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Création du Pays du Québec
dans l'honneur et l'enthousiasme !
Robert Bertrand, rédacteur,
Québec, Un Pays
1999-12-11



 
 
 
 
 
 

Certains ont besoin de grand frère pour leur montrer un modèle de vécu; pour leur dire comment se comporter lorsque l'on va rencontrer un autre Président à l'étranger, comment se comporter lorsque des étrangers viennent nous visiter dans notre propre maison (tous les Présidents, les Chefs d'États, les Premiers Ministres) qui passent par Ottawa et ne font aucun détour, ou en font par accident de parcours, pratiquement, pour venir au Québec.

Un Pays mature n'a pas besoin de grand frère tel Ottawa.

Au "Point" de Radio-Canada, vendredi le 10 décembre, Stéphane Dion a parlé de "Pays Indépendant que nous nous devons de créer pour ne pas laisser croire et que notre population comprenne bien que nous aurons notre Pays à nous", -- le Pays du Québec -- , et que nous ne ferons plus partie du Pays du Canada.

C'est, suivant ce que je comprends de l'attitude du Canada, ou pour mieux dire, de la position des Dion-Chrétien ou vice-versa.  Le Canada sera notre Pays voisin, avec un Parlement voisin.

N'est-ce pas cela que nous voulons ?

Deux entités différentes, deux Pays que l'on souhaite amis.

Si je crée mon Pays, -- le Pays du Québec --  est-ce que je dois dire que je quitte le Canada, que je fais "sécession" du Canada, que je me "sépare" du Canada ou bien, est-ce que je dois dire : Je crée le Pays du Québec dans l'honneur et l'enthousiasme  sans aucune référence avec le Canada ?

N'est-ce pas là, simplement de la sémantique ?

Si je me marie, est-ce que je dis à mes parents :  papa, maman, je vous quitte, je me sépare de vous, ou bien, est-ce que je dis : papa, maman, je crée mon propre foyer, j'ai décidé de me marier.

C'est dans l'enthousiasme que tout le monde devrait saluer le cheminement que nous nous devons collectivement de prendre, dans les jours ou dans les mois prochains.

On veut que ce soit "clair", "clair", "clair".  Semble-t-il dans le projet Canadien, on le répète "39 fois".  "Cé-tu-assez-clair ?"

Avons-nous intérêt pour que cela ne soit pas clair ?

LA QUESTION FINANCIÈRE

Il y a toute la question financière qui est présentement contrôlée par le Pays voisin et qui devra obligatoirement devenir sous notre responsabilité en créant le Pays du Québec.  Ne va-t-on pas créer de nouveaux emplois rémunérateurs ?

Voilà pourquoi, en enlevant tout le contrôle financier au Pays étranger de la part qui est la nôtre, ce Pays étranger qui est le Canada se rebiffe.  Il se rébiffe surtout dans la personne de nos Québécois de service qui sont à Ottawa.  Ils cautionnent, dans ce Parlement étranger, à majorité étrangère, une action telle que même leurs collègues dans ce même Parlement, ont du mal à accepter dans leurs propres institutions britanniques.

L'Angleterre n'avait-elle pas des colonies britanniques ? Ces colonies ne sont-elles pas devenues des Pays représentés à la Table des Nations-Unies ?

Ceux qui veulent bloquer l'avenir du Pays du Québec, sont ceux là mêmes qui proposent des contraintes, qui posent des embûches tels que le Canada tout entier va irrémédiablement passer pour un Pays anti-démocratique.

"Les conditions posées sont les mêmes que celles qui ont été posées par la Russie auprès des Pays qui sont maintenant devenus indépendants !"    Monsieur Joseph Facal, notre ministre des Affaires Intergouvernementales, n'a-t-il pas raison de nous le faire remarquer ?

Les conditions posées sont les mêmes que celles de la Russie chancelante !  Le Canada ne voit-il pas le gouffre qui pourrait l'attendre par le départ du Québec ?   Et le départ du Québec ne pourrait-il pas être suivi de d'autres départs ?

Pourquoi, pourrait-on se demander, le Canada en est-il à ce point de rupture ?

Vouloir mater, contrôler et assujettir un Pays, une Nation, un Peuple devient la voie privilégiée du Canada.  Et le Canada projette une telle image au plan international.

Enfin, on revient sur cette scène où le Québec a connu des heures glorieuses :  Terres des Hommes et l'Expo 67 et les Olympiques de 1976.  C'est à nous de faire valoir nos réalisations les plus grandioses et les plus valorisantes pour nous tous du  Pays du Québec.  Parlons de nos grands barrages, parlons de nos athlètes oblympiques, parlons de nos travailleurs émérites.

Les Pays du Monde sauront nous re-découvrir sous notre vrai visage d'humanité.

Et nous pourrons le proclamer :  le Québec comme le Canada a su reconnaître les droits de toutes sortes :ceux des jeunes, ceux des handicapés, ceux des sexes, des couleurs, des origines et tous les autres que vous pouvez nommer.  Comment comprendre que ce Canada  n'accepte pas de reconnaître les droits d'un Peuple, d'une Nation !

Dans les autres Provinces de ce Pays qui nous est étranger, par sa culture, par sa télévision, par son Parlement, par sa qualité de la démocratie, n'y a-t-il donc pas une élite qui est capable de percevoir la dérive des institutions britanniques ? la dérive de la qualité démocratique ?  Entendez-vous des voix à l'horizon ?

Depuis quand y a-t-il un Parlement plus important qu'un autre ?  Au Canada on voudrait nous le faire croire ?

La voix du Peuple n'est-elle pas celle sur laquelle nous nous devons de nous appuyer ?  N'est-elle pas la voix la plus sûre ?

Ce qu'il nous faut maintenant comprendre c'est que la voix canadienne des changements est irrémédiablement bloquée.  On ne pourra plus nous faire le coup des changements possibles.

Il reste, cependant, le coup de l'argent.  L'argent dépensé lors d'un référendum.  Devrons-nous faire l'unanimité au Pays du Québec pour contrecarrer les sommes d'argent provenant du Canada ?  Les millions de dollars ne s'affollent-ils pas lors
d'un référendum tenu sur le territoire du Pays du Québec provenant de toutes les sources de son Pays Étranger ?  On le sait, la démocratie canadienne se fait fi de la démocratie du Pays du Québec !

En 1980, Trudeau ne nous avait-il pas dit qu'il allait réaliser des changements pour satisfaire le Québec ?  Qu'il "mettait sa tête sur le billot" pour devoir réaliser les changements ?  N'était-ce pas quelques jours précédents le référendum ?  Croyez-vous qu'il se serait servi du fameux "billot" ?  En fait, s'en est-il servi ?

En 1995, Chrétien ne nous a-t-il pas promis des changements devant satisfaire le Québec ?

L'évidence elle est on ne peut plus claire !  La place du Québec qui nous est offerte au sein du Canada : être comme les autres.  Soumis et  "dans ton coin".  Ou, pour mieux dire : "dans ton trou".

Être ou ne pas Être.  Le Pays du Québec ou la province dans un Pays qui nous est de plus en plus étranger et qui ne veut pas pas nous reconnaître, sauf à genoux.

Honneur et enthousiasme.  Oui, pour la création du Pays du Québec.

Aucune voix ne se fait entendre pour une réconciliation !  Quel beau Pays ?

À genoux ou debout ?

Robert Bertrand, rédacteur,
QUÉBEC, Un Pays,
http://www.multimania.com/quebecunpays/
http://www.total.net/~qcunpays/
http://www.geocities.com/CapitolHill/Parliament/3488/index.html
http://www.iquebec.com/QUEBECUNPAYS
http://QUEBECUNPAYS.iquebec.com
1999-12-11


 
 

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