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Vivre son Pays

 
 

 Vivre son PAYS, affirmer son PAYS
par Robert Bertrand, rédacteur,
QUÉBEC, Un Pays
1999-01-07

     « Le berceau de la civilisation française en Amérique » c’est bien connu , Québec tire ses racines depuis près de quatre siècles maintenant. On est « quelque chose comme un Grand Peuple » nous disait René Lévesque lors de l’élection du Parti Québécois en 1976.

      Ce berceau de la civilisation, ce Grand Peuple finit par se donner son Pays. Le pays du Québec que l’on crée, ensemble, pour notre mieux-être collectif, pour nous réaliser nous-mêmes dans ce que nous avons de plus profond :  la langue, la culture, la civilisation, sa propre constitution, sa volonté de participer à tous les forums internationaux sur la culture, sur l’économie, sur l’environnement, le contrôle à 100% de nos impôts et de nos taxes, la maîtrise complète de notre propre développement régional. Et l’on peut ajouter les sommets économiques, la concertation  qui ont été des éléments originaux et dynamiques de notre société collective pour aboutir à des réalisations concrètes qui nous sont propres au Québec.

      C’est nous tous ensemble qui devons le réaliser ce Pays du Québec qui nous appartient. C’est nous tous ensemble qui devons assumer la responsabilité de le proclamer sous tous ses angles. C’est nous tous, ensemble qui devons assumer cette affirmation de notre propre Pays. Qui d’autre pourra le faire, si nous ne le faisons pas ? si nous n’y croyons pas, nous-mêmes. ? si nous n’agissons pas, nous-mêmes ?

      Ce n’est pas tout de vouloir demander constamment aux autres. Jean Lesage n’a-t-il pas créer des structures nouvelles ? Et les frontières de nos responsabilités se sont agrandies. Les leçons du passé doivent encore nous servir.

      C’est à nous d’être original, de créer de nouvelles avenues. Dans un texte précédent, j’ai déjà suggéré que le Salon Rouge de notre Assemblée Nationale serve pour accueillir les nouveaux immigrants du Québec. Qui pourrait s’objecter à cela ? C’est à nous de se faire confiance et d’accueillir les nouveaux venus au Québec de manière à les rendre fiers d’appartenir à notre Peuple du Québec. Et également, cela va nous servir collectivement à être fiers de ceux qui nous arrivent au Pays du Québec.

      Tout comme on nous disait, lorsque nous étions jeunes, « agis en homme avant de l’être » n’est-il pas temps d’agir en Pays, de vivre son Pays, maître de sa propre destinée, avant de l’être ? Qui donc peut nous empêcher de le faire ?

      On nous le dit dans des écrits que l’on voit de temps à autres que cette réalisation de ce Pays du Québec proviendra de l’âme du Peuple du Québec. Qu’avons-nous à attendre pour cultiver le Pays, pour s’assumer ? pour s’affirmer ?  pour s’approprier le Pays ? pour vivre ce Pays ?

      Non seulement faut-il s’approprier le Pays, il faut de plus, affirmer, haut et fort, son PAYS ; vivre son Pays. Le Pays du Québec.

      N’est-ce pas la confirmation de cette réalité qui est nôtre que nous nous devons d’assumer entièrement, librement, amoureusement ? Dans son discours, à la mi-campagne électorale, Lucien Bouchard nous a décrit la spécificité québécoise, qui est la nôtre : «… le modèle québécois, ce n’est pas que la langue et la culture, c’est une façon de se gouverner et de voir l’avenir, un sens de la collectivité qu’on ne trouve pas ailleurs »

      Le Pays du Québec il s’affirme de par le monde dans sa culture propre. Les exemples ne manquent pas : Céline Dion, Lara Fabian, Luc Plamondon., le Cirque du Soleil, nos athlètes olympiques et vous pouvez en ajouter.

      Le Pays du Québec, il se caractérise de par le monde dans l’affirmation de son économie : Les Caisses Populaires Desjardins, la Société Générale de Financement, Hydro-Québec et nos diverses coopératives dans tous les recoins de chacune de nos régions administratives. Nous sommes, de nous dire Lucien Bouchard « le septième partenaire commercial des États-Unis, avant l’Allemagne et l’Angleterre » On le constate, notre Pays repose sur du roc. Le roc solide d’une économie qui nous est propre, une originalité qui nous est particulière, une culture qui a sa renommée internationale.

      Nous avons tout pour finaliser notre Pays et le proclamer dans tout le monde.

      Et que dire du multimédia ? Nous connaissons une place privilégiée dans le contexte nord américain. Et je cite encore Lucien Bouchard dans son même discours : « En aéronautique, en Montérégie, à Montréal et dans les Laurentides, le Québec se classe sixième au monde. Nous sommes parmi les premiers en pharmaceutique, en ingénierie, en matériel roulant, en technologies de l’information. »

      Nos assises sont des plus nobles et des plus riches. Notre jeunesse n’attend que cette proclamation du Pays pour vibrer à son tour et s’épanouir dans un cheminement qui nous est particulier autant en Amérique qu’en Europe. Le monde n’attend que nos créateurs, nos innovateurs, notre génie inventif.

      Pourquoi s’attarder à discuter et à échanger avec des gens qui ne veulent absolument pas reconnaître notre réalité alors qu’un peu plus loin, les bras sont ouverts et les peuples de la terre ne demandent pas mieux que nous y agissions avec nos talents, nos artistes, nos travailleurs et travailleuses ?

      Écoutons davantage nos jeunes étudiants et étudiantes, nos jeunes travailleurs et travailleuses et voyons à satisfaire  leurs projets d’avenir. Les horizons sont tellement vastes qu’il devient un impératif d’être à l’écoute de nos jeunes et de bâtir avec eux nos projets les plus valorisants.

      Le modèle québécois origine du Peuple du Québec. Gens du Pays, organisez-vous, participez dans les divers forums de discussions, ouvrez-vous au monde qui est le nôtre et demeurons fidèles à notre réalité. C’est l’avenir qu’il nous faut bâtir en se reposant sur la réalité du Pays du Québec. Et la réalité la plus profonde, ce sont les Gens du Pays.
 

      Robert Bertrand, rédacteur,
      Québec un Pays
      1999-01-07
 
 

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