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Conditions gagnantes

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Re:  « Ensemble pour construire un pays »
suite à la réponse de la lettre adressée à Monsieur André Lepage
avec sous-titres: -- POURQUOI AUTANT
DE RESTRICTIONS MENTALES ?
--  LE CONTINENT CANADIEN

Robert Bertrand, rédacteur,
QUÉBEC, Un Pays
1999-01-29


Réponse à l’intervention de
Monsieur Alain Labonté

Bonjour Monsieur Labonté,

Dans cet esprit de dialogue dans lequel nous participons, il me fait plaisir de recevoir vos commentaires suite au texte   Re: « Ensemble pour construire un pays » dans la réponse à la lettre à Monsieur André Lepage. »

J'ai mis en évidence, dans ce texte, les thèmes qu'ont déjà exploité les divers Chefs élus du Québec au cours des quelque quarante dernières années.  Pour bien se comprendre je les signale à nouveau:

>      Duplessis:  Autonomie Provinciale
>    Jean Lesage:  Maître chez nous
>    Daniel Johnson, père:  Égalité ou Indépendance
>    René Lévesque:  Souveraineté-Association,
>    Robert Bourassa: Souveraineté culturelle
>    Jacques Parizeau: Souveraineté avec ou sans partenariat
 

C'est un constat d'une situation vécue par nos concitoyens et nos concitoyennes ayant élus ces propres candidats avec les objectifs de leurs plans de campagne électorale.  Tout le monde peut convenir de cela.

Pour le cas de la dernière élection à laquelle Lucien Bouchard s'est présenté pour la première fois devant le  PEUPLE  j'ai fait le constat suivant que j'ai présenté dans ce même texte.

>   Et, avec une certaine analyse, c'est la première fois que
>   je constate, après coup, que Lucien Bouchard n'a pas
>   fait franchir d'autres étapes.  Il s'est fait élire pour
>   se faire élire.

C'est à juste titre que vous soumettez que le thème exploité par Lucien Bouchard pour se faire élire, en 1998, c'est l'

« établissement de conditions gagnantes ».
Je suis parfaitement d'accord avec votre analyse.  Et vous ajoutez:
« cela vise une victoire en position de force... il a fait un pas vers la souveraineté qui est irréversible ».
Pour le moment, il faut l'admettre, on se plaît mutuellement à le croire qu'elle est irréversible.

Permettez-moi, monsieur Labonté, ces interrogations:

Quel est ou quels sont les objectifs des conditions gagnantes ?

Quelle victoire en position de force attendons-nous?

        Et vous poursuivez le dialogue en disant:
« Lucien Bouchard a donné à la population (celle qui doit elle-même se convaincre qu'elle est souveraine avant de se donner un corps national souverain) »


POURQUOI AUTANT DE RESTRICTIONS MENTALES ?

Dans cet esprit de dialogue, vous me le permettrez encore, qu'elle est la base, le fondement de la démocratie?

N'est-ce pas le  PEUPLE ?  Les  GENS  DU  PAYS ?  N'aurait-on pas raison de dire que la souveraineté elle est dans le  PEUPLE, dans les GENS DU PAYS, justement?

Que demandons-nous à ce  PEUPLE, à ces  GENS DU PAYS sinon de créer le  PAYS ?  de faire en sorte de se donner  SON  PAYS ?

 « Maintenant il ne faut pas en rester là, bien sûr, et continuer à travailler, chacun à sa mesure, à l'établissement de ces conditions gagnantes, conditions de cœur d'abord, conditions d'esprit pour stabiliser tout cela d'abord en nous-mêmes, et conditions matérielles pour asseoir tout cela sur des bases inattaquables. »
Je vous interpelle à nouveau, monsieur Labonté,  Travailler à ces conditions gagnantes, dites-vous.  En fonction de quel objectif? Pourquoi autant de restrictions mentales ?   Ne travaille-t-on pas pour créer notre Pays?  Avec des conditons de coeur, comme vous le dites, avec des conditions d'esprit pour stabiliser ce  Pays  que nous cherchons à créer, à organiser, à construire, pour asseoir NOTRE PAYS sur des bases inattaquables.

Questions d'utiliser les mots pour leur faire dire ce qu'ils veulent dire.  Ne pas craindre de parler du Pays que l'on veut avec des conditions gagnantes pour le réaliser.

LE CONTINENT CANADIEN

Bref, nos adversaires veulent des questions claires, veulent qu'on se définisse comme on est et pour ce que l'on veut.  Le veut-on le Pays du Québec?

Préférons-nous accepter d'être de ce Continent Canadien ou le Québec et les Québécois ne feraient partie de ce dit Continent dans lequel ils ne sont pas reconnus, ne se sentent pas reconnus, et qu'on ne veut pas les reconnaître ?  Et ce continent Canadien s'affiche comme ayant un seul Peuple et une seule Nation ?  N'en avons-nous pas assez de faire nier notre propre existence ?

Pour moi, il est clair.  Le Canada n'est pas mon Pays.  Le Canada est un Continent.  Le Québec est mon Pays.  Et les Gens du Canada ne veulent pas reconnaître le Pays du Québec, la Nation Québécoise.  Ils ont fait leur nid.  À nous de créer le nôtre.

Comme chez les Européens, il faut créer des États, des Pays souverains qui permettent aux GENS de chacun des Pays de vivre leur différence, de vivre leurs propres réalités et de se faire accepter avec leurs différences et pour ce qu'ils sont.

Avec amitié.

Robert Bertrand, rédacteur,
QUÉBEC, Un Pays
1999-01-29

               PS:  J'espère que vous profitez du Carnaval de Rio.  C'est justement aujourd'hui que débute le
                      Carnaval de Québec dans notre froidure.

 

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