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Ne faut-il pas s'approprier LE PAYS ?

par Robert Bertrand, rédacteur,
QUÉBEC, Un Pays
1998-12-18






Réponse au texte de Monsieur Jean-Luc Dion
Le Pays

 
      Quand on est jeune, combien de fois ne nous a-t-on pas dit: "Agis en homme !", "Fais ton homme". Agir, en un mot, comme si c'était le cas!

      C'est un peu l'essence même de ce concept qu'il nous faut créer, ensemble. Agir comme étant un Pays. Et démontrer, par les exclusions que l'autre (le ROC) va faire, qu'il nous manque quelque chose, qu'il nous manque des atouts pour être vraiment ce que l'on veut être.

      N'est-ce pas nous qui voulons prendre cette place? Il s'agit de la prendre. D'agir comme si c'était déjà en place. Oui, il y a des limites. Ce sont ces limites-là qu'il nous faut découvrir ensemble, et qu'il faudra analyser le cas échéant.

( Jean-Luc DION)     " C'est une initiative très louable pour faire parler du Québec, de notre Cause et de l'avenir que nous souhaitons pour notre --futur-- pays. "

      Depuis 1993, j'étais le rédacteur d'un BBS. Le RENOUVEAU POLITIQUE BBS. Depuis environ un an ou deux je souhaitais bien ouvrir un site sur INTERNET. Il m'a fallu apprendre et surtout aller dans la direction que je nous souhaite collectivement. Et le voilà, le bébé. Et la voilà, cette créature qui se veut être un instrument de plus pour nous faire prendre conscience, à nous tous Québécoises et Québécois de ce que nous sommes, de ce qui est nôtre et qu'il  nous reste à finaliser.

( Jean-Luc DION)    " Nous savons que nous avons encore énormément de travail à faire pour accéder à la souveraineté nationale et internationale. "

      Voilà des termes qu'il nous faut, me semble-t-il utiliser de moins en moins. Ces termes d'indépendance et de souveraineté, nous les avons utilisés à satiété. L'étape de PAYS reste à franchir.

      Parler de PAYS pour le construire, pour le façonner à notre image, à ce que nous sommes tous individuellement et       collectivement. Les jeunes sont nés avec ses concepts et ils les ont entendus ad nauseam. Offrons leur le PAYS à construire, le PAYS à organiser, le PAYS à façonner à leur image. C'est un concept moderne, révélateur, novateur, et rempli de promesses.

( Jean-Luc DION)   " Nous avons encore beaucoup de compatriotes de toutes origines à convaincre de l'importance de nous donner un pays --qui nous ressemble--. "

     On peut se poser la question. Mais que faisons-nous, collectivement, comme PEUPLE pour chercher à les intégrer, pour chercher à leur permettre de prendre leur vraie place avec nous pour construire ce PAYS qui est le leur comme le nôtre? Que faudrait-il faire?

      Le PEUPLE du Québec inclut toutes ces communautés culturelles qui sont diversifiées. Qu'en connaissons-nous de leur propre culture? Que faisons-nous pour mieux les connaître ces diverses cultures? Combien de communautés culturelles avons-nous sur notre propre territoire? N'est-ce pas à cette réalité qui est nôtre, sur notre territoire, dans notre PAYS collectif qui est nôtre et qui est leur également, n'est-ce pas à cette réalité qu'il nous faut découvrir, apprécier, à chercher à déveloper?

      Ces communautés culturelles sont nôtres, vivent une nécessité d'être également reconnues pour ce qu'elles sont, pour ce qu'elles veulent être dans ce PAYS qui est leur tout autant qu'il est nôtre. Il faut défendre leurs droits autant que nous défendons les nôtres. Ils sont des nôtres.

 ( Jean-Luc DION)    " Il ne faut pas s'illusionner: pour réussir, il faudra communiquer «Le goût du Québec» à beaucoup de nos compatriotes. "

      Qu'est-ce que l'on dit au reste du Canada, nous-mêmes? Ils doivent nous accepter tels que nous sommes. Un PEUPLE différent. Alors, pourquoi n'en serait-il pas de même pour nos propres compatriotes des diverses communautés culturelles qui forment cet éventail de notre propre réalité Québécoise?

      Qu'est-ce que nous connaissons de ces diverses communautés culturelles qui sont avec nous depuis quelques générations maintenant? Ils sont des nôtres et nous ne les connaissons à peine.

      Notre devoir, n'est-il pas de les découvrir? d'enrichir leurs propres différences? de leur permettre de prendre toute leur place?

      Toutes les communautés culturelles font partie intégrante de notre "nous" collectif. Qui peut nous parler de ces diverses communautés culturelles qui sont des nôtres?

      En effet, le travail que nous nous devons de faire, il est dans nous; dans notre propre façon de voir notre réalité collective. Elles ne sont pas différentes. Elles veulent jouer un rôle dynamique en autant qu'elles soient connues, reconnues, qu'elles se développent dans leurs propres identités collectives qui façonnent globalement notre PAYS commun.

      N'a-t-on pas un profond examen de conscience à faire face à la reconnaissance de leurs propres réalités? Ne croyez-vous pas que ces communautés culturelles ne font qu'attendre que nous ayons également "le goût" d'elles à l'intérieur de notre propre pays qui est également leur?

      Dans ce forum d'avant-garde, je souhaiterais y introduire ce premier article pour marquer le début de ma propre participation.

      Robert Bertrand, rédacteur,
      QUÉBEC, Un Pays
      http://total.net/~qcunpays
      qcunpays@total.net
 
 
 

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