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Les crimes du Canada anglais

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"Le livre noir du Canada anglais"
-- Les crimes
par Robert Bertrand, rédacteur,
Québec un Pays
2001/12/29


En lisant Normand Lester, "Le livre noir du Canada anglais", nous devons constater le rôle joué par les médias dans l'action des Gouvernements du Canada, d'une époque à une autre.

Ce qui suit cette présentation ce sont des extraits de son livre.

Les Japonais du Canada, de même que les Chinois du Canada, de même que les nouveaux immigrants du Canada doivent comprendre la nature même de l'exclusivisme d'un certain nombre de nos compatriotes anglo-saxons à l'égard de la nation française du Canada.  Le Gouvernement du Canada doit d'abord servir les intérêts de Sa Majesté et de ses protégés.

Ce que les Japonais ont subi, c'est écrit dans l'Histoire.  Il faut comprendre les morts de nos compatriotes Québécois en 1838 - 1839, de même que les morts de nos compatriotes Québécois à Québec, alors que les soldats de l'Ontario sont venus les abattre dans la Ville de Québec en 1918 sur l'ordre du Gouvernement du Canada.  Ni les uns ni les autres n'auront reçus les excuses officielles du Gouvernement du Canada.

J'esquisse une raison possible :  serait-ce une raison financière ?   Les Japonais ne sont-ils pas puissants financièrement ?  Est-ce pour cela que la nature anglo-saxonne se serait permise des "excuses" officielles ?  Il faut le comprendre, l'argent domine le monde !

Les mêmes lois appliquées dans un contexte donné à l'égard des Japonais, ont été également utilisées à l'égard des français du Québec.  Une langue doit dominer au Canada, c'est la langue anglaise.  Sous le couvert de la démocratie, n'y a-t-il pas une dictature de fonctionnement ?  Les nouveaux arrivants doivent comprendre que les Lois des mesures de guerre ont été appliquées aux Québécois sans plus d'égard que les lois qui furent appliquées pour les Japonais nés et nouveaux arrivants au Canada de l'époque.

Encore actuellement, le Canada s'érige en maître à penser et comme préfet de discipline à l'égard du Québec en édictant des lois qui sont contraires à la démocratie telle que vécue et comprise à travers le monde d'aujourd'hui.  Il faut savoir que de nouvelles lois des mesures de guerre viennent d'être votées par le Parlement du Canada sous la direction de Jean Chrétien.  Nous sommes à l'aube de 2002 et nous vivons sans la reconnaissance officielle de la Nation Québécoise, sans la reconnaissance officielle du Peuple du Québec.  La discrimination du Canada, elle est là, bien vivante, à l'égard du Peuple fondateur du Canada : le Peuple du Québec.

Les Japonais du Canada, ils ont reçus des "excuses" officielles de la part du Gouvernement du Canada.  Les quelque 500 personnes arrêtées, sans mandat, sans qu'aucune charge contre elles n'ait été enregistrée, n'ont eu droit, jusqu'à ce jour, d'aucune excuse de la part du Gouvernement du Canada.  Le Canada préfère honoré la mémoire de ceux qui ont agi "généreusement" en faveur du Canada.

Et les Acadiens du Canada qui ont été déportés pour permettre à d'autres qui étaient leurs privilégiés de se servir de leurs terres et de leurs biens, ne doivent pas compter recevoir des excuses et encore moins des redressements.  Serait-ce une raison "financière" ?

Le Canada n'est pas sans tache.

"Le livre noir du Canada anglais" de Normand Lester nous présente beaucoup d'autres facettes qu'il nous faut lire pour en apprécier toutes "les minutes" du patrimoine.

Robert Bertrand, rédacteur,
Québec un Pays
http://www.multimania.com/quebecunpays/livre-noir-du-Canada-anglais-Les-Crimes-Robert-Bertrand.html

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"Les crimes contre les Japonais"

p. 229
Avertissement à toutes les personnes japonaises et aux personnes d'origine japonaise.  Soyez avisées qu'en vertu des décrets nos (numéros) 21, 22, 23 et 24 de la Commission de sécurité de la Colombie-Britannique, les régions suivantes sont interdites à toutes personnes de race japonaise (1).

p.230
En 1907, on assiste aux premières émeutes racistes organisées par "The Asiactic Exclusion League", encouragée par la presse violemment xénophobe de Colombie-Britannique.  Le 7 septembre, cinq mille manifestants marchent sur l'Hôtel de ville de Vancouver pour réclamer un "Canada blanc" ;  ils se dirigent ensuive vers le quartier chinois, où les vitrines de tous les commerces appartenant à des Chinois volent en éclats, puis envahissent le quartier japonais, dont les marchands, simplement armés de bâtons, se défendent comme ils peuvent.  Pour protester conte cette violence, les Chinois et les Japonais se mettent en grève ; les industries qui les utilisent comme "cheap labour" doivent fermer leur porte.  Des businessmen blancs, menacés dans leur portefeuille, font alors pression sur les politiciens.  Le maire de Vancouver, lui-même membre en règle de la ligue raciste, condamne les violences.  (...)  Ottawa délègue sur place le jeune sous-ministre du Travail, un certain William Lyon MacKenzie King...

Chroniqueur au Vancouver Province et au Vancouver Morning Star, Tom McInnes incarne parfaitement le racisme des (p. 231) milieux journalistiques anglo-saxons du début du XXe siècle.  (...)

"Nous devons soit les déporter -chose pratiquement impossible à faire - soit leur fermer nos ports en tant qu'immigrants, et rendre la vie impossible à ceux qui sont déjà ici, dont le travail enlève le pain de la bouche de nos compatriotes.  Ainsi on les incitera à retourner chez eux (3).

p.232
Les attitudes racistes de la Colombie-Britannique atteindront un paroxysme avec la Seconde guerre mondiale.  Au début de 1941, Ottawa exclut les citoyens canadiens d'origine japonaise du service militaire.  En mars, tous les Canadiens japonais doivent s'enregistrer auprès des autorités et, en août, on les oblige à porter sur eux une carte d'identité avec empreinte du pouce et photo.

Dès le début des hostilités avec le Japon, la population anglo-saxonne et les journaux réclament qu'on débarrasse la Colombie-Britannique de la "menace japonaise". (...)

p.234
Le 16 mai 1942, les premiers déportés arrivent à l'hippodrome Hastings Park, de Vancouver, transformé pour l'occasion en centre de détention (comme le Vel d'hiv de Paris) pour les citoyens canadiens d'origine japonaise.  En l'espace de quelques semaines, le gouvernement canadien, applaudi par la population blanche de la Colombie-Britannique, va anéantir, sans justification aucune, la communauté japonaise.  Au fil des ans, cette communauté a érigé son temple Nihon-machis, ses églises chrétiennes, ses écoles; elle avait mis sur pied des coopératives, des journaux communautaires, des associations de bienfaisance.  Ottawa détruira tout !

(...)  Le seul crime de ces Canadiens, c'est leur origine raciale japonaise...

p.235
... dans certains camps de concentration, on les fera même payer pour leur propre internement...

p.236
Malheureusement, Ottawa s'est cru obligé d'obtempérer devant le racisme forcené de la population blanche de cette province, racisme exacerbé par des médias hystériques.  C'est ce qui explique que, après la fin des hostilités, les mesures racistes, loin d'être abrogées, vont atteindre un niveau sans précédent.  Mackenzie King prolonge l'application de la Loi sur les mesures de guerre, car il a décidé de régler le problème et de débarrasser définitivement la Colombie-Britannique des Japonais.  On leur donne le choix suivant :  vous déménagez dans l'Est du pays, ou vous êtes expulsés au Japon.

p.237
Dans le but de contester cette mesure criminelle, une association se forme, le "Cooperative Committee on Japanese Canadians, qui porte la cause devant la Cour suprême du Canada.  Assurément, il est impensable que le plus haut tribunal du pays puisse confirmer une loi aussi odieuse !  Et pourtant, en recourant aux arguties les plus spécieuses, la plus haute instance chargée de la justice au Canada déclare constitutionnelle la déportation de citoyens canadiens vers un pays étranger, uniquement en vertu de leur race...  Cette immonde abjection souille à jamais l'honneur de la Cour suprême du Canada.

p.238
"(...) pour la majeure partie de l'histoire du Canada, pour ceux d'entre nous qui ne sommes pas de descendance anglo-saxonne, le prix à payer pour la citoyenneté canadienne a été une extirpation brutale de nos racines et une immersion inconditionnelle dans la culture dominante.  Pour ma génération, l'assimilation a exigé un reniement de nos origines ethniques.  Pourtant, la douleur lancinante persiste.  Inconfortable dans notre peau, nous avons secrètement tenté de réconcilier l'image que nous renvoie le miroir avec la réalité quotidienne du monde extérieur (9)."   (Maryka Omatsu, avocate)

Pendant des décennies, les crimes d'Ottawa contre la communauté japonaise ne seront pratiquement jamais évoqués dans les médias du Canada anglais; journalistes, commentateurs et éditorialistes préférant dénoncer comme crime contre l'humanité, par exemple, la déportation des Tatars de Crimée par Staline...
 
 

Le livre noir du Canada anglais
Normand Lester
 
 

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