujours ce même
groupe à la base qui vient déformer l'essence même de la manifestation populaire ?

Non, je ne défends pas les "masqués", les "abuseurs" du drapeau des patriotes.  C'est comme ça que je les perçois.  Et que dire de la perception que la population peut avoir de ces mêmes manifestants ?  Vous croyez vraiment qu'ils sont un plus, une valeur ajoutée à la manifestation ?

Les patriotes, suivant ce que j'en sais, avaient fière allure et s'engageaient la tête haute et sont même allés à la corde tête découverte ?  Et, vous le savez bien !

Peuvent-ils, ces mêmes manifestants, porter le drapeau du Québec et aller
manifester sans masque ?

Est-ce parce qu'ils défendent de cette façon qui leur est propre, une certaine idée de "patriote" qui les obligerait à se masquer ?

Qu'ils se manifestent comme Québécois, avec le drapeau du Québec, et je suis
certain qu'ils feront tomber les masques.

N'est-il pas là le vrai problème ?

Sinon, je vous invite à m'expliquer.

Robert Bertrand

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samedi 13 septembre, 2003 03:27

J'a participé aux trois évènements et j'ai vu deux ou trois jeunes masqués. J'en ai interrogé un qui m'a dit que d'abord c'était parce que son patron est un fédé et qu'il risquait de se faire congédier.

Personnellement j'ai trouvé inapproprié le fait de se masquer.

Il y a des cas où le masque est un symbole. Ce n'était pas le cas à ces occasions.

Nous devrions vraiment tirer au clair cette question, car il me semble que nous nous dirigeons vers une période où les manifestations seront de plus en plus fréquentes.

À moins qu'on ne puisse y attacher un symbole et que tous le connaissent, sinon se masquer dénote un manque de courage qui me ferait honte.

Cela dit, je félicite ces jeunes qui ont participé nombreux.

Nous avons besoin de vous. Si le masque vous est vraiment nécessaire, déguisez-vous un peu, mais non avec des drapeaux qui sont censés nous honorer et surtout honorer les patriotes.

Pierre.
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samedi 13 septembre, 2003 11:50

Quand on adhère à la cause du Pays du Québec, peut-on imaginer que tout soit
facile ?

Comment peut se réaliser le Pays du Québec dans les années 2000 ?

La seule voie imaginable n'est-elle pas par la voie démocratique ?

Qui aurait intérêt à faire les "Jean Lévesque" ou les "Jos Connaissant" et faire croire qu'il nous faudrait procéder par la voie de "guérilleros" ou autres acabits du genre ?

Vendons un argumentaire, par la force de notre intelligence, par la force de nos mots, par la force notre volonté.

J'écoute LCN peut-être trop souvent à mon goût.  Qu'est-ce que l'on voit le plus souvent sur nos écrans ?

Portez bien attention à ce qu'ils font.  Que cherchent-ils à nous vendre, eux qui ont un certain monopole de la nouvelle ?

De ce temps çi, combien de fois voyez-vous l'animateur Charron et l'autre animateur dont j'oublie le nom, tous grands sourires fendus, pour vous inciter à voir leurs propres émissions sur TVA.  Combien de fois par jour, se vendent-ils ?

Je me disais, combien de fois, en proportion, voyons-nous le Premier Ministre du Québec, un Élu du Pays du Québec, en proportion de ces monstres de la nouvelle éphémère !

Pour qui se prennent-ils ces gens là ?  Les "vedettes" de l'écran ?

Ils dirigent plus les hommes et femmes politiques que quiconque d'autres.

Qui les paient ?  Qui les veut comme "vedette" ?  Ils se fabriquent eux-mêmes en se servant de l'écran auquel nous nous abonnons tous !

Servent-ils vraiment les intérêts du Québec ou se servent-ils de nous pour leurs propres fins ?

Il nous faut agir ouvertement, concrètement, sereinement avec aplomb.

Ceux qui cherchent à nous détourner de notre cheminement démocratique, on se
doit de les éloigner de nous autres et s'en tenir à notre démarche hautement
démocratique.

C'est mon choix.

Robert Bertrand
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samedi 13 septembre, 2003 17:37

Madame Miller,

Merci pour votre réponse. Le fait que votre grand-père a été très peu mentionné pendant mes cours d'initiation à l'Institut de Géographie de l'Université de Montréal en 1950 prouve jusqu'à quel point nous n'avons pas le souci de tenir des annales.

Une annale est d'abord et avant tout un régistre local des faits et actes accomplis par un corps politique pendant une année donnée.

 Les annales sont comme les Relations des Jésuites. D'ailleurs, l'Église doit tenir des annales depuis le commencement de son histoire. Je ne sais pas si elle l'a toujours fait. Mais les Jésuites l'ont toujours fait et la rédaction des faits, des actes, avec description des contextes et situations auxquelles il s'est confronté pendant l'année a été obligatoire et imposée par Ignace de Loyola, (un basque qui avait eu de nombreuses aventures militaires et féminines et s'est converti après s'être fait arracher une jambe à la guerre), qui connaissait l'importance de l'écriture pour un corps public ou religieux. C'est avec ces communications compétentes et exigeantes que Loyola a pris ses décisions concernant les Jésuites, la communauté qu'il avait fondée, surtout pour instruire et former les classes moyennes chez les peuples où elle oeuvrait.

 Un corps public pour fonctionner adéquatement et en continuité doit toujours enregristrer tous ses faits et ses actes. L'État est quelque chose qui s'écrit. Il n'y pas d'État sans écriture. Il faut savoir écrire pour suivre les actes collectifs et les faire reconnaître.

Par exemple: l'état général des choses de la municipalité, du comté, de la paroisse, de l'école, et des différents offices et paliers du gouvernement du Québec, dès le commencement de l'année. Il faut inscrire la population, les âges, les emplois et activités, le niveau d'instruction des individus et des groupes, y compris le corps enseignant, les employés de l'État, etc.  Il faut inscrire à qui appartient la terre et chaque propriété ou domaine. Très important.

On décide d'améliorer une route ou un chemin. Il faut l'écrire dans les annales. Décision prise, argent investi, temps du travail, matériaux employés, plan général, fin des travaux.

La rédaction doit être précise, exacte, succinte et soigneuse, sans redondance. Les faits et seulement les faits et rien d'autre.

On décide de draîner les terres, de les irriguer? Même chose. Il faut l'écrire et dire comment on l'a fait et quels ont été les résultats pendant l'année.

On construit une nouvelle école? Même chose. Plans et coûts de la construction, date des travaux, coûts des matériaux et de la main d'oeuvre. Simple description factuelle, rigoureuse et sans redondances ni fioritures.

On vit en Estrie vers la fin du Dix-neuvième siècle et quelqu'un achète la terre d'un loyaliste en partance pour ailleurs? On doit l'écrire et donner les détails, seulement les faits, rien que les faits et pas autre chose que les faits.

On organise des corvées d'hiver pour déblayer la neige? Il faut l'écrire. Il faut aussi donner des indications générales sur le climat de la région ou de la localité avec conséquences sur l'agriculture et autres activités.

 Comme font les Chinois depuis 6000 ans de sorte que leurs annales sont d'une richesse incroyable pour instruire la postérité. Leur lecture est plus enrichissante que des milliers de thèses savantes.

Quoi de plus beau et de plus pertinent que de lire ce qui a été fait et accompli par les générations précédentes?

Chaque année, à la fin de l'année, le corps public fait lecture officielle de l'annale pour l'année qui vient de se terminer.

Cette lecture peut se faire à l'occasion d'un banquet auquel on invite des responsables, des personnalités et des gens ordinaires, qui peuvent venir bouffer aux frais de l'État une fois par année et qui apprennent du même coup ce qui a été accompli pendant l'année précédente et dans quel état nous commencons la nouvelle année.

Voilà ce qu'on appelle tenir le registre des faits accomplis. À ma connaissance, seule l'Université Laval tient des annales et en fait lecture au commencement d'une nouvelle année. Je le sais pour avoir été représentant des forces armées dans l'université et avoir été invité à ce banquet du midi auquel assistait Jean Lesage.

Plus tard, lorsque l'adversaire ou l'ennemi viendra nous lancer au visage : "Vous n'avez jamais rien fait". On aura la preuve du contraire.

Autrement, lorsque viendra le temps de nous faire reconnaître comme nation et État, les juristes et constitutionnalistes diront qu'ils sont en face d'un vide factuel et ne pourront se prononcer.

C'est ce qui arrive à la "constitution canadienne" alors que juges et juristes sont confrontés à un vide factuel et en conséquence, ne peuvent statuer. (retenez bien ce terme).

Un STATUT est l'état de ce qui est investi.

NOUS avons investi pendant quatre siècles et donc nous avons STATUT de Nation.

Nous avons investi pour construire les assises de notre propre État, donc, nous avons  STATUT D'ÉTAT DE FACTO (PAR FAIT ACCOMPLI) À RECONNAÎTRE DE JURE (DE PLEIN DROIT).

Je vous donne maintenant un petit exercice intellectuel et mental:

En décembre 1931, le Parlement britannique a promulgué les Statuts Refondus de Westminster.

À partir de ce que je viens d'expliquer, pouvez-vous m'en décrire le contexte. Très important pour nous.

Vous avez raison de dire que nous avons tout enregistré concernant nos droits fonciers et les autres. Excellente observation.

Question: Pourquoi avons-nous tout enregistré?

Réponse: Parce que la Nouvelle France était une fondation, que Québec, Trois Rivières et Montréal étaient des fondations, que les instituts religieux de bien public étaient aussi des fondations et non des créations coloniales.

Nous étions un corps public en partant, et sous régime anglais, nous avons continué d'enregistrer les actes publics, mais nous n'avons pas tenu d'annales et voilà ce qui nous manque.

Nous restions un corps public, une fondation et un ensemble de fondations, après l'Acte de Québec de 1774 et nous avons progressé dans ce sens parce que les Anglais, n'étant pas en position de force devant nous (ils n'étaient pas obligés de nous le dire, bien au contraire) nous ont accordé des "concessions" et que nous n'avons pas encore compris que ces "concessions" n'étaient pas accordées par bonté de coeur mais par nécessité. (La nécessité n'a pas de loi, vous vous rappelez ?)

Pourquoi les Anglais n'étaient pas en position de force devant nous, le peuple soi-disant "vaincu (sic)"?

Pour toutes les raisons que j'explique dans Géopolitique et avenir du Québec.

Et puisque nous manquons d'annales très factuelles de nos faits et actes, alors, comme vous dites, nous devons nous reprendre par nos archives historiques et légales, qui pourraient s'avérer suffisantes.

Mais il faut surtout porter l'effort sur le problème du staut territorial de fait (de facto) confronté aux statuts de droit (de jure) transférés à Sa Majesté britannique le 10 février 1763. Laissez tomber le discours idéologique.

Ce que vous dites au sujet des édifices fédéraux se résume à dire que nous ne devons rien à personne ni à Ottawa ni ailleurs dans le Canada. D'où l'importance de nos annales.

Alors vous voyez, je poursuis le travail dont votre grand père a pris l'initiative. Il n'est pas mort mais il est vivant et c'est sans doute lui qui m'inspire et me pousse à travailler et aller plus loin qu'il ne lui a été possible de le faire pendant sa vie.

Bonne soirée

René Marcel Sauvé

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samedi 13 septembre, 2003 18:03

Le port du masque

En Europe c'est le port du voile qui suscite la controverse, chez nous, dans les milieux de la militance (le concept de militant en est un qui commande une reflexion car je suis de ceux qui croient que le mouvement souverainiste doit prendre le virage militant s'il veut atteindre son but), c'est le port du masque dans une manifestation qui en fait titiller certains.  Il y a donc une question importante qui transpire de tout cela.

Mon opinion personnelle est sans importance, ce qui importe ce sont les
principes et la praxis, ensuite nous verrons.

Je ne pouvais pas penser que cela pouvait poser probleme, je l'avoue
candidement.  J'ai sans doute eu tort.  Je ne sais pas encore vraiment.

Mais le sociologue chez moi ne peut que remarquer que les questions vestimentaires prennent de plus en plus d'importance dans ce 3e millenium
naissant.  Il y a certainement un fait social nouveau qui fait son apparition.

Puisque nous parlons de costumes il est donc permis de parler de mode.

Et si le port voilé, du masque cela ne relevait que de la mode au sens d'expression propre à un milieu, un groupe, un courant.  Le fait que ce sont surtout des jeunes qui se masquent dans les manifs penchent en faveur de cette analyse, je crois.

Les arguments soumis de part et d'autre apparaissent solides, comme c'est
souvent le cas.  Tout se plaide, dit-on dans les officines juridiques...

Si ce n'est que du type <<mode>>, plus certains s'y opposeront, plus ils seront nombreux chaque fois avec des masques...

Il est vrai que les journalistes cherchent davantage ce type de manifestant.

Mais le plus souvent, du moins ceux que l'on voit partout dans le monde, dans toutes les manifestations altermondialistes, et elles sont nombreuses et de notre temps, les porteurs de masque ne parlent pas aux journalistes.  Ici, il semble que ce soit le contraire...

Quand je vais manifester, je vais manifester et je suis heureux de voir d'autres manifestants.  Nous manifestons pacifiquement mais fermement.

Cela peut choquer mais que pouvons-nous faire ? Tant que ce ne sont pas des
agents d'Ottawa, nous ne pouvons que faire savoir notre interrogation telle que l'on a pu en lire des expressions sur ce site.

Si  on fait le bilan des messages toutefois, il faut constater que cela n'est pas unanime, ni dans un sens ni dans l'autre.

Continuons et, qui sait, peut-être en saurons nous plus sur ces militants qui
viennent de marquer des points, comme on dit en communications!

GR

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samedi 13 septembre, 2003 21:52

Quelques remarques:

- J'ai vu des gens porter le mouchoir et se démasquer de manière régulière.

- Les mouchoirs étaient semble-t-il l'affaire du MLNQ.

- On devra trouver une manière de manifester pacifiquement sans qu'il n'y
est le moindre doute quant à cette nature.

- Nous avons besoin de convaincre d'autre monde, pas que le noyau actuel.  Pour ce faire les gens doivent sentir que c'est "in", comme disent les jeunes, et ces gens doivent se sentir à l'aise.

- Si le MLNQ désire manifester à sa manière, soit, mais il pourrait organiser ses propres activités.  Il y aurait donc de ces activités à la portée de tous et d'autres réservées aux "radicaux".  Exemple, le drapeau des patriotes pourrait, au besoin, continuer d'être l'emblème des activités MLNQuistes et celui du Québec servirait pour les autres activités.  Les membres du MLNQ seraient bienvenus à toutes les activités, mais cette fois sans mouchoir et avec le drapeau du Québec.

Ce sont des suggestions, sans plus.

Voilà c'est tout pour ce soir.

Merci M. Rhéaume pour votre présence sur le forum.

Etienne Boulay
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dimanche 14 septembre, 2003 07:50

Bonjour à vous Gilles et merci de vos commentaires et appréciations.

Il y a une activité, à St-Denis sur Richelieu, particulièrement pour les patriotes.  Il y a maintenant la Fête des Patriotes.

Cette fête des Patriotes est une fête officiellement reconnue par l'Assemblée Nationale.

Les Patriotes du Québec ont droit au respect et à l'honneur et à la reconnaissance par toute la population du Québec.

Si un groupe de manifestants s'accapare des insignes de reconnaissance des
Patriotes pour manifester et se couvrir le visage pour ne pas être reconnu, ne voyez-vous pas toutes les conséquences de tels agirs dans une couverture
médiatique des événements où ce groupe participe ?  Il me semble qu'il n'y a
aucun parallèle à faire avec le voile et les masques.  Encore moins de parallèle à faire avec les intermondialistes. C'était affaire de Québécois pour un événement qui fait un affront aux Québécois de toutes origines.

Des étrangers au Pays du Québec qui viennent déterminer ce que nous voudrions et comment nous le voudrions.

J'ajoute que, s'il fallait se couvrir le visage pour aller manifester,  je ne serais certainement pas et pour aucune considération, de la partie !

Un tel groupe a-t-il une valeur ajoutée aux manifestants ?  a-t-il une valeur ajoutée pour le Québec d'aujourd'hui et le Québec en devenir ?

Je pense que le Québec, les Québécois et Québécoises, les Patriotes de tout
temps n'ont pas à rougir et à s'esquiver d'une manifestation parce qu'il y aurait des "abuseurs" de ces insignes maintenant officiellement reconnus pour la fête nationale du Québec pour les patriotes.

Je "nous" souhaite que ces personnes évaluent la nouvelle donne et agissent
en conséquence.

Plusieurs personnes étaient là, à l'aéroport, et ne joignaient pas nos rangs de manifestants.  Qu'est-ce donc qui pouvait les empêcher de s'approcher et d'être des nôtres ?  Moi-même je me suis questionné si je devais me rendre au point de rencontre mal défini, non déterminé !

Quand il y a de l'ordre, que c'est beau, que c'est bien, que l'on sait avec qui on est et ce que nous voulons et ce que nous défendons, les Québécois embarquent.  Quand ils doutent que cela est possible de dégénérer, un moindre doute, ils ne veulent pas se mouiller.  "On n'attire pas les mouches avec du vinaigre" de connaissance commune.

Les Québécois veulent nous voir, unis, agissant d'une seule voix autant que faire se peut.  Ils veulent être des Québécois à part entière sur l'ensemble du territoire et lorsque nous montrerons ce que nous voulons, d'un même élan, d'une voix qui se tienne, et que nous sommes fidèles à nos objectifs, je crois qu'à ce moment là, nous aurons gagné nos galons et que notre population aura raison d'être des nôtres sans aucune crainte des interprétations possibles par les journalistes et les "journaleux".

Il faut une coalition qui se tienne et que les normes soient connues de même
que les objectifs.  Ensemble, on pourra tirer sur les vrais objectifs et gagner du terrain.

Robert Bertrand
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dimanche 14 septembre, 2003 09:45

Le drapeau des Patriotes

Je ne puis rester silencieux devant certaines opinions que, par ailleurs, je
respecte.

Je pense ici au drapeau des patriotes que l'on veut identifier, à tort, à une frange marginale du mouvement souverainiste.  Le drapeau des Patriotes appartient à tout le monde. Les anciens doivent savoir que ce drapeau est très populaire chez les jeunes.

À Dorval, plusieurs militants l'arboraient et ce,sans égard à leur appartenance à quelque groupe que ce soit.  Ignorer cela pourrait nous conduire dans un cul-de-sac.

Le drapeau des Patriotes c'est aussi le drapeau de la SSJB et ce, depuis sa
fondation en 1834.

Je comprends parfaitement les inquiétudes stratégiques que j'ai pu lire ici mais il ne faut pas pour autant, à mon humble avis, jeter le bébé avec l'eau du bain...

J'aime ce drapeau que les miens arborent depuis le 19e s.

Quant a la suggestion d'écarter certaines personnes en se basant sur leur
accoutrement ou le drapeau qu'ils pourraient arborer, je me permettrai de
réfléchir davantage avant de conclure dans un sens ou dans l'autre.

Je suis un pacifiste, j'ai horreur de toute forme de violence.

Il ne s'agit pas de cela.  Il faut trouver les moyens de rassembler tout en respectant les sensibilités de chacun.  Tout cela sans saluer ou reconnaitre
le recours à toute forme de violence et d 'intolérance.

Continuons notre reflexion et nous trouverons, dans le respect et l'ouverture, la voie à suivre.

Le drapeau des Duvernay, des Papineau, des Delorimier, des Tavernier et
autres Patriotes fait partie du patrimoine national.  Il ne faut surtout pas le cacher.  Faut le respecter, ne pas lui donner d'autres significations que la sienne.  C'est un des drapeaux de notre nation.  Soyons en fier !

J'apprecie au plus haut point toutes les contributions que je lis ici.  Il n'est point nécessaire de toujours penser la même chose en même temps. Je ne prétends pas posséder la vérité, je la cherche honnêtement avec d'autres comme vous qui me lisez.

GR

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dimanche 14 septembre, 2003 12:47

Juste pour que ce soit bien clair.

Le drapeau de la manifestation à l'Aéroport de Dorval, était-ce vraiment le
drapeau des patriotes ? de celui de Duvernay ? de la SSJB-M ?  de Papineau ?
de De Lorimier ?  de Tavernier et autres patriotes du siècle passé ?

Ne nous trompons pas sur le fond.

Je pense que nous sommes foncièrement d'accord sur le fond.

Un foulard, pour se masquer, aux couleurs du drapeau ré-aménager, n'est plus
le drapeau ni le foulard représentatifs des patriotes que le Pays du Québec
honore lors de la fête des Patriotes.

La langue de bois tant décriée pour confondre nos adversaires ne doit pas, non plus, servir à nous confondre entre nous.

Si l'on veut voir se regrouper l'ensemble des Québécois à notre cause, il faut agir en toute ouverture d'esprit, en tout respect pour la bonne compréhension de ce que nous faisons et des objectifs que l'on poursuit.

On ne veut certainement pas d'un Québec guerrier, d'un Québec menaçant pour
qui que se soit tant pour nos compatriotes que pour les autres.

On veut affirmer un Québec français sur l'ensemble du territoire du Québec,
un Québec se reconnaissant dans sa Nation, dans son Peuple et dans son Pays.

Le territoire du Québec appartient à tous les Québécois et ceux qui viennent le souiller par leurs lois, par leurs engagements, par leurs décisions inadéquates doivent le savoir et doivent être imputables pour leurs propres actions.

On ne veut pas que ce soit les étrangers qui viennent faire la loi chez nous.

Pour paraphraser Duplessis avec un certain slogan devant le faire élire : Les libéraux donnent aux étrangers, et le Québec doit se donner et se reconnaître tout ce qui lui appartient.

Ne laissons pas les Libéraux nous déposséder.

Le Québec aux Québécois; le Québec pour tous les Québécois !

Robert Bertrand
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dimanche 14 septembre, 2003 13:02

Message reçu de M. Lacombe que je trouve pertinent de diffuser sur le forum...

Transmis par Etienne Boulay

Bonjour,

concernant l'utilisation du drapeau des Patriotes dans nos manifs indépendantistes de 2003, je crois qu'il faut faire une distinction entre le drapeau original des patriotes de 1837-38 et celui qui a été modifié par le MLNQ où il a été ajouté le patriote avec la pipe et armé d'une carabine.

Plusieurs s'entendront pour dire que dans la lutte armée était pertinente dans le contexte du 19e siècle, mais qu'elle ne l'est  plus aujourd'hui. L'ajout du patriote armé sur le drapeau suggère une invitation à reprendre la lutte armée.

Le drapeau original, lui, suggère de poursuivre la lutte des Patriotes,mais actualisée, dans le contexte contemporain.

On ne doit pas expliquer un drapeau, un drapeau est une image forte. S'il faut donner un cours d'histoire du bas-Canada du 19e siècle pour expliquer nos réels motivations, on rate la cible.

Un exemple bien précis et fictif.

Une ado à la manif pour la paix demande à son père qu'elle est la cause soutenue par les manifestants qui portent le drapeau ou on voit un homme armé d'une carabine. Le père répond : "Ils souhaitent l'indépendance du Québec".  Deux jours plus tard, il apprend que Jean Chrétien, premier ministre du Canada, ne
joindra pas les rangs de Bush dans sa guerre en Irak.

Le manifestant portant le drapeau du MLNQ a t'il aidé notre cause?

L'ado va t'il épouser la cause du Canada qui se dissocie d'une guerre sanglante ou celle du Québec qui propose de se libérer par les armes?

Dans la perspective d'un mouvement de masse qui progresserait et qui
insiste sur son caractère pacifique, tout symbole belliqueux met du sable dans l'engrenage.

Francois Lacombe
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dimanche 14 septembre, 2003 15:31

Vous avez raison.

Je regrette d'avoir pris une position qui peut susciter la controverse.

Je vais prendre un temps de repos.

Merci

GR.
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dimanche 14 septembre, 2003 15:42

Pas trop long ce repos M. Rhéaume.  Ce soir pour le film de Labrecque mais pas plus!

Ensemble nous réussirons.

Amicalement

Etienne Boulay

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dimanche 14 septembre, 2003 16:48

Bonjour monsieur Rhéaume.

 Votre désir sincère de rechercher la vérité m'oblige à reprendre le clavier et apporter un éclairage sur les mobiles de mon sursaut suivi de mon retrait.

 Ce sont deux aspects très différents, mélangés ensemble, formant ainsi un coketail indigeste qui m'ont fait sursauter!  Les membres du MNLQ avec les foulards au visage

Tous connaissent  le Pont Pierre Laporte à Québec pour l'avoir traversé à plusieurs reprises dans une année. Il ne s'agit pas ici d'un aéroport mais bien d'un pont à Québec

Ce pont fut rapidement baptisé par ce nom, à la suite de la mort  tragique du  Ministre Pierre Laporte du gouvernement Bourassa, leader parlementaire, Ministre de l'Immigration et Ministre du Travail et de la Main-d'oeuvre dans le cabinet de Robert Bourassa du 12 mai 1970 jusqu'à son décès.

Enlevé par le Front de libération du Québec (FLQ) le 10 octobre 1970. Son corps fut retrouvé à Saint-Hubert le 17 octobre 1970 et fut inhumé à Montréal, dans le cimetière Notre-Dame-des-Neiges, le 20 octobre 1970. Réf:

http://www.assnat.qc.ca/fra/membres/notices/j-l/lapop.htm

La mémoire collective retient donc une seule conclusion et un seul responsable: le FLQ

Donc, le FLQ et ses membres, sont retenus comme responsable de la mort d'homme, un Ministre en l'occurrence, Pierre Laporte. C'est très grave.

Suffisamment grave et important pour changer le nom d'un Pont qui devait pourtant s'appeler autrement ?

De feu le FLQ on vit apparaître plus tard le MNLQ, avec un assaisonnement différent, pour le même combat, avec un même personnage... à une autre époque !

Monsieur Raymond Villeneuve est sans doute devenu une bonne personne à n'en point douter.  Cependant, sa "fredenne"  de jeunesse l'a marqué pour le reste de ses jours. Il en fut ainsi pour ses camarades de l'époque.

Dès le début de ce forum, cette question fut soulevée avec l'assurance de la réhabilitation et la formation de jeunes participants au nouveau MNLQ "disposé à aller très loin" comme le mentionnait René-Marcel Sauvé à l'époque.

Ces nouveaux patriotes étant encadrés, suivis et formés au centre Saint-Pierre à Montréal par des intervenants professionnels en collaboration avec M. Sauvé qui s'est adjoint à l'équipe  Il n'y avait donc pas lieu s'inquiéter.

Cependant, dans une première manifestation publique la semaine dernière à Dorval, il  nous est donné de voir dans le journal Le Devoir, des membres du MNLQ à visages masqués qui nous a rappelé Oka 1990, où les véritables fauteurs de troubles se sont envolés aux États-Unis en petit avion, en empruntant les   routes d'Oka sans laisser d'adresse ?

J'aimerais savoir si le fait de porter des masques, risque de voir se répéter le même cénario, ou serait-là une tactique, une stratégie de dissuasion envisagée qui serait plus que douteuse à plus d'un point de vue !

Monsieur Sauvé pourrait nous éclairer en donnant son opinion personnelle qui serait fort utile pour le groupe qui se questionne sur un sujet qu'il connaît mieux que quiconque !

Je suis complètement d'accord avec votre avis monsieur Rhéaume au sujet des drapeaux.

"Je me souviens" aussi de mes  drapeaux.

Valérien L.
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dimanche 14 septembre, 2003 18:11

Les jeunes qui ont porté le foulard au visage l'ont fait par choix personnel sans consulter personne. Ils ont voulu créer une image. Je les trouve inoffensifs mais par contre, ils peuvent provoquer la presse avide de sensations et de surenchères.

Porter un foulard au visage est comme ces guerriers qui se peinturent le visage pour cacher leur peur à leurs adversaires. Aussi comme les femmes qui portent beaucoup de cosmétiques que les firmes américaines appellent War Paint. Ces visages peints ont aussi pour objet de masquer la peur, dont la peur de l'autre et la peur d'être rejetée.

Il ne faut jamais avoir peur ni s'énerver. Il faut avoir la foi et c'est autre chose.

Dans l'aéroport le 9 septembre, je me suis retrouvé seul avec Marc Lalonde dans la salle des toilettes. J'ai encore la force nécessaire pour abattre un homme en un instant et à mains nues, mais la vue de cet homme ne m'a aucunement impressionné.  Il a vite su qui je suis et a tenté de masquer sa propre peur de se voir seul avec moi par une bravade:"J'en ai vu d'autres et j'en ai traversé de dures épreuves". Je lui ai ri au visage devant ses "épreuves de riche".

Tous les riches ont beaucoup souffert à les entendre. Même la Reine qui, pendant la guerre des Malouines, s'inquiétait de son petit fiston et a dit au pape Jean-Paul Deux : "Nous traversons des temps très difficiles". Je lui aurais ri au visage, mais le pape est plus charitable que moi.

Je me suis contenté de traiter Marc Lalonde de "pauvre petit fiston à maman" sur le ton qu'on emploie lorsqu'on parle au petit chouchou à maman. Il m'a répondu : "Je lève mon chapeau", sachant que je suis vétéran.  Je n'avais aucunement peur et je savais que j'étais maître de la situation. Je n'avais pas à avoir peur ni à m'énerver.

Toujours, il faut discerner entre le collectif et l'individuel. Je me suis informé auprès de la police de Montréal sur place au sujet de sa juridiction sur l'aéroport. J'ai des choses plus sérieuses à faire qu'avoir peur et un de ces bons jours, d'autres vont comprendre autant que moi.

C'est aussi comme les femmes musulmanes qui se voilent volontairement la tête, la face et le corps pour se protéger contre les regards des hommes et non par conviction religieuse.

Il y a une dimension personnelle et psychologique dans tout comportement humain et je ne m'en fais pas pour ce que je considère comme très élémentaire.

Avec une formation encore plus avancée pour faire face à des situations réelles, ces pratiques disparaîtront.  Nous avons encore à apprendre à discerner entre ce qui est personnel et ce qui est collectif.

Et ensuite, tous les jeunes du MNLQ ne sont pas nécessairement venus suivre des cours d'introduction à la géopolitique, la stratégie et la tactique.

Ce sont les gens mûrs avec maîtrises et doctorats qui les ont suivis, parce que beaucoup de gens d'un certain âge s'intéressent aux activités du MLNQ et il y a lieu d'instruire et de bien instruire les radicaux afin qu'ils sachent davantage à quoi s'en tenir en toutes choses.

On a de sérieuses raisons d'être radical et ce n'est pas la même chose que d'être extrémiste ou terroriste.

Bonne soirée

René Marcel Sauvé
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dimanche 14 septembre, 2003 17:41

Je vous connais suffisamment Valérien et vous respecte pour votre engagement
fort enraciné dans le temps pour revenir ici, et moi aussi, m'expliquer davantage.

Comme plusieurs le savent, j'ai été absent du pays depuis plus de deux ans.

Poursuivant des travaux sur les politiques linguistiques des États européens.  J'ai vécu loin de mon pays ne suivant l'actualité que par Internet, TV5 et Radio-Canada International...  Il m'en manque un bon bout, comme on dit.  J'ai régulièrement communiqué avec des dirigeants politiques mais j'étais loin...

Je crois donc avoir pris une certaine distance sans jamais m'éloigner de la
cause de ma vie en société, l'indépendance de mon peuple.

J'ai eu l'occasion durant ce séjour de réfléchir et d'écrire, notamment sur l'histoire de la philosophie des idées politiques au Québec qui demeure un de mes principaux chantiers de recherche.  Plus de 3,000 pages de notes attendent d'être retravaillées et d'être partagées.

Ce que je ferai pour donner la série de conférence (8) que je compte faire à
Montréal sur l'évolution des idées politiques chez nous.

Tout cela pour dire, que tout en trouvant fort légitime tout questionnement sur la pratique souverainiste, il me semble qu'il faille plutôt trouver un moyen de canaliser toutes les énergies, y compris celles que certains des plus jeunes parmi nous, estiment plus convenables que d'autres...

Que sait-on du FLQ, des deux FLQ disait Raoul Roy, mon ami que j'ai assidument fréquenté pendant des années et qui passait pour être le père du FLQ, du premier FLQ.

Cet homme vénérable qui a écrit plus de 20 volumes, qui a tenu une revue pendant près de 40 ans et qui perdit son poste à Radio-Canada à cause de ses idées, m'en a beaucoup dit sur la naissance de l'indépendantisme moderne (1957 et plus)

Le FLQ, son histoire est a peine connue.  Des pans entiers demeurent cachés. Ottawa en sait beaucoup plus que nous sur cette question.  Il y a eu parmi ces jeunes des patriotes sincères qui payent encore pour cela, mais il y a eu aussi des agents provocateurs comme l'ont démontré deux Commissions d'enquête dont les textes sont publics...

Faut donc être prudent avec ces histoires.  Il me semble plus impérieux de
regarder en avant et de profiter de nos expériences passées.

Personne à ce que je sache, parmi nous, ne préconise un recours à des
actions violentes. Le mouvement québécois sait bien que la population du
Québec ne veut rien savoir de cela, sinon  quelques personnes bien
surveillées par Ottawa.

Robert Bourassa et René Lévesque, pour ne parler que des défunts PM,  m'ont
déjà personnellement dit que cela faisait parfois bien leur affaire que d'avoir des gens plus déterminés, plus pressés, plus anxieux de faire le pays...  Alors qu'il y en ait parmi nous de plus téméraires, ne m'indispose pas vraiment.  Mais j'ai peut-être tort, je me suis souvent trompé.

Quant à la mort tragique de PIerre Laporte, j'étais adolescent, étudiant au
séminaire St-Augustin de Cap-Rouge, président de  l'association étudiante et j'en garde un souvenir précis.  Laporte et non pas Cross, je ne comprenais PLUS.

Je suis opposé de nature et par principes aussi à toute execution sommaire, je
me suis dis que l'indépendance venait de reculer.  Ce qui ne m'a jamais empêché par la suite, de soutenir les prisonniers politiques victimes de harcèlement judiciaire.

Quand je fus Président de la SSJB et du MNQ, de 1981 à 1985, j'ai suivi de très près tout ce dossier.

Où sont les articles du Docteur Jacques Ferron, publié pendant des mois dans
une revue de la Rive-Sud et qui firent tant de bruits dans nos milieux ? Personne ne parle plus de cela.  Sauf Valières qui s'est ostracisé de ses camarades...

Faut pas revenir sur cette époque, à moins de le faire de façon méthodique
comme à l'Université lors d'un travail, d'un mémoire ou d'une thèse.

Tout cela est terminé depuis plus de 30 ans.

Les jeunes de 18 ans qui viennent et manifestent ne savent que ce qu'ils en
ont lu et entendu...

Je comprends parfaitement que personne ne veut être associé à la mise à
mort de Pierre Laporte.

Quant au Patriote sur le drapeau des Patriotes (j'invite à lire L'Histoire des
drapeaux indépendantistes de Raoul ROY qui mit 10 ans a l'écrire avec ses
centaines de notes exclusives...), il y en a partout dans les cafés, au
Patriote de Yves Blais et de Percival Broomfiels, sur des drapeaux, des
chandails, des tatoo, des pendatifs etc etc etc etc voire sur des condoms
(sic).

Y a même un militant exemplaire de Saint-Hyacinthe qui a confectionné un
drapeau des patriotes avec 5 (cinq) Patriotes dessus.  Il était, ce camarade, à Dorval ou son drapeau cotoyait harmonieusement celui du Québec...  Comme
il avait été devant les bureaux de Charest le 6.  Il a rempli une voiture à chaque occasion...  Qui lui dira d'ôter ses Patriotes sur ses drapeaux ?  Pas moi, je ne puis.

Comment se sortir de cela ?  De cet imbroglio ou tout le monde a sans doute
raison...  Tous sont authentiques et bien intentionnés.  Je respecte tous les points de vue.

Cordialement,

GR

P.S.:  Tout ce qui est écrit ici commanderait des précisions, des nuances, des compléments et, sans doute, des corrections, pour reprendre un langage
universitaire)

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lundi 15 septembre, 2003 01:53

J'ai bien lu la réponse que donne notre ami Gilles Rhéaume à Monsieur Valérien Lachance.

Au nom d'une certaine historicité, on ne peut pas dénoncer, ces pauvres qui ont tellement soufferts, qui ont tellement combattus !

Et le Pays du Québec, là dedans !  Je vous le demande.  Non pas à vous, mais aux personnes directement impliquées.

Croyez-vous que la population n'a pas souffert de ce qui est arrivé historiquement ?

Les objectifs étaient bons.  Les moyens et les conséquences des moyens n'ont-ils pas retardé l'évolution du Pays que l'on veut ?

De cet angle, de ce point de vue, ces "grands hommes" qui ont tellement soufferts ne pourraient-ils pas s'imaginer qu'ils en ont fait souffrir d'autres, un très grand nombre d'autres, de ne pas avoir encore leur Pays du Québec ?

Se pourrait-il que ces "grands hommes" soient la cause première qui empêche des Québécois et des Québécoises de manifester, à leur rythme, pour des causes qui pourraient leur tenir à coeur autant qu'à eux autres ?

Les jeunes du Pays du Québec ne sont certainement pas différents des autres jeunes qui se drapent et s'affichent les visages masqués à l'exception qu'il ne voudraient pas se voir rattachés à ce qui apparaît à l'évidence comme l'extrémisme ?

Si le groupe de manifestants n'a pas tellement augmenté au cours des années, se pourrait-il qu'ils en soient les premiers responsables ?

Pourraient-ils solliciter la population du Québec et les laisser se manifester, sans pour autant faire apparaître tout leur apparat ?

Les promoteurs peuvent avoir des idées très riches à faire entendre et à faire comprendre.  Ils pourraient faire ce travail de conviction auprès de la population sans pour autant devenir des éteignoirs à la volonté de manifester d'un plus grand nombre de Québécois et de Québécoises.

Les "empêcheurs" de l'évolution de notre peuple ne sont pas seulement dans la cour du Pays qui nous est étranger.  Se pourrait-Il qu'ils soient à bord de notre propre barque ?  Est-ce que ce serait possible de l'imaginer, de le croire, de le comprendre ?

Est-ce que se montrer avec le drapeau des patriotes, ré-aménagé, est de nature à solliciter la participation de l'ensemble de la population du Québec ?  Oui  ou   Non ?

Est-ce que le monde ordinaire du Québec peut se voir et se faire photographier aux côtés de personnes arborant de tels drapeaux ?  Oui  ou  Non  ?

Est-ce que les gens ordinaires du Québec veulent aller manifester auprès de représentants présentant de telles couleurs et aux visages cachés ?  Oui  ou  Non  ?

On pourra raconter toutes les meilleures histoires du monde.  On ne fera pas changer l'idée de la population du Québec pour participer à une quelconque manifestation alors qu'il y aura, non pas le ou les drapeaux des patriotes, mais quand il y aura des drapeaux aux effigies de gens armés et des jeunes ou des moins jeunes aux visages cachés.

Se servir du drapeau des patriotes et déformer la raison d'être d'une Fête des Patriotes bien nationale au Pays du Québec en utilisant des moyens contre-productifs, cela amènera l'actuel Premier Ministre du Québec à ne jamais s'associer à de telles activités.  Non seulement pour le Premier Ministre du Québec, mais également, pour une très grande majorité de citoyens et de citoyennes du Pays du Québec.

Comment vont réagir ces participants-aux-allures-de-patriotes de 2003 ?  Vont-ils s'en fouter ou vont-ils faire une analyse critique de ce qui se produit depuis qu'ils se présentent comme ils le font depuis quelque trente ans ?

80% de notre population se disait contre une nouvelle appellation de l'Aéroport de Dorval.  On réunit moins de deux cents personnes malgré tout le battage publicitaire.  Il me semble que tout responsable digne de ce nom devrait se questionner fondamentalement sur les raisons profondes pour la non participation.

On essaie de le faire comprendre et voilà qu'on va chercher des raisons historiques d'il y a trente ans.

Les jeunes d'aujourd'hui n'ont pas la connaissance de l'histoire.  Ils voient ce qu'ils voient et ne veulent pas se joindre ni s'approcher avec ce qu'ils voient.  Non seulement les jeunes, mais les moins jeunes également.  De même en est-il des membres des partis politiques, des membres des mouvements et associations diverses.

Ce qu'ils voient, faut-il faire un plus grand dessin ?  Il s'agit de regarder et de voir et de constater que nos efforts sont anéantis par des participations qui posent des points d'interrogation majeurs !

Si certaines personnes ne sont pas capables d'analyse, en 2003, c'est qu'il y a un boulet d'attaché et tant que ce boulet existera, les manifestations auront la cote que l'on connaît.

Il y a des gens qui comprennent quand ils sont un boulet accroché et qu'ils ne font plus évoluer correctement une situation.  Il y en aura toujours d'autres qui ne comprendront jamais !  Dans un tel cas, servent-ils vraiment la cause du Pays du Québec ?

Parce que c'est de ça qu'il est question :  le Pays du Québec à se donner pour nous tous, pour toute la population du Québec.  Et la population doit dire sont mot.  La population doit participer.

Est-ce que les conditions existent pour voir la population participer à l'affirmation de son Pays du Québec ?

Tous les responsables, (de mouvements, de groupements, de partis politiques, d'associations etc...) sont en droit de devoir se poser cette question.

La langue de bois... parlons-en !

Robert Bertrand

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lundi 15 septembre, 2003 08:35

Pour en finir avec la question des drapeaux...

Serait-il réaliste de demander une "trêve" aux membres du MLNQ?

Oui une trêve.  Si nous pouvions manifester les 4 ou 5 prochaines fois qu'avec le drapeau du Québec et sans mouchoir, on pourrait voir s'il y a moyen d'augmenter le nombre de participants.  Quand nous serons 2000 dans la rue, ce n'est pas 40 drapeaux et mouchoirs qui intimideront les 1960 autres manifestants.

Pourquoi ne pas l'essayer?

Etienne Boulay

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lundi 15 septembre, 2003 09:13

Bonjour monsieur Sauvé

Merci d'intervenir.  Je reprends votre texte par paragraphe,  et je fais un court commentaire lorsque je juge à propos de le faire.

Valérien.
-----------
(...)

Si les jeunes sont innofensifs, sur cela je puis vous croire, le foulard qu'ils  portent est un objet de dissimulation du visage, de plan secret peut-être, de menaces, et j'en passe!

Ils ne provoquent non seulement la presse, c'est une menace, une honte pour les  franc-tireurs qui désirent travailler à visière levée! C'est un prétexe valable pour les véritable pacifistes pour rester à la maison.  Ils ne mangent pas de ce pain là !

(...)

Dans notre contexte, c'est tout le contraire, c'est pour ne point être identifier, reconnu du patron, ou par la population qui réprouve cette forme de tenue vestimentaire.  Aussi, le danger est  grand de voir s'infilter des malfaiteurs aux dessins pervers, apporter une tangeante aux objectifs louables du groupe et ainsi, faire dériver le but premier vers un objectif coupable !

(...)

Un début de peur engendre la prudence et un peu de sagesse qui ont  bien meilleurs goûts !

M. Sauvé :  ... Je lui ai ri au visage devant ses "épreuves de riche".

Malheureux êtes-vous monsieur Sauvé, de vous retrouver en pareille compagnie ! Vous avez franchi l'examen avec succès et surtout bravo. Vous avez manifesté encore une fois un excellent contrôle de vos émotions et en conséquences, de  vous-mêmes. Votre compagnon d'un moment s'en est tiré indemne !

(...)

S'ils  atteignent votre taille, votre poids et vos muscles seulement  monsieur Sauvé!

Si un homme masqué, par son libre choix personnel vient se placer à mes côtés, soyez assuré qu'il sera tenu de déguerpir le plus rapidement possible, en raison de ma propre liberté et mes valeurs personnelles. Il en va de même pour un groupe.

(...)

(RMS) C'est aussi comme les femmes musulmanes qui se voilent volontairement la tête, la face et le corps pour ne se protéger contre les regards des hommes et non par conviction religieuse.

(VL) Se pourrait-il aussi, qu'il y ait des motifs religieux ?

(RMS) Il y a une dimension personnelle et psychologique dans tout comportement humain et je ne m'en fais pas pour ce que je considère comme très élémentaire.

(VL) Pour vous, est-ce que porter un masque dans une manifestation est un geste personnel et élémentaire ? Oui ou non ?

(RMS) Avec une formation encore plus avancée pour faire face à des situations réelles, ces pratiques disparaîtront. Nous avons encore à apprendre à discerner entre ce qui est personnel et ce qui est collectif.

(VL) Qu'entendez-vous par une formation plus avancée ? C'est quoi une situation réelle dans votre pensée ?
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(RMS) Et ensuite, tous les jeunes du MNLQ ne sont pas nécessairement venus suivre des cours d'introduction à la géopolitique, la stratégie et la tactique.

(VL)  C'est donc dire que Raymond Villeneuve n'a pas le contrôle de ses troupes ? Il y aurait des moutons hors la bergerie ! Ou est-ce lui qui aurait mandaté celle de Dorval ? Qui sait ? Ne sommes-nous pas en droit de le soupçonner ? Si non, alors il faudrait qu'il se dissocie publiquement de ce groupuscule ! Le MNLQ n'était-il pas mentionné parmi les groupes participants ?

(RMS) Ce sont les gens mûrs avec maîtrises et doctorats qui les ont suivis, parce que beaucoup de gens d'un certain âge s'intéressent aux activités du MLNQ et il y a lieu d'instruire et de bien instruire les radicaux afin qu'ils sachent davantage à quoi s'en tenir en toutes choses.

(VL) C'est un apostolat à grand risque n'est-ce pas monsieur Sauvé ? Ne craignez-vous pas l'infiltration ?

(RMS) On a de sérieuses raisons d'être radical et ce n'est pas la même chose que d'être extrémiste ou terroriste.

(VL) Vous avez parfaitement raison, cependant, le peuple confond les deux ? Radical dans la pensée oui, mais prudent et patient dans les moyens. Une fleur ne grandit pas plus vite en tirant sur les pétales !

Oui, nous voulons tous un Pays, une Patrie qui est la nôtre. Vous avez raison de vous impatienter monsieur Sauvé mais de grâce, ne risquons pas le tout pour le tout.

Amicalement vôtre

Bonne soirée
Bonne journée

René Marcel Sauvé
Valérien Lachance

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lundi 15 septembre, 2003 12:14

Le gardien de l’enclos

L’Aéropet viendra redire à tous que le Canada
se dresse comme un mur devant le Québec.
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Robert Laplante
Directeur de L'Action nationale

Il est bien resté fidèle à lui-même, à sa manière, c’est-à-dire à la grossièreté frondeuse. Jean Chrétien ne s’est pas présenté à la cérémonie officielle qui consacrait son dernier coup de jarnac. Il avait déjà produit son effet, le reste ne lui apparaissait sans doute plus que de la figuration. Les protestations ayant été faites, les récriminations pour la millième fois redites sur l’arrogance de Trudeau, sur l’outrecuidance de faire porter son nom au symbole d’un gâchis immonde, tout cela ce n’était plus que pour la galerie. Foin cependant de l’envergure historique de l’événement, de sa contribution à élever le sentiment de fierté patriotique des Canadians.

On a beau chasser le naturel, il revient au galop, surtout lorsqu’il s’agit de manipuler l’univers symbolique. Tout dans cette affaire, en effet, ne prend son sens qu’en faisant une lecture inversée des événements.

Jean Chrétien peut bien donner dans le nation building, sonner les trompettes de la grandeur historique, l’événement qui a été mis en scène était on ne peut plus local. Il ne s’agissait que de faire une démonstration de force pour émoustiller l’establishment local et quelques barons ethniques. Quitte à faire sortir les thuriféraires et les anciens commis, les Marc Lalonde, Jacques Hébert et autres Great Canadians qui ont fait carrière aux basses œuvres. Une cohorte d’intermédiaires s’est offert un trophée de guerre, un symbole pour marquer la logique d’occupation, consacrer l’enfermement. C’est leur Canada qui fixe au Québec les conditions d’échange avec le monde, ils tenaient à le redire avec un symbole fort, pour clamer la joie mauvaise de ceux-là qui se sentent du côté de l’ordre et de la puissance et qui trouvent grandeur à oblitérer leur peuple.

Nation wide, l’intérêt de cette inauguration ? Allons donc ! Pas d’invitation au chef de l’opposition officielle, non plus qu’à celui du NPD, mais un carton pour barber Gilles Duceppe. L’État canadian se déployait en région et fournissait aux petits lieutenants du Parti Libéral du Canada l’occasion de se payer la tête des Québécois. Pas même d’invitation officielle au gouvernement du Québec qui a sans doute fait des pieds et des mains pour ne pas en recevoir, trop heureux de rester apparemment en rade du nation building auquel il souscrit si hypocritement.

L’Aéropet, comme l’a déjà désigné l’ironie populaire, n’est qu’une goujaterie de plus que s’est offert une engeance qui fait carrière à se négocier les privilèges de tenir le Québec en laisse. De la politique de gérants, de sous-fifres qui voient de la grandeur à contribuer à la négation de leur peuple.

Il ne pensait pas si bien faire, le p’tit gars de Shawinigan, en affligeant le principal aéroport du Québec du nom de l’un de ses plus farouches détracteurs. Celui qui a fait carrière à nous dire fermés au monde, à prétendre que nous représentions un danger pour nous-mêmes en dehors de la tutelle d’Ottawa, celui qui a emprisonné sans motif en brandissant la Loi des mesures de guerres et qui voyait un crime contre l’humanité dans notre démarche démocratique d’émancipation, est vraiment à sa place au faîte de la tour de contrôle. Le Canada qu’il a servi a tout fait et continue de s’acharner à tout mettre en œuvre pour s’interposer entre le Québec et le monde. L’Aéropet viendra redire à tous que le Canada se dresse comme un mur devant le Québec.

Grâce à Jean Chrétien, Pierre Elliott-Trudeau trouve enfin sa place dans l’histoire de notre peuple : gardien de l’enclos.

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La revue de septembre vient de paraître !
Vous pouvez d'ores et déjà  y jeter un oeil sur notre site Internet au www.action-nationale.qc.ca, vous la procurez à nos bureaux dès aujourd'hui ou à la librairie Renaud Bray, succursale Côte des Neiges de Montréal dès mercredi.

Ce numéro sera lancé officiellement mercredi 17 septembre à Drummondville lors d'un 5 à 7.  Vous souhaitez y participer ? envoyez nous un courriel ! revue@action-nationale.qc.ca

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lundi 15 septembre, 2003 12:54

Très bien l'article de la Revue Nationale. J'aime lire Robert Laplante qui se montre toujours exigeant dans ses textes.

Je vous transmet maintenant une traduction d'un article que je viens de recevoir du Scottish National Party, l'équivalent écossais de notre Parti Québécois.

Il s'agit de la fiscalité qui, au United Kingdom est centralisée à Londres. Le Scottish National Party exerce des pressions pour que l'Écosse récupère taxes et impôts, qui seront gérés et administrés par Edinbourg, premier pas important vers le retour des Écossais au statut reconnu d'État, perdu depuis 1707.
Or, le Parti Conservateur de Grande Bretagne, en un revirement spectaculaire, appuie cette idée. Surprise générale évidemment puisque les Tories ont toujours été centralisateurs et opposés à la politique de "dévolution" de la Grande Bretagne, politique qui irrite les milieux d'affaires qui ont intérêts à maintenant l'homogénéité afin de simplifier leurs opérations. Et maintenant qu'ils ont été obligés de s'adapter, non d'écraser les Écossais comme l'auraient fait les milieux d'affaires du Canada anglais, ces mêmes milieux ont cessé de hurler et n'opposent aucune résistance maintenant aux nouvelles conditions créées par la décentralisation des pouvoirs de Westminster vers Edimbourg, Cardiff et Belfast, décentralisation que Dublin a obtenue il y a maintenant 82 ans au prix d'une abominable guerre civile, mais qui s'est avérée profitable puisque l'Eire
(Irlande du Sud) jouit d'une prospérité inégalée en Europe.

Le changement d'esprit du Parti Conservateur tient compte du fait que la décentralisation des pouvoirs est favorable au développement économique des régions et par conséquent de toute l'Écosse, qui a bien besoin de se prendre en mains.

On est jamais mieux géré que par soi-même. J'allais employer une expression plus vulgaire mais je pense que vous la connaissez.La preuve, comme tant de fois précédente, est en train de se faire en Grande Bretagne même mais cette nouvelle mentalité n'a pas encore atteint ni Ottawa ni le Canada anglais. Comme les nouvelles concernant la mort de la Reine Victoria, qui, au Canada anglais, est toujours vivante et célébrée alors qu'elle est réellement morte en Grande Bretagne. J'ai l'impression que ces nouvelles sont prises dans les glaces des iceberg de l'Atlantique nord.

Ce communiqué officiel vient de Holyrood et est daté du 14 septembre 2003.

René Marcel Sauvé

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lundi 15 septembre, 2003 21:01

Source
HÉRITAGE GLOBAL
La culture, la langue, la nation, un peuple et une patrie
La conquête anglaises et la confédération (1760-1867)  le drapeau des Patriotes

Sous quelles couleurs les Patriotes
de 1837-38 se sont-ils rassemblés ?

La dernière édition du Journal La Nation publie une nouvelle intéressante à propos des couleurs du drapeau des patriotes.

Il y a une polémique qui existe sur les couleurs du drapeau des Patriotes.

Certains disent que les couleurs du drapeau des Patriotes étaient celles de l'Italien Garibaldi, vert-blanc-rouge (à la verticale) qui menaient des mouvements révolutionnaires en Italie en cette période. Les Patriotes, eux, pour se différencier du drapeau italien, orientèrent les couleurs à l'horizontale.

Et d'autres avancent que le vert du drapeau vert-blanc-rouge était pour identifier les Irlandais qui appuyaient les demandes des patriotes.

Qui, de ces deux groupes de pensée, a raison ?

Le Journal La Nation a trouvé un document qui prouve que les patriotes prirent le drapeau de la révolution française, le bleu-blanc-rouge comme signe de ralliement et emblème de liberté.

Voici le texte intégral du Journal La Nation :

Nouvel espoir

"La révolution de 1830 à Paris ranime l'espoir des Patriotes". Cette révolution française de 1830 ou la révolution de Juillet dans le long cheminement en France vers la république, la première révolution date 1789 et même à la fin du règne de Louis XVI, guillotiné en 1793. La première république amène Napoléon 1 er Bonaparte. Il est chassé pour remettre un roi Bourbon, Louis XVIII, frère de Louis XVI, sur le trône français suivi d'un dernier frère, Charles X. Celui-ci doit abdiquer en raison de son attitude autoritaire et a entraîné la révolution de Juillet (1830) où le peuple est fatigué des excentricités des rois.

"Ainsi en Amérique du Nord britannique, dans le bas Canada, les Canadiens rêvent peu à peu de l'indépendance et se lancent dans une résistance légale. La rébellion s'anime. Elle prend les nouvelles couleurs, le bleu-blanc-rouge que Louis-Philippe 1er d'Orléans a adopté en France. Alors aux yeux des Patriotes, ce nouveau drapeau est un signe de ralliement et l'emblème de liberté. Dès ce moment, l'engouement républicain bat son plein chez les jeunes canadiens".

"En France, la tournure des événements fait changer de roi qui passe des Bourbon aux Orléans. Par contre, au Canada, colonie britannique, les choses ne tournent pas dans le sens souhaité. Plusieurs des révolutionnaires ou patriotes sont soit déportés en Australie ou encore pendus au Pied-du-Courant, à Montréal, de 1839 à la fin de 1840. Est-il besoin de dire que la révolution a avorté ?"

Sources : John Hare, Les Patriotes 1830-1839, Édition Libération, Ottawa, 1971, p. 27, note 1.

La victoire de Saint-Denis fut la seule qui suivit le drapeau français ; les désastreuses batailles de Saint-Charles et de Saint-Eustache achèvent de mettre en déroute ce noyau de braves qui combattaient sans arme, sans préparatifs, sans entente et sans chef.

Source : (Selon Jodoin & Vincent dans Histoire de Longueuil et de la famille de Longueuil, 1889).

Sur le triomphe de Tracey et Duvernay, anonyme.

"Il faut la révolution et la séparation de l'Angleterre", s'écrie un ami de Duvernay.

C'est pour rallier cette attitude révolutionnaire que fut composée cette parodie de la Marseillaise.

Allons ! enfants de la patrie,
Le jour de gloire est arrivé;
D'une trop longue tyrannie
Le sceptre de fer est usé
Entendez-vous tomber les chaînes
Des deux braves concitoyens ?
Le remords brise leurs lien.
Campagnard, citadins, formez vos bataillons !
Partons ! Marchons ! Qu'un peuple entier suive nos pavillons !
Mais peuple souverain silence !
Voici venir tes défenseurs.
Fais tonner ta mêle éloquence,
Grêler tes coups de poing vainqueurs !
Peins la liberté, ses miracles ;
Voilà ses martyrs parmi nous.
Qu'ils ne pensent plus aux verrous !
Et soient sans cesse nos oracles !
Campagnard …
Enfin le drapeau tricolore
Vient se déployer à nos yeux !
Sur ce sol va-t-il donc encore
En héros transformer des gueux ?

Il n'y avait plus à le cacher : Les patriotes voulaient l'indépendance et leur premier geste solennel fut de convoquer à Saint-Charles-sur-le-Richelieu, le 23 octobre, une assemblée des six comtés de Rouville, Richelieu, Saint-Hyacinthe, Chambly, Verchères et l'Acadie.

Au jour fixé, plus de cinq mille personnes étaient réunies dans le petit village, en face d'une estrade où avaient pris place Nelson, Storrow-Brown, Girod, Louis-Michel Viger et Papineau.

Tout près, s'élevait une colonne surmontée d'un bonnet phrygien. Drapeaux et banderoles et pancarte portaient de brèves, mais flamboyantes inscriptions qui résumaient les griefs et les demandes.

Le tricolore de la révolution dominait et l'on ne devait pas se séparer avant d'avoir planté l'arbre symbolique de la liberté.

Les orateurs furent au diapason de la foule. Les uns après les autres, ils proclamèrent, dans cette langue emphatique de l'époque, qu'il n'y avait plus aucun redressement possible et qu'il n'y avait plus de justice à espérer que de violence.

Wolfred Nelson se montra particulièrement intraitable. "Le temps est venu, s'écria-t-il, de fondre nos cuillères en balles de plomb."

Papineau, par contre, comme s'il eût commencé à voir clair, s'efforça de tempérer l'effet de discours qu'il n'avait pas peu contribué à inspirer, se déclara de nouveau opposé à la violence, recommanda l'emploi de moyens constitutionnels et le boycottage des produits anglais.

La foule en éprouva une amère déception ; mais il était trop tard pour retenir sur la pente où les chefs patriotes l'avaient engagée. L'assemblée ne se sépara qu'après avoir adopté une série de résolutions dont plusieurs étaient franchement séditieuses, car elles tendaient ni plus ni moins à la formation d'un état dans l'État en attribuant aux réformistes des six comtés le droit d'organiser des tribunaux et un corps de milice, de choisir les fonctionnaires, D'élire les juges de paix et des officiers.

Un Comité central permanent devait être bientôt ouvert dans le comté des Deux-Montagnes pour exécuter les décisions de l'assemblée de Saint-Charles.
Source : Histoire du Canada pour tous, Jean Bruchési.

Sources : Comité des Patriotes de Saint-Philippe de La Prairie
3055, R.R. 217
Saint-Philippe (Québec) J0L 2K0
Tél.: (450) 659-3616
M. Gérard Laframboise, Président et éditeur du Journal La Nation

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mardi 16 septembre, 2003 08:41

Bonjour à vous Monsieur Lachance,

Vous pouvez difficilement imaginer la surprise que vous nous faites en témoignant, documents à l'appui, sur la question du drapeau des patriotes.

Il est bien dit, cependant :

"Il y a une polémique qui existe sur les couleurs du drapeau des Patriotes."

Je ne sais si nous avons des participants qui pourraient nous tirer au clair cette question du ou des drapeaux des Patriotes.

Robert Bertrand

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Note :  sur le forum Souveraineté-info, un fil de discussion a été ouvert sous le titre :  Manif : abcès à crever
Auteur: Robert Bertrand
Date:   12-09-2003 10:10
Plusieurs autres textes digne d'importance y apparaissent

À suivre...
 
 

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